Le catamaran à foils SYZ & CO a volé au-dessus du Léman
Après plus de deux ans de développement, des milliers d’heures de travail, et des premières tentatives avortées suite à des problèmes techniques de jeunesse, entre décembre et mars, le catamaran à foils a finalement pris son envol hier soir au large de la Société Nautique de Genève.
Cette sortie historique a débuté hier soir peu avant 18 heures et l’équipage, formé d’Alex Schneiter, Patrick Firmenich, Arnaud Psarofaghis et Boet Brinkgreve, a effectué une superbe navigation hier au large de Genève. Dans une bise de 13 nœuds environ avec des rafales à 16 noeuds, le catamaran à foils a tout d’abord commencé sa navigation avec un ris dans la grand-voile et un génois. Le vent forcissant, l’équipage a rapidement procédé à un changement de voile d’avant et adopté la trinquette : le SYZ & CO remonte au vent jusqu’au Creux-de-Genthod. La descente s’annonce d’ores et déjà spectaculaire. L’équipage prend confiance dans l’engin et s’élance au portant en direction de Genève à 10 nœuds de vitesse. Moment magique, on retient son souffle, pour enfin voir le bateau décoller un flotteur de l’eau, puis le deuxième ! Le catamaran accélère pour atteindre rapidement les 20 nœuds. Le clapot est relativement important et le bateau danse sur les vagues. Alex Schneiter à la barre dira plus tard : « A la barre, le bateau est léger, il répond très vite, mais reste tolérant. En l’air, il est très agréable à barrer et facile à régler. Quand il est posé sur l’eau, en navigation archimédienne, il est plus lourd qu’un bateau conventionnel, mais je pense que cela dépendra beaucoup des réglages».
Vers 18h15, changement de voile d’avant : la bise faiblit un peu, on remet le génois et on repart grand-voile haute. François Psarofaghis, sur le bateau suiveur, ne cache pas sa satisfaction : « C’est un bon début, mais ce n’est que le début ! On sent qu’il y a un très grand potentiel, mais il faudra des heures et des heures de réglage. C’est vraiment une bête de course et pour l’instant, on ne fait qu’utiliser une infime partie du potentiel de ce bateau. On se réjouit déjà d’essayer la navigation sous gennaker à la prochaine sortie ! »
Arnaud Gavairon, de la voilerie North Sails, suit lui aussi la navigation avec une grande attention : « Ces nouvelles voiles 3Di demandent également de très nombreux réglages. C’est comme pour le bateau, on est allé très loin dans la technologie et il faudra beaucoup de travail de détail. Il y a une grande marge de progression. »
Le début d’une aventure
De retour à terre, l’équipage confie : « Ca s’est vraiment très bien passé. Les sensations sont excellentes. Par rapport à notre expérience forcément limitée, il ne nous a fallu que peu de temps pour nous habituer à naviguer en l’air. Nous sommes désormais très confiants dans le matériel, mais comme nous ne connaissons pas encore bien le bateau, nous y allons donc étape par étape. »
Passés les premiers moments d’émotion et le plaisir de la découverte, l’équipe va passer à la phase de développement des performances et à l’identification de tous les facteurs de réglages. En effet, pour ce premier essai, l’équipage est volontairement resté très prudent et n’a pas cherché à battre des records de vitesse. Il y a beaucoup de réglages à affiner, que ce soit au niveau des foils, des volets, de la position des équipiers ou de l’inclinaison du mât. Le premier constat est très rassurant et encourageant : « Le bateau vole très bien et on peut attaquer. Nous sommes heureux car le concept s’avère très sain. » affirme Arnaud Psarofaghis.
Prochaines navigations et phase de tests et de réglages
Un intense programme d’entraînement et de tests a été établi. Dans cette phase de réglages et de recherche de performance, Pierre-Yves Jorand, membre de l’équipe d’Alinghi, et Boet Brinkgreve vont être les deux personnes-clés. Pierre-Yves, qui s’intéresse logiquement de très près à ce projet, va pouvoir faire partager son expérience de la Coupe de l’America et la rigueur qui caractérise son programme. Boet, tacticien à bord du bateau, a mis en place un programme de tests et vérifications, gérable depuis un ordinateur à bord du bateau, et a créé une banque de données d’analyse systématique tous les paramètres. De plus un système de capteurs sur fibre optique a été mis en place pour analyser les performances et les charges sur les foils.
Le catamaran à foils SYZ & CO a pris son envol
Le maxi Banque Populaire V rentre à Lorient
Dimanche dernier, le Maxi Banque Populaire V a quitté le port de Cadix/Puerto Sherry pour une navigation de plusieurs jours (Cadix- Les Canaries – Madère – Lorient). Un entraînement qui fût une nouvelle fois constructif aussi bien au niveau de l´organisation à bord que d´un point de vue technique et qui aura permis de confirmer une chose : « le bateau est prêt ! » s´enthousiasme Pascal Bidégorry, avant de continuer « On a eu un peu de vent fort en partant des Canaries mais nous avons essayé de travailler dans du médium léger et fort avec plusieurs configurations de voile, des empannages et des changements de gennaker… on a essayé toute la panoplie ! A l´issue de cette semaine d´entraînement, nous rentrerons à Lorient pour une arrivée probable vendredi. Ce sera plus pratique de continuer notre stand-by depuis notre base, tant au niveau technique que humain. Nous continuons évidemment de surveiller la météo et nous tenons prêt à partir pour le record de la Route de la Découverte si une fenêtre se présente… »
Carton plein français au ranking mondial
L´ISAF (fédération internationale) met à jour son classement mondial tous les deux mois environ. La nouvelle mouture, incluant les récents résultats de la Congresionnal Cup et de la Nations Cup, est parue hier. Sébastien Col, leader depuis mi-décembre 2008, conserve sa première place. Il devance Mathieu Richard qui grimpe quant à lui d´une marche. C´est la première fois que les deux hommes forts de l´Equipe de France se talonnent au plus haut de ce classement. « Ils ont chacun été premier, mais jamais avec l´autre skipper deuxième » explique l´entraineur Marc Bouët. Cette grande première renforce une fois encore le rayonnement tricolore sur la scène internationale de match race. D´autant qu´il ne faut pas descendre très loin dans le classement pour trouver encore des français. Damien Iehl, tout juste couronné de sa victoire sur la Nations Cup, occupe la 6ème place. Philippe Presti est quant à lui 7ème. La France est la seule nation à placer quatre hommes dans les 10 premiers de ce classement. Pierre-Antoine Morvan, sacré champion de France de Match Race le week end dernier à Porichet, occupe quant à lui la 14ème place.
Quant au pendant féminin de la ranking list, pas de surprise, Claire Leroy n´est toujours pas menacée dans son fauteuil de leader. Sa récente victoire sur la Nations Cup, lui fait prendre encore un peu plus de hauteur en termes d´écart de points. Il faut cependant noter que chez les filles, la concurrence pourrait se renforcer dans les mois qui viennent avec l´entrée dans cette nouvelle olympiade. Le match race féminin, devenue série olympique, va en effet attirer davantage de concurrentes avec des équipages de haut vol. A noter aussi dans ce classement, la 11ème place de Christelle Philippe, la 13ème place de Julie Bossard et la 17ème place d´Anne Claire Le Berre.
La Cour d´Appel donne raison à BMW Oracle
La décision unanime des juges met fin aux arguments d´Ernesto Bertarelli selon lesquelles les régates annuelles du club espagnol lui offraient un statut valable de Challeger of Record. BMW/Oracle se voit attribuer des dommages pour les frais juridiques dépensés. Les juges précisent que “ce sera désormais à la SNG et au GGYC de travailler ensemble pour que cette noble tradition d´une Coupe permanente perdure comme épreuve amicale entre des nations étrangères”.
En attendant les commentaires qui ne vont pas tarder à fleurir, voici quelques extraits du jugement :
“Afin de respecter les obligations présentées dans l´Acte, un challenger devrait 1) être un club de voile organisé, 2)être étranger (basé dans un autre pays que le club qui défend son titre, (3) respecter les lois du pays concerné et disposer d´un statut officiel, (4) avoir une régate annuelle en mer ou sur un bras de mer ou les deux. (…) C´est cette dernière obligation qui est le sujet de contention au tribunal, étant donné que le CNEV n´avait pas organisé une régate annuelle avant de déposer son challenge. Il est accepté que le Defender ait l´obligation de considérer ce challenge seulement lorsque toutes ces conditions sont réunies”
Les juges estiment que parce que l´idée du passé est utilisé dans la première obligation, cela signifierait que le donateur voulait que ces obligations soient respectées au passé, au présent et à l´avenir. « En utilisant le terme annuelle, cela suppose que la régate avait déjà été organisée une fois par le passé et sera organisée dans l´avenir. On constate que deux régates ont été organisées après être devenu Challenger, mais qu´aucune n´avait eu lieu avant » (…) « En conclusion, nous estimons qu´il existe aucune ambigüité sur cette clause. Le Challenger devrait remplir toutes les obligations au moment où il lance son défi ».
Les arguments contraires n´ont aucune validité selon les juges, car les termes précis de l´Acte ne permettent pas d´autres interprétations. « Puisque le CNEV n´a pas montré qu´au moment de son challenge, il remplissait toutes les obligations imposées par l´Acte du Donateur, il n´est pas qualifié pour se présenter comme Challenger of Record pour la 33ème édition de la Coupe de l´America. La Cour Suprême avait donc raison de déclarer le GGYC comme Challenger of Record officiel. Il a été suggéré que le droit de remporter la Coupe devrait être décidé sur l´eau et non pas au tribunal. Nous sommes entièrement d´accord. C´est désormais à la SNG et au GGYC de travailler ensemble pour que cette noble tradition de la Coupe perpétuelle se poursuive basée sur une compétition amicale entre des pays étrangers. C´est ainsi que nous demandons l´annulation de la décision de la Cour d´Appel et que le jugement de la Cour Suprême soit accepté ».
Le duel Alinghi/BMW Oracle aurait bien lieu
Ce qu’il faut retenir de cette information, c’est que selon toute vraisemblance l’interminable épisode juridique s’achève enfin et que toutes les conditions sont maintenant réunies pour que la prochaine coupe soit le fameux duel en multicoques entre Alinghi et BMW Oracle. “Dogzilla”, le surnom du multicoques géant du syndicat américain, a largement été présenté sur ce site et dans les colonnes du magazine Course Au Large. A voir maintenant, quel sera celui que les Suisses dévoileront pour tenter de défendre l’aiguière d’argent, dans un Dog Match qui fera forcément date dans l’histoire de la plus ancienne compétition sportive du monde. A moins que – ultime possibilité – il y ait un “gentlemen agreement” entre BMW Oracle et Alingi pour une Coupe à plusieurs challengers, mais cela semble peu probable et ces mêmes challengers ne semblent vraiment pas y croire, certains d’entre eux ayant même déjà commenté le futur duel en multicoques entre Suisses et Américains.
Premières arrivées ce jeudi sur la Portimao
Le vent aux abonnés absents rend ces dernières journées avant l’arrivée à Ilhabela très frustrantes. Lundi soir, les leaders avaient pu accélérer pour atteindre des moyennes de sept nœuds, mais ce n’était qu’un répit de courte durée, car au cours de l’après-midi de mardi, Beluga Racer en tête de la flotte ne progressait plus qu’à deux nœuds, tandis qu’à 83 milles du tableau arrière du bateau allemand, Desafio Cabo de Hornos a réussi à avancer à double cette vitesse à quatre nœuds.
C’était le tour des poursuivants de réduire un peu l’écart avant qu’ils ne tombent également dans cette zone de vent faible mardi soir. Felix Oehme et Boris Herrmann sur Beluga Racer se sont résignés à une longue attente, car les prévisions annoncent 5 à 10 nœuds de vent seulement demain, mais puisque tout le monde doit passer par là, ils restent positifs quant à leur position en tête de la flotte. L’heure est donc à la lecture et… au cinéma par DVD à bord du bateau ! Les Allemands essaient de profiter aussi du beau temps – il fait 25°, la mer est bleue et des tortues marines naviguent autour du bateau. L’arrivée du leader est donc de nouveau reportée cette fois à jeudi après-midi.
Classement de 4h20 ce mercredi
Beluga Racer à 196 milles de l’arrivée
Desafio Cabo de Hornos à 76 milles
Team Mowgli à 230 milles
Solitaire
Roaring Forty à 439 milles de l’arrivée
PRB réclame 750 000 euros au Vendée Globe
L’entreprise vendéenne PRB (qui, pour mémoire, a gagné deux fois le Vendée Globe en 2001 et 2005) a donc entrepris une action pour réclamer à la SEM Vendée organisatrice du Vendée Globe, la réparation des dommages subis par son bateau (démâtage) et le coût de son rapatriement depuis le Chili, pour un montant qu’elle estime à 750 000 euros.
On se souvient que le bateau de Vincent Riou s’était dérouté à la demande de la direction de course pour sauver Jean Le Cam, prisonnier de son bateau retourné au large du cap Horn – opération réussie mais dans laquelle PRB avait cassé un outrigger, puis démâté. Vincent Riou avait donc avait du abandonner et PRB était pris en remorque vers le Chili. Côté sportif, l’épisode avait donné lieu à une décision déjà inédite, à savoir le classement à la troisième place ex-aequo de Vincent Riou au titre de la “réparation donnée”.
De Villiers : “l’esprit du Vendée Globe en péril”
Aujourd’hui donc, c’est d’argent que l’on parle. Selon l’AFP, des experts représentant les deux parties ont été nommés pour estimer avec précision le montant des dégâts. C’est la première fois qu’une telle plainte est enregistrée sur le Vendée Globe. Et cela ne fait pas franchement plaisir à Philippe de Villiers, président de la SEM Vendée, la société organisatrice du Vendée Globe. Dans un communiqué, Philippe de Villiers a réagi en ces termes : “Lorsque Jean Le Cam s´est trouvé en grand péril au large du Chili, Vincent Riou, le skipper de PRB, s´est spontanément porté à son secours, respectant la loi fondamentale de l´entraide entre les marins. Si l´action de PRB devait aboutir, cela mettrait en péril l´esprit du Vendée Globe et de la course au large, car cela laisserait entendre que Vincent Riou n´aurait pas dû porter secours à Jean Le Cam. Les conséquences seraient dramatiques, toute personne en mer devrait désormais y réfléchir à deux fois avant d´aller secourir un naufragé.”
Déclaration de la société PRB :
“Engagée depuis 1992 dans la course au large, PRB a armé plusieurs bateaux qui ont glané des victoires mais aussi subi plusieurs avaries graves notamment dans le cadre du Vendée Globe. PRB a toujours assumé ces coûts, souvent non couverts par des assurances, sans jamais remettre en question son engagement dans la voile. Engagement qui s´est même traduit par une prise de participation financière significative avec d´autres entreprises vendéennes dans la SAEM Vendée Globe afin que celle-ci puisse assurer la pérennité de l´épreuve suite aux problèmes rencontrés par l´ancien propriétaire de celle-ci. PRB a donc toujours pris ses responsabilités en étant depuis 17 ans un acteur solide du circuit Imoca et du Vendée Globe avec une passion pour la mer et les marins que savent bien tous ceux qui connaissent Jacques Laurent, créateur de PRB, et Jean-Jacques Laurent, PDG de l´entreprise. Mais PRB s´est retrouvé au début de l´année face à une situation inédite dans la course au large : son monocoque a subi une avarie de gréement lors du sauvetage de Jean Le Cam par Vincent Riou, cette avarie entrainant quelques heures plus tard le démâtage de PRB. L´entreprise a dit à l´époque sa fierté du geste accompli par Vincent et elle maintient aujourd´hui ces propos. La solidarité en mer ne se discute pas, imaginer l´inverse est contraire à l´éthique de PRB.
Mais il y a une autre réalité : PRB s´est aussi trouvé devant les lourdes conséquences financières de l´opération. Soit une somme estimée par l´entreprise à 750 000 euros qui constitue strictement le débours occasionné par l´avarie et ses suites (mât, gréement, voiles, avaries causées par le démâtage, rapatriement, etc…) et en aucun cas un manque à gagner. Or ces avaries n´ont pu être prises en charge par l´assureur du bateau qui ne couvre, comme pour la majeure partie des monocoques IMOCA, que la perte totale. Responsable de la bonne marche d´une entreprise qui emploie aujourd´hui 350 salariés, Jean-Jacques Laurent a estimé que si la solidarité était évidente dans un sens, elle pouvait aussi avoir lieu dans l´autre et que l´armateur du bateau sauveteur ne pouvait être le seul à payer le coût du sauvetage. Malgré différentes démarches engagées par PRB, aucune solution n´a été alors trouvée pour que ce coût soit pris en charge par les assurances RC des parties éventuellement concernées. Dès lors, il ne restait plus qu´à entamer une procédure juridique de recherche en responsabilité.
Il convient à ce stade d´être précis. Mené par Maître Jean-Jacques Ollu pour le compte de PRB, cette procédure n´en est pas aujourd´hui au stade d´une mise en cause de quiconque. Il ne s´agit pour l´heure que d´une procédure classique pour estimer le coût réel et définitif des dommages. Pour cela, PRB et Vincent Riou ont sollicité la nomination d´un expert et « fait valoir qu´il est utile que cette mesure se déroule en présence », pour reprendre les termes du référé, des différents acteurs concernés par la question : SAEM Vendée, Ambrose Light (société du directeur de course), la société Mer Vent (armateur du navire VM Matériaux), Jean Le Cam et l´assureur en Responsabilité Civile du bateau VM Matériaux. En réponse, Jean le Cam et la société Mer Vent ont accepté cette demande. A l´inverse la SAEM Vendée a répondu par la négative et estimé ne pas avoir à être « sollicité pour la mise en œuvre des constatations ». Le Tribunal de Grande instance de Quimper, saisi du dossier, a estimé que ce n´était pas justifié et que la SAEM Vendée devait participer, comme les autres parties, aux constatations confiées à l´expert désigné. Il n´y a donc pas aujourd´hui, pour reprendre un terme juridique, « une action au fond » engagée, autrement dit un procès ou une mise en accusation. Cette décision, et la question de savoir à l´encontre de qui elle pourrait se porter, n´a pas été prise à ce stade par PRB et son avocat. Il est donc difficile et incompréhensible pour l´instant de commenter ou interpréter une action non entreprise et a fortiori son résultat ! PRB est conscient de l´émotion suscitée par cette procédure même si, en grande partie comme on vient de le voir, son interprétation ne correspond pas à la réalité juridique actuelle. Mais la société vendéenne tient également à dire qu´elle a le seul tort de se retrouver dans une situation inédite et heureusement exceptionnelle qu´aucun armateur, fusse-t-il un mécène, ne pourrait prendre à la légère. Cette situation mérite donc une réponse claire pour l´avenir et la pérennité d´un sport auquel PRB tient profondément. De cette façon, il sera possible, quelque soit la réponse, de prendre à l´avenir les dispositions ad hoc en terme d´assurances.
Déclaration de Vincent Riou :
« J´approuve la démarche entreprise par PRB même si je ne suis pas directement concerné par les dommages. D´abord, il me parait normal que l´armateur du bateau sauveteur ne soit pas seul dans ce cas à payer le coût occasionné par une opération de ce type. Heureusement, on n´a jamais eu à s´interroger sur des conséquences de ce type dans la course au large mais imaginons que cela survienne à un skipper armateur qui ne dispose pas de l´assise financière d´un sponsor, on voit bien que le problème pourrait être bien plus grave… C´est bien sûr une situation exceptionnelle. Il faut donc une réponse qui permettra ensuite de savoir quelle RC d´assurance devra l´anticiper et je pense du coup que chacun aura l´esprit plus libre au moment de déclencher une opération de sauvetage : les bateaux concernés, l´organisateur, etc… A terme, ce sera un bien pour tout le système car un vide juridique ne peut le rester. Je comprends que cela apparaisse matériel aux yeux de certains, mais je demande à chacun de réfléchir : une fois l´émotion et le geste nécessaire accompli, qui aurait envie de se retrouver ensuite dans la peau de celui qui doit assumer seul un tel coût ? Quoi qu´il en soit, je tiens à dire évidemment que je recommencerais cent fois ce que j´ai fait, ce n´est évidemment pas cela qui est mis en cause ».”
Remises à l’eau
Certes il y a une longue liste de travaux à réaliser, mais chez Ericsson, Herve Le Quillec parle d’entretien plutôt que de réparations. "Tout est comme prévu au terme de 12 000 milles de mer. Ce qu’il faut faire est tout vérifier, tout contrôler. On n’a pas identifié de soucis majeurs. S’il y avait eu de vrais problèmes, les bateaux ne seraient pas arrivés premier et second." Un passage à ultrasons a été réalisé sur les pièces principales et le vainqueur de l’étape a été contrôlé pour assurer que suite aux réparations importantes effectuées à Taiwan, le VO70 soit toujours conforme à la jauge, qui demande un poids entre 13 860 et 14 000 kg.
Sur Ericsson 4, l’équipe examine de près une petite fuite dans le système hydraulique de la quille et les vérins seront changés. Sur le bateau de Torben Grael, les câbles reliés à la barre seront remplacés, mais normalement le bateau sera remis à l’eau dès demain tandis que Ericsson 4 devrait être prêt dès le lendemain. Il Mostro, le VO70 de Puma, devrait également retrouver son élément demain, afin d’accorder à l’équipage le temps nécessaire pour s’entraîner avant les courses prévues à Rio ce samedi.
Comme chez Ericsson, l’équipe technique du bateau américain précise que tout va bien et qu’aucun problème majeur n’est à signaler cette fois-ci. Un peu de travail "cosmétique" au pont et aux appendices, mais en général, tout semble en ordre. Le gréement dormant sera remplacé, mais cela a été plus ou moins prévu de toute manière. Des retouches qui nécessitent quand même une quinzaine d’heures de travail par jour par l’équipe de 14, mais l’objectif chez les Américains est de permettre à l’équipage de s’entraîner avant la reprise du travail samedi.
500 bateaux attendus au Spi
First 40, les plus petits des plus grands
Bénéteau confiera une nouvelle fois un de ses First à Gery Trentesaux (Courrier Zen). Après deux superbes saisons sur le First 44, puis une sur le First 45 et une cinquième place dans la redoutable Sydney-Hobart cette année, l’équipage arme le dernier plan Farr, le First 40, un voilier de course-croisière racé. L’équipage du Nordiste espère bien à nouveau triompher au Spi Ouest. Ainsi, trois de ces derniers plans Farr, feront leurs grands débuts en course au Spi : Cornouaille Nautique, Coup de cœur et Courrier Zen. Si la brise est modérée lors du week-end de Pâques, il y a fort à parier que ces plus petits du groupe des grands bateaux fassent des étincelles en temps compensé.
Le temps d’une génération
Il a été, 25 années durant, le bateau le plus représenté au Spi Ouest. Le célèbre First Class 8, apparu en 1982, construit à près de 2 000 exemplaires n’aura pas de flotte cette année, même si quelques fidèles équipages évolueront dans la plus petite classe IRC 1. Ce fameux monotype n’est plus construit depuis pas mal de temps par le chantier Bénéteau.
Dans les autres classes IRC, les X-34, A 35, JPK 960, J 105 et autres Grand Soleil 37, devraient comme chaque année se distinguer, tandis que les half-tonners ne seront pas uniquement là pour faire de la figuration…
Demandez le programme !
Le nombre de participants est volontairement limité à 500 équipages. Les bateaux régatent en baie de Quiberon, dans trois zones définies pour chaque type de monocoques ; les manches sont réparties sur quatre jours. Quatre jours pour valider l’épreuve avec un maximum de 12 courses programmées. Un programme forcément chargé.
Le jeudi 9 avril, place aux contrôles de jauge et à la remise des instructions de course. C’est le vendredi que les choses ‘sérieuses’ commencent et ce, dès 8 heures 30 avec l’émargement. A 11 heures, les comités de courses lancent l’épreuve avec une à trois courses à suivre, selon les conditions météo. Samedi, il faudra être un peu plus matinal puisque l’émargement aura lieu à 8 heures, tandis que les courses seront lancées à 10 heures 30. Si les conditions le permettent, le Rond C (les plus grands bateaux) participera à une grande course côtière. Dimanche, les régates débuteront à 11 heures et lundi, dès potron-minet, l’émargement débutera à 7 heures 30 pour une à deux courses à partir de 9 heures 30. Il n’y aura pas de course lancée après midi.
Une finale bien arrosée
Outre la pluie battante qui a accompagné la flotte toute la journée, les conditions de navigation hier, dimanche 29 mars, étaient optimales : un vent stable, établi en direction et en force de 14/15 nœuds, permettant ainsi aux comités de lancer 3 courses du côté des monotypes et 4 chez les IRC… une finale sportivement intense.
Les monotypes
Le rond des monotypes accueillait les meilleurs équipages du Championnat de France (Farr30) et c’est dans cette catégorie que les courses ont été les plus disputées.
Côté Melges 24, First 31,7, et Sélection les niveaux étaient moins homogènes et rapidement les équipages leaders ont pris une longueur d’avance dans le classement général, creusant l’écart encore plus chaque jour…
Les IRC
Hier le comité a pu envoyer 4 belles manches ! Une belle performance pour cette catégorie de bateaux.
Pour la deuxième année consécutive, la Massilia Lexus Cup était la 4ème des 12 épreuves majeures du Trophée Méditerranée IRC UNCL.
Forte de son succès, l’édition 2009 est montée en puissance tant au niveau de la participation (plus 10% de bateaux inscrits) que de la qualité des équipages, puisque 3 des 4 vainqueurs 2008 étaient engagés.
La Massilia Lexus Cup s’inscrit désormais comme une des épreuves incontournables pour tout prétendant à la victoire finale dans les Trophée IRC UNCL.
Résultats – Classement général avant jury
Groupe MUMM après 9 courses (8 retenues) (6 inscrits)
1- FRA 988 – NOUVELLE CALEDONIE – MALLARET Bernard
2- FRA 59 – COURRIER DUNKERQUE – SOUBEN Daniel
3- FRA 13 – ELCIMAI VILLE DE MARSEILLE – DERUELLE Dimitri
Groupe MELGES 24 après 9 courses (8 retenues) (4 inscrits)
1- FRA 451 – GIVE ME FIVE – FOLLIN Adrien
2- FRA 471 – MÜ – NEBOUT Emmanuel
3- FRA 463 – AS AREVA TA – DUPIN Christophe
Groupe FIRST31.7 après 9 courses (8 retenues) (10 inscrits)
1- FRA 19385 – AQUARIUS – PIETRA Nicolas
2- FRA 35325 – NICOLAIS – MORANTE Andre
3- FRA 25641 – SAGAI – LEXA Dominique
Groupe SELECTION après 9 courses (8 retenues) (6 inscrits)
1- FRA 866 – 2J IMPRESSION – TERRIER Bernard
2- FRA 9071 – RELAX – GUILLOT Celine
3- FRA 42 – SARBACANE – FORESTIER Nicolas
Groupe IRC1 ET IRC2>= 1,060 après 7 courses (6 retenues) (23 inscrits)
1- FRA 35559 – LEXUS MARSEILLE / GLEN ELLEN V (A 40) – TIAN Dominique
2- FRA 34645 – GERANIUM KILLER (A 40 RC) – METENIER Charles
3- FRA 28144 – SPIRIT OF AD HOC (FIRST 40.7 G) – BOUCHARD Thierry
Groupe IRC3 1,020 A 1,059 après 7 courses (6 retenues) (22 inscrits)
1- FRA 34799 – TCHIN TCHIN (A 35) – BERTRAND Jean claude
2- FRA 36639 – SNEM (A 35) – VICTORIA Alain
3- FRA 9597 – DESIRADE (GRAND SOLEIL) – BERTHELOT Christian
Groupe IRC4 après 7 courses (6 retenues) (11 inscrits)
1- FRA 35315 – ARCHITEUTHIS (DUFOUR 34) – FESTINO Jean marc
2- FRA 36568 – ZULU (SUN FAST 320) – ALICOT Francois
3- FRA 35136 – SATISFAXION (X 34 STD) – CANOVAS Antoine
Groupe IRC5 après 7 courses (6 retenues) (6 inscrits)
1- FRA 9649 – JIN TONIC (J 92) – DAURELLE Bernard
2- FRA 16462 – TAHINA (FIRST 35S5 Q) – TOCCI Pierre alain
3- FRA 16532 – OVERDOSE BRAVO (SUN FAST 32 ) – BARADAT Luc
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Source : Cornouaille Gréement
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