Au pointage du début d’après-midi, « Telecom Italia » n’avait plus que 130 milles à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée. Mais Giovanni Soldini, perfectionniste exigeant, n’arrivait pas à se satisfaire des 33 milles d’avance qu’il possédait sur son plus proche poursuivant. Crédité d’une vitesse de 6,5 nœuds quand ses adversaires progressaient encore à près de 8 nœuds, le navigateur italien voyait avec un agacement certain, l’accordéon se refermer. Mais Giovanni et sa coéquipière de choc ont trop l’expérience de la course au large pour ne pas savoir que, raisonnablement, cet effet tampon devrait s’atténuer progressivement et que la seule position confortable est bien évidemment d’être devant. Dans le meilleur des cas, « Telecom Italia » devrait parvenir devant Horta vers 2h TU dans la nuit de samedi à dimanche. Mais on sait trop bien ce que signifie une arrivée dans des vents mollissants dans une zone perturbée par les reliefs imposants des îles volcaniques pour savoir que tout pronostic reste difficile à établir.
Navigation sur la pointe du bulbe
C’est dans la matinée que le front est passé sur la flotte engendrant derrière lui, une bascule franche et un affaiblissement général des vents. Une situation qui s’est révélée favorable aux équipages qui ont su trouver le bon timing et faire à la sortie du virement quasiment route directe sur l’île de Faial. Ainsi Groupe Partouche (Christophe Coatnoan – Sébastien Figué), qui avait opté pour une option nord a pu récupérer une dizaine de milles sur la tête de course et revenir en huitième position. Visiblement les hommes du nord bénéficient encore d’un régime légèrement plus soutenu et compensent la route supplémentaire par une meilleure vitesse. Pour d’autres la fin de course se joue sur le fil du rasoir. A bord de Keysource, Mike West et Paul Worswick ont dû rabattre leurs prétentions. Le duo britannique qui avait brillamment remporté le prologue puis joué les trouble-fête jusqu’au franchissement de la dorsale, semble souffrir depuis quelques temps du complexe du chat noir : un choix de navigation malheureux les a tout d’abord décrochés de la tête de course avant qu’une avarie de hauban intermédiaire ne les oblige à faire route vers le nord-ouest pour réparer. Mais pour le reste, tout va bien à bord. A bord de Palanad II, Oliver Bond a chuté lourdement et doit laisser son équipier Nicholas Brennan manœuvrer. Enfin, Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) doit composer avec des casques de safran fissurés… On le voit, l’escale promet d’être courte pour les équipages : le tourisme insulaire risque de se limiter pour certains à des allers-retours du port aux différents shipchandlers et voiliers qui collaborent avec la marina de Horta.
Ils ont dit
Yvan Noblet (Appart City)
« On fait route directe sur Horta maintenant. Ça commence à aller mieux… Cela risque d’être un peu mou et ça va peut-être recoller demain. Pour être franc, ça fait un moment qu’on n’a pas dormi et on va regarder la situation sur l’arrivée avec Damien, une fois qu’on se sera un peu reposé… »
Gérald Bibot (Zed 4)
« On est fatigué. Les autres derrière sont un peu plus au sud et nous font un peu peur. On a un angle d’attaque pas tout à fait favorable par rapport à eux. Il est temps que l’on se repose un peu parce que sinon on va faire des c… Il faut qu’on anticipe un peu là-dessus parce qu’on peut se retrouver bord à bord avec Palanad II. Comme tout le monde on a notre lot de petites bricoles, mais on ne va pas s’étendre dessus… »
Classement au 11 juillet à 14h (TU+2)
1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 130 milles de l’arrivée
2 – BEL 81 Zed 4 (Gérald Bibot – Didier Le Vourc’h) à 33 milles
3 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 40 milles
4 – FRA 68 PLAN Les enfants changeront le monde (Denis Lazat – Rémi Aubrun) à 43 milles
5 – GBR 43 Palanad II (Nicholas Brennan- Oliver Bond) à 46 milles
6 – ESP 65 Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) à 63 milles
7 – GER 53 Tzu-Hang (Strauss – Burger) à 67 milles
8 – FRA 60 Groupe Partouche (Coatnoan – Figué) à 72 milles
9 – ITA 69 Courrier de l’Odet (David Consorte – Arnaud Aubry) à 74 milles
10 – FRA 17 Entreprendre en coopérative (Benoît Parnaudeau – Jean Saucet) à 75 milles
L’échappée de Telecom Italia
Un nouveau PRB en construction
Dix sept ans après son début, la saga PRB se poursuit. Il y a eu le PRB en aluminium de Jean-Yves Hasselin dans le Vendée Globe 92/93, le plan Finot-Conq d’Isabelle Autissier entre 1996 et 1999, le 60’ Imoca dessiné par ces mêmes architectes que Michel Desjoyeaux puis Vincent Riou conduisirent à un doublé historique dans les Vendée Globe 2000/2001 et 2004/2005 et enfin le PRB conçu par le cabinet américain Bruce Farr revendu aujourd’hui à l’entreprise vendéenne Akena Vérandas.
Le PRB, 5ème du nom, portera la griffe du duo Vincent Lauriot Prevot/ Guillaume Verdier. Sa coque conçue dans le moule du 60’ Imoca Safran est en fabrication au Chantier Naval de Larros à Gujan Mestras sous la direction de Thierry Elluère.
Son pont sera lui original car Vincent Riou considère que cette partie là d’un bateau doit être adaptée à la philosophie et aux méthodes de navigation du skipper. La construction du moule puis du pont lui-même se feront en partie par l’équipe interne de PRB et par le chantier CDK technologies à Port la Forêt pour la cuisson. Le mât – à gréement « canne à pêche » (avec des outriggers, ndr) – sera également conçu dans le chantier d’Hubert Desjoyeaux. Le troisième site de construction se trouve en Italie, près de Milan, chez Refraschini. Spécialisée dans le composite, cette entreprise a fabriqué des pièces pour le VOR 70 Ericsson 3, les Imoca 60 Groupe Bel et Safran mais aussi les châssis Formule 1 Ferrari ! C’est de son four à autoclave que sortira la structure interne de PRB. Enfin la quille sera une nouvelle fois réalisée par l’entreprise AMPM de la Mothe Achard. L’assemblage final se déroulera au sein du chantier CDK à partir du mois d’octobre pour une mise à l’eau fin décembre.
L’équipe qui s’attèle à la construction est un mix entre l’équipe « historique » de Vincent, – Eric Carret, Jacques Fort, Antoine Le Bras et Laurent Oudin – et celle de Jean Le Cam : Michel Ollivier, Frédéric Berat et Pascal Dourlen. Il ne s’agit pas d’un débauchage, Jean et Vincent ayant on le sait des relations fortes, mais au contraire un contrat gagnant-gagnant. L’équipe de Jean peut ainsi attendre plus sereinement le début des propres projets IMOCA de leur skipper. La construction se fera sous la coordination de Grégoire Metz qui s’est déjà acquitté d’une tâche identique pour le PRB précédent avant de prendre un temps, le poste de directeur général de l’IMOCA.
En 2010, PRB prendra le départ de la Calais Round Britain Race, puis de la Route du Rhum, l’objectif majeur étant évidemment le prochain Vendée Globe.
Interview Vincent Riou
Pourquoi ce choix ?
« Parce que Safran était le bateau que je préférais dans la flotte existante. Et je connais bien les architectes. Nous y avions déjà pensé pour le précédent mais le timing n’avait pas fonctionné : leur avant-projet était arrivé 15 jours après que nous ayons opté pour Farr. Ce sont des gens qui savent faire des bateaux performants et avec qui j’ai un bon relationnel. J’ai connu Guillaume Verdier en 1999 lors de la construction du précédent PRB car il travaillait à l’époque pour le cabinet Finot-Conq. Vincent Lauriot Prevost, je l’ai rencontré plus tard lors de la construction du trimaran Géant de Michel Desjoyeaux. Tous deux savent se remettre en question. J’ai voulu un bateau performant et polyvalent. Il sera aussi puissant que le plan Farr mais plus léger et de déplacement inférieur. Il présente également une répartition différente des volumes de coque en étant plus volumineux à l’avant. »
Pourquoi un pont différent de Safran ?
« Parce que nous voulions un bateau avec une identité différente de Groupe Safran. Cela permettait surtout de concevoir un pont adapté à moi, avec une ergonomie propre. »
Interview de Jean-Jacques Laurent
La situation économique n’est pas facile, les quatre dernières années n’ont pas été couronné de succès pour votre bateau, pourquoi continuer ?
« Parce que le sponsoring voile apporte des retombées économiques ! Et puis ce n’est pas quand il y a des problèmes qu’il faut quitter le navire… (rire). Si nous avions eu cette philosophie quand nous avons connu des avaries à la fin des années 90 nous n’aurions jamais remporté deux fois le Vendée Globe ! Donc on continue avec toujours la même ambition ».
Les architectes ?
« C’est un choix qui appartient à notre skipper. Maintenant je ne suis pas mécontent que ce soit des gens que l’on connaisse et c’est sympa qu’ils soient Bretons »
Fin des tests pour le monotype SolOceans
Un tel travail intensif n’avait jamais été réalisé auparavant pour mettre au point un monotype, de surcroît à vocation océanique. Le résultat est à la hauteur des efforts déployés et aux remarques formulées par les 25 marins qui ont apporté leurs compétences au fil des 30 000 milles nautiques parcourus. L’objectif SolOcéane 2011-2012 est désormais devant l’étrave des monotypes SolOceans en construction.
"C’est bon comme ça". En cinq mots, Michel Desjoyeaux conclut un travail entamé le 2 décembre 2005, date officielle de démarrage du projet SolOcéane et, par conséquent de la création de son monotype high-tech de 16 mètres (52,5 pieds). Jean-Baptiste Daramy, responsable de la production en série de ce monotype océanique au sein de SailingOne, explique :
"Après le super travail réalisé par Charles Caudrelier, Erwan Tabarly et Liz Wardley sur Bostik en 2007-2008, nous avions pris un certain nombre de décisions. Certaines ont été mises en œuvre aussitôt ou au fil des mois et des travaux de maintenance d’été et d’hiver comme, par exemple, l’ajout de la colonne de winch sur une recommandation de Liz Wardley. D’autres décisions techniques, comme l’équipement d’un Maxi Spi et la mise en harmonie des voiles avec le gréement sur les conseils de Charles Caudrelier, ne seront effectifs que lorsque nous recevrons le nouveau jeu de voiles North Sails France à l’automne prochain. Aujourd’hui, nous sommes fiers de préciser que nous avons tenu compte de TOUTES les remarques des marins, sans exception, sous réserve qu’elles aient été formulées dans la philosophie du monotype océanique et de son programme sportif, dont la SolOcéane sera le sommet".
La SolOcéane est la première compétition de voile océanique en solitaire autour du monde qui se courra à égalité de chances sur des monocoques high-tech de seize mètres (52,5 pieds) tous identiques les uns aux autres : les monotypes SolOceans. Ils seront équipés d’un Kit OceanoScientific qui leur permettra de collecter des informations scientifiques relatives à l’évolution climatique mondiale dans des zones inexplorées de la planète, au profit des scientifiques du monde entier. La première édition de ce tour du monde partira le 23 octobre 2011 de l’agglomération Caen la mer, après un prologue à Cherbourg-Octeville. Les navigateurs solitaires feront escale à Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande, avant de reprendre la mer à destination de la Basse-Normandie, pour couper la ligne d’arrivée finale à Cherbourg-Octeville. Ce tour du monde se compose donc de deux étapes par les trois caps : Bonne-Espérance en Afrique du Sud, Leeuwin en Australie et Horn en Amérique du Sud. Chaque étape représente environ 50 à 55 jours de navigation, pour un périple total de 26 000 milles (48 000 kilomètres) autour de la planète. La SolOcéane se courra tous les deux ans, en dehors des cycles quadriennaux du Vendée Globe, de la Route du Rhum et de The Artemis Transat.
Quatre manches courues à la Trinité sur Mer
Dès 10h20 ce matin, les bateaux ont pris le départ d’un premier parcours banane. Les conditions météo idéales de la Baie de Quiberon (grand soleil, mer plate, vent de Nord Ouest de 15 nœuds établi) ont permis au comité d’envoyer trois autres parcours banane à suivre. Le spectacle sur l’eau est superbe et les passages de bouées impressionnants entraînant même une collision entre Normale Sup – Lagardère et BRED lors de la deuxième manche ! Nouvelle Calédonie, Ville de Genève, Val Thorens et TPM-COYCH sont respectivement les quatre vainqueurs du jour. Courrier Dunkerque, encore très régulier aujourd’hui, s’envole au classement général avec 53 points d’avance sur Nouvelle Calédonie, deuxième. Quant aux amateurs Malouins de Purflo Les Thermes Marins Saint Malo, ils assurent encore une belle journée et viennent semer le trouble chez les « pros » en défendant bec et ongles leur troisième place du général.
Suite à l’enchaînement des quatre bananes du jour et après discussion avec les coureurs, la direction de course a décidé de décaler d’une heure le départ de la manche de ralliement initialement prévu à 20h00. C’est donc à 21 heures que la flotte mettra le cap sur Talmont Saint Hilaire. Les prévisions météo annoncent un vent de Nord Ouest force 3 à 4. Cette manche de coefficient 2 va donc être disputée à vitesse « Grand V ». Sous spi, les Farr 30 pourraient parcourir les 95 milles de course en une douzaine d’heures ! Si cette étape est bien sûr moins tactique que le précédent Tour de Bretagne, l’enjeu reste important alors que 15 courses ont été disputées sur un potentiel d’environ 40 d’ici l’arrivée à la Seyne sur Mer. Sur ce ralliement, il faudra partir vite et bien pour espérer accrocher le groupe de tête dès les premiers milles. Les régleurs seront donc très sollicités. Les bateaux aux avants postes ne devraient avoir qu’à contrôler leurs adversaires et préserver leur matériel pour espérer être le premier à passer la ligne d’arrivée de Talmont Saint Hilaire.
« C’est un parcours relativement obligatoire pour tout le monde. La seule contrainte va être de bien partir. S’il n’y a pas de grosse erreur ou de problème technique, je pense que ceux qui sont devant ne devraient pas avoir trop de problème » commente Killian Leray du bateau Espoirs Ile de France.
Pour William Borel, directeur de course, des options pourraient toutefois se dessiner en fonction des variations de vent entre la terre et le large. La lucidité rentrera alors en jeu au terme d’une journée épuisante physiquement. Certains équipages avaient d’ailleurs fait le choix d’économiser leur leader aujourd’hui sur les manches bananes. Daniel Souben par exemple était à terre pour revenir en forme sur le parcours de ralliement. Notons aussi que certains bateaux vont être renforcés, pour cette manche entre La Trinité et Talmont Saint Hilaire, par des spécialistes du large ou de la régate. Mathieu Richard, membre de l’Equipe de France de Match Racing, est à bord de Courrier Dunkerque tandis que le figariste Gildas Mahé, deuxième du Tour de France à la Voile en 2003, rejoint l’équipage de Val Thorens. Notons aussi le retour d’Erwan Israël à bord de TPM Coych, après sa 3ème place lors du Match Cup Sweden avec Sébastien Col.
Le jury sanctionne 14 bateaux pour non respect de la veille obligatoire en mer suite à l’étape du Tour de Bretagne
20h00 hier soir : Le jury annonce officiellement les décisions prises suite, on l’a vu, au manquement à la veille obligatoire durant l’étape de ralliement entre Saint-Quay et La Trinité sur Mer. 14 bateaux sont sanctionnés. Le jury a souhaité par ces décisions, à la symbolique forte, rappeler l’importance des règles essentielles de sécurité et de solidarité en mer.
Elcimaï Ville de Marseille a, on s’en souvient, déclenché par erreur un signal de détresse ASN lors de l’étape de ralliement entre Saint-Quay et La Trinité sur Mer. L’équipage n’a ensuite pas répondu aux appels VHF du CROSS et de la direction de course entraînant le déploiement d’opération de secours. L’absence de cette veille obligatoire est sanctionnée par le jury qui disqualifie Elcimaï Ville de Marseille sur le parcours de ralliement entre Saint-Quay et La Trinité sur Mer.
En revanche, le bateau Normale Sup – Lagardère, après le déclenchement du signal de détresse par le bateau Elcimaï Ville de Marseille avait modifié sa route pour porter assistance à l’équipage de Dimitri Deruelle et faciliter les opérations de sauvetage orchestrées par le CROSS avec d’importants moyens maritimes et aériens. Le jury a décidé de récompenser son sens marin en lui accordant une bonification de 50 minutes sur son temps de course. Son heure d’arrivée « redressée » lui confère la place 6 entre Manche Basse Normandie et Val Thorens.
13 bateaux reçoivent une pénalité variant de deux points à quatre points pour n’avoir pas répondu à l’appel d’identification du directeur de course à la demande du CROSS et/ou n’avoir pas répondu à l’une des vacations de sécurité obligatoires.
Classement général provisoire avant jury à l’issue des quatre parcours banane de la Trinité sur Mer :
1 . Courrier Dunkerque (Daniel SOUBEN )
2 . Nouvelle Calédonie (Ronan DREANO / Vincent Portugal)
3 . Purflo – Les Thermes Marins – Saint Malo (Pierre HINGANT / François LEBOURDAIS / Quentin GRUAU)
Voie rapide pour les Açores
Telecom Italia poursuit sa marche en avant. A plus de 12 nœuds de moyenne, inlassablement, Giovanni Soldini et Karine Fauconnier creusent l’écart sur leurs poursuivants. Calés sur une route relativement sud, le duo bénéficie d’un régime de vent plus soutenu que les tenants de l’option nord : visiblement l’alchimie fonctionne entre les deux navigateurs qui n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ensemble, ils avaient déjà survolé la Transmanche au mois de juin. Mais on imagine que pour leurs poursuivants, la pilule est parfois difficile à avaler. Faute de grives, on mange des merles : dans leurs messages de la nuit, tous mettent en avant le plaisir de profiter au maximum du potentiel du bateau, de compter les milles qui défilent et qui les rapprochent un peu plus chaque jour de l’escale açorienne. L’essentiel est de profiter de l’instant présent de laisser partir le bateau sur la vague, d’accompagner à la manivelle de winch le spi quand il menace de déventer dans un surf, de sentir le moment où le bateau décélère pour ouvrir à nouveau la voile… A ce rythme, les heures passent vite.
Par où la sortie ?
Néanmoins, ce petit jeu de manivelle a ses contreparties : les informations que transmettent les navigateurs en témoignent. Nombreux sont ceux qui ont à déplorer le bris d’une poulie, la déchirure d’un spinnaker, un souci de barre. Ces hautes vitesses sont grisantes mais elles sont éprouvantes pour le matériel. Entreprendre en coopérative a vu ainsi son grand spinnaker littéralement exploser malgré une réparation de fortune faite dans les règles de l’art. D’autres témoignent aussi de petits bobos tel Groupe Sofinco, victime d’une déchirure de spi ou bien encore CG Mer qui a dû changer une de ses barres. Ceux qui sont épargnés jusque là goutent leur plaisir de sentir le bateau vibrer quand il part en survitesse, d’écouter le chant des safrans, même si le stress de la « sortie de route » n’épargne personne. Dans ces moments-là, il faut aussi savoir rester lucide et connaître les limites du bateau, du matériel et de l’équipage. Une recette que le duo de Telecom Italia maitrise jusque-là à la perfection.
Ils ont dit…
Pierre-Yves Chatelain (Destination Calais)
« Nuit rapide chez nous, nous sommes sous spi lourd depuis hier soir et avec 20 à 27 nœuds de nord on ne s’ennuie pas ! On est sous la route mais pour le moment c’est bon, on réfléchit pour la suite. Du soleil et des nuages, gros et noirs, les safrans qui vibrent à certaines vitesses, c’est un vrai concert en permanence!!! Tout va bien à bord.»
Marc Joly (Voiles sans frontière)
« Tout va bien à bord, ça a allumé sur la houle toute la nuit, sympa ces bateaux ! Et pourtant la soirée d’hier avait mal commencé après un passage du cap Finisterre délicat et une filière dans la quille qui m’a valu un plouf du soir pour démêler le bazar. Au total les camarades de jeu sont partis devant, mais là on bosse pour recoller. »
Classement au 8 juillet à 14h (TU+2)
1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 698 milles de l’arrivée
2 – GBR 42 Keysource (Paul Worswick – Mike West) à 34 milles
3 – BEL 81 Zed 4 (Gérald Bibot – Didier Le Vourc’h) à 38 milles
Espoirs Ile de France, vainqueur de l’étape La Trinité sur Mer – Talmont-Saint-Hilaire.
Champagne et sourires pour Espoirs Ile de France ! Cet équipage amateur remporte aujourd’hui le cinquième ralliement du Tour de France à la Voile 2009 devant Courrier Dunkerque, 2ème et TPM – COYCH, 3ème. Cette étape de 90 milles ne présentait pas de difficulté particulière hormis le passage de l’île d’Yeu qui s’est révélé stratégique. C’est là que les Franciliens ont particulièrement brillé. Menés par Jean-Pierre Nicol, ils ont contourné l’île par le large alors que l’ensemble de la flotte choisissait de passer du côté du continent. Une option audacieuse qui leur a permis de bénéficier d’un vent plus soutenu et de prendre la tête de la flotte au petit matin. Ils contrôleront leurs adversaires jusqu’à la ligne d’arrivée malgré la pression de leurs concurrents directs. Courrier Dunkerque a par exemple tenté jusqu’au bout d’arracher la victoire et a même envoyé le spi de capelage à 8 milles de Talmont Saint Hilaire, au passage de la bouée des Petites Barges. Aussitôt, les Franciliens répliquent et envoient eux aussi leur petite voile ballon… La victoire est au bout de l’étrave pour Jean Pierre Nicol et ses hommes qui peuvent enfin souffler à 10h47 en étant les premiers à se présenter sur la ligne.
Une bouée passée de justesse
Si tous les marins parlent d’une manche agréable, des sueurs froides ont quand même parcouru l’équipage d’Espoirs Ile de France. Jean Pierre Nicol, raconte, à son arrivée au ponton, avoir oublié de passer la bouée SN1 à l’embouchure de la Loire tant il était obnubilé par sa stratégie préparée à l’avance avec un météorologue. « J’avais mon plan, tout était bien calculé, j’étais sûr de moi. Assez tôt dans la course, j’ai opté pour le large. Au point que j’en ai oublié la bouée SN1 qui était une porte obligatoire. C’est la première fois que ça m’arrive une chose pareille ! On est revenu en arrière la chercher, on est passé dans les trois ou quatre derniers… J’étais au fond du trou, c’était le drame, je culpabilisais vis-à-vis de mes équipiers que j’avais stimulé toute la nuit pour qu’ils fassent un bon bord de spi. Voyant qu’à la marque, personne n’optait pour cette option, je suis resté dans mon plan. Bizarrement, j’étais assez sûr de moi sur ce coup là. ». Forcément, à l’arrivée, l’anecdote fait sourire mais rend la victoire encore plus belle ! Une première place que Jean Pierre a dédié à son équipage qui l’a soutenu et remotivé après cette grosse erreur.
En remportant cette étape de coefficient deux, les amateurs d’Espoirs Ile de France gagnent deux places au classement général Honda et prennent la 4e place. Courrier Dunkerque conserve la tête du général, suivi de Nouvelle-Calédonie et de Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo, par ailleurs leader du classement amateur Malongo. Premier étudiant au classement CSC et 7e au général, l’équipage d’Hervé Gautier, CSC – HEC – Ecole Navale.
Interview de Jean Pierre Nicol, barreur d’Espoirs Ile de France :
« J’avais bien préparé la manche, travaillé avec un météorologue qui m’avait dit de ne surtout pas passer entre l’île d’Yeu et la terre car il n’y aurait pas de vent. J’avais mon plan, tout était bien calculé, j’étais sûr de moi. Assez tôt dans la course, j’ai opté pour le large. Au point que j’en ai oublié la bouée SN1 qui était une porte obligatoire. C’est la première fois que ça m’arrive une chose pareille ! On est revenu en arrière la chercher, on est passé dans les trois ou quatre derniers… J’étais au fond du trou, c’était le drame, je culpabilisais vis-à-vis de mes équipiers que j’avais stimulé toute la nuit pour qu’ils fassent un bon bord de spi. Voyant qu’à la marque, personne n’optait pour cette option, je suis resté dans mon plan. Bizarrement, j’étais assez sûr de moi sur ce coup là. Je n’attendais que la confirmation au petit matin. Quand je les ai tous vus assez loin derrière, c’était la satisfaction. Je dédie cette course à mon équipage qui n’a rien lâché jusqu’au dernier moment. Ils m’ont soutenu suite à mon erreur et c’est grâce à eux qu’on a fait tout ça car moi, à ce moment là, j’étais prêt à me cacher dans le bateau et à vouloir rentrer à la maison. Finalement, c’était une super belle étape au portant avec des surfs, des étapes comme on aime en plus, avec le Farr 30, ça glisse. Et puis, ça a été assez rapide.»
Classement avant jury de l’étape de ralliement entre La Trinité sur Mer et Talmont Saint Hilaire :
1 . Espoirs Ile de France Jean Pierre Nicol
2 . Courrier Dunkerque SOUBEN Daniel
3 . Toulon Provence Méditerranée – COYCH HENRY Fabien
Coup de frein sur la flotte
Que les sensations des belles et longues glissades affolant les compteurs doivent se rappeler comme de presque lointains et douloureux souvenirs à une bonne partie de la flotte de la course. En effet, la première étape entre la cité vendéenne et Les Açores vient de se voir porter un coup qui, sans être fatal, risque de laisser de profondes traces. La faute à une dorsale installée sur la route vers l’archipel portugais qui contraint à un ralentissement évident et oblige les marins à faire preuve de philosophie et de patience. Dans ce qui pourrait ressembler à une grande loterie atlantique, tous ne sont pourtant pas logés à la même enseigne. Honneur à ceux qui trustent toujours le haut du pavé, le double mixte de Telecom Italia qui, s’il a vu lui aussi chuter sa vitesse de croisière, poursuit sa course en tête avec une certaine insolence et une maîtrise sans cesse confirmée. Ainsi, malgré l’écueil météorologique dont eux aussi ont à souffrir, Giovanni Soldini et Karine Fauconnier restent non seulement les plus rapides de la flotte, mais augmentent encore et toujours leur capital en affichant désormais 40 milles d’avance sur le deuxième Palanad II. Le groupe des nordistes de son côté est loin de toucher les dividendes de ce décalage osé et doit actuellement composer avec des vents erratiques et des trajectoires beaucoup plus aléatoires. Toujours emmené par Keysource, le quatuor est à la peine et doit garder un œil inquiet sur son inexorable chute dans le classement.
Pendant l’accalmie, place à la gastronomie…
Mais d’un extrême à l’autre, l’humeur reste égale et chacun trouve dans ce changement assez radical de conditions quelques motifs de relative satisfaction. Ainsi l’ensemble des nouvelles émanant des concurrents en ce quatrième jour de course confirmait-il une évolution dans la vie à bord. En effet, si les jours précédents ne laissaient que peu de place aux préoccupations liées au confort, la donne change en ce jeudi. L’accalmie laisse d’avantage de place aux plages de repos réparatrices que chacun s’accorde sans scrupule avant un retour aux longues heures passées à la barre. Les marins profitent, se requinquent et les menus quotidiens s’agrémentent de plats bien plus élaborés. Salade de chou blanc à bord de Telecom Italia ou encore plat du terroir mêlant andouille et purée pour les hommes de Techneau… les maîtres queux ont sorti les casseroles et les gourmets apprécient. Il faut dire qu’en ces périodes un peu stressantes pour la progression vers l’arrivée, toutes les consolations sont bienvenues. Pour d’autres, à l’image d’Appart City, la stabilité de l’assiette retrouvée offre des conditions plus propices aux bricoles de haut vol comme cette ascension dans le mât pour récupérer le va et vient de la chaussette de spi.
Qu’on ne s’y trompe pourtant pas, la course reste bien évidemment la seule priorité des duos et chaque mille gagné en ces temps perturbés n’est plus à prendre. Mais à y regarder les choses avec objectivité, les premiers à sortir de la dorsale risquent fort d’empocher la mise dans les eaux açoriennes…
Classement au 9 juillet à 14h (TU+2)
1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 509 milles de l’arrivée
2 – GBR 43 Palanad II (Nicholas Brennan- Oliver Bond) à 40 milles
3 – BEL 81 Zed 4 (Gérald Bibot – Didier Le Vourc’h) à 41 milles
Le daysailer : un voilier signé Audi.
Jeune et internationale, l’équipe de designers d’Audi Concept Design Munich ouvre de nouvelles perspectives, expérimente avec les formes et les objets et n’hésite pas à puiser son inspiration en dehors du monde de l’automobile. C’est ainsi qu’est née, dans le cadre d’une coopération universitaire avec la FH Joanneum de Graz, la maquette d’un voilier portant en lui les gènes Audi : le Daysailer.
Le design est l’art de mettre l’avenir en images. Quelles seront les thématiques et les tendances d’après-demain ? Comment les modes de vie et l’esthétisme se développent-ils ? Telles sont les questions que se posait Markus Klug lorsqu’il a décidé de concevoir un voilier dans le cadre du projet universitaire « A brand beyond the car ». Cet étudiant en design âgé de 25 ans s’est inspiré pour ce faire de sa passion pour la voile et notamment de l’Audi MedCup. Les voiliers monocoques offshore les plus rapides du monde exercent une véritable fascination sur Klug. Et c’est justement cet enthousiasme qui est à l’origine de l’Audi Daysailer, une maquette réalisée à l’échelle 1/15e. Certes, nul ne sait encore si Audi va se lancer dans la construction d’un voilier. Mais son concept s’avère impressionnant ; il exprime l’élégance de la voile avec beaucoup de subtilité et expérimente habilement avec le langage stylistique d’Audi.
« Le design doit être à la fois fluide et expressif, tout en étant confortable et sportif. J’ai pris beaucoup de plaisir à incorporer les caractéristiques Audi dans un voilier. Comme dans le cas d’une voiture, le résultat obtenu doit être enthousiasmant dès le premier regard », explique Markus Klug. Comme le précise Wolfgang Egger, responsable du design chez Audi, « Nous sommes motivés par notre volonté de privilégier une pensée non-conformiste et d’être les meilleurs. Pour cela, chaque ligne doit être parfaite. Le concept n’est réussi que lorsqu’on ne peut plus rien supprimer – mais parvenir à cette simplicité constitue justement toute la difficulté. »
Parallèlement à son département Design d’Ingolstadt, Audi dispose également depuis 25 ans d’une agence de design installée à Munich. Son principal objectif est de créer la voiture de l’avenir. « Imaginer les voitures qui plairont aux gens dans 20 à 30 ans représente un défi fascinant », déclare M. Egger. « L’inspiration et une créativité visionnaire sont indispensables. C’est la raison pour laquelle nous travaillons également sur le design de différents produits. Lorsque nos jeunes designers transposent la philosophie du design sur des objets n’ayant rien à voir avec l’automobile, ils comprennent mieux le langage formel Audi, ils expérimentent avec les surfaces, les lignes et les matériaux. Ces idées sont autant d’expériences qui profitent plus tard au design de série des automobiles. »
Markus Klug ne s’est pas fait prier pour relever le défi. Il a choisi sciemment le concept du Daysailer : « J’ai été séduit par l’idée de réaliser une étude conceptuelle qui soit à la fois idéale pour un agréable après-midi de voile entre amis et capable de résister aux forces de la nature. Un pont spacieux est plus important que la cabine – et le bateau doit pouvoir être contrôlé facilement et être piloté d’une seule main. » La ligne tornado, ligne caractéristique sur le côté de la coque, et la ligne d’épaule, c’est-à-dire, dans le cas d’un bateau, l’arête supérieure de la coque (tonture positive), ont été empruntées au langage stylistique Audi. Il en va de même pour les proportions des places assises et pour la console centrale typiquement Audi, qui est dotée d’instruments à commande intuitive et sert parallèlement à renforcer l’axe longitudinal. Conformément à ce qui est d’usage chez Audi, des matériaux légers tels que le carbone (coque) et l’aluminium (éléments stabilisateurs) ont joué un rôle essentiel.
Il va sans dire que le concept laisse une grande marge de manœuvre pour apporter des modifications individuelles. La maquette mesure un bon mètre – mais dans la réalité, cela correspondrait à une longueur de 15 mètres, pour une hauteur de mât de 21 mètres et un tirant d’eau de 1,5 à 2,5 mètres. Le Daysailer peut d’ores et déjà flotter ; il est d’ailleurs doté d’une coque particulièrement aérodynamique. Markus Klug prévoit un déplacement de six à sept tonnes. Ce chiffre est bien sûr purement hypothétique puisqu’il n’existe pas de données techniques concrètes correspondant au véritable bateau. Le jeune designer prépare actuellement sa thèse chez Audi ; après cette brève parenthèse dans le monde des voiliers, il s’est replongé dans l’univers du design des voitures de demain.
Les projets de partenariat menés entre Audi et des universités ont un objectif bien défini : encourager un dialogue axé sur un design automobile plein d’audace avec de jeunes designers talentueux. Dans le monde entier, les designers Audi et des étudiants échangent leurs visions de l’avenir. Ce faisant, la marque aux quatre anneaux offre aux futurs designers internationaux un aperçu de ce qui sera leur secteur d’activité et établit simultanément de façon précoce des contacts avec les esprits créatifs de demain. Les résultats les plus visibles de ces projets universitaires sont des idées fraîches et inédites et des études conceptuelles fascinantes. Comme vient de le démontrer l’Audi Daysailer.
Source : Audi
www.audi.fr
Nouveautés Bénéteau : First35 et Océanis 58 et 50.
A l’extérieur : des choix affirmés pour aller vite confortablement
La carène dessinée par Farr Yacht Design est optimisée pour les régates en IRC et propose deux versions de tirants d’eau. Le grand tirant d’eau à 2,20 m est une quille en T tandis que le petit tirant d’eau (1,80) se termine par un bulbe.
Deux gréements sans recouvrement (avec mâts aluminium anodisés à deux étages de barres de flèche) sont également proposés afin de coller aux exigences de la jauge IRC et pour la facilité de manoeuvre. Les rails de génois sont rentrés dans l’axe du bateau pour un meilleur angle de tir (fermé) et une circulation facilitée.
En standard, le dormant est en câble monotoron tandis qu’on trouvera du ROD et un pataras en fibres sur la version régate.
Le vaste cockpit est très ergonomique et sécurisant avec notamment ses cales-pieds et la barre d’écoute de grand-voile en fond de cockpit ou encore la poutre arrière (optionnelle) démontable.
Sur le pont, on trouve deux grandes mains courantes intégrées au roof et 2 panneaux de part et d’autre du mât avec un système de ventilation passive. Le guindeau (optionnel) est intégré dans la baille à mouillage et le davier d’étrave démontable pour la régate.
A l’intérieur : un espace optimisé pour un confort inégalé dans cette taille
Le First 35 propose un aménagement confortable avec 2 cabines et 1 toilette. A l’arrière bâbord, la spacieuse cabine offre un très grand couchage avec penderie. A droite de la descente, on trouve le cabinet de toilette avec sa douche et son holding tank de 80 L en standard. Pour accéder au moteur, on dispose d’un large accès rendu possible par la descente montée sur charnières latérales.
Pour la cuisine située à bâbord, le choix s’est porté sur une disposition en L permettant le calage en navigation. Face à elle, se trouve la table à carte / bureau avec son siège escamotable. Dans l’optique d’optimiser l’espace et la circulation, la table du carré est réglable en hauteur (optionnel) afin de proposer une position haute pour prendre les repas ou une position basse pour un couchage supplémentaire ou le stockage des voiles. L’accès à la cabine avant avec 2 penderies et équipets est facilité par 2 portes symétriques. Outre le côté pratique, cela offre une vision dégagée vers l’avant et augmente l’impression de volume. Pour le couchage, les propriétaires profiteront d’un confortable matelas mousse avec ses housses tissus.
Ce First 35 sera à découvrir sur les salons nautiques de la rentrée à La Rochelle, Cannes, Southampton et Gênes.
Annoncé en mai dernier, l’Oceanis 58 se dévoile pleinement aujourd’hui comme la cinquième génération de la gamme. Celle-ci habille la gamme d’une nouvelle esthétique et apporte de nouvelles solutions design, pratiques et fonctionnelles. L’Oceanis 58, qui vient couronner la gamme, sera l’emblème de cette nouvelle génération des Oceanis. Une surprise vient s’ajouter à cette annonce puisque l’Oceanis 58 sera accompagné dans son lancement sur les salons nautiques de la rentrée, par le nouvel Oceanis 50.
Ce sont donc deux nouveautés Oceanis que BENETEAU proposera en septembre prochain.
A l’extérieur : facilité et convivialité.
L’Oceanis 58 bénéficie de nouvelles solutions, même si son appartenance au renouveau de la gamme Oceanis est indéniable : roof plus tendu, vitrage latéral très allongé, arceau de capote / bimini parfaitement intégré, ergonomie de chaque zone optimisée.
Parmi les innovations, la grande verrière qui encadre la descente permet à la lumière de s’engouffrer à l’intérieur et offre une vision unique vers l’arrière et les voiles depuis le carré. La porte d’entrée motorisée (optionnel), est escamotable en fond de cockpit.
Les manoeuvres reviennent toutes vers les postes de barre pour faciliter la navigation et dégager les parties à vivre.
La jupe arrière, avec son tableau arrière ouvert est une véritable terrasse sur la mer, trait d’union entre le cockpit et la mer. Elle accueille des bains de soleil, une douche de pont, une échelle de bain confortable et sécurisante ainsi qu’un très grand coffre où le radeau de survie trouvera naturellement sa place. De l’autre côté sont placés un coffre à gaz étudié pour des bouteilles de grande contenance ainsi que des coffres à palmes et à masques en fond de jupe.
Très pratique, la gestion de l’annexe est originale et pragmatique. Pas moins de trois solutions sont proposées pour son relevage.
Côté navigation, la carène est conçue pour performer avec une gîte modérée. Le mât Selden 3 étages de barres de flèches porte une grand-voile Full Batten et génois en dacron double plis de chez Incidence en Standard. En option, des voiles en Hydranet (tissu très haut de gamme particulièrement résistant au vieillissement) sont aussi proposées tout comme une trinquette volante ou fixe sur enrouleur avec rail auto vireur. L’arceau fixe de cockpit est aussi le point d’accroche de l’écoute de Grand-voile (facilité et efficacité de réglages). En option, un mât enrouleur est proposé, équipé de voiles tri radiales en Mylard Taffetas pour optimiser performance et vieillissement.
A l’intérieur : Luxe et harmonie.
L’accès au carré par la descente en pente très douce (rendue possible par l’arceau qui libère le réglage de l’écoute de grand-voile) avec ses mains courantes / rampes d’escaliers est très sécurisant. On trouve sur bâbord une véritable cuisine domestique.
Sur tribord, se trouve un bureau qui reçoit également les fonctions de la table à carte et autour duquel trois personnes peuvent se tenir en même temps. En avant, le carré est luxueux et accueillant avec une attention toute particulière apportée à la circulation, notamment avec la table en bois repliable et la banquette escamotable dans l’axe du bateau.
Sur bâbord, se trouve le canapé avec assises de grande profondeur et accoudoirs, rangement bar et Ice Maker (optionnel). A l’avant, la majestueuse cabine propriétaire propose de magnifiques volumes et des rangements nombreux et bien pensés. A l’étrave, la soute peut abriter une cabine équipages avec rangements, toilettes et douche (optionnel).
Enfin, à l’arrière, la cabine tribord traité VIP, propose deux lits jumelables avec matelas marins et sommiers à lattes en standard et une coiffeuse. La cabine bâbord quant à elle est une belle cabine « invités », confortable et pratique avec son grand lit double. Ces deux cabines sont pourvues de leurs salles d’eau privatives avec douche séparée pour un accueil irréprochable des invités. En façade arrière, le grand plexi avec ses hublots de ventilation offre une vue imprenable sur la mer dans ces deux cabines.
Une version 4 cabines sera également proposée et, dans ce cas, le propriétaire s’octroiera naturellement la cabine arrière tribord.
L’Oceanis 58 est à découvrir dès septembre 2009.
Nouvel Oceanis 50 porte la philosophie du renouveau.
Dans la lignée de l’Oceanis 58, un certain nombre de changement à l’intérieur étaient souhaités par le cabinet de design Nauta afin d’améliorer le bien être, plus en termes d’équilibre des ambiances que d’ergonomie, qui fait l’unanimité auprès des propriétaires. Le nouvel Oceanis 50 va donc bénéficier d’un enrichissement de son intérieur pour le rendre encore plus contemporain et lui procurer une ambiance encore plus lumineuse.
Sur le pont, l’évolution est plus visible : Avec l’Oceanis 58, l’Oceanis 50 sera le premier voilier de croisière de série à bénéficier d’un arceau de capote fixe sur lequel le palan d’écoute de grand-voile vient naturellement se fixer. Les avantages de cette configuration sont nombreux :
– descente et roof libérés sur l’avant pour un accès intérieur plus confortable
– réglage de grand voile facilité
– fixation de la capote et du bimini plus rigide et sécurisante
– déplacements facilités en sortie de cockpit grâce aux mains courantes
La ligne du roof renouvelle celle de son prédécesseur, avec une esthétique modernisée par un roof plus tendu, un arceau de capote très bien intégré et des ouvertures latérales allongées pour davantage de lumière à l’intérieur. Le nouvel Oceanis 50 dévoilera donc une lecture plus dynamique des lignes générales de pont. Pour le reste, les fonctions de rangement du radeau de survie ainsi que l’ergonomie du cockpit ou des postes de barre reprennent les acquis de l’Oceanis 50.
Ce voilier aux lignes pures offre désormais un choix inégalé de versions d’aménagement de la navigation en couple aux croisières des grandes tribus (versions Family). En effet, pas moins de 4 versions sont disponibles et l’Oceanis 50 Family avec cabine d’étrave (optionnel) offre jusqu’à 13 couchages !
L’Oceanis 50 sera présenté sur les salons de Cannes, Southampton et Gênes.
Source : Bénéteau
www.beneteau.com
Gildas Mahé sur Figaro Banque Populaire
Ils ont dit…
Gildas Mahé, sur sa préparation pour la Solitaire du Figaro 2009 :
"Mon programme s’est axé sur trois volets essentiels. Il a fallu que je navigue et pour cela j’ai profité pleinement des stages d’entraînement du Centre Finistère Course au Large. Nous avons beaucoup travaillé les parcours « banane » et les manœuvres dans la perspective de la Quiberon Solo. Mais en marge de ces sessions, j’ai également navigué de mon côté afin notamment de tester les voiles pour ma saison, mais aussi d’optimiser la vitesse et les réglages des safrans. J’ai profité de l’œil extérieur et avisé de Guillaume pour progresser dans ces domaines. Enfin, j’ai soigné ma préparation physique en particulier pour me renforcer le dos. Sur une épreuve comme la Solitaire du Figaro, nous passons beaucoup de temps assis à la barre et une bonne musculation du dos est essentielle pour ne pas avoir à trop en souffrir. C’est un gain évident pour la suite et pour la récupération entre les étapes ".
Jeanne Gregoire, sur son remplacement temporaire :
" Je suis d’abord heureuse que le bateau navigue. J’aime ce Figaro, il m’a fait vivre de grands moments et j’aurai été peinée de le voir rester à terre. Je suis vraiment contente que ce soit Gildas qui en prenne la barre. Il est certainement celui qui correspond le mieux à l’état d’esprit cultivé au sein du Team. Sportivement il donnera le meilleur et humainement il a de belles valeurs. Il était important pour moi que mon remplaçant soit capable de poursuivre la progression sportive engagée ces dernières saisons et je lui fais pleinement confiance pour continuer sur notre lancée… " .


















