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HISTORIQUE : L’Atlantique nord en 3 jours et 15 heures

Victoire Banque Populaire V
DR

Parti le 30 juillet dernier à 00h 47mn 42s heure française (22h 47mn 42s TU) de Ambrose Light (Phare d’Ambrose) à New York, le maxi trimaran Banque Populaire 5 a franchi la ligne d’arrivée au Cap Lizard (pointe sud de l’Angleterre) dimanche 2 août à 16h 13mn 30s heure française (14h 13mn 30s TU). Il établit donc un nouveau record entre New York et le Cap Lizard (GB) en 3j 15h 25 mn 48s (32,94 noeuds de moyenne) parcourant une distance totale de 2921 milles.
Mais le dernier né des maxis-multicoques, mis à l’eau en août 2008 à Lorient et baptisé à Nantes en octobre dernier, a également détrôné Groupama 3 dans le record de la plus longue distance parcourue en 24h, avec 908 milles au compteur à une vitesse moyenne de 37,8 noeuds !

RECORD DE L’ATLANTIQUE NORD
Nouveau temps de référence du record de la Traversée de l’Atlantique Nord : 3j 15h 25 mn 48s
Date et heure de départ :  30 juillet 2009 à 00h 47mn 42s heure française (22h 47mn 42s TU)
Date et heure d’arrivée au Cap Lizard : 2 août 2009 à 16h 13mn 13s heure française (14h 13mn 13s TU).
Distance parcourue : 2921 milles ( 5 410 km)
Vitesse moyenne du record : 32,94 noeuds
Pointe de vitesse : 47,15 noeuds

RECORD DES 24H
Nombre de milles parcourus : 908 milles (1682 km)
Vitesse moyenne : 37,8 noeuds

Les 12 hommes du record
– Pascal Bidégorry – skipper
– Ronan Lucas – numéro un
– Kévin Escoffier – barreur/régleur
– Yvan Ravussin – chef de quart
– Ewen Le Clech – numéro un
– Sébastien Audigane – chef de quart
– Florent Chastel – numéro un
– Jean-Baptiste Le Vaillant – barreur/régleur
– Emmanuel Le Borgne – barreur/régleur
– Marcel Van Triest – navigateur embarqué
– Pierre-Yves Moreau – régleur/numéro un
– Xavier Revil – barreur/régleur

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Groupama 3 dépasse la barre des 800 milles

Groupama 3
DR

L’accélération du temps est incroyable. En moins de dix ans, le gain de vitesse à la voile sur 24 heures a gagné plus de 250 milles, soit plus de dix nœuds de moyenne (17 km/h), un bonus de près de 30% ! Groupama 3 a en effet accumulé 841 milles en 24 heures ce samedi matin et au rythme où ils continuent de progresser ces dernières heures, Franck Cammas et ses neuf équipiers devraient encore améliorer ce record… Un record qui fut depuis longtemps une référence pour les marins du monde entier : les premiers voiliers à franchir la barre des 300 milles quotidiens furent les clippers américains (1846), armés pour rallier San Francisco au départ de New York ou de Boston à la conquête de l’or californien. Avec la construction des maxi-multicoques pour les grandes courses océaniques, la barre des 500 milles fut dépassée par le Canadien Mike Birch en 1984. Six ans plus tard, le néo-Zélandais Grant Dalton cumulait plus de 600 milles, puis en 2004 Bruno Peyron poussa la barre au-delà de 700 milles…

Des records…

Lors de sa campagne victorieuse sur l’Atlantique de 2007, Groupama 3 s’était adjugé le record de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador), puis celui entre Miami et New York. Et lors de sa traversée de l’Atlantique où il établissait le temps de référence qui tient toujours (4j 03h 57′ 54” entre New York et le cap Lizard, le 24 juillet 2007), Franck Cammas et son équipage s’adjugeaient aussi le record de la plus grande distance parcourue en 24 heures, avec 794 milles à la moyenne de 33,08 nœuds ! Aujourd’hui, cette nouvelle barre de 800 milles franchie par Groupama 3 marque l’exceptionnel potentiel de ce trimaran conçu pour le Trophée Jules Verne autour du monde et les records océaniques. Et au vu des moyennes enregistrées ces dernières heures, le nombre de milles parcourus en une journée va encore grimper…

Mais l’objectif premier de l’équipage reste le record de l’Atlantique : ce samedi matin à 3h00 (heure française), il ne restait plus que 1 182 milles à avaler et comme les conditions météorologiques sont encore très favorables ce week-end, il est de plus en plus envisageable de descendre sous la barre des quatre jours pour traverser l’océan… Groupama 3 possédait à 3h00 (heure française) 146 milles d’avance, soit environ cinq heures ! Et par rapport au trimaran « chasseur » parti avec deux heures et demie de décalage de New York, l’écart reste stable à une dizaine de milles…

Les meilleures distances parcourues en 24 heures

* 1854 : Champion of the Sea (USA) monocoque de 67,50 mètres = 467 milles
* 1984 : Formule Tag (CAN), catamaran 24,40 mètres (Mike Birch) = 512,5 milles

* 1987 : Fleury Michon 8 (FRA), trimaran 22,80 mètres (Philippe Poupon) = 517 milles 

* 1990 : Jet Services V (FRA), catamaran 22,80 mètres (Serge Madec) = 522,73 milles
1994 : Lyonnaise des Eaux (FRA), trimaran 22,50 mètres (Olivier de Kersauson) = 524,63 milles 

* 1994 : Primagaz (FRA), trimaran 18,24 mètres (Laurent Bourgnon) = 540 milles

* 1994 : Explorer (FRA), catamaran 25,65 mètres (Bruno Peyron) = 547,3 milles

* 1999 : PlayStation (USA), catamaran 32,90 mètres (Steve Fossett) = 580,23 milles

* 2000 : Club Med (NZL), catamaran 33,50 mètres (Grant Dalton) = 625,7 milles

* 2001 : Club Med (NZL), catamaran 33,50 mètres (Grant Dalton) = 655,2 milles

* 2001 : PlayStation (USA), catamaran 37,90 mètres (Steve Fossett) = 687,17 milles
* 
2002 : Maiden 2 (GBR), catamaran 33,50 mètres (Cahalan-Darvelid-Thompson) = 694,78 milles
2004 : Orange II (FRA), catamaran 36,60 mètres (Bruno Peyron) = 706,2 milles

* 2006 : Orange II (FRA), catamaran 36,60 mètres (Bruno Peyron) = 766, 8 milles
* 2007 : Groupama 3 (FRA), trimaran de 31,50 mètres (Franck Cammas) = 794 milles
* 2009 : Groupama 3 (FRA), trimaran de 31,50 mètres (Franck Cammas) = 841 milles (35,04 nœuds)

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Banque Populaire V pointe pour un record avec 872 milles en 24h

Banque Populaire V
DR

Cette nuit samedi 1er août à 2h00 (heure Paris), alors que le Maxi Banque Populaire V affichait une avance de 186,2 milles sur le temps de référence dans la tentative de record de l’Atlantique Nord avec des pointes à 44,1 nœuds (vitesse la plus haute enregistrée à bord du Maxi depuis sa mise à l’eau en août 2008) et une vitesse moyenne de 38,9 nœuds sur les dernières 4 heures, Pascal Bidégorry et ses hommes ne se sont pas privés de s’attaquer en même temps à un autre record, celui de la plus longue distance parcourue en 24h.

La valse des records a commencé

Alors que les deux trimarans géants sont engagés dans la tentative de record de l’Atlantique Nord, Groupama 3, le tenant du titre, accusant des vitesses très élevées aussi, et Banque Populaire V se sont livrés à cette nouvelle bataille : accrocher le record en parcourant la plus longue distance en 24h.

Mais Pascal Bidégorry et ses hommes n’avaient pas encore dit leur dernier mot, bien décidés de battre à nouveau ce record dans les heures qui suivaient, la vitesse moyenne de Banque Populaire V ne cessant d’augmenter. Toute la problématique du bord étant d’aller vite en contrôlant la sécurité des hommes et du bateau, préoccupation majeure de chaque instant du skipper basque.

Voeu exaucé car ce 1er août à 2h (heure française), le verdict est tombé très vite : 827,8** milles au compteur avec une vitesse moyenne de 34,49 nœuds, pulvérisant ainsi le record établi par Groupama 3 en 2007 et établissant par conséquent la nouvelle distance de référence.Toutes les heures, le record ne cesse d’être battu par le Team Banque Populaire pour enfin depuis 3h du matin devenir le tenant du titre, dans l’attente de l’homologation officielle par le WSSRC*. A 5h (heure française), Banque Populaire V bat de nouveau le record des 24h en ayant parcouru la distance de 863 milles à 35,95 noeuds de moyenne. 1 heure plus tard, les 872 milles s’affichent sur le compteur !

Sur les dernières 4h, le maxi trimaran bleu a enregistré une moyenne de 38,5 noeuds possédant une avance de 213,9 milles sur le temps de référence du record de l’Atlantique Nord. La distance au but (le Cap Lizard) est désormais de 1132.6 milles.

* sous réserve de l’homologation officielle par le WSSRC (World Sailing Speed Record Council), organisme international officiel d’homologation des records océaniques.

** le temps de référence du record des 24H était détenu par Franck Cammas sur Groupama 3 en 2007 avec 794 milles et une vitesse moyenne de 33.08 nœuds

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Yann Eliès en tête de la Solitaire

Yann Eliès - Solitaire du Figaro
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Hier (vendredi) soir, au beau milieu du golfe de Gascogne, c’est comme si un nouveau départ avait été donné et que les 52 figaristes s’étaient positionnés, chacun dans son camp, sur une immense ligne pour aborder le front attendu.
Celui-ci est arrivé à l’heure et a emmené son lot de vent et d’humidité. Au près, dans un flux de sud-ouest de 20 nœuds et une mer très agitée, cette deuxième nuit de navigation a été sportive et humide. Ambiance combinaison sèche sous les averses abondantes…

Mais au grand large du cap Ortegal, les solitaires vont bientôt voir leurs efforts soulagés. La bascule du vent au nord-ouest, synonyme de glisse vers l’Espagne intervient au moment où nous écrivons ces lignes… Les modestes vitesses affichées au pointage de 4h30 (entre 4 et 6 nœuds) vont prendre de la vigueur dans les heures qui viennent et l’armada va d’abord filer bon train vers les côtes Espagnoles pour une arrivée prévue ce soir.

Mais dans quel ordre ? Là est toute la question.

Pour l’heure, tout sourit au petit groupe de valeureux sudistes emmené par Yann Eliès (Generali). Dans son sillage, en moins de 4 milles, ses dauphins Nicolas Lunven (CGPI), Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr), Erwan Tabarly (Athema), Nicolas Bérenger (Koné Elevators), Eric Drouglazet (Luisina), Armel Tripon (Gedimat) et Michel Desjoyeaux (Foncia) sont tout sauf des enfants de chœur.

Ce top 9, minoritaire dans son choix stratégique, pourrait bien remporter la mise, à condition de toucher le nouveau vent de nord-ouest en même temps que leurs adversaires de l’ouest (Douguet, Veniard) et surtout du centre (Le Cléac’h, Morvan, Duthil, Caudrelier Benac, Treussart, Troussel etc…). Ces derniers, plus décalés au large, ont fait un pari en rallongeant leur route vers La Corogne. Ils ne connaîtront de salut qu’à condition, cette fois, d’avoir une longueur d’avance sur leurs rivaux pour bénéficier du nouveau vent.

Tout l’intérêt de ces 15 dernières heures de course réside dans cette bagarre à distance (36 milles d’écart latéral séparent Gérald Véniard de Yann Eliès), reflet de différentes philosophies de route. Mais il y a une autre possibilité très vraisemblable : que tous les chemins mènent à La Corogne ! S’il y aura bien un vainqueur dans cette première étape, les écarts en temps pourraient être dérisoires entre les 20 premiers concurrents.

Ils ont dit :

Nicolas Bérenger (Koné Elevators), 5e au pointage de 4h30, à 2,7 milles du leader :

« Ce matin est un peu humide et frais. J’ai enfilé ma combinaison sèche, mon gilet de sauvetage et j’ai ma balise de détresse en poche. J’ai fais mon changement de voiles comme tout figariste appliqué à cette heure-ci : j’attends que le front passe ! Il y a une mer de face, avec un mètre de creux environ. Le vent est retombé à moins de 20 nœud, mais on a eu jusqu’à 25 nœuds cette nuit.»

Aymeric Belloir (Cap 56), 34e au pointage de 4h30, à 13,6 milles des leaders :

« C’est humide ! J’ai eu l’impression que toute l’eau du ciel me tombait sur la tête. Ca vient de s’arrêter y’a 5 minutes, donc je me suis déchargé un peu. Je barre sans trop de repère car j’ai perdu mon aérien donc je n’ai plus d’indication de vent. Dans cette première étape, mon départ n’était pas terrible, on essaye de négocier le front au mieux mais ce n’est pas évident… heureusement, mes cirés sont bien étanches ! »

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HISTORIQUE : 907 milles en 24h pour Banque Populaire V

Banque Populaire V étrave
DR

La nuit de tous les records !
Cette nuit samedi 1er août à 2h00 (heure Paris), alors que le Maxi Banque Populaire V affichait une avance de 186,2 milles sur le temps de référence dans la tentative de record de l’Atlantique Nord avec des pointes à 46 nœuds (vitesse la plus haute enregistrée à bord du Maxi depuis sa mise à l’eau en août 2008), Pascal Bidégorry et ses hommes ne se sont pas privés de s’attaquer en même temps à un autre record, celui de la plus longue distance parcourue en 24h.

Progressant dans sa tentative de record de l’Atlantique Nord depuis jeudi 30 juillet 00 heures 47 minutes (heure française), le Maxi trimaran Banque Populaire V vient d’acomplir une performance incroyable voire historique : Pascal Bidégorry et ses 11 hommes pulvérisent le record établi par Groupama 3 en 2007 et établissant par conséquent la nouvelle distance de référence*.

Partis de New York 2h30 avant Pascal Bidégorry, Franck Cammas et son équipage franchissent les premiers la barre des 800 milles. A 2h (heure française) affichant 827,8milles au compteur avec une vitesse moyenne de 34,49 nœuds, Banque Populaire progresse très vite. S’enchaîne alors une incroyable valse de cette même performance des 24h, toutes les heures, le record ne cesse d’être battu par le Team Banque Populaire pour enfin depuis 3h du matin devenir le tenant du titre.

A 5h, Banque Populaire V affiche la distance de 863 milles à 35,95 noeuds de moyenne, 1 heure plus tard, les 872 milles s’affichent sur le compteur ! Depuis, la vitesse du maxi voilier de record n’a cessé d’augmenter. Pascal Bidégorry et ses 11 hommes sont flashés à une vitesse époustouflante de 46 nœuds (85 km/h) !
A 6h, 874,9 milles avec 36,45 nœuds. A 7h du matin, la distance de 875,6 milles avec 37 nœuds est enregistrée.
A 8h, 880 milles sont parcourus sur les dernières 24h à une vitesse moyenne de 36,7 nœuds.

Au dernier pointage à 11h15 (heure française) enfin, Banque Populaire V a passé la barre des 900 milles avec 907 ( 1680 km) parcourus en 24h à une vitesse moyenne de 37.79 nœuds ! Cette performance sera celle sans doute homologuée officiellement par le WSSRC*dans les prochaines heures.

Le multicoque bleu siglé "I’m Free", mis à l’eau il n’y a pas un an, établit ce jour une nouvelle distance de référence détrônant les 794 milles parcourus en 24h par Groupama3 en 2007.

Joint par son équipe à terre à 6h ce matin, le skipper, que l’on sent concentré et dont la voix est masquée par le bruit infernal de la vitesse du maxi, raconte rapidement "en ce moment on a 34 noeuds et on avance à 44 noeuds avec des pointes à 46 noeuds, c’est impressionnant, on va essayer d’améliorer encore ce record. On fait attention il fait nuit et il faut vraiment tout anticipé ".

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Yann Eliès remporte la première étape de la Solitaire

Elies vainqueur a la Corogne
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A La Corogne, les premiers Figaro Bénéteau viennent de regagner les pontons, où l’on a recueilli les premiers témoignages des quatre grands gagnants de cette première étape de feu : Yann Eliès bien sûr mais aussi Nicolas Lunven, Armel Le Cléac’h et le premier des bizuths, Paul Meilhat. Qu’y a-t-il de commun entre ces quatre marins ? On pourra disserter à l’envie sur l’héritage assumé d’une grande lignée de marins côté Eliès et Lunven, évoquer le Vendée Globe dont deux des héros montent aujourd’hui sur le podium de La Solitaire. On pourrait disséquer encore la course d’un Paul Meilhat au profil davantage marqué régatier et qu’on n’attendait peut-être pas à pareille fête dans une course au large. Et si au final leur seul point commun était le talent ? Interview de Yann Eliès, premier vainqueur et des autres :

Yann Eliès :

Un goût de reviens-y…

« Ce n’est qu’une étape et je ne compte pas m’arrêter là, il faut la savourer, mais j’ai aussi de la suite dans les idées. J’ai envie d’aller au bout, d’aller chercher une victoire. Parce qu’il faut que je la gagne un jour cette Solitaire. C’est ma 5e victoire d’étape, mais il ne faut pas que je m’arrête là ! »

Les sensations retrouvées
« Après le Prologue Suzuki, sur le petit parcours, j’étais un peu inquiet. Mais jeudi au départ de l’étape, j’ai senti quelque chose, que j’avais retrouvé les sensations des régates d’avant. Tout ce que je faisais, ça marchait. Je me suis dit : il faut rester dans ce timing, dans ce feeling et ça va bien se passer. De fait, j’étais aux avant-postes tout le temps.

Retour au sport
« Cette victoire, j’espère que ça va me permettre aussi de passer à autre chose (que son statut de rescapé des mers du sud, ndr). Il y a eu l’épisode du Vendée Globe, mais j’ai aussi une valeur sportive que j’avais avant et que j’ai retrouvée et ça fait du bien aussi de ce côté-là. »

Physiquement…
« J’ai pas mal dormi le premier jour et la nuit dernière au près, car le bateau avançait tout seul. Je me suis offert ces petits luxes de bien dormir mais je ne le regrette pas parce que je suis quand même bien cassé à l’arrivée. D’un point de vue physique, tout va bien. J’ai fait attention quand j’allais à l’avant parce qu’il y avait quand même pas mal de mer. Je n’ai plus l’équilibre que j’avais avant, je suis un peu plus pataud mais j’y arrive quand même. Il suffit de faire les choses simplement. »

Nicolas Lunven (CGPI), 2e à 16’05’’du leader :
 
« Usant »
« Pas facile cette étape ! Fatiguant du début à la fin. Que ce soit les conditions, avec la pétole ou les 25 nœuds au près et le final au largue serré. Il fallait rester vigilant. Yann était déjà dans les premiers à Lorient, et moi plutôt dans les derniers. Lui est resté en tête tout au long de la course alors que moi j’ai grappillé les places les unes après les autres. Il a toujours gardé suffisamment d’avance… »

Les clés de la course

« Je n’ai pas toutes les explications sur cette étape. Même en étant sur l’eau, c’est pas simple. Ca s’est joué à peu de chose. Hier soir, c’était le groupe de Charles Caudrelier Benac qui était en tête, plutôt au nord, moi, je préférais rester à l’intérieur de la route. C’est ce qui a payé. Savoir exactement pourquoi et comment, où se sont fait les écarts, ce n’est pas simple. Je pense aussi que j’allais vite. Ca permet de se sortir de situations délicates par rapport aux petits camarades. C’est pour ça que j’ai réussi à revenir dans le match.

Dans la cour des grands

« C’est mon premier podium d’étape. Devant moi Yann Eliès, derrière moi Armel Le Cléac’h. J’en viendrais à me demander ce que je fais entre les deux… mais je suis content d’y être ! C’est vrai que je me sens à l’aise sur le bateau, dans mes choix, dans mes décisions, dans la vitesse, j’ai progressé dans tous les paramètres du jeu. C’est une satisfaction. On va essayer de continuer sur la même lancée »
 
Armel Le Cléac’h (Brit Air), 3e à 26’53’’ du leader :
 
Revenu de loin
« Très content de finir troisième à La Corogne surtout que pendant cette première étape, je n’ai jamais vraiment été aux avant-postes. J’ai fait ma course et tout s’est fait cette nuit dans le passage du front. J’ai bien navigué car j’ai réussi à doubler les petits camarades avec qui j’étais et à rattraper ceux qui étaient devant. Je me suis un peu décalé dans l’ouest et j’ai fini sous spi avec du vent fort et ça a payé. Je suis aussi content de finir avec peu d’écart avec Yann. C’était mon objectif en partant de Lorient car je savais que l’étape était piégeuse. »
Satisfait
« Finir troisième, ça fait un podium.
La dernière fois que j’ai fait un podium c’était à St Gilles Croix de Vie en 2006, mais à l’époque, les deux premiers avaient 7 heures d’avance ! Là, c’est plus sympa. J’étais en phase avec le bateau. C’est de bon augure pour la suite. Les écarts sont très faibles avec les poursuivants donc on va dire qu’on remet tout à zéro et qu’on repart mardi prochain pour une nouvelle bagarre. »
 
Paul Meilhat (Domino’s Pizza), 15e et vainqueur du classement Bénéteau des bizuths, à 58’12’’du leader :
 
Fatigué mais heureux…
« Je ne suis pas très en forme car la première nuit a été sans sommeil… et la deuxième aussi ! J’ai eu des problèmes techniques avec mon étai creux et du coup c’était un peu embêtant pour changer les voiles…Donc, oui, je suis un peu fatigué. Mais je suis heureux, ça se termine bien pour moi cette étape. Il faudrait que je regarde les traces parce que j’ai pas tout compris dans ce qu’on fait les autres. La route que j’ai prise, c’était la stratégie à laquelle je pensais au départ. J’ai réussi à mettre en place sur l’eau ce que je voulais faire. Là-dessus, je suis content. Je termine 15ème, à une petite heure de Yann… Mais ce qui est bien c’est qu’il n’y a que des bons clients autour de moi. C’est encourageant d’arriver à les tenir. Ca prouve que je vais bien, notamment en vitesse. C’est très motivant pour la suite. »

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La flotte éparpillée sur le plan d’eau

Fred Duthil
DR

Météo promise, météo due : la bulle anticyclonique a bien effleuré cette nuit les 52 concurrents de La Solitaire en route vers La Corogne. Une nuit bien noire et paisible, à faible allure sous spi, qui a contraint les skippers, ballottés par la houle, à travailler sur le pont pour extraire des quelques risées les dixièmes de nœuds nécessaires à la progression de leur monocoque. « On a eu quelques bourrasques à 4 ou 5 nœuds de vent » ironisait Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile), 17e à la vacation du matin. Le repos n’était donc pas à l’ordre du jour – ou plutôt de la nuit- d’autant que quelques empannages étaient aussi au programme.
Au pointage de 4h30 ce matin, alors que le vent de secteur sud commençait à s’installer doucement, les vitesses oscillaient entre 2 et 6 nœuds ! Pas de quoi décoiffer les solitaires qui de toute façon ont eu du pain sur la planche. Aux premières heures de l’aube, les spinnakers étaient remisés dans leurs sacs, cédant la place au génois. Pour l’instant, la meute s’est positionnée de part et d’autre de la route directe pour tenter de progresser vers le but. Mais du nord-ouest au sud-est, le groupe s’étale sur presque 20 milles en latéral. Difficile dans ce contexte de tirer des conclusions définitives quant à la hiérarchie.
Laurent Pellecuer (Arnolfin.fr), Yann Eliès (Generali) et Ronan Treussart (Black Hawk), déjà en tête (dans le désordre) dès le départ jeudi en baie de Lorient, ont réussi à conserver leur avantage, même s’ils n’ont pas suivi exactement la même trajectoire. En tête, le skipper Montpelliérain a choisi la voie de l’est, tout comme Armel Tripon (Gedimat) ou encore Michel Desjoyeaux (Foncia). Les plus extrêmes dans cette option sont Paul Meilhat (Domino’s Pizza), Erwan Tabarly (Athema) ou encore Nicolas Lunven (CGPI), tandis qu’à l’opposé dans le nord-ouest, on retrouve Gérald Veniard (Macif), Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile), Antoine Koch (Sopra Group) et Jérémie Beyou (Bernard Paoli). Bien placés au classement, Yann Eliès, Ronan Treussart, mais aussi Charles Caudrelier Benac (Bostik) et Nicolas Bérenger (Koné Elevators) ont quant à eux choisi une voie médiane.
 
Mais pour l’heure, il s’agit surtout d’une course de vitesse sur un bord, en attendant le renforcement progressif du flux de sud. Même si les écarts ne sont pas monumentaux après 15 heures de mer (15 milles du premier au 50e), se placer d’ores et déjà à la pointe de la flotte permettra probablement d’être le plus prompt à bénéficier cette fois des vraies premières bourrasques.

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Atlantique Nord, la course à trois

Banque Populaire V
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Si à cette heure, Banque Populaire V accuse un retard de 43,3 milles sur le chrono de référence, le vent ayant un peu molli depuis hier soir, le navigateur, joint ce matin à 5h30, est confiant au vu des prévisions météo : " il y a moins de brouillard et moins de stress aussi. Au niveau de la force du vent, ça va rester comme cela dans les 12 prochaines heures, c’est à dire jusqu’à demain matin, au niveau de l’état de la mer aussi quand on va sortir des bancs de Terre Neuve, la mer va devenir plate. Ca va forcir d’un petit cran et puis après le vent va monter dans les prochaines heures, et puis après ça va faire que forcir dans la journée de demain et c’est bon pour nous. "

Pascal Bidégorry, dont la voix laisse pressentir une très bonne condition mentale et physique, s’exprimait sur ce mode record qu’il pratique ici pour la première fois. Le vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2000, de la Transat Jacques Vabre en 2005, second à la dernière édition de la Route du Rhum, débute en effet la pratique d’une nouvelle discipline, celle des campagnes de record, la quête du graal auquel très peu de marins accèdent : "en fait on a deux adversaires, celui de 2007 et celui de 2009, on est trois bateaux et pour l’instant c’est celui de 2007 qui est en tête, et ce qui est important c’est de ne pas se tromper d’objectifs justement. il faut qu’on arrive à faire mieux que Groupama 3 et bien gérer la météo, il faut faire les deux de toutes les façons" .

Au sujet de la vitesse, préoccupation majeure de Pascal et de son équipage, le skipper basque ajoute : " on est un peu en retard sur le temps du record établi en 2007 mais on le savait, on a même été peut-être étonament vite sur les 15 premières heures et on va bientôt finir de manger notre pain noir et par rapport au record existant on va prendre du temps sur les deux derniers jours. "

En ce qui concerne la gestion des hommes et de la forme " on s’est tous bien calés depuis le départ en prenant de suite le rythmne de l’épreuve, la première nuit on a beaucoup manoeuvré. Ce qui est important pour préserver l’équipage c’est de faire de bonnes manoeuvres notamment au moment des changements de quarts et de les faire à bon escient. On a pas de soucis de ce côté là ".

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“Entre 35 et 40 noeuds !”

Groupama 3 - Equipage en navigation
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Le petit retard accumulé suite à deux enchaînements météorologiques moins favorables que prévus, jeudi après-midi au large de l’île Sable et jeudi soir sur les bancs de Terre-Neuve, ne devrait pas être pénalisant sur le résultat final : une trentaine de milles ne représente qu’une heure de navigation ! Groupama 3 est en effet de nouveau sur des rails vers le cap Lizard avec un vent favorable de Sud-Ouest de 30 nœuds qui doit forcir à plus de 35 nœuds. Comme la mer reste maniable, même si elle commence à se former, la vitesse moyenne de Groupama 3 reste constante au-dessus de 34 nœuds.

Forte accélération

Chef de quart, Frédéric Le Peutrec est revenu sur ces premières 36 heures de mer et sur le « duel virtuel » que se livrent Groupama 3 et Banque Populaire (parti 2h 35 après de New York) :

« Le jour s’est levé depuis une heure et demie : on est à bloc vent de travers en train de sortir des bancs de Terre-Neuve. La mer se forme doucement, mais elle n’est pas méchante et la brise se renforce progressivement : on marche régulièrement entre 35 et 40 nœuds ! On attaque…

On ne voit pas grand-chose dehors à cause de la brume, mais le vent de secteur Sud-Ouest n’est pas froid même si c’est plutôt humide. On a entre 25 et 30 nœuds de vent et il y a quelques heures, nous avons affalé le gennaker pour envoyer la trinquette et la grand voile est prête à être réduite. Le vent va normalement monter et ça va devenir de plus en plus musclé !

Il n’y a pas de stratégie particulière avec ce vent stable : on jette un coup d’œil dans le rétroviseur pour surveiller la différence de potentiel avec l’équipage de Pascal Bidégorry. On reste sur notre propre rythme, comme pour le record de la Méditerranée. Si Pascal et son équipage sont un peu plus rapides que nous et qu’ils n’ont pas de problème de manoeuvres, nous aurons du mal à récupérer notre petit retard… On privilégie notre navigation en mettant toutes nos forces dans la bagarre : on ne peut pas faire grand chose de plus que ce que nous avons fait ! Dans la bonne humeur, relâchés et concentrés en respectant notre temps de récupération… »

Au Sud de l’orthodromie

En pondérant les distances parcourues toutes les douze heures, on constate que les deux trimarans restent tout à fait dans les temps pour battre le record de la traversée de l’Atlantique (4j 03h 57′ 54”). En 2007, Groupama 3 avait dû obliquer vers l’Est et même le Sud-Est pendant quelques heures pour longer la bordure septentrionale de l’anticyclone des Açores au point de devoir empanner trois fois… Sa deuxième journée de mer n’avait donc pas été très rapide et Groupama 3 avait alors perdu près de cent milles en 24 heures sur le précédent record ! Il est donc presque acquis que Franck Cammas et ses neuf équipiers vont accumuler ce vendredi soir (après deux jours de mer) plusieurs dizaines de milles d’avance sur le tableau de marche de référence. D’ailleurs dès ce vendredi après-midi, les trajectoires virtuelles vont se croiser et le gain par rapport au temps de référence de 2007, va être conséquent avant même d’atteindre la mi-parcours (vers 21h, heure française). Ce carrefour au milieu de l’Atlantique risque fort d’être le point clé de cette traversée, et ce pour les deux candidats en lice…

Désormais à 120 milles dans le Sud de la route la plus courte Groupama 3 va pouvoir tirer un trait direct vers la pointe de l’Angleterre en se maintenant devant le front froid : la trajectoire s’annonce donc optimale avec des vitesses moyennes qui vont friser les 35 nœuds ! L’estimation d’arrivée (ETA) reste donc prévue pour dimanche après-midi ou en début de soirée, ce qui descendrait le record de plusieurs heures. Reste à savoir si Pascal Bidégorry et son équipage auront un réel bonus dans ces conditions météorologiques musclées avec leur trimaran plus long (+8,5 mètres) et plus puissant dans la mer formée. Le rythme annoncé pour ce vendredi après-midi va, en tout cas, affoler les compteurs…

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Et maintenant montons au front

Solitaire du Figaro - Benac sur Bostik
DR

En l’espace de quelques heures, la mer s’est bien agitée dans le golfe de Gascogne, poussée par un vent de sud-est qui frise désormais les 19 à 20 nœuds. C’est clair : on va vers le front pour un deuxième moment à haute teneur stratégique, après celui de la nuit passée. Selon les dernières prévisions météo ce front devrait générer dans la nuit des vents de sud-ouest de 20 à 25 nœuds moyen, avec rafales à 25, notamment sous des grains orageux. Derrière ce front, le vent s’orientera à l’ouest pour 15 à 20 nœuds moyens avec rafales à 20,25 nœuds sur une mer forcément agitée. « Ce n’est pas la guerre non plus, on a connu pire » a-t-on entendu en substance à la vacation du jour. « Ce ne sera pas une grosse tempête, mais il faudra être près tout de même » a ainsi confirmé le tenant du titre, Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne). Après la dorsale, le front donc… Et dans une situation sportive relativement rare sur La Solitaire, à tout le moins très intéressante : beaucoup d’écart latéral, « sans qu’on soit réellement capable à l’heure actuelle de dire qui a tort et qui a raison », précise Jacques Caraës, le directeur de course.

Favoris à tous les étages

La situation ? Au pointage calculé en terme de distance au but, le leader du jour s’appelle Charles Caudrelier Benac (Bostik). Un des six ex-vainqueurs de l’épreuve (en 2004) mène donc la danse devant Ronan Treussart (Black Hawk) et Gildas Mahé (Banque Populaire). Ces trois-là sont les tenants d’une option médiane, mais il y a 18 milles d’écart latéral entre le bateau le plus sud et le bateau le plus nord… et des favoris à tous les étages ! A bord du bateau Direction de Course, on s’en amuse. « Tiens, on a fait une nouvelle ligne de départ, un peu longue, dans le golfe de Gascogne et il y a du monde partout : à la bouée, au bateau comité, au centre… » plaisante à peine Jacques Caraës, pas mécontent du suspense ainsi ménagé et de la variété des conditions rencontrées par les 52 engagés.

L’empannage de la nuit dernière dans la molle a distribué de nombreuses cartes, selon le moment où il a été déclenché. Et si les leaders du pointage du jour se trouvent au centre de cette ligne virtuelle axée nord-ouest/sud-est, rien ne dit qu’il en sera de même demain, après la douzaine d’heures de vent soutenu qui attend les concurrents et la bascule au vent portant. Pour résumer, dans le sud-est on trouve Yann Eliès (Generali, 4e) en meneur devant deux poignées de bateaux, l’une étant constituée d’Eric Drouglazet (Luisina), Michel Desjoyeaux (Foncia), Nicolas Bérenger (Koné Elevators) et Armel Tripon (Gedimat), l’autre de Nicolas Lunven (CGPI), Erwan Tabarly (Athema), Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) et Paul Meilhat (Domino’s Pizza). Un peu à l’ouest des leaders du centre, du beau monde aussi : Armel Le Cléac’h (Brit Air) et Jérémie Beyou (Bernard Paoli) – encore deux ex lauréats de La Solitaire – doivent surveiller non seulement tous les précités mais aussi les bateaux encore davantage au nord-ouest qu’eux, parmi lesquels Nicolas Troussel, Gérald Veniard (Macif), Gildas Morvan (Cercle Vert), Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile) ou encore Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom) et autres François Gabart (Espoir Région Bretagne), pour ne citer qu’eux. Bref « il y en a partout ! » comme dit Jacques Caraës et chacun sait que cette deuxième nuit sera au moins aussi importante que la première. Changements de voiles, manœuvres dans de la mer formée et du vent soutenu, éventuellement grains orageux et choix stratégiques d’importance sont au menu pour s’attaquer aux 200 milles qu’il reste à couvrir avant La Corogne et le réconfort des tapas espagnoles. « Il va encore se passer beaucoup de choses, il y a des choix compliqués à faire» a ainsi prévenu Charles Caudrelier Benac à la vacation du jour, où tous s’accordaient pour dire l’importance de bien récupérer avant de s’attaquer à cette nuit annoncée plutôt engagée et sportive. A travers le hublot de notre bateau suiveur, la mer s’agite progressivement. C’est le golfe de Gascogne qui prévient son monde : « les enfants, cette nuit je vais me fâcher gentiment. Soyez prêts… »

BM, à bord de DC Mer

Les échos du large

Charles Caudrelier Benac (Bostik) à la vacation de 14h00 : "J’étais en train de rêver"

« J’étais en train de rêver ! J’essayais de dormir un peu en profitant du vent plus stable. Je crois que je n’ai pas trop mal tiré mon épingle du jeu cette nuit. Je ne regarde pas trop où sont les autres autour de moi, mais je pense que je suis devant. Globalement, je suis là où je voulais être. Le passage de la bulle était assez aléatoire, j’ai empanné au bon moment, j’ai eu un peu de réussite et ça m’a aidé. C’est une bonne manière d’entamer cette étape mais il y a encore des choix compliqués à faire. C’est motivant d’être devant mais il faut réussir à se reposer un peu car la fin de parcours va être animée. J’espère qu’on pourra arriver avant la pétole à La Corogne. »

Gildas Morvan (Cercle Vert) qui fête son 41e anniversaire aujourd’hui…

« J’y ai pensé ce matin que c’était mon annif. En plus à bord, mon assistant m’a mis une petite bougie musicale (il fait écouter la mélodie d’Happy Birthday to You). La bougie est accrochée à ma table à carte et maintenant, je cherche le gâteau. Tous les ans, c’est la même chose, je fête mon anniversaire tout seul en mer… c’est comme ça, j’en ai pris l’habitude. Sinon, ça va pas mal, il y a des bateaux un peu partout à gauche et à droite… la route est encore longue et il va encore se passer pas mal de choses. J’ai essayé d’aller chercher la pression dans l’Est… mais dans l’ouest, ils ont réussi quand même à bien avancer cette nuit. On verra si on touche plus de pression qu’eux. »

Laurent Gouezigoux (Trier c’est préserver) à la vacation de la mi-journée : « j’ai entre 15 et 16 nœuds de vent »

« J’essaie de récupérer des mètres perdus dans cette fameuse bulle anticyclonique. J’ai été un peu trop offensif cette nuit mais pas du bon côté ! Alors je m’en mords les doigts. Je n’ai pas été assez conservateur et du coup, y’a du boulot pour revenir. Dommage car je pense qu’une grosse partie de l’étape s’est jouée là-dessus. Là, le paquet de devant s’est bien détaché et ça va être dur de revenir. Ce matin, j’avais déjà 6 milles dans le nez, là, il ya des chances que ce se soit accru un peu…Sinon, il y a un peu de monde autour de moi, Côtes d’Armor pas loin de moi, Agir Recouvrement, Alexis Loison, j’avais François Gabart cette nuit mais il a réussi à décrocher plus vite que moi. En ce moment, j’ai entre 15 et 16 nœuds de vent, je vais à 7,3 noeuds, je suis au près-vitesse histoire d’aller chercher la droite qui va rentrer avec le front… »

Antoine Koch (Sopra Group) à la vacation de 14h00 : « Je vais jouer à fond mes atouts »

« Cette nuit, on a eu du petit temps et là c’est monté doucement, dans la matinée : 15 nœuds de secteur sud et on progresse bâbord amures. Dans la nuit, le vent va refuser et monter. Il va y avoir pas mal d’air et des manœuvres à faire, des changements de voiles dans une mer assez formée… donc c’est le moment où jamais de se reposer cet après-midi car la nuit prochaine va être décisive. Pour l’instant, c’est trop tôt pour dire si on est bien ou mal placé. Le but c’est d’une part de gagner, d’autre part de se donner à fond pour être content de ce qu’on a fait. Je vais jouer à fond mes atouts et on va bien voir ce que ça va donner. »

Jean Pierre Nicol (Gavottes), à la vacation de la mi-journée : « J’ai un peu plus dormi que prévu cette nuit »

« J’ai un peu plus dormi que prévu cette nuit car j’étais un peu fatigué de ma journée. C’était dur de se débattre dans les virements sous Groix, puis les empannages… Là, on a un long bord bâbord pour se reposer. J’en profite pour me faire une petite bouffe, un petit café en terrasse au soleil. Ca tape bien, on se fait cuire la peau… je vais me faire engueuler par ma petite copine si je ne me protège pas ! Sinon, je suis égal à moi-même. Je m’étais dis que j’allais rester avec des bons pour assurer la première étape. J’étais avec un petit groupe avec Erwan, Mich etc.. et puis ben finalement, j’ai fait mon option, je suis allé rejoindre le groupe de droite…Pour l’instant, je suis plutôt content d’être là où je suis… »

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