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Une compétition disputée

Velsheda
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Avec des conditions plus maniables que la veille, le comité de course n’a pas hésité à lancer les concurrents dans de longs parcours côtiers. Mini Maxis Racers et Wally se sont jaugés sur un parcours de 47 milles le long de la côte nord de l’île, les autres catégories régatant quant à elles sur un parcours de 39 milles.

Aucun changement n’étant intervenu en tête des différents classements, chaque victoire est essentielle pour le classement final. Avec un niveau de compétition de plus en plus élevé et des équipages professionnels et aguerris, la Maxi Yacht Rolex Cup 2009 est plus que jamais très disputée. Dans la catégorie des Wally par exemple, les 4 premiers concurrents se tiennent en moins de 3 minutes en temps compensé dans la régate du jour. Avec une place de premier et une de second, Jean Charles Decaux sur J One conserve un léger avantage sur le 100 pieds Y3K de Claus Peter Offen. Malheureusement pour le vainqueur de l’édition 2008, Sir Lindsay Owen Jones, une disqualification dans cette manche ne lui permet plus d’entrevoir le podium.

Avec deux victoires de manche, Luna Rossa s’échappe déjà au classement général et dispose, mardi soir de 3 points d’avance sur Bella Mente et 4 points sur Ran. Alfa Romeo, Rosebud, Jethou et Alegre complètent le tableau tandis que Container qui n’a pas couru cette manche pointe à la dernière place du classement.

Même scénario dans le groupe des Minis Maxis Racing/Cruising où Whisper a également creusé un confortable écart sur son poursuivant direct, Aegir de Brian Benjamin. Sixième au classement lundi, Aegir reste tout de même sous la menace de Grande Orazio et Ops 5 à égalité de points. Grâce à une belle 4e place Gérard Logel sur @robas remonte au classement général et pourrait monter sur le podium si ses bons résultats se confirment.

De son côté, Roma et DSK Pioneer Investments occupent les deux premières places dans la catégorie Racing/Cruising. Depuis le début de la course,Varsovie et Sagamore Enigma se disputent la troisième place. Velsheda, chef de file de la division Cruising/Spirit of Tradition, continue quant à lui à faire cavalier seul. Hamilton II conserve sa seconde place malgré le retour de Visione d’Hasso Platner. Saudade et Wally 30, les deux derniers nés de la griffe de Wally ont du mal à compenser leur handicap et occupent respectivement la 7e et la 9e place, d’un classement général plus que provisoire. La régate des îles se tient aujourd’hui.

Classement Mini Maxi
1. Luna Rossa, Maestrale Holding, ITA, 1- 1, 2 points
2. Bella Mente, Hap Fauth, USA, 2- 3, 5 points
3. Ran, Niklas Zennstrom, GBR, 4-2, 6 points

Mini Maxi Course-Croisière
1. Whisper, Michael Cotter, IRL, 1-1, 2 points
2. Aegir, Brian Benjamin, GBR, 6-2, 8 points
3. Grande Orazio, Massimiliano Florio, ITA, 2-6, 8 points

Bateaux de course – Course-Croisière
1. Beau Geste, Karl Kwok, HKG, 1-1, 2 points
2. Roma – Aniene, C.C. Aniene/F. Faruffini, ITA, 2-2, 4 points
3. DSK Pioneer Investments, Danilo Salsi, ITA, 3-3, 6 points

Wally
1. J One, Jean-Charles Decaux, FRA, 1-2, 3 points
2. Y3K, Claus-Peter Offen, GER, 3-1, 4 points
3. Open Season, Thomas Bscher, GER, 2-4, 6 points

Croisière/ Tradition
1. Velsheda, Tarbat Investment Ltd, GBR, 1-1, 2 points
2. Hamilton II, Lockstock Ltd, GBR, 2-4, 6 points
3. Visione, Hasso Plattner, GER, 5-3, 8 points

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Groupe Bel le plus rapide dans la baie des Anges

Groupe Bel
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La loi du sport est parfois ingrate et Marc Thiercelin et son équipage en ont aujourd’hui fait la douloureuse expérience. Ainsi, alors que leurs cinq concurrents étaient, après une nuit de sommeil réparatrice, en plein runs dans la baie des Anges, DCNS en terminait péniblement avec une première étape. Plus de 24 heures après les vainqueurs, 1876, il leur revenait alors le soin de fermer la marche d’un acte qui leur aura infligé ce que la mer Méditerranée peut réserver de pire à ses marins. Assumant leurs erreurs et reconnaissant un vrai manque de réussite, les hommes de DCNS ont mangé leur pain noir, restant bloqués des heures dans la pétole. Malgré leur retard, ils gardent après cette manche toutes leurs chances pour la suite dans la mesure où l’Istanbul Europa Race se joue aux points et non au temps.  Le sport peut aussi réserver des lendemains chantants… 

Le meilleur run pour Groupe Bel

 Au moment même donc où Marc Thiercelin pouvait toucher au but, les cinq autres équipages jouaient la vitesse entre la sortie du port et l’hôtel Negresco, le long de la plage, à l’occasion du Trophée de Nice. Avec une brise avoisinant les 10 noeuds, ils enchaînaient les runs  sur un parcours prenant la forme d’un aller simple de près d’un mille. Cette exhibition permettait non seulement aux marins de faire le spectacle pour la population niçoise, mais également d’accueillir quelques équipiers exceptionnels, parmi lesquels Monsieur Christian Estrosi, ministre de l’industrie et maire de Nice, embarqué à bord du Paprec Virbac 2 de Jean-Pierre Dick. Côté sportif, la palme du meilleur run revient à Kito de Pavant et son équipage. Avec un temps de 4 minutes 29 secondes, avalé à la vitesse moyenne de 12,71 noeuds, les marins du Groupe Bel ont tiré le meilleur d’une monture dont la vélocité ne cesse de se confirmer, dans le gros comme le petit temps. Derrière Michel Desjoyeaux et Jean-Pierre Dick avec des moyennes respectives de 12,53 noeuds et 12,30 noeuds, confirment si besoin était leur belle aisance.

Départ pour Barcelone demain

 C’est demain, après une escale écourtée faute de vent entre Istanbul et la côte d’Azur, que la flotte de l’Istanbul Europa Race quittera Nice, non sans avoir une dernière fois fait le show dans la baie des Anges. Ainsi, à midi, le comité de course donnera-t-il le départ de la deuxième étape qui mènera les concurrents à Barcelone, après 520 milles d’une belle bagarre. Gageons que les équipages auront tous le couteau entre les dents et la ferme intention de bien figurer à l’arrivée dans le port catalan, à commencer par les espagnols de 1876, bien décidés à ne laisser à personne d’autre le plaisir de s’imposer dans leurs eaux.  

Résultats du Trophée de Nice

Groupe Bel : 04 min 29 sec, vitesse moyenne 12,71 nouds
Foncia : 04 min 33 sec, vitesse moyenne 12,53 nouds
Paprec Virbac 2 : 04 min 38 sec, vitesse moyenne 12,30 nouds
Veolia Environnement : 05 min 25 sec, vitesse moyenne 10,52 nouds
1876 : 05 min 30 sec, vitesse moyenne 10,36 nouds
 

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Dernière épreuve de la saison à Cartagena

audi med cup
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Les concurrents de l’AudiMed Cup feront de Cartagena leur ultime champ de bataille. Pour Emirates Team New Zealand (NZL), en tête du classement avec 52 points d’avance, il s’agira avant tout de préserver les acquis et de naviguer sagement à l’occasion du Trophée Caja Mediterráneo Région de Murcia. Dans le tableau arrière du bateau kiwi, trois équipages se tiennent en 5 points seulement. Matador (ARG), Quantum Racing (USA) et Artemis (SWE) se cantonneront-ils à une bagarre pour la deuxième place, laissant ainsi le champ libre aux hommes de Dean Barker ? Ce faisant, ces derniers pourraient bien remporter en Espagne leur 4e victoire consécutive sur une étape du circuit.
Pour le final des TP52, Torbjorn Tornqvist (SWE), le propriétaire-barreur d’Artemis sera absent. Il sera remplacé par l’Italien Vasco Vascotto (ITA), champion de la saison 2005. Ce dernier officiera aux côtés du tacticien Paul Cayard (USA) qui a démontré ses multiples talents à bord du plan Judel-Vrolijk suédois. « Il y a probablement cinq ou six équipages qui ont prouvé qu’ils pouvaient remporter une épreuve de TP 52 » confiait le directeur du Circuit Audi MedCup, Ignasi Triay. « Tout peut arriver et le site est parfait pour conclure la saison. Le plan d’eau est fantastique, très exigeant. Il peut y avoir deux vents différents avec des rafales très oscillantes à terre et du vent d’ouest au large. Cela signifie qu’il y a des zones de transition et que tout peut arriver. Dans d’autres cas, quand le régime d’ouest est bien installé, les conditions de navigation peuvent être assez difficiles avec un fort clapot, assez court ».

GP 42 : duel au sommet et nouveaux arrivants

En GP42, le classement, après 40 manches disputées, reste extrêmement serré. Aux avant-postes, Islas Canarias Puerto Calero (ESP) et Roma Mk 2 (ITA) sont ex-aequo avec 82 points. La conclusion est simple : celui qui l’emportera  à Cartagena sera probablement le lauréat de la saison.
A noter l’arrivée dans la série des Espagnols d’Iberdrola. Champions l’année dernière, Iberdrola fait son retour chez les GP42 pour ce dernier acte de la saison. Skippé par Laureano Wizner, le bateau espagnol est le sistership du plan Botin/Carkeek de Turismo Madrid.
Les hostilités commencent lundi 14 avec la manche d’entraînement réservée au TP52, puis celle des GP42 le lendemain. La course côtière pour les TP est programmée jeudi. La remise des prix de la saison qui couronnera les champions 2009 dans les deux séries aura lieu samedi soir.

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Mise à l’eau du nouveau Gitana 11

Nouveau Gitana 11
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C’est à 17h26 très précisément, sous un soleil éclatant, que le nouveau Gitana 11 a touché l’eau. Une « renaissance » émouvante tant pour les membres du Gitana Team que pour les nombreux spectateurs impressionnés par les nouvelles dimensions du multicoque océanique.

77 pieds – soit 23,50 mètres – contre 60 il y a quelques mois de cela … Mais le changement ne réside pas uniquement dans cet allongement certes significatif. Gitana 11 a, en effet, été totalement repensé pour participer à la Route du Rhum 2010. Doté de tous nouveaux flotteurs aux étraves inversées, d’une coque centrale allongée et d’une décoration à la hauteur de toutes ces modifications, c’est désormais un multicoque entièrement dédié aux navigations en solitaire, comme en témoignent par exemple les récents aménagements réalisés sur le pont (nacelles de protection pour les postes de barre de chaque côté du cockpit).

A quelques mètres du bateau, dirigeant conjointement les délicates manœuvres avec William Fabulet, le nouveau skipper de Gitana 11 nous livrait ses premières impressions : « C’est un grand jour pour le Gitana Team et voir Gitana 11 à l’eau est une immense satisfaction. Le bateau est élégant et semble bien dans ses lignes. Nous attendions avec une grande impatience le moment où il toucherait l’eau car il s’agit de la première impression. Jusque là, et même si les études sont pointues, nous sommes dans le virtuel. Aujourd’hui, nous sommes dans le concret : le bateau est à l’eau et après quelques tests demain au ponton pour vérifier la solidité structurelle de la plateforme et du mât, nous pourrons aller tirer les premiers bords » confiait Yann Guichard.

Conservant son nom de baptême par respect pour l’histoire et les nombreux milles déjà parcourus, ce nouveau maxi-trimaran devrait effectuer sa première sortie en mer dans le courant de la semaine. Yann Guichard enchaînera alors les navigations tout d’abord en équipage, afin de valider et de fiabiliser les choix opérés, avant de partir seul découvrir le dernier-né de la lignée des Gitana.

Gitana 11 : de l’histoire et des chiffres

Construit en 2001, sous le nom de Belgacom, ce trimaran de 60 pieds rejoint l’écurie Gitana en 2004, où il devient Gitana 11. Successivement barré par Frédéric le Peutrec et Lionel Lemonchois, ce multicoque gagne ses plus belles lettres de noblesse en novembre 2006 lorsque son skipper de l’époque le mène à la victoire dans la mythique Route du Rhum 2006.  Après deux années de transition et suite à la publication de l’avis de course de la Route du Rhum 2010 – qui ouvre l’épreuve aux maxi de la G Class – il est décidé de modifier Gitana 11 pour rester compétitif face à des adversaires de plus grande taille. Le postulat de départ est le suivant : «Le but est de combler notre déficit dans des conditions musclées par rapport aux grands trimarans océaniques, tout en conservant les qualités de notre bateau dans le petit temps grâce à son rapport puissance / légèreté. Nous cherchons à gagner en polyvalence ».

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TPM COYH réagit mais Courrier Dunkerque garde la tête

Route des Iles 2006
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« Malgré deux départs moyens, la très bonne tactique de Fabien Henry nous a permis de revenir à chaque fois et les bonnes manœuvres ont fait le reste », explique Tugdual Becquemie, barreur de Toulon Provence Méditerranée COYCH. Les varois ont de quoi nourrir des regrets car ils ont même failli doubler la mise dans la deuxième manche. « Il nous a manqué deux mètres sur le dernier bord de spi pour passer devant, ce qui nous a obligé à une bataille d’empannage dans laquelle le vent leur a été favorable » poursuit Tugdual Becquemie qui, comme ses co-équipiers, était preneur d’un doublé.
C’est l’autre information de cette journée, Courrier Dunkerque confirme son hégémonie en s’imposant dans la deuxième manche, confortant sa place de leader au général. « C’est une bonne opération compte tenu du petit air et des conditions instables qui régnaient sur le plan d’eau, résume Daniel Souben de Courrier Dunkerque. On regrettera d’avoir gâché notre bon départ lors de la première manche, mais, globalement, tout s’est bien passé ».
 
Ville de Genève en outsider
 
Deuxième du classement général, Ville de Genève pourrait constituer « la » surprise de cette édition 2009. « On a été très réguliers pendant ces deux premiers jours de course, même si l’on a un peu raté le coche aujourd’hui en raison d’une mauvaise lecture du vent dans la deuxième manche », explique Jérôme CLERC de Ville de Genève.
Il n’empêche, les Suisses sont en position idéale avant la grande course Marseille – Propriano. « On annonce du vent d’est, poursuit Jérôme CLERC qui fera là sa deuxième traversée, et je pense que l’arrivée va être tendue, et que tout risque de se jouer dans les derniers miles, le long du littoral corse ».
Et revoilà le juge de paix de la Route des Îles…Tout peut arriver entre Marseille et Propriano ; et les équipages savent bien qu’ils joueront là, la partie la plus serrée de l’épreuve. Ce soir, au cours du briefing coureurs, Christian GOUT, le Directeur de course, a annoncé que la flotte s’élancera demain matin au moteur, autour de 10h, et que le départ sera donné dès que le vent se manifestera.
 
Classement journée 3 :
 
Manche 1 : Toulon Provence Méditerranée COYCH
Manche 2 : Courrier Dunkerque

 
Classement général après 7 manches :
 
1. Courrier Dunkerque                                       6 points
2. Ville de Genève Prévention                           17 points
3. TPM COYCH                                                 18 points
4. Manche Basse-Normandie                             21 points
5. SNCM                                                             21 points
 

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Une première journée intense

Maxi Yacht Rolex Cup 2009
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Depuis une semaine, le petit port sarde de Porto Cervo connaît une effervescence incroyable. La semaine dernière, 19 des plus grands voiliers de la planète ont régaté lors de la Perini Navi Cup 2009. Depuis hier, cette flotte qui compte des monocoques de 25 à 88 mètres a été rejointe par les 42 concurrents de la Maxi Yacht Rolex Cup. Ce panel croise au large de Porto Cervo dans des conditions de vent et de mer idéales.

La journée de dimanche, réservée aux inscriptions, a été l’occasion, pour les équipages de la Maxi Yacht Rolex Cup, d’admirer les magnifiques unités du chantier Perini. De Maltese Falcon avec ses 88 mètres à Gitana, un Sloop de 36 mètres de 1988, le spectacle à terre était tout aussi époustouflant qu’en mer. Au programme de cette première manche de la Maxi, le comité de course, malgré des conditions météorologiques délicates, a lancé un parcours côtier de 35 milles alternants de nombreux bords de près mais également de longs bords de reaching et de portant. Cette édition 2009 est plus compétitive que jamais, avec la présence d’anciens vainqueurs de la course, mais également du vainqueur de la dernière Rolex Fastnet Race, Ran 2, du vainqueur de l’édition 2007 de la Rolex Sydney Hobart, Rosebud et du vainqueur de la Giraglia Rolex Cup et de la Rolex Middle Sea Race, Alegre. À ces monocoques performants il faut aussi ajouter le dernier-né de Neville Crichton, Alfa Romeo 3, le STP 65 Luna Rossa, Beau Geste, Bella Mente, Container, Saudade ou le dernier-né de Wally, le Wally 130. De plus, Porto Cervo et le Yacht Club Costa Smeralda bénéficient d’un plan d’eau magnifique.

Au terme des 35 milles de course, entre les rochers de l’archipel de la Madalena, Velsheda remporte la première manche dans la catégorie Cruising Spirit of Tradition, devant Hamilton II et Viriella. Dans la catégorie Mini Maxi Racing, Bella Mente devance Alfa Romeo et Alegre tandis que dans le groupe 00 Luna Rossa l’emporte sur Bella Mente et Alfa Romeo. Dans la catégorie des Mini Maxi Cruising prend l’avantage sur Grande Orazio et Ops 5. Seul représentant français, @robas n’a pu achever le parcours.

En Racing Cruising, Roma, DSK Pioneer et Sagamore se partagent les 3 trois premières places. Au classement combiné Racing et Racing Cruising, Beau Geste devance Roma et DSK Pioneer.

Le fait marquant de cette journée, hormis les conditions exceptionnelles rencontrées par les équipages, est le démâtage d’Intuition dès sa sortie du port. Les régates se poursuivaient mardi avec le premier signal d’attention à 11h30.

La Maxi Yacht Rolex Cup se tient du 6 au 12 septembre 2009. La remise des prix, qui se tiendra le samedi 12 septembre, viendra clôturer la semaine de compétition.

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Mise à l’eau du trimaran Légumes Prince de Bretagne

Prince de Bretagne
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C’est l’été indien à Lorient comme partout en Bretagne. Une belle journée ensoleillée pour assister à la mise à l’eau de Légumes Prince de Bretagne tout droit sorti de chez Marsaudon Composites.
Pour Hervé Cléris, le skipper en titre du Multi50, c’est un jour important qui annonce à la fois la fin d’un travail acharné et le début des essais et des navigations, autre gros chantier s’il en est, mais sur l’eau, ce qui réjouit forcément le marin. Car Hervé est également le chef du projet Prince de Bretagne et a consacré la majorité de son temps au suivi de sa construction pour laquelle toute l’équipe a mis les ‘bouchées doubles’. En bon chef d’orchestre, le Finistérien a dirigé les opérations de la mise à l’eau qui se sont déroulées sans problème, tout comme la pose du mat et de la bôme.

Le plus beau jour de l’été

C’est peut-être le plus beau jour de l’été en Bretagne et à double titre pour Prince de Bretagne et Hervé Cléris. « Tout s’est bien passé » expliquait Hervé à l’issue des opérations. « Il y a plein de monde, Prince de Bretagne est magnifique. Je suis un homme heureux et je remercie les gars du chantier qui ont mis le paquet pour achever ce superbe travail. Demain, on met les voiles et on navigue ! ». Ce plaisir et cette fierté sont partagés par les représentants de Prince de Bretagne : « C’est une belle aventure qui commence » affirmait Emmanuel Descloux, le directeur marketing de la marque leader dans le monde des fruits et légumes avant d’ajouter : « les 2500 producteurs de Prince de Bretagne vont la suivre de très près avec beaucoup de fierté. Malgré une conjoncture difficile sur les marchés de légumes frais, il leur faut un courage certain pour continuer d’assumer le choix de ce projet de course au large. Prince de Bretagne va être un superbe porte drapeau de l’ensemble de la filière fruits et légumes bretonne ».

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Nice-Barcelone : une étape courte mais complexe

Istanbul Europa Race départ
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Alors que l’Odyssée entre Istanbul et Nice est encore dans les esprits de l’ensemble des navigateurs, l’heure d’un nouveau départ a donc sonné ce mardi midi. Pour une dernière fois les six monocoques Imoca se sont donnés rendez-vous devant l’une des plages les plus célèbres de la côte d’Azur et ont assuré le spectacle. Dans un décor de carte postale, avec 5 à 6 noeuds de vent et une mer plate, le comité de course placé sous la présidence d’Henry Bacchini a libéré les marins pour l’étape la plus courte de cette Istanbul Europa Race. Devant leurs étraves, 420 milles à parcourir entre la Baie des Anges et Barcelone, avec obligation de laisser l’île de Minorque à tribord. De Nice à la capitale catalane, l’échiquier ne sera pas dégagé et une fois encore, il faudra s’attendre à des rebondissements et des divergences stratégiques ainsi que le confirmait ce matin Jean Maurel, directeur de course de l’Istanbul Europa Race : « Un vent de Nord Est devrait permettre aux bateaux d’aller relativement facilement jusqu’à Minorque. Entre ce point de passage et l’arrivée, il restera 100 milles qui seront loin d’être faciles à parcourir. Aux abords de l’arrivée, d’autres pièges se présenteront dans la mesure où Barcelone est sous l’influence directe des Pyrénées. Nous avons fait le choix de ce parcours pour que ce soit moins la loterie. J’espère pour les marins qu’il nous donnera raison ».

Six équipages pour une victoire

 La première étape a laissé des traces chez les hommes. L’acte disputé entre Istanbul et Nice a imposé aux équipages des fortunes plus ou moins bonnes. Au moment d’entrer en scène pour la deuxième fois, chacun affichait ses ambitions. Ainsi, les espagnols de 1876, actuels leaders au classement général provisoire, entendent-ils bien rafler à nouveau la mise dans leurs eaux et achever de convaincre leurs nombreux supporters. Extrêmement réguliers et inspirés sur le préambule, les hommes de Guillermo Altadill se sont posés d’entrée de jeu en candidats sérieux à la victoire finale ; une nouvelle belle performance à Barcelone leur permettrait d’enfoncer le clou. Longtemps pressentis pour les lauriers à Nice, Michel Desjoyeaux et ses hommes ont une partie à gagner. Mêmes attentes chez Kito de Pavant qui s’attaque aujourd’hui à un parcours dont il connaît et redoute particulièrement les pièges. Vainqueur du Trophée de Nice hier, Groupe Bel devrait pouvoir exprimer son aisance sur ce sprint vers l’Espagne. Au départ de son port d’attache, Jean-Pierre Dick était ce matin un homme riche d’ambitions légitimes. Remonté comme un coucou suisse suite à l’accueil réservé par ses amis niçois, le gentleman navigateur n’a qu’une envie : arriver en Catalogne en vainqueur et renouveler le scénario de la Barcelona World Race. Enfin, que dire des deux équipages malheureux de la première étape, Veolia Environnement et DCNS. Moins reposés que les autres, les acolytes de Roland Jourdain et Marc Thiercelin ont été piqués au vif et sont fermement décidés à inverser la tendance. Autant dire que l’empoignade méditerranéenne annonce une fois encore des débats houleux ! Verdict attendu dans 48 heures.  

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Bénéteau : une année de création et innovation.

Bénéteau - First 35
Bénéteau - First 35

Une dynamique d’innovation record
Bénéteau, Jeanneau et Lagoon offrent sur la saison 2009-2010 pas moins de 29 nouveautés -dont extensions de gammes- contre 18 en 2008. Au cours de la saison, près d’un tiers de la gamme aura été
renouvelée. Ce plan ambitieux de nouveautés, en augmentation de 50% par rapport à l’année dernière, est le fruit de la richesse créative des marques et de la qualité des équipes de développement. Il a été rendu possible par la réactivité du groupe en matière d’organisation industrielle.
La mise en oeuvre de techniques de pointe et l’accélération des efforts de recherche et développement permettent au groupe Bénéteau de faire la différence dans un contexte concurrentiel. D’année en année, à budget et modèle équivalent, les bateaux conçus au sein du groupe gagnent en taille, en confort et en
performance. Plus spacieux, dotés des dernières innovations en termes d’équipements, les modèles sont aujourd’hui de confortables résidences flottantes où design, bien-être et art de vivre occupent une place de choix.

Une opportunité d’achat unique
Le déploiement de cette offre s’accompagne, cette année, d’une politique de prix incitative limitée à la fin de l’année 2009. Elle représente une opportunité unique de devenir propriétaire ou de renouveler son bateau auprès d’une des marques du groupe. Les avantages accordés en matière d’équipements ou de personnalisation sont déclinés sur l’ensemble des gammes quels que soit l’unité choisie et le montant de l’investissement.

Une capacité de croissance intacte
En procédant à l’adaptation de ses effectifs et de son organisation à la baisse des marché constatée la saison dernière, le groupe Bénéteau s’est attaché à préserver les compétences et les savoir-faire qui lui permettront de répondre au niveau de perfection exigé par ses clients et de faire face à un redressement de la demande. Par ailleurs, la politique de réduction des stocks de bateaux finalisée ces derniers mois au sein du réseau de distribution favorisera les retombées attendues des salons à venir sur l’activité du groupe.

Des perspectives prometteuses
Dans le domaine des yachts à moteur, le groupe dévoile en avant-première lors du Festival de la Plaisance de Cannes 2009 le Prestige 60, conçue par le cabinet Garroni. Par ailleurs, le groupe a confié à une équipe franco Italienne, dirigée par Carla Demaria, le soin de mener à bien le développement de Monte Carlo Yacht SPA sur le segment des grands bateaux à moteur de plus de 15 mètres. La première unité de la gamme, un 76’ dessiné par Nuvolari et Lenard, sera présentée au cours de la saison 2009-2010.

Dans l’habitat résidentiel, Le groupe Bénéteau poursuit son développement, marché sur lequel il ambitionne de devenir -en France- le constructeur de référence pour la construction de maisons à ossature bois et à hautes performances environnementales.La mise en production des premières maisons a débuté en septembre dans une usine récemment réalisée par le groupe et intégrant la démarche haute qualité environnementale. Au cours de la première année, la filiale du groupe Bénéteau, BH, réalisera une commande de 300 maisons à destination du marché du logement social et développera une offre de logements destinée aux étudiants et aux jeunes actifs.

Numéro un mondial des constructeurs de bateaux à voile, le groupe Bénéteau poursuit sa progression sur le marché des bateaux à moteur. Il étend son offre aux unités de plus de 15 mètres et figure parmi les tout premiers acteurs européens.
En voile comme en moteur, les marques du groupe : Bénéteau, Jeanneau, Lagoon, Monte Carlo, Prestige et CNB proposent une gamme de cent modèles de 20 à 60 pieds. Renouvelée à un rythme soutenu, grâce à une capacité de création exceptionnelle, cette offre est l’une des plus complètes du marché.
Le groupe occupe également une place de premier plan sur le marché européen de l’habitat de loisirs et se développe sur le marché de l’habitat résidentiel à hautes performances environnementales.
Avec la conception et la fabrication de maisons à ossature bois, il ambitionne de rendre accessible en terme de prix, un habitat de qualité répondant aux exigences du développement durable.

Source : Groupe Bénéteau
www.beneteau-group.com

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51,36 noeuds : l

record hydroptère
DR

Alain Thébault est un doux  rêveur et un obstiné. Depuis plus de 20 ans il porte le projet Hydroptère et les revers et les fortunes de mer ne lui ont pas été épargnés. Il fallait donc avoir la foi pour continuer à porter ce projet que lui avait transmis Eric Tabarly. Thébault qui est un bigouden a la carapace dure mais aussi un affectif aurait aimé offrir  plus tôt ce record à son modèle et protecteur disparu en Juin 1998 . " Mais les choses ont été plus compliquées que nous le pensions " confie t-il.

Le mur du vent
 
Avec ce run de 500 mètres à 51,43 noeuds avec une pointe à 55,5 noeuds ( 103 km/h), sa ténacité a enfin été récompensée. Il a enfin franchi " ce mur du vent ", titre de son dernier ouvrage qui raconte l’histoire  aussi riche que mouvementée de l’hydroptère. Il faut se souvenir qu’en décembre 2008 l’hydroptère avait chaviré sur la base de Port St Louis du Rhône peu après avoir été chronométré à 61 noeuds. Il a fallu se relever de ce coup du sort.
Cette performance qui permet au trimaran volant de devenir l’engin le plus rapide  de la planète est " une oeuvre collective. Ce record a été décroché vendredi  lors de la première journée d’essais avec un vent de 28 noeuds de secteur ouest.  "L’équipage a été impérial au cours de cette journée. Ce fantastique record est l’ illustration d’une œuvre collective, celle d’un pack hydroptérien soudé et déterminé. Les envolées à plus de 100 km/h  (pointe à 55, 5nœuds) génèrent à bord des poussées d’adrénaline comme nous n’en n’avions jamais vécues. A ces vitesses on ne peut plus lire les instruments. Tout le monde annonce ses données dans le cockpit et je m’applique à garder la bonne trajectoire ". Le pilote de cet engin ne compare pas ce run à un numéro de funambule car " la vitesse repose sur une stabilité hydrodynamique obligée et qu’on a validée jusqu’à 56 noeuds. Là le bateau était sur des rails comme un TGV ".
 
Une aventure technologique
 
Ce record est une étape marquante dans une aventure technologique dont la poursuite a été possible grâce au soutien depuis 2005 de M. Thierry Lombard, Associé – gérant de la Maison de Banquiers Privés à Genève. Ce mécène est aussi à l’origine du partenariat avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne dont les enseignants et étudiants habités par le projet ont apporté leur compétence en aéro et hydrodynamique, en matériaux composites et dans le domaine structurel. Il ne faut pas oublier dans l’histoire le soutien de huit ingénieurs aéronautiques retraités mais toujours impliqués bénévolement. Ils partagent depuis le premier vol l’engagement d’Alain Thébault.
 " Cela fait du bien pour toute l’équipe d’avoir un peu de réussite " avoue Alain Thébault joint par téléphone. Il pense que cette performance peut être encore améliorée : " On va s’appliquer à finir cette campagne avec élégance. On peut peut être porter le record à 52 , voire 53 noeuds on verra… ". Mais Thébault sur son nuage a aussi le regard tourné vers le large. Car son ambition déclarée depuis longtemps est d’emmener son engin détenteur du record absolu de vitesse dans des navigations hauturières et de s’attaquer à des records océaniques. " Ce sera l’objectif de 2010 et je réserve une surprise sur le parcours" conclut -il .

Source : Le Télégramme

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