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Le Pot au noir fidèle à sa réputation…

Transat 6.50 2009
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Naviguer à bord d’un voilier de course, privé de toute aide moderne à la navigation, dans l’une des contrées les plus singulières de la planète liquide, suppose du courage, un bon sens marin, et peut-être de la chance. Car dans la noire incertitude qui broie ce jour les protagonistes de la tête de La Charente-Maritime/ Bahia Transat 6,50, l’expression "avoir du pot" prend à n’en pas douter une consonance particulière. Prise au sens propre du terme, elle signifie qu’à l’instar du leader Thomas Ruyant (Faber France) et des prétendants immédiats à sa succession, vous errez au plus sombre du pot (au noir), étouffé entre calme blanc et grains furieux. Une douzaine de Minis Prototypes et autant de voiliers de Série luttent, s’énervent, se désespèrent parfois, à trouver un sens à l’inexplicable, et la force à l’inextricable.

Trautman quatrième !
Ce pourrait-il alors, et à l’examen des positions et classements de l’après-midi, que le "filou du filon" se dénomme Trautman, Matt de son prénom et Sud-africain de nationalité ? Décalé de plus de 35 milles dans l’ouest des leaders, il vient de glisser son Mini Mac, plan Magnen de 2003, en quatrième position, et continue de progresser, à un certes modeste 5,19 noeuds sur la route mais deux fois plus vite pourtant que le groupe leader de Thomas Ruyant. Car dans l’Est, ça cogite et ça s’escrime ferme pour conserver un semblant de vitesse, et les virements de bord ont remplacé les empannages dans l’alizé moribond. Du jeune Dunkerquois de Faber France, à Laurent Bourgues (Prim’Soins) onzième proto et auteur d’une spectaculaire remontée aux avant-postes, ils sont 8 solitaires "scotchés" de part et d’autre de la route directe, incapables depuis ce matin de faire décoller le speedomètre des deux petites unités lamentablement affichées aux répétiteurs. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) et Bertand Delesne (Entreprendre durablement), d’instinct ou d’impatience, s’appuient de plus en plus fort sur bâbord, vers l’Est d’où le vent doit finir par rentrer. L’ouest de Trautman, mais aussi de Pierre Brasseur (Région Nord pas de Calais/Ripolin), de Sébastien Picault (Kickers), voire de François Cuinet (Plan Jardin) et, encore plus loin de Rémi Aubrun (At Children’s project) apporte le petit filon d’air, entre grains orageux, qui permet un gain substantiel vers le sud et vers des alizés que le déplacement de l’anticyclone de Sainte-Hélène, en plein hémisphère Sud, va réactiver par le Sud puis orienté Sud-Est sur la route des solitaires. Maintenant, est-ce que l’investissement payant pour le moment par l’Ouest ne va se retourner contre ces skippers qui vont devoir serrer plus le vent que les autres ? Il y a fort à parier que oui…

La menace Lobato
L’accordéon, ou l’élastique selon les goûts, fonctionne à plein, et l’écart que l’on aime parfois mesurer entre le leader proto et celui des séries, longtemps proche de la centaine de milles, est revenu cet après midi à une grosse soixantaine de milles. Un chiffre qui illustre surtout à notre sens le phénomène de compression de la flotte par l’avant. Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) bénéficie d’encore un peu de pression d’Est pour gagner travers au vent dans le sud. L’homme, inspiré depuis Funchal, est aussi rapide quelles que soient les allures. Il aborde la zone de fort ralentissement avec un Xavier Macaire (Masoco Bay) à plus de 10 milles et un Francisco Lobato (ROFF TMN) qui persiste et signe quelques 46 milles sous son vent, à l’ouest de la route. Les quatre premiers se tiennent en 11 petits milles, tandis que le grand Anglais, Oliver Bond, de l’écurie Artemis apparaît en cinquième position, et à très belle fête. En Série comme en proto, au moment où les voiles claquent dans la pétole, on s’interroge ferme sur la conduite à tenir, et on revient immanquablement à cette sempiternelle question de pot…. Et pendant ce temps-là, l’alizé de Nord-Est continue de souffler, en s’époumonant certes, au-dessus du 10° Nord.

Adieu Cap Vert
L’archipel du Cap Vert, très fréquenté ces derniers jours, se vide petit à petit de ses étranges visiteurs. Caroline Vieille (Fondation Jérôme Lejeune), le Norvégien Staale Jordan (Tormy) et Emmanuel Laurent (Domaine des Thomeaux) y sont encore en escale, et on demeure dans l’attente de bonnes nouvelles. Maxence Desfeux (Matmut), à 600 milles des leaders, est de nouveau en mer, et en route pour la grande aventure de sa vie.

Classement à 15h00, mercredi 14 octobre 2009 :

Prototypes – 33 en course :
1. Thomas Ruyant (Faber France) : à 1 375 milles de l’arrivée
2. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) : à 4,25 milles du leader
3. Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) à 5,88 milles du leader
4. Matt Trautman (Mini Mac) : à 11,29 milles du leader
5. Pierre Brasseur (Région Nord Pas de Calais – Ripolin) à 20,65 milles du leader…

Série – 47 en course :
1. Charlie Dalin (Cherche Sponsor-charliedalin.com) : à 1 425,95 milles de l’arrivée
2. Xavier Macaire (Masoco Bay) : à 10,15 milles du leader
3. Francisco Lobato (ROFF TMN) à 10,55 milles du leader
4. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) : à 11,65 milles du leader
5. Oliver Bond (Artemis) à 28,59 milles du leader

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Création d’une série asiatique basée sur le format de la iShares Cup

La flotte à Kiel
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Dès la fin du circuit à Almeria ce lundi, cinq bateaux ont été préparés pour être transportés immédiatement à Hong Kong. Selon Mark Turner, PDG du Groupe OC Events : “La iShares Cup fonctionne très bien depuis trois ans maintenant en Europe et la Série Asiatique est l’évolution logique de ce format. Notre objectif est de bâtir cette série sur les mêmes fondations que celles de la iShares Cup en Europe – en offrant un grand divertissement au public, aux médias et en fournissant un service aux entreprises à la recherche d’opérations de fidélisation de leurs clients. Pour cette première série en Asie, nous n’allons pas nous concentrer sur le grand public, mais plutôt sur les relations avec les entreprises et les médias, comme ce fut le cas au début de la iShares Cup. Mais bien entendu, au cours des années à venir nous développerons le circuit auprès du public pour que cela ressemble à la formule de la iShares Cup”.  

A chaque étape, cinq journées de courses seront programmées avec une journée réservée aux médias.  L’Avis de Course a été publié aujourd’hui et le nom des participants sera dévoilé sous peu. La première étape aura lieu à Hong Kong du 20 au 24 novembre, ce qui coïncide avec les dates du tour de Hong Kong.  Ensuite, les participants se retrouveront du 11 au 15 décembre à Singapour avec la dernière étape prévue du 1er au 5 février à Muscat (Oman), juste avant la 33ème édition de l’America’s Cup aux Emirats.

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Crêpes Whaou ! qualifié pour la Transat Jacques Vabre

Crêpes Whaou
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Plus les jours passent, plus la « job list » s’étoffe. Mais sur cette liste sans fin, les tâches sont de plus en plus infimes. Des détails, des petits réglages, une multitude de petites choses qu’il vaudrait mieux faire, davantage pour des questions de confort que de bonne marche du bateau.

Franck-Yves Escoffier et Erwan Leroux sont assurés désormais de ne pas prendre le départ avec la boite à outils sur le pont. Ils l’ont vérifié lors de leur parcours de qualification au large du Golfe de Gascogne en fin de semaine dernière. Leur course contre la montre, engagée dès la mise à l’eau fin août, a porté ses fruits. Au-delà des heures passées à bord, c’est aussi la grande expérience de Franck-Yves Escoffier en Multi50 qui a permis d’optimiser rapidement le nouveau trimaran.

Le skipper malouin avait assuré qu’il ne tirerait pas trop sur le bateau avant la Transat Jacques Vabre. A voir les images récoltées au large la semaine dernière, il est permis d’en douter. C’est un tandem enthousiaste qui est revenu de son parcours de qualification. Désormais, la route du Costa-Rica est ouverte devant eux et il leur reste

deux semaines pour achever la préparation du nouveau Crêpes Whaou.

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Création de l’équipe ALL4ONE

aa4one
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ALL4ONE a pour objectif de participer aux épreuves les plus prestigieuses et les plus exigeantes de la voile internationale en équipage. Et l’histoire débute dès maintenant avec la participation de ALL4ONE au Louis Vuitton Trophy.

Stéphane Kandler, CEO K-Challenge, explique la genèse de ce projet : “C’est une étape très importante dans notre histoire après 20 ans d’investissement et d’implication dans la voile, tout d’abord à travers notre société de location K-Yachting créée en 1989, puis K-Challenge qui a participé à la dernière America’s Cup. Nous nous connaissons depuis longtemps avec Jochen, et nous avons réalisé que nous avions une vision très proche, mais surtout que nous étions complémentaires. La France et l’Allemagne comptent nombre d’excellents marins et ces deux pays ont toujours été leaders dans les grands projets européens. Nous suivons cette voie pour mettre en place dès maintenant les fondations d’une nouvelle force dans la voile internationale, basée sur une coopération Franco-Allemande. C’est pourquoi nous avons décidé d’unir nos forces: Jochen prend la direction technique et sportive, et je suis en charge du management".

L’équipe ALL4ONE est basée sur l’expérience de vainqueurs de l’America’s Cup et de Champions Olympiques, mais aussi sur une nouvelle génération, constituant une équipe internationale avec de fortes racines Européennes à travers des régatiers Français, Allemands, Suisses, Néerlandais, Espagnols et Italiens.

L’équipe est arrivée aujourd’hui à Valencia, en Espagne, où les membres de l’équipe vont participer à une session d’essais et de tests à bord de FRA93. Le bateau de l’équipe Franco-Allemande sera associé à GBR75 en tant que bateau officiel pour naviguer sur le Louis Vuitton Trophy – Nice du 7 au 22 novembre.

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Premiers effets de la zone de convergence intertropicale

Thomas Ruyant
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Thomas Ruyant (Faber France) garde précieusement la pôle position et montre les réelles capacités de son plan Finot-Conq qui continue de glisser dans le faible alizé persistant. Thomas reste à l’écoute et ce, dans tous les sens du terme ! Calés 18 milles dans son ouest, Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) et HP Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) restent au contact et pointe à moins de 13 milles au classement. Mais tout reste du domaine du possible et le salut peut venir d’un grain, d’un nuage… Horrible et miraculeux sont les deux termes les plus appropriés du moment…

Même écho pour le deuxième groupe de trois constitué de Stéphane Le Diraison (Cultisol-Marins sans frontières), Olivier Avram (Cap Monde 2) et Fabien Desprès (Soitec) calé à 14 milles dans le sillage d’HP. Sans parler, n’y oublier le groupe « d’accros » de derrière qui peut profiter d’une zone tampon pour revenir au contact. À surveiller les options ouest de Matt Trautman (Mini Mac) qui affiche avec Sébastien Picault (Kickers) les plus belles vitesses du moment…

Et si les premiers effets de la ZCIT – ou Pot au Noir en langage terrien – se font sentir dès aujourd’hui sur la flotte avec l’arrivée d’orages ponctuels et imprévisibles, les premiers grains sont attendus en cours d’après-midi et soirée. Demain mercredi, la remontée vers le nord de la ZCIT favorisera la baisse marquée des vents. Elle déterminera des zones de calme, mais aussi le renforcement de l’instabilité de la masse d’air avec de fréquents orages et grains. En remontant vers les îles du Cap Vert, l’alizé reste toujours faible à modéré ». En clair et décodé, demain et jeudi sera une journée déterminante où les écarts peuvent se faire et se défaire sous l’influence d’un phénomène local gonflé de hasard. Une masse nuageuse arrive, on anticipe le changement de voile, on se prépare à subir des averses torrentielles, on garde à portée de main le gel douche, sans oublier de caler le pilote du bateau pour profiter de l’aubaine pour glisser quelques mètres ou milles dans la bonne direction. Gagner le Sud reste le maître mot… Progresser vers le 0° et trouver ce vent de Sud naissant qui va progressivement tourner au Sud-Est, signe de l’entrée dans les alizés de l’hémisphère Sud est l’objectif premier.

La question Apolloni…
Côté Série, Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) maintient la pression… Ricardo Apolloni (Ma vie pour Mapei) est 7 milles dans son sillage sachant que l’étonnant Xavier Macaire (Masoco Bay) est revenu au contact. Etonnant Xavier qui progresse quelques dixièmes de nœud plus vite et ce, dans la bonne direction. Pas de milles superflus depuis son passage de l’archipel du Cap Vert tout en gardant de la vitesse… Au final, Xavier est bord à bord avec l’italien. Maintenant, comment va se dépatouiller le sympathique et efficace Ricardo qui, information relayée par le dispositif des bateaux accompagnateurs, connaît des problèmes d’énergie à bord et donc à terme de pilote automatique ? À suivre… Côté vitesses, et à l’image des prototypes, la meilleure vitesse entre les deux derniers relevés est à mettre à l’actif de… Francisco Lobato (ROFF TMN) avec 8,46 nœuds. 4e à 21 milles de l’incroyable Charlie, Francisco privilégie le côté ouest du plan d’eau et se place à 33 milles dans le Nord-Ouest du leader au général série. Position d’attente ? Volonté de ne pas trop serrer la corde – l’est – et de privilégier un point de passage plus ouest du Pot au Noir quitte à devoir serrer le vent ensuite ? Les prochains jours vont être passionnants et les écarts comme les retards peuvent à tous moments monter dans les tours…

Mindelo …assistante et envoûtante
Mindelo sur l’île de Sao Vicente au Cap Vert reste bien le dernier moyen de repartir avec les bons pansements aux bons endroits. Affaiblis par la descente dans les alizés, certains trouvent refuge et réconforts tant psychiques que techniques dans la ville patrie de Cesaria Evora. Maxence Desfeux (Matmut) vient d’y faire son entrée et nombre doivent reprendre la mer ce jour… Doivent… Aussi, on attend les re-départs de Mathieu Verrier (Zygomar), de Fabrice Germond (Stratus), de Staale Jordan (Stormy), d’Emmanuel Laurent (Domaine des Thomeaux) et de Brice Aqué (CNTL-Scube Sails) qui devait récupérer sa bôme cassée ce jour sans parler des ferrures de ses safrans cassés logiquement réparées. Rappelons que Bertrand Castelnérac (Bcombio.com) et Amaury François (Groupe Qualitel) ont repris la mer hier de « cette perle capverdienne ».

Classement à 15h00, mardi 13 octobre 2009 :
Prototypes – 33 en course :
1. Thomas Ruyant (Faber France) :  à 1 477,28 milles de l’arrivée
2. Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) à 8,84 milles du leader
3. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) : à 12,77 milles du leader
4. Stéphane le Diraison (Cultisol-Marins sans frontières) : à 33,56 milles du leader
5. Olivier Avram (Cap Monde 2) à 36,59 milles du leader…

Série – 47 en course :
1. Charlie Dalin (Cherche Sponsor-charliedalin.com) : à 1 578,59 milles de l’arrivée
2. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) : à 7,05 milles du leader
3. Xavier Macaire (Masoco Bay) : à 8,83 milles du leader
4. Francisco Lobato (ROFF TMN) à 21,46 milles du leader
5. Henri Meyniel (Beveac Consulting) à 32,15 milles du leader…

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Ben Ainslie remporte la Gold Cup aux Bermudes

Ben Ainslie - Gold Cup aux Bermudes
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L’équipe britannique a remporté les deux premières courses de la journée relativement facilement avec la bonne stratégie dès le départ. Lors de la troisième, Ainslie avoue que ses hommes ont découvert leur point de faiblesse dans une confrontation avec le Néo-Zélandais. Interrogé sur ses sentiments en comparaison avec ce qu’il a pu ressentir en remportant ses médailles d’or, il a répondu: "L’ambiance aux Bermudes est bien meilleure et je connais beaucoup plus de gens ici."

Grâce à cette seconde place, Adam Minoprio retrouve le sommet du classement du World Match Racing Tour avant la dernière étape qui se disputera en Malaisie en décembre. Lors de la petite finale, Ian Williams a remporté deux courses face au Suisse Eric Monnin pour prendre la troisième place sur le podium.

Finale
Ben Ainslie 3 – Adam Minoprio 1
Petite finale
Ian Williams 2 – Eric Monnin 0

Classement WMRT
1. Adam Minoprio (NZL) ETNZ/BlackMatch Racing 100 Points
2. Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 88 Points
3. Ian Williams (GBR) Team Pindar 75 Points
4. Mathieu Richard (FRA), French Match Racing Team Racing 74 Points
5. Peter Gilmour (AUS) YANMAR 71 Points
6. Ben Ainslie, (GBR) Team Origin 65 Points
7. Damien Iehl (FRA) French Match Racing Team 48 Points
8. Sebastien Col, (FRA) French Match Racing Team 41 Points

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Oman Sail Masirah en tête avant la dernière ligne droite

Oman Sail Masirah
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En remportant hier les deux premières manches avec un écart confortable, Masirah a rappelé pourquoi il occupe le haut du tableau depuis sa première victoire à Hyères : pas d’hésitation, des manœuvres fluides et une bonne vitesse à toutes les allures. La troisième manche du jour a été remporté par Renaissance avec Loīck Peyron. un succès bienvenu après une place de dernier dans la première course suite à un départ volé dont l’équipage ne s’était pas remis. Franck Cammas sur Groupama 40 alignait pour sa part deux secondes places d’affilée suivies d’une victoire. Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild et Masirah semblaient s’échapper au général devant un Renaissance irrégulier.

Au terme d’une journée clôturée par une victoire de Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild et marquée par le retour de Franck Cammas après sa contre-performance de samedi, Groupama 40 se trouve à égalité de points avec Luna, troisième. Ce dernier doit son meilleur classement à un plus grand nombre de victoires de manches. Renaissance ne pointe qu’en cinquième place, avec un avantage d’un point sur BT qui n’a pas pu retrouver sa forme de samedi. Holmatro (septième) compte 4 points d’avance sur iShares tandis que les Espagnols de Rumbo Almeria, victime d’une rupture de bout-dehors, n’ont pu prendre part aux trois dernières régates du jour mais restent néanmoins devant Ecover.

A l’aube de la dernière journée, 10 points séparent le leader Masirah de Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild. C’est aujourd’hui que se joue le titre de la saison 2009, mais les places de milieu de tableau seront également disputées.

Classement à la veille de la dernière journée

1. Oman Sail Masirah, 80 pts
2. Gitana Extreme, 70 pts
3. Luna, 59 pts
4. Groupama, 59 pts
5. Oman Sail Renaissance, 58 pts

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A l’approche du Pot au Noir

Bertrand Castelnérac Transat 6
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Les grandes manoeuvres des uns, la sagesse conservatrice des autres, n’ont pas dégagé d’indiscutable favori pour le sacre Bahianais. Ainsi Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) par exemple, auteur d’une option ouest osée dès le départ de Funchal, et qui a longtemps joui d’un important crédit de milles sur ses poursuivants immédiats en catégorie Série, ne les décompte plus aujourd’hui que sur les doigts d’une main. Bertand Delesne (Entreprendre durablement), impressionnant chef de file des protos dans l’alizé, vient d’assister au retour tonitruant du jeune Dunkerquois Thomas Ruyant (Faber France). Alors que s’approchent et que grondent au loin les orages de la Zone de Convergence Intertropicale, les chances de déboucher indemnes et en avance semblent également réparties, tant en protos qu’en série, au sein de groupes de tête riches d’une douzaine d’éléments. Pour tous les autres, cette Transat hors norme tient toutes ses promesses d’aventure et d’exotisme, avec pour l’heure, une traversée dans la moiteur de l’alizé des îles du Cap vert, dont les attraits ravissent à n’en pas douter les malchanceux, et ils sont nombreux, en escale technique et dont on se prend à envier la mauvaise fortune.

Un pot à grains orageux
Alors que l’alizé s’affaisse doucement dans les voiles des solitaires évoluant au sud de l’archipel du Cap Vert, la Zone de Convergence Intertropicale se promène à vive allure de part et d’autre du 10ème parallèle. Les experts de Météo Consult y décèlent une très forte activité qui prend des formes orageuses, avec des grains à plus de 45 noeuds. C’est dans ce prometteur décor que va se dénouer, à partir de demain, une partie des intrigues et inconnues de cette Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 version 2009. Comme aime à le souligner Denis Hugues, directeur de course, les solitaires et leur Mini 6,50 entrent dans ce pays de l’ombre en aveugle, privés des milles et une informations satellites dont nous disposons à terre. Une navigation tout en instinct, en flair, en intuition, mais aussi en décryptage exercé d’un environnement perturbé aux limites de l’angoisse s’offre aux coureurs. Angoisse, oui, d’un ciel chargé de menaces, mais aussi de ces calmes dont on ne sait s’ils concernent avec la même intensité l’ensemble des concurrents que l’on devine, plus qu’on ne sait disséminés à droite et à gauche de sa route. "Yves Le Blévec s’est présenté dans ces mêmes eaux voici deux ans avec une cinquantaine de milles d’avance sur ses poursuivants" raconte Hugues. "Adrien Hardy, avant de démâter, lui avait pourtant ravi la première place avant l’équateur…" Alors, 50 ou 5 milles d’avance en approche du Pot au Noir ne constituent aucune garantie contre les pièges attendus. Privés de routage et de lecture satellite, les protagonistes de cette Transat en Mini 6,50 récitent leurs gammes et semblent tous à peu près viser le même point de passage "statistique", quelque part du côté des 26-27 degrés de longitude ouest. Les routes semblent ainsi converger alors que le vent prend de plus en plus d’est, signe avant coureur de l’approche du fameux pot.

Apolloni l’impatient
Si l’on a beaucoup, et à juste titre, loué l’actuel leader en Série, le havrais Charlie Dalin, les regards se portent aussi sur un étonnant, et fort attachant italien, Ricardo Appoloni qui, avec une modestie et une discrétion bien peu latine, réalise à bord de son Pogo 2 "Ma vie pour Mapei" une performance de premier plan, réduisant à la faveur d’une traversée limpide de l’archipel du Cap Vert, un déficit longtemps chiffré en valeurs décimales, à une petite poignée de milles. On sait Ricardo dans l’attente d’une imminente paternité. D’où peut-être son impatience à rallier au plus tôt Salvador de Bahia. Deux autres français, Xavier Macaire (Masoco Bay) et Henri Meyniel (Beveac Consulting) se placent avec autorité pour le franchissement du Pot au Noir. Xavier vient de glisser son Pogo 2 en troisième position, à 18 milles du leader. Il profite d’un empannage tribord amure du portugais Francisco Lobato (ROFF TMN) tenté par une aventure occidentale. Plus conservateur, Henri se concentre sur sa trajectoire, en jouant des oscillations du vent pour gagner plein sud vers un way point à l’évidence pré déterminé.

Le temps de Ruyant
Thomas Ruyant sait son plan Finot Conq très à l’aise dans les conditions de vent medium. Il vient d’en faire la brillante démonstration en s’emparant cette nuit du commandement. Le jeune Dunkerquois sait où il va, et il s’était dès le départ de Funchal fixé pour objectif de déboucher en tête dans les alizés du Sud Est, une fois passé le Pot au Noir. Les allures plus débridées qui l’attendent ensuite risque de favoriser les protos nouvelle génération de ses concurrents directs, Bertrand Delesne et Henri-Paul Schipman.

Du monde à Mindelo
La solidarité à la mode Mini fonctionne à plein pendant ce temps, loin dans le nord des leaders, du côté de Mindelo sur l’île de Sao Vicente précisément, où huit coureurs tentent de redonner à leur monture suffisamment d’efficacité pour entreprendre la grande traversée vers Bahia. La Direction de course espère voir repartir incessamment les Brice Aqué (CNTL Scube sails) et François Amaury (Groupe Qualitel), dans le sillage de Bertrand Castelnérac (bcombio.com) déjà reparti. Le norvégien Staale Jordan (Stormy) suscite le plus d’inquiétude, avec une étrave en piteux état à réparer avec les faibles moyens disponibles sur l’île. Déjà fort distancés, Maxence Desfeux (Matmut) et Caroline Vieille (Fondation Jérôme Lejeune) ont eux aussi signifié leur intention de s’arrêter…

Classement à 15h00, lundi 12 octobre 2009 :
Prototypes – 33 en course :
1. Thomas Ruyant (Faber France) : 1 646,72 à milles de l’arrivée
2. Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) à 3,24 milles du leader
3. Henri-Paul Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) : à 6, 34 milles du leader
4. Stéphane le Diraison (Cultisol-Marins sans frontières) : à 30,89 milles du leader
5. Fabien Després (Soitec) à 30,93 milles du leader…

Série – 47 en course :
1. Charlie Dalin (Cherche Sponsor-charliedalin.com) : à 1 737,53 milles de l’arrivée
2. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) : à 7,43 milles du leader
3. Xavier Macaire (Masoco Bay) : à 18,37 milles du leader
4. Francisco Lobato (ROFF TMN) à 24,31 milles du leader
5. Luca Del Zozzo (Corradi) à 41,89 milles du leader…

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Masirah, vainqueur à Almeria et champion du classement général

Oman Sail Masirah remporte la iShares Cup
DR

" Masirah était un cran au-dessus aujourd’hui, ils ont très bien navigué, pris des bons départs et leur leadership est logique", analysait Yann Guichard hier à l’issue de la seconde journée. "Demain, il faudra tout donner dès la première manche, cela tombe bien car nous sommes ici pour ça. Dix points de retard, cela peut se reprendre en deux régates ! » Franck Cammas, auteur d’un excellent retour lors de la seconde journée, estimait pour sa part que l’issue des débats serait dictée par les conditions rencontrées en ce troisième jour de course : "Entre Masirah et Gitana, chacun a enchaîné des bonnes manches et des moins bonnes. Masirah est en tête et comme nous, ils sont plus à l’aise quand il y a du vent, Gitana sera meilleur dans du petit temps donc ça va se jouer sur la météo."

La météo donc… soleil de plomb et vent faible ont salué l’arrivée des concurrents sur le plan d’eau, et si l’analyse du skipper de Groupama 40 s’avérait exacte quant aux aptitudes de Yann Guichard dans le petit temps, qui remportait la première course, il s’était par contre sous-estimé car il décrochait pour sa part une place de second sans sembler souffrir du manque d’air. Franck s’offrait même le luxe de passer devant Masirah, un équipage qui se laisse rarement "avaler". D’évidence le niveau de jeu était impressionnant cet après-midi, les hommes de Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild se montrant particulièrement brillants au fil des manches, revenant au contact après un départ volé ou coiffant Groupama 40 à la dernière marque de la dernière manche, pour filer vers une ultime victoire ! Pourtant, cela n’aura pas suffi pour détrôner le très solide équipage de Masirah, régulier et rapide, finissant quatre fois dans le top 3 sur 6 courses… Il faut également noter la très belle journée effectuée par Groupama 40 avec trois top 3 sur six courses, et un résultat final tout à fait convaincant : un podium au terme d’un événement commencé en bas de tableau, voilà qui mérite une mention spéciale. Luna, terminant quatrième, réalise sa meilleure performance de la saison.

Réaction de Pete Cumming, skipper de Masirah, vainqueur au classement général de l’iShares Cup 2009
"Voilà deux ans que j’en rêve, depuis que je suis sur ce circuit et que j’ai la chance de me battre contre les meilleurs. Depuis Amsterdam j’en fais des insomnies, car je n’aurais pas supporté de ne pas gagner. Aujourd’hui je suis passé du statut d’homme le plus stressé d’Espagne à celui d’homme le plus heureux du pays. Pour moi, ce moment est d’une importance incroyable, c’est le sommet de ma carrière sportive. Lorsque je me suis retrouvé au lancement de la saison avec tous ces champions, j’étais très intimidé mais aujourd’hui je peux me tenir à leurs côtés après les avoir battus à la régulière, même si je n’en reviens encore pas. Gitana a fait une magnifique journée, gagnant 3 courses dont la dernière comptant double. Ils ont fait tout ce qu’ils ont pu, mais on était sur leurs talons."

Yann Guichard, Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild, second à Almeria et au classement général de l’iShares Cup 2009
"On est contents, bien que forcément un peu déçus du résultat final, mais on s’est fait battre à la régulière par des gars plus forts que nous cette saison. On a rien à regretter, je crois qu’aujourd’hui on a tout donné, on a fait une belle journée complète à part une manche avec un petit départ prématuré qui nous coûte peut-être la victoire finale, mais c’est le jeu. Le fort de notre équipe, c’est de ne jamais baisser les bras et je voudrais donner un grand coup de chapeau à tout l’équipage (…) Il y avait un super niveau, et j’espère que l’année prochaine on sera là pour gravir une petite marche de plus sur le podium !"

Loïck Peyron, Renaissance, cinquième à Almeria et troisième au classement général de l’iShares Cup 2009
"C’est une belle journée pour l’équipe, en ce qui nous concerne on a un peu moins bien travaillé ! Nous avons manqué de régularité, ce qui n’est pas le cas de ceux qui sont devant nous et c’est normal, tout n’est que justice ! Masirah a fait un excellent boulot, et lorsque je les ai rencontrés et que j’ai eu la chance de m’entraîner contre eux j’ai bien vu qu’ils avaient une certaine avance et beaucoup de talent. Je veux féliciter toute l’équipe car les choses ont bien fonctionné, l’esprit est très bon… et on est sur le podium, ça aurait pu être pire ! En tous cas le circuit est très intéressant, on s’emporte parfois un peu sur des décisions tactiques et il faut accepter l’inacceptable quand ça ne marche pas du tout, c’est le jeu ! Ceux qui sont devant nous ont été excellents, je salue leur performance et je suis ravi pour Masirah."

iShares Cup Almeria:
1. Oman Sail Masirah 132 points
2. Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild 129 points
3. Groupama Extreme 112 points
4. LUNA 96 points
5. Oman Sail Renaissance 96 points
6. Team iShares 83 points
7. Holmatro 82 points
8. BT 79 points
9. Rumbo Almeria 73 points
10. Ecover 49 points

Classement général 2009
1. Oman Sail Masirah 53 points
2. Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild 52 points
3. Oman Sail Renaissance 49 points
4. Groupama Extreme 41 points
5. Team iShares 27 points
6. BT 26 points
7. LUNA 26 points
8. Holmatro 24 points
9. Ecover 10 points

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Adrena planche sur la navigation du futur.

Adrena - Planet Solar
Adrena - Planet Solar

Pour le premier Tour du Monde en bateau à énergie solaire, l’équipe de Planet Solar a en effet décidé de confier l’optimisation de sa route solaire à Adrena. Un challenge ambitieux pour Michel RODET, responsable des développements, qui voit dans cette aventure non seulement un défi scientifique mais plus encore, une vraie réflexion sur la navigation du futur…

Planet Solar : le premier tour du monde à l’énergie solaire…
Réaliser le premier tour du monde en bateau solaire, c’est le rêve de Raphaël Domjan, l’initiateur du projet Planet Solar : « Je veux prouver que c’est possible », explique l’aventurier neuchâtelois. Une véritable conviction l’anime : « Nous voulons être les Philéas Fogg du XXIe siècle. Mais au-delà du rêve de Jules Verne, notre projet se veut résolument au service de l’humanité et de l’environnement, afin de dépasser les possibilités offertes par les énergies fossiles, dites conventionnelles ». Le support de cet exploit est un catamaran révolutionnaire de 30 mètres de long supportant 470 m2 de panneaux solaires photovoltaïques qui sera mis à l’eau en février prochain et qui tentera ce fameux tour du monde au printemps 2011. Planet Solar réunit une équipe internationale composée de physiciens, d’ingénieurs, de constructeurs navals et de différentes personnalités sensibles à l’importance des énergies renouvelables et à la protection de l’environnement. Pour Raphaël Domjan skipper du bateau, aux côtés du célèbre marin français Gérard d’Aboville, « Planet Solar a l’ambition d’être un pas – symbolique – en direction d’un monde meilleur. Lors de notre tour du monde, nous devrons gérer l’énergie que la nature mettra à notre disposition. »
 
Planet Solar et Adrena : une histoire de visionnaires
« Nous devrons constamment optimiser notre route et notre vitesse en fonction de l’ensoleillement et de la prévision météorologique à moyen terme. Un tel travail n’a encore jamais été réalisé », précise Raphaël Domjan. Optimiser la route solaire, c’est là toute la complexité qui se dresse devant Planet Solar. C’est pour relever ce challenge inédit que Raphaël Domjan a fait appel à Adrena : « Dés le début nous avions identifié un facteur clé à la réussite de notre projet : travailler avec un spécialiste du logiciel de routage tactique voile capable de développer une option inédite, solaire. La grosse différence de nos besoins en routage réside en effet dans l’utilisation de fichiers, non pas de  vents, mais d’ensoleillement ! » Une rencontre sur le stand Adrena au Salon nautique de Paris et l’histoire est en route. « Michel (RODET) a tout compris en 3 minutes ! », se souvient Raphaël Domjan avant de rajouter dans un sourire : « … et dans les 3 minutes suivantes, il anticipait déjà sur nos besoins ! » Entre visionnaires férus de technologie et d’innovation, le courant passe très vite et la collaboration débute immédiatement.
 
L’Optimisation de la Route Solaire…
Mais même pour une entreprise comme Adrena, à la pointe dans le domaine des logiciels de navigation et d’aide à la performance en navigation, appréhender le « routage solaire » est un exercice délicat. La logique de fonctionnement est en effet en contradiction avec le routage nautique classique basé sur les champs de vent. Là où un Loïck Peyron cherchera en priorité les dépressions et leurs lots de vents forts qu’il transformera en vitesse pour son voilier, Raphaël Domjan et son Planet Solar rechercheront eux les hautes pressions, leur ensoleillement et leurs faibles vents afin de produire un maximum d’énergie. A l’inverse du voilier, cette énergie ne sera en outre pas automatiquement transformée en propulsion mais pourra être stockée en vue d’une utilisation ultérieure dans des périodes peu ensoleillées ou tout simplement pour la nuit. Une approche inédite et originale qui n’est pas pour déplaire à Michel Rodet : « Travailler le routage sur une source d’énergie différente du vent est déjà un challenge intéressant, mais intégrer en plus le fait que le principal critère de choix d’une route n’est plus la vitesse qu’elle engendre mais son bilan énergétique à long terme, c’est passionnant… puisque tout simplement jamais fait à ce jour ! »
 
Une première mondiale et une ouverture sur la navigation de demain !
Si c’est le défi représenté par ce travail qui guide Michel Rodet plus que l’orgueil ou la fierté, force est tout de même de constater que le développement sur lequel planche actuellement le nantais représente bien une première mondiale ! Plus encore, la mise au point de ce routage du futur laisse présager d’éventuelles applications pour un avenir proche qui dépassent le seul cadre de l’aventure symbolique. Michel Rodet rappelle ainsi que : « Plusieurs organismes ont déjà calculé qu’un routage intelligent intégrant le vent, les vagues et les courants, pourrait permettre à un cargo d’économiser jusqu’à 100 000 $ de fuel sur une traversée du pacifique ! » avant de conclure : « Optimiser la route énergétique, c’est donc la problématique de demain. Optimiser la route solaire, c’est juste celle d’après demain ! Mais qui peut le plus peut le moins… »
 

Source : Adrena
www.adrena.fr

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