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Suspense sur la Transat

Troussel 09
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Il y avait longtemps qu’une course au large n’avait pas ménagé un tel suspense. A 500 milles de l’arrivée, soit un peu plus de deux jours de navigation, il est encore tout à fait impossible de donner l’ordre du tiercé à l’arrivée à Marie-Galante. Deux marins se battent actuellement de manière acharnée pour la première place. Au Nord, Gildas Morvan (Cercle Vert) tient toujours les rênes de la flotte mais pendant combien de temps encore ? L’homme se maintient dans la sérénité des grands jours et sait trop à quel point une belle et grande victoire en solitaire manque à son palmarès. La Transat BPE sera-t-elle la première ? Il lui faudra pour cela contenir les assauts d’un Erwan Tabarly (Athema) également à la recherche d’une couronne et d’une reconnaissance de son immense talent. Toujours au Sud, il n’a fait qu’une bouchée de Nicolas Troussel (Financo) la nuit dernière et affiche une vitesse supérieure d’un nœud sur son concurrent direct. Pour l’heure, le skipper de Cercle Vert conserve son matelas d’une vingtaine de milles sur son dauphin mais admettait bien volontiers à la mi-journée que le finish se jouerait à couteaux tirés. Entre ces deux gros bras, les empannages et l’angle d’attaque dans la dernière ligne droite feront la différence et la moindre sortie de piste leur sera fatale. Derrière aussi, la révolte gronde et les places sont chères. Aucun des trois solitaires qui suivent n’entend se satisfaire d’un strapontin et à y regarder les profils des uns et des autres, là encore la lutte s’annonce redoutablement acérée. A tout seigneur… Nicolas Troussel, tenant du titre, sait sans doute que la victoire cette année ne tombera probablement dans son escarcelle. Mais le marin de Plougasnou n’est pas homme à baisser les bras et mettra tout en œuvre pour accrocher une deuxième place qui compte tenu du niveau de jeu déployé depuis le départ de Belle-Île-en-Mer n’aura rien d’un lot de consolation. Là encore, la partie n’est pas gagnée d’avance. Il lui faudra en effet compter avec la grande révélation de cette Transat BPE 2009 en la personne de François Gabart (Espoir Région Bretagne). Le bizuth a laissé ses complexes au vestiaire depuis fort longtemps et c’est en vieux routier qu’il ira au champ de bataille. Pointé comme étant le plus rapide de la flotte en début d’après-midi, le garçon est fait du métal des grands champions et entend finir sans regret aucun. Plus au Nord, un autre marin qui, quoi qu’il arrive, aura marqué l’épreuve de son talent et de son sens de la répartie, est aussi un candidat légitime à une place sur le podium. Gérald Veniard (Macif), quatrième à 50 milles du leader, est bien décidé à forcer le destin. Cinq hommes pour trois fauteuils, il y aura forcément des déçus à Marie-Galante… Mais que la lutte aura été belle !

A chacun sa course, tous pour le finish

Derrière, on panse ses plaies et on digère. Le réconfort se trouve alors ailleurs comme dans la perspective de l’arrivée pour Thierry Chabagny qui sait qu’il a raté le coche au large du Cap Finisterre et qui attend avec impatience de retrouver les odeurs, les couleurs et la chaleur de la terre et des terriens. Le skipper de Suzuki Automobiles a fait son choix en son âme et conscience et n’a rien à regretter. C’est la déception qui domine chez celui qui pouvait plus que légitimement prétendre à un premier rôle dans le scénario qui se joue devant lui. Si l’objectif pour Thierry est éventuellement de faire mieux au classement, il est surtout de ne pas perdre de place et pour cela une vigilance de tous les instants sera imposée. Attention en effet, au groupe des trois positionné dans son Sud. Depuis plusieurs jours, Armel Tripon (Gédimat), Isabelle Joschke (Synergie) et Franck Le Gal (Lenze) sont à la lutte. Parfaitement aligné en latéral, le trio affiche de belles moyennes avec un avantage à la demoiselle de la course relevée comme étant la plus rapide sur les dernières 24 heures. Mais si la galanterie est de mise sur les pontons, gageons qu’il n’en sera pas de même sur l’eau et que ces messieurs d’ordinaire si bien élevés pourraient bien en oublier leurs bonnes manières… Du côté des amateurs de la flotte de la Transat BPE, l’histoire s’écrit aussi de fort belle manière. Ainsi Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel) annonçait-il ce midi avec force de conviction avoir « la tête dans le guidon » pour la suite et fin de course. Motivation supplémentaire pour le méditerranéen, le franchissement de la ligne d’arrivée marquera les retrouvailles avec sa famille dont il confesse volontiers avoir trouvé manque. Mais avant cela, il reste encore une partie à terminer avec ses deux comparses, Victor Jean-Noël (Pays Marie-Galante) et Yannig Livory (Cint 56). Pour ces deux là aussi la terre et l’atterrissage antillais auront une saveur toute particulière. Pour le premier, il s’agira d’une arrivée à la maison et d’un accueil que l’on pressent déjà triomphal. Pour le second, la vision de l’île marquera la fin de la solitude absolue en mer et la possibilité enfin d’échanger et de converser après trois semaines sans moyen de communication. Il faut s’y attendre, certains seront plus bavards que d’autres sur les quais de Saint-Louis de Marie-Galante…

Ils ont dit :

Franck Le Gal (Lenze) – 9ème au classement de 15 heures
« J’ai eu une nuit assez tonique toujours au guidon pour enchaîner les surfs et aller le plus vite possible jusqu’à l’arrivée. J’ai souffert un peu de mon positionnement Nord, car ça glisse un peu mieux en dessous. La nuit, c’est impressionnant, on n’a pas de visu. On se fie aux bruits mais c’est du plaisir car ce n’est pas souvent que l’on peut s’offrir des heures et des heures de surf.
J’en profite, mais je ne suis pas mécontent d’en finir car je continue à casser des trucs, ma caisse à clous se vide, il est temps que ça se termine ! Je croise les doigts pour que mes réparations tiennent jusqu’au bout et comme il faut quand même aller vite, on ne ménage pas le matériel.
L’objectif est de finir devant mes concurrents directs, d’attaquer et de ne rien lâcher pour accrocher la 7ème place.
Concernant l’arrivée, je pense que j’aurai surtout envie de dormir dans un vrai bon lit, d’arrêter de regarder les pointages et de stresser pour le matériel.
Concernant ma course, j’ai fait une bonne première partie mais je me suis mis un peu dans le rouge en suivant Nico Troussel et je l’ai payé plus tard du coup en manquant de lucidité sur mon recalage dans le Sud qui était une erreur car le vent attendu n’y était pas. J’ai essayé de jouer. C’est comme ça. En tous cas, je suis admiratif du parcours des gars de devant ».

François Gabart (Espoir Région Bretagne) – 4ème au classement de 15 heures
« Ça va super bien. Ça va vite. Je suis vraiment content. Pour les jours à venir, j’espère du vent, du soleil et de la glisse. Erwan (Tabarly) et Gildas (Morvan) ont pas mal d’avance mais si j’ai un peu de chance et un peu plus de pression, je compte bien aller chercher le podium ! Quoiqu’il en soit, c’est super car je ne m’attendais pas à être là, à jouer la gagne même si c’était peut-être dans un petit coin de ma tête…
Je vais essayer d’être à bloc jusqu’à la fin. Trois jours, ce n’est rien et comme ça va se jouer à pas grand-chose, je ne veux pas avoir de regrets quelque soit ma place au final. »

Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel) – 13ème au classement de 15 heures
« Ça avance vite et bien ! J’ai déchiré mon grand spi sur un empannage donc je navigue avec le second. À bord ça va, je me suis bien organisé et j’ai trouvé mon rythme entre les pointages et les moments passés à la barre ou au repos. Il me tarde maintenant de retrouver ma famille mais pour l’instant, c’est encore la tête dans le guidon pour rattraper Yannig (Livory). C’est motivant, ça donne un but car ce que je craignais le plus, c’était d’être largué complètement. Là, je bénéficie de la route Sud, on va voir si ça tient ou non ».

Gildas Morvan (Cercle Vert) – 1er au classement de 15 heures
« La pression monte un peu mais ça va. Il faut se bagarrer avec le bateau et les vagues pour grappiller mille après mille. Mais c’est un bon sprint. Pour l’instant, pas de plan sur la comète, la situation s’est stabilisée entre les gars du Sud et nous et ça va se jouer à couteaux tirés.
C’est vrai que l’on rêve tous un jour d’être en tête avec un vrai matelas confortable sur ses poursuivants mais la situation actuelle est à l’image de cette transat et de la flotte très homogène. C’est certain que j’ai un scénario idéal d’arrivée mais les conditions sont dures, le vent est instable, il faut être constamment à la barre et aux réglages. Pour autant, il va falloir aussi trouver des plages pour la récupération car il s’agira d’être clairvoyant sur la fin.
Quoiqu’il en soit, il ne faut pas paniquer quand un bateau revient. Chacun bénéficie un moment ou un autre d’une position avantageuse. Il faut croire à sa bonne étoile.
En tous cas, vivement l’arrivée, vivement une bonne viande, une bière bien fraîche et une bonne douche et puis après comme d’hab’ on refera le match avec les copains autour d’un ti-punch ! »

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Kannad sur tous les fronts.

Kannad manuelle
Kannad manuelle

Engagé dans la Bouvet Rames Guyane, Rémy Alnet concourt pour la deuxième édition de cette transatlantique à la rame et en solitaire, qui mène les coureurs du Sénégal jusqu’en Guyanne.   
Il est en train d’ouvrir le panneau de sa cabine lorsqu’une grosse vague inonde totalement l’intérieur. Puis le bateau chavire, ne se redresse pas, et il est impossible de pomper ! Rémy Alnet se trouve à 800km des côtes lorsqu’il déclenche sa balise de détresse.
11h42 le 17 avril : le signal de détresse est détecté par le FMCC (Centre de contrôle de mission français Cospas Sarsat) de Toulouse.
Quatre cargos sont joints par le CROSS1. Le plus proche se trouve à 160 miles de Rémy, il se déroute alors.
13h44 le 18 avril : l’« Astro Chloé » arrive sur zone et procède au sauvetage du skipper.
Ceux sont des heures très mouvementées que Rémy Alnet a passé sur son bateau, mais heureusement, il était équipé d’une balise Kannad 406 Manual + GPS, qui a permis aux secours de le localiser et d’organiser son sauvetage.

Naufrage du Sandokan.
Le coquillier Sandokan a fait naufrage le 8 avril, à Saint Quay Portrieux.
« En opération de pêche, le bateau a talonné une roche, une voie d’eau s’est créée extrêmement rapidement et le chalutier a coulé très vite » déclare William Abbestre, Président de la SNSM1 de Saint Quay Portrieux.

Il est 14h15 lorsque les deux marins du chalutier de 9m le « Sandokan » voient leur bateau sombrer, depuis leur radeau de survie.
La balise de détresse Kannad 406 Auto, parfaitement adaptée pour les bateaux de pêche, se déclenche automatiquement lors du naufrage. La chaîne de secours se met donc en route et la SNSM, alertée via le CROSS, se rend sur zone. Pendant ce temps, les deux naufragés sont récupérés par des plaisanciers qui ont entendu l’alerte donnée par le CROSS.
Les deux marins, sains et saufs, seront ramenés au port par la SNSM.

De l’intérêt de posséder des équipements de sécurité performants, quelle que soit l’activité pratiquée…

Source : Kannad
www.kannad.com

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Gildas Morvan 24 milles devant

Gildas Morvan - Cercle Vert
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Qu’ils vont être tendus ces derniers jours de course dans la Transat BPE 2009. Que la bataille promet d’être âpre et d’aller puiser dans les dernières réserves des marins. Plusieurs raisons à cela et d’abord la météo qui met une ultime fois ses victimes préférées à l’épreuve. Une baisse de l’alizé, des nuages qui scotchent littéralement les marins pendant plusieurs heures à l’instar de la mésaventure subie par Gildas Morvan hier et une mer désordonnée qui rend le travail du pilote bien moins fiable qu’en d’autres temps. Les figaristes se seraient volontiers passés des conditions de navigations rencontrées depuis hier après midi. Ajoutons à cela une fatigue qui s’est logiquement installée et qui forcément change la donne. Les hommes ont besoin de repos et perdent un peu leurs repères en matière de sommeil. Il suffit parfois d’une nuit longue comme une sieste pour que le réveil soit brutal et dominé par une sensation d’ailleurs. Pas facile dans ces conditions de se reconstituer, mais le groupe des prétendants à la victoire trouve dans ce rassemblement l’énergie nécessaire à la conclusion.

Toujours bien campé sur sa position de leader de la flotte, Gildas Morvan semble avoir pris la poudre d’escampette. Le garçon sait ce qu’il veut et gardera sa concentration au plus haut jusqu’à l’arrivée, observant la concurrence, se méfiant s’il y a lieu. Aligné sur la route du skipper de Cercle Vert et par voie de conséquence sur l’arrivée, Nicolas Troussel (Financo) fait de la résistance et garde le cap même s’il a concédé quelques milles supplémentaires au leader la nuit dernière.  Dans son sillage, Gérald Veniard le bienheureux, fait un retour opportun dans le match, à la faveur d’un décalage au Sud opéré hier après midi.  Mais ces trois là savent bien qu’ils ne seront pas seuls à décider de l’issue et que le podium ne se jouera pas forcément entre eux. Estampillé danger immédiat par la concurrence, Erwan Tabarly (Athema) est surveillé comme le lait sur le feu. Toujours sur la voie sudiste, c’est à ce dernier et à son acolyte François Gabart (Espoir Région Bretagne) qu’Eole devrait accorder ses faveurs. Le skipper d’Athema est annoncé par les trois centristes comme le plus rapide dans les prochaines heures et forcément comme une menace sur l’ordre établi. L’intéressé appréciera…

Classement du mardi 21 avril – 7h30

1 – CERCLE VERT – Gildas Morvan
2 – FINANCO – Nicolas – Troussel à 24 milles
3 – MACIF – Gérald Véniard à 41.9 milles
4 – ATHEMA – Erwan Tabarly à 42.1 milles
5 – SUZUKI Automobiles – Thierry Chabagny à  46.3 milles
6 – ESPOIR REGION BRETAGNE – François Gabart à  70.1 milles
7 – GEDIMAT – Armel Tripon à 144.2 milles
8 – LENZE – Franck Le Gal à 146.5 milles
9 – SYNERGIE – Isabelle Joschke à 155.8 milles
10 – AGIR Recouvrement – Adrien Hardy à  215.0 milles

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Domination française en Star

SOF 09
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On n’oubliera également pas les progressions d’Ingrid Petitjean et Nadège Douroux en 470, 3ème d’une série où les danoises Henriette Koch et Lene Sommer dominent pour le moment leur sujet, de Jonathan Lobert en Finn (7ème) et du jeune Calédonien Malo Leseigneur en Laser qui entre dans un Top Ten dominé par l’inévitable Paul Goodison (voir article ci-dessous).
Plus dure a été la journée de nos équipages de 470 hommes : Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer (8ème) tout comme Pierre Leboucher et Vincent Garos (14ème) reculent au classement.   Chez les femmes, aucune de nos représentantes n’entre ce soir dans le Top ten, la jeune Eugénie Ricard pointant à la 12ème place. Mais seules trois manches sont pu être courues dans cette série. Demain, le soleil est attendu sur le plan d’eau de Hyères et la brise thermique devrait reprendre ses droits.  

 
Souffle nouveau sur le 49er français

L’an dernier, à la SOF, les deux équipages phares du 49er français étaient en pleine période de sélection. Manu Dyen et Yann Rocherieux d’une part, Morgan Lagravière et Stéphane Christidis d’autre part, concourraient en vue des JO. C’est finalement les deux premiers qui acquièrent le privilège de défendre nos couleurs à Qin Dao avec à la clef une Xème place. Un an après, les quatre sont toujours là, embarqués pour une nouvelle olympiade avec Londres en ligne de mire. Rien n’aurait changé ? Au contraire tout a changé… Yann Rocherieux raconte : « Après les JO nous avons tiré un double constat avec Manu : d’une part nous n’arrivions plus à nous enrichir mutuellement et à progresser au-delà des 10/15 meilleurs mondiaux, d’autre part nous voulions poursuivre l’aventure olympique ». Guillaume Chiellino, l’un des 5 coachs manager de l’équipe de France et qui entraîne plus spécifiquement les 49er avec Nicolas Huguet, poursuit : «Dès lors, Manu et Stéphane qui se connaissaient depuis très longtemps, se respectaient et s’appréciaient, ont manifesté leur volonté de s’associer. Morgan et Yann se retrouvaient seuls. Des formules ont été tentées mais c’est finalement leur association qui a paru la plus riche de promesse ». Ce type de chassé-croisé, rare dans la voile, a-t-il laissé des traces ? « Au début nous avons été un peu dans l’interrogation mais finalement cela s’est vite mis en place car on se connait tous très bien – commente Manu Dyen – et il y a une bonne synergie dans le groupe. Avec Stéphane on s’affronte depuis qu’on a 15 ans, un coup c’est lui qui se sélectionne, un coup c’est moi. Nous avions voulu déjà nous associer mais on s’était toujours raté ! ». Tous espèrent en tous les cas beaucoup de ces changements. Un nouvel élan en tous les cas nécessaire que Yann Rocherieux analyse avec lucidité : « Nous sommes pratiquement le même groupe depuis 8 ans à part Morgan qui est arrivé un peu plus tardivement et on doit constater que notre progression n’a pas été suffisante. Les gens qui nous font confiance attendent à juste titre plus de nous. Chacun va peut-être mieux se compléter avec l’autre car, si je prends notre équipage, Morgan est plus impulsif et expressif que Manu ce qui transforme mes habitudes de communication à bord. On se donne la saison pour bien s’adapter mais déjà le Mondial cet été sera un test important ». Guillaume Chiellino voit lui « une petite période d’adaptation qui devrait entraîner les résultats à la baisse » mais estime ce chassé croisé bénéfique : « chacun des équipages va notamment pouvoir bénéficier de l’expérience et des informations tirées de leur ancienne association ».  On peut donc parler de souffle nouveau pour le 49er français, d’autant que deux équipages espoirs frappent aussi à la porte : Axel Silvy/Ulysse Hoffman et Julien D’Ortoli/Noé Delpech. « Il y a eu un travail conséquent avec eux sur la dernière année et ils bénéficient désormais d’un meilleur encadrement. Comme ils ont le potentiel, les résultats suivent. Cela donne quatre équipages entre qui l’émulation peut jouer à plein ! »

Axel et Ulysse : objectif les JO.

A Palma, les deux équipages espoirs ont donné raison à leur coach en terminant 11ème (D’Ortoli/Delpech) et 16ème (Silvy/Hoffman). Ils paraissent poursuivre à Hyères sur le même rythme avec la palme pour le moment à Axel et Ulysse, 2ème ce soir au général. Curieusement, ces deux équipages ont vécu en décembre 2007 un chassé croisé comparable à celui de leurs aînés : « les deux équipages marchent bien mieux comme cela » analyse Ulysse. L’autre événement, c’est la formation de ce collectif France-Espoirs et leur prise en main par l’ancien planchiste Nicolas Huguet : « Nico nous met sans arrêt sur l’eau et cela porte ses fruits aussi bien pour Julien et Noé que pour nous » se réjouit Axel. Le barreur confirme « un bon potentiel de vitesse qui vient peut-être de mon passé en Hobie 16 et puis on s’est vite trouvé avec Ulysse ». Au départ, ils ne venaient pas à la SOF dans l’espoir d’un grand résultat : « en 49er, les mâts sont désormais en carbone, plus haut et plus léger, et la grand voile est à cordes. Nous venons de toucher le nouveau matériel donc nous étions venus à la SOF pour le prendre en main. Au début, on espérait rentrer en Medal race, là les choses peuvent changer » sourit-il… Mais l’objectif des deux Méditerranéens, c’est d’abord le Mondial l’été prochain : « on espère terminer dans les 20 ». Et les JO c’est pour 2016 ? « 2012 ! » rectifie immédiatement Axel. « Et pour l’or !» ose Ulysse qui manifestement n’est pas du genre à faire un voyage pour rien… Et de rire malgré tout de sa spontanéité : « non, ne le dit peut-être pas »…    

Pruvot forfait, Leseigneur se révèle

En Laser, on savait les filles de l’équipe de France absentes pour cause d’examen, le forfait du local de l’étape Jean-Baptiste Bernaz pour une fracture du bras insuffisamment consolidée, c’est maintenant Félix Pruvot qui a du abdiquer en raison d’une bronchite aggravée d’une gastro-entérite ! Aucun membre de l’équipe de France ne défendra donc ses chances sur la SOF en Laser. En conséquence, c’est sur les jeunes que vont reposer les espoirs tricolores à Hyères. On pense évidemment aux membres du collectif « France-Espoirs » chez les hommes. Un concept qu’Yves Léger, coach-manager des séries en solitaire, voit comme un « ascenseur sportif » : « il y a trois titulaires chez les hommes en Laser qui peuvent très bien intégrer l’équipe de France au cours de l’olympiade. Et de la même manière, il existe ce que j’appellerai des coureurs potentiels qui peuvent, eux,  intégrer les espoirs. C’est le cas de Malo ». Malo Leseigneur, 23 ans, licencié à la Société des Régates Calédoniennes où il habite depuis 15 ans, est pour le moment le meilleur français. Ce soir, il pointe même à la dixième place du général. Ce talent « brut » avoue manquer de repères malgré quelques performances en Optimist et Laser radial (en 2008, il a terminé 9ème du Mondial Radial hommes). De ce manque de repères, il  ne se formalise pas : « je ne veux pas me fixer d’objectif ici, pas me mettre la pression, je régate au jour le jour et on verra à la fin. J’ai une bonne vitesse dans les conditions d’aujourd’hui mais jusqu’à maintenant j’avais du mal à me situer sur les départs et dans le premier bord de près ». Son intégration cette année au Pôle de Brest où il est entraîné par René Baget s’avère bénéfique : « c’est évidemment un bonus car je naviguais tout seul en Nouvelle-Calédonie ». Yves Léger suit Malo avec attention : « c’est quelqu’un au parcours atypique. En moins d’un an, il est déjà devenu le leader des jeunes Laséristes du Pôle de Brest par son talent. C’est typiquement le genre de jeune régatier que nous devons suivre pour leur permettre de progresser avec les Pôles ». L’étudiant en première année de Fac de droit à Rennes ne veut pas pour le moment s’embarrasser des appellations officielles. Il s’autorise juste à penser à la sélection pour le prochain Mondial de Laser. Yves Léger n’en sourit pas moins : «il a terminé 42ème à Palma, s’il poursuit ainsi son entrée dans le collectif France-Espoirs pourrait venir tout seul… »

Classement :

2.4 après 4 manches
1: Helena Lucas (Grande-Bretagne) 11 points 
2: Damien Seguin (SNO Nantes) 12 points 
3: Megan Pascoe (Grande-Bretagne) 17 points 

Finn après 4 manches
1: Ivan Kljakovic G (Croatie) 9 points 
2: Gasper Vincec (Slovenie) 14 points 
3: Marin Misura (Croatie) 21 points 
7: Jonathan Lobert (SNO Nantes) 52 points 

Star après 6 manches
1: Xavier Rohart / Pierre Alex Ponsot  (YC La Pelle / SNO Nantes) 9 points
2: Andrew Macdonald / Brian Fatih  (Etats Unis D’am) 9 points 
3: Aimilios Papathanasi / Akis Karnoutsos  (Grece) 12 points 

Laser après 4 manches
1: Paul Goodison (Grande-Bretagne) 15 points 
2: Luka Radelic (Croatie) 18 points 
3: Daniel Mihelic (Croatie) 20 points 
10: Malo Leseigneur (SRegates Caledonienne) 41 points 

49er après 6 manches
1: Pietro Sibello / Gianfranco Sibello  (Italy) 14 points 
2: Axel Silvy / Ulysse Hoffmann  (CN La Pelle / YC Mauguio Carnon) 16 points 
3: Stevie Morrison / Ben Rhodes  (Great Britain) 18 points 
7: Julien Dortoli / Noe Delpech  (YC Pointe Rouge / YC Pointe Rouge) 27 points 
8: Manu Dyen / Stéphane Christidis  (CNV Aix les Bains / EV Cagnes sur Mer – Equipe de France Militaire) 28 points 

470 Hommes après 4 manches
1: Stuart Mcnay / Graham Biehl  (Etats Unis D’am) 14 points 
2: Matias Buhler / Felix Steiger  (Suisse) 16 points 
3: Harada Ryunosuke / Yoshida Yugo  (Japon) 18 points 
8: Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer Dieu  (YC Antibes/ CN Nice) 37 points 

470 Femmes après 4 manches
1: Henriette Koch / Lene Sommer  (Danemark) 7 points 
2: Tara Pacheco / Berta Betanzos  (Espagne) 29 points 
3: Ingrid Petitjean / Nadège Douroux  (SN Marseille / SN Marseille) 36 points 

Laser Radial après 4 manches
1: Veronika Fenclova (Republique Tche) 7 points 
2: Katarzyna Deberny (Pologne) 22 points 
3: Evi Van Acker (Belgique) 36 points 
27: Helene Viazzo (Cercle Org Yachting Competition Hyerois) 100 points 

RS :X Hommes après 3 manches
1: Piotr Myszka (Pologne) 5 points 
2: Julien Bontemps (A S P T T Nantes) 7 points 
3: Andreas Cariolou (Chypre) 10 points 
5: Samuel Launay (Ass Caledonienne P.A.V) 14 points 

RS :X Femmes après 3 manches
1: Maayan Davidovich (Israel) 7 points  (Détail courses : 1,4,2,)
2: Peina Chen (Chine) 8 points  (Détail courses : 5,2,1,)
3: Laura Linares (Italie) 15 points  (Détail courses : 9,1,5,)
12: Eugenie Ricard (Yacht Club de Mauguio Carnon) 38 points  (Détail courses : 16,9,13,)

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Compression de la flotte

ericsson boston 09
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À 8h30 ce matin, les écarts entre Telefonica Blue et le premier groupe de chasse, composé d’Ericsson 4, Ericsson 3 et Puma n’était plus que d’une petite quarantaine de milles. Pour cause, ce matin le vent bascule vers le nord-est et ne souffle plus qu’à une douzaine de nœuds en tête de la flotte.Tom Addis, le navigateur d’Ericsson 4, avait prévu une compression mais seulement à partir de la fin d’après-midi
aujourd’hui. Cette compression s’effectue sous la chaleur des tropiques et fait grimper les niveaux de stress à bord du bateau bleu. Bien que très proches sur les relevés de positions, les deux Ericsson et Puma  occupent en fait des positions assez distinctes sur l’eau. Ericsson 4 et Ericsson 3 ont pris le parti de naviguer un peu dans l’est de la route de Telefonica Blue alors que Puma s’est un peu détaché dans l’ouest en prenant une position d’attaque différente. La décision d’Andrew Cape sur Puma de prendre une route à l’est des autres à la sortie du Pot au Noir a porté ses fruits ce week-end. Personne ne sait encore si les Américains ont eu raison d’avoir choisi cette option, mais le skipper Ken Read semble confiant et surtout satisfait de n’avoir plus la pression de naviguer à vue des redoutables vikings.
Précisons néanmoins qu’avec la nouvelle bascule du vent, Puma a aujourd’hui un angle de vent moins favorable que ceux évoluant plus à l’ouest.
De plus, à vingt milles du tableau arrière de Puma, Telefonica Black semble accélérer après une journée difficile hier. Telefonica Black est le seul bateau à connaître quelques fortunes de mer. Le second bateau espagnol a en effet déclaré hier avoir percuté une baleine juste après avoir endommagé son gennaker dans une rafale particulièrement violente. Deux incidents stressant en quelques heures pour l’équipage qui s’en sort cependant avec quelques contusions mineures et un bateau indemne.
Cette collision, qui a désolé l’équipage, rappelle que l’organisation, très sensible à la protection des animaux marins, a délimité une zone d’exclusion de navigation à l’approche de Boston afin de prévenir ce
type d’accident dans une région où les grands cétacés vivent en paix dans des eaux farouchement protégées du Stellwagen Bank National Marine Sanctuary.
Fernando Echavarri et ses hommes sont désormais engagés dans un duel avec Delta Lloyd et l’écart entre les deux s’est réduit à 3 milles.
Cependant, selon les dernières prévisions, toute la flotte fera face aux mêmes conditions de vent dès cette nuit et l’hémorragie de milles devrait s’arrêter pour les leaders. Le vent risque de basculer au sud par la suite obligeant les VO70 de s’éloigner de la route directe et d’empanner jeudi afin de profiter d’une brise de sud-ouest pour mettre le cap sur Boston bâbord amures pour le sprint final.

Classement de 12h (heure française)
Telefonica Blue à 1724 milles de l’arrivée
Ericsson 4 à 30 milles
Ericsson 3 à 36 milles
PUMA à 41 milles
Telefonica Black à 61 milles
Delta Lloyd à 64 milles
Green Dragon à 99 milles

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Yann Eliès de retour sur l’eau

retour Ellies
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Yann s’en était fait la promesse dès sa sortie de la salle d’opération du Royal Perth Hospital où son fémur cassé, ses 5 vertèbres et son bassin brisés venaient d’être réparés. Non seulement il re-naviguerait au terme des 6 mois de rééducation et de rétablissement anticipés, mais il s’alignerait au départ de la grande classique de la course au large en Solitaire. Il s’est depuis jeté à corps perdu dans un travail ingrat et fondamental de rééducation fonctionnelle. Son voilier a, pendant ce temps été confié à l’expertise de Philippe Laot, directeur technique du Team Generali et spécialiste, entre autre, du Figaro. C’est donc un monotype totalement revu, rénové, réaménagé et repeint aux couleurs de Generali qui a retrouvé l’élément marin aujourd’hui, à la base des sous-marins de Lorient.

Entre récit de son aventure et musculation
Yann Eliès a profité de ses nombreux séjours aux centres de rééducation de Trestel dans les Côtes d’Armor, puis de Kerpape près de Lorient, pour se lancer dans le récit de son aventure lors du dernier Vendée Globe. La sortie en librairie de ce livre est prévue fin mai prochain. D’ici-là, Yann entame depuis quelques jours un travail autonome de musculation. Le skipper Briochin a dû réapprendre à marcher, redonner souplesse et force à sa jambe gauche brisée. Un travail que cinq vertèbres aux apophyses cassées, et une fracture au bassin, n’a pas facilité. Fauteuil à roulettes, double béquille, simple béquille, cannes, ne sont plus qu’un lointain souvenir. Yann qui marche désormais normalement, a déjà refoulé le pont d’un voilier, à l’occasion d’une sortie pour le plaisir. Il envisage de naviguer très prochainement et de manière plus sportive en double, puis, dès qu’il se sentira suffisamment prêt, en solitaire.
Il a, dans cette perspective, réintégré le centre "Finistère course au large" de Port la Forêt. Son programme, certes toujours hypothétique, comprend des participations aux courses d’avant Solitaire du Figaro, Solo Concarneau, Solo Quiberon et Transmanche.

Un Generali tout beau tout neuf
Philippe Laot, ancien préparateur de Jean Le Cam en Figaro durant près de 10 ans, a vite retrouvé ses réflexes et son savoir faire pour redonner au voilier de Yann une nouvelle jeunesse. Nouvelle carène, nouvelle peinture, nouveau moteur, nouveau mât, renforts de safrans, nouvelles voiles…. tout cela donnent à Yann Eliès l’assurance d’aborder cette saison du renouveau et de la reconstruction dans les meilleures conditions possibles.
Le chemin vers la performance est encore long pour le "survivant des mers du sud". Douleurs, frustrations et handicap sont relégués au rang des souvenirs formateurs qu’on oublie pas. Yann le sait, il lui reste à redevenir un athlète de haut niveau capable d’endurer les rigueurs de la pratique de la course au large en solitaire. Le reste est, parait-il, une question de talent…

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Quarante-huit heures d’attente

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Deux jours pendant lesquels les concurrents vont converger vers Marie-Galante avant d’engager la bataille pour les derniers milles. Un final qui risque d’être sous haute tension dans un alizé très inconstant, en force comme en direction. Avec des écarts qui devraient rester minimes jusqu’à l’arrivée, la lucidité, la fraicheur physique et mentale seront des atouts déterminants pour prétendre postuler à la victoire. Gildas Morvan (Cercle Vert), en tête depuis plus de trois jours, constamment aux avant-postes, aurait sûrement aimé pouvoir creuser un peu plus l’écart avec ses poursuivants. Disposer d’un bas de laine permet d’envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité. A contrario, Erwan Tabarly, dans la peau du « manant » qui peut encore espérer dépouiller de leurs économies quelques « croquants », retrouve des couleurs à chaque classement. Pointé, en moyenne, à près d’un nœud de mieux que ses adversaires directs, le skipper d’Athema peut encore se dire qu’il n’est rien d’irrémédiable… Même si l’homme refuse de se départir de son habituelle prudence ; pour lui, à chaque jour suffit sa peine : la cible première est Nicolas Troussel (Financo). Il sera toujours temps ensuite d’envisager la traque au « géant vert ». Autre homme du sud à recouvrer un mental gaillard : François Gabart. Le jeune skipper d’Espoir Région Bretagne qui pouvait enfin remettre du vent dans les voiles, repartait à la chasse de plus belle…

Fluctuat nec mergitur

Plus à l’arrière, la course n’a pas forcément le même sens. Gérald Veniard (Macif), même s’il conserve la même veine incisive, reconnaissait ne pas être dans la situation la plus enviable pour passer à l’attaque. Bien calé dans le sillage de Nicolas Troussel, le Savoyard se trouvait plus en situation de défendre sa quatrième place que d’attaquer les postulants au podium. Néanmoins, on connaît suffisamment le tempérament généreux du skipper de Macif pour savoir qu’il mettra tout en œuvre pour venir chatouiller les moustaches du trio de tête. Armel Tripon (Gedimat), s’il n’est pas non plus dans la situation la plus enviable, conserve néanmoins, lui aussi, une belle énergie. S’il en fallait une preuve, il suffirait de considérer les deux cent six milles avalés dans les dernières vingt-quatre heures, au nez et à la barbe de tous les autres concurrents… Une performance qui permet au navigateur nantais de réaliser la meilleure performance de la journée. Le type de consolation qui permet de consolider son moral à l’approche des îles caraïbes. Car tous finissent par l’avouer : la fatigue commence à peser : les privations de sommeil plus ou moins fortes, la longueur d’une navigation en solitaire de plus de deux semaines, la vigilance incessante pour régler le bateau sont autant de facteurs qui finissent par attaquer les résistances des marins. Et il faut toute la combativité, voire la pugnacité d’un Adrien Hardy, pour continuer de se battre contre vents et marées, alors qu’on sait que ce qu’on était venu chercher, la possibilité d’une victoire, s’est effacée. De même, Isabelle Joschke (Synergie) n’aurait pas à rougir de lâcher un peu la bride de l’indolence, quand elle se retrouve condamnée à barrer près de vingt heures par jour et doit puiser dans ses réserves pour lutter contre le sommeil… Ce serait oublier que les quatorze solitaires embarqués dans l’Atlantique sont taillés dans un autre bois que celui dont on fait les flûtes.

Le mot du jour : usure
A quelques jours de l’arrivée, tous les solitaires veillent scrupuleusement à surveiller l’état de leur matériel. Les longues navigations aux allures portantes sont particulièrement éprouvantes pour les spinnakers qui s’enroulent régulièrement autour de l’étai de même que pour les drisses qui subissent des frottements incessants autour des poulies de réas. Pour ce faire, beaucoup de navigateurs procèdent à une inspection régulière du gréement, soit à l’aide d’une paire de jumelles, soit en se hissant dans le mât.

Ils ont dit :
Gérald Veniard – Macif – 4ème au classement de 15h
« Je fatigue, bien sûr, mais ca n’altère pas du tout le bonhomme et la motivation ! Pour le podium tout est encore possible mais pour la victoire ça semble un peu compromis… Un coup du sort peut arriver, mais je n’y pense pas trop pour l’instant. Nico (Troussel) je ne m’en occupe pas vraiment, j’essaie de faire ma route, cette nuit le vent a pivoté plus tôt que prévu et comme par enchantement, au pointage de 4h, tout le monde avait déjà empanné. Moi je me trouve dans la roue de Gildas et Nico, c’est à la fois prudent et pas très ambitieux : un coup, c’est le nord qui a le vent avec Thierry Chabagny et un autre, c’est le sud avec Erwan (Tabarly). Moi je ramasse les miettes ! Mais je ne peux pas faire autrement maintenant. »

Armel Tripon – Gedimat – 7ème au classement de 15h
« Je suis bien en phase avec le bateau. Avec les différences de latitude et de vent il reste encore pas mal de possibilités de jeu. Je n’ai pas eu le temps de trop me divertir, j’ai de quoi tenir avec ce que j’ai. Je ne me projette pas à l’arrivée, c’est beaucoup trop loin, pour le moment c’est encore au jour le jour, j’essaie de gagner des places. Pour moi il y a clairement eu un nouveau départ, comme si on faisait une grosse étape de la Solitaire du Figaro. Je suis à l’affût de tout ce qui est à prendre et qui peut me faire gagner quelques milles. »

Adrien Hardy – Agir recouvrement – 10ème au classement de 15h
« La vie à bord va bien, le soleil vient de se lever c’est agréable. La nuit a été un peu longue avec pas mal d’empannages à faire. Hier j’étais assez content de ma journée, mais ça ne va pas être facile, il va falloir que je m’accroche, d’autant que les fichiers de ce matin annoncent plus de vent dans le sud. Mon objectif c’est de prendre 10 milles par jour, j’essaie de m’y tenir. Thierry Chabagny ne doit pas être très content de son classement non plus, c’est difficile au nord. On est en vent arrière là, il faut empanner pour gagner vers le but. Mais il y a beaucoup de variations donc on est un peu hésitant à y aller ou non… »

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Où s’arrêtera Claire Leroy?

Claire Leroy
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Claire et son équipage (Elodie Bertrand, Marie Riou,Claire Pruvost, Elodie Fauve) défendront leur titre au prochain championnat du monde de la spécialité fin juillet en Suède. Ensuite, il sera temps de se tourner vers de plus petits bateaux si la barreuse intègre l’équipe de France de Voile Olympique.
Mais Calpé a également souri à la jeune briochine Julie Brossard qui prend la 3ème place de l’épreuve. Venue ici pour apprendre, cette jeune femme de 23 ans et son équipage (Sophie d’Ortoli à la tactique, Nolwenn Combeaux à l’embraque, Pauline Chalaux au spi et Elodie Creac’h en N°1, toutes licenciées au Club Municipal de St Brieuc) ont éliminé sans coup férir l’allemande Silke Hahlrock, tenante du titre et 3ème à la ranking list, en quart de finale avant de céder de peu en demi-finale devant l’australienne Cathy Spithill. Décidément chez les femmes comme chez les hommes, le match racing français n’en finit pas de glaner des lauriers !     

Les ranking lists match race sont consultables sur www.sailing.org

Interview de Claire Leroy : "On ne se lasse jamais des victoires. En plus ici c’est un peu une régate symbolique car c’est à Calpé qu’il y a quatre ans nous avons pris la tête de la ranking list Isaf pour ne plus
la quitter ! Il y avait du beau monde, nous avons eu de la brise ce qui nous a permis de vraiment bien marcher. On a navigué un  peu sur un nuage : tout nous réussissait. Le fait que le match race devienne une discipline olympique n’a pas modifié notre programme pour le moment. Nous avions décidé de privilégier le mondial fin juillet ce qui nécessitait que l’on navigue sur des gros bateaux. A partir d’août, on
va se tourner vers des plus petits (l’Elliott, support choisi pour cette série aux JO ne mesure que 6 mètres, ndr) afin d’être prêtes pour la Sail for Gold à Weymouth (sur le site des JO, ndr) en septembre si nous sommes sélectionnées. Mais pour le moment, nous ne nous prenons "pas la tête", on se dit que faire le circuit match race, c’est la meilleure façon de se préparer. Après tout, quelque soit le support, le match race reste du match race ».


Interview de Julie Brossard : « Nous étions venues sur cette régate avant tout pour apprendre, c’était notre première à ce niveau. Nous voulions atteindre les quarts de finales, donc finir en demi c’est vraiment bien. Et nous avons perdu de peu face à l’Australienne en  gagnant la première manche et en ne perdant la seconde que d’une longueur ! Ensuite, la brise a baissé et n’a pu nous permettre de jouer notre chance jusqu’au bout. Je viens du dériveur  (Optimist, 470 puis Europe). J’ai été la tacticienne de Claire Leroy et depuis deux ans, je navigue avec mon équipage. En disputant le Tour de France à la Voile l’an dernier sur Côte d’Armor, j’ai commencé à m’habituer à de plus gros bateaux. C’est Laurent Brégeon qui s’occupe de ce projet et c’est encore lui qui nous entraîne aujourd’hui ».

   

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Dernière ligne droite

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Dans 1 000 milles, les solitaires de la Transat BPE 2009 verront donc le rideau tomber sur une course dont ils se souviendront longtemps, un de ces morceaux de bravoure qui alimentera les discussions des soirées d’hiver à Port La Forêt comme ailleurs. Toujours poussés par l’alizé, les treize figaristes encore en course devraient donc d’ici cinq jours voir la première terre depuis Madère, retrouver leurs proches et être happés par les festivités antillaises. Avec une moyenne de 200 milles par jour, ils s’attendent à voir maintenant défiler le temps et la virtualité de l’arrivée devenir réalité. Mais le lancement de ce compte à rebours avant le ti-punch marque aussi le coup de canon du sprint avant les dernières audaces et inspirations stratégiques. Se maintenir en position de leader, jeter ses dernières armes dans la bagarre, tenter le tout pour le tout ou encore apporter une belle conclusion à cette transatlantique quelle que soit la place à l’arrivée… A chacun ses objectifs, à chacun ses choix. Pas de question à se poser pour Gildas Morvan dont on sait qu’il ne concèdera pas l’ombre d’un demi mille à la concurrence. Mais saura-t-il tenir tête à un Nicolas Troussel au sujet duquel on a imaginé, l’espace d’un instant, qu’il ne soutiendrait peut-être pas la comparaison vis-à-vis des sudistes, avant de se raviser devant une telle science du placement ? Et que dire d’un Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), revenu ce matin sur un podium dont les places seront définitivement disputées jusqu’au bout ? Positionné le plus au Nord, il est celui qui se rapproche le plus de la route directe et donc qui gagne au maximum vers l’arrivée. Mais la bascule du vent au nord-est attendue avant la fin de la journée, lui permettra-t-elle de poursuivre sur sa lancée ou viendra-t-elle contrecarrer les plans du skipper de Névez ? Déjà ,au sud, on s’imagine avantagé et on se tient prêt pour ce qui peut être considéré comme le dernier rendez-vous avec l’opportunité de remporter la timbale. Erwan Tabarly (Athema) et François Gabart (Espoir Région Bretagne) sont à l’affût.  Relevé ce matin à sensiblement la même distance du leader que Thierry Chabagny, Gérald Veniard (Macif), fait lui aussi partie de ceux qui envisagent ces cinq derniers jours de course comme sans doute les plus importants de leur carrière de marin.
 
A ce stade du jeu, il est aisé de se rendre compte à quel point 1 000 milles peuvent sembler longs et courts à la fois… Aux observateurs terriens, il tarde de voir le suspense levé et le nom du grand vainqueur dévoilé. Aux solitaires, les cinq jours et cinq nuits à jouer doivent sembler, pour certains, bien peu pour pouvoir se refaire. Nous n’apprécions ainsi pas tous le temps qui passe à la même valeur…
 
Ils ont dit…
 
Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) – 3ème au classement de 5h
 
« Ca va, j’ai du vent d’Est Sud-Est ce qui me permet de rester bien proche de la route, c’est une bonne chose. Hier j’ai fait une grosse journée avec du vent fort à 110°, 115° voir 120°. Ce n’est jamais désagréable de revenir dans le classement, surtout à une semaine de l’arrivée, ça motive, car si ça avait toujours été dans le sens des sudistes ça aurait été vraiment agaçant.
Il ne reste plus que 1000 milles, ils vont être très importants. Ca risque de défiler assez vite, c’est un nouveau cap, on commence à matérialiser l’arrivée. On se rend compte que finalement, ça va se terminer un jour ! Toutes les bonnes choses ont une fin, et je suis content d’arriver car au bout de deux  semaines, seul sur un Figaro, tu es content de savoir qu’il ne reste plus qu’une semaine… On a encore pas mal de bords à tirer avant d’arriver, mais oui je commence à regarder la carte. L’atterrissage va être facile, c’est une petite île, ce n’est pas compliqué. Je commence à regarder les plages aussi, savoir laquelle sera la plus adéquate pour sortir mon kite ! Les choses essentielles finalement ! Niveau sommeil ça ne se passe pas trop mal, on a de la chance car c’est souvent la journée que le vent bouge beaucoup. La nuit, les conditions sont plus médiums, c’est l’idéal pour dormir. Je suis excité à l’idée de me rapprocher du but, et en plus je ne connais pas Marie-Galante.»
 
François Gabart (Espoir Région Bretagne) – 6ème au classement de 5h
 
« Ca va super. Je suis un peu vert de m’être fait coller comme ça. Je pense que c’est juste parce que j’ai eu moins vent depuis samedi soir, comme Erwan (Tabarly). Hier après-midi je suis tombé dans une molle au moins pendant trois heures, je ne sais même pas expliquer le pourquoi du comment. Je suis rentré dans cette zone après le dernier classement. Mais je reste d’attaque, il reste encore du chemin, un empannage à gérer à la fin de la journée. Il va être très important donc il peut se passer  encore pas mal de choses. Après ce sera à nouveau la ligne droite. »

1- Morvan Gildas à 1026 milles de l’arrivée
2- Troussel Nicolas à 19,9 milles du leader
3- Chabagny Thierry à 43,3 milles du leader
4- Véniard Gérald à 43,8 milles du leader
5- Tabarly Erwan 43,8 milles du leader
6- Gabart François 78,9 milles du leader
7- Joschke Isabelle 135,4 milles du leader
8-  Le Gal Franck 149,6 milles du leader
9-  Tripon Armel 163,4 milles du leader
10- Hardy Adrien 227,9 milles du leader

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Un vent plus variable que les classements

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Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer, vainqueurs de la première manche du jour, l’ont vécu à leur dépends dans la seconde : « Dans le premier bord – raconte Nicolas – le vent a basculé de 35°, les bords de largue se sont terminés vent arrière. A la première bouée, nous sommes passés 30ème ! ». Au final, les tricolores terminent 20ème.Même sort, mais en sens inverse, pour les jeunes Simon Moriceau et Nicolas Andrieu, 19èmes de la première manche et vainqueurs de la seconde.
Mais au final, les leaders des différents classements généraux ont eu la particularité, soit de se partager les deux premières places des manches disputées, soit même, pour trois d’entre eux, de réaliser un sans-faute ! Une remarquable stabilité si l’on tient compte des errements du vent. C’est le cas, toujours en 470 des suisses Matias Buhler et Félix Steiger, leaders ce soir, qui ont bouclé les deux manches à la 2ème et 1ère places ! Chez les filles, les danoises Henriette Koch et Lene Sommer ont fait aussi bien, Ingrid Petitjean et Nadège Douroux, régulières avec deux 12ème places, se situant ce soir à la 8ème au général. En Finn, le slovène Gasper Vince et le croate Ivac Kljakovic n’ont pas fait de jaloux en se partageant les deux premières places des deux manches du jour ce qui les positionne à égalité parfaite ce soir  au général avec un bon paquet de points d’avance. Thomas Lebreton émarge à une prometteuse 8ème place.
Terminer 2ème et 1er lors d’une première journée, c’est évidemment bien. Faire un sans faute, c’est encore mieux. C’est ce que les champions du monde 2007 de 49er, les britanniques Stevie Morrison et Ben Rhodes ont réalisé ! Mais dans cette série, les Français n’ont pas manqué non plus leur première journée. Morgan Lagravière et Yann Rocherieux et les jeunes Axel Silvy et Ulysse Hoffmann font jeu égal : 2ème et 5ème dans leurs groupes respectifs, ils sont 3ème ex-aequo ce soir.
Même performance de l’israélienne Maayan Davidovitch en RS :X qui a remporté ses deux manches, Pauline Perrin pointant à la 8ème place. Chez les hommes, Julien Bontemps a terminé 2ème de l’unique manche du jour. Le petit temps a imposé des conditions très physiques en planche ou le « pumping » a été la vedette du jour et a brouillé les cartes puisque chez les hommes un seul groupe a pu disputer deux manches. Seule une a cependant été comptabilisée pour le classement général, la journée de demain devrait donc permettre d’y voir plus clair. Même à six équipages, les Star se sont livrés des régates acharnées : Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot sont 3ème d’une série qui a vu Britanniques et Grecs se partager les victoires.
Enfin, le hollandais Thierry Schmitter a réalisé le troisième sans faute de la journée en gagnant ses deux manches à chaque fois devant la britannique Helena Lucas. Damien Séguin est 6ème.  
     
Ceux que l’on attend à la SOF

Les années post-olympiques présentent des particularités communes : bon nombre des ténors de l’olympiade précédente en profitent pour mettre une parenthèse, voir une fin, à leur carrière olympique, d’autres, souvent plus jeunes, la débutent, des équipages se modifient, des régatiers changent de série. On peut parler d’année de transition. La cuvée 2009 de la SOF n’échappe pas à cette règle : dans un sport d’expérience comme la voile, la liste des inscrits révèle une proportion inhabituellement importante de jeunes puisque près d’un quart (143) a moins de 20 ans (la palme de la jeunesse revient à la française Sandie Fauthoux en Laser Radial qui est âgée de 15 ans) contre 13% (83) qui ont plus de 30 ans (dont 18 dans les seules séries du Star et du 2.4 handisport où l’on trouve le régatier le plus âgé de la flotte avec Hervé Tourneux et ses 63 printemps).
Ce renouvèlement important se lit également sur la liste des inscrits : on y remarque une proportion forte de noms inconnus ou presque, nombre de pays en profitant pour aguerrir de jeunes pousses en attendant le retour aux affaires des plus aguerris.
Ce phénomène réduit les favoris potentiels de la SOF même s’il faut, dans chacune des séries, s’attendre à voir justement l’un de ces nouveaux noms bouleverser la donne. Car l’intérêt des ces nouvelles cuvées olympique est justement de voir émerger les champions de demain. Ceux qui du statut d’inconnu passeront rapidement à celui d’outsider voir de vainqueurs potentiels. En attendant, voila le jeu des pronostics pour cette SOF 2009.

En Laser, série la plus nombreuse avec 138 inscrits, on attend évidemment beaucoup du champion olympique, le britannique Paul Goodison. L’australien Tom Slingsby, vainqueur de la SOF en 2005 et 2006 et ancien champion du monde, pourrait lui donner du fil à retordre. A surveiller également l’argentin Julio Alsogaray, l’actuel leader de l’ISAF World sailing Cup, le  croate Daniel Mihelic, le britannique Nick Tompson et le Néo-Zélandais Michael Bullot qui le suivent sur le podium provisoire et enfin l’italien Diego Romero et le chilien Matias del Solar. Pas moins de 15 français concourent dans cette série. Si Jean-Baptiste Bernaz (COYCH), 8ème aux JO, a du déclarer forfait, l’équipe de France est représenté par Félix Pruvot (CNF Cornouaille – Equipe de France Militaire). On surveillera les trois membres du tout nouveau collectif France-espoirs que sont Rodrigue Cabaz (SNO Nantes), Mickael Bordes (SR Calédonienne) et Jean-Baptiste Gellée (CN Plérin), meilleur français à Palma.

En Laser radial (50 inscrits), la championne olympique 2008 Anna Tunnicliffe fait figure de grande favorite. Elle est d’ailleurs en tête de l’ISAF World Sailing Cup devant la croate Tina Mihelic, également présente. L’espagnole Susana Romero et la belge Evi Van Acker sont attendues aux avant-postes et on suivra le retour dans la série de l’autre belge Carolijn Brouwer spécialiste de l’Europe (série olympique solitaire féminine avant le Radial, ndr) et sélectionnée pour son pays en Tornado aux JO 2008 avec Sébastien Godefroid.  L’absence pour cause de préparation aux concours (IUFM et Capes) de Sarah Steyaert et Sophie de Turckheim prive la France de tout espoir de podium dans cette série.

Ce qui n’est pas le cas des 470 hommes (70 inscrits) où le duo Nicolas Charbonnier (YC Antibes)/Baptiste Meyer (CN Nice) émarge parmi les favoris après sa victoire à la Semaine de Palma début avril. Pierre Leboucher (ASPTT Nantes) et Vincent Garos (SNO Nantes), vainqueurs à Hyères en 2007, en font également partie ainsi que les frères Coster, 4ème aux JO 2008 pour la Hollande et 1er de la ranking list Isaf, des britanniques Nic Asher et Elliot Willis et des israéliens Gideon Kliger et Udi Gal. L’actuel podium de l’ISAF sailing World  – les américains Stuart Mc Nay et Graham Biehl y devancent les espagnols Onan Barreiros/Aaron Sarmiento et les autrichiens Mattias Schmid et Florian Reichstädter – est également à surveiller. On en fera de même, côté français, avec les trois équipages du collectif France- Espoirs : Sofian Bouvet (YC Antibes)/Jérémie Mion (Cergy Voile 95), Alexandre Rossignol (ASPTT la Rochelle) / David Boudgourd (SR Rochelaises) et Béranger Balzeau (SRR)/Mathieu Fountaine (SRR).

Chez les filles (33 inscrits), on attend aussi beaucoup des tricolores avec le duo Ingrid Petitjean / Nadège Douroux (SN Marseille), 3ème à Palma pour leur grand retour en compétition et Camille Lecointre (SR Brest)/Mathilde Géron (CN Plérin).On suivra des équipages venues du Yngling comme les russes Natalia Ivanova et Elena Khryukina et les hollandaises Mandy Mulder et Merel Witteveen, les britanniques Penny et Saskia Clark, vainqueurs à Palma et le trio qui mène actuellement l’ISAF World Sailing Cup : les danoises Henriette Koch/Lene Sommerr, les autrichiennes Sylvia Vogl/Carolina Flatscher et les finlandaises Hanna Saari/Mikaela Wulff.

Sur les 45 Finnistes engagés, on compte beaucoup de juniors des pays de l’Est. Mais aussi des Laséristes confirmés qui changent de série dont l’on suivra attentivement la progression comme l’estonien Deniss Karpak ou le français Thomas Lebreton (SR Brest – Equipe de France Militaire). Les britanniques Giles Scott, vainqueur de la Semaine de Palma, et Edward Wright, premier à la Semaine de Miami, leader du classement provisoire de l’ISAF World Sailing Cup et 2ème de la SOF 2008, le vice-champion du monde 2007, le hollandais Pieter Jan Postma et le slovène Gasper Vince, N°1 de la ranking list Isaf, sont les favoris à Hyères. On observera également le parcours de Jonathan Lobert (SNO Nantes) auteur d’une fin d’olympiade prometteuse en 2007 et 2008.

Malgré plusieurs absents de renom, la série des 49er (35 inscrits) reste relevée. Paul Campbell-JA et Mark Asquith, leaders de l’ISAF World Sailing Cup, John Pink et Rick Peacock, qui les suivent à ce classement, les champions du monde 2007 Stevie Morrison et Ben Rhodes et Chris Draper/Peter Greenhalgh, perpétuent l’école britannique du 49er. Simon Jensen et Jonathan Bay escomptent, eux, suivre l’exemple de leurs compatriotes danois Warrer/Kirkterp Ibsen, champions olympiques 2008. On n’oubliera évidemment pas les expérimentés italiens Pietro et Gianfranco Sibello et les autrichiens Nico Luca Delle Karth et Nikolaus Resch, 3ème de la Coupe du monde et lauréats de la Semaine de Miami. Après leur « chassé croisé » post-JO, nos deux équipages tricolores Emmanuel Dyen (CNV Aix Les Bains)/Stéphane Christidis (EV Cagnes sur Mer) et Morgan Lagravière (YC pointe Rouge)/Yann Rocherieux (CN de Sciez) comptent bien poursuivre leur adaptation sans pour autant omettre de briller à Hyères. Membres du collectif France-Espoirs, les méditerranéens Axel Silvy (La Pelle Marseille)/Ulysse Hoffman (YC Mauguio Carnon), 11ème et premiers français à la Semaine de Palma et Julien D’Ortoli/Noé Delpech ( YC Pointe Rouge) espèrent tirer leur épingle du jeu dans leurs eaux.

Notre médaillé d’argent des JO et 2ème de la SOF 2008, Julien Bontemps (ASPTT Nantes), sera l’un des grands favoris en RS :X. Mais parmi les 84 inscrits, il y a suffisamment de planchistes de haut rang pour laisser les pronostics très ouverts. On citera l’espagnol Ivan Pastor, le britannique Nick Dempsey (médaillé d’argent aux JO 2004), le polonais Przemyslaw Miarczynski (3ème à Hyères en 2008), l’israélien Shahar Zubari (médaillé de bronze aux JO 2008), le portugais Joao Rodrigues et l’américain Ben Barger. Julien devra aussi se méfier de ses compatriotes : ses deux équipiers de l’équipe de France, Nicolas le Gal ( BN Ile Grande) et Samuel Launay (A Calédonienne PAV), le charentais Alexandre Guyader (CN Angoulins) qui, revenant à la planche après une olympiade en Tornado a réalisé une belle performance pour sa première compétition en RS :X à Palma (8ème et 1er français), le marseillais Fabrice Hassen et les trois membres du collectif France-Espoirs Benjamin Tillier (SR Calédonnienne), Antoine Cordonnier (Asptt Nantes) et Quentin Henry (CN Rennes).

Chez les filles (33 inscrits), Charline Picon blessée, c’est Pauline Perrin (CV Mayenne) qui représentera à elle seule l’équipe de France. Elle aura fort à faire avec les espagnoles Blanca Manchon et Marina Alabau, qui, dans cet ordre, ont décroché les deux premières places à Palma et détiennent les mêmes positions au classement de l’Isaf sailing World Cup, la britannique Bryony Shaw (3ème aux JO 2008), l’allemande Amelia Lux, la polonaise Kamila Tomkeiwicz et l’italienne Laura Linares dont la rumeur fait rien de moins que l’héritière de LA Sensini ! A suivre : Marine Rambaud (CN F Cornouaille) et Eugénie Ricard (YC Mauguio Carnon) respectivement 6ème et 8ème à Palma et membres du collectif France-Espoirs.

Pour leur retour à la SOF, les Stars n’ont pas fait le plein (6 inscrits finalement) mais notre champion du monde Xavier Rohart (YC La Pelle) désormais associé à Pierre-Alexis Ponsot (SNO Nantes) va mettre du cœur à l’ouvrage pour tenir son rang non loin de chez lui et parfaire son entente avec son équipier. Venus du Finn, comme Xavier et Pierre-Alexis, les grecs Aimilios Papathaniou et Akis Karnoutsos et les australiens Paul Mc Kenzie et Philippe Toth peuvent également espérer le podium ainsi que les britanniques John Gimson et Ed Greig.

Enfin en 2.4 Handisport le niveau est très relevé avec le champion Paralympique 2008, le canadien Paul Tingley, notre doublé médaillé (or à Athènes et argent à Pékin), Damien Séguin (SNO Nantes) et le hollandais Thierry Schmitter (3ème de la SOF 2008 et des Jeux Paralympiques 2004).

Extrait des classements :

470 Hommes (2 manches) :
1: Matias Buhler / Felix Steiger  (Suisse) 3 points  (Détail courses : 2,1,)
2: Harada Ryunosuke / Yoshida Yugo  (Japon) 9 points  (Détail courses : 6,3,)
3: Gabrio Zandona / Edoardo Mancinelli  (Italie) 9 points  (Détail courses : 4,5,)
13: Loic le Bacquer / Tristan le Brun  (YC Toulon / VGA St Maur Voile) 19 points  (Détail courses : 13,6,)
17: Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer Dieu  (YC Antibes / CN Nice) 21 points  (Détail courses : 1,20,)

470 Femmes (2 manches) :
1: Henriette Koch / Lene Sommer  (Danemark) 3 points  (Détail courses : 1,2,)
2: Gil Cohen / Dana Mamriev  (Israel) 10 points  (Détail courses : 7,3,)
3: Sylvia Vogl / Carolina Flatscher  (Autriche) 10 points  (Détail courses : 4,6,)
8: Ingrid Petitjean / Nadège Douroux  (SN Marseille / SN Marseille) 24 points  (Détail courses : 12,12,)

RS :X Femmes (1 manche)
1: Maayan Davidovich (Israel) 1 points
2: Blanca Manchon (Espagne) 2 points
3: Hei Man Chan (Hong-Kong) 3 points
8: Pauline Perrin (CV Mayenne) 8 points

RS :X Hommes (1 manche)
1: Liwei Wu (Chine) 1 points
1: Piotr Myszka (Pologne) 1 points
3: Julien Bontemps (ASPTT Nantes) 2 points

Star ( 2 manches)
1: John Gimson / Ed Greig  (Grande-Bretagne) 4 points  (Détail courses : 1,3,)
2: Aimilios Papathanasi / Akis Karnoutsos  (Grece) 6 points  (Détail courses : 5,1,)
3: Xavier Rohart / Pierre Alex Ponsot  (YC La Pelle / SNO Nantes) 6 points  (Détail courses : 2,4,)

49er (2 manches)
1: Stevie Morrison / Ben Rhodes  (Great Britain) 2 points  (Détail courses : 1,1,)
2: Lennart Briesenick- / Morten Massmann  (Germany) 6 points  (Détail courses : 3,3,)
3: Morgan Lagraviere / Yann Rocherieux  (Y C de la Pointe Rouge) 7 points  (Détail courses : 2,5,)
3: Axel Silvy / Ulysse Hoffmann  (Club Nautique la Pelle) 7 points  (Détail courses : 2,5,)

2.4mr (1 manche)
1: Thierry Schmitter (Hollande) 1 points
2: Helena Lucas (Grande-Bretagne) 2 points
3: Andre Rademaker (Hollande) 3 points
8: Damien Seguin (SNO Nantes) 6 points

Finn (1 manche)
1: Gasper Vincec (Slovenie) 3 points  (Détail courses : 2,1,)
2: Ivan Kljakovic G (Croatie) 3 points  (Détail courses : 1,2,)
3: Edward Wright (Grande-Bretagne) 11 points  (Détail courses : 8,3,)
8: Thomas le Breton (SR Brest – Equipe de France Militaire ) 25 points  (Détail courses : 14,11,)

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