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La rentrée des J/80

J80
DR

L’Atlantique Télégramme, qui fêtera cette année sa 10ème édition, est devenue depuis l’année dernière une épreuve à part entière de la Coupe de France organisée par l’association française de la classe J/80. Après une Pornic J Cup particulièrement disputée, cette épreuve sera l’occasion pour certains leaders du circuit de marquer de nouveaux points pour le classement de la Coupe de France. Les trois premiers actuels, à savoir « Interface Concept » mené par Jean-Charles Moriceau, Gilles Drouet et son équipage cherbourgeois et « Ecole navale CG29 » de Frédéric Denis seront sur le plan d’eau lorientais afin d’essayer d’asseoir leurs positions. Notons également la présence de nombreux J/80 du cru, preuve de l’implantation continue des J/80 dans l’ensemble des clubs de voile de l’hexagone.
 
« Ce week-end sera l’avant dernière épreuve de la Coupe de France » précise Ludovic Gilet, président de la classe. « Cette dernière se clôturera à Cherbourg avec le National de la série du 8 au 11 novembre. Tout est encore jouable pour de nombreux équipages (environ 25) au classement général de la Coupe. Il faut savoir que nous avons pondéré les points de chaque course de la Coupe de France en fonction du nombre de participants. Quatre compétitions comptent au classement final. Alors autant dire que certaines équipes peuvent fortement remonter et même gagner encore la Coupe de France ».
 
L’équipage de Jean Queveau « Nantes Saint-Nazaire », absent à Lorient mais présent à Cherbourg en novembre, fait figue de favori au titre. Il faudra aussi compter ce week-end sur Sylvain Pelissier et son équipage, « Jacuzzi » de Ludovic Gilet et Eric Brezellec, Vincent Vilboux « Ecole Navale CDV 29 » ou encore « Jack in the Basket » skippé par Carlos de Monès qui pourraient faire une belle remontée au classement général de la Coupe de France.
 
 
Programme de l’Atlantique Télégramme pour les J/80 :

Jeudi 17 septembre

16h00 Pesée des bateaux, lieu zone de manutention "pôle course au large"
17h à 21h Accueil des concurrents, chaîne d’inscription

Vendredi 18 septembre

8h30 à 9h30 Accueil des concurrents, chaîne d’inscription sous le chapiteau situé "pôle course au large"
9h00 jauge des voiles, lieu chapiteau "pôle course au large"
11h00 Briefing des skippers et point météo sous le chapiteau
14h00 Mise à disposition du comité de course sur zone pour une ou plusieurs courses

Samedi 19 septembre

10h00 Mise à disposition du comité de course sur zone pour une ou plusieurs courses
20h00 Repas ouvert aux équipages et au public – Projection d’images de la journée

Dimanche 20 septembre

10h00 Mise à disposition du comité de course sur zone pour une ou plusieurs courses
A partir de 13h30 Grutage des bateaux et restitution des cagnards et flammes
17h00 Remise des prix

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D’une mer à l’autre

Foncia-Gibraltar
DR

Nouveau décor, nouvelles cartes mais même rythme à bord des monocoques Imoca de l’Istanbul Europa Race. Dans cette troisième et dernière étape disputée entre Barcelone et Brest, la navigation se poursuit au près dans des vents avoisinant les 15-20 noeuds. Comme pour garder d’elle un souvenir indélébile, la mer Méditerranée a permis aux équipages de la laisser derrière eux en passant le détroit de Gibraltar sur un seul bord et de jour pour les premiers. D’une mer à l’autre, d’un monde à l’autre, point de trou noir, mais une continuité dans la complexité. Ainsi, alors que le Cap Saint-Vincent se présente actuellement devant l’étrave du leader de la flotte, Michel Desjoyeaux, la situation météo pousse les stratèges du bord à ouvrer à plein régime. Si chacun semble avoir fait le deuil d’une navigation ponctuée par les glissades sous spi, il leur faut maintenant composer avec une remontée le long des côtes portugaises au près. A ce jeu là, tous vont s’efforcer de négocier au mieux les bascules et continuer à creuser devant et à réduire l’écart derrière.

Foncia en tête

Bien installés en tête, les hommes de Foncia poursuivent inlassablement leur cavalier seul, imposant un rythme soutenu et suivant à la lettre le routage idéal. Avec une fluidité assumée et remarquable, Mich’ et ses équipiers entendent bien prendre l’avantage, aussi bien sur le plan sportif que psychologique. Mais chez les poursuivants, personne ne baisse les bras à commencer par le dauphin du Professeur, Veolia Environnement. Pénalisé par l’âge de leur monture sur les deux premières étapes dominées par les petits airs, les équipiers de Roland Jourdain sont à la fête depuis plusieurs jours et leur grande forme fait plaisir à voir et à entendre. Au près, dans la brise, le monocoque de Bilou prouve qu’il n’a rien perdu de sa superbe. Mais ni Groupe Bel, ni Paprec Virbac 2 ne consentiront à laisser la robe rouge et blanche s’échapper. Ainsi, du côté de Kito de Pavant et de Jean-Pierre Dick la fronde s’organise-t-elle non seulement pour rattraper celui qui les précède mais également pour recoller à la tête. Ces deux là jetteront leurs meilleures armes dans la bagarre pour la faire tourner à leur avantage. A bord de 1876, le mât fait des siennes mais pas au point de forcer Guillermo Altadill à renoncer à sa belle histoire. Discrets sur la nature exacte de leur mésaventure, les Espagnols poursuivent leur route et vont à présent tenter de limiter les dégâts alors qu’ils accusent 80 milles de retard au dernier pointage. Enfin, DCNS, relégué à désormais plus de 200 milles du premier, continue à payer cher son déficit de vitesse et verra sans doute comme une première libération son passage à Gibraltar.

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Francisco Lobato accroît son avance

Transat 6.50 2009 - Francisco Lobato
DR

La pression reste derrière pour le moment et la flotte revient sur celle de devant qui glisse dans un système moins puissant. Un système qui globalement s’étale de 25 nœuds au Nord à 15 nœuds au Sud… Du coup, on renvoie de la grand-voile, on change de spi et on met du charbon dans la machine sans penser à quitter la barre pour optimiser ses trajectoires, tirer profit des petites oscillations du vent et réagir
aux moindres caprices du vent. Du coup, on ne quitte pas le cockpit, on avale des barres vitaminées glissées dans les poches où l’on range les écoutes, les bouteilles d’eau valdinguent de droite et de gauche, on branche le pilote pour faire un point GPS et une rapide projection sur la carte marine… le tout sans enlever sa veste de quart. Pas le temps…

C’est à ce rythme que l’on tiendra le sillage des meilleurs du moment qui sont les incontournables Francisco Lobato (ROFF TMN) en série et HP Schipman (Maisons de l’avenir-Urbatys). Et si le portugais peut se «reposer » sur un matelas d’avance de plus de 60 milles sur le deuxième Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) et 90 milles sur l’italien Ricardo Appoloni (Ma vie pour Mapei), ce n’est pas la même ambiance pour HP qui voit dans son latéral Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) à 12 milles derrière et Thomas Ruyant (Faber France) à 26 milles. Soit rien à l’échelle des 200 milles restant à
parcourir !

273,1 milles en 24h pour Bertrand Delesne et 253,8 milles pour Francisco Lobato !

Des chiffres qui incontestablement parlent ! Bertrand sur son proto Manuard et Francisco sur son Pogo 2 de série font parler la poudre. Avec 273,1 milles parcourus en 24 heures ce jour (vitesse moyenne de
11,4 nœuds), Bertrand accroche la plus belle performance du moment et ce, depuis le départ. La palme revenait hier à Olivier Avram (Cap Monde 2) qui avait avalé 268,6 milles à 11,2 nœuds de moyenne. Un Olivier qui, soit dit en passant, est ce jour en 30e position. Côté Série, si Charlie Dalin marque un beau 234,4 milles au compteur aujourd’hui, c’est… sans surprise… Francisco Lobato qui tient le haut du pavé avec 253,8 milles à 10,6 nœuds de moyenne réalisé entre mercredi et jeudi matin. Chapeau bas…

Une île à la météo capricieuse

Et si le schéma météo était classique depuis le départ, on peut dire que c’est maintenant que ce dernier peut devenir rock’n roll. En effet, l’approche de Madère et de Funchal – placée côté sud de l’île soit sous
le vent – peut en surprendre plus d’un. Effets de côte, vent qui tombe pendant la nuit, la haute île de Madère peut redistribuer les cartes. Car rien d’impossible à l’approche de ce caillou volcanique posé dans
l’Atlantique ! Un effet de côte et vous voilà posé à l’arrêt sous le vent de l’île. Inutile de dire que le voisin de derrière contournera alors proprement la zone maudite et vous grillera sur la ligne… Une situation malheureusement courante que chacun se doit d’anticiper dans sa tête. Et si une course n’est jamais terminée tant que la ligne n’est pas franchie, il est clair que le Portugais en ses terres peut compter
sur la brassée de milles qu’il a d’avance ! Celle-ci pourrait lui être fort utile et gageons qu’il devait aussi penser à ce scénario, lui qui joue ici dans ses eaux. Côté protos, la messe est loin d’être dite et l’arrivée pourrait se faire à vue entre les premiers… Magique et stressant à la fois !

De multiples bobos

Les infos du large venant des bateaux accompagnateurs le confirment : la flotte a souffert de multiples petits bobos. Pilotes, bout-dehors, spis, safrans ont été aux premières loges du classement Casse. Impossible de faire le tour des avaries. Problèmes aujourd’hui de barre pour Arnaud Vasseur (Association Capucine), d’antenne GPS pour Antoine Rioux (Nouvelle-Calédonie), d’énergie pour Pierre Rolland (D2 Marée haute) et Andreas Lindlahr (Umpalumpa), de grand-voile pour Brice Aqué (CNTL – Scrube Sails), en tête de mât pour Daniela Klein (538 Tacchificio Monti) et Jesse Rowse (www.solochallenges.com) qui ont dû monter dans les hauts, fatigue totale pour Rémy Cardona (La Solidarité Mutualiste)… Comme on le voit, la flotte a souffert mais rien d’étonnant lorsque l’on connaît la rudesse du cap Finisterre et des empannages à gérer dans 30 nœuds de vent moyen…

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Foncia creuse l’écart

Foncia
DR

Chez les navigateurs, il est coutume de dire que le bonheur n’est jamais dans le près. Deux fois la route, trois fois la peine : saluer les colonnes d’Hercule au passage du détroit de Gibraltar, porte de sortie vers les grands espaces océaniques, n’aura donc rien d’une partie de plaisir pour les équipages qui ne vont certainement pas se ménager dans les ultimes longueurs méditerranéennes servies par des vents soufflant pile dans les étraves. Au boulot donc, et place aux manœuvres et autres grands travaux en tout genre pour matosser le matériel dans les virements de bord. Il s’agit surtout de trouver le bon compromis entre le cap et la vitesse dans des conditions peu favorables aux grandes glissades sur la crête des vagues.

Pour autant, au régime du  près, si tous sont logés à la même enseigne de l’inconfort, la satisfaction de pointer en tête ne peut que faire du bien au moral du bord. Après une deuxième nuit dans des vents portants le long des côtes orientales espagnoles, et à l’heure de remiser les spis dans les soutes à voiles, Foncia a indéniablement renforcé son commandement. Il a creusé l’écart tant avec son plus proche concurrent et grand animateur de ce début de 3è étape, Veolia Environnement, que les deux autres prétendants à la victoire finale. 3è, Groupe Bel accuse ce matin 11,5 milles de retard, quand 1876, en 5è position  dans le sillage de Virbac-Paprec 2 (Jean-Pierre Dick), affiche un débours de 30 milles. Les hommes de Guillermo Altadill sont néanmoins crédités d’une bonne vitesse de 9,5 nœuds.  La sanction est encore plus sévère pour DCNS (Marc Thiercelin), à la peine dans des vents mollissants au large de Carthagène : il ferme désormais la marche à près de 85 milles du premier de cordée.

La journée s’annonce studieuse et laborieuse pour toute la flotte. La Méditerranée, peu encline à leur faciliter la tâche après des orages et les violents grains qui ont marqué les esprits en début d’étape, promet de servir du près pour tous. Une chose est sûre : en mer d’Alboran, Michel Desjoyeaux et les siens doivent désormais tenir leur rang en contrant les attaques qui vont fuser de toutes parts. Au moins jusqu’à Gibraltar et les colonnes d’Hercule, qui ouvrent sur les grands espaces océaniques… où soufflent aussi des vents contraires !

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TeamOrigin lance une campagne contre le changement climatique

Keith Mills - Team Origin
DR

Le projet est établi en collaboration avec quatre partenaires commerciaux afin de mettre en avant l’engagement sportif et écologique de l’équipe. C’est ainsi que TeamOrigin s’est associé avec le Carbon Trust, un organisme anglo-saxon qui offrira des conseils pour permettre des réductions d’émissions de carbone. Le syndicat prétend être la première équipe sportive à œuvrer dans ce sens. 

Sir Keith Mills, fondateur et directeur de TeamOrigin explique cet engagement : "La voile convient parfaitement à cette prise de conscience concernant l’environnement. Nous espérons attirer des partenaires commerciaux, qui verront ceci comme une vitrine où ils pourront montrer et renforcer  leur propre engagement en ce qui concerne le développement durable”.

Mike Sanderson, le directeur sportif de TeamOrigin s’est également prononcé sur cette initiative : "C’est une journée importante pour TeamOrigin. Nous confirmons aussi notre détermination de retourner sur l’eau en 2009-2010 avec un programme d’entraînement et un calendrier sportif afin de poursuivre notre campagne en vue de l’America’s Cup. Nous avons déjà commencé à analyser comment TeamOrigin pourrait réduire ses émissions de carbone". Ben Ainslie, le skipper/barreur de l’équipe, insiste lui-aussi sur le double objectif de TeamOrigin : "Il est important de contribuer à cette campagne pour nous attaquer au changement climatique. La nature même de notre sport montre comment on peut profiter des forces de la nature afin de réaliser de belles performances. L’objectif est toujours de rentrer en Grande Bretagne avec la Coupe. Nous voulons la gagner intelligemment afin de prouver l’avantage d’une approche durable. C’est-à-dire en ramenant la Coupe et en transmettant un message au monde entier".

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En route vers l’Atlantique

Istanbul Europa Race - Foncia
DR

Après la lente et chaude progression au portant sur les deux premières

étapes, le près et les conditions de navigations tendance

« Atlantique » sont donc venues cueillir la flotte la nuit dernière.

Cette journée de mercredi est à marquer d’un pierre blanche à bord de

la plupart des monocoques Imoca tant les équipages devaient avoir un

temps oublié les joies… et contraintes de la navigation en mode

humide et penché ! Aux abords du célèbre détroit de Gibraltar et en

pleine mer d’Alboran, la sortie s’organise et ce sont Michel Desjoyeaux

et ses comparses qui semblent les mieux positionnés pour jouer les

portiers. En pointe par rapport à ses poursuivants directs, le double

vainqueur du Vendée Globe domine une fois encore son sujet et confirme

son grand plaisir à disputer cette première édition de l’Istanbul

Europa Race. Premier de cordée, le skipper de Foncia a choisi la

proximité des côtes marocaines comme planche de salut, allant y

exploiter des conditions plus favorables et un bord rapprochant. Imité

par ses concurrents, le Professeur pouvait ce midi afficher une belle

foi en son inspiration.  

La course poursuite s’organise

Derrière,

on s’organise et on tente d’endiguer l’hémorragie du moment. Avec des

fortunes diverses depuis le départ de Barcelone, le reste de la flotte

tente ainsi également de soigner sa sortie méditerranéenne. Pour

certains le bras de fer est engagé ; Groupe Bel et Veolia Environnement

confiant naviguer à vue ce matin. Handicapés par des soucis

d’électronique depuis leur rencontre avec un orage peu de temps après

le départ, les hommes de Kito de Pavant tiennent toutefois leur rang de

candidats à la victoire finale. Du côté de Roland Jourdain, l’ambiance

est au saut-de-mouton et au retour en grâce après une parenthèse en fin

de classement hier. Pointés à moins de 15 milles du premier, ces deux

équipages tiennent en respect leur assaillants, Paprec-Virbac 2 et

1876. Enfin, les hommes de DCNS sont toujours lanterne rouge et peinent

dans les petits airs quand devant on retrouve la vitesse, aussi

inconfortable soit-elle. Philosophe, Marc Thiercelin avait ce midi un

regard déjà tourné vers l’avenir et des jours meilleurs.  

Laisser les souvenirs derrière et s’en forger de nouveaux

 Dans

quelques heures, les premiers concurrents salueront une dernière fois

la Mer Méditerranée qui aura été le théâtre de leur formidable bataille

depuis le départ d’Istanbul, le 29 août dernier. Ils laisseront

derrière eux de grands souvenirs de navigation sur le Bosphore puis

dans les Dardanelles et les îles grecques. Ils garderont longtemps en

tête l’absence de vent et la chaleur. La partie qui s’ouvre aujourd’hui

devant leurs étraves s’annonce toutefois au moins aussi chargée et

riche en émotions. Le passage du détroit de Gibraltar, dernière porte

avant l’Atlantique leur réserve ainsi un accueil haut en couleur et

fidèle à sa réputation, combinant vents et courants contraires. Une

fois ce passage négocié, la partie ne sera pas gagnée pour autant, tant

les conditions météo s’annoncent compliquées, au moins jusqu’au cap

Saint-Vincent. Il reste encore un peu moins de mille milles à parcourir

avant la fameuse porte bretonne. D’ici là, la direction de course aura

fait savoir dans quelle mesure elle prolongera ou non le Tour de

l’Europe, offrant à la flotte un détour vers le Fastnet ou Wolf Rock.

On est encore loin de l’issue Atlantique, pour le plus grand plaisir

des spectateurs et des acteurs pour lesquels tous les espoirs sont

permis !

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Un rythme soutenu

Transat 6.50 2009
DR

 Les alizés Portugais, ce fin couloir de vent fort issu de la

compression entre zones de hautes pressions au nord, et un centre

dépressionnaire centrée sur le sud de l’Espagne, sont au rendez-vous et

si les 30 à 35 noeuds qui propulsaient cette nuit encore Protos et

Séries de 6,50 mètres ont mis à contribution hommes et matériels, ils

ont aussi et depuis le cap Finisterre rangé et ordonné la longue et

belle houle d’Atlantique. Paupières lourdes, peau humide et salé sous

le lourd ciré détrempé, les Ministes enfin amarinés retrouvent au-delà

des milles et uns désagréments de leur spartiate navigation, l’absolu

bonheur de lancer de manière de plus en plus échevelée leurs "petites

bombes" à l’assaut des vagues. Un moment rangés, prudence et passage du

Cap Finisterre oblige, les spis sont de retour, et les plus prompts à

les dégainer se félicitent ce soir à l’écoute des classements distillés

par la doucereuse voix du directeur de course sur les ondes longues de

Monaco radio, seul moyen pour ces solitaires de l’extrême, d’obtenir

des nouvelles de la course.

Francisco Lobato en Série, et Henry Paul "HP" Schipman en proto, les

plus conquérants depuis le départ, ont réalisé un petit écart qu’ils

souhaitent capitaliser lorsque, demain peut-être, l’alizé portugais va

s’essouffler. Pour l’heure, la cavalcade se poursuit, avec sur

l’échiquier Atlantique un jeu qui s’ouvre et des trajectoires qui

s’affirment, tantôt plus ouest, tantôt plus proche des rivages

Ibériques. À un peu plus de 400 milles de Madère et de la ligne

d’arrivée de Funchal, chacun sait qu’une redistribution des cartes

attend les solitaires dans les calmes de l’archipel.

Avantage Lobato

Sûr qu’il en rêve le jeune prodige Portugais. En tête des voiliers de

Série depuis le Pertuis d’Antioche, et en tête "tout court" de cette

Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 depuis à peu près son entrée…

dans les eaux Portugaises, Francisco Lobato (ROFF TMN) se verrait bien

premier à entrer dans le port de Funchal. Il s’y emploie avec une

énergie qui doit laisser pantois nombre de ses concurrents dotés de

protos performants. Ses moyennes dans l’alizé sont stupéfiantes et

malgré un décalage latéral important par rapport à son principal

protagoniste, le proto "Maison de l’avenir Urbatys " à HP Schipman, il

a de nouveau et le temps d’un après-midi, enfoncé le clou à plus de 11

noeuds de moyenne entre deux relevés. Dans son sillage, à cap, latitude

et conditions égales il tient la dragée haute à deux sacrés "clients",

Bertrand Delesne et son proto Manuard de l’année "Entreprendre

durablement" et le tenace Thomas Ruyant (Faber France) pourtant eux

aussi lancé dans une grande campagne de reconquête. Décalés, et point

lâchés, Stéphane le Diraison (Cultisol Marins sans frontière) revenu de

l’ouest et Fabien Després (Soitec) en rupture d’Est remettent du

charbon et de la pression sur les leaders. 300 milles plus au nord, à

vue du cap Finisterre, saluons le retour "aux affaires " d’Olivier

Avram (Cap Monde 2) auteur d’une fantastique et rectiligne traversée du

Golfe de Gascogne, après son redémarrage de la Rochelle, après 12

heures d’une interminable escale pour réparer tangon brisé et voiles

déchirées.

Jorg abandonne

Autre favori très attendu dans cette Charente-Maritime/Bahia Transat

6,50 après ses éclats de début de saison (ndr, victoire dans la

Transgascogne 2009), l’allemand Jorg Riechers connaît lui un destin

diamétralement opposé ; son plan Bertrand 2009 a percuté un objet

flottant non identifié qui a fortement abîmé la quille et ses paliers,

ne permettant pas de continuer la course. Arrivé à La Corogne, il a

constaté l’impossibilité d’envisager de réparations correctes dans les

72 heures autorisées… De ce fait, Jorg se retire la mort dans l’âme,

et devient le second abandon de la course après Davy Beaudart, lui

aussi un challenger reconnu en Série.

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Navybus : la distribution électrique multiplexée.

Navylec
Navylec

La pertinence de l’offre NavyBus de Navylec a convaincu deux grands chantiers leaders dans les domaines des grands catamarans : Fountaine Pajot et Sunreef. Désormais le NavyBus équipe en standard le Galathéa 65 (Fountaine Pajot), les Sunreef 62, Sunreef 70 et Sunreef 70 Power.

Devant la satisfaction des premières réalisations de séries, de nouvelles installations NavyBus sont en cours et ces séries seront prochainement complétées par de nombreuses autres dont des catamarans de plus de 100 pieds.

C’est avec l’ensemble des savoirs et expériences d’Annecy Electronique que Navylec a trouvé la bonne combinaison pour développer un vrai système de distribution électrique multiplexé. Inventée par la Société Navylec, cette nouvelle génération d’équipements a été méticuleusement éprouvée en conditions extrêmes.

En ce qui concerne la fiabilité, le niveau atteint est conforme à l’objectif : zéro panne depuis 15 mois, date de la mise en service du 1er bateau. L’approbation Bureau Véritas est en cours.

A présent, 100% de la fabrication de Sunreef utilise toute la puissance du Navybus pour offrir à ses clients un confort et une ambiance lumineuse inconnus à ce jour. Le chantier Polonais participe à la qualification des outils industriels utilisés dans tout le cycle de conception et de fabrication des bateaux. Selon Stéphane SORLIN, patron de la PME de 60 personnes : « Cette technologie utilisée dans un chantier naval situé à 1500 Kms de nos base où se côtoient au quotidien 3 langues différentes, exige que tout soit parfait, des équipements aux méthodes d’installation et de programmation ».

Pour le plus grand confort des utilisateurs, qui trouveront à travers des chantiers pionniers des solutions de haute qualité et fruit d’un savoir faire technologique, Navylec est conforté dans la poursuite du développement des équipements compatibles NavyBus (Liaison GSM, écrans graphiques, mesures de capteurs, connexion NMEA et autres…). Début 2010, les spécifications définitives de partage avec d’autres équipementiers seront éditées et permettront de proposer un nouveau standard aux industriels du Yachting.
 

Source : Navylec
www.navylec.com

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Unisails : accastillage de régate Kholhoff.

KHOLHOFF
KHOLHOFF

Distributeur exclusif de Bainbridge International en France, la société Unisails est désormais le distributeur de la gamme d’accastillage de pont textile et aluminium KHOLHOFF.
Novatrice et complète, elle viendra remplacer avec un gain de poids évident et une fiabilité sécurisante, les mousquetons et manilles inox et poulies en tous genres ….

Ces produits destinés au départ à la course trouveront bien entendu leur place sur les bateaux de plaisance. La gamme Kholhoff est constituée de produits très légers mais robustes, disponibles dans différentes tailles et charges de travail :

– Des poulies ouvrantes à ancrages textile pour short sheet, drisse mouflée etc…
– Des mousquetons textiles de drisses et d’écoutes, leurs légèretés garantiront des terminaisons d’écoutes ou de drisses non agressives pour le bateau ainsi que pour ceux qui les manipulent tout en étant très faciles à ouvrir même après avoir été soumis à de fortes charges.
– Des manilles textiles pour fixation en tout genre et pour mousqueton de guindant de foc.
– Des anneaux cannelés en aluminium ou acétal pour renvois, in haulers, palans, pataras, guides de manoeuvre d’enrouleur, lazy jack, ridoirs, barbers etc..

Source : Unisails

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Veolia Environnement prend les commandes

Istanbul
DR

La  flotte reste très compacte puisque dans le sillage du premier de cordée, Paprec-Virbac 2 (Jean-Pierre Dick) et Groupe Bel (Kito de Pavant) progressent à 9 milles. DCNS (Marc Thiercelin) ferme la marche à 18 milles.

Grands travaux et colonnes d’Hercule

Comme quoi aucun ne ménage sa peine pour s’extraire de la Méditerranée dans des airs très instables en force et direction.  A l’heure de mettre les voiles et de saluer la grande cité catalane, tous les équipages s’accordaient en effet pour dire que les 48 premières heures de course pour rejoindre à Gibraltar s’annonçaient, au regard des prévisions météo, cruciales : et  surtout aussi toniques que tactiques ! Comme quoi la Méditerranée ne ferait certainement pas mentir sa réputation. Dans ses dernières longueurs  les plus occidentales, la Mare Nostrum ne se révélerait pas un long fleuve tranquille : pas question de laisser s’échapper vers les grands espaces océaniques six équipages affûtés pour régater au meilleur niveau et venus d’Istanbul sans les mettre à une dernière rude épreuve ! Place donc aux grands travaux – et grandes manœuvres – avant de saluer les colonnes d’Hercule.

Méditerranée déchaînée

" Il y a en fait des petits foyers dépressionnaires qui se promènent en Méditerranée et c’est un peu la foire !  En gros, ce début d’étape, ça peut être tout ou rien et varier de 5 à 30 nœuds en un rien de temps, ce qui suppose déjà beaucoup de manœuvres en perspective, " expliquait Gildas Morvan, grande figure du circuit Figaro et équipier à bord de Veolia Environnement avant de mettre les voiles et laisser Barcelone dans son sillage. Et le Champion de France de Course au Large en titre, de poursuivre : " Ca va être la Méditerranée déchaînée, telle qu’on ne l’a pas encore vue jusqu’à présent. On serait presque tenté de dire vivement l’Atlantique ! "

L’incertitude l’emporte déjà en tout début de course et rajoute un peu de sel à l’horizon de cette troisième étape, celle de tous les enjeux… Mais, Roland Jourdain, après avoir trop subi les affres de calmes lancinants sur les eaux de la Grande Bleue affichait son objectif pour ce dernier acte de l’Istanbul Europa Race entre Barcelone et Brest : « donner le meilleur de nous-mêmes sachant que les autres ont très faim aussi, pour essayer d’arriver dans nos eaux les mieux placés possible ! »  Il ne pouvait pas si bien dire, ni si bien débuter un parcours à haut risque. Parole de Breton !

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