Pour la 1ère fois depuis l’histoire du Tour de France à la voile, un équipage gagne deux fois de suite cette épreuve. Courrier Dunkerque, mené par Daniel Souben réalise cet exploit à La Seyne sur Mer.
Toute l’équipe de l’équipementier Marinepool annonce être fière d’être associée à ce succès. L’équipage a notamment pu apprécier la nouvelle gamme Kingston, développée sur les conseils des participants du Tour de France à la Voile.
Daniel Souben, skipper – manager de « Courrier Dunkerque » : « Je suis très fier de cette victoire. Elle rentre, tout de même dans l’histoire du Farr 30 et du Tour de France à la voile. C’est une victoire de groupe. Chaque équipiers est fantastique, tout comme l’équipe à terre et nos partenaires. Nous avons été très réguliers sur cette épreuve. Nous n’avons jamais rien lâché même le dernier jour ! Nous réalisons une grande saison ! » Marinepool félicite également tout le team d’Elcimai-Ville de Marseille, qui s’est accroché jusqu’au bout dans l’espoir d’accrocher le podium.
C’est à 9 heures ce matin à la Seyne-sur-Mer, juste avant le Post log de l’édition du Tour de France à la Voile 2009, que William Borel, le directeur de course de cette épreuve, a annoncé le choix du monotype qui succédera au Farr 30 en 2011. En présence de Henry Bacchini, Vice-Président de la FFVoile chargé du département habitable, et de Frédéric de Watrigant, Directeur de l’épreuve, il a révélé aux 23 équipages de l’épreuve le nom de l’heureux élu : il s’agit du projet M34 construit par le chantier Archambault et dessiné par le cabinet Joubert-Nivelt Design. Long de 10,34 m, soit près d’un mètre de plus que le Farr 30, ce monotype au look résolument moderne disposera d’une plus grande puissance grâce à un rapport surface de voilure/poids bien supérieur et sera capable de naviguer sur de plus grandes distances au large. Un atout qui a permis à William Borel d’annoncer une deuxième nouveauté : la création de la première transat en équipage sur monotype qui complètera ce circuit. Le premier départ de cette épreuve bi-annuelle, organisée comme le TFV par Larivière Organisation et soutenue par la FFVoile, sera donné à l’hiver/printemps 2011/2012. Elle devrait emprunter la route des Alizés et constituer un véritable run de vitesse sur l’Atlantique : de quoi faire rêver plus d’un régatier à travers le monde !
Mars 2010
Emmanuel Archambault, le « boss » du chantier, et Alexandre Mercier, architecte du cabinet Joubert-Nivelt Design, ont confirmé que le premier exemplaire du M34 devrait voir le jour en mars 2010 et sera présenté officiellement dés la prochaine édition du TFV en juillet 2010. A partir de cette date, le M34 sera construit à raison de 5 unités par mois afin, comme l’a confirmé Frédéric de Watrigant, Directeur de l’épreuve, que le Tour de France à la Voile 2011 puisse se disputer sur ce seul monotype. L’épilogue d’un suspens long de neuf mois, depuis l’annonce du cahier de charges pour le nouveau bateau du Tour de France à la France en novembre 2008, pour mettre au monde plus qu’un bateau, une nouvelle aventure dans le monde de la course au large.
Changer de bateau pour le Tour de France à la Voile n’est pas chose banale. Six monocoques seulement se seront ainsi succédés en 32 ans : l’Ecume de Mer en 1978, le First 30 de 1979 à 1981, le Rush Royale en 1982 et 1983, le Sélection de 1984 à 1991, le JOD 35 de 1992 à 1998 et enfin le Farr 30 (ex Mumm 30) de 1999 à 2010. On observera une longévité qui s’est accrue avec le temps puisque les trois derniers monotypes ont, à eux seuls, couverts 26 ans d’histoire de l’épreuve ! C’est dire la carrière que s’apprête à connaître le nouvel élu. D’ailleurs l’un des dix commandements du cahier des charges, qui sont rappelés plus bas dans ce communiqué, exigeait une construction assez solide pour durer au moins dix ans au plus haut niveau.
Une exigence de polyvalence
Ce cahier des charges, véritable acte fondateur de ce changement, a été forgé en novembre 2008 à St Tropez lors d’une réunion de 12 personnalités de la voile menée par William Borel, le directeur de course du TFV en association avec la FFVoile. Pour conduire la sélection, ce dernier ne s’est jamais éloigné de l’esprit de ce document fondateur qui rappelait la volonté de pérenniser le format historique et original de cette épreuve qui mêle des régates techniques (type banane) et des parcours côtiers ou au large jusqu’à des étapes de 200 milles. Sans oublier de conserver l’esprit initial qui permet à des amateurs, des étudiants, de se confronter à armes égales à des navigateurs chevronnés ou professionnels sur une même ligne de départ et avec des bateaux strictement monotypes. A travers les dix points on retrouvait également les exigences suivantes : un bateau au look résolument moderne, facilement transportable par la route, d’un tirant d’eau raisonnable pour entrer dans les ports, n’exigeant pas plus de 5 à 6 équipiers, disposant d’un bout-dehors rétractable afin de gréer un spi asymétrique et d’un prix raisonnable (120 000 euros HT avec la remorque). Globalement plus hauturier aussi. Enfin le chantier devait être capable d’assurer le respect de la jauge dans le temps et être doté d’une capacité internationale forte.
Au 31 janvier 2009, 23 avant-projets provenant de neuf pays différents avaient été reçus par William Borel, signe d’un intérêt majeur pour l’épreuve. Le 13 mars une short-list de trois noms était retenue : le JPK 998 présenté par JPK Composites et dessiné par Jacques Valer, le One Design T2011 présenté par K-Challenge et dessiné par le duo Russel Coutts/Andrej Justin et, enfin, le M34 présenté par le chantier Archambault et dessiné par le cabinet Joubert-Nivelt Design. C’est donc ce dernier qui a finalement été retenu par William Borel après de nombreuses consultations. Pourquoi ? « Il présentait les choix les plus innovants avec le projet K-Challenge. Je pense notamment à la quille relevable qui permet un tirant d’eau de 2,5 m en mer réduit au port ou pour le transport à 1,70 m. Et il s’agissait de celui qui respectait scrupuleusement le cahier des charges y compris en terme d’assurance du budget pour l’avenir. Le chantier Archambault présente également des garanties d’internationalisation avec pas moins de 1650 Surprises qui naviguent depuis 1977 partout dans le monde ».
M34, un nom provisoire
Le M34, appellation provisoire puisque Larivière Organisation annoncera plus tard son nom définitif tout comme celui de la nouvelle transat, va donc succéder au Farr 30 après 12 ans de bons et loyaux services. William Borel résume les avantages du prochain monotype du TFV vis-à-vis de son glorieux aîné : « il est plus long, plus moderne, plus adapté au large, son rapport puissance de voile/poids est largement supérieur, il ira ½ nœuds plus vite au près et beaucoup plus vite au reaching grâce à son plus grand volume de coque et son spi asymétrique (130 m2 de spi contre 90 pour le Farr 30), enfin il sera plus aisément transportable grâce à sa quille relevable et aussi à un système de mât emboitable déjà utilisé par les RC44 qui permet de scinder ceux-ci en deux parties sur la remorque.».
Les qualités hauturières de l’Archambault M34 autorisent également une plus grande diversité d’épreuve. Ce qu’anticipe d’ailleurs Larivière Organisation en annonçant le même jour la création de la première transatlantique en équipage sur monotype de l’histoire (nom de code One Wave West : rien que pour faire rêver !). Adoubée par la FFVoile, cette nouvelle épreuve partira vers les Antilles au cours de l’hiver/printemps 2011/2012 soit juste après le premier TFV disputé sur M34. Enfin, dernière nouvelle, Cino Ricci, organisateur du Giro Vela, a annoncé que cette épreuve adopterait également le M34 lorsqu’elle changera de support. On le voit avec ce nouveau bateau, les organisateurs du TFV comptent également dynamiser et internationaliser encore davantage le circuit. Une bonne nouvelle pour le TFV.
Caractéristiques du Archambault M34 (entre parenthèses, caractéristiques du Farr 30)
Longueur HT : 10, 34 m (9,43) Largeur : 2,98 m (3,08) Déplacement : 2 400 kg (2 040 kg) Tirant d’eau : 1,70 m/ 2,5 m (2,10 m) Surface de voilure au près : 72 m2 (56 m2) Spi : 130 m2 (90 m2) Architectes : Joubert/Nivelt Design Constructeur : Archambault Prix avec remorque : 120 000 euros
L’étape retour Horta – Les Sables traîne en longueur pour les derniers concurrents de la flotte et transforme en pénitence les dernières heures de course. Le golfe de Gascogne se languit sous un ciel bas digne du plat pays et dans des airs toujours aussi évanescents. Destination Calais qui mène le dernier groupe voit revenir dans son tableau arrière plusieurs bateaux autrement plus récents que le plan Rolland de Pierre-Yves Chatelain et Lionel Régnier. Comme quoi, d’avoir un bateau dernier cri ne dispense pas de faire les choix de navigation adaptés. Le vent devrait néanmoins rentrer et permettre à tous les concurrents d’arriver avant la fermeture de la ligne fixée à vendredi 24 juillet.
Une étape autrement plus technique
De l’avis de tous les coureurs, cette deuxième étape s’est caractérisée par son caractère technique plus prononcé que lors de l’aller. Autant la descente vers Horta s’était jouée sur des options de navigation tant dans le golfe de Gascogne que lors de la traversée de la dorsale, autant cette deuxième s’est jouée sur la capacité à trouver la meilleure combinaison de voilure dans des vents forts, à choisir les bonnes options de navigation au bon moment, à savoir résister et gérer l’usure du matériel comme des hommes. A ce jeu-là, les équipages les plus complets, les plus pointus techniquement, les plus volontaires ont parfaitement tiré leur épingle du jeu. Le podium l’illustre bien, avec un duo de tête Telecom Italia dont le palmarès, à lui seul, témoigne de l’expérience, des deuxièmes (CG Mer) qui ont su compenser leur relatif manque d’expérience du large par une hargne hors du commun et l’habitude des compétitions de haut niveau et un troisième (Tzu Hang) qui a su prendre les bonnes options de navigation et mettre en valeur un nombre impressionnants de milles déjà parcourus sur des voiliers de toute nature. C’était une étape pour hommes forts et la remontée spectaculaire au classement d’équipages aussi aguerris que Christophe Coatnoan – Halvard Mabire (Groupe Partouche) ou bien encore Yvan Noblet – Damien Guillou (Appart City) en témoigne encore.
Les Sables – Horta – Les Sables a rempli, au bout du compte, son contrat d’objectifs. Le but était de pérenniser une course estivale qui permette de se roder en vue des grandes épreuves transatlantiques en double ou en solitaire. Il était aussi de contribuer au développement de la Class 40 en attirant de plus en plus d’équipages étrangers. Avec six nationalités représentées au départ, on peut dire que l’avenir est bien engagé. Plus complexe, l’amalgame entre coureurs amateurs et néo-professionnels se réalise au prix peut-être parfois de différences de niveau certaines. Mais c’est aussi un excellent moyen de tirer l’ensemble vers le haut que de disposer de quelques pointures qui donnent un nouveau tempo à la course. Enfin, il serait injuste de ne pas évoquer l’accueil exceptionnel qu’a réservé Horta à la course. Disponibilité de tous les acteurs impliqués, paysages somptueux, la destination vaut autant pour le parcours qu’elle propose que pour l’ambiance à nulle autre pareille. Sans préjuger de l’avenir, la Class 40 a peut-être trouvé là un point d’ancrage particulièrement solide.
Ils ont dit…
Jean Saucet (Entreprendre en coopérative) : « Cette étape était plus dure que la première. Il fallait vraiment être dessus le bateau tout le temps, trouver les bonnes combinaisons de voilure. Nous avons, de surcroit, voulu trop raser au départ la bordure de l’anticyclone et nous l’avons payé cher. Et c’est vrai que quand tu te retrouves relégué au fond du classement, tu appréhendes la course avec moins de décontraction… »
Didier Le Vourc’h (Zed 4) : « Inconsciemment, le bon résultat de notre première étape, nous a mis beaucoup de pression. Du coup, nous avons navigué moins libéré. Et puis, l’étape était plus dure avec du vent fort qui soumet les équipages à rude épreuve. Nous avons sûrement payé là le peu de temps de navigation que nous avions en commun. Nous avons eu du mal, notamment, à bien gérer notre rythme de quart… Du coup, on s’est mis dans le rouge plusieurs fois et on l’a payé. »
Que du beau monde, ce matin au premier briefing des skippers à la Cité de La Voile Eric Tabarly, ils étaient tous là, les ténors de la classe, les bizuths nouveaux venus, les fidèles amateurs et les anciens Vendée-globistes. Présentation de la course, de l’organisation et du programme de la semaine, chacun a également tenu à souhaiter un bon anniversaire « à cette jolie Dame qu’est La Solitaire du Figaro » précisait Claire de Crépy, directrice de l’organisation. Nathalie Geslin, responsable de la communication de Suzuki France, partenaire principal de la course pour la deuxième année consécutive a souhaité remercier les skippers : « Je suis très impressionnée par ce plateau d’exception, il est toujours aussi important pour Suzuki, dans le contexte actuel, de soutenir La Solitaire. Ce partenariat, on y croit ! Cette année, ce sont plus de 50 000 collaborateurs qui suivront assidûment la course. ».
Il flotte déjà un air de fête sur Lorient, ville départ de cette 40ème édition de La Solitaire. Sur le village de la course, les exposants accueillent le public déjà nombreux à flâner le long des pontons. A 17h, François Aubertin, vice-président de Cap L’Orient, chargé du nautisme et Aimé Kergueris, Vice-Président du Conseil Général du Morbihan, coupaient le ruban d’inauguration du village. « Nous sommes très heureux que La Solitaire revienne à Lorient après 18 ans d’absence. Je souhaite beaucoup de plaisir à tous les concurrents », indiquait Aimé Kergueris. Les festivités de cette première semaine sont donc lancées ! Animations musicales, apéro concert sur le podium, animations ludiques pour les enfants, initiation à la voile, sans oublier Le Comptoir de La Solitaire animé tous les jours à 16h par Vincent Balard, tout est réuni pour le plaisir des petits et grands. Mardi 28 juillet à 21h, Thomas Dutronc donnera un concert gratuit sur le podium du village, la première partie sera assurée par Yvan Le Bolloc’h et son groupe « Ma guitare s’appelle reviens ».
Côté course, tout le monde s’affaire : pour les skippers, chaîne d’inscription obligatoire tandis que les préparateurs débutent les premiers contrôles de jauge. Avec 52 concurrents, le Comité de Jauge, présidé par Michel Perrouin, et ses bénévoles ne vont pas chômer ! Toutes les voiles seront stickées et mesurées, le matériel de sécurité contrôlé et près d’une vingtaine de plombs seront fixés afin d’immobiliser tout ce qui ne doit pas bouger à bord.
Sur Internet, plus de 15 000 marins virtuels attendent impatiemment le départ de La Solitaire du Figaro virtuelle. Dans les conditions réelles de la course (météo et parcours), Virtual Regatta propose à chacun de faire Sa Solitaire.
Tu termines 2nd sur la Transat BPE, tu remportes la Quiberon Solo… que va-t-il se passer sur la Solitaire du Figaro ? « J’ai envie de continuer sur cette lancée là ! La saison a bien démarré. J’ai toujours dit que je voulais gagner le Figaro, je ne vais pas changer d’objectif maintenant… »
De bons résultats en début de saison : ça libère ou ça met la pression ? « Ça me prouve que je suis capable de gagner des épreuves de Championnat de France en Solitaire. Ça rajoute de la confiance. Quant à la pression, elle est là de toute façon ! Je veux faire une belle course, pour ça, la pression est nécessaire. »
Le plateau sportif de cette 40e édition est extrêmement relevé : est-ce que cela veut dire qu’il faudra adopter une stratégie particulière ? Attaquer plus ? Prendre des risques ? « Je ne changerai pas ma façon de naviguer. Je vais déjà essayer de faire ce que je sais faire, et on verra sur l’eau pour adapter la stratégie à la situation qui se présentera. C’est mon 9e Figaro, je sais que l’on retrouve en gros toujours les mêmes schémas. Le premier objectif est d’être dans le coup dès la 1ère étape. »
Comment t’es-tu préparé lors de ces dernières semaines ? « Je n’ai pas navigué depuis la Quiberon Solo. Le bateau était en chantier, je l’ai remis à l’eau vendredi dernier. Lundi, j’ai fait le convoyage jusqu’à Lorient, et là nous avons trois jours de stage avec le Pôle France Finistère Course au Large, mais il s’agit plus de reprendre ses marques et de tout vérifier à bord que de s’entraîner vraiment. »
Quel est ton objectif sur cette Solitaire du Figaro ? « Je cours après la victoire depuis plusieurs années, donc bien sûr, c’est ça l’objectif, mais il n’y a pas que ça ! En 2008, je termine 4e et je suis très satisfait de mon Figaro, c’était une belle course. On peut terminer 2nd et être déçu… Ce qui compte c’est la manière. Il ne faut pas oublier que c’est une course au temps : tout compte, chaque erreur est sanctionnée et à l’inverse, si la flotte est groupée, on s’en sort bien malgré un mauvais classement. 15 voire 20 concurrents peuvent prétendre à la victoire… Tout est possible ! »
Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres. En se maintenant toujours à portée de fusil de Tzu Hang, l’équipage de Palanad II pensait avoir fait le plus dur… mais le destin met parfois un malin plaisir à détruire les stratégies les plus solides. Alors qu’ils étaient pointés à moins de 6 milles de l’arrivée, Nicholas Brennan et Alex Alley voyaient les derniers souffles d’air disparaître en même temps que leurs inquiétudes augmentaient. Le matelas de plus de quatre heures d’avance fondait à vue d’œil pour les deux navigateurs qui ne pouvaient que constater leur impuissance. Palanad II, balloté par la houle dans un vent nul, restait à portée de vue de la bouée de Nouch Sud sans pouvoir l’atteindre. Axel Strauss et Juerg Burger pouvaient alors savourer le podium conquis de haute lutte au terme d’une deuxième étape remarquable, soldée juste par la perte du grand spi dans les dernières heures de course. Ce qu’Axel Strauss saluait stoïquement en faisant remarquer que la mésaventure lui permettrait d’arriver fraichement lavé, suite au bain forcé pour dégager la toile de spi emmêlée dans les safrans.
Coup d’essai, coup de maître
Un équipage qui n’avait pas ce type d’états d’âme, c’est bien celui de CG Mer, Wilfrid Clerton et Loïc Lehelley. Les deux navigateurs, tous deux issus de la filière dériveur, n’ont rien lâché, cherchant sans relâche à titiller le tableau arrière de Telecom Italia, tout au long de cette seconde étape. Si Wilfrid avait déjà acquis une certaine expérience en Class 40, son coéquipier n’avait, malgré plusieurs titres de Champion de France en Finn, quasiment aucun vécu en compétition au large. Et pourtant, leur complicité sautait à la figure sur la ligne d’arrivée. Le tempérament de compétiteur de Loïc agissait comme un aiguillon puissant auprès du skipper, quand la sagesse de Wilfrid permettait de tempérer les ardeurs parfois trop intrépides de son coéquipier. Deux forces de la nature, une envie de mordre dans la compétition à pleines dents, une complémentarité évidente en plus d’une complicité sans égale, la recette avait du bon. L’équipage de CG Mer montre que dans le domaine de la course au large aussi, aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années.
Plusieurs bateaux devraient en terminer dans la soirée : Appart City (Yvan Noblet – Damien Riou) précédait à 16h un petit groupe composé de Groupe Partouche (Christophe Coatnoan – Halvard Mabire), Keysource (et un peu plus en retrait Techneau (Gilles Dutoit – Benoît Daval). Tout ce petit monde attendait qu’Eole en ait terminé avec sa sieste pour enfin boucler une étape qui commençait à traîner en longueur.
Ils ont dit…
Wilfrid Clerton (CG Mer) : « Naviguer avec Loïc était vraiment fantastique. Il est tout le temps en train de pousser, de vouloir repousser les limites du bateau, c’est un vrai compétiteur, un perfectionniste. Il fallait juste que je lui rappelle de temps en temps que certaines choses ne se font pas de la même manière quand on est en équipage réduit. En tous les cas, je suis vraiment ravi de l’avoir embarqué dans cette aventure. Et deuxième, derrière Telecom Italia, ce n’est quand même pas mal… »
Axel Strauss (Tzu Hang) : « On a vraiment pris du plaisir sur cette deuxième étape. On a su mieux maîtriser le bateau et on est assez content de nos options de navigation. Seule la dernière journée était difficile après la perte de notre grand spinnaker. Je n’avais qu’une seule obsession, c’était de voir si Palanad II nous reprenait du terrain ou pas. C’est passé de justesse, mais c’est passé ; je suis vraiment content. »
Classement au 21 juillet à 14h (TU+2)
1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) arrivé le 22 à 1h41’32’’ 2 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) arrivé à 3h18’01’’ 3 – GER 53 Tzu-Hang (Axel Strauss – Juerg Burger) arrivé à 8h19’23’’
Magistral ! Il a hissé le spi rouge Honda du leader en Bretagne, à Saint-Quay, et l’a conservé jusqu’à l’arrivée à la Seyne sur Mer où il s’est même offert le luxe de remporter aujourd’hui sa dixième victoire de manche, son 29ème podium sur les 42 manches disputées ! S’imposant de 70 points devant TPM – COYCH – un écart qui rappelle la domination de Barlow Plastic en 2000 barré par Adrian Stead – Courrier Dunkerque vient de remporter le Tour de France à la Voile 2009. Menés par Daniel Souben, mélange de charisme, de timidité et d’intelligence, barrés par Pierre-Loïc Berthet et Pierre-Antoine Morvan, les Nordistes gagnent pour la deuxième année consécutive. Une victoire d’autant plus jolie que le dauphin est de qualité : les Hyérois de Fabien Henry ont su hausser leur niveau de jeu pour tenir la dragée haute aux nordistes depuis l’arrivée du TFV en Méditerranée où ils auront remporté 6 de leurs 11 victoires de manche.
Si ces deux là avaient presque course gagnée avant cette dernière journée, derrière eux, le suspense a duré jusqu’à la dernière minute ! Le récit des trois régates du jour (cf. ci-dessous) le montre aisément. Ce matin encore, la troisième place du classement général n’était pas acquise. Entre Nouvelle Calédonie et Elcimaï Ville de Marseille, la bagarre aura été chaude tout au long de l’après-midi mais au final l’équipage du Pacifique aura conservé 11 points d’avance.
Rude bataille aussi de côté des amateurs. Ce matin Purflo – Les Thermes Marins – St Malo possédait 12 points d’avance sur Espoirs Ile de France. Ils se seront vu concédés des points sur les deux premières manches pour finalement se faire dépasser par des franciliens irrésistibles dans la dernière manche au point de la gagner ! Et c’est ainsi que Jimmy Pahun, double vainqueur du TFV, inscrit pour la première fois son nom tout en haut du classement amateur Malongo. Sans oublier une belle 7ème place au général. Ville du Port- Région Réunion accèdent à la 3ème place du podium.
Déjà vainqueur étudiant en 2008, les étudiants de CSC – HEC – Ecole Navale prennent de nouveau la première place du classement CSC. TU et Delft Normale Sup – Lagardère complètent le podium. L’équipage d’Hervé Gautier a largement mené les débats malgré une Méditerranée davantage disputée.
Récit de la première manche
La flotte s’élance à 12 heures 05 dans 15 à 18 nœuds de Sud Est, entre la plage du Mourillon, à Toulon, et le village de Saint Mandrier. Sur cette banane à deux tours mouillée au 90° à 1,2 milles, TPM – COYCH, Courrier Dunkerque et Elcimaï – Ville de Marseille distancent le reste de la flotte. C’est dans cet ordre qu’ils s’emparent des trois premières places de la manche. Belle performance de l’Outre-Mer avec une 4e place pour BRED, une 5e place pour Ville du Port – Région Réunion et une 7e pour Nouvelle Calédonie.
Récit de la deuxième manche
Ce deuxième parcours, long de 1,4 milles, est mouillé au 100° avant d’être modifié au 115°. Courrier Dunkerque s’impose, suivi d’Elcimaï – Ville de Marseille et de Val Thorens. Deuxièmes de la manche, les Marseillais rattrapent leur retard au général sur Nouvelle Calédonie, 20e, et espèrent alors monter sur le podium. Espoirs Ile de France (6e) se rapproche de la victoire amateur en menaçant Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo (11e). Tout se jouera lors de la dernière manche !
Récit de la troisième manche
Tension, rappel général et nouveau départ sous pavillon noir : quatre bateaux sont disqualifiés et le départ est lancé une troisième fois. Pour Manche Basse-Normandie, BRED, Supelec – Dauphine et Bienne Voile, le TFV se termine plus tôt que prévu. Sur le plan d’eau, dans 18 nœuds de vent, la tension est à son comble et les équipages se disputent la tête de flotte. Nouvelle Calédonie enroule en tête la première bouée au vent. Au deuxième passage au vent, c’est Espoirs Ile de France qui mène la flotte. Il conservera cette place jusqu’au bout et décrochera en prime le classement Amateur Malongo.
On ne peut l’ignorer, la mer est agitée autour du monde du nautisme. Mais la fantastique capacité d’adaptation et d’innovation de l’industrie nautique française lui permet de mieux résister que ses voisins. Le Nautic est ainsi passé devant tous les autres rendez-vous européens en 2008, et entend bien enfoncer le clou cette année en préparant une édition encore plus attirante et innovante. Le comportement des plaisanciers est en pleine mutation, peut être moins consumériste, plus responsable devant l’environnement et les contraintes financières. Mais la passion est toujours là, omni-présente dans toutes les disciplines. Aujourd’hui 80% des exposants de 2008 ont déjà confirmé leur participation : le Nautic sera de nouveau le grand rendez-vous à ne pas manquer.
Toutes les passions mènent au Nautic. Dynamique, foisonnant et convivial, le Nautic renforce encore sa différence en proposant une offre diversifiée et inégalée de toute l’industrie mondiale des loisirs nautiques. Une diversité qui s’organise autour de trois pôles majeurs où chacun a sa place.
Voile et tourisme : un pôle pour rêver. Concentré sur le Pavillon 1, ce pôle présente les stands de plus de 400 sociétés. C’est ici que sont réunis les derniers-nés des plus grands chantiers navals, près de 400 voiliers de toutes tailles sont exposés aux côtés des dériveurs et catamarans de sport, des surfs et le kite-surfs, des canoë-kayaks, des chars à voile, des planches à voile, des pédalos… Mais aussi le tourisme à travers les régions et les pays aux destinations exotiques, les services liés à l’achat d’un bateau : financement, assurance, places de port, les institutions : ministères, affaires maritimes, marine nationale, écologie, sans oublier les éditions, les medias et les courses…
Motonautisme : il y souffle comme un vent de liberté. Près de 300 marques motonautiques, réparties sur plusieurs Pavillons selon leurs secteurs d’activité : moteurs, pneumatiques et bateaux.
Equipements : Un monde de technologie et d’innovations. Plus de 300 électroniciens, accastilleurs, gréeurs, fabricants de winches, de poulies, de voile, de dessalinisateurs, de vêtements, de cirés et de systèmes en tous genres se regroupent ainsi dans le Pavillon 2-1.
Le Nautic sélectionnera une centaine des meilleurs produits du moment pour les exposer dans le ShowRoom Equipement, et mettre en valeur les dernières innovations de l’année.
Le Nautic propose de nouvelles expériences, des découvertes et des nouveautés. Le Nautic s’adapte à cette nouvelle donne, et développera de nouvelles animations destinées à un public toujours plus large : « Cuisine à Bord », par exemple, est destiné à faire découvrir les recettes magiques des chefs ou fin gastronomes lorsqu’ils sont à bord. Comment tirer le meilleur d’une cuisine embarquée et des formidables produits de la mer ?
Autre nouveauté, « Bienvenue à Bord » se veut être un véritable service de coaching nautique, destiné à tous ceux qui voudraient bien mais n’osent pas franchir le pas : comment choisir une école de voile, quel équipement choisir pour mon bateau, dans quelle région naviguer avec des enfants ? Des experts reconnus seront présents à la disposition des visiteurs pour les orienter et les conseiller en toute indépendance parmi les centaines d’exposants du plus grand des salons nautiques.
Les innovations dévoilées en 2008 seront également développées, comme la Scène nautique, la TV interactive du salon,. Et dès cette année, le Nautic ouvre ses portes au modélisme naval et aux aquariophiles. Quel marin n’a pas une maquette chez lui ? Et qui ne rêve pas de créer son bout d’atoll dans son salon ?
Par le gros temps qui coure, les organisateurs ont aussi décidé de serrer les coudes autour des vrais passionnés. Car le Nautic est non seulement la plus grande vitrine du nautisme, c’est aussi le lieu unique qui permet de tout voir, tout découvrir. Mais le salon va encore plus loin et veut devenir un partenaire solide des clubs, associations de propriétaires et des événements nautiques en général. Témoin de ce nouvel engagement auprès des passionnés, le Nautic était le partenaire de la Champion’s Race qui s’est déroulé en mai et rassemblait à Douarnenez la fine fleur de la course au large et de la régate autour des 80 ans du Dragon.
Elargir l’audience du nautisme tout en renforçant ses liens avec ses aficionados, tel est le défi que les organisateurs du Nautic se sont fixé pour 2009. Au près dans la dépression, c’est deux fois la route et trois fois la peine, mais quand la passion est là…
Rendez-vous au Nautic Du vendredi 4 au dimanche 13 décembre Paris Expo- Porte de Versailles- Paris 15ème Pavillon 1/2/4/
De 10h00 à 19h00 Nocturne le vendredi 11 décembre jusqu’à 22h00
Vendredi 4 décembre 10h00 à 19h00 : Journée presse et professionnelle 15h00 à 19h00 : Avant première (sur invitation) 19H00 à 22H00 : Nuit Nautique (sur invitation)
L’organisation se fait en "amateurs" et les membres du club s’improvisent : concepteur d’affiche, commerciaux ou directeur marketing. C’est la passion du kitesurf et l’envie d’organiser un bel événement qui mobilise les troupes.
Ensuite, l’équipe technique du KPWT arrive en France et l’ensemble prend une tournure plus professionnelle (organisateurs, juges, directeurs de course). L’anglais devient la langue "officielle" Combien de coureurs attendez-vous et quelles sont les forces en présence ?
Nous attendons plus de 50 coureurs dont environ 32 hommes et 15 femmes. Jesse Richman (US), le champion du Monde Overall 2008 sera présent. Il faudra aussi compter sur Antoine Auriol, le meilleur français en Freestyle, Leander Vyvey, un belge qui envoie de sacrés sauts, Thomas Coquelet, Champion du Monde en 2005 et le brésilien Evandro Da Silva. Chez les femmes, la polonaise Ania Grzelinska, championne du Monde KPWT en 2008 fera figure de favorite. Ainhoa Garcia (Espagne), Kari Schibevaag tenteront de la battre.
Des dunkerquois sont-ils capables de jouer les troubles fêtes ?
Les jeunes locaux peuvent de façon très crédible faire leur preuve. D’autant que les conditions peuvent vite devenir difficiles à Dunkerque (vent fort, courant, houle, température …). Ils connaissent le spot par cœur. Pendant les premiers tours, ils peuvent sortir une tête de série. En 2007, Adrien Denis sortait le champion du monde 2005 au 3ième tour et venait se classer 5ième de l’étape (cette place, entre autre, lui ouvrant les voies d’une carrière pro).
Pouvez-vous nous expliquer comment va se dérouler l’épreuve et nous parler de frestyle ?
L’épreuve se déroule en plusieurs manches, des heats un contre un avec élimination directe. Ces courses durent 5 à 7 minutes suivies de période de transition de 2 minutes. Dès que le vent souffle, il n’y a donc pas de temps mort, ça enchaîne. Le but pour les riders est d’accumuler le plus de figure et donc des points. Le freestyle est vraiment l’épreuve reine du Championnat du Monde.
Quelles seront les animations pendant l’épreuve ?
Un village « Fun » va être mis en place avec du Stand Up Paddle, un mur d’escalade, une wave box, des concerts et la possibilité de faire du waveboard. Cela sera une grande fête de la glisse à Dunkerque.
Féru de trimarans extrêmes, indispensable second recherché pour l’étendue de ses connaissances techniques et son sens marin, Mayeul a accepté de sortir de l’ombre et de relever le défi que lui tendent les acteurs du team Sensation Océan : Brice Lavirotte son Project Manager, Thierry Duprey Du Vorsant, le boat Captain et son conseiller technique et sportif Alain Gautier.
Bon élève des bords très convoités de Florence Artaud, Alain Gabbay, Lionel Péan , en 1998 Mayeul Riffet « monte » en Atlantique et intègre l’équipe du trimaran Banque Populaire de Lalou Roucayrol.
Quatre ans plus tard, à 22 ans, il gagne le grade de second sur Sopra Group, dans le team de Philippe Monnet et d’un flotteur à l’autre, de marées en marées, on le retrouve en 2005 à bord des Gitana 10 et 12. Puis aux côtés d’Alain Gautier sur Foncia. Et enfin à la barre de « La Trinitaine » exploité depuis deux ans par « Sensation Océan ».
« Sensation Océan » est née d’une recette gagnante dans l’industrie du « grand frisson ». L’entreprise montée à Lorient par Brice Lavirotte, un ex – publicitaire lyonnais, surfe sur le marché de l’événementiel et de l’exceptionnel en réalisant le rêve de nombreux plaisanciers amateurs ou non : Une journée sur ces engins de folie. Une opération mercantile, certes, mais qui a permis de bluffer les uns et de sauver les autres de l’abandon ! Plusieurs trimarans Orma bénéficient ainsi d’un entretien permanent.
Le grand chantier de l’ex-Trinitaine commencera à l’automne prochain. – Ses flotteurs seront ils rallongés ? – Son mât sera t’il raccourci ? – Sa voilure sera t’elle étoffée ? Les architectes et l’équipe du projet gardent les plans encore bien secrets….