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Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy maintiennent le rythme

Tanguy De Lamotte & Adrien Hardy (Initiatives-Novedia)
DR

Vont-ils faire tout de même un pit-stop à Saint-Barthélemy ? Les leaders ont désormais un bon matelas d’avance avec 120 milles sur les Italiens Giovanni Soldini et Pietro d’Ali (Telecom Italia), sur Bruno Jourdren et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et sur Damien Seguin et Armel Tripon (Cargill-MTTM). Trois heures d’arrêt à Gustavia (obligatoire d’après les règles de course de la Solidaire du Chocolat), ce ne serait qu’une trentaine de milles perdus… Enfin pas tout à fait car le fait bricoler au port, de refaire un plein de nourriture fraîche, de profiter de l’accueil antillais serait aussi une bonne façon de revigorer les corps et de remettre à neuf le bateau avant les 1 500 milles jusqu’à Progreso. Et quel beau geste de fair-play se serait puisqu’il est quasiment acquis que leurs trois poursuivants directs vont s’arrêter, ou s’arrêteraient aussi si ce symbole solidaire était lancé par les premiers !

Les couples se forment

Mais pour l’instant, priorité à la course : Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives-Novedia) maintiennent le rythme et gagnent même quelques petits milles par jour sous un ciel nettement moins chargé que le trio suivant ! Ils sont attendus dans la nuit (tropicale) de jeudi à vendredi puisqu’ils ne sont plus qu’à 600 milles des Antilles et ils alignent des journées à plus de 250 milles. Certes les alizés de secteur Est vont un peu mollir et ralentir le tempo, mais la trajectoire très pure du duo indique qu’ils vont bientôt sentir les fragrances tropicales ! Derrière, c’est moins la fête avec toujours de la pluie car le trio poursuivant baigne encore dans une masse nuageuse et orageuse assez désagréable. Les vents sont nettement plus instables avec des grains et des calmes, ce qui ne facilite pas la vie des équipages, surtout celles des transalpins qui ne peuvent envoyer leur génois… Ces trois Class’40 ont de grandes chances de passer en mer Caraïbes ensemble ! Ce qui, après 3 500 milles de course serait extraordinaire…

Et derrière aussi, les tandems se rejoignent : dans le tableau arrière des Britanniques Tim Wright et Nicholas Brennan (Palanad 2) qui réalisent un très beau parcours depuis le départ de Saint-Nazaire, leurs compatriotes Peter Harding et Miranda Merron (40 Degrees) doivent surveiller leur rétroviseur… Les Finlandais Jouni Romppanen et Sam Öhman (Tieto Passion) ont repris du poil de la bête depuis leurs petits errements post-açoriens. Sur la même route, c’est donc une course de vitesse pure que se livre ces deux équipages. Et il faut qu’ils se méfient des Chiliens Felipe Cubillos et Daniel Bravo Silva (Desafio Cabo de Hornos) qui arrivent par le Nord : l’entonnoir antillais devrait les rapprocher !

Un peu plus loin, ce sont Jacques Fournier et Jean-Edouard Criquioche (Groupe Pivcoty) qui vont devoir contrôler Denis Lazat et Frédéric Nouel (Plan, les enfants changeront le monde) qui ont empanné sous leur vent, à une trentaine de milles… De même, les Nordistes anglais Stephen Card et Shaun Murphy (Orbis) vont croiser les Sudistes Erik Nigon et Marc Jouany (Axa Atout Cœur pour Aides) : ils étaient espacés en latitude il y a une semaine, de près de 1 000 milles ! Enfin à distance, Patrice Carpentier et Victor Maldonado (Crédit Maritime) et Yves Ecarlat et Lionel Regnier (Vale Inco-Nouvelle Calédonie) suivent une route parallèle plein Ouest, mais devraient aussi se rejoindre d’ici deux jours… Tous doivent se dire : « vivement Saint-Barth ! » car pour les derniers, il faudra compter quatre à cinq jours de décalage par rapport aux leaders.

Classement du 03/11/09 à 16h (UTC)
1. Tanguy De Lamotte-Adrien Hardy (Initiatives-Novedia), à 2145.96 milles de l’arrivée
2. Giovanni Soldini-Pietro D’Ali (Telecom Italia), à 102.75 milles
3. Bruno Jourdren-Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), à 122.7 milles
4. Damien Seguin-Armel Tripon (Cargill-MTM), à 132.14 milles
5. Tim Wright-Nicko Brennan (Palanad 2), à 218.62 milles

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Groupama s’engage dans la Volvo Ocean Race

Groupama Volvo
DR

« Cela fait maintenant plus de 12 ans qu’en tant qu’armateur, nous écrivons une histoire commune avec Franck Cammas et le team Groupama. Aujourd’hui, nous avons décidé de poursuivre cet engagement en participant à la Volvo Ocean Race pour insuffler une dynamique plus internationale à notre projet commun," déclare Frédérique Granado, directrice de la communication externe de Groupama. « Nous faisons confiance à Franck pour relever ce nouveau défi car nous apprécions ses capacités à créer un team, diriger un équipage et aussi à concevoir des bateaux performants. Ces qualités seront décisives dans la Volvo Ocean Race » a annoncé Groupama aujourd’hui mardi.

Bien que concentré sur son proche départ pour le Trophée Jules Verne à bord du maxi trimaran aux mêmes couleurs, le skipper de Groupama se réjouit : « Groupama me manifeste une nouvelle fois sa confiance au moment même où nous nous engageons sur un nouveau défi. Ceci est encore plus motivant pour moi dans le cadre du Trophée Jules Verne. Ensuite, nous nous engagerons dans la Volvo Ocean Race grâce au soutien et la confiance de Groupama. C’est pour notre team une responsabilité importante que nous abordons avec enthousiasme et détermination. »

Architecte : Juan Kouyoumoudjian

Alors qu’il naviguera à la conquête du Trophée Jules Verne sur son maxi trimaran, Franck Cammas pourra compter sur son team pour préparer la Volvo : « Nous avons d’ores et déjà choisi l’architecte naval avec lequel notre team va travailler. Il s’agit de Juan Kouyoumdjian qui a déjà collaboré avec des teams engagés sur la Volvo Ocean Race et notamment remporté les deux dernières éditions de la course et avec lequel Stéphane Guilbaud et le team vont commencer à travailler ».

Côté organisation, Knut Frostad, PDG de la Volvo Ocean Race se félicite du retour d’un bateau tricolore sur ce tour du monde en équipage : « Les Français ont largement leur place sur la Volvo face aux meilleurs équipages anglo-saxons et européens. C’est une excellente nouvelle de voir le team Groupama rejoindre la course. Je connais Franck Cammas et son équipe depuis longtemps. Ce sont de redoutables compétiteurs, remarquablement organisés. Je leur souhaite la bienvenue ».

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Patton se teste sur la Transat Jacques Vabre.

Montres Patton - Josse
Montres Patton - Josse

Sébastien Josse et Jean-François Cuzon prendront le départ de la transat Jacques-Vabre avec chacun une montre Patton P42 à leurs poignets. Une troisième montre sera fixé à la base de la sous-barbe du bateau afin de valider une nouvelle fois la solidité des montres Patton.

Le temps estimé de la traversée jusqu’au Costa-Rica est d’environ 15 à 18 jours, les chocs subis par cette montre fixée à la pointe avant du bateau au niveau de la ligne de flottaison seront d’une violence inouïe. A pleine vitesse le 60 pieds dépasse les 30 noeuds et explose littéralement les vagues, mais la Patton qui est accroché déjà depuis plus de six mois à la coque du bateau pour toutes les courses de Sébastien (Trophée Petit Navire, Transmanche, Semaine De Cowes, Fastnet et convoyages) a déjà fait les preuves de sa grande endurance aux chocs !

Source : Patton Watches
www.patton-watches.com

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Tacktick by Suunto équipe les entraineurs de la FFV.

Tacktick - FFV
Tacktick - FFV

Pour disposer d’informations essentielles à la préparation des coureurs, les entraineurs de la FFV ont choisi une instrumentation Tacktick by Suunto.
Tacktick by Suunto a préparé un kit à partir de différents éléments standards d’instruments sans fil auto alimentés par cellules photovoltaïques et un compas de relèvement Suunto.

Un capteur aérien et un afficheur-compas Race Master, sans fil, constituent l’instrument principal. Un afficheur à main, sans fil également, vient en complement pour accroître le nombre d’informations disponibles à l’entraineur, où qu’il se trouve sur son embarcation. Le tout, fonctionnant sans fil, rend cette instrumentation très facile à démonter et remonter, éventuellement sur un autre bateau. Un boîtier d’interface NMEA peut être ajouté, ainsi qu’une antenne GPS, ce qui permet l’enregistrement des données avec un appareil adequat, et d’ajouter l’affichage de données telles que le vecteur fond sur l’afficheur à main “Remote”.

Dans le pack “Coach” figure également un compass de relèvement Suunto KB20. Léger, très précis et stable. Conçu pour une utilisation facile et rapide, il n’est plus à présenter aux tacticiens du monde entier. Compact, il tient aisément dans une poche, il est pourvu d’un réglage de visée, et de plus, il flotte !

Source : Tacktick Limited
www.tacktick.com

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Vers une escale technique pour Telecom Italia ?

Telecom Italia
DR

La rupture de leur étai semble légèrement handicaper le duo transalpin Giovanni Soldini et Pietro d’Ali (Telecom Italia) qui a perdu pendant le week-end une quarantaine de milles. Suffisamment pour que le tandem Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives-Novedia) commence à sérieusement s’installer en tête et probablement glisser jusqu’à Saint-Barthélemy avec un coussin d’avance d’une petite centaine de
milles sur ses trois poursuivants directs. Non seulement les leaders sont un peu plus rapides, mais leur position sur le 25° Nord apparaît favorable pour atterrir sur les Caraïbes.

Les routes açorienne et canarienne vont très prochainement converger car le décalage latéral n’est plus que de trois cents milles : même si ce lundi matin, ce sont les trois Sudistes les plus véloces, à l’image des Britanniques Mike West et Paul Worswick (Keysource) à près de treize nœuds de moyenne, ils ne pourront pas inquiéter grand monde et pourraient même se retrouver à vue avec Patrice Carpentier et Victor Maldonado (Crédit Maritime) à l’approche de Saint-Barthélemy… L’option Sud prise au cap Finisterre n’a donc pas du tout donné le résultat escompté, si ce n’est que les équipages comme les bateaux, sont nettement moins fatigués.

C’est d’ailleurs la fatigue qui a eu raison de l’étai des Italiens vendredi et heureusement, cette avarie s’est déroulée lorsque le vent avait déjà basculé au Sud-Est. Ce flux général de secteur Est pourrait toutefois tourner lentement vers le Nord-Est en raison d’une onde d’Est venue d’Afrique : les duos devront donc bien gérer les empannages à l’approche des Antilles. Surtout que l’entrée en mer des Caraïbes s’annonce un peu plus complexe en fin de semaine… Mais les écarts entre les premiers et les derniers atteignant jusqu’à plus de 1 000 milles, il y aura des conditions très différentes avec quatre jours d’écart ! Et la question en suspens reste : qui fera escale à Saint-Barthélemy pour réparer ?

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Francis Joyon reprend de la vitesse

IDEC Tribord amures
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Mais paradoxe de ces extraordinaires multicoques, IDEC va actuellement plus vite que la dépression qui le propulse en bordure des 40èmes rugissants ; "Dès que j’accélère, je la dépasse" explique Francis, "Et tombe dans la partie la moins active de la dépression… Elle avance à 27 noeuds environ, et c’est insuffisant pour que je demeure au moins 24 heures dans le filon idéal de vent, en angle et en force, qui me permettrait sur cette mer à la belle houle bien allongée, de titiller le record". Francis a donc remisé pour l’heure cette ambition à une date ultérieure. Il profite à plein d’une longue glissade vers la longitude du cap de Bonne Espérance qu’il espère atteindre demain mardi en soirée. Débutera alors la grande inconnue de ce parcours original et chargé de poésie et d’histoire vers l’océan Indien et l’île Maurice.

Demain, le cap de Bonne Espérance
Joyon se concentre sur la bonne marche d’IDEC et sur cette trajectoire limpide et rectiligne qu’il trace en bordure des 40èmes, plein Est vers le sud du continent Africain. Il estime à une trentaine d’heures encore la durée de cet extraordinaire moment de glisse parfaite, sur une mer bien ordonnée, dans un vent de Nord-Nord Ouest très régulier en force comme en direction, avant de croiser les 18°29 minutes et 51 secondes de longitude Est du fameux cap de Bonne Espérance. "J’ai même eu un peu de lumière ce matin !" s’amuse t-il. Le Grand Sud a étendu son linceul gris sur l’horizon d’IDEC. Joyon s’en accommode, la tête pleine des contes et légendes des grands sillonneurs d’océans des siècles passés et qui ont comme lui, cinglé un jour vers les rivages chargés de promesses de la Réunion, des Indes ou de l’île Maurice. "Les albatros sont bien présents dans ces contrées" raconte-t-il, tout à l’enchantement de sa course. "Chaque soir, ils viennent me rendre visite, planant un moment à hauteur d’IDEC, pour mieux disparaître ensuite, comme par enchantement."

Un dernier tiers compliqué
"A l’inverse d’une tentative au tour du monde, je ne ressens point cette épée de Damoclès que constituent la menace de casse et la nécessité de durer. Je sais ma tentative relativement courte comparé au tour du monde, et je me surprends à solliciter IDEC tout près de son plein potentiel." Joyon reste Joyon. Un bateau à voile entre les mains, et il ne peut s’empêcher de titiller les limites, et navigue en permanence au meilleur de ce que les éléments lui offrent, tirant la quintessence de son voilier. En permanence entre 25 et 27 noeuds de vitesse instantanée, il tutoie les 590 milles parcourus quotidiennement et se projette naturellement dans la très complexe navigation qui l’attend, lorsque viendra l’heure de quitter les latitudes du Grand Sud pour remonter le long des côtes orientales de l’Afrique. "Deux grandes options semblent se dessiner" esquisse-t-il, "soit deux immenses bords de près au large de l’Afrique, soit une tentative à la côte, sur une mer très dure et dans des vents instables… " On le voit, cette longue route habillée de rêves est aussi pavée des pires conditions de navigation pour un multicoque de records. Francis Joyon, parti en découvreur va véritablement, une fois passé le cap de Bonne Espérance, endosser l’habit du déchiffreur d’océan…

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Les problèmes techniques se multiplient

Damien Seguin et Armel Tripon / Cargill MTTM
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Minimum trois heures, voilà ce que le règlement de la Solidaire du Chocolat impose comme temps d’arrêt, ce qui n’est pas forcément pénalisant si le problème technique à résoudre est conséquent. En sus, cela devrait permettre à plusieurs équipages de prendre un peu de repos, de refaire le plein en fuel ou en nourriture fraîche. Il fait gris, humide et rien n’est sec à bord. Ce qui commence à sérieusement perturber les navigateurs qui baignent dans leur jus depuis deux semaines.

Recadrage antillais

Mais il faut encore compter trois jours de mer avant d’apercevoir la première terre depuis le départ de Saint-Nazaire… Du moins pour les leaders car la queue de la flotte concède au moins quatre jours de retard. Et pour l’instant, ce sont les premiers, Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives-Novedia) qui semblent les moins affecter par les avaries. À moins de 900 milles de Saint-Barthélemy, le duo possède plus de 80 milles de marge sur leurs dauphins transalpins : Giovanni Soldini et Pietro d’Ali (Telecom Italia) semblaient d’ailleurs en ce lundi après-midi, connaître d’autres soucis que leur étai cassé. Les Italiens devaient se faire dépasser par Bruno Jourdren et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) car ils étaient six nœuds moins rapides et avaient fait un arrêt de plusieurs heures face au vent pour bricoler… Ces deux équipages envisageaient un pit-stop aux Antilles.

Damien Seguin et Armel Tripon (Cargill-MTTM) pourraient aussi s’arrêter car ils n’ont plus d’alternateur, ce qui leur impose de limiter au strict minimum leur consommation électrique. Mais la troisième place est désormais dans leur collimateur, voire mieux car ils se sont recadrés dans le sillage du leader le week-end dernier et cela pourrait bien s’avérer positif lorsqu’il faudra jouer avec les bascules des vents alizéens. Des problèmes, les Britanniques Tim Wright et Paul Worswick (Keysource) en ont aussi : ils ont enroulé leur voile d’avant autour de l’étai et ne savent pas comment la retirer ! Des spinnakers déchirés, il y en a aussi à l’image de ceux de Erik Nigon et Marc Jouany (Axa Atout Cœur pour Aides) ou de Yves Ecarlat et Lionel Regnier (Vale Inco-Nouvelle Calédonie).

En forme

Seule bonne note dans ce concert de fatigue et de soucis : les Chiliens Felipe Cubillos et Daniel Bravo Silva (Desafio Cabo de Hornos) sont en pleine forme et sont parmi les plus rapides sur l’eau en compagnie des Finlandais Jouni Romppanen et Sam Öhman (Tieto Passion) avec qui ils se battent pour le gain de la 7ème place. L’Atlantique n’offre donc pas tout à fait le même visage à tous les équipages bien qu’ils naviguent tous dans les hautes pressions et sous les tropiques ! En tout cas, il n’y a plus de divergence sensible de cap et tout le monde fait route directe vers les Caraïbes. Les écarts latéraux vont se réduire à portion congrue d’ici deux jours et la hiérarchie sera alors bien établie avant le passage de Saint-Barthélemy…

Classement au 02/11/09 à 16h (UTC)
1. Tanguy De Lamotte-Adrien Hardy (Initiatives-Novedia), à 2386.79 milles de l’arrivée
2. Bruno Jourdren-Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), à 95.9 milles
3. Giovanni Soldini-Pietro D’Ali (Telecom Italia), à 105.46 milles
4. Damien Seguin-Armel Tripon (Cargill-MTM), à 123.7 milles
5. Tim Wright-Nicko Brennan (Palanad 2), à 217.47 milles

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Chris Larson, nouveau champion du monde

Championnat du Monde de Melges 24 2009
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Chris Larson à la barre de West Marine Rigging/New England Ropes, qui figure parmi les leaders depuis le début de la semaine avait une avance de sept points au début de la journée. Une avance confortable certes, mais le titre était encore à la portée de Joe Fly. Cependant l’Américain ne semblait pas sentir la pression sur lui et est resté imperturbable. Au départ de la première course, plusieurs ténors du circuit dont Joe Fly, Uka Uka et Quantum Racing ont mordu la ligne de départ, tandis que Larson a pu se dégager à la marque pour suivre le vainqueur de la course Nico Celon sur Fantastica et signait ainsi sa quatrième seconde place de la semaine. Zandona, Bressani et Hutchinson ont tous reçu des pénalités et le Directeur de Course a également annoncé qu’il n’y aurait que deux courses et non pas les trois espérées par les poursuivants. Larson était donc assuré de la victoire finale et n’avait pas besoin de s’aligner au départ de la dernière course de la semaine.

Cependant, la bataille s’est poursuivie derrière pour les autres places sur le podium entre Zandona (Joe Fly), le Norvégien, Eivind Melleby sur Full Medal Jacket, Celon sur Fantastica et Bressani sur Blu Moon. La dernière course était parmi les plus intéressantes de la semaine avec dix bateaux groupés aux marques. C’était Celon, qui était en tête et qui a pu garder son avance par la suite devant Melleby. Malgré un départ décevant, Zandona a réussi à revenir et en terminant sixième, finit la semaine avec 71 points – soit le même score que Melleby. En regardant les résultats de la semaine, Zandona prend la seconde place et Melleby termine troisième au classement general. Il devient ainsi le premier Norvégien à accéder au podium d’un championnat de Melges 24.

1. Chris Larson – West Marine Rigging/New England Ropes – 46 points
2. Gabrio Zandona – Joe Fly – 71 points
3. Eivind Melleby – Full Medal Jacket – 71 points
4. Nicola Celon – Fantastica – 73 points
5. Flavio Favini – Blu Moon – 83 points
6. Lorenzo Bressani – Uka Uka Racing – 85 points
7. Brian Porter – Full Throttle – 100 points.
8. Carlo Fracassoli – Gullisara – 102 points
9. Terry Hutchinson – Quantum Racing/Gill Race Team – 109 points
10. Bill Hardesty – Events Clothing/Atlantis – 119 points

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Les aléas de la météo

Initiatives Novedia
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Ce matin ce sont de nouveau les conditions météorologiques qui préoccupent les participants à la Solidaire du Chocolat. Les messages envoyés des bateaux témoignent d’une situation inhabituelle à cette époque de l’année. A l’arrière de la flotte, Yves Ecarlat (Vale Inco-Nouvelle Calédonie) garde son humour, mais la frustration est évidente dans son mail « Attention à tous les internautes nautiques: nous tenons à signaler une grosse arnaque sur Internet : en effet cela fait dix jours qu’un certain Mr GRIB (rencontré récemment sur un site pour célibataires) nous a vendu la lune : profitant de notre naïveté bien compréhensible, ce Mr GRIB nous a ponctionné d’un joli paquet de dollars tout en nous promettant des trucs bien alléchants ; genre qu’on allait devenir riches, beaux, intelligents, qu’on allait rencontrer des belles gonzesses, et aussi qu’on allait toucher de l’Alizé !!!! Bref, attention les amis, ce Mr Grib est dangereux, il profite de l’ignorance des braves gens comme nous, et comme beaucoup d’escrocs, il choisit souvent ses victimes chez les plus anciens. Mon pauvre copain Lionel, qui n’est plus tout jeune, est tombé dans le piège depuis 10 jours : il ne quitte plus son ordinateur, espérant voir venir le père Noël en short sur une planche à voile. »

Même les habitués comme Erik Nigon (Axa Atout Cœur pour Aides) s’étonne de la variété de conditions, mais signale de sa position au sud-est des leaders la présence de l’alizé : « C’est la troisième fois (quelle chance!) que je viens sur cet incroyable terrain de jeu en quatre ans et je suis toujours surpris par la diversité des reliefs de la mer brassée par les perturbations plus au nord et l’alizé bien présent maintenant. Parfois nous sommes secoués par une mer croisée de houles et de clapots et fonçant les yeux fermés par l’obscurité nous bondissons, roulons et devons nous accrocher pour ne pas être désarçonnés. Parfois nous glissons de crête en crête en permanente accélération et des gerbes d’eau sont projetées de chaque coté du bateau transformant moutons en champs de cotons. C’est Rodéo ET saute Moutons ! »

Cependant plus au nord, c’est la frustration toujours pour Jean-Edouard Criquioche (Groupe Picoty) : « Dans une nuit électrique, on navigue au raz d’un anticyclone en formation qui veut nous aspirer dans ses calmes… Il nous colle aux fesses et tente de nous piéger grâce à une ligne de cumulonimbus orageux. On subit de plein fouet ces effets locaux en mouvement. Un coup plus de vent, le nuage passe, et voilà la rafale, jusqu’au prochain nuage. Ils semblent communiquer entre eux via des signaux lumineux… Ca pête de tous les côtés mais sans faire de bruit, juste des éclairs de chaleurs qui illuminent ces gros bourgeons. C’est pénible mais super beau, donc soyons positifs et profitons du spectacle "pyroionique" monochrome. »

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Les Italiens perdent du terrain

Tanguy de Lamotte & Adrien Hardy- Initiatives Novedia
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Pas d’explications mais une petite vidéo envoyée par Giovanni Soldini et Pietro d’Ali (Telecom Italia) indique que les Italiens ont dû composer avec la rupture de leur fixation d’étai (câble qui maintient le mât sur l’avant) samedi. Heureusement, le mât n’est pas tombé et l’équipage a pu résoudre ce problème, surtout que le près n’est plus au programme depuis ce week-end : vent de travers dans un flux de secteur Sud-Est d’une vingtaine de nœuds. Le duo transalpin a donc perdu son leadership, mais cela était en partie prévisible au vu de la position 150 milles plus Sud de Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy (Initiatives-Novedia) qui ont repris la tête depuis samedi. La « bande des quatre » avec Bruno Jourdren et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et Damien Seguin et Armel Tripon (Cargill-MTTM) conservent approximativement les mêmes écarts, suivent à peu près la même route, et foncent à une vitesse identique (autour de onze nœuds de moyenne) vers le point de passage obligé des Antilles.

Un seul chemin

D’ailleurs, avec la dépression attendue qui a changé de cap pour s’échapper par le Nord, les seize Class’40 naviguent désormais dans l’anticyclone qui est descendu des Açores : à peu près le même type de temps pour tout le monde, c’est-à-dire du vent de secteur Est à Sud-Est entre 15 et 25 nœuds selon la latitude. Seuls Lionel Regnier et Yves Ecarlat (Vale Inco-Nouvelle Calédonie) peinent dans des vents instables à proximité du cœur des hautes pressions. Il faut qu’ils gagnent dans le Sud pour s’extraire de ce piège… Pour les autres, Nordistes ou Sudistes, c’est du portant au programme voire du spinnaker pour ceux qui sont le plus à l’Est. De bonnes moyennes, du soleil, de la chaleur, des poissons volants : le décor d’un alizé qui s’est enfin installé sur toute la partie Sud de l’Atlantique Nord.

Même Patrice Carpentier et Victor Maldonado (Crédit Maritime) ont touché du vent d’Est tout là-haut, au large des Açores : cela leur permet de descendre assez vite vers les Antilles et le tandem franco-mexicain pourrait bien croiser devant les Sudistes avant les Caraïbes ! Ce serait un retour exceptionnel après leur arrêt au Portugal… Car même s’ils sont un poil plus rapides sur la latitude de la Mauritanie, Erik Nigon et Marc Jouany (Axa Atout Cœur pour Aides), David Consorte et Arnaud Aubry (Adriatech) et les Britanniques Mike West et Paul Worswick (Keysource) ne grappillent plus qu’un petit nœud de mieux : ils ne devraient pas pouvoir rattraper le peloton, Stephen Card et Shaun Murphy (Orbis) ou Jacques Fournier et Jean-Edouard Criquioche (Groupe Picoty) étant encore plus de cent milles devant !

Enfin, au milieu de la flotte, quatre Class’40 étrangers se tirent la bourre pour se départager : Tim Wright et Nicholas Brennan (Palanad 2) ont réussi à faire un léger break face à leurs compatriotes Peter Harding et Miranda Merron (40 Degrees) tandis que les Finlandais Jouni Romppanen et Sam Öhman (Tieto Passion) doivent un peu regretter leur bord à 90° d’il y a deux jours et les Chiliens Felipe Cubillos et Daniel Bravo Silva (Desafio Cabo de Hornos) leur hésitation le même jour… Les vitesses entre les Class’40 étant vraiment très proches, ce sont les options tactiques qui ont créé autant de décalage.

Pas de changement dans la continuité

Ces conditions presque idylliques après ces douze jours de vents contraires devraient perdurer jusqu’aux Antilles ou presque. Seul paramètre à prendre en compte : la bascule progressive du vent de secteur Sud-Est vers l’Est, et le renforcement des alizés. Cela ne devrait pas dans un premier temps influer sur la hiérarchie, mais sur le papier, les leaders de ce dimanche devraient plutôt marquer un léger avantage ce deux prochains jours. Ensuite, la situation sera plus complexe puisque les alizés pourront s’essouffler un peu à l’approche de l’archipel caraïbe : s’ils prennent une orientation Sud-Est, ce sera bénéfique aux plus Nordistes des duos, s’ils basculent vers le Nord-Est, ce sera profitable aux Sudistes… Décidemment, il ne suffit pas d’aller vite, il faut aussi aller au bon endroit et les prévisions météo ne sont pas aussi limpides qu’on pourrait le croire à terre !

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