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Un rendez-vous qui se confirme !

SIBEX – CHINA (SHENZHEN) INTERNATIONAL BOAT SHOW
SIBEX – CHINA (SHENZHEN) INTERNATIONAL BOAT SHOW

Créé en 2007, le Sibex – China Shenzhen International Boat Show s’est rapidement développé pour devenir en deux éditions, un des rendez-vous importants du calendrier nautique asiatique. Organisé au Shenzhen (Chine) Marina Club situé à Da Mei Sha Bay, ce salon est idéalement situé près de Hong Kong et bénéficie d’une exposition à flot, qui lui confère un caractère unique pour le sud de la Chine. A l’issue de sa deuxième édition, Sibex a été qualifié de « the top in-water boat show in China » par la presse et les exposants présents.

Pour son édition 2009, le Sibex – China (Shenzhen) International Boat Show a été co-organisé entre Shenzhen Yubo Exhibition Group, Exposalons et Grand Pavois Organisation (GPO), organisateur du salon nautique international à flot du Grand Pavois de La Rochelle (France). Yubo Exhibition Group et Grand Pavois Organisation se sont mobilisés afin de promouvoir, valoriser et développer ce rendez-vous chinois auprès d’une population asiatique en quête d’un nouveau loisir : le nautisme. Le but : faire du « China Shenzhen International Boat Show (SIBEX) with GPO as strategic partner », l’un des salons nautiques internationaux de référence en Chine et en Asie du Sud Est !

Des marques internationales… Ils étaient près de 100 exposants présents à cette édition 2009 et 40 unités à flot étaient présentes dont certaines unités imposantes comme un Monte Fino de 85 pieds, un X-Yacht de 55 pieds, deux catamarans avec un Nautitech 47 et un Lagoon 400, sans oublier un Azimut 58, un Ferretti 550, un Sunbird 65, une Princess 65, un Heysea 55, un Sea Stella 63, un Sunseeker Predator 72… De bien belles unités présentées à flot qui avaient la possibilité dès 17h00 de sortir en mer pour effectuer des essais. Une nouveauté pour ce salon que certains exposants ont su mettre à profit.
A terre, la qualité était également présente avec des stands Sunseeker International, Kingsway Marine, Solaleluna, Simpson Marine, Speedo Marine, Wauquiez, Rotomod, Rotoplus, Poralu, Adagio, Cubisystem, Windward Islands, Technicarbone et bien d’autres… Côté chantiers français, à noter les présences de Fountaine Pajot, Rhéa Marine, Latitude 46, Dufour Yachts, RM Fora Marine, Tag Yachting, Nautitech sous la houlette du département de La Charente-Maritime, de la Fédération des Industries Nautiques et qui étaient, pour beaucoup, présents pour la toute première fois en Chine…

Des objectifs différents… mais réussis ! Découvrir un nouveau marché, trouver un distributeur de qualité, réaliser des ventes, occuper le marché et montrer son savoir-faire : chaque exposant y allait de ses objectifs. Et le Sibex – China Shenzhen International Boat Show a réalisé leurs attentes répondant en partie aux objectifs des uns et des autres. Vente de bateaux à l’image de Heysea Yachts Company qui a vendu deux unités de 55 pieds, Sunbird Yacht Co. qui a vendu quatre unités de 65 pieds, Rotoplus qui a vendu les quatre unités en démonstration de son petit trimaran d’initiation – le Maora – à la marina de Dameisha, Cubisystem qui a vendu son long ponton flottant d’exposition qui reliait les deux espaces d’exposition à flot… sans parler des marques étrangères venues en prospection de réseaux de distribution. Des ventes et des attentes très diverses et assez représentatives de l’ambiance présente pendant ses quatre jours d’exposition. De la vente en face à face, du B to B, de la mise en relation, de la prospection de réseaux de diffusion, le Sibex – China Shenzhen International Boat Show a été le lieu de nombreux échanges. Des objectifs atteints même s’ils doivent être développés demain…

Mike Simpson (Simpson Marine Limited – Azimut, Benetti, Beneteau, Lagoon, Sea Ray) : « C’était un salon très intéressant et nous avons rencontré de nouveaux clients. Si jeudi et vendredi n’ont pas été très favorables, samedi et dimanche ont été de bonnes journées pour nous. Ce sont avant tout le catamaran Lagoon 400 et l’Azimut 58 qui ont été visités. Le catamaran rassure et est large, cela plaît. La clientèle chinoise commence également à avoir des idées de ce qu’est la qualité et l’Azimut 58 a répondu à leurs attentes. Pour ce qui sont des monocoques, ce n’est pas encore cela… C’est comme les petites unités à moteur : il faut former au yachting, faire découvrir cette activité. »

Olivier Decamps (Jebsen Marine – Atlantis, Archambault, Hanse, Nautitech) : « Nous repartons avec une quarantaine de nouvelles fiches clients, ce qui est intéressant. L’avenir nous le dira… Ce sont avant tout le Nautitech 47 et le Hanse 400 qui ont été bien accueillis. C’est un bon salon et nous sommes globalement satisfaits. C’est un vrai salon à flot ! »

Hugues Leblond (Wauquiez International – Chantier naval) : « C’était pour nous un premier contact avec le marché chinois. Il nous fallait comprendre comment cela se passe, qui sont les interlocuteurs ? C’est un bon premier contact pour nous. Nous n’avons pas encore de distributeur ici actuellement et cela me permet de mieux cibler les possibilités existantes. Mais je pense que nous avons une place sur ce marché où une marque prestigieuse comme la notre a sa place ».

Laurent Gaudez (Filière Nautique Normande – F2N) : « Nous représentons les entreprises du secteur nautique de la Région Basse Normandie. C’est une vraie opportunité d’être ici et cela répond à une logique volontariste de développer de nouveaux marchés. Nous avons une vingtaine d’entreprises qui font de l’exportation et il y en a bien une dizaine qui sont capables d’exporter ici. J’avais préparé un certain nombre de rendez-vous en amont et j’ai eu des contacts très intéressants pour poursuivre notre développement. Je cherchais des réseaux de distribution en Chine et à Hong Kong pour des entreprises comme Carver, Facnor ou encore Allures Yachting et à identifier des constructeurs, des écoles de voile… Nous avons avancé sur ses objectifs ».

Romain Motteau (Catamarans Fountaine Pajot – Chantier naval) : « Le marché du catamaran est en développement ici et il nous fallait venir pour mieux comprendre… Nous n’avons pas encore de distributeur sur zone mais j’ai eu trois contacts très intéressants qu’il faut maintenant développer. Ces éventuels distributeurs doivent venir au salon nautique de Paris pour venir parler plus concrètement. A suivre ! ».

Christian Ducroit (RFTronic – Radiofréquence & Electronique numérique) : «  Il nous fallait établir une tête de pont ici et prendre contact avec ce marché. C’est fait et c’est Ok pour nous ! Je suis venu sans rendez-vous particulier et je repars avec le contact d’un très gros opérateur. Le contrat est rempli pour nous ! ».

Rotoplus (Chantier naval) : « Un salon très positif. J’ai exposé quatre petits trimarans et qui ont été vendus tout de suite. J’ai d’ores et déjà des rendez-vous à Canton et je vais envoyer ici un ou deux containers rapidement car j’ai des contacts importants avec des marinas et des écoles de voile… »

Daniel Doppler (Windward Islands – Charter…) : « Nous sommes déjà présents sur la zone Asie Pacifique et cela représente aujourd’hui 10% de notre chiffre d’affaires. C’est peu, mais nous sommes persuadés que cela va se développer et inverser complètement nos résultats. Nous voulons être présents pour ne pas rater le moment. Nous semons pour récolter demain… »

Quelques chiffres sur cette édition qui s’est tenue du 12 au 15 novembre dernier.
– 15 000 visiteurs sur quatre jours d’exposition.
– 87,19% de visiteurs satisfaits.
– 250 millions de RMB d’affaires réalisés sur le salon.
– 100 exposants internationaux ont participé à l’édition 2009 et 15 000 visiteurs ont arpenté les deux pontons d’exposition lors de cette édition 2009 contre 11 000 en 2008, soit 36% d’augmentation.
– Pour ce qui sont des visiteurs, il est intéressant également de noter que le Sibex a accueilli 5 000 professionnels contre 4 000 en 2008, 1 500 visiteurs étrangers, et plus de 4 500 VIP contre 3 000 en 2008. Plusieurs délégations se sont également rendues à Dameisha comme la Finlande, l’Australie, Hong Kong et Macao.
– Indice satisfaction de cette édition 2009 : 31,46% des visiteurs ont considéré cette édition comme « excellente », 55,73% comme « bonne », 9,76% comme « correcte » et 3,05% comme « pauvre ».
– Enfin pour ce qui est du chiffre d’affaires réalisé sur le salon, le montant des transactions établies est de 250 millions de RMB (200 millions en 2008) et le montant des transactions attendues suite au salon est de 500 millions de RMB.

Source : GPO
www.grand-pavois.com

Sibex : www.sibex.net.cn

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Une pause avant de quitter l´Atlantique

Marc Guillemot - Safran
DR

Si les courses de voile n’autorisent pas de vrais temps morts, elles offrent parfois des pauses bienvenues : et celles-ci sont suffisamment peu nombreuses pour tenter d’en profiter à plein. Ces moments sont souvent déterminants pour recharger les batteries du corps et de l’âme. D’autant que certains gestes quotidiens deviennent précieux, quand on en a été privé par la force des choses et la volonté des éléments. C’est aussi l’occasion de faire le décompte des petits bobos du bateau et des bonhommes.
Des premiers à la queue de peloton, on envisage l’atterrage sur l’arc antillais avec une certaine distance. Interrogés à la vacation, tous les navigateurs reconnaissaient ne pas savoir avec certitude quelle passe leur servirait à quitter l’Atlantique pour la mer des Caraïbes.

Côté classement, c’est le statu quo… Entre Safran (Marc Guillemot – Charles Caudrelier Bénac) et Groupe Bel (Kito de Pavant – François Gabart), l’élastique ne cesse de se tendre et se détendre. Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing) bataillent pour préserver leur troisième place et gardent encore à distance prudente Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou (Foncia). Ces deux derniers n’ont toutefois pas baissé la garde et profitent d’un bateau en parfait état pour continuer de grignoter des milles, sur une route un peu plus sud que leurs adversaires. Mais comme le reconnaissait lui-même le double vainqueur du Vendée Globe, ce tandem de furieux devra compter sur un faux pas de ses prédécesseurs pour se hisser sur le podium et plus si affinités. Même son de cloche chez Vincent Riou et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) comme Sam Davies et Sidney Gavignet (Artemis) qui se fixent, pour l’heure, des objectifs intermédiaires avant d’envisager de plus hautes ambitions.

Chez les Multi50, Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux se sont donnés un nouveau challenge, faute de concurrence au sein de leur classe. Parvenir à Puerto Limon devant le premier des IMOCA aurait un certain panache, compte tenu des conditions rencontrées sur la première partie du parcours… Mais il leur faudra contourner l’île de la Barbade pour parvenir à leurs fins. Pour peu que les restes d’alizés s’orientent avec une légère composante sud, les deux navigateurs devront négocier toute une série d’empannages. Plus que la distance supplémentaire à parcourir, c’est bien le positionnement stratégique contraint de Crêpes Whaou ! qui devrait décider de la réussite ou non de leur pari. A l’arrière de la flotte Hervé Cléris et Christophe Dietsch (Prince de Bretagne) ont choisi : ils s’arrêteront à Puerto Calero, sur l’île de Lanzarote pour réparer. Pour eux, pas question de renoncer : le Costa Rica était leur objectif, il n’a pas changé…

Ils ont dit :
Marc Guillemot, Safran : « On continue de le surveiller de près, mais notre point de passage dans l’arc Antillais est défini depuis plusieurs jours. D’ailleurs ce ne sera pas jeudi mais plutôt vendredi car l’alizé a bien faibli. C’est l’alizé et sa force qui décideront. Charles se donne beaucoup pour bien préparer la navigation. Cela paye puisque nos traces sont propres, ce qui est un gage de qualité ».

Roland Jourdain, Veolia Environnement : « Cette nuit, contrairement à la nuit d’avant, on a vu des étoiles, mais pas suffisamment pour nous faire avancer assez vite. Le vent était jusqu’à ce matin encore trop irrégulier pour nous permettre de faire des vitesses correctes. C’est toujours difficile à comprendre car pour Aviva et W Hôtels qui ne sont pourtant pas très loin de nous mais un peu plus sud, le vent semble plus régulier. Avec le soleil, on a toujours tendance à penser que ça sent l’écurie et on oublie qu’il restera encore 1 300 milles à parcourir après les Antilles ! Il y a donc plein de choses à faire ou à tenter pour grappiller des milles. »

Arnaud Boissières, Akena Vérandas : « On est plus ou moins à mi-distance du parcours : on a fait 2600 milles, et il en reste 2400. On est dans les alizés, et on a effectivement raté un épisode dans le golfe de Gascogne, où il fallait peut-être partir au Nord. On peut encore jouer d’ici l’arc antillais avec deux bateaux situés devant nous : W Hotels, et Aviva. D’ici l’arc, c’est une course de vitesse. Faut rien lâcher et on ne lâche rien ! »


Classement de 17 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 1804,9 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 52,5 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 125,9 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 2081,9 milles de l’arrivée
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 1009,2 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1094,4 milles

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Chantier au Cap en vue pour Groupama 3

Groupama 3
DR

Lionel Lemonchois, désigné « chef de chantier » pour effectuer les réparations provisoires de la cloison de bras de liaison, explique les conditions nécessaires pour résoudre totalement ce problème structurel, subi par Groupama 3 au dixième jour de sa tentative sur le Trophée Jules Verne.

« Hier, on avait encore espoir de trouver une zone de mer plus calme pour pouvoir intervenir sur la casse et rentrer directement en Bretagne, mais comme le bateau est en permanence en mouvement, on ne peut pas faire quelque chose de bien. Nous sommes encore en bordure du Grand Sud, sous un paysage gris, une mer désordonnée, avec des oiseaux planeurs et une température fraîche…

Il a fallu travailler dans un taux d’humidité proche de 100%, à genoux à l’intérieur du flotteur : ce n’est pas l’idéal pour faire du composite ! Cela a permis d’avoir une bonne réparation mais pas suffisante pour l’exploiter à 100% en toute sécurité : le plus sage est de réparer proprement en Afrique du Sud, car il faut que le flotteur et le bras soient immobiles. Nous sommes à 1 400 milles de Cape Town et d’après les prévisions météo, il n’y a pas de zone suffisamment tranquille pour résoudre le problème en mer …

L’équipe technique de Groupama va nous rejoindre, mais il ne sera normalement pas nécessaire de mettre le trimaran au sec ou de démâter. Nous allons aussi renforcer la cloison tribord de la même façon, et cela devrait tout de même durer une semaine environ.

J’avais embarqué une grande équerre en carbone que nous avons boulonnée et collée pour maintenir en place les pièces à réparer : nous avions aussi plusieurs kits de résine et de colle pour intervenir sur tous les secteurs. La cause réelle n’est pas évidente à analyser : les ingénieurs se penchent sur la question car c’est une avarie qui n’avait jamais eu lieu… Ce sont probablement des facteurs concomitants qui en sont à l’origine, car il n’y a pas de malfaçon et les collages étaient corrects… Nous avons ouvert toutes les trappes de visite pour vérifier la structure et nous n’avons rien trouvé de suspect. Le trimaran a l’air parfaitement sain. »

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Chantier d’hiver pour Gitana 11

Gitana 11
DR

A cette époque de l’année, la pointe bretonne est régulièrement balayée par des passages dépressionnaires. Pour Yann Guichard et son équipe, le but était par conséquent de trouver le bon créneau météo pour sortir Gitana 11 de l’eau. La journée d’hier, mardi, où soufflait une légère brise de secteur Ouest sur fond de ciel majoritairement bleu, était donc idéale. En trois heures de temps, le maxi-trimaran a ainsi pu être gruté puis placé dans le hangar qui l’avait vu renaître il y a de cela moins de trois mois.

Pour les orfèvres du Gitana Team, la liste des travaux à réaliser est établie et les trois prochains mois y seront en partie consacrés. Au programme, pas de grands chamboulements structurels mais des ajustements nécessaires à une performance optimale. Yann Guichard, le skipper du maxi-multicoque, détaille le travail de l’hiver:

Modification des appendices
« L’un des gros dossiers de ce chantier consistera à avancer les puits de foils et ce afin de gagner dans l’équilibre général de la plateforme. De la même façon, de nouveaux safrans de flotteurs vont être fabriqués car nous souhaitons augmenter leur surface et ainsi accroître le contrôle du bateau à la barre. Enfin, un arbre d’hélice rétractable va être mis en place pour diminuer la trainée hydrodynamique

Plan de voilure
« Pour la mise à l’eau, en septembre dernier, nous n’avions pas commandé de voiles neuves. Mais cet hiver, Jean-Baptiste Levaillant – des Voileries Incidences La Rochelle – va travailler sur une nouvelle garde-robe en cherchant à optimiser les formes et les surfaces de ce nouveau jeu de voiles

Recherche sur les systèmes embarqués
« Benoît Piquemal et Pierre Bourcier travaillent conjointement sur la partie névralgique que sont les pilotes automatiques. Car sans pilote, tu ne fais pas de solitaire et d’autant plus sur un multicoque. Les recherches vont s’orienter tant sur des modes de performance que sur des modes de sécurité. Enfin, l’hiver va être mis à profit pour améliorer les moyens de tournage embarqués de Gitana 11

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Initiatives-Novedia et Palanad s’échouent à Progreso

Initiatives-Novedia à Progreso
DR

Le vent de nord, 20-25 nœuds, s’est subitement levé en début de nuit au large de Progreso. Ces conditions ont incité les équipages à terre et la direction de course à intervenir dans l’urgence sur les coups de 3 heures du matin (10 heures, heure française) pour mettre les Class 40 à l’abri de l’autre côté de la grande digue, au port de commerce là où accostent les paquebots. Quatre bateaux, Telecom Italia, Cheminées Poujoulat, 40 Degrees et Cargill-MTTM sont désormais à l’abri. Le bateau des Chiliens, Desafio Cabo de Hornos progresse au large. Felipe Cubillos et Daniel Bravo Silva préfèrent attendre des conditions plus maniables pour rallier le port.

La situation est en revanche plus délicate pour deux d’entre eux qui se sont échoués : Palanad 2 et surtout Initiatives-Novedia dont la quille s’est plantée dans le sable entre le môle et la digue, mais qui ne menace plus d’être drossé à la côte.

Damien Grimont, l’organisateur de la course, fait le point sur la situation :
«  L’ensemble de la flotte a rapidement été mise en sécurité, mais nous avons rencontré des difficultés avec deux bateaux qui se sont échoués. Fort heureusement, les fonds, ici, sont sableux et ils sont juste plantés. Il n’y a pas d’inquiétude majeure, ils ne sont pas en péril. Les autorités locales se sont toute de suite mobilisées pour nous prêter main forte : la police est là avec deux bateaux. Des pêcheurs et un plongeur nous également rejoints et nous disposons d’un pousseur. Nous sommes d’ailleurs déjà parvenus à dégager Palanad 2 qui est en cours de remorquage pour rejoindre la zone de mouillages à l’abri. »

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La chaleur et le plaisir de la glisse retrouvés

Safran au large
DR

Au fur et à mesure que les marins s’éloignent d’un port de départ, laissant souvent un climat automnal derrière eux, et gagnent dans le Sud Ouest, ils trouvent des conditions de navigations qui se conjuguent entre chaleur et plaisir absolu de la glisse à bord de leurs belles machines. Et forcément, ce sont presque toujours les premiers qui bénéficient de ces bouleversements attendus. Les témoignages de marins comme Marc Guillemot ou Kito de Pavant sont là pour le confirmer. La vie devient plus facile et plus agréable à bord des destriers en carbone, quand les manœuvres se font sur le pont en étant libérés des entraves qui peuvent constituer les cirés et autres vêtements chauds.

Côté course, on ne laisse rien au hasard et à la contemplation. Relativement serein, le leader du moment, Marc Guillemot, affichait ce matin la confiance des grands jours, estimant, qu’à moins d’un pépin ou d’une casse, le podium de cette Transat Jacques Vabre allait se jouer entre le duo qu’il forme avec Charles Caudrelier Bénac, Kito de Pavant et François Gabart et enfin Mike Golding et Javier Sanso. Sur le papier, force est de constater que la théorie du marin de Saint-Philibert est plus que fondée. Mais est-il bien raisonnable d’envisager une seule seconde que les compétiteurs acharnés que sont Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou ont décidé de rendre les armes et de ne pas entrer dans cette lutte pour une place d’honneur ? Certes à ce stade du jeu, le défi paraît difficilement surmontable, mais une fois paré l’arc Antillais, les opportunités les plus folles pourraient se présenter à tous.

Difficile d’appliquer la même philosophie à la flotte des Multi50, tant le delta est grand du point de vue de la performance des bateaux. Il est en effet aujourd’hui inconcevable pour Victorien Erussard et Loic Fecquet ou Lalou Roucayrol et Amaiur Alfaro, de venir titiller les flotteurs de Crêpes Whaou ! Mais si le tenant du titre fait cavalier seul en tête, déployant actuellement tout le potentiel de cette nouvelle monture, derrière, la bagarre pour la deuxième place n’est pas dénuée de sel et enthousiasme manifestement ses protagonistes.

Ils ont dit…

Marc Guillemot – Safran 1er au classement de 5 h
« C’est agréable : on n’est plus en ciré et on peut passer du temps dehors mais on va moins vite. Ça nous permet de nous aérer et de se balader sur le pont. On a encore des affaires qui sont humides mais pas beaucoup : à mon avis demain on aura tout séché. On surveille de près les camarades qui sont juste derrière nous : Groupe Bel et Mike Golding. Si il n’y pas de casse, la course se joue désormais entre nous trois : les autres sont trop loin.. »


Loic Fequet – Guyader pour Urgence Climatique 2ème au classement de 5h
« On a enfin retrouvé des conditions agréables, on ne met plus de ciré ! Tout cela nous permet de faire des pointes à 18 nœuds. Lalou et Amaiur sont encore derrière nous : pour l’instant ils ont du mal à nous suivre. Il faut dire aussi que notre bateau marche bien au portant… »

Kito de Pavant –Groupe Bel – 2ème au classement de 5h
« C’est les Tropiques ! Maintenant on marche à 18 nœuds et rien que le fait de sortir du bateau et de ne pas avoir des vagues sur la tête à chaque fois qu’on est dehors, c’est un vrai bonheur ! Cela nous était arrivé seulement au Havre, au départ. La mer s’est donc nettement calmée depuis hier soir et on espère faire sécher tout ce qui est encore humide. Ce soir il va peut–être y avoir une option à jouer. On essaye de se décaler plus au Sud. Au Nord il y a une zone de vent faible et on voudrait l’éviter. On essaiera d’être plus vent arrière en approchant des Antilles. C’est une course de vitesse ».

Classement de 8 heures
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 1923,6 milles
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 40,6 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 104,4 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 2260,3 milles
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 945,9 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 1009,6 milles

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Les Kiwis face aux Russes en demi-finale

Synergy à Nice
DR

Une fois n’est pas coutume, le vent n’est pas apparu dans la Baie des Anges pour le dernier match en retard du Round Robin 2 entre Emirates Team New Zealand et Synergy. Qu’importe, puisque les demi-finalistes étaient déjà connus lundi soir. Au cours d’une conférence de presse sur le village du Louis Vuiton Trophy, dans le port de Nice, Dean Barker, le skipper néo-zélandais a eu le privilège de pouvoir choisir son adversaire. A défaut de les avoir rencontrés mardi, les Néo-Zélandais retrouveront les Russes jeudi en demi-finale. « Ce n’est jamais facile de devoir choisir son adversaire pour les demi-finales, a reconnu Dean Barker avant de révéler son choix. Mais il faut prendre une décision. Alors, on choisit l’équipe contre laquelle on se sent le plus fort. » Emirates Team New Zealand avait battu Synergy lors du premier Round Robin.

L’autre demi-finale opposera donc les Italiens d’Azzurra aux Britanniques de Team Origin. Lors du premier Round Robin, les Italiens s’étaient imposés après avoir été menés. Ces demi-finales se disputeront en deux matchs gagnants jeudi et vendredi. La finale et la petite finale se dérouleront pendant le week-end.

Les quatre autres équipes, classées de la cinquième à la huitième place joueront également des matchs à élimination directe pour déterminer le classement final des quatre dernières places. Comme Emirates Team New Zealand, BMW Oracle Racing, cinquième des Round Robin et donc premier du groupe B, a pu choisir son adversaire pour jeudi. Les Américains ont opté pour l’équipe française TFS-PagesJaunes de Bertrand Pacé, ancien membre de BMW Oracle Racing pendant trois ans lors de la 32e Coupe. Sur Artemis, les hommes de Paul Cayard se retrouveront par conséquent face à All4One et les équipiers de Sébastien Col. Les matchs de ce deuxième groupe se disputent à élimination directe. Les vainqueurs de ces demi-finales du groupe B seront opposés vendredi pour se départager la cinquième ou sixième place, tandis que les perdants régateront pour le compte des septièmes et huitièmes places.

Programme de jeudi
Team Origin vs Azzurra
TFS-PagesJaunes vs BMW Oracle Racing
Synergy Russian Sailing Team vs Emirates Team New Zealand
Artemis vs All4One

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Des options payantes et des routes imposées

Safran Marc Guillemot
DR

On a beau avoir touché ce qui ressemble de plus en plus à des alizés, l’heure n’est pas au farniente à bord des voiliers en course… Il s’agit avant tout, pour Safran (Marc Guillemot – Charles Caudrelier) qui mène la flotte, de continuer de maintenir l’écart avec son poursuivant Groupe Bel (Kito de Pavant – François Gabart) qui, justement, lui, n’a qu’une obsession, c’est de grignoter le petit matelas de milles qui sépare les deux bateaux. Dans ce duel à distance, toutes les armes sont bonnes : calculs de trajectoires au cordeau, nombreuses heures passées à la barre malgré les embruns qui balayent le pont en permanence, sommeil réduit à la portion congrue nécessaire, guerre psychologique.

D’autant que derrière eux, certains se verraient bien partir en chasse, à la faveur d’une option audacieuse ou d’un brusque ralentissement des deux leaders devenus, par la force des choses, la cible de leurs poursuivants. Hasard des circonstances, les compositions d’équipages présentent quelques similitudes : même association d’un briscard de la course au large avec un pur produit de la filière Figaro, même mariage d’une pratique intuitive et d’une méthodologie rigoureuse…

A l’affût
Si Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing) vont tenter de se battre avec leurs armes, à savoir une détermination sans faille malgré leurs soucis techniques, d’autres attendent leur heure à commencer par l’équipage de Foncia. Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou ont choisi de ne rien avoir à regretter sur la ligne d’arrivée. Déjà premiers de l’option sud, ils savent qu’il sera difficile de revenir sur les hommes de tête, mais mettent tout en œuvre pour saisir leur chance, au cas où… Michel penché sur les cartes météos continue de décrypter les fichiers de vent quand Jérémie s’impose de longues heures sur le pont où il fait parler sa réputation de barreur d’exception…

Quand à Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias (Veolia Environnement), les longues heures de navigation passées ensemble sont un ciment suffisamment solide, pour que les deux compères ne lâchent jamais les bras avant le passage de la ligne. Pour d’autres, la stratégie météo s’inscrit parfois par défaut : Yves Parlier et Pachi Rivero (1876) ralentis par quelques soucis techniques n’ont pas pu attraper la bordure sud de l’anticyclone génératrice de vents de secteur est. Naviguant sur sa face ouest, ils sont, au contraire, confrontés à des vents de sud qui s’orienteront progressivement au sud-ouest et ne savent pas encore comment ils vont redescendre sur l’arc antillais.

Chez les Multi50, la bagarre fait rage entre les deux dauphins de Crêpes Whaou ! qui, pour sa part, commence à allonger la foulée sur la route du sud. Victorien Erussard et Loïc Féquet, s’ils ont réussi à reprendre la deuxième place à Région Aquitaine Port-Médoc, constatent que le tandem Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro fait plus que de la résistance.

Ils ont dit:

Marc Guillemot, Safran : « Notre décalage au sud a été payant, nous glissons maintenant en route directe vers les Antilles. On devrait franchir les îles jeudi vers midi. D’ici là notre avance pourrait s’accroître sur les autres, sauf sur Groupe Bel qui nous colle aux basques. L’alizé va faiblir, mais par l’arrière, ce qui est parfait pour nous. Comme nous, le bateau est au top. Il ne faut pas oublier que la semaine dernière il a vécu, et de loin, la plus grosse tempête de sa carrière, avec 55 nœuds de vent établi. Bien plus que pendant le Vendée Globe. Comme quoi, même en étant le plus léger de la flotte, il est solide comme un coffre fort. D’ailleurs, si je n’avais pas eu une totale confiance en lui, je ne me serais pas engagé sur la route ouest et nous ne serions pas actuellement en tête de la course. »

Michel Desjoyeaux, Foncia « Le point positif, c’est que nous avons tenu notre option, nous l’avons bien menée, nous avons bien navigué. Sur la route que nous avons choisie, nous sommes ceux qui s’en sortent le mieux. Le point négatif, c’est qu’on a laissé s’échapper trois bateaux loin devant et que ça va être très compliqué de les récupérer. Sportivement, c’est frustrant mais nous sommes droits dans nos bottes. Même si la situation, il faut être honnête, paraît complexe, on a fait assez de remontées ou on s‘est déjà fait assez remonter pour savoir que ça peut arriver. Je pense aussi que les trois bateaux de tête ont beaucoup donné pour passer dans la baston, que ce soit au niveau physique ou au niveau matériel ".

Yves Parlier, 1876 : « On a pu solutionner pas mal d’avaries. La traversée de l’anticyclone d’hier nous a permis de faire quelques réparations. On a toujours un problème d’eau qui rentre dans le moteur, on a un peu peur quand on recharge les batteries. Côté électronique, on a un souci sur le pilote et sur le système d’informations de direction du vent. C’est un souci majeur… On a essayé de bricoler mais bon… On a fait une route différente de la flotte Du coup on a une stratégie un peu par défaut, qui nous a empêché de négocier la bordure de l’anticyclone comme on le désirait. On ne peut pas continuer vers le sud, sinon on tombera sur deux jours de gros calme demain et après demain. »

Classement de 17 heures
Monocoque
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 2132,1 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 26,3 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 119,4 milles

Multicoque
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 2550,9 milles
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 790 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 852,4 milles

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Prudence de rigueur sur Groupama 3

Cammas barre Groupama 3 2009
DR

« On flirte avec le centre de la grosse dépression qui nous a poussé vers le cap de Bonne-Espérance, mais une dépression secondaire s’est créée sur le front froid, avec des vents qui peuvent atteindre très vite 60 nœuds ! On s’est donc réfugié pas loin du centre de la grosse dépression pour laisser passer tout ça. C’est pour cela qu’on a navigué toute la nuit sous mât seul, direction plein Sud. Depuis 3h00 ce matin, on a renvoyé de la toile car les conditions sont devenues plus maniables. En fin d’après-midi, on devrait empanner et faire route à l’Est vers Cape Town, en restant à l’arrière du plus gros du mauvais temps. Il y aura encore de la houle et une mer forte : il reste un doute sur la façon de manier le bateau sans le faire souffrir. Nous ne prendrons aucun risque, même s’il faut s’arrêter… »

Comment s’organise la vie à bord ?
« Tout le monde s’affaire à sa tâche : les spécialistes de la stratification (Lionel Lemonchois aidé par Thomas Coville) ont travaillé toute la nuit. On est tous déçus, mais on se projette déjà dans l’avenir. On va essayer de ramener Groupama 3 le plus vite possible en Bretagne. Quand on décide d’abandonner, c’est brutal : on passe d’une configuration de performance à un simple convoyage. Ce n’est pas la même vie à bord, ce n’est pas la même ambiance, on trouve que le temps est beaucoup plus long. Heureusement que l’on a des livres à bord pour pouvoir s’évader un peu quand on ne barre pas… »

Avez-vous une explication de cette avarie ?
« On imagine que les efforts et les mouvements du flotteur en sont la cause. Il y a toujours des effets parasites qu’il est très difficile de modéliser sur un ordinateur. Les vagues ne frappent jamais de la même façon et la plateforme est soumise à des comportements désordonnés : il y a des vibrations extrêmement violentes dans une mer chaotique. On pense que le flotteur a pu onduler longitudinalement avec un train de vagues sur l’arrière alors que l’appui au niveau du bras de liaison est très rigide. Or, la charnière, c’est cette cloison qui s’est fendue… »

Quelle est l’ampleur des dégâts ?
« La casse n’est pas spectaculaire, mais on sait que ça peut se dégrader très vite et mettre en cause l’intégrité de Groupama 3. C’est inquiétant et cela nous oblige à un arrêt technique, mais c’est beaucoup moins grave que la dernière fois… La cloison qui prolonge le bras en entrant dans le flotteur s’est cassée en flambant : il a fallu installer deux équerres pour maintenir l’écartement entre ces deux parties de la cloison, puis insérer de la mousse avant de coller. Maintenant, la cloison est rigidifiée. Mais il reste un problème car la cloison a décollé la peau intérieure du flotteur sur environ 400 mm : pour l’instant, on n’a pas réussi à coller le flotteur à la cloison et donc il bouge à chaque vague. Il ne faut pas que les UD (tissus unidirectionnels) qui rigidifient le fond du flotteur, cassent car c’est la colonne vertébrale du flotteur ! Il nous faut donc parvenir à lier toute la périphérie de la cloison avec le flotteur. »

Quels sont vos objectifs désormais ?
« Il faudra que nous renforcions les quatre accroches de bras de liaison. Mais il faudra d’abord faire une analyse fine avec les ingénieurs et les architectes. Il est certain que nous ne pourrons pas repartir pour un tour du monde sans avoir confiance dans la réparation et sans connaître les raisons de cette avarie. Il n’est pas garanti à 100% que nous puissions repartir fin janvier. Mais comme nous sommes partis très tôt de Ouessant, il reste une possibilité de s’élancer de nouveau en fin de saison. »

Quelles options pour les jours à venir ?
« Au plus rapide, on serait le 22 novembre à Cape Town, au plus tard, le 24 novembre. Et il y a une troisième option, c’est de rentrer directement à Lorient si les réparations que l’on fait en mer nous satisfont, ce qui nous ferait gagner beaucoup de temps pour pouvoir repartir sur une nouvelle tentative. Actuellement, le mât ne craint rien car il est fixé sur une autre cloison et nous avons même pu renvoyer la toile pour filer à 17 nœuds sur la bonne allure avec le bon angle de mer… »

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Groupama 3 sous voilure réduite

Groupama
DR

A 1760 milles (3100 km) devant les étraves, la terre est encore loin mais les hommes sont proches : « L’équipage, toujours très professionnel, s’est encore comporté merveilleusement, sans défaitisme ni relâchement, se creusant les méninges pour sortir au plus vite de ce faux pas » écrivait tôt ce matin le skipper de Groupama 3.

Tandis qu’à la table à carte, Stan Honey et Franck affinent avec Sylvain Mondon la stratégie pour éviter le plus gros du coup de vent qui balaye l’Atlantique Sud d’un revers, dans les entrailles du flotteur, certains équipiers sont à l’œuvre.

Guidés par le boat captain, Loïc Le Mignon, qui connaît Groupama 3 sur le bout des doigts, Lionel Lemonchois et Thomas Coville posent une attelle en carbone sur la cloison défectueuse. « Elle tiendra jusqu’à Cape Town ? » demande Loïc. Et Lionel de répondre « Idéalement, ce serait que ça tienne jusqu’à Brest mais là, c’est pas garanti ».
Sur les visages, point besoin d’être grand clerc pour lire la déception, la frustration : « Ca fait chier… » dit sobrement Fred Le Peutrec tandis que Bruno Jeanjean ajoute « C’est une énorme frustration, on pense à tous ceux qui travaillent sur ce projet ».

A 6 heures ce matin, sous voilure réduite, Groupama 3 progressait à onze nœuds, cap au 118°

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