Louis Duc, skipper le l’IMOCA Fives Group – Lantana Environnement : « Le hook de l’un des safrans a lâché. Ça a cassé la barre de liaison entre les deux safrans. J’ai pu sécuriser l’ensemble mais si ça relâche ça fera de gros dégâts. Et vu les conditions météo attendues cet après-midi et ce soir, ce n’est vraiment pas raisonnable de continuer. » Le skipper Fives Group – Lantana Environnement était dans le trio de tête des IMOCA à dérives et s’apprêtait à négocier le front qui balaie l’Atlantique Nord ce mardi. Il va tout faire pour rallier la Normandie par ses propres moyens. Son programme Vendée Globe, lancé il y a trois ans, lui a permis de cumuler suffisamment de milles pour assurer sa qualification au Vendée Globe.
Arnaud Boissières arrivé aux Sables a signifié lui aussi son abandon.
Jérémie Beyou sur Charal a prévenu son équipe technique d’une avarie sur son étai de J2. Au moment de l’avarie, Jérémie progressait parmi les hommes de tête. Il avait passé les conditions les plus virulentes du début de journée et progressait à ce moment dans moins de 20 nœuds de vent avec des vagues de 2 à 3 mètres. « Il y a eu un gros boom », explique Jérémie qui a longuement manœuvré pour tout sécuriser. S’il assure que « le mât a vibré », Jérémie précise qu’il n’a pas été endommagé. En accord avec son équipe technique, il a décidé de rallier Lorient afin de pouvoir réparer au plus vite et faire une vérification complète du bateau. Jérémie Beyou repartira rapidement, avec un équipage réduit, afin de rallier New York. Toujours aussi déterminé, le marin souhaite en effet être au départ de New York-Vendée, le 29 mai.
Sébastien Marsset sur son Imoca Fousier a décidé d’abandonner pour des raisons médicales. Il a expliqué que sa décision a été prise à l’issue d’une consultation avec le médecin de course. Son état de santé couplé au passage de front ainsi que les conditions météorologiques ne sont plus réunies pour permettre la traversée de l’Atlantique Nord en toute sécurité. Le skipper a néanmoins tenu à se montrer rassurant et fait désormais route vers Port-La-Forêt.
Arnaud Boissières (La Mie Câline) a annoncé hier à la Direction de Course de The Transat CIC à 01h36 TU son intention de faire une escale technique suite à un problème constaté sur le système de foil bâbord en début de nuit. Le skipper ne demande pas d’assistance et a choisi de faire route vers les Sables d’Olonne où l’attend son équipe technique.
Le départ de la course a été donné ce dimanche de Lorient où Imoca, Class40 et 2 en monocoque “Vintage” sont partis en même temps dans des conditions météos parfaites. Charlie Dalin a pris la tête de la flotte devant Jérémie Beyou et Paul Meilhat tandis que Benjamin Ferré a pris la deuxième place. Jean Le Cam comme il l’avait annoncé a abandonné pour des raisons personnelles. Comme indiqué par son équipe avant-hier. En Class40, Nicolas d’Estais évolue devant Ambrogio Beccaria et Amélie Grassi. La course devrait durer entre 9 et 10 jours. Une course sans enjeu si ce n’est de se qualifier pour le Vendée Globe pour la majorité des skippers en Imoca qui peuvent parfaire également leur préparation. Pour les Class40, aller à New York reste une belle aventure à vivre.
A quelques heures du départ de The Transat, Eric Bellion a l’impression comme d’autres skippers de se jeter à l’eau à bord de son Imoca Stand As One et de partir direction New York quasiment sans préparation. Il est vrai que pour lui et son équipe, le chantier d’hiver sur son bateau aura été intense et s’est terminé il y a peu. Mais sur cette Transat, pas le droit à l’erreur, il doit prendre le départ et terminer pour se qualifier pour son deuxième Vendée Globe.
Lors de sa dernière participation à la Transat Jacques Vabre, première grande épreuve avec son tout nouvel IMOCA conçu par David Raison, le navire a subi d’importants dommages suite à une collision avec un objet flottant non identifié (OFNI) à la sortie de la Manche. Cette mésaventure a déclenché un chantier hivernal de grande envergure, nécessitant le remplacement de trois cloisons et d’une section de coque de 14 mètres carrés.
“Ce qui est arrivé au bateau était terrible, vraiment terrible. Déchirant est le mot juste. Nous avons tellement travaillé pour être prêts pour cette course, le bateau était neuf. C’était un cauchemar mais nous voulions le réparer. Je suis très heureux et assez fier de ce qu’on a fait en tant qu’équipe pour en être là. Je pense qu’on a soulevé une petite montagne. ” déclare-t-il.
À 48 ans, le skipper, qui a terminé neuvième du Vendée Globe 2016-17 et premier bizuth, connaît la rigueur des 3500 milles nautiques de The Transat CIC, un parcours souvent difficile et impitoyable face aux vents dominants. Néanmoins, il compte bien utiliser cette course comme un moyen de renforcer le lien avec son navire.
“Ce que je m’efforce de construire, c’est une grande harmonie avec mon bateau, quelque chose que j’avais trouvé lors de mon dernier Vendée Globe. C’est un objectif énorme et j’ai hâte d’arriver à New York. Ce n’a jamais été un objectif, mais c’est quand même un rêve d’arriver après une transatlantique avec mon propre bateau à New York. Cela signifie quelque chose et c’est une partie de l’aventure pour moi. On a remis le bateau à l ‘eau il y a un mois. j ‘ai pu faire 2 fois 24 heures au large et 6 sorties à la journée. ” explique Eric Bellion.
« Pour la qualification, je suis exactement comme Charlie. Nous devons terminer une course. L’objectif c ‘est que le seul et l ‘unique, c ‘est de terminer et de ramener un bateau en bon état.
Et de terminer dans les temps. Donc mener le bateau en bon marin, lever le pied pour les manœuvres, faire les choses proprement mais laisser le bateau aller à sa vitesse. J’adore mon bateau. C’est assez facile d ‘aller vite. A bord, je trouve que c ‘est la même dureté que sur mon ancien Imoca. Mais le bateau est moins physique, il est plus léger, tout est plus facile quand même que sur mon premier IMOCA. Tout est neuf, les winchs sont plus puissants et là tout le monde a fait un travail merveilleux dans l ‘armement avec Jean, donc le bateau est très optimisé et chouette. On part d ‘une superbe base. J ‘ai fait quelques entraînements à Port-laf qui sont plutôt très positifs. Ce n ‘est pas un bateau qui fait des étincelles, on ne laisse pas les autres sur place mais on va toujours un petit peu plus vite. Et puis quand ça va vite, ça va très vite. C ‘est facile, d ‘aller à 25 nœuds. »
Eric Bellion participera à la New York Vendée. « L’équipe viendra à New Yourk pour réparer ce qui devra être réparer et puis après, l ‘idée c ‘est de repartir en solo. J ‘ai besoin de naviguer en solo. Cela me fait super plaisir de renouer avec ça. J ‘ai envie de reprendre mes marques, C’est une qualification pour moi et donc je vais y aller à mon rythme, progressivement pour être fin prêt à en découdre pour le départ du Vendée. Mon dernier routage nous donne 9 jours. »
Après avoir remporté la Gascogne 45/5 en double le week-end dernier, Quentin Vlamynck sera aligné à partir de ce lundi 29 avril sur la Solo Maitre CoQ aux Sables d’Olonne. Une étape clé du Championnat de France Elite de Course au Large.
Depuis la Solo Guy Cotten mi-mars, Quentin Vlamynck prend ses marques sur son nouveau support et au sein de cet exigeant circuit. Il a alterné les entrainements entre la Rochelle et sa base du Verdon-Sur-Mer et participé au Spi Ouest-France en équipage avec le partenaire de Neo Sailing Technologies, Tribord, qu’il termine à la 6ème place sur 20 concurrents au départ.
Le skipper NST Racing avait également décidé de s’aligner sur la Gascogne 45/5 à la Rochelle le week-end dernier, une régate de 2 jours victorieuse aux côtés de Romen Richard mais surtout une bonne répétition avant les prochaines courses officielles.
« Le fait d’avoir navigué en équipage ces dernières semaines m’a permis de perfectionner certains détails sur l’utilisation et le réglage des voiles, sur la conduite à bord et de me sentir plus en confiance sur mon Figaro. Je continue de prendre beaucoup de plaisir sur ce bateau et j’ai hâte d’être au départ de la Solo Maitre CoQ face à une concurrence relevée ! », explique Quentin Vlamynck.
Deuxième étape du Championnat de France Elite de Course au Large, la 21ème édition de la Solo Maître CoQ se déroulera du 28 avril au 5 mai aux Sables d’Olonne avec, pour débuter, 2 journées de parcours côtiers ou construits. Les Figaristes prendront ensuite le départ de la Grande Course le 2 mai sur un nouveau parcours de 320 milles dont deux nuits en mer. 34 concurrents sont attendus au départ dont 14 bizuths.
En parallèle des courses, Quentin s’est également donné comme mission dans son projet sportif et solidaire de faire naviguer les enfants de l’association les Etoiles Filantes. Cette semaine, Victoire, 11 ans atteinte d’un cancer pédiatrique rare a pu naviguer dans la baie des Sables d’Olonne sur le Figaro des Etoiles Filantes. « Un souffle d’air dans son quotidien pour elle et sa famille, une motivation supplémentaire pour moi quand je repenserai à ce moment », déclarait Quentin ému de voir cette petite fille des étoiles plein les yeux quelques heures encore après sa sortie en mer.
La saison se poursuit pour Basile Bourgnon sur le Figaro Edenred. Du 28 avril au 5 mai, le skipper du Team Edenred participera à la Solo Maître CoQ aux Sables d’Olonne. Un rendez-vous à ne pas manquer pour Basile qui espère bien décrocher le premier podium de la saison. Mi-mai, il s’alignera sur le Trophée BPGO en double aux côtés de Tom Laperche. Bien entouré, le skipper d’Edenred réalise une préparation optimale en vue de sa participation à La Solitaire du Figaro cet été, la dernière avant de faire le grand saut en Ocean Fifty.
Une semaine intense de compétition Pour sa 21ème édition, La Solo Maître CoQ réunit la fine fleur de la classe Figaro Bénéteau avec 34 inscrits dont tous les ténors du circuit. Entre parcours côtiers en début de semaine dans la baie des Sables d’Olonne et une course offshore d’environ 320 milles dont le départ sera donné le jeudi 2 mai, cette épreuve demande une grande polyvalence aux marins pour s’imposer sur cette course aux points. « Nous serons tous là sur cette deuxième épreuve de la saison, après un premier round d’observation sur La Solo Guy Cotten. J’aime ce format qui nécessite d’être complet et qui impose un rythme intense. L’objectif est de faire un podium ou en tout cas de ne pas avoir de regrets et de ne pas faire d’erreurs. J’étais dans le match sur les derniers entraînements du Pôle Finistère Course au Large, je suis confiant », indique Basile.
Les Sables d’Olonne : des souvenirs plein la tête Déterminé, Basile est de retour aux Sables non sans une certaine émotion. En 2021, le skipper d’Edenred avait pris le départ de sa première traversée de l’Atlantique en solitaire, un passage obligatoire en Mini 6.50, qui a marqué sa jeune carrière. « J’ai beaucoup de souvenirs aux Sables d’Olonne, je pense notamment à la Mini Transat et aux émotions intenses que j’ai vécues les jours précédant le départ. Je retiens aussi l’incroyable arrivée du Vendée Globe en 2021. Ce jour-là, je me suis dit qu’un jour ce serait mon tour », sourit le skipper d’Edenred qui fêtera ses 22 ans le 3 mai sur la Solo Maître CoQ.
Tom Laperche, un coéquipier de choc sur le Trophée BPGO Mi-mai, le Trophée BPGO accueillera une vingtaine d’équipages sur un parcours de 800 milles (1480 km) autour des îles du Ponant. Une boucle au départ de Concarneau via l’archipel de Chausey et l’île d’Aix. Cinq nuits en mer, du large, les pièges des tronçons côtiers entres les îles (les concurrents passeront 12 des 15 îles du Ponant) : tout est réuni pour une compétition disputée. Sur cette épreuve en double, Basile Bourgnon embarque Tom Laperche, vainqueur de La Solitaire du Figaro 2022. Amis depuis leur enfance, les deux marins n’ont qu’une seule chose en tête : la victoire ! « Je suis heureux que les dates coïncident avec son agenda déjà très chargé. Le choix de Tom était une évidence. Nous avons le même profil sur l’eau. C’est une belle opportunité de progresser à ses côtés avant la prochaine Solitaire du Figaro. À ce niveau de compétition, ce sont les détails, les astuces glanées ici et là qui peuvent faire la différence » explique Basile. « Nous avons terminé en tête des entraînements la semaine dernière mais au-delà du résultat, c’est simplement génial de naviguer avec Tom. » À quatre mois du départ de la 55ème édition de La Solitaire du Figaro-Paprec, le rythme des compétitions s’intensifie pour Basile Bourgnon. Coup d’envoi du premier parcours côtier de la Solo Maître CoQ mardi 30 avril à 11h00.
Ludovic Gérard est troisième en solo à bord de Solenn for Pure Ocean.
Alors que la flotte vient de franchir la moitié du parcours, les concurrents ont connu leur lot de pépins et les problèmes de spi sont légion. François Séruzier, directeur de course, est régulièrement alerté quand cette puissante voile d’avant vient s’enrouler autour d’un étai. Elle forme alors une « cocotte », c’est-à-dire un curieux ballon qu’il faut savoir dégonfler sans aggraver la situation.
« Le spi est une voile instable, qui se débat et peut faire des nœuds, voire se déchirer » explique le directeur de course, conscient que ces problèmes techniques font et défont les classements. En tête de la flotte des solitaire, Régis Vian en a fait l’expérience. Dans la nuit, il a eu trois manœuvres difficiles avec son spi. Elles lui ont couté quelques milles et surtout beaucoup d’énergie. « Le bilan comptable de cette journée n’est pas fameux. je me laisse distancer par les gros devant, qui, eux, font parler les chevaux dans ces conditions, et derrière, pendant que je galère, ça revient fort » commente le skipper sarthois qui cède sa place de patron des solitaires à Paolo Mangione (Mon Bonheur A Moi). Il n’empêche, même avec ses galères, Régis Vian fait l’admiration des observateurs, à commencer par celle de Daniel Souben, son entraîneur à La Trinité-sur-Mer. « Je suis avec beaucoup d’attention sa course. Il navigue avec des bateaux plus gros et qui sont menés en double alors que lui est tout seul. Il fait une course incroyable. »
En double, Amaury Dumortier et Geoffrey Thiriez (Terre d’Enfants sur l’Atlantique) tirent le meilleur de leur Figaro 2. Ces marins sont issus du Cercle de la Voile des Flandres, un petit club dont sont issus Thibaut Derville et une grande partie des bénévoles de la Cap-Martinique. François Ropartz et Vianney D’Aboville (Les parrains marins) évoluent en milieu de flotte à bord d’un JPK 9’60. « Ils ont énormément progressé et leur trajectoire est très belle. Cela montre qu’il y a des jeunes en IRC alors que l’on pensait que c’était réservé à un public plus âgé. Ce sont eux qui vont assurer l’avenir de ce type de formule » salue Daniel Souben, leur entraîneur à Orlabay. Enfin, Robert R. Jacobson et Calanach Mc D. Finlayson (SNSM La Trinité Plain Vanilla) se déroutent vers les Açores. Ils sont victimes d’une avarie de safran qu’ils ne peuvent réparer en mer. Ils devraient rejoindre l’archipel portugais dans la journée de dimanche.
Les mots du bord
CHRISTINE MORA ET DIDIER VERNHET – Un palier deux toits Tout va bien à bord de Un Palier Deux Toits… Aujourd’hui, deux poissons volants ont fusé devant le bateau, c’était magique ! De petites nappes d’algues par-ci, par-là, un peu partout, dans les safrans parfois. Les vagues sont au rendez-vous, on a retrouvé du vent mais pas encore la bonne vitesse : on est dessus ! Quant à la route… faut avouer qu’on a pataugé dans la semoule, des décisions compliquées alors que c’est sans doute très simple. Personne en visuel ni à l’AIS. Pas de DCC, l’ordinateur fait des siennes. Pour autant, le moral est excellent. Quel bonheur de découvrir ce qui a nourri nos rêves et notre projet ! Philippe accompagne nos pensées dans l’immensité bleue autour de nous. GEOFFREY THIRIEZ ET AMAURY DUMORTIER – Terres d’enfants La nuit fut bonne pour notre vitesse moyenne mais inversement proportionnelle à la qualité de notre sommeil ! Hier dans l’après-midi le vent avait commencé à bien fraichir et dès la nuit tombée le vent s’est établi à 30 neuds avec des rafales à 35 noeuds. Du coup ce n’est plus pareil ! On a pris un ris, toujours sous S4 dans une mer assez formée. La couverture nuageuse et les grains omniprésents ont rendu la nuit noire, surtout dans sa première partie. Ça ressemblait un peu à un train fantôme ! Impossible de barrer ! On s’en remet au pilote, à tour de rôle on veille dehors au bon déroulement des surfs pendant que l’autre essaie de dormir… ça a quand même avoiné ! MARINE ET SEBASTIEN PEJOAN– EndoFrance Après un Cap Finisterre musclé mais sans problème particulier, et quelques jours avec très peu de vent, un alternateur récalcitrant nous a forcé à faire un pit stop de 12h00 à Madère pour réparer avant de pouvoir repartir sereinement à la poursuite du soleil ! Un grand remerciement à Olivier Perroz de Sailing Performance Madeira, toujours souriant, pour nous avoir aidé sur place à Quinto Do Lorde. Repartis en toute fin de peloton mardi à 3h00 du matin par le Nord pour éviter le dévent de l’Ile, le spi est depuis sorti jour et nuit. PHILLIPPE TRIEM – Pour un sourire d’enfant La mer est moins forte comme une piste bleue avec des bosses douces et une petite pente de 20 noeuds. Après le branle-bas de combat avec chalutage qui a suivi l’explosion de mon spi, la douceur Océane agit comme du mercurochrome sur un bobo, appliqué par une maman rassurante. Faut dire qu’à 3 heures du matin après avoir récupéré le bas de son spi et que l’on voit le haut comme un drapeau dans le ciel noir et qu’un bon 25 noeuds de vent se charge de le garder vaillant ; on se demande comment le récupérer. Avec l’aide de la chance j’y suis arrivé et ma voile est prête pour le voilier.
Après un premier projet course au large en Mini 6.50 en 2020-2021 et une jolie 14e place au classement des bateaux de série sur la Mini Transat, le skipper Thomas de Dinechin a choisi l’exigeant circuit Figaro Beneteau, filière d’excellence de la course au large, pour poursuivre son apprentissage. En ligne de mire pour 2024 : la prestigieuse Solitaire du Figaro ! L’entreprise Almond, groupe français indépendant de la cybersécurité, rejoint aujourd’hui l’aventure en tant que partenaire principal, aux côtés des entreprises Opagan et Autonomis.
Nouvelle année, nouveaux défis ! Après la Mini Transat en 2021 et un “break” de réflexion, en 2024 Thomas choisit d’intégrer la Classe Figaro Beneteau. « C’est un circuit professionnel avec un très bon niveau, qui permet de naviguer beaucoup et de faire ses armes » a expliqué le marin.
En octobre 2023, il lance l’acquisition de son Figaro, faisant le pari de l’acheter seul, avant d’aller toquer à la porte de partenaires potentiels. Il passe l’hiver sur l’eau, à s’entraîner sans relâche avec le Pôle de Lorient : « Nous avons un super groupe, avec de nombreux bizuths. Ce sont ceux qui, comme moi, vont faire la Solitaire du Figaro pour la première fois. »
L’hiver est également tourné vers la recherche de partenaires. « J’avais de quoi lancer le projet, mais je n’avais pas de quoi aller tout seul jusqu’à la Solitaire du Figaro ». Il croise alors la route de l’entreprise Almond. Le contact passe rapidement avec les deux fondateurs associés et c’est en tant que partenaire titre que ces derniers décident de rejoindre l’aventure ! « Je souhaite vraiment les inclure dans le projet, leur transmettre ce que je vis en mer. Ayant travaillé comme consultant, j’ai une bonne connaissance du monde professionnel. Il y a de nombreux parallèles à faire entre la course au large en solitaire et les valeurs et mécanismes de l’entreprise. »
D’un point de vue sportif, Thomas ne cache pas ses ambitions : « Je vise un podium bizuth, si c’est sur la Solitaire du Figaro c’est encore mieux ! » La course phare de l’année se jouera en trois étapes, dont la première débutera mi-août. « L’idée, c’est d’arriver prêt et de faire une belle première Solitaire, en espérant qu’il y en ait d’autres après. »
La saison a commencé tôt cette année, avec une première course en solitaire début mars, la Solo Guy Cotten. Une épreuve en trois manches entre parcours côtiers et au large, qui a permis à Thomas d’effectuer un premier test en conditions de régate : « Les épreuves en Figaro ont la réputation d’être difficiles, on court sur des bateaux monotypes, face à des marins redoutables qui sont sur le circuit depuis longtemps. Je suis donc parti sur cette première course en visant d’autres objectifs que la performance sportive : être à l’aise, maîtriser le bateau, naviguer en sécurité, etc. Je fais un joli milieu de tableau sur la grande course et j’arrive à être dans le match : le bilan est donc positif ! »
Thomas participe ensuite au Trophée Laura Vergne fin mars, cette fois-ci en double. Avec son binôme Thomas André, ils terminent 4e de la grande course. Une performance dont ils sont fiers, de bon augure pour la suite de la saison. En effet, à partir de la semaine prochaine, le nouveau skipper d’Almond enchaînera trois courses en six semaines : « Je pars motivé et dans le but de prendre du plaisir à naviguer ! »
On connait désormais les dernières nations qui participeront aux Jeux Olympiques de Paris pour les dériveurs solitaire femmes et hommes, dériveurs double hommes et femmes, catamarans double mixte et dériveurs double mixte. Demain samedi marquera la fin de la compétition pour les dernières series encore en lice en Qualified Nations avec des conditions diamétralement opposées à celles d’aujourd’hui à savoir un vent d’est de 20 à 25 nœuds mais surtout dans une mer beaucoup plus agitée.
Qualified Nations Redistribution des cartes en dériveur solitaire féminin (ILCA 6). La Hollandaise Marit Bouwmeester cède pour la première fois sa place de leader. Grâce à une très belle journée l’Américaine Charlotte Rose s’empare de la tête avec 3 points d’avance sur Marit. En troisième position, la Norvégienne Line Flem Hoest fait son entrée dans le Top 3 au détriment de la Belge Emma Plasschaert. Les Françaises sont respectivement ce soir 11ème (Marie Barrue), 17ème (Louise Cervera) et 19ème (Pernelle Michon). Chez les hommes en dériveur solitaire (ILCA 7), l’Anglais Michael Beckett et l’Australien ne sont ce soir qu’à un point d’écart. La victoire dans la Medal Race se jouera entre ces deux hommes. De son côté Jean-Baptiste Bernaz est toujours dans le Top 10 et participera demain à la Medal Race. L’Allemand Philippe Buhl est troisième. Avec 4 courses validées aujourd’hui en dériveur double féminin (49er FX), l’opportunité de creuser l’écart ou de recoller au score était bien présente. Les 4 premiers équipages ont tous remporté une course. Hollandaises (Van AAnholt/Duetz), Suédoises (Bobeck/Netzler), Néo-Zélandaises (Aleh/Meech) et Danoises (Schmidt/Schmidt) se livrent une belle bataille pour le podium. Journée très compliquée pour les deux duos français à la 8ème et 9ème place du classement général. Avec 4 courses au compteur lors de cette dernière journée qualificative avant la Medal Race en dériveur double masculin (49er), les Espagnols Diego Bottin et Florian Trittel, les Polonais Dominik Buksak et Szymon Wierzbicki et les Français Erwan Fischer et Clément Pequin se sont neutralisés aujourd’hui en termes de points, 22 pour les Français et les Espagnols et 24 pour les Polonais. Tous se retrouveront demain pour la grande finale. Léger avantage pour les Espagnols qui avec 17 points d’avance sur les Polonais au classement général ne risquent pas grande chose. Grâce à deux très belles courses disputées dans un vent soufflant entre 10 et 15 nœuds, le duo français Camille Lecointre et Jérémie Mion vire ce soir en tête dans la catégorie dériveur double mixte (470). Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlosson rétrogradent d’une place, les Anglais Martin Wrigley et Bettine Harris sont toujours sous la menace des Espagnols Jordi Xammar et Nora Brugman. Demain sera la dernière journée avec une Medal Race qui s’annonce tonique et serrée. « Nous étions un peu dans le brouillard aujourd’hui. Changement des conditions et de secteurs mais nous avons validée deux courses. Ça nous a plutôt bien réussi avec une victoire et une place de deuxième. Nous avons été plus raisonnable dans nos choix. Pour la Medal Race on l’attaque en première position. Ce qui est agréable, c’est surtout que l’on a assez de points pour faire un ou deux. Le troisième et le quatrième sont trop loin. Nous assurons au moins une médaille. Si le vent est fort demain il va falloir faire attention aux Suédois » commentait Camille Lecointre.
Last Chance Regatta – La Medal Race
Premiers à achever les courses de la Medal Race en cette avant dernière journée de la SOF, les 10 premiers en dériveur double masculin (49er) ont ouvert le bal de la distribution des tickets pour les JO. Les Allemands Jakob Meggendorer et Andreas Spranger s’imposent devant les Belges Yannick Lefebvre et Jan Heuninck. Comme hier, les Brésiliens Marco Soffiatti Grael et Gabriel Silva Somoes sont sur la dernière marche du podium. Dans cette catégorie 4 tickets ont été distribués. L’Allemagne, la Belgique, le Brésil et Hong Kong peuvent déjà se projeter vers les JO de Paris. Chez les femmes (49er FX), la Medal Race a redistribué quelques cartes. Les deux équipages de polonaises s’emparent de la première et de la deuxième place à savoir Aleksandra Melzacka et Sandra Jankowiak et Gabriela Czapska et Hanna Rajchert. Les Allemandes Maria Bergamn et Hanna Wille montent sur la troisième marche du podium. Au tableau des tickets, Pologne, Finlande, Allemagne, Japon et Tchèquie accèdent aux JO. Dans cette classe, la Pologne, l’Allemagne et le Japon ont tous deux équipages dans le Top 10. Les Italiens, dominateurs en phase qualificatives, le sont également en Medal Race en dériveur double mixte (470). Les deux duos italiens composés de Giacomo Ferrari et Alessandra Dubbini et Elena Berta et Bruno Festo s’emparent respectivement de la première et de la deuxième place. Les Slovènes Tina Mrak et Jakob Bozic prennent la troisième place. Si les Italiens valident un ticket pour les JO, Slovènes, Grècques et Turques accèdent aussi au JO. En dériveur solitaire féminin (ILCA 6), la Roumaine Ebru Bolat remporte la Medal Race devant la Chypriote Marilena Makri. Tatiana Drozdovskaya (AIN) échoue en finale au profit de la Slovène Lin Pletikos. L’indienne Nethra Kumanan grâce au programme des nations émergentes obtient le premier ticket pour l’Inde, les deux autres nations qualifiées sont Chypre et la Slovénie. En dériveur homme (ILCA 7), la Medal Race n’a pas changé le classement, le Coréen Jeemin Ha s’impose devant l’Estonien Karl-Martin Rammoqui et le Malaisien Khairulnizam bin Mohd Afendy. Dans cette catégorie 4 pays obtiennent leur ticket pour Paris 2024. Les 3 premières nations obtiennent leur ticket, le Salvador remporte la dernière place pour Paris 2024. La Medal Race n’aura pas eu d’effet sur le classement de la Medal Race en double mixte (Nacra 17). Les Danois Natcha Violet Saouma-Pedersen et Mathais Bruun Borreskov remportent cette dernière confrontation devant les Turques Alican Kaynar et Beste Kaynakci et les Belges Lucas Claeyssens et Eline Verstraelen. Quatre tickets sont distribués et tombent dans l’escarcelle des Danois, des Turques, des Belges et des Japonais.
Avec 50 nouvelles places pour les JO de Paris 2024, le tableau des nations est complet. Les Turques remportent le plus grand nombre de places (4) devant les Japonais, les Grecques, les Slovènes et les Polonais (3). Suivent derrière, les Allemands, la Belgique, Hong Kong, la Finlande, les Tchèques, les USA, la Suisse, l’Autriche et l’Estonie avec deux tickets par pays. Viennent ensuite avec un ticket, l’Italie, le Brésil, l’Angleterre, Israël, le Portugal, la Lituanie, la Slovaquie, la Suède, le Danemark, la Corée du Sud, la Malaisie, la Roumanie, Chypre, l’Inde, le Salvador et enfin la bannière neutre.
Pôle Finistère course au large
10 avril 2024
Photo Vincent Curutchet / Pôle Finistère course au large - Photo : Vincent Curutchet / Pôle Finistère Course au Large
La Transat qui s’élance dimanche de Lorient en direction de New York est réputée pour sa difficulté. Elle se déroule sur une route nord, au cœur des dépressions. Quinze coureurs du Pôle Finistère Course au Large y participent, essentiellement en IMOCA. Erwan Tabarly, entraîneur, est formel, cette Transat sera engagée :
Erwan Tabarly : « C’est une transat qui s’annonce tonique. La première nuit, ça va aller car ce sera dans du petit temps mais ça va vite se renforcer. Il y a plusieurs passages dans du vent de plus de 30 nœuds, au reaching ou au portant. Plusieurs petites dépressions se succèdent et elles génèrent des vents forts. Sur ces bateaux, ça déménage. Cette Transat sera fidèle à sa réputation. Elle est plus courte que les transats classiques en termes de milles mais c’est une navigation engagée sur une route Nord avec de la mer et du vent. Sur la fin du parcours, il peut aussi y avoir du brouillard lié à une température de mer froide qui peut descendre jusqu’à 3 degrés seulement. »
Les coureurs du Pôle :
IMOCA : Eric Bellion (Stand As One) Jérémie Beyou (Charal) Charlie Dalin (MACIF – Santé Prévoyance) Sam Davies (Intiatives Cœur) Violette Dorange (Devenir) Benjamin Ferré (Monnoyeur – Duo For a Job) Boris Herrmann (Malizia – Seaexplorer) Jean Le Cam (Tout Commence en Finistère – Armor Lux) Nicolas Lunven (Holcim – PRB) Sebastien Marsset (Foussier) Justine Mettraux (Teamwork – Team SNEF) Paul Meilhat (Biotherm) Yoann Richomme (Paprec Arkea) Damien Seguin (Groupe APICIL)
Class40 : Vincent Riou (Pierreval – Fondation Goodplanet)