Les deux bateaux sont partis ce mercredi soir dans un vent de sud de 20 à 25 nœuds. Une ligne de grains orageux venant du sud-ouest est arrivée sur New-York en cours d’après-midi et a produit un net renforcement du vent à son passage. Ce qui a permis de réaliser un départ un peu plus précoce qu’initialement prévu.»
Les 10 hommes à bord de Groupama 3 : • Franck Cammas, skipper, chef de quart et barreur • Stève Ravussin (CH) : Chef de quart et barreur • Frédéric Le Peutrec : Chef de quart et barreur • Loïc Le Mignon : Deuxième barreur • Lionel Lemonchois : Deuxième barreur • Bernard Stamm (CH) : Deuxième barreur • Ronan Le Goff : Equipier d’avant • Bruno Jeanjean : Equipier d’avant • Olivier Mainguy : Equipier d’avant • Stan Honey (USA) : Navigateur
Les 12 hommes à bord de Banque Populaire V • Pascal Bidégorry – skipper, chef de quart • Ronan Lucas – numéro un • Kévin Escoffier – barreur/régleur • Yvan Ravussin – chef de quart • Ewen Le Clech – numéro un • Sébastien Audigane – chef de quart • Florent Chastel – numéro un • Jean-Baptiste Le Vaillant – barreur/régleur • Emmanuel Le Borgne – barreur/régleur • Marcel Van Triest – navigateur embarqué • Pierre-Yves Moreau – régleur/numéro un • Xavier Revil – barreur/régleur
Les chiffres à retenir pour le record de l’Atlantique Nord : – 2 925 milles entre New York (USA) et le Cap Lizard (GB) – Temps à battre : 4 jours 3 heures 57 minutes – Vitesse moyenne : 29,26 nœuds – Record détenu par Franck Cammas, à bord de Groupama 3, depuis le 24 juillet 2007.
Franck Cammas était en pleine forme ce jeudi midi pour la première vacation radio organisée avec le PC Terre à Lorient alors que le trimaran vert avait déjà parcouru plus de 450 milles depuis son départ de New York, mercredi à 20h 12′ 16” TU. « Nous naviguons sur une mer plate avec 20 à 25 nœuds de vent portant. Nous avons dû faire quelques changements de voile depuis le départ du phare d’Ambrose pour renvoyer la toile ce matin avec le gennaker. On essaye d’aller vite en lofant pour accélérer. L’équipage connaît bien la chanson et les conditions ne sont pas trop difficiles : on a pu se reposer tout en maintenant une vitesse moyenne élevée. Les quarts sont en place avec en ce moment (11h30, heure française) Fred Le Peutrec, Lionel Lemonchois et Ronan Le Goff sur le pont ; Steve Ravussin, Bernard Stamm et Olivier Mainguy sont en stand-by ; moi-même, Loïc Le Mignon et Bruno Jeanjean sommes en quart de repos. Quant à Stan Honey, il est hors quart devant sa table à cartes et il nous aide sur le pont lors des manœuvres. La trajectoire jusqu’au cap Lizard n’est pas si limpide que cela : après Terre-Neuve, il va falloir choisir entre une route un peu lofée ou plus abattue, ce qui se répercute sur la configuration de voiles. Nous allons nous décider après le cap Race… La problématique reste toujours la fin de parcours car le front semble vouloir traîner à l’approche du but. »
Sylvain Mondon de Météo France, routeur à terre de Groupama 3, a aussi expliqué les raisons de cette heure de départ alors que Pascal Bidégorry et son équipage ont choisi de s’élancer du phare d’Ambrose deux heures et demie plus tard (mercredi 29 juillet à 22h 47′ 42” TU) : « Hier soir, une ligne de grains est passée sur New York, générant des vents assez forts (25-30 nœuds) de secteur Sud ce qui nous a permis de lancer cette tentative un peu plus tôt que prévu. Ce choix s’appuie sur le fait que quel que soit le moment du départ à quelques heures près, le temps de parcours était le même : ce départ un peu avancé permet d’avoir un peu plus de marge par rapport au système dépressionnaire qui va accompagner le trimaran après Terre-Neuve. Un front froid s’est formé sur le Canada et va traverser l’Atlantique jusqu’à l’Angleterre : Groupama 3 va l’attraper à l’approche du courant du Labrador en restant moins près de ce front : il sera plus facile de gérer la trajectoire en restant très proche de l’orthodromie (route directe). C’est une très bonne fenêtre météo parce qu’elle permet de ne pas rallonger la route tout en restant sur le même bord. »
Terre-Neuve, point névralgique
La trajectoire de Groupama 3 s’annonce donc très rectiligne jusqu’au Cap Lizard et le seul passage autorisant un choix de route plus ou moins direct vers le but, se situe à moins de 20 heures des étraves du trimaran géant. Rappelons que le courant chaud du Gulf Stream participe à la progression du multicoque mais en approchant des bancs, les températures vont nettement chuter en raison de sa confrontation avec le courant froid du Labrador qui longe les côtes orientales de Terre-Neuve. Brouillard, humidité, trafic maritime, pêcheurs… les obstacles sont légion sur cette tranche de parcours, mais dès vendredi midi, la voie sera libre sur l’Atlantique avec une mer relativement calme puisque la dépression canadienne que le multicoque va attraper, repousse l’anticyclone des Açores vers le Sud en laissant un océan apaisé.
La nuit dernière, Franck Cammas et ses neuf équipiers ont dû d’abord composer avec les bancs de sable qui parsèment le début du parcours au large de Nantucket : obligé de s’écarter d’une vingtaine de milles au Sud de la route directe, Groupama 3 a pu glisser ce jeudi matin pour améliorer l’angle d’attaque par rapport au vent (25 nœuds de Sud-Ouest, navigation à 130° du vent réel). Il se recalait donc ce midi sur la route la plus courte en devançant un front froid associé à une dépression venue du Canada. L’objectif est de rester en avant de ce front pour conserver le même vent stable de secteur Sud-Ouest jusqu’aux abords des côtes anglaises. La vitesse moyenne devrait donc être très stable sur tout le parcours et sur un seul bord (contrairement au record établi le 24 juillet 2007 par Groupama 3) : le gain par rapport au temps de référence de 4j 03h 57′ 54”, devrait donc être sensible demain vendredi soir, car le trimaran vert avait dû enclencher trois empannages très au Sud de la route directe il y a deux ans…
Le « chasseur » Pascal Bidégorry, parti avec un peu plus de deux heures et demie de décalage de New York, était dans le même tempo que Franck Cammas : reste à savoir si cet écart au départ ne va pas faire diverger les trajectoires aux abords de Terre-Neuve, la nuit prochaine !
A la mi-journée, avec quelques minutes de retard dans la visioconférence pour cause de changement de voile à bord du Maxi Banque Populaire V, Pascal Bidégorry visiblement satisfait de son début de record revenait avec force de détails sur cette entrée en matière entre le phare d’Ambrose et le Cap Lizard : « La nuit a été sympathique parce que nous avons bénéficié d’une mer relativement plate et de 30 nœuds de vent en continu. Nous allons vite et régulièrement avec une moyenne entre 35 et 40 nœuds. Depuis, nous sommes rentrés dans un brouillard à couper au couteau. Nous n’avons aucune visibilité, à tel point que nous avons failli percuter un chalutier faisant route sans feu. Cela rajoute un peu de piment à l’histoire. Mais nous avons tous pris notre rythme et tout va bien à bord ».
Heureux de son sort, Pascal Bidégorry ne pouvait que se réjouir de la cohésion d’un groupe qui consacre tout son talent et son énergie à la conquête du Record de l’Atlantique Nord. Au rang des bonnes nouvelles du jour, l’avance sur le tableau de marche de référence traçait un large sourire sur le visage du Basque qui restait toutefois prudent : « 21 milles d’avance ! Nous sommes contents mais il ne faut pas s’emballer non plus. Nous sommes surtout ravis du potentiel extraordinaire du notre bateau. Ca va vite, très vite. Nous avons enregistré 41 nœuds de vitesse au moment du passage de la ligne. Incroyable ! ».
Si ce premier volet de la campagne de record du Maxi Banque Populaire V se joue contre un temps à battre de 4 jours 3 heures 54 minutes 57 secondes, par la force des choses, un deuxième challenge s’est invité sur l’Atlantique. En effet, le départ de Franck Cammas et son équipage, deux heures et demi avant Pascal Bidégorry et ses hommes a donné à cette traversée des allures de duel océanique : « On est forcément tenté d’aller jeter un œil sur la route de Groupama 3. Nos trajectoires sont très proches et c’est très intéressant pour s’étalonner ».
Si le navire amiral du Team Banque Populaire pointe actuellement dans l’Atlantique Nord, en Bretagne Sud, le monotype aux couleurs de la Banque de la Voile, skippé par Gildas Mahé, vient d’entrer en course sur la première étape de la 40ème Solitaire du Figaro. Vainqueur de l’épreuve en 2000, Pascal Bidégorry ne pouvait manquer l’occasion de saluer certains des concurrents : « Je veux bien sûr adresser un clin d’œil tout particulier à Gildas. Mais je pense aussi à deux marins proches du Maxi Banque Populaire V, Yann Eliès et Erwan Tabarly et à deux autres avec lesquels nous avons partagé des moments forts, Charles Caudrelier et Jérémie Beyou. A eux et aux autres, bon vent ! »
Quelques heures après son départ de New-York, l’équipe du Maxi Banque Populaire se tient parfaitement dans les temps d’un nouveau record. Reste maintenant à négocier les Bancs de Terre-Neuve et à maintenir une trajectoire la plus fluide possible dans leur course vers l’Europe. Pendant ce temps le chronomètre tourne…. La suite promet d’être passionnante.
Temps à battre : 4 jours 3 heures 57 minutes 54 secondes
Ce jeudi après-midi, sous le vent de Groix, le patron sportif de la Solitaire, Jacques Caraës affiche un large sourire. La houle résiduelle du départ s’est aplanie, le vent d’ouest d’une dizaine de nœuds est stable et 52 spis multicolores viennent de fleurir, barrant l’horizon de fort jolie manière entre Lorient et Groix. Cette fois, on est dans le vif du sujet : La Solitaire est lancée et bien lancée ! Et comme s’ils avaient voulu honorer la vénérable course, leur course, les Figaristes ont régalé les spectateurs venus les applaudir à bord d’une multitude de bateaux à moteurs et autres vieux gréements, pas toujours très disciplinés d’ailleurs. Le premier bord de près (7 milles) pour aller contourner la bouée Radio France fut de toute beauté sous le soleil, notamment parce que deux grandes idées s’affrontaient : un paquet de bateaux choisissant d’aller chercher du vent au continent, tout près de Larmor-Plage, pendant que l’autre s’en allait à l’inverse jouer dans le sud-est de l’île de Groix… voilà bien longtemps qu’on n’avait vu un tel écart latéral sur le premier bord d’une Solitaire ! Sur les premiers bords devrait-on écrire, puisqu’il fallait louvoyer pour remonter vers cette première marque… l’avantage passant tour à tour d’un côté puis de l’autre du plan d’eau, entraînant un joli suspense pour ce premier accessit.
Mouren puis Eliès en éclaireurs
A 14h40, après 1h40 de course (le premier départ donné avait été le bon, sans aucun rappel l’ordre) le vent avait enfin choisi son camp, celui de la droite du plan d’eau. Et comme un clin d’œil au 40e anniversaire de l’épreuve, c’était le doyen de la course, Jean-Paul Mouren (M@rseillEntreprises), qui empochait la mise du haut de ses 56 printemps, devant 51 affamés dont la plupart pourraient être ses fils. A ce premier pointage officiel, le délicieux Marseillais devançait Yann Eliès (Generali) et Corentin Douguet (E.Leclerc-Mobile), le Montpelliérain Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) pointant son étrave en 4e position, juste devant celle du Black Hawk de Ronan Treussart. Quelques minutes plus tard, alors que les spis se déployaient allègrement et que les vitesses augmentaient sur la route des Birvideaux ( Grand Prix GMF Assistance à laisser à tribord), Yann Eliès prenait la tête ! Le miraculé du Vendée Globe, gravement blessé pendant le tour du monde, prouve dès l’entame de cette première étape que malgré une rééducation tout juste achevée, il n’est pas là pour faire de la figuration. Tribord amures, sous spi serré, le quintet de tête de la bouée Radio France avait même réussi à creuser un écart de près d’un demi-mille sur le reste de la flotte, à l’exception notable du Britannique Nigel King (Nigel King Yachting) et du jeune Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham) qui était passé 7e et premier bizuth à la bouée Radio France, confirmant ainsi d’éclatante manière son statut de favori pour le classement des débutants dans l’épreuve.
Les ex vainqueurs à la peine
Et les grands favoris dans tout cela ? La réussite n’était pas de leur côté sur ces deux premières heures de course. Rien de bien grave puisque la flotte est encore relativement groupée et que la route est longue. Il a tout de même fallu attendre le 21e rang du pointage pour voir apparaître le premier des six anciens vainqueurs, Jérémie Beyou (Bernard Paoli). Le tenant du titre Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) était passé 24e, Eric Drouglazet (Luisina) au 28e rang, Michel Desjoyeaux (Foncia), Armel Le Cléac’h (Brit Air) et Charles Caudrelier Benac (Bostik) respectivement 34e, 35e et 36e. Le Champion de France en titre Gildas Morvan (Cercle Vert), lui, ne pouvait faire mieux que 42e. Rien de rédhibitoire pour eux, qui en ont vu d’autres et ont largement le temps de se refaire une santé tout au long des 345 milles de cette première étape entre Lorient et La Corogne.
A 16h30, Yann Eliès confirmait son grand retour en passant en tête par l’est des Birvideaux, remportant ainsi le premier Grand Prix GMF Assistance de cette 40e Solitaire. Une seule ombre au tableau de cet après-midi de rêve : le talonnage sur le haut-fond de Basse Mélite, à Groix, du Figaro Bénéteau numéro 15 (Opéra en plein air) victime d’une voie d’eau et de varangues cassées. Jérôme Samuel est aussitôt rentré au port de Lorient où il va tenter de réparer. Pendant ce temps, les 51 autres solitaires s’affranchissaient du passage des Birvideaux, au Nord de Belle-Ile, toujours sous un soleil radieux, une mer plate, et un vent d’ouest d’une douzaine de nœuds qui rendait la progression relativement facile sous spi. Chacun sait que le vent doit progressivement s’évanouir et se prépare à gérer cette première nuit de course qui, de l’avis général, pourrait bien s’avérer complexe pour s’extraire de la bulle anticyclonique, si celle-ci se confirme. A bord du catamaran Direction de Course qui filait 10 nœuds pour se maintenir à hauteur de la flotte, Jacques Caraës ne pouvait que tirer un premier bilan positif : « c’est vraiment dommage pour Jérôme Samuel qui a talonné, car tout le reste était plus que sympathique : mer belle, soleil agréable, spectacle magnifique et vent stable pour s’extraire sans problème des courreaux de Groix… on ne pouvait guère demander mieux ! »
BM
Echo de ponton :
Francis Morel, Directeur Général du Groupe Le Figaro, sur les pontons de la base des sous-marins de Lorient, à quelques heures du départ : « Je trouve ça (les bateaux, le départ de la course, ndr) très impressionnant. La Solitaire du Figaro, lorsqu’on pense à ces marins qui sont seuls en mer sur leur bateau, c’est une aventure exceptionnelle. C’est pour cela que j’aime bien être là, au départ. Ces marins sont des hommes extrêmement courageux, des sportifs très entraînés, très compétents, et leur course est forcément fantastique. C’est pour cela que je serai également présent à l’arrivée à Dieppe… J’aime cette course.»
Hier soir, l’analyse météo confirmait des vents violents et une grosse mer, notamment sur la zone de Terre-Neuve. Des conditions qui ne sont donc pas propices à la vitesse et ne correspondent pas à un schéma pleinement favorable pour permettre à Sodeb’O d’améliorer son propre record de la traversée de l’Atlantique Nord en solitaire en moins de 5 jours 19 heures, 25 minutes et 20 secondes.
« Cette décision n’a pas été facile à prendre, » confie le skipper qui comme tout compétiteur attend avec impatience de passer à l’action. « Ne pas partir s’avère être le choix le plus raisonnable et le plus réaliste face à cette configuration météo encore trop éloignée des exigences de ce record en solitaire. ». Une configuration en revanche favorable pour les équipages de Groupama 3 et Banque Populaire V qui sont passés en code vert, prêts à franchir la ligne de départ à Ambrose Light. « Si cette fenêtre se présente bien pour mes camarades en équipage pour qui on parle d’une vitesse moyenne autour des 30 nœuds sur quatre jours, elle n’est pas favorable pour moi qui vise en solitaire une vitesse de 22/23 nœuds sur cinq jours » explique le skipper de Sodeb’O. « Cette dépression est trop rapide et avec des vents trop forts. Elle me passerait dessus et là, le record s’envolerait. »
A New York, le stand-by de Sodeb’O continue jusqu’au 14 août.
Alliance Innov’ Technology, intégrateur officiel et représentant exclusif en France des PC portables semi-durcis Durabook et durcis Durabook Pro, annonce son partenariat technique avec le skipper Arnaud Boissières sur son nouveau 60 pieds (ex PRB) jusqu’au Vendée Globe 2012.
Alliance Innov’ Technology fournira à Arnaud Boissières et au Team Voile Akena Vérandas, l’ensemble de son informatique mobile avec le support technique associé. En 2009, Arnaud et son Team Voile recevront une dotation de PC portables semi durcis Durabook 15RP, nouveau PC portable semi durci haut de gamme. Cette dotation sera réactualisée chaque année avec les nouveaux modèles, notamment pour la Route du Rhum 2010 et le Vendée Globe 2012.
En novembre 2009, vous pourrez retrouvez Alliance Innov’ Technology et les produits Durabook au départ de la Transat Jacques Vabre, course en double avec les skippers Arnaud Boissières et Vincent Riou, ralliant Le Havre au Costa Rica. Un blog dédié sera mis en ligne en septembre : http://durabook-voile.sport.fr
Il est à noter que, afin d’étendre le partenariat exclusif engagé aux côtés du skipper Arnaud Boissières, Alliance Innov’ Technology offre des tarifs préférentiels, contre petits logos « Durabook inside » fournis à adhésiver à l’extérieur du voilier (bôme, mât, coque…), à tous les skippers de course au large.
A Lorient, base du team Groupama, c’est l’effervescence. Tandis que Franck Cammas est en relation directe avec Sylvain Mondon chez Météo France et Stan Honey, navigateur de Groupama 3, afin d’affiner l’heure de départ de New York, l’équipe logistique en termine avec l’acheminement de l’équipage aux Etats Unis.
« Contrairement aux idées reçues, l’équipage n’est pas présent à New York depuis le 7 juillet. Notre organisation de stand by lui impose d’être mobilisable en moins de 24 heures. Depuis le 7 juillet, nous les tenons informés chaque matin à 10h des prévisions météo réalisées par Sylvain Mondon. Dès que nous sommes passés en code jaune (départ possible entre 48 et 72 heures), ils ont préparé leurs affaires de mer. Ils sont maintenant dans l’avion pour New York » relate Stéphane Guilbaud, team manager.
A leur arrivée à la marina de Gateway, l’équipage a retrouvé un trimaran parfaitement préparé par l’équipe technique mais aussi par deux des équipiers, Loïc Le Mignon et Olivier Mainguy : « Ca fait plaisir de nous retrouver . Nous sommes à la fois excités et concentrés. Le défi qui nous attend est important et complexe. Important car mener un trimaran comme Groupama 3 à la perfection est un véritable challenge mais aussi complexe car il va falloir s’adapter aux conditions de vent et de mer qui seront probablement un peu différentes des prévisions. Selon nos dernières informations, la fenêtre qui s’ouvre est très bonne avec des vents portants même si elle nous contraint de descendre un peu au Sud de la route la plus courte » analyse Franck Cammas.
Dans ses bureaux de Toulouse, Sylvain Mondon analyse les différentes cartes météo qu’il va chercher sur des serveurs européens et américains. Ensuite, il y intègre les performances de Groupama 3 à bord duquel il a encore récemment navigué. Au final, en fonction des routes choisies, il obtient un temps de traversée : « En étant il y a deux ans le premier bateau à voile à traverser l’Atlantique en moins de 100 heures à 29,2 noeuds de moyenne, Groupama 3 a mis la barre très haute. Pour aller encore plus vite, il faut vraiment faire une belle trajectoire et rester le plus proche des 2925 milles de la route directe (5265 km) ».
On se souviendra qu’en 2007, lors de sa victorieuse tentative, Groupama 3 avait également conquit le record de la distance parcourue en 24 heures avec 794 milles à l’incroyable vitesse moyenne de 33,08 nœuds : « Ce chrono, nous l’avions réalisé très rapidement après le départ de New York. Les conditions étaient idéales avec un vent de travers bien établi et une mer plate. Si nous n’avions pas cassé l’un des deux foils, nous aurions dépassé la barre mythique des 800 milles. Ce chiffre est incroyable à lire mais plus encore à vivre en mer à bord de Groupama 3. Et c’est aussi pour cela que nous sommes là aujourd’hui. La vitesse, l’adrénaline et le défi que représentent cette traversée, c’est magique ». ajoute Franck Cammas
Pour l’accompagner dans cette quête de vitesse absolue, le skipper de Groupama 3 s’est entouré de fidèles mais aussi de nouveaux équipiers. Au rang des habitués du bord, l’on retrouve Stève Ravussin et Frédéric Le Peutrec, chefs de quart, Ronan Le Goff et Bruno Jeanjean à l’avant et Loïc Le Mignon, deuxième barreur. Quant aux nouveaux venus, leurs palmarès sont parlants : Lionel Lemonchois, vainqueur en titre de la Route du Rhum, Bernard Stamm, vainqueur en titre de la Velux Five Oceans, Stan Honey, navigateur vainqueur de la Volvo Ocean Race sur ABN AMRO et enfin Olivier Mainguy, membre du team Groupama qui officiera à l’avant avec ses compères Ronan et Bruno. Un équipage qui a, en grande partie, battu le premier record de la saison 2009 en traversant la Méditerranée en 17 heures et 8 minutes le 16 mai dernier.
Dans la marina de Gateway à New York, Groupama 3 tire sur ses amarres : «Nous avons l’expérience pour trouver rapidement les bons réglages et tirertoute la quintessence de Groupama 3 ; les hommes font la différence. Justement, je suis entouré d’un équipage exceptionnel dont je suis très fier. Nous sommes tous les dix fins prêts » conclut Franck Cammas.
L’équipage :
* Franck Cammas, skipper, chef de quart et barreur * Stève Ravussin (CH) : Chef de quart et barreur * Frédéric Le Peutrec : Chef de quart et barreur * Loïc Le Mignon : Deuxième barreur * Lionel Lemonchois : Deuxième barreur * Bernard Stamm (CH) : Deuxième barreur * Ronan Le Goff : Equipier d’avant * Bruno Jeanjean : Equipier d’avant * Olivier Mainguy : Equipier d’avant * Stan Honey (USA) : Navigateur
Entre le phare d’Ambrose au large de New-York et la ligne d’arrivée entre Ouessant et le Cap Lizard, le temps de référence à battre est de 4 jours 3 heures 57 minutes et 57 secondes. Le créneau météorologique qui se présente aujourd’hui devant les étraves du plus grand trimaran océanique au monde semble prometteur et correspond aux attentes du skipper basque et de son météorologue Marcel Van Triest. Mais sur un parcours entre le Nouveau Monde et le Vieux Continent réputé pour ses nombreux pièges, le défi lancé au temps s’annonce passionnant et le suspense haletant.
Après une tentative sur la Route de la Découverte qui s’était refusée à eux en début d’année faute de créneau météorologique intéressant, la conjoncture semble enfin décidée à jouer en la faveur des marins du Maxi Banque Populaire V. Scrutant sans relâche les prévisions et les fichiers sur l’Atlantique Nord, Pascal Bidégorry et Marcel Van Triest avaient entrevu une possibilité de départ de New-York aux alentours du 14 juillet. Mais la fenêtre s’était alors refermée. C’est donc la deuxième ouverture qui s’annonce comme la bonne et ce pour le plus grand plaisir d’un skipper et d’un équipage qui voyaient pourtant leur stand-by toucher à sa fin. L’heure de la bataille océanique sonne donc aujourd’hui pour le Team Banque Populaire et le rendez-vous qui se profile avec le chronomètre a tout pour satisfaire Pascal Bidégorry : « Cela fait maintenant un moment qu’on attend et qu’on se prépare, et tout l’équipage voit donc arriver cette échéance du départ avec beaucoup de plaisir. Nous allons enfin pouvoir voir ce que notre Maxi Trimaran Banque Populaire a sous le capot ! Nous allons quitter New-York avec du Sud Ouest et pour l’instant les routages nous annoncent une traversée sur un seul bord, au portant. Nous allons bénéficier d’une vingtaine de nœuds pour le départ, avec un flux qui devrait se renforcer par la suite. La navigation va ressembler à un beau jeu de positionnement par rapport à l’état de la mer. Notre avantage est que nous n’avons pas besoin de 40 nœuds pour aller vite. La seule incertitude du moment concerne une baisse du vent sur la fin du parcours. Mais globalement cette fenêtre est très intéressante et nous permet aujourd’hui d’envisager une traversée dans les temps du record… ».
Se déjouer des pièges
La détermination est donc bel et bien là pour le navigateur et ses onze comparses qui s’apprêtent à vivre leur première navigation en mode record. Le travail et la préparation de ces derniers mois vont être soumis à l’épreuve des éléments et du temps, de quoi certainement en tirer de précieux enseignements dans la perspective du Trophée Jules Verne. Mais en attendant, il leur faudra résoudre une équation aussi simple sur le papier qu’elle pourrait s’avérer compliquée à résoudre en mer : aller le plus vite possible entre New-York et le Cap Lizard en déjouant tous les pièges qui viennent corser un chemin parfois bien mal pavé. A quelques heures du départ de la Marina de Brooklyn, Pascal Bidégorry revient en détails les difficultés qui l’attendent : « Le parcours qui nous attend se décompose en trois temps forts. Il y a une première partie sur les premières 24 heures de course pour aller jusqu’aux bancs de Terre Neuve. Nous partons de New-York avec un courant d’air chaud, avec du vent de Sud Ouest et une eau relativement chaude. Nous allons rentrer dans le courant du Labrador pour nous rapprocher de Terre Neuve où nous allons rencontrer un changement de climat et de température de manière assez radicale en très peu de temps. Ensuite nous aurons deux jours pour traverser le plus droit possible vers l’Europe, toujours avec un système dépressionnaire Sud Ouest – Ouest. Le final est toujours le côté le plus aléatoire au moment du départ, notamment pour savoir quelle sera la trajectoire du centre dépressionnaire en arrivant de l’autre côté. Il nous restera donc une journée pour conclure avec un peu de réussite et un bateau polyvalent pour être capable d’aller vite dans toutes les conditions de vent ».
Avec cette fenêtre qui s’ouvre sur l’Atlantique, Pascal Bidégorry et ses onze équipiers s’apprêtent à écrire la première page de leur livre des records océaniques, moins d’un an après la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire V. Demain dans l’après-midi, les douze hommes quitteront les pontons de la Marina de Brooklyn pour rallier la zone de départ au niveau du phare d’Ambrose. Le Maxi Trimaran aux couleurs de la Banque de la Voile coupera la ligne à l’assaut du chrono dans la nuit de mercredi à jeudi. Avis aux courtisans du temps… la chasse est officiellement ouverte !
L’équipage :
* Pascal Bidégorry : skipper, chef de quart * Ronan Lucas : numéro 1, régleur * Yvan Ravussin (CH) : barreur, régleur * Jean Baptiste Le Vaillant : barreur, régleur * Pierre Yves Moreau : numéro 1, régleur * Ewen Le Clech : numéro 1, régleur * Manu Le Borgne : barreur, régleur * Sébastien Audigane : barreur, régleur * Florent Chastel : numéro 1, régleur * Xavier Revil : barreur, régleur * Kévin Escoffier : barreur, régleur * Marcel Van Triest : navigateur
Soleil radieux, vent de sud-ouest d’une dizaine de noeuds, mer plate et scintillante qui danse mollement le long des golfes clairs… le décor de carte postale frisait la perfection ce mardi midi à Lorient où les conditions étaient donc idéales pour le traditionnel Prologue Suzuki. Cette boucle longue d’une petite vingtaine de milles entre Gâvres, la passe de l’Ouest de Lorient et la côte sous le vent de Groix fût l’occasion d’offrir un joli spectacle, de vérifier que tout fonctionnait bien à bord des 52 Figaro Bénéteau engagés dans cette 40e édition de La Solitaire… et de se dégourdir les écoutes à l’avant-veille du grand départ pour La Corogne, prévu jeudi à 13h00.
A ce petit jeu, sur les bords de près comme de portant, trois hommes, trois régatiers de formation, ont dominé les débats et mené la danse de bout en bout : Jérémie Beyou (à bord de son bateau baptisé Bernard Paoli), Frédéric Duthil (BBox Bouygues Telecom) et Nicolas Bérenger (Koné Elevators). Vainqueur de l’épreuve en 2005, Beyou remportait sans aucune contestation ce Prologue Suzuki à 15h 13 minutes et 15 secondes, devant Fréderic Duthil et Nicolas Bérenger, qui comptent eux aussi parmi les favoris de cette Solitaire : Nicolas Bérenger parce qu’il a remporté Cap-Istanbul cet automne, Frédéric Duthil parce que ses trois victoires d’étapes dans les deux dernières éditions de la course et ses deux podiums au général (3e en 2008 et 2e en 2007) lui confèrent naturellement ce statut.
Trois outsiders dans le Top Ten
Chapeau à Jérémie, à qui cette victoire – même symbolique – ne peut faire que du bien, lui qui avait joué de malchance ces derniers temps en 60 pieds, notamment avec son abandon dans le Vendée Globe. Beyou est de retour et – simple confirmation – ce n’est pas pour faire de l’aimable figuration. Il n’est évidemment pas le seul dans ce cas… Dans ce top ten, ne figurent quasiment que des gros bras de la série, dont deux anciens vainqueurs : Charles Caudrelier Benac (Bostik, 4e) et l’inévitable Michel Desjoyeaux (Foncia, 7e). Gildas Morvan (Cercle Vert, 5e) et Erwan Tabarly (Athema, 8e) sont là également, eux qui ont fait l’actualité de ce début de saison, sur la Transat BPE (1er et 2e) et la Quiberon Solo (victoire d’Erwan Tabarly).
Dans la liste des dix premiers, on ne retrouve finalement que trois outsiders à avoir réussi un fort joli coup pour ce galop d’essai : Jean-Pierre Nicol (Gavottes, 6e), Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires, 9e) et Armel Tripon (Gedimat, 10e). Stimulant pour le moral, quand on sait que trois autres anciens lauréats de La Solitaire (Eric Drouglazet, Nicolas Troussel et Armel Le Cléac’h) et une bonne dizaine de prétendants au podium général sont derrière, même si la flotte restait relativement groupée avec l’arrivée des 15 premiers en dix minutes. Fabien Delahaye sur Port de Caen-Ouistreham, termine 16ème et premier bizuth.
Mais il faut mesure garder et ne surtout pas prendre ce premier tour de chauffe pour argent comptant. Ce n’est évidemment que le prologue, sans sanction sportive. Les choses seront forcément différentes jeudi, quand il s’agira de s’élancer dans la première étape à destination de La Corogne, dont on murmure déjà qu’elle pourrait s’avérer fort délicate stratégiquement. Quand il s’agira de passer aux choses sérieuses, en somme.
Ils ont dit :
Jérémie Beyou (Bernard Paoli), vainqueur du Prologue Suzuki
« Très belle journée ! Du soleil, du vent, en tête de bout en bout… plutôt sympa. En plus, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher dans ce prologue : finir de calibrer mes performances par rapport aux autres. Et notamment par rapport à Fred Duthil qui est un bon client au niveau carbu. Donc de ce côté-là, je suis pleinement rassuré. Il y a eu une belle bagarre avec Fred, on s’est bien marré. Et non pas de superstition sur le fait de remporter le prologue. C’est le moyen âge la superstition… J’ai commencé à gagner le jour où j’ai arrêté d’être superstitieux et de penser à autre chose que la course. Je n’avais vraiment pas envie que Freddo me double, il n’y avait personne devant, alors j’ai gagné. Ça fait toujours du bien de passer les lignes d’arrivée en tête, moi ça me manquait un peu… je n’allais pas lâcher sous un prétexte d’un autre âge. »
Nicolas Bérenger (Koné Elevators), 3e du Prologue Suzuki
« C’était une petite ballade sympathique en rade de Lorient. C’est toujours bien d’être sur le podium. Je me disais que si je passais toutes les bouées de La Solitaire du Figaro à la 3e place, je serais super content. Mais à mon avis, ce ne sera pas ça du tout. Cela dit, c’est très encourageant. Il y a du jeu, les mecs forts sont devant…heu… il y a quelques mecs forts qui sont derrière aussi. Tout est en place, la vitesse a l’air d’aller pas mal, à part mon ami Fred Duthil qui m’a doublé. Mais je pense que c’est plus une erreur de ma part qu’un différentiel de vitesse. »
Jean-Pierre Nicol (Gavottes), 6e du Prologue Suzuki
« C’est super. Ça confirme les attentes que j’ai pour cette année, mais on ne va pas s’enflammer non plus, ce n’est que le prologue. C’est vrai que ça allait très vite devant et pour pouvoir accrocher les premiers ça va être une vraie bagarre. Je n’ai pas fais de grosse erreur tactique, j’ai pris un bon départ en bout de ligne… et j’ai navigué relâché. Je me sens dans le coup techniquement, j’ai quand même une bonne vitesse de fond, donc tout se présente bien. »
Frédéric Duthil (BBox Bouygues Telecom) 2e du Prologue Suzuki
« On s’est bien tiré la bourre avec Jérémie ! C’était ma foi bien agréable d’avoir pris un peu d’avance sur la bande et vraiment intéressant de comparer les vitesses des bateaux. Je marche bien, notamment sur les bords de près et ça c’est rassurant. Et puis… je suis bien content que Jérémie ait coupé la ligne d’arrivée et ne m’ait pas laissé le stress de savoir si je devais le faire ou pas (un vieil adage prétend que celui qui gagne le prologue ne gagne pas La Solitaire, ndr). En 2007, j’avais gagné le prologue et malgré deux victoires d’étape, je n’avais pas gagné la course, donc je commence à croire à cette superstition ! Mon objectif sur la course ? Avant tout continuer à prendre du plaisir – comme aujourd’hui – car je suis persuadé que se mettre une trop grande pression sur le résultat peut réellement te bloquer et avoir l’effet inverse. Je vais prendre étape par étape et on verra bien le 18 août ! »
Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham), 16e et 1er bizuth du Prologue Suzuki
« Une bonne entrée en matière, ce prologue ! Les conditions étaient idéales, tout fonctionne parfaitement sur le bateau et on n’a rien cassé. Côté régate, je suis content aussi car je n’ai fait que revenir grâce à des petits coups, je me sentais bien en phase avec le vent, les effets de la côte… du coup, j’ai pris beaucoup de plaisir. C’était vraiment sympa, d’autant que je naviguais juste à côté de cadors comme Nicolas Troussel, Armel Le Cléac’h, Yann Eliès, Corentin Douguet… du beau monde ! Ce n’était que le prologue, mais c’est très bien de commencer comme ça. Evidemment, ce sera forcément différent à partir de jeudi. Mon objectif sur La Solitaire est clair : essayer de remporter le classement des bizuths, comme j’ai déjà fait sur les courses de début de saison. Au classement général, disons qu’au vu du plateau, entrer dans les 20 premiers serait une super performance. »
Sur le calendrier, c’est un championnat du monde de match racing féminin mais pour les organisateurs, c’est « la bataille de Lysekil » qui débutera demain en Suède, à une centaine de kilomètres au nord de Göteborg. Double championne du monde en titre et leader de la ranking list depuis plus de 4 ans, la Française Claire Leroy est représentée sur le visuel de l’épreuve avec un tricorne de pirate et un pistolet à la main, véritable Jack Sparrow prête à défendre ses titres par tous les moyens à sa disposition. Dans les faits, les armes à feu ne seront utilisées que par le comité de course afin de donner les départs. Seul le DS 37, bateau fourni par l’organisation, permettra aux concurrentes de se départager ce qui n’enlèvera rien à l’âpreté des duels que se livreront les meilleures barreuses du monde.
L’Australienne Katie Spithill, deuxième de la ranking list et récente vainqueur de la Kieler Woche fait elle aussi partie des favorites. La Nantaise Christelle Philippe, 19ème mondiale défendra également les chances françaises. Cette compétition planétaire est la première depuis que le match racing féminin a été élevé au rang de discipline olympique. Les phases qualificatives (round robins) doivent durer jusqu’à jeudi avant les finales programmées vendredi et samedi.
Equipage de Claire Leroy : Marie Riou (USAM Voile) Elodie Bertrand (CV Arcachon) Marine Jegaden (SN St Quay Portrieux) Morgane Gautier (SR Concarneau) Claire Pruvot (SR Courseulles)
Egalement engagée : Christelle Philippe (APCC Nantes)