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Une arrivée à suspens

Thomas Ruyant Transat 6
DR

Tempête sous un crâne de Ministe. Et dans la chaleur moite du Nordeste Brésilien. Par ordre d ‘apparition à l’écran, le jeune Thomas Ruyant (Faber France) habitué de la scène Bahiannaise depuis sa participation
en 2007, voit s’accentuer au fil des milles la pression de ses poursuivants de plus en plus à l’aise au fur et à mesure que le vent tourne sur l’arrière des Minis. Les écarts, stables avec son concurrent le plus immédiat, HP Schipman (Maison de l’avenir Urbatys), commencent lentement à fondre sous l’élan inspiré d’un Bertand Delesne (Entreprendre Durablement) qui, loin d’avoir abdiqué, croit en ses chances de préserver dans la déroutante baie de Bahia son crédit de 3 petites heures au classement général. Bertrand cravache, sous spi et au planning dans l’alizé, régal des plans Manuard et dont profite aussi
Stéphane le Diraison (Cultisol Marins sans frontière à 11 milles de Delesne!), tandis que Thomas cherche la pression sous gennaker. De 82 milles voici 36 heures, le grand Bertrand a ramené son déficit.. à 58!
Schipman joue crânement sa chance et vit de l’espoir suscité par ses 40 petites minutes d’avance sur Ruyant au général. Regarder en arrière serait une perte d’énergie, tant ses deux heures et 18 minutes de
retard sur Delesne doivent lui sembler minces pour espérer préserver cet inespéré fauteuil de dauphin. Ruyant sait lui son plan Finot à l’aise dans les petits airs, un sacré atout dans la perspective d’un finish au cordeau sous la ligne de gratte ciel de Salvador. Classement de 16 heures (françaises) ; le ralentissement typiquement attendu est là, et le spectre d’une retour par l’arrière grandit. Qu’elle sera longue cette nuit des Ministes.

En approche de Récife, les voiliers de série profite à plain de l’alizé. Ils se sont, à l’instar de leurs prédécesseurs protos en ces mêmes eaux, réalignés cap sur bahia, aux allures de plus en plus
portatives et sur des trajectoires qui ne laissent plus place aux options. Vitesse, et n’en doutons pas, plaisir, sont les mots du jour. Avec la petite pointe de tension chez un Charlie dalin (cherche sponsor
charliedalin.com) en passe de réussir la traversée parfaite depuis Funchal. Certes, son déficit au classement général se monte à 22 heures et la victoire au général ne doitq ue de très loin effleurer l’esprit
du Havrais. mais une entrée en vainqueur d’étape à Bahia se dessine devant l’étrave de son Pogo 2, et Charlie, à 450 milles de l’arrivée, met un point d’honneur à garder le plus loin possible de son tableau
arrière un Francisco Lobato (Roff TMN) clairement en quête de doublé. Ricardo Appoloni (Ma Vie pour Mapei), sans doute dopé par sa récente paternité, est cet après-midi le plus rapide. Il complète pour l’heure un podium que la meute des poursuivants emmenée par un autre italien Giancarlo Pedote (Prysmian) aura du mal à chambouler.

Si cette Charente-Maritimes/Bahia Transat 6,50 s’apprête à livrer en catégorie proto, ses lauréats, il faudra attendre samedi prochain pour connaitre le trio des meilleurs en Série. La flotte s’étend sur un demi
Atlantique bien au delà de l’équateur, et 5 solitaires subissent toujours et encore la vindicte d’un pot au noir vicieux qui accompagne leur pénible progression vers l’équateur. Par 7 degrés de latitude Nord, et à plus de 1 400 milles de l’arrivée, les Emmanuel Laurent (Domaine des Thômeaux) , Maxence Desfeux (Matmut) qui a parcouru 3 milles entre deux pointages  ou Caroline Vieille (Fondation Jêrome Lejeune), à peine plus heureuse avec ses 6 milles couverts sur la route, souffrent avec le Norvégien Staale Jordan (Tromy) et le Suisse fabrice germont (Stratus) entre grains et pétole. Transat de tous les contrastes et de tous les visages, la Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 s’apprête à livrer de superbes vainqueurs mais garde au coeur de l’aventure nombre de solitaires en quête d’absolu.

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Nouveau coup de vent à venir

Cargil-MTTM Solidaire du Chocolat
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Le régime météo sera de nouveau corsé pour la flotte déjà fortement malmenée en ce début de grande traversée. Les équipages, qui font preuve d’une solide résistance, n’en livrent pas moins une course d’une belle intensité, comme en témoigne la lutte qui oppose, par options interposées, les deux duos de grands favoris : Jourdren – Stamm (Cheminées Poujoulat) et Soldini – D’Ali (Telecom Italia)…

Cinq abandons et deux retours au port pour réparer. La note laissée par le golfe de Gascogne dans tous ses états est salée… Après Jardin Bio (Parnaudeau – Maslard) et Les Conquérants de Normandie (Lepesqueux – Monnet), les tandems d’Orca (Tolkien – Brewer), d’Appart City (Noblet – Guillou) et enfin d’Ahmas (MacKenzie – Harris) ont tour à tour annoncé devoir renoncer et quitter les chemins de la course. A ces forfaits, s’ajoutent les « stop and go » de Vale Inco-Nouvelle Calédonie (Ecarlat – Régnier), actuellement en escale à La Corogne, et de Crédit Maritime (Carpentier – Maldonado) dans un petit port de Galice. Ces deux concurrents ont du en effet rejoindre la terre ferme pour réparer avant de reprendre le fil de cette transatlantique. Tous avaient pourtant fait le dos rond et levé le pied dans le plus fort du coup de vent. Mais c’était sans compter avec le régime de traîne et ses copieux grains qui ont continué de mettre les bateaux et les organismes à très rude épreuve.

Système dépressionnaire : prudence, vigilance
Voiles déchirées, problèmes structuraux, soucis électroniques persistants, pilote en panne : les avaries diverses et variées que déplorent les équipages, skippers professionnels comme amateurs, révèlent la violence de ce front qui a cueilli à froid la flotte de la Solidaire du Chocolat. Comme il en a parfois la méchante habitude, au départ d’une transat automnale, le golfe de Gascogne a montré son plus impitoyable visage. Pour l’heure, les eaux atlantiques n’ont malheureusement rien à lui envier. Le front actuellement en marche s’apprête en effet à souffler, dans les heures à venir, un nouveau coup de vent dans les voiles des Class 40. « Au regard de la vitesse de déplacement du système dépressionnaire, cet épisode ne devrait durer que 4 à 6 heures. Mais par son intensité, il demandera encore beaucoup de vigilance aux équipages », explique Richard Silvani de Météo France.

19 bateaux, neuf nationalités
Voilà pour le décor des prochaines heures. Il n’a rien de réjouissant pour les skippers qui vont devoir encore patienter avant de renouer avec des conditions plus maniables… et surtout plus agréables. Pour autant, les 19 équipages qui représentent encore neuf nationalités ne baissent certainement pas les armes. En tête ou dans le peloton, ils luttent avec une belle ténacité. A l’image des deux duos qui ont engagé une course contre la montre pour faire escale et réparer leur voile déchirée (Vale Inco-Nouvelle Calédonie) et leur pilote automatique (Crédit Maritime), tous mettent du cœur à l’ouvrage pour panser leurs plaies, soigner les chocs, réparer les avaries. Ils ne ménagent pas non plus leur peine pour faire le dos rond et rester dans le jeu de la course menée depuis le début par Bruno Jourdren et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat). Sur une route au nord-ouest, le duo franco-suisse imprime un rythme soutenu à 9 nœuds de moyenne : à fond au près sur la mer qui fait le gros dos !

Mais dans son sillage, beaucoup de tandems attendent le moindre faux-pas pour passer à l’offensive. Aux avant-postes, tous les complices de Mistral Loisirs – Pôle Santé Elior (Bouchard – Krauss), Initiatives-Novedia (De Lamotte – Hardy) et de Cargill-MTTM (Seguin – Tripon) tiennent leur rang d’outsiders et disputent une course pleine de belles promesses. Quant aux Finlandais de Tieto Passion (Rumpannen – Öhman), les Espagnols de Tales (Botin – De La Plaza), les Italiens d’Adriatech (Consorte – Aubry), ou encore les Anglais de Sail4Cancer (Wright – Brennan) et de 40 Degrees (Harding – Merron), ils s’accrochent et ne cèdent rien. Enfin le casting serait évidemment incomplet sans le bateau transalpin Telecom Italia (Soldini-D’Ali) qui joue parfaitement – et avec une grande conviction – son rôle d’épouvantail sur une route divergente. En 7è position à 65 milles des premiers, pour eux, comme pour tous les autres : il reste 4 500 milles à parcourir. Jusqu’au Mexique, la route est encore longue.

Ils ont dit :

Armel Tripon (Cargill-MTTM) : « On a beau regarder les cartes météo… y’a pas d’alizés en place ! Faut bien s’y résoudre, ça va se passer au près pendant un bon moment cette affaire ! Sinon, on est sous la pluie dans les grains, avec des sautes de vent régulières qui passe de 13 à 30 nœuds… Pour entretenir notre forme physique, c’est pas mal : elle est énorme cette grand voile à border! »

Jacques Fournier (Groupe Picoty) : « Nous avons passé l’après-midi à réparer, mais recoudre une voile quand on subit grain sur grain, ce n’est pas vraiment une partie de plaisir ! Nous nous y sommes repris à trois fois pour avoir quelque chose d’à peu près solide. On s’en remet aux bons soins des dieux de la mer pour que ça tienne jusqu’à la fin de la dépression. Nous avons perdu quatre places durant cette réparation, mais nous sommes toujours en course et il y a de la route à faire… On fait cap au sud, mais on est en train de s’interroger sur la façon d’aborder le front qui arrive. On dort assez peu, on s’alimente difficilement, on est fatigué. Mais on reprend un peu le dessus. On en a encore pendant au moins 48 heures à subir des vents forts. »

Frédéric Nouel (Plan France) : « Le golfe de Gascogne a été fidèle à sa réputation. il nous a accueillis à bras ouverts. On gère le mal de mer, mais la mer ne nous aide pas beaucoup à le faire ! Ce n’est pas très facile, même si ça va mieux ce matin. On tire des bords devant le cap Finisterre, dont on se serait bien passé. On essaye de se dégager de ce passage pour avoir une mer un peu moins chaotique. On est presque les seuls à faire cap à l’ouest. Sous tourmentin pendant deux heures, nous sommes revenus sous deux ris, trinquette. On privilégie la sécurité et l’absence de casse est notre principal objectif. On espère passer rapidement ce passage un peu délicat pour mettre le turbo et se lancer à la poursuite des autres. On arrive à mieux manger, on dort bien, on se relaye, on tient bien le bateau, on a le moral, on sent que ça s’améliore… »

Yves Ecarlat (Vale Inco-Nouvelle Calédonie) : « La grand voile est vraiment en mauvaise état : du tissu mâché en plusieurs endroits. Le bateau marchait très bien, on était en pleine forme, on a géré le front correctement : il y a juste la voile qui était cuite. Faute de budget, on n’a pas pu en acheter une, c’était un peu un pari. On est parti avec les moyens du bord. La course-poursuite 35h après les autres ce n’est pas très rigolo, on aura du monde à rattraper… »

Docteur Jean-Yves Chauve, médecin de la course : « Le départ est toujours difficile à cette période. Les concurrents sont cueillis à froid, ils n’ont pas de temps pour s’adapter à la vie en mer. Quand les conditions sont dures, l’organisme renâcle un peu. On ne dort pas, on commence à être fatigué, il y a une perte de morale qui favorise un ralentissement dans les manœuvres et de la casse. Il faut compter deux jours environ pour s’adapter. Si le premier front était arrivé plus tard, cela aurait été mieux, mais maintenant les équipages sont plus en phase avec le bateau. »

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Deux abandons dans la nuit

Cheminées Poujoulat
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De leur côté, les tandems de Cheminées Poujoulat (Jourdren-Stamm), Pôle Elior Santé (Bouchard-Krauss) et Initiatives-Novedia (De Lamotte-Hardy), ne font pas mentir de leur statut de gros bras de la
brise. Ce trio de duos réunis en moins de 8 milles ouvre la marche dans le plus fort du coup de vent… Le choc est frontal et les équipages ne doivent pas ménager leur peine sur les eaux du golfe de Gascogne, dont la réputation n’est plus à faire au passage d’une dépression automnale. Comme tant craint et redouté, deux équipages, pourtant rodés mais néanmoins violemment malmenés sur les coups des deux heures cette nuit, doivent renoncer à poursuivre.

Deux retours au port
« Nous avons décidé d’abandonner. De nombreux problèmes techniques (la perte de l’aérien NKE, des problèmes d’étai de trinquette…) nous poussent à mettre fin à cette Solidaire  », écrit Marc Lepesqueux. Et le skipper normand de poursuivre : « J’ai de plus subi une forte douleur pectorale lors de la manoeuvre de prise du troisième ris. Nous faisons route vers la Normandie dans 35-45 noeuds de vent de Sud, Sud-Ouest. C’est une décision difficile à prendre, c’est mon premier abandon. Nous étions venus avec la ferme intention d’obtenir un résultat, et notre comportement dans la flotte le montrait bien ».
Même sanction pour les deux compères de Jardin Bio, qui ont également subi un choc violent vers 2h30, dans un creux après le passage d’une vague juste après le virement de bord à l’arrière du front. La structure du bateau est délaminée à l’avant. Benoît Parnaudeau et Stanislas Maslard ne désirent pas d’assistance, ils font route vers La Rochelle.

Brut et amer
Pour les 44 skippers encore en course, pas de recette magique qui tienne dans ces conditions qui obligent à une vigilance de tous les instants. « Pour la navigation dans la baston, on va continuer à mettre du sud dans notre route jusqu’à ce que l’on soit obligé de gérer le coup de vent de sud-ouest. Là, on fera
de l’ouest puis après le passage du front si on est assez loin du cap Finisterre, on enverra plein sud »
explique Erik Nigon à bord d’Axa Atout Cœur pour Aides. Quelques heures plus tard, il l’a suivie au pied de la lettre : « Nous avons viré derrière le front. Nous allons bien mais pas mal de bricoles à faire quand se calmera. Nous avons toujours du vent. Et surtout, ça tape. Vive les vacances ! ». Voilà pour l’ambiance de cette nuit dantesque. Néanmoins, difficile de ne pas souligner que, pour l’heure, le gros des troupes courbe l’échine  et s’en sort la tête haute.

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ICAP Leopard vainqueur en temps réel

ICAP Leopard
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A l’arrivée, Mike Slade a commenté ce résultat. Interrogé sur son retard, il a avoué qu’il y a eu au moins vingt moments qui auraient pu faire la différence. Il se dit toutefois satisfait du résultat car l’objectif d’une victoire en temps réel a été réalisé. Après la Fastnet de cet été, il lui faut désormais remporter la Sydney-Hobart afin de réaliser un triplé historique. Cette victoire dans la Middle Sea Race n’a pas été facile à obtenir : "Cette course est unique. C’est une épreuve dure, car un parcours en boucle réserve toujours son lot de difficultés. On voit la terre tout le temps et on souffre de ses effets. On dit que l’Etna aspire tout le vent du détroit et c’était vrai lors de notre passage. On s’est trouvés englués sous son vent. Mais c’est à Stromboli que les problèmes ont vraiment commencé. On avait 5 ou 6 heures où on passait à travers le front. C’est un bateau solide et nous avons réussi à nous en sortir. On espérait rencontrer les mêmes conditions au sud. Lors de la descente vers Pantelleria, on a pu accélérer et tout le monde a dû s’accrocher. On aurait voulu que cela se poursuive jusqu’à Lampedusa, mais cela n’a pas été le cas. Le vent n’avait plus de force par là. Il y a alors eu une vraie bagarre de Lampedusa à Comino et pour entrer dans le Port".

Comme lors de la Fastnet, le Beau Geste de Karl Kwok est arrivé en seconde place. Les marins expérimentés Gavin Brady, Francesco de Angelis et Andrew Cape ont également expliqué que les conditions étaient difficiles après Stromboli et que le bateau était en mode survie pendant la nuit de samedi à dimanche. En arrivant à 15h28, Beau Geste prenait la première place en temps compensé, mais cela n’allait pas durer. En bouclant le parcours à 18h33 Alegre a repris la première place.  Rán et Luna Rossa sont arrivés en début de soirée. Intermatica (ex-Telefonica Black)  a remporté la bataille entre les deux VO70 devant Ericsson en temps compensé mais pas en temps réel. Hier soir les organisateurs ont signalé l’abandon de 23 bateaux depuis le départ samedi dernier. 

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Première journée à 500 milles pour Francis Joyon

idec
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Trois jours de course et IDEC est déjà au large du Maroc, entre Madère et Canaries. A des vitesses plus que respectables qui lui ont permis d’engranger une première journée à 500 milles. Comme l’espérait Francis Joyon hier, les dernières 24 heures ont été en effet particulièrement favorables, avec des moyennes ne descendant jamais sous les vingt noeuds. A 13h00 aujourd’hui mardi, Francis Joyon déboulait même à près de 25 noeuds, déjà entre Madère et les Canaries. « Tout se passe bien pour Francis pour le moment», résume Jean-Yves Bernot, son routeur, « normalement, il devrait réussir à se glisser sous le petit anticylone qui nous embêtait depuis hier. Il aura bien 5 à 6 heures de vents faibles demain mercredi mais ensuite, l’alizé d’est nord-est est bien établi. Cela devrait lui permettre de descendre assez rapidement vers le sud, au moins jusqu’au Cap Vert ».

Alizés en place jusqu’au Cap Vert

Cet alizé sera même soutenu si l’on en croit le météorologue préféré de Francis Joyon, à savoir « entre 15 et 20 noeuds d’est-nord-est ». D’ici-là, le skipper du maxi trimaran IDEC devra donc naviguer en bordure de l’anticyclone – sans s’en approcher trop près sous peine de ralentissement, évidemment. Cette petite incertitude persistant, il est encore trop tôt pour estimer une heure de passage à l’équateur, que Francis – avant le départ – espérait couper en « sept à huit jours ».
Dans un message à son équipe à terre ce matin, Francis confirmait en tous points l’avis de Jean-Yves Bernot, estimant lui aussi avoir désormais de bonnes chances de « passer sous la bulle ». Ce serait une excellente nouvelle pour l’entame de la première partie de ce nouveau record entre la France et l’Ile Maurice.

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Relative accalmie pour les 21 équipages encore en course

Elior Santé - Solidaire du Chocolat
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Les marins le savent trop bien : le Golfe de Gascogne n’a pas son pareil quand il se met en colère. Cruel et sans pitié, il procède parfois à un véritable travail de sape.  Benoît Parnaudeau et son complice Stanislas Maslard, les Normands Marc Lepesqueux et Jean-Charles Monnet, ou en encore les Britanniques Richard Tolkien et Neal Brewer en font aujourd’hui les frais. Ils payent cher un lourd tribut au passage d’un front froid qui ne les a pas épargnés et les oblige à se dérouter, des bleus au moral et le vague à l’âme, loin des chemins de la course.

Pros et purs : même combat !
Si les autres ont esquivé les plus gros coups, tous ont tous été logés à la même enseigne de la baston. Gros bras de la brise et amateurs purs et durs : même combat ! Grand-voile en partie déchirée (Vale Inco / Nouvelle-Calédonie), girouette arrachée (Groupe Picoty), mal de mer persistant (40 Degrees et Plan France) ou plus inquiétant encore pilote récalcitrant (Crédit Maritime), la plupart, encore sous le choc de la virulence des éléments déchaînés, ont connu leur lot d’infortunes. Mais à l’heure du bilan, une certitude l’emporte : les grands favoris comme les moins aguerris n’ont pas à rougir. La flotte de Class 40 tient son rang et tire ses sillages d’un jeu à haut risque. Elle se rapproche à présent de la latitude du cap Finisterre dans des vents toujours soutenus mais des conditions plus maniables. Les vitesses de 8-9 nœuds enregistrées au classement de 14 heures en témoignent.

Trio de duos et plus
En tête de flotte, la bataille fait toujours rage entre trois équipages qui ne cèdent rien. Cheminées Poujoulat, Pôle Elior Santé et Initiatives-Novedia se tiennent en moins de 7 milles. Dans leurs sillages, le duo de Cargill-MTTM (Seguin-Tripon) ou encore les Finlandais de Tieto Passion (Rompannen-Öhman), auteurs d’un très beau début de course à bord d’un bateau qu’ils découvrent sur les grands espaces maritimes, restent en embuscade.  Même mention spéciale pour le duo de PHR (Douin-Mermod) bien dans le coup en 6ème position, à moins de 20 milles des premiers. Par ailleurs, la palme de l’enthousiasme revient de droit aux Chiliens de Desafio Cabo de Hornos (Cubillos-Bravo Silva) qui affichent toujours la forme des grands jours après cette nuit de folie. Quant aux Italiens de Telecom Italia (Soldini-D’Ali), ils maintiennent toujours le suspense sur une route divergente. Pour tous, le plaisir de vivre et partager la plus longue transat jamais disputée à destination du Mexique l’emporte toujours. Après 48 heures de mer, la course est déjà belle.

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Thomas Ruyant au large de Recife

Thomas Ruyant
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Stéphane Le Diraison (Cultisol Marins sans frontières) sur son puissant plan Manuard en profite pour ravir la 4e place laissant la 5e place au sudiste qui ne peut rien contre la puissance de ses adversaires. Au final, Stéphane pointe à 82 milles du leader et François à 98 milles. La puissance des nouveaux prototypes nés entre 2006 et 2009 est indéniable et les dessins de coque font le reste dans cette allure spécifique de fin de course. François est clairement impuissant… Maintenant, la chose importante à souligner est le changement des conditions de navigation que va rencontrer la flotte. En effet, adieu le grand bleu océanique, bonjour les grandes étendues sablonneuses, les flottes de pêcheurs mal signalées, les filets dérivants, les effets de cotes sans oublier les OFNIS (ndr, objets flottants non indentifiés) toujours possible dans ce type de navigation côtière. Une autre dimension que cette navigation le long des côtes du Brésil où l’on peut subir des variations de vent et de pression… Et là, c’est le doute qui s’installe. Les images d’Yves Le Blévec, vainqueur prototypes de la dernière Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 en plein doute quant à une éventuelle option dans l’est de ses adversaires, sont dans les têtes. On tombe dans un trou d’air, on cherche à optimiser sa route, on n’a pas trop d’eau à courir dans l’ouest et là… on gamberge en se disant : « peut-être que c’est en train de passer au-dessus de moi ! ». Terrible fin de course qui peut remettre les pendules à l’heure sur un coup du sort… Sans parler d’un problème technique comme cela est arrivé en 2003 pour Sam Manuard et Jonathan Mc Kee. Cette fin de course n’est pas des plus simples et la Baie de Tous les Saints, dans le cas d’une navigation au contact, peut être également piégeuse.

Charlie et la cavalerie (bis)…
Incroyable Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) ! Calé sur la route directe et concentré sur la marche de son bateau, Charlie a glissé hier devant Francisco Lobato (ROFF TMN) et continue de gagner des milles. 30,98 milles d’avance au classement de 15 heures… Rien à dire, Charlie engrange de la plus belle des manières et va vite, plus vite. La cavalerie derrière est menée par le portugais qui se doit de limiter les dégâts même s’il possède plus de 22 heures d’avance acquis sur la première étape. Mais une fois de plus, rien n’est acquis avec cette approche brésilienne de toutes les surprises. Ricardo Apolloni (Ma Vie pour Mapei) peut être heureux aujourd’hui… D’accord, il a perdu quelques milles sur le leader mais il a appris ce jour qu’il était papa d’un petit italien. Bravo à la famille Apolloni… Cette journée doit être un peu différente tout de même pour l’étonnant et sympathique Ricardo ! Concrètement, Ricardo est à 44 milles du leader à 15 heures. Derrière la situation reste copiée collée à hier… On trouve les mêmes acteurs avec la même motivation : Fabien Sellier (Surfrider Foundation) est au contact de Mathis Prochasson (Manupoki-Avico), Giancarlo Pedote (Prysmian), Xavier Macair (Masoco Bay)… S’ils poursuivent comme cela, la Baie de Tous les Saints va être en ébullition de Pogo 2. Coup de chapeau tout de même à Matthieu Galland (Groupe Setec) qui est 10e et reste au contact des meilleurs avec son Super Calin.

Ils volent littéralement…
Reflets supplémentaires du mode survitesse emprunté depuis 24 heures par les principaux protagonistes de la course, dans un vent qui adonne sans baisser d’intensité et sur une mer toujours plus "lissée", les records de distance parcourue en 24 heures par les solitaires atteignent des scores impressionnants. Jugez plutôt. Le leader Thomas Ruyant (Faber France) a parcouru hier 262,5 milles, à 10,5 noeuds de vitesse moyenne. Stéphane le Diraison (Cultisol Marins sans frontière), qui s’accroche au triumvirat de tête, annonce toujours pour cette journée d’hier, un 265 milles sec, à 11 noeuds de moyenne. HP Schipman (Maisons de l’avenir Urbatys) évolue dans les mêmes sphères avec 259,4 milles parcourus à 10,08 noeuds. Et François Cuinet (Plan Jardin) tire décidément la quintessence de son plan Bouvet de 2002 avec une belle journée à 240,7 milles (10 nœuds). Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) et Nicolas Boidevezi (Défi GDE) restent les rois de l’épreuve avec respectivement 273,1 milles (11,4 noeuds) et 272,9 mille (11,4 noeuds) réalisés le 17 septembre dernier pour le premier, et le 10 octobre pour le second.

Les derniers du Pot…
Ils sont encore 5 à être scotchés dans le Pot au Noir et à suivre des routes sinueuses et tortueuses… Et les vitesses affichées ne facilitent pas la quête du vent de sud synonyme de sortie de Pot au Noir. 3,9 noeuds pour Staale Jordan (Stormy), 1,57 pour Fabrice Germond (Stratus), 0,95 noeud pour Caroline Vieille (Fondation Jérôme Lejeune), 0,32 noeud pour Emmanuel Laurent (Domaine des Thomeaux) et 0,25 noeud pour Maxence Desfeux (Matmut)…


Classement de 15 heures, mardi 20 octobre
Voiliers de série – 47 en course :
1-Charlie Dalin (cherche sponsor-charliedalin.com) à 660,47 milles de l’arrivée
2-Francisco Lobato (Roff TMN) à 30,98 milles de l’arrivée
3-Ricardo Apolloni ( Ma Vie pour Mapei) à 44,37 milles du leader
4-Fabien Sellier (Surfrider Foundation) à 82,42 milles du leader
5- Mathis Prochasson (Manupoki-Avico) à 86,22 milles du leader

Voiliers prototypes – 32 en course :
1-Thomas Ruyant (Faber France) à 394,83 milles de l’arrivée
2- Henri-Paul Schipman (maison de l’avenir Urbatys) à 54,87 milles du leader
3-Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) à 74,26 milles du leader.
4-Stéphane le Diraison (Cultisol Marins sans frontière) à 82,78 milles du leader
5-François Cuinet (Plan Jardin) à 98,04 milles du leader

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Et maintenant, le Nautic !

Nautic 2008
Nautic 2008

Du 4 au 13 décembre, la Porte de Versailles deviendra donc encore le premier port de France par sa fréquentation : avec 252 800 visiteurs (Chiffres OJS) en 2008, le Nautic est bel et bien le premier salon d’Europe. Toutes les grandes nouveautés du millésime seront là, et elles sont encore plus nombreuses cette année :

Les voiliers tiennent toujours la vedette dans le Pavillon 1, avec des tendances également confirmées : les day-boats ou bateaux plaisirs font de nouveau une entrée en force cette année, tandis que les voiliers de voyage continuent leur progression. Tous les grands chantiers seront là avec leurs nouveautés : Jeanneau et Bénéteau avec leur nouvelle gamme de grands voiliers, mais aussi Dufour, Wauquiez, X Yachts, Allures, Fora, Alliaura, Alubat, Archambault, J Europe, Hanse, Grand Soleil, CNB, Latitude 46, Bavaria, Delher…sans oublier les multicoques avec les nouveaux Lagoon 400, Fountaine Pajot Lipari, Catana 47 et d’autres grands qui joueront à saute-moutons au dessus des feux rouges parisiens pour atteindre le Nautic.

Le Pavillon 2 sera, comme chaque hiver, envahi par les accastilleurs et les équipementiers qui proposeront cette année, encore plus d’innovations mises en valeur dans un show room spécifique. Citons les nouveaux radars Broadband, la généralisation de l’AIS sur les VHF, des gammes d’électroniques de plus en plus accessibles et faciles à utiliser…et de nombreuses innovations qui ne seront dévoilées qu’au Salon !

Enfin, le pôle tourisme du Nautic prépare un salon exceptionnel : tous les loueurs du marché seront présents, avec des offres irrésistibles pour aller naviguer en toute liberté, de la mer du Nord à la Méditerranée, des Seychelles au Spitzberg. Les régions, les grands ports et les institutions viendront présenter leurs calendriers d’événements, leurs infrastructures, et même parfois leur gastronomie !

Mais le Nautic n’est pas uniquement la plus grande vitrine du nautisme. C’est aussi et surtout un rassemblement de passionnés et un lieu de découverte. Cette année encore, les organisateurs vont donc développer des services et des animations à destination de tous, qu’ils soient marins ou néophytes.

Cuisine à Bord est une des nouveautés du Nautic 2009. Sur de véritables cuisines de bateau installées au milieu du Salon, un grand chef et un skipper devront chaque jour convaincre le public de leurs talents, inclinés à 20° et en utilisant les incontournables cocotte-minute SEB, réchauds ENO et autres ustensiles embarqués…La sanction sera immédiate : ils devront ensuite déguster leurs préparations !

Autre nouveauté 2009, l’Arbre de Noël du Nautic. Le Salon étant organisé quelques jours avant les fêtes de Noël, il paraissait évident qu’un arbre de Noël spécial soit organisé pour tous les passionnés. Un sapin high-tech, confectionné par SparCraft et les maîtres-voiliers du Salon, abritera sous ses branches composites une sélection de cadeaux pour tous les budgets et tous les goûts, proposée par l’ensemble des exposants.

Le Livre du Nautic, Grand Prix qui récompense le plus bel ouvrage maritime de l’année, présentera pour la huitième fois son lauréat. Le jury de ce prix accueille cette année un nouveau membre illustre, Michel Desjoyeaux, et mettra encore plus l’accent sur la beauté de l’ouvrage, sa maquette, ses illustrations et la qualité de sa gravure. Plus que l’aspect littéraire seul, il récompense le Livre de mer le plus désirable, celui qui flatte tous nos sens, celui que l’on rêve de garder longtemps et de feuilleter souvent en attendant de larguer les amarres.

Et ce n’est pas tout ! Mike Horn occupera en exposition la passerelle Renan avec son nouveau projet, et les parvis exposeront toutes sortes de machines et de bateaux uniques. De nouveaux services seront proposés aux néophytes pour les orienter dans les dédales du Nautic, dans cet univers de passions, de technologie, de design, d’art de vivre, de vitesse, de voyages, où il est si facile et parfois même plaisant de se perdre…

Source : Salon Nautique de Paris
www.salonnautiqueparis.com

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En attendant la baston…

Cheminées Poujoulat - La Solidaire du Chocolat
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Dans des conditions favorables, un flux de sud-est de 15-18 nœuds se renfoçant progressivement, la flotte de la Solidaire du Chocolat a entamé sa grande traversée de 5 000 milles (9 260 km) à destination du Mexique de la plus belle manière. Elle a offert un spectacle, sous le soleil déclinant et la lumière dorée d’un beau dimanche d’octobre sous régime anticyclonique, qui restera dans les mémoires de tous. Pour autant, tous savent que le pire est à venir que le train de dépressions automnales qui se met en marche en Atlantique va bientôt lever des vents déchaînés et une mer démontée. Dans la nuit prochaine, le golfe de Gascogne promet de montrer son plus impitoyable visage et de mettre hommes et bateaux à très rude épreuve.

A droite et à gauche de Jourdren et Stamm

En prévision de ces conditions et du passage du front, chacun fourbit ses armes, et se prépare à faire le dos rond. Les quarts s’organisent pour emmagasiner des forces et du sommeil. A l’heure où tous les Class 40 sont gris, les trajectoires s’affinent et de premier décalages se dessinent. Bien calé sur une route médiane et solidement installé en tête depuis le coup de canon, Cheminées Poujoulat ne fait pas mentir son statut de grand favori. Bien entouré par deux pelotons, il ouvre la marche sous spi. Légèrement dans son nord, à sa droite, on aperçoit la joli clique formée par tous ceux qui ont animé le départ : le duo mixte et britannique de 40 Degrees (Harding-Merron), les Espagnols de Tales Villa Esperanza, les Finlandais de Tieto Passion (Romppanen-Ohman) ou encore les Franco-Italiens d’Adriatech (Consorte-Aubry)… A sa gauche progressent un autre groupe, où se distinguent les sudistes de Pôle Santé Elior, les Conquérants de Normandie, les Anglais de Sail4Cancer (Wright-Brennan), les Chilien de Desafio Cabo de Hornos (Cubillos-Bravo Silva) et les Rochelais de Jardin Bio (Parnaudeau-Maslard)… Tout ce petit monde forme le top ten réuni en moins de 8 milles.

Tension et option dans l’air

Après un peu plus de 12 heures de course, 25 milles séparent le premier du dernier, Orbis (Card-Murphey). Enfin, soulignons que les deux équipages, qui comptent parmi les plus affûtés, les jeunes talents d’Initiatives Novedia (De Lamotte-Hardy), et plus encore les Transalpins de Telecom Italia (Soldini-D’Ali), se distinguent déjà sur une trajectoire très marquée au sud… Respectivement 11e et 14e, ils semblent avoir choisi leur camp : leur cœur de navigateurs balancent pour la route sud-est. Dans l’attente du front et dans des perspectives à plus moyen terme, il y a déjà de la tension et de l’option dans l’air…

(source Solidaire du Chocolat)

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Francis Joyon accélère

IDEC
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« Tout va bien, oui. Après la bascule cette nuit, je commence à toucher un vent d’ouest à nord-ouest plus soutenu. Et s’il est très instable en force et en direction, ce nouveau vent permet d’allonger la foulée. Je devrais donc faire une belle journée, probablement supérieure ou égale à 500 milles parcourus. Mais il faut être très vigilant pour ne pas se faire surprendre par une rafale. Tout à l’heure, j’ai dû laisser tomber ma tasse de café à l’intérieur pour sauter sur les écoutes et choquer les voiles vite fait ». Ainsi va la vie ce lundi à bord du maxi trimaran IDEC de Francis Joyon, lancé depuis deux jours dans une tentative de record inédit entre la France et l’ île Maurice, du Port Louis qui jouxte Lorient au Port Louis de l’océan Indien.

La traversée du golfe de Gascogne n’a pas été de tout repos pour Francis : « il y avait des déferlantes et surtout beaucoup de trafic : j’ai dû croiser une cinquantaine de bateaux et trois fois j’ai été obligé de me dérouter pour parer des routes de collision. Bien sûr un voilier est théoriquement prioritaire, mais dans la réalité, contre un cargo ou un bateau de pêche, il vaut mieux prendre ce genre de précautions… »

Incertitude aux Canaries
Ce lundi midi, 48 heures après son départ, IDEC navigue cap au Sud au grand large de Lisbonne – par 38°40 Nord et 16°01 Ouest – et commence à bien accélérer… à 20 voire 22 noeuds de moyenne. « Grâce aux conseils avisés de Jean-Yves Bernot (son routeur, ndr), j’ai pris une route très écartée de l’Espagne, à environ 130 milles de la côte », explique Francis. Il poursuit : « le jeu consiste maintenant à tenter d’aller le plus vite possible pour essayer de glisser sous un petit anticyclone, sans quoi celui-ci pourrait me ralentir au niveau des Canaries ». Affaire à suivre dans les deux jours à venir, donc.

Pour l’heure, Joyon engrange les milles et ne ménage pas sa peine. Beaucoup de manœuvres et de changements de voile (gennaker puis solent puis trinquette et vice versa) ont rythmé les deux premiers jours de cette tentative de record, sans compter une première nuit blanche. « On n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer à bord », confirme le solitaire le plus rapide de la planète, « mais je vais tout de même me refaire un petit café pour remplacer celui que j’ai dû sacrifier tout à l’heure !» Derrière sa voix, on entend le bruit du bateau qui accélère, on imagine l’immensité atlantique et l’homme seul qui tente de maîtriser la puissance de son fier trimaran. Ces deux-là sont en route pour le tour du continent africain. L’équivalent d’un demi tour du monde. L’aventure ne fait que (re)commencer et comme dit simplement Francis, « c’est toujours aussi agréable et intéressant de faire naviguer ce beau bateau ». On ne se refait pas.

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