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Prudence de rigueur sur Groupama 3

Cammas barre Groupama 3 2009
DR

« On flirte avec le centre de la grosse dépression qui nous a poussé vers le cap de Bonne-Espérance, mais une dépression secondaire s’est créée sur le front froid, avec des vents qui peuvent atteindre très vite 60 nœuds ! On s’est donc réfugié pas loin du centre de la grosse dépression pour laisser passer tout ça. C’est pour cela qu’on a navigué toute la nuit sous mât seul, direction plein Sud. Depuis 3h00 ce matin, on a renvoyé de la toile car les conditions sont devenues plus maniables. En fin d’après-midi, on devrait empanner et faire route à l’Est vers Cape Town, en restant à l’arrière du plus gros du mauvais temps. Il y aura encore de la houle et une mer forte : il reste un doute sur la façon de manier le bateau sans le faire souffrir. Nous ne prendrons aucun risque, même s’il faut s’arrêter… »

Comment s’organise la vie à bord ?
« Tout le monde s’affaire à sa tâche : les spécialistes de la stratification (Lionel Lemonchois aidé par Thomas Coville) ont travaillé toute la nuit. On est tous déçus, mais on se projette déjà dans l’avenir. On va essayer de ramener Groupama 3 le plus vite possible en Bretagne. Quand on décide d’abandonner, c’est brutal : on passe d’une configuration de performance à un simple convoyage. Ce n’est pas la même vie à bord, ce n’est pas la même ambiance, on trouve que le temps est beaucoup plus long. Heureusement que l’on a des livres à bord pour pouvoir s’évader un peu quand on ne barre pas… »

Avez-vous une explication de cette avarie ?
« On imagine que les efforts et les mouvements du flotteur en sont la cause. Il y a toujours des effets parasites qu’il est très difficile de modéliser sur un ordinateur. Les vagues ne frappent jamais de la même façon et la plateforme est soumise à des comportements désordonnés : il y a des vibrations extrêmement violentes dans une mer chaotique. On pense que le flotteur a pu onduler longitudinalement avec un train de vagues sur l’arrière alors que l’appui au niveau du bras de liaison est très rigide. Or, la charnière, c’est cette cloison qui s’est fendue… »

Quelle est l’ampleur des dégâts ?
« La casse n’est pas spectaculaire, mais on sait que ça peut se dégrader très vite et mettre en cause l’intégrité de Groupama 3. C’est inquiétant et cela nous oblige à un arrêt technique, mais c’est beaucoup moins grave que la dernière fois… La cloison qui prolonge le bras en entrant dans le flotteur s’est cassée en flambant : il a fallu installer deux équerres pour maintenir l’écartement entre ces deux parties de la cloison, puis insérer de la mousse avant de coller. Maintenant, la cloison est rigidifiée. Mais il reste un problème car la cloison a décollé la peau intérieure du flotteur sur environ 400 mm : pour l’instant, on n’a pas réussi à coller le flotteur à la cloison et donc il bouge à chaque vague. Il ne faut pas que les UD (tissus unidirectionnels) qui rigidifient le fond du flotteur, cassent car c’est la colonne vertébrale du flotteur ! Il nous faut donc parvenir à lier toute la périphérie de la cloison avec le flotteur. »

Quels sont vos objectifs désormais ?
« Il faudra que nous renforcions les quatre accroches de bras de liaison. Mais il faudra d’abord faire une analyse fine avec les ingénieurs et les architectes. Il est certain que nous ne pourrons pas repartir pour un tour du monde sans avoir confiance dans la réparation et sans connaître les raisons de cette avarie. Il n’est pas garanti à 100% que nous puissions repartir fin janvier. Mais comme nous sommes partis très tôt de Ouessant, il reste une possibilité de s’élancer de nouveau en fin de saison. »

Quelles options pour les jours à venir ?
« Au plus rapide, on serait le 22 novembre à Cape Town, au plus tard, le 24 novembre. Et il y a une troisième option, c’est de rentrer directement à Lorient si les réparations que l’on fait en mer nous satisfont, ce qui nous ferait gagner beaucoup de temps pour pouvoir repartir sur une nouvelle tentative. Actuellement, le mât ne craint rien car il est fixé sur une autre cloison et nous avons même pu renvoyer la toile pour filer à 17 nœuds sur la bonne allure avec le bon angle de mer… »

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Des options payantes et des routes imposées

Safran Marc Guillemot
DR

On a beau avoir touché ce qui ressemble de plus en plus à des alizés, l’heure n’est pas au farniente à bord des voiliers en course… Il s’agit avant tout, pour Safran (Marc Guillemot – Charles Caudrelier) qui mène la flotte, de continuer de maintenir l’écart avec son poursuivant Groupe Bel (Kito de Pavant – François Gabart) qui, justement, lui, n’a qu’une obsession, c’est de grignoter le petit matelas de milles qui sépare les deux bateaux. Dans ce duel à distance, toutes les armes sont bonnes : calculs de trajectoires au cordeau, nombreuses heures passées à la barre malgré les embruns qui balayent le pont en permanence, sommeil réduit à la portion congrue nécessaire, guerre psychologique.

D’autant que derrière eux, certains se verraient bien partir en chasse, à la faveur d’une option audacieuse ou d’un brusque ralentissement des deux leaders devenus, par la force des choses, la cible de leurs poursuivants. Hasard des circonstances, les compositions d’équipages présentent quelques similitudes : même association d’un briscard de la course au large avec un pur produit de la filière Figaro, même mariage d’une pratique intuitive et d’une méthodologie rigoureuse…

A l’affût
Si Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing) vont tenter de se battre avec leurs armes, à savoir une détermination sans faille malgré leurs soucis techniques, d’autres attendent leur heure à commencer par l’équipage de Foncia. Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou ont choisi de ne rien avoir à regretter sur la ligne d’arrivée. Déjà premiers de l’option sud, ils savent qu’il sera difficile de revenir sur les hommes de tête, mais mettent tout en œuvre pour saisir leur chance, au cas où… Michel penché sur les cartes météos continue de décrypter les fichiers de vent quand Jérémie s’impose de longues heures sur le pont où il fait parler sa réputation de barreur d’exception…

Quand à Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias (Veolia Environnement), les longues heures de navigation passées ensemble sont un ciment suffisamment solide, pour que les deux compères ne lâchent jamais les bras avant le passage de la ligne. Pour d’autres, la stratégie météo s’inscrit parfois par défaut : Yves Parlier et Pachi Rivero (1876) ralentis par quelques soucis techniques n’ont pas pu attraper la bordure sud de l’anticyclone génératrice de vents de secteur est. Naviguant sur sa face ouest, ils sont, au contraire, confrontés à des vents de sud qui s’orienteront progressivement au sud-ouest et ne savent pas encore comment ils vont redescendre sur l’arc antillais.

Chez les Multi50, la bagarre fait rage entre les deux dauphins de Crêpes Whaou ! qui, pour sa part, commence à allonger la foulée sur la route du sud. Victorien Erussard et Loïc Féquet, s’ils ont réussi à reprendre la deuxième place à Région Aquitaine Port-Médoc, constatent que le tandem Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro fait plus que de la résistance.

Ils ont dit:

Marc Guillemot, Safran : « Notre décalage au sud a été payant, nous glissons maintenant en route directe vers les Antilles. On devrait franchir les îles jeudi vers midi. D’ici là notre avance pourrait s’accroître sur les autres, sauf sur Groupe Bel qui nous colle aux basques. L’alizé va faiblir, mais par l’arrière, ce qui est parfait pour nous. Comme nous, le bateau est au top. Il ne faut pas oublier que la semaine dernière il a vécu, et de loin, la plus grosse tempête de sa carrière, avec 55 nœuds de vent établi. Bien plus que pendant le Vendée Globe. Comme quoi, même en étant le plus léger de la flotte, il est solide comme un coffre fort. D’ailleurs, si je n’avais pas eu une totale confiance en lui, je ne me serais pas engagé sur la route ouest et nous ne serions pas actuellement en tête de la course. »

Michel Desjoyeaux, Foncia « Le point positif, c’est que nous avons tenu notre option, nous l’avons bien menée, nous avons bien navigué. Sur la route que nous avons choisie, nous sommes ceux qui s’en sortent le mieux. Le point négatif, c’est qu’on a laissé s’échapper trois bateaux loin devant et que ça va être très compliqué de les récupérer. Sportivement, c’est frustrant mais nous sommes droits dans nos bottes. Même si la situation, il faut être honnête, paraît complexe, on a fait assez de remontées ou on s‘est déjà fait assez remonter pour savoir que ça peut arriver. Je pense aussi que les trois bateaux de tête ont beaucoup donné pour passer dans la baston, que ce soit au niveau physique ou au niveau matériel ".

Yves Parlier, 1876 : « On a pu solutionner pas mal d’avaries. La traversée de l’anticyclone d’hier nous a permis de faire quelques réparations. On a toujours un problème d’eau qui rentre dans le moteur, on a un peu peur quand on recharge les batteries. Côté électronique, on a un souci sur le pilote et sur le système d’informations de direction du vent. C’est un souci majeur… On a essayé de bricoler mais bon… On a fait une route différente de la flotte Du coup on a une stratégie un peu par défaut, qui nous a empêché de négocier la bordure de l’anticyclone comme on le désirait. On ne peut pas continuer vers le sud, sinon on tombera sur deux jours de gros calme demain et après demain. »

Classement de 17 heures
Monocoque
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 2132,1 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 26,3 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 119,4 milles

Multicoque
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 2550,9 milles
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 790 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 852,4 milles

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Les Kiwis face aux Russes en demi-finale

Synergy à Nice
DR

Une fois n’est pas coutume, le vent n’est pas apparu dans la Baie des Anges pour le dernier match en retard du Round Robin 2 entre Emirates Team New Zealand et Synergy. Qu’importe, puisque les demi-finalistes étaient déjà connus lundi soir. Au cours d’une conférence de presse sur le village du Louis Vuiton Trophy, dans le port de Nice, Dean Barker, le skipper néo-zélandais a eu le privilège de pouvoir choisir son adversaire. A défaut de les avoir rencontrés mardi, les Néo-Zélandais retrouveront les Russes jeudi en demi-finale. « Ce n’est jamais facile de devoir choisir son adversaire pour les demi-finales, a reconnu Dean Barker avant de révéler son choix. Mais il faut prendre une décision. Alors, on choisit l’équipe contre laquelle on se sent le plus fort. » Emirates Team New Zealand avait battu Synergy lors du premier Round Robin.

L’autre demi-finale opposera donc les Italiens d’Azzurra aux Britanniques de Team Origin. Lors du premier Round Robin, les Italiens s’étaient imposés après avoir été menés. Ces demi-finales se disputeront en deux matchs gagnants jeudi et vendredi. La finale et la petite finale se dérouleront pendant le week-end.

Les quatre autres équipes, classées de la cinquième à la huitième place joueront également des matchs à élimination directe pour déterminer le classement final des quatre dernières places. Comme Emirates Team New Zealand, BMW Oracle Racing, cinquième des Round Robin et donc premier du groupe B, a pu choisir son adversaire pour jeudi. Les Américains ont opté pour l’équipe française TFS-PagesJaunes de Bertrand Pacé, ancien membre de BMW Oracle Racing pendant trois ans lors de la 32e Coupe. Sur Artemis, les hommes de Paul Cayard se retrouveront par conséquent face à All4One et les équipiers de Sébastien Col. Les matchs de ce deuxième groupe se disputent à élimination directe. Les vainqueurs de ces demi-finales du groupe B seront opposés vendredi pour se départager la cinquième ou sixième place, tandis que les perdants régateront pour le compte des septièmes et huitièmes places.

Programme de jeudi
Team Origin vs Azzurra
TFS-PagesJaunes vs BMW Oracle Racing
Synergy Russian Sailing Team vs Emirates Team New Zealand
Artemis vs All4One

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Groupe Bel aux trousses de Safran

Kito De Pavant - Groupe Bel
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Ca bouge chez les Imoca et la Vache en rougit de plaisir… Tel pourrait être le premier constat d’un lundi qui débute au milieu de l’Atlantique pour les marins. Hier soir encore, Safran faisait cavalier seul en tête de la flotte de la Transat Jacques Vabre, gardant ses poursuivants à une distance raisonnable d’une cinquantaine de milles. Avec des conditions de navigation décidées à rendre plus agréable le quotidien des marins et les prémices des belles glissades, l’avenir proche du duo Marc Guillemot – Charles Caudrelier Bénac semblait parti pour se poursuivre sur cette voie là. Mais c’était sans compter sur la pugnacité de la concurrence directe. Cravachant et tirant le meilleur de leur monture, Kito de Pavant et François Gabart ont profité de la nuit pour jouer les troubles fêtes dans le jeu des leaders, en commençant par griller la politesse au duo Mike Golding – Javier Sanso, auteurs d’un superbe début de course. Les méditerranéens et l’association britannico-espagnole en ont également profité pour réduire l’écart sur Safran de près de vingt milles. A bord du monocoque gris, on commence à sentir le souffle chaud et dangereux de quatre marins affûtés et forcément dangereux dans le tableau arrière. Si en mer, la tension risque de monter d’un cran, à terre, on s’enthousiasme d’ores et déjà à propos du duel atlantique entre les deux sisterships que sont Safran et Groupe Bel.

Chez les Multi50 aussi l’ordre de marche vers le Costa Rica s’est vu quelque peu bouleversé dans la nuit, les hommes de Guyader pour Urgence Climatique se voyant récompensés par une deuxième place pour les options engagées ces derniers jours. Si la suprématie de Crêpes Whaou !, bateau de toute nouvelle génération, sera difficilement contestable par des plateformes plus anciennes, le duel annoncé entre Victorien Erussard – Loïc Fecquet et Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro ne manque toutefois pas de sel.

Ils ont dit…
Charles Caudrelier – Safran – 1er au classement Imoca de 5 heures
« Ca va pas mal. C’est un peu compliqué parce qu’on a un vent très instable mais ça va. Il n’y a pas de catastrophe. On est content du résultat malgré le vent pourri qu’il y avait. Le vent tourne tout le temps dont tu ne sais jamais où aller par rapport à tes stratégies. Mais c’est les alizés, c’est normal, on y est habitué maintenant.».

François Gabart – Groupe Bel – 2ème au classement Imoca de 5h
« Ca va super. Depuis hier matin c’est top ! On glisse sous gennak, ça va vite, c’est plus soft, c’est vachement agréable de barrer ! Même quand on se fait mouiller c’est agréable, donc c’est que du bonheur, c’est la belle glissade Atlantique… Les alizés ça se méritent ! En revanche le vent n’est pas du tout stable, tant en direction qu’en force, donc il faut être à la barre pour bien suivre les évolutions du vent. Safran est le même bateau que le nôtre. Pour le rattraper, il ne faudra pas compter sur des options architecturales… Les choses seraient plus faciles si c’était un autre bateau devant, mais ce serait aussi moins excitant. Si on veut les rattraper il faudra essayer d’être un petit peu plus intelligent qu’eux en rattrapant des petits décalages par ci par là.»

Loic Fequet – Guyader pour Urgence Climatique – 2ème au classement Multi50 de 5h
« On est sorti de l’enfer d’hier oui. En fait on passait la fin du front, on était 3 ris ORC, il n’y avait pas tant de vent mais beaucoup de vagues, c’était un peu rude. Maintenant on essaie de se ralentir, on ne peut pas trop attaquer car il fait nuit. Je ne savais pas qu’on était passé devant Lalou ! Vous me l’apprenez, c’est une belle surprise car on a misé pas mal sur notre option. La bataille avec Crêpes Whaou ! par contre c’est fini c’est évident ! »

Classement de 8 h
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 2631,9 milles de l’arrivée
2 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 24,2 milles
3 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 49 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 3090,1 milles de l’arrivée
2 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 671 milles
3 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 711,5 milles

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Damien Seguin et Armel Tripon fêtent leur arrivée à Progreso

Damien Seguin/ Armel Tripon
DR

A 3 H 41 heure française (21 h 41 heure locale), CARGILL-MTTM et son équipage en terminaient donc avec cette première édition de la Solidaire du Chocolat. Au terme de 28 jours, 10 heures, 51 minutes et 55 secondes de course, Damien et Armel s’adjugent une très belle quatrième place.

A quelques minutes de franchir la ligne d’arrivée et d’en terminer avec ce mois de course difficile entre Saint Nazaire et Progreso, Damien Seguin et Armel Tripon dressaient déjà un premier bilan de leur aventure et un mot revenait en boucle : POSITIF. « Très très positif ! » même pour les deux compères visiblement heureux : « Durant tout la course, on a réussi à tirer le meilleur du bateau dans des conditions qui ne lui étaient guère propices ! Malgré cela on est dans le match tout de suite et on parvient même à maintenir la cadence face à des bateaux plus récents et plus rapides ! » Et c’est vrai : lorsqu’à mi-course, le 1er novembre, la courroie d’alternateur de CARGILL-MTTM cède, privant le bateau d’énergie et son équipage de météo et de pilote automatique, Damien Seguin et Armel Tripon faisaient alors mieux que se défendre. Naviguant quasiment à vue avec le duo Jourdren-Stamm depuis plusieurs jours, ils ne concédaient alors qu’une petite centaine de milles aux leaders. Ralentis dans leur progression faute d’informations météo fiables puis contraints d’effectuer une escale technique à Saint Barth pour réparer, des deux hommes voient alors le trio de tête s’échapper… Malgré toute leur bonne volonté, ils ne pourront jamais refaire leur retard. Mais là encore, les ligériens demeurent positifs : « Si nous n’avions pas été ainsi ralenti et si nous avions pu garder le contact avec le groupe de tête, notre course aurait pu être magnifique ! Là, elle est juste… très belle ! »

Le classement :

1 Initiatives – Novedia Tanguy De Lamotte • Adrien Hardy 26 j 16 h et 35 m et 00 s
2 Telecom Italia Giovanni Soldini • Pietro D’Ali 27 j 11 h et 00 m et 20 s
3 Cheminées Poujoulat Bruno Jourdren • Bernard Stamm 27 j 11 h et 54 m et 04 s
4 Cargill-MTTM Damien Seguin • Armel Tripon 28 j, 10 h et 51 m et 55 s

Toujours en course

5 Palanad 2 Tim Wright / Nicko Brennan à 80,19 milles
6 Desafio Cabo de Hornos Felipe Cubillos / Daniel Bravo Silva à 188.83 milles de l’arrivée
7 40 degrees Peter Harding / Miranda Merron à 219,56 milles
8. Groupe Picoty Jacques Fournier / Jean-Edouard Criquioche à 562,14 milles de l’arrivée

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Hugo Boss contraint à l´abandon

Alex Thomson Hugo Boss Velux 5 Oceans 2006
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Après une inspection complète à la lumière du jour ce matin, lundi 16 novembre, le skipper d’Hugo Boss, Alex Thomson a confirmé que les dégâts subis lors de la collision se situent à l’avant côté bâbord et bien qu’assez localisée, la voie d’eau laisse entrer beaucoup d’eau dans le bateau. Les skippers sont en contact avec l’équipe technique à terre pour finaliser une réparation temporaire qui leur permettrait d’atteindre la terre la plus proche, à savoir les Açores. Bien que les dégâts restent limités, il sera effectivement impossible de colmater la voie d’eau en plein océan.

C’est ainsi qu’à 14 heures (heure française) Alex et Ross ont été contraints d’annoncer leur abandon. Hugo Boss devrait arriver à Horta aux Açores ce jeudi. La frustration est évidente à bord du monocoque noir.

Alex Thomson : « C’est un coup de massue pour toute l’équipe, car nous avons bien progressé jusqu’ici. Hugo Boss a traversé la tempête qui s’est abattue sur la flotte la semaine dernière. Vendredi dernier le bateau a été couché à plusieurs reprises par des déferlantes et malgré une dérive cassée le bateau en est sorti sans problème. Je suis toujours étonné de constater que les ingénieurs et les constructeurs réussissent à construire quelque chose d’aussi costaud pour faire face à de telles conditions et nous avions entièrement confiance dans notre bateau. Nous étions très bien placés sur le parcours et même si nous avons perdu des milles avec la casse de la dérive, notre route au nord a été une option payante, car on est restés en contact avec les leaders. Il restait encore la moitié du parcours devant nous, mais la partie dure était dans notre sillage et nous avions hâte de profiter des alizés. Je suis extrêmement déçu que notre course touche à sa fin à cause de quelque chose qui avait été jeté à la mer…. »

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Avarie sur Groupama 3 : Cammas abandonne sa tentative

Groupama 3
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Un grand crac vers 13h00 (heure française) ce lundi, mettait fin aux espoirs de Franck Cammas et ses neuf équipiers de battre le record autour du monde de Orange 2 effectué en 2005. Une cloison du bras de liaison arrière venait de rendre l’âme dans des conditions musclées puisque le trimaran géant naviguait au débridé à 90° du vent réel dans un flux puissant de Nord-Nord-Est et sur une mer agitée. L’équipage savait qu’il fallait aller vite pour rester dans le bon secteur du front chaud qui les poursuivait afin de descendre avec cette dépression brésilienne vers le cap de Bonne-Espérance. Cette faiblesse du bras de liaison a provoqué une fissure du flotteur au vent et, devant l’importance des dégâts, l’équipage a tout de suite arrêté le bateau et conclut qu’il fallait abandonner cette tentative autour du monde.

"On avait passé la nuit à bien naviguer pour rester devant le front et ce matin, Thomas Coville et Bruno Jeanjean qui étaient sur le pont, ont entendu un grand « clac » : il y avait une petite fissure entre le bras arrière et le flotteur bâbord. Ça bougeait beaucoup : on s’est arrêté plein vent arrière pour ouvrir la trappe et accéder à l’intérieur. Une partie du collage entre le bras et le flotteur au niveau de la cloison est cassé. La liaison est donc structurellement diminuée d’au moins 50%. Il est impossible de réparer en mer à cause des mouvements. En ce moment, on se fait encore secouer : il y avait 35 nœuds de vent par le travers au moment de l’avarie. Et maintenant, on s’est fait rattraper par le front et il y a 40 nœuds…
On a affalé la grand voile et Groupama 3 navigue vent arrière pour éviter les mouvements brusques. On va établir un plan de route pour éviter d’avoir trop de vent et trop de vagues. On fait cap au Sud pour laisser passer la deuxième dépression cette nuit : on repartira demain mardi matin vers Cape Town. On continue les quarts et je travaille avec Stan pour voir ce que nous allons faire par la suite. L’idée est de rentrer ensuite rapidement en France : l’équipage est partant et si nous pouvons partir avant fin janvier, c’est encore jouable pour une nouvelle tentative ! » indiquait Franck Cammas lors d’un contact téléphonique en début d’après-midi.

Présente lors de cet entretien téléphonique avec Franck, la Directrice de la communication externe de Groupama, Frédérique Granado précise : « Le plus important est que l’équipage soit sain et sauf. Notre priorité est qu’ils rallient Cape Town dans les meilleures conditions de sécurité. Nous savons pouvoir compter sur leur expérience et leur détermination pour préserver Groupama 3. Les entendre évoquer un nouveau départ cet hiver en est la meilleure preuve ».

Détournement vers l’Afrique

La solution la plus sage est donc de rallier rapidement un port pour estimer plus précisément l’importance de l’avarie et surtout pour éviter que la situation s’aggrave. Cape Town, à environ 1 700 milles des étraves du trimaran géant, s’impose donc comme l’escale technique la plus rapide à atteindre dans des conditions de vent et de mer pas trop mauvais. Il faudra tout de même compter une semaine de navigation à Groupama 3 avant qu’il ne s’amarre, puis réparer avant de remettre cap au Nord vers la France.

C’est évidemment une très grosse déception qui affecte les dix hommes embarqués depuis dix jours et demi dans cette aventure planétaire. Le trimaran avait confirmé ses redoutables performances en alignant une journée à plus de 700 milles lors de sa descente de l’Atlantique Nord et en améliorant sensiblement son propre temps de référence au passage de l’équateur : 5 jours 15 heures 23 minutes !

Au moment de l’avarie, Groupama 3 possédait encore 345 milles d’avance sur Orange 2 (soit plus d’une demi-journée) et progressait à plus de 25 nœuds de moyenne, en route directe vers l’archipel des Kerguelen. Ayant accroché une dépression brésilienne depuis dimanche après un week-end particulièrement lent, Franck Cammas et ses neuf équipiers approchaient à grands pas des Quarantièmes Rugissants.

Les voici donc stoppés en plein élan mais, comme le souligne Franck, plus motivés que jamais pour réparer et se lancer le plus rapidement possible dès cet hiver dans une nouvelle tentative.

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Le plaisir des alizés pour certains…

safran
DR

Aux longues heures de près, succèdent maintenant les grandes cavalcades sous spi ou sous gennaker. Finalement la course au large a parfois des allures de retour à une sorte de posture primitive. Dormir, manger, se laisser bercer par la musique de la coque qui surfe sur les vagues, jusqu’à ce que le choc d’une vague rappelle qu’on est engagé dans une course de vitesse. Sur le pont, on continue de faire marcher au plus vite avec l’objectif de gratter des milles sur la concurrence.

A bord de Safran, Marc Guillemot et Charles Caudrelier ont forcément la tentation de regarder dans le rétroviseur de leur monocoque, le retour de Kito de Pavant et François Gabart (Groupe Bel). Le train d’enfer mené par les deux leaders auquel s’accrochent avec vaillance Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing) les met provisoirement à l’abri d’un retour inopiné de leurs poursuivants. D’autres ont tout autant intérêt à progresser au plus vite : ainsi Victorien Erussard et Loïc Féquet (Guyader pour Urgence Climatique) mettent-ils les bouchées doubles, non pour tenter de grappiller des places, mais pour échapper à l’anticyclone qui se reconstitue dans leur nord et pourrait bien les engluer dans des calmes.

Prince de Bretagne, la double peine ; Hugo Boss, la déchirure
Pour d’autres, ces problématiques ne sont pas d’actualités. L’équipage de Prince de Bretagne, pour la deuxième fois, a vu son rail de grand-voile s’arracher dans le mauvais temps. La réparation initiale a tenu, mais c’est juste au dessus que le mal s’est manifesté cette fois. Dans leur malheur, Hervé Cléris et Christophe Dietsch se consolent en constatant que leur routage les amenait à proximité immédiate de Madère. L’île portugaise, voire les Canaries, devrait consacrer un troisième arrêt pour le trimaran des légumiers bretons.
Alex Thomson et Ross Daniel n’auront même pas de deuxième chance : après être passé sans encombre majeur au plus fort de la tempête, leur monocoque a percuté un objet flottant provoquant une déchirure d’environ 1,50m sur son flanc tribord. Après avoir pompé toute la nuit, les deux navigateurs ont choisi de retourner vers les Açores et ont notifié leur abandon auprès du comité de course. Ils devraient atteindre Horta jeudi prochain, 19 novembre.

Ils ont dit :

Charles Caudrelier – Safran – 1er au classement Imoca de 11h
« On a perdu un peu de distance cette nuit, ça nous énerve un peu. Les autres ont bien navigué. Comme on a empanné plus tôt, ça leur a permis de perdre de la distance, on y a perdu une dizaine de milles mais ce n’est pas grave. C’est bien d’être en tête mais le problème, c’est d’y rester ! C’est très frustrant de penser qu’on peut se faire battre. Il nous reste 8 jours de mer, 4 jours très compliqués et sûrement de nombreuses options, plus ou moins risquées qui vont se dessiner. Je ne connais pas bien Mike Golding, mais je connais Kito et je sais que lui, il va jouer

Alex Pella – W Hotels – 9ème au classement Imoca de 17h
« Au début on n’était pas du bon côté, on a été obligé de se recaler un peu. On navigue sur l’ancien bateau de Jean-Pierre Dick et la passation du bateau s’est très bien passée, notamment lors du Tour de l’Europe. On s’est entrainé depuis le mois de mars, on en a bien profité. On remplit notre carnet de notes pour la Barcelona World Race 2010, c’est notre prochain objectif. On n’a pas encore pu se reposer entre les coups de vent et les options. On commence tout juste à récupérer un peu. »

Classement à 17 heures :

IMOCA 60
1 Safran (M Guillemot – C Caudrelier) à 2512,4 milles de l’arrivée
2 Groupe Bel (K de Pavant – F Gabart) à 28,1 milles du premier
3 Mike Golding Yacht Racing (M Golding – J Sanso) à 70 milles du premier
4 Veolia Environnement (R Jourdain – JL Nélias) à 309,4 milles du premier
5 Foncia (M Desjoyeaux – J Beyou) à 311,1 milles du premier

Multi 50 :
1 Crêpes Whaou ! (FY Escoffier – E Le Roux) à 2957,3 milles de l’arrivée
2 Guyader pour Urgence Climatique (V Erussard – L Féquet) à 692,6 milles du premier
3 Région Aquitaine Port-Médoc (L Roucayrol – A Alfaro) à 742,3 milles du premier

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Changement de régime

Safran au large
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A bord des bateaux, on tente d’effacer toute trace de la dépression passée et de l’humidité à laquelle elle s’est fatalement retrouvée associée. L’arrivée annoncée du beau temps prend des allures d’excellente nouvelle. Un anticyclone situé dans le Nord Ouest de l’archipel des Açores a-t-il entrepris de repousser hors du territoire de course tout système dépressionnaire. D’un coup de balai, la route se dégage donc pour l’ensemble des marins, ou presque. En la matière, les vacations du matin ont en effet révélé que tous n’étaient pas logés à la même enseigne. Ainsi, quand le sourire, les allures plus portantes et les vitesses à deux chiffres s’installent du Nord à l’Ouest des options, les anciens sudistes n’ont pas encore totalement mangé leur pain noir. Preuve en est, la situation encore très inconfortable dans laquelle se trouve en ce moment le duo Victorien Erussard et Loic Fecquet. Malmenés par un front, ils sont actuellement confrontés, quelques heures après le gros de la flotte, à des conditions un peu extrêmes. Les malouins, en proie au stress pour la machine, savaient toutefois que cette dépression était certainement la dernière avant le retour à des heures plus « paisibles ».

Malgré le changement de décor sur l’Atlantique, certaines constantes demeurent sur la neuvième Transat Jacques Vabre. Ainsi, les hommes de Safran occupent-ils toujours la première place chez les Imoca et, forts d’une belle sérénité alliée à une combativité de tous les instants, les deux Bretons se tissent un joli matelas. A bord du plan Verdier, l’humeur est à l’humour et au plaisir manifeste d’être en mer. Derrière également on profite. On se réjouit des nouveautés météo et d’un retour à la régate pour certains, à l’image de Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias dont le pit-stop aux Açores n’aura duré que quelques heures. Dans le Sud, à bord de Foncia, l’heure est aux métaphores footballistiques pour un Jérémie Beyou, qui sait mieux que personne que la router vers Puerto Limon est encore longue. Enfin, que dire des hommes de Crêpes Whaou ! qui vont trouver dans le scénario des prochains jours de quoi exprimer le potentiel de leur nouvelle monture sans contrariété ?

Ils ont dit…

Charles Caudrelier – Safran – 1er au classement Imoca de 5 heures
« Ca glisse vite et la mer est plate : c’est très agréable. Ça ne se passe pas mal, le vent n’est plus trop fort – il souffle à environ 20 nœuds – on espère d’être sous spi en fin de journée. À mon avis l’option de nos camarades au Sud, leur permettra de se retrouver dans le même système que nous mais ils ne devraient pas réussir à nous dépasser – hors casse bien sûr. Au Nord c’est pareil… En toute logique, la bagarre devrait donc se jouer entre nous, Mike Golding et la Vache qui Rit. Mais bon : on est loin de l’arrivée, on n’a même pas fait la moitié du parcours. C’est sûr que par où on est passé, ça a été chaud : la moitié des bateaux ayant choisi la même option a eu des problèmes. D’ailleurs ça ne m’étonnerait pas si Hugo Boss, situé plus au Nord, avait des problèmes… »

Victorien Erussard – Guyader pour Urgence Climatique – 3ème au classement Muliti50 de 5 heures
«Il y a des rafales à 50 nœuds. Ça n’a jamais été si chaud pour nous : on voyait tout le monde souffrir et maintenant c’est notre tour ! On est en train de prendre un front qui est costaud. On pensait prendre que 30 nœuds …Mais là il y en a plus : c’est assez stressant : il y a des creux de 5 mètres, la nuit est très noire. De plus on est sous un gros grain. On essaye de ne pas dépasser les 6 nœuds : je pense que je n’ai jamais pris autant avec ce bateau, au près. C’est la dernière dépression : après on sera tranquille ».

Roland Jourdain – Veolia Environnement 6ème au classement Imoca de 5 heures
« Lors de notre pit-stop nous n’avons pas eu le temps de faire du tourisme ! Nous sommes déjà repartis et, entre temps, le vent est tombé. C’est toujours spécial de faire un arrêt : tu sais que les autres avancent toujours mais, ce qui est important, c’est de rester positif et je peux dire qu’on n’a pas laissé tomber la compétition ! La lutte pour la quatrième place est toujours ouverte ! Vu la vitesse de Safran ça va être dur de les rattraper mais… on ne sait jamais ».

Classement de 8h
Monocoques
1 SAFRAN Marc Guillemot – Charles Caudrelier Benac à 2968,3 milles de l’arrivée
2 MIKE GOLDING YACHT RACING Mike Golding – Javier Sanso à 57,2 milles
3 GROUPE BEL Kito De Pavant – François Gabart à 65,2 milles

Multicoques
1 CRÊPES WHAOU ! Franck Yves Escoffier – Erwan Leroux à 3525 milles de l’arrivée
2 REGION AQUITAINE-PORT MEDOC Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro à 431,9 milles
3 GUYADER POUR URGENCE CLIMATIQUE Victorien Erussard – Loic Fecquet à 461,9 milles

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Les Italiens remportent le duel pour la seconde place

Soldini et d Ali à Saint-Barth
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Bruno Jourdren et Bernard Stamm, à bord de Cheminées Poujoulat, les ont suivis de peu. Ils ont terminé à leur tour à 4 heures 44 minutes et 04 secondes, heure française. Ils prennent la 3ème place du podium de cette Solidaire du Chocolat partie le 18 octobre de Saint-Nazaire. 18 minutes et 44 secondes séparent ces deux bateaux après une traversée de l’Atlantique et de la mer des Caraïbes.
Les deux duos de Telecom Italia (Soldini-D’Ali) et de Cheminées Poujoulat (Jourdren-Stamm) ont livré un duel d’une intensité rare, assuré le spectacle, et tenu les terriens en haleine… jusqu’au bout de la ligne d’arrivée mouillée sous haute tension dans les eaux du golfe du Mexique. Déjà très proches l’un de l’autre dans les dernières longueurs de l’Atlantique et la porte de Saint-Barth qu’ils ont franchie à 1h 21’ d’intervalle à la faveur des Transalpins, les équipages italien et helvetico-breton ne se lâchent plus, et ne cèdent rien, depuis qu’ils progressent en mer des Caraïbes. Sous ces latitudes tropicales, ils naviguent collés-serrés à des vitesses similaires avec souvent 1 mille pour les séparer dans les lignes du classement. Les protagonistes, enragés et survoltés, ont bien joué de tous les coups tactiques possibles et imaginables pour tenter de se départager.

Un coup à toi à coup à moi au gré des bords favorables, ces tandems de skippers de haute voltige – forts de leurs palmarès long comme des jours sans vent, avec chacun à son bord un vainqueur du tour du monde en solitaire avec escales (Bernard Stamm sur Cheminées Poujoulat et Giovanni Soldini sur Telecom Italia), lui-même épaulé par un virtuose de la régate entre trois bouées – se chamaillent les 2è et 3è places dans les plus belles règles de l’art du match-racing depuis plus de 1 500 milles. Dans la fièvre de ce samedi soir au Yucatan, le suspense est resté entier, il a même redoublé d’intensité dans l’attente du dénouement de ce thriller maritime qui restera dans les annales de la course. Après 5 000 milles (9 260 km) parcourus depuis le départ de Saint-Nazaire dans des conditions extrêmes, seules 19 minutes et 44 secondes séparent ces deux bateaux qui complètent le podium…

Classement général avant Jury

1 – Initiatives-Novedia (De Lamotte-Hardy) après 26 jours 16 heures et 35 minutes et 00 seconde de course à 7,82 nœuds de moyenne

2 – Telecom Italia (Soldini-D’Ali) après 27 jours 11 heures 00 minutes et 20 secondes de course à 7,59 nœuds de moyenne

3 – Cheminées Poujoulat (Jourdren-Stamm) après 27 jours 11 heures 54 minutes et 04 secondes de course à 7,59 nœuds de moyenne

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