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Imoca. Sam Goodchild champion des IMOCA Globe Series

Au terme d’une saison 2025 parfaitement maîtrisée et ponctuée de trois victoires, le Britannique Sam Goodchild décroche pour la deuxième fois en trois ans le titre de champion des IMOCA Globe Series.

Âgé de 36 ans, le skipper de MACIF Santé Prévoyance, originaire de Falmouth en Cornouailles, a lancé sa saison 2025 de la meilleure manière qui soit : victoire en équipage sur la Course des Caps. Il a ensuite poursuivi sur sa lancée en embarquant comme équipier sur quatre des cinq étapes de The Ocean Race Europe, à bord de Biotherm, le bateau victorieux mené par Paul Meilhat.

Aux côtés de Loïs Berrehar, Sam Goodchild a ensuite remporté les 48 heures du Défi Azimut-Lorient Agglomération, avant de conclure une année particulièrement dense par une troisième place sur la Transat Café L’OR – Le Havre Normandie, toujours en double avec Berrehar.

Cette impressionnante constance lui permet de boucler la saison nettement en tête des IMOCA Globe Series 2025 avec 383,75 points, soit près de 29 points d’avance sur ses poursuivants. Derrière lui, on retrouve le vainqueur de la Transat Café L’OR, Jérémie Beyou (Charal, 355 points), suivi par la Suissesse Justine Mettraux, récente Rolex Female Sailor of the Year et skipper de Teamwork-Team SNEF, troisième avec 319,50 points.

La performance de Sam Goodchild n’en est que plus remarquable lorsqu’on se rappelle qu’au début de l’année, il ne disposait d’aucun programme réellement défini, après sa neuvième place sur le Vendée Globe. L’opportunité s’est présentée lorsque MACIF et MerConcept, qui héberge le projet à Concarneau, lui ont proposé de remplacer Charlie Dalin, en pause forcée après un diagnostic de cancer. Sam Goodchild a alors accepté de prendre la barre de l’IMOCA.

Compétiteur dans l’âme, ancien champion en Ocean Fifty, le skipper Britannique navigue avec une exigence extrême, dur et vite. Régulier, solide sous pression, il ne laisse apparaître que très peu de failles, excellant aussi bien en manœuvres qu’en navigation et en tactique. Il a su exploiter tout le potentiel de MACIF Santé Prévoyance, foiler de dernière génération signé Guillaume Verdier, parfaitement préparé. Tout au long de la saison, il a été l’homme à battre.

« C’est le signe d’une bonne année », sourit Sam Goodchild en évoquant son deuxième titre de champion des IMOCA Globe Series. Un sacre qu’il avait déjà décroché en 2023, pour sa première saison dans la Classe, grâce à une impressionnante série de podiums. « Quand on pense à où j’en étais en début d’année, juste après le Vendée Globe, sans projet et en train d’essayer de relancer quelque chose, me retrouver ici est inattendu. Mais l’année a été passionnante, j’ai énormément appris et j’ai navigué avec des gens formidables sur de très beaux bateaux. »

Parmi les moments marquants, le Britannique cite la Course des Caps, un sprint autour de la Grande-Bretagne et de l’Irlande. Lui et son équipage y avaient signé une véritable démonstration, prenant les commandes dès le passage du Fastnet pour ne plus jamais les lâcher. C’était sa première victoire dans la Classe.

« Tout s’est fait très vite, c’était inattendu, et avec des gens sympas sur un super bateau, »se souvient Goodchild. « Et tout s’est déroulé comme prévu, avec beaucoup de fluidité. C’est toujours agréable de commencer un projet de cette manière, même si je n’avais aucune idée de la suite. »

Lors de The Ocean Race Europe, Goodchild a ensuite joué un rôle essentiel au sein de l’équipage Biotherm mené par Paul Meilhat, particulièrement dominateur sur cette course exigeante en cinq étapes. « C’était un autre grand moment : rejoindre Biotherm et Paul, en sachant que nous avions les moyens de jouer aux avant-postes, »explique-t-il. « Et ensuite, tout n’a fait que s’enchaîner parfaitement, bien au-delà de ce que nous imaginions. C’était incroyable, vraiment fun d’en faire partie, une nouvelle fois avec une super équipe sur un très bon bateau. »

La suite de la saison a vu Sam Goodchild évoluer en duo avec Loïs Berrehar, d’abord sur les 48 heures du Défi Azimut-Lorient Agglomération, puis sur la Transat Café L’OR – Le Havre Normandie. Un binôme efficace, appelé pourtant à devenir adversaire : Berrehar prendra ensuite la barre de son propre IMOCA neuf, sous les couleurs de Banque Populaire, promettant de futurs duels serrés.

« Il a une vraie passion pour la course en IMOCA et pour apprendre un maximum avant l’arrivée de son nouveau bateau», souligne Goodchild. « Il a de l’appétit, ça se voit. C’est quelqu’un de motivé, d’énergique. On a passé de très bons moments sur l’eau et, en plus d’obtenir de bons résultats, on a vraiment apprécié naviguer ensemble. »

Malgré cette succession de succès, Goodchild reste d’une grande modestie, conscient des opportunités qui se sont présentées. « La leçon, cette année comme dans toute ma carrière, c’est qu’on ne sait jamais d’où viendra la prochaine opportunité. Mais si on travaille aussi dur que possible dans la direction qui s’ouvre à nous, alors, en général, quelque chose finit par arriver », confie-t-il.

Et cette fois, l’opportunité est de taille : MACIF et MerConcept l’ont choisi pour mener leur prochain IMOCA signé Verdier, dont la mise à l’eau est prévue en 2027. Le Britannique est engagé pour le Vendée Globe 2028 et jusqu’à 2030. « C’est incroyable, vraiment incroyable », confie-t-il à la Classe.

« Même lorsque MACIF m’a appelé pour remplacer Charlie cette année, je n’ai jamais imaginé qu’ils me proposeraient de continuer avec eux. Mais tout s’est bien passé, on s’est bien entendus et on a aimé travailler ensemble. J’ai été le premier surpris lorsqu’ils m’ont proposé de poursuivre pour les cinq ou six prochaines années. Un contrat de ce genre dans le monde de la voile, c’est inédit. J’ai énormément de chance. Maintenant, l’objectif est clair : en profiter pleinement et faire de mon mieux. »

Le Vendée Globe reste le grand objectif. Lors de sa première participation, en 2024-2025, Sam Goodchild avait vu s’envoler de précieuses places en raison d’une avarie de grand-voile en fin de course. Cette fois, il sait que l’attente sera tout autre.

« Quand MACIF vous appelle, c’est une équipe qui a remporté le Vendée Globe deux fois et franchi la ligne en tête à trois reprises, avec François (Gabart) puis Charlie (Dalin). L’objectif d’un nouveau bateau et d’une nouvelle campagne ne fait aucun doute, » explique-t-il. « Cela met forcément un peu de pression et change la perspective : passer du statut d’outsider sur un bateau de génération 2020 à celui de skipper d’un IMOCA neuf, soutenu par un sponsor de ce niveau. Mais, au fond, le but reste le même. »

Interrogé sur la saison de Jérémie Beyou, qui s’est achevée par une victoire éclatante sur la Transat Café L’OR avec Morgan Lagravière, Goodchild n’hésite pas : « Jérémie est toujours impressionnant. Il est au plus haut niveau depuis longtemps, et le voir signer une victoire avec son nouveau bateau, c’est formidable. Je l’admire depuis mon arrivée en France en 2011, quand je faisais ma première Solitaire du Figaro et qu’il dominait le circuit. Je l’ai toujours suivi de près. Me retrouver aujourd’hui ne serait-ce qu’à proximité de lui au classement, c’est une vraie fierté. »

Quant à Justine Mettraux, troisième du général, son respect est tout aussi clair : « World Sailor of The Year, la femme la plus rapide autour du monde, un nouveau bateau en approche et le Vendée Globe 2028 dans le viseur… Justine est une concurrente redoutable depuis longtemps et au vu de sa trajectoire, elle restera l’une des grandes forces du circuit dans les années à venir. »

Source CP

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FFV. La liste des 15 nommés pour le Marin de l’Année

En 2024, la Fédération Française de Voile avait couronné Charles Caudrelier, skipper du Maxi trimaran Edmond de Rothschild. Qui lui succédera en 2025 ? Skipper de course au large, rider, régatier ou athlète olympique ? La réponse sera dévoilée lundi 15 décembre au Casino de Paris, lors d’une soirée exceptionnelle présidée par Tony Estanguet.

2025 restera comme une année intense pour la voile française, portée par de nombreuses victoires historiques sur tous les terrains de jeu : des océans aux plans d’eau olympiques, des disciplines volantes aux formats tactiques. Portés par des performances XXL les marins tricolores nous ont offerts de grands moments de sports en course au large, des titres mondiaux en voile olympique ou en glisse, et des sacres sur les formats les plus exigeants. Cette année encore, la voile a fait vibrer le cœur des français.

Les 15 nommés au titre de Marin de l’Année 2025
-Charlie Dalin (Macif Santé Prévoyance) – vainqueur du Vendée Globe (course au large)
-Jérémie Beyou et Morgan Lagravière (Charal) – vainqueurs de la Transat Café L’Or en IMOCA (course au large)
-Tom Laperche et Franck Cammas (SVR Lazartigue) – vainqueurs de la Transat Café L’Or en Ultim (course au large)
-Baptiste Hulin et Thomas Rouxel (Viabilis Océans) – vainqueurs de la Transat Café L’Or en Ocean Fifty (course au large)
-Guillaume Pirouelle et Cédric Château (Seafrigo – Sogestran) – vainqueurs de la Transat Café L’Or en Class40 (course au large)
-Alexis Loison (Groupe Reel) – vainqueur de la Solitaire du Figaro, de la Rolex Fastnet Race et du Tour de Bretagne (course au large)
-Charlotte Yven (Macif Santé Prévoyance) – Vainqueur de la Transat Paprec, 2e de la Solitaire du Figaro et première femme à remporter le Championnat de France Elite de Course au Large (course au large)
-Louise Cervera – championne du monde de dériveur solitaire ILCA 6 (voile olympique)
-Lauriane Nolot – championne d’Europe et 3ᵉ du championnat du monde de Kitefoil (voile olympique)
-Mathis Ghio – champion d’Europe et champion du monde de Formula Wing, en lice pour remporter le titre de la Coupe du Monde IWSA Wingfoil Racing (extrême glisse)
-Pierre Mortefon – champion du monde de Windsurf PWA en Slalom X, et vice-champion du monde de Slalom Foil (extrême glisse)
-Justine Lemeteyer – championne du monde de Windsurf PWA en Slalom Foil, et vice-championne du monde en Slalom X (extrême glisse)
-Gauthier Bril – champion du monde de Hansa (handivoile)
-Enzo Balanger – champion du monde de Moth à foil (Inshore)
-Pauline Courtois, Maelenn Lemaitre, Louise Acker, Sophie Faguet, (Laurane Mettraux – Suisse) (Match in Pink) – championnes du monde de Match Racing Féminin et 1eres du World Women Match Racing Tour (Inshore)

Un Jury présidé par Tony Estanguet
Face à des palmarès exceptionnels, le jury, présidé par Tony Estanguet, aura la tâche délicate d’élire le ou la marin de l’année 2025. Car ce qui fait un champion de voile, ce n’est pas seulement la vitesse, c’est aussi sa capacité à lire la mer, anticiper, rester lucide, et repousser ses limites sans jamais renoncer.
Tony Estanguet : « Je suis ravi d’être le Président du Jury du Marin de l’Année 2025. Cette saison a été, pour la Fédération Française de Voile, une année dense avec de très bons résultats. Les 15 candidatures reflètent cette richesse et la grande variété des disciplines de la voile. J’invite tous les passionnés à aller voter en ligne pour soutenir leur marin préféré. »

Le public appelé à voter
Le lauréat ou la lauréate sera élu(e) par un jury, sur la base d’une liste de nommés établie par une commission de la FFVoile.
Le vote du public compte également dans la décision finale, et plus de 10 000 votes sont attendus cette année.
Accéder au vote

Une année historique célébrée au Casino de Paris
Pour revivre cette année historique, la Fédération Française de Voile réunira le 15 décembre les sportives et sportifs qui ont fait vibrer le public tout au long de la saison. Les fans auront le privilège de découvrir les très attendus Films de la Voile 2025, avant d’assister à la révélation des Espoirs et des Coachs de l’Année, puis au moment tant attendu : la désignation du Marin de l’Année 2025, successeur de Charles Caudrelier.
Rendez-vous le 15 décembre à 19h30 au Casino de Paris.
La cérémonie est ouverte à tous. L’entrée est gratuite pour les licenciés de la Fédération Française de Voile, qui peuvent offrir cet avantage à la personne de leur choix.
→ Billetterie ouverte ici

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SailGP. Peter Burling se blesse à la main avant la grande finale

La saison 2025 du championnat Rolex SailGP se joue ce week-end avec 4 équipes en mesure de se qualifier encore pour la grande Finale à Abu Dabi. L’équipe néo-zélandais est l’une d’elle mais son pilote Peter Burling a été transporté d’urgence à l’hôpital ce mercredi en raison d’une blessure à la main.

La blessure s’est produite alors que Peter Burling s’occupait d’un problème avec une dérive (foil). Il a ensuite été transporté d’urgence dans un centre médical local pour y être examiné et soigné. Lors de la conférence de presse de ce matin, Peter Burling a déclaré : « Nous avons eu un incident lors de l’entraînement hier, qui m’a valu une coupure assez importante au doigt. » Burling a ajouté : « Donc, oui, je ne naviguerai pas aujourd’hui, et nous allons simplement surveiller l’évolution de la situation. Ce n’est pas la meilleure façon de se préparer pour la grande finale, mais nous pensons que l’équipe est en grande forme et il s’agit maintenant de faire tout mon possible pour récupérer et m’assurer d’être prêt à concourir. »

Avec le championnat en jeu, les progrès du MVP de la saison 2025 seront suivis de près alors que les Black Foils tentent de remporter leur premier titre Rolex SailGP Championship. La stratège Liv Mackay prendra le volant lors de la session prévue aujourd’hui, Burling devant être réévalué vendredi avant les essais officiels.

Les principaux prétendants à la victoire lors du Mubadala Abu Dhabi Sail Grand Prix 2025 Season Grand Final présenté par l’Abu Dhabi Sports Council ce week-end sont Emirates GBR, en tête du classement avec 85 points, suivi de la Nouvelle-Zélande (82 points), de l’Australie (80) et de l’Espagne, championne en titre du Rolex SailGP, juste derrière le podium (76). C’est une position dont Los Gallos se réjouit, le pilote Diego Botín s’engageant à ne pas relâcher ses efforts pour rattraper les Australiens.

« Bien sûr, nous aimerions être mieux classés au tableau pour avoir plus de chances d’atteindre la grande finale », a déclaré Botín. « Mais nous sommes toujours en bonne position, car tout ce que nous pouvons faire maintenant, c’est aller de l’avant. Nous serons tous présents ce week-end. Le site et les conditions devraient également jouer en notre faveur : sur un petit parcours avec des vents légers, cela devient plus un jeu qu’à n’importe quel autre endroit. Tout peut donc arriver. »

Après avoir subi sa première défaite en grande finale face à Botín lors de la saison 4, le pilote de BONDS Flying Roos, Tom Slingsby, a déclaré que dans son esprit, Botín restait « l’homme à battre », notamment lors des courses en flotte de ce week-end.

« Diego est un concurrent incroyable », a déclaré Slingsby. « On m’a demandé l’autre jour qui je voudrais le moins affronter, et c’est sans aucun doute Diego et l’Espagne. Il est fait pour ces moments-là. Il nous a battus, Pete et moi, lors de la grande finale de l’année dernière. Il adore être l’outsider, c’est une situation dans laquelle il est très à l’aise, et nous savons qu’il est performant. Il a remporté une médaille d’or l’année dernière, il a remporté un titre mondial il y a quelques semaines… c’est l’homme à battre. »

L’équipe Emirates GBR, qui mène la flotte dans l’épreuve de ce week-end, a réalisé l’une des meilleures performances de la saison 2025, à commencer par le retour du double médaillé d’or olympique Dylan Fletcher dans l’équipe britannique à Dubaï (novembre 2024).

Fletcher a déclaré : « Je suppose qu’il y a toujours un plan pour être dans cette position avant la grande finale. Mais oui, ça a été une saison incroyable avec l’équipe. Je suis vraiment reconnaissant pour cette opportunité et toute l’expérience que l’équipe a vécue, et pour m’avoir donné la possibilité de faire des erreurs et de m’améliorer au cours de l’année. »

La grande finale de la saison 2025 de Mubadala Abu Dhabi, présentée par le Conseil des sports d’Abu Dhabi, clôt la saison 2025 de SailGP, qui compte 12 épreuves. Le week-end commence par deux jours de courses de qualification pour déterminer le vainqueur de l’épreuve d’Abu Dhabi et le classement final du championnat Rolex SailGP. Ensuite, le vainqueur de l’épreuve sera « couronné » et les trois équipes les mieux classées se qualifieront pour la grande finale, où le vainqueur remportera la totalité des gains.

Une somme impressionnante de 3,25 millions de dollars américains est en jeu rien que pour ce week-end : 800 000 dollars pour le vainqueur de l’épreuve d’Abu Dhabi, 450 000 dollars pour le vainqueur au classement général de la saison (qui peut ou non remporter la grande finale) et 2 millions de dollars pour le vainqueur de la grande finale à trois bateaux.

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Golden Globe Race. Neuf mois avant le départ !

Credit: Rob Havill / GGR 2026

Il reste neuf mois avant le départ de la Golden Globe Race 2026. Les participants à la GGR2026 se sont réunis pour une conférence riche en briefings, en planification et en grands rêves pour cette course autour du monde en solitaire.

L’ambiance parmi les participants et les managers du McIntyre Golden Globe, qui se sont rencontrés pour la première fois pendant deux jours aux Sables d’Olonne, était un mélange d’excitation, d’émotion et de pure passion. Certains ressentaient un sentiment d’urgence et d’appréhension. Pour la première fois, tous les participants ont pris conscience que cette grande aventure allait vraiment avoir lieu, et bientôt ! Les marins de 13 pays en sont tous à des stades différents de préparation. Certains, occupés par des travaux de réaménagement ou par la navigation, n’ont pu participer qu’à distance via Zoom. Les questions fusaient entre les participants, avec les organisateurs et en leur for intérieur ! Neuf des participants initiaux se sont déjà retirés, vaincus par le temps et l’argent. Les 26 restants semblent solides, mais la bataille pour répondre aux exigences strictes de qualification et d’entraînement dans cette « course vers le départ » initiale est loin d’être gagnée.

«C’est très excitant de voir le calibre et la diversité de ce groupe de marins enthousiastes qui veulent se prouver quelque chose », a déclaré Don McIntyre, fondateur et directeur de course de la GGR. « Le lien entre eux se développe et, bien que les conversations aient été intenses, rapides et amusantes au cours des deux derniers jours, peu d’entre eux ont mentionné le mot « peur ». Chacun gère ce qui l’attend à sa manière. Ils abordent tous cette aventure avec les connaissances et l’expérience acquises lors des trois éditions précédentes de la GGR. Seuls 21 % de ces marins ont atteint la ligne d’arrivée. La GGR est un jeu mental épuisant et sans pareil, et elle a déjà commencé »

En 2014, Don McIntyre a inventé une expression désormais bien connue de la GGR, que l’on n’entend généralement pas dans le monde de la course à la voile. « Tout est question d’histoires, d’histoires humaines ». Aujourd’hui reprise par d’autres événements, elle a vu le jour lors du lancement de la 50e édition anniversaire du Sunday Times Golden Globe. Elle soulignait le fait que ce n’étaient pas l’argent, les satellites, la technologie ou les ordinateurs qui faisaient avancer les bateaux de la GGR autour du monde. C’était un ÊTRE HUMAIN, et des sextants, des cartes papier, des radios et des cassettes audio qui faisaient partie du jeu. Cette philosophie est toujours d’actualité 11 ans plus tard. Plus important encore, la GGR est la seule course en solitaire autour du monde qui n’autorise absolument aucune assistance extérieure.

Le Sunday Times Golden Globe de 1968 a été la toute première course à la voile autour du monde. À l’instar de cette première édition qui comptait neuf personnages plus grands que nature, cette quatrième édition de 2026 regorge de vrais marins et d’histoires hautes en couleur. Il ne s’agit plus simplement de vieillards aux cheveux blancs ou de rêveurs ! Pour la première fois, deux femmes relèvent le défi : Helga Marie (MARA), 34 ans, originaire de Norvège, et Olivia Wyatt, 44 ans, réalisatrice américaine.

Damien Guillou, marin professionnel français de 42 ans, a pour objectif de réitérer la victoire de Jean Luc Van Den Heed lors de la GGR 2018 et de ramener en France le GOLDEN GLOBE remporté en Afrique du Sud en 2022 par Kirsten Neuschäfer. Damien avait été contraint d’abandonner l’édition 2022 au Cap lorsque son Rustler 36 PRB avait subi une panne de girouette.

Louis Kerdelhué, navigateur français de 20 ans, s’entraîne dur sur son Biscay 36 Nuri. Récemment diplômé de l’université, il navigue désormais à plein temps et s’apprête à annoncer son sponsor principal dans les semaines à venir. Edward Walentynowicz, 73 ans, originaire du Canada, est le doyen de la flotte et a les cheveux blancs ! Il a parcouru 20 000 milles à bord de son Rustler 36 lors de cinq traversées transatlantiques en solitaire ces dernières années pour se préparer à la GGR. Il effectuera la 6etraversée pour se rendre au départ l’année prochaine.
Daniel Pinsky, 34 ans, originaire d’Israël, est le dernier à avoir rejoint la GGR. Il a navigué sur l’Atlantique et la Méditerranée pendant huit ans. Par hasard, il a rencontré Louis Kerdelhué dans une marina au Portugal. Louis s’entraînait et venait de terminer une autre traversée océanique en solitaire. Daniel a été tellement inspiré par le jeune marin qu’il a immédiatement vendu son bateau, acheté un Baba 35 en Amérique et s’est inscrit à la GGR !

Lors du Sunday Times Golden Globe de 1968, il n’y avait pas de coup de départ ! Les neuf participants pouvaient prendre le départ à tout moment entre le 1er juin et le 31 octobre. Le temps le plus rapide autour du monde serait récompensé par un prix de 5 000 £ (140 000 £ en 2025). Ils couraient contre eux-mêmes et contre la montre ! C’est ainsi que nous revenons à l’histoire. Il n’y aura pas de coup de canon pour le McIntyre Golden Globe 2026. Les participants partiront en ligne depuis la marina de Vendée à trois minutes d’intervalle. Ils descendront le célèbre chenal des Sables d’Olonne à trois nœuds, sous les acclamations des spectateurs qui leur souhaitent bon voyage et bon retour. Lorsqu’ils auront atteint le bout du phare tribord du brise-lames, ils franchiront la ligne de départ et mettront le cap sur Les Sables d’Olonne via le cap Horn ! Tout comme en 1968, le temps le plus rapide l’emportera.

Pas de village GGR 2026 pour l’instant ?
Contrairement à 2018 et 2022, le village GGR habituel n’est pas prévu pour cette édition 2026 (à moins qu’un budget de sponsor principal ne soit trouvé). Un pavillon GGR sera installé à l’entrée publique de la marina de Vendée. Il fournira toutes les informations habituelles et présentera l’histoire du Golden Globe de McIntyre. Des panneaux d’information détaillés présentant tous les participants et leurs yachts, ainsi que l’aventure qui les attend, seront installés autour du périmètre de la marina et en face de chaque yacht classique. Des séances quotidiennes de dédicaces d’affiches et de visite des bateaux, ainsi que des événements officiels de bienvenue et d’adieu sont prévus. Les fans internationaux pourront suivre les derniers préparatifs avant le départ aux Sables d’Olonne grâce à plusieurs reportages et interviews quotidiens en direct, simultanément en anglais et en français, sur la page Facebook et la chaîne YouTube de la GGR.

Un symposium GGR d’une journée entière intitulé « , sécurité en navigation en solitaire et tactiques par gros temps » suivi d’un dîner est ouvert à tous les marins et non-marins. Il est prévu le mercredi 2 septembre 2026, trois jours avant le départ de la GGR. Les détails seront annoncés en avril 2026. Il mettra notamment en vedette d’anciens et d’actuels participants à la GGR, ainsi que des navigateurs solitaires et des survivants de renom, qui interviendront lors de présentations, de tables rondes, de forums et de sessions de questions-réponses. Le rapport sur les conditions météorologiques difficiles rédigé par Sir Robin Knox-Johnston, parrain de la Golden Globe Race, après la perte de quatre bateaux et de nombreux démâtages lors de la GGR 2018, sera discuté, tout comme la perte de trois yachts lors de l’édition 2022. Les incidents liés à la sécurité lors de la McIntyre Ocean Globe Race 2023 et de la McIntyre Mini Globe Race 2025 seront également abordés. L’équipement de navigation en solitaire et les équipements de sécurité seront exposés et présentés.

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Rhum. Damien Séguin à bon port avec son trimaran ORMA

@Damien Seguin - Sail On Sea

Après avoir bouclé la Transat Café L’Or, Damien Séguin se lance dans un nouveau projet. Cap sur la Route du Rhum 2026, à bord d’un trimaran ORMA 60, l’ex-Fujicolor II. Après un convoyage d’une bonne semaine, depuis la Méditerranée, pour ramener le bateau dans l’Océan Atlantique, le voilà depuis hier en Vendée où le bateau sera refité pour les mois d’hiver au chantier Eole Performance de Benjamin et Marcel Dutreux.

Une bonne idée du potentiel : ” Ce convoyage nous a fait faire le grand tour : Méditerranée, détroit de Gibraltar, côte portugaise, puis Golfe de Gascogne. Et en une semaine, on a eu de tout : du petit temps, du gros temps, du près, du portant. Le genre de conditions parfaites pour prendre la mesure du bateau. Et j’en ressors avec un grand sourire : le bateau est sain, solide, agréable à barrer.
Je suis content de cette première vraie navigation. C’est déjà une excellente base pour la suite. C’est déjà une super nouvelle. Parce que cette nav, c’est pas juste un convoyage. C’est une vraie prise en main et une étape essentielle pour la suite.

Refit en vue : ” Maintenant, direction Port Bourgenay, où le chantier Éole Performance va prendre le relais. Le but : l’améliorer, le fiabiliser, tout en préservant l’esprit des années 90. C’est un trimaran de plus de 30 ans : il faut le ménager, et surtout ne pas lui enlever son âme. Par rapport à l’Ocean Fifty, sur lequel je viens de faire la Transat Café L’Or avec Thibaut Vauchel-Camus, les différences se font vite sentir : ce bateau est plus grand, plus lourd, beaucoup plus toilé…les différences se font vite sentir : ce bateau est plus grand, plus lourd, beaucoup plus toilé. Les efforts sont plus intenses. Et surtout : pas de protection. On navigue en mode décapotable, totalement exposé aux éléments.
Heureusement, la Transat Café L’Or m’a permis d’appréhender les bases du trimaran océanique : ses logiques de navigation, ses réactions.
Et cette navigation sur un ORMA 60 m’a offert une nouvelle dimension : plus brute, plus exigeante, mais tout aussi instructive.
C’est cette combinaison d’expériences qui me prépare, concrètement, à prendre le départ de la Route du Rhum 2026.

Une aventure fidèle à ses engagements : ” Ce projet, c’est aussi l’occasion de redire qu’on peut être différent et performant. Naviguer sur un trimaran exigeant, sans avoir deux mains, ça demande de s’adapter, comme je l’ai toujours fait. Mais c’est possible. Et je veux que cette aventure le montre à tous les jeunes, valides ou en situation de handicap. Et maintenant, place au chantier. Il y a du pain sur la planche, mais aussi beaucoup d’envie ! Je partagerai les coulisses de cette transformation sur mes réseaux sociaux au fil des semaines.
Et si ce projet vous parle, que vous croyez à la performance inclusive, je suis toujours à la recherche de partenaires engagés pour embarquer dans cette aventure. À très vite pour la suite ! Damien.”

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Classique. La Hoalen Brest Douarnenez Classic de retour les 20-25 juillet 2026

Hoalen Classic - credit _ Th.Martinez

Après deux éditions réussies en 2023 et 2024, la HOALEN BREST DOUARNENEZ CLASSIC fait son grand retour sur les côtes finistériennes et accueillera les plus beaux voiliers classiques au mois de juillet prochain. Cette 3è édition innovera en proposant deux classements. L’un sera réservé aux voiliers Jauge JCH (Jauge Classique Handicap) du Yacht Club Classic, construits avant le 31 décembre 1968 et d’une longueur de coque égale ou supérieure à 11 mètres. Un deuxième classement permettra d’accueillir les voiliers Jauge Métrique, tels les Quillards de sport et Monotypes de tradition d’une longueur de coque égale ou supérieure à 7 mètres.

Ces coursiers exceptionnels se réuniront pour cinq jours de sport, de compétition et de convivialité entre la rade de Brest, la mer d’Iroise et la baie de Douarnenez. Pour son plus grand plaisir, le public pourra admirer ces régates à la navigation exigeante où cohésion, synchronisation et stratégie devront s’inviter à bord pour se démarquer.
Ce sera aussi l’opportunité pour le grand public, et pour les enfants, de rencontrer des membres d’équipage afin de découvrir leurs passions et échanger sur leurs métiers.

Les équipages seront accueillis dès le lundi 20 juillet pour une régate d’entrainement, une sorte de « mise en bouche », sur le plan d’eau de la rade de Brest. Les hostilités débuteront mardi 21 et mercredi 22 juillet par des régates techniques en rade de Brest.

Jeudi 23 juillet, un parcours côtier très disputé permettra aux concurrents de quitter Brest pour Douarnenez en négociant les effets de site et les cailloux qui jonchent le parcours.
L’arrivée sera jugée devant le port du Rosmeur, au cœur des fêtes maritimes de Douarnenez. La baie de Douarnenez constituera le terrain de jeu de la flotte de la HOALEN BREST DOUARNENEZ CLASSIC durant deux jours, avant la remise des prix le samedi 25 juillet.


Le programme
Lundi 20 juillet
Accueil et confirmation d’inscriptions à Brest
Régate d’entrainement
Cocktail d’accueil à Brest
Mardi 21 juillet
Régates en rade de Brest
Soirée libre
Mercredi 22 juillet
Régates en rade de Brest
Remise des prix
Jeudi 23 juillet
Parcours côtier entre Brest et Douarnenez
Arrivée au port du Rosmeur, au coeur des Fêtes Maritimes
Cocktail d’accueil à Douarnenez
Vendredi 24 juillet
Régates en baie de Douarnenez
Soirée libre
Diner des propriétaires
Samedi 25 juillet
Régates en baie de Douarnenez
Remise des Prix

LES ORIGINES
L’organisation de la HOALEN BREST DOUARNENEZ CLASSIC est portée par deux acteurs de la course au large depuis plus de 27 ans, très sensibles à l’aspect patrimonial de leurs métiers, KAORI, basée à l’Aber Wrac’h à proximité de Brest, et SEA TO SEE, basée à Douarnenez. Les deux entités, portées par Jacques et Laurence Caraës et Gwen Chapalain, s’associent pour organiser ensemble cette épreuve, une première sur la façade atlantique française, en Bretagne dans le Finistère, le département le plus maritime de France avec ses 2263 kilomètres de côtes

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America’s Cup. Peter Burling donne les raisons de son départ soudain de Team New Zealand

Photo LS

Le navigateur néo-zélandais Peter Burling dévoile dans le dernier épisode de Racing In The Edge de SailiGP que le contrôle que l’équipe néo-zélandaise voulait exercer sur lui l’a forcé à quitter l’équipe de la Coupe de l’America. Burling a quitté l’équipe de Nouvelle-Zélande en avril après 12 ans au sein du syndicat.

L’ancien médaillé d’or et d’argent olympique a mené l’équipe néo-zélandaise à la victoire lors de la Coupe de l’America aux Bermudes en 2017, à Auckland en 2021 et à Barcelone en 2024. En juin, il a annoncé qu’il rejoindrait l’équipe italienne Luna Rossa pour la 38e Coupe de l’America en 2027.

Le joueur de 34 ans n’a pas donné de détails sur les raisons de son départ soudain, mais à la veille de la grande finale SailGP à Abu Dhabi cette semaine, il a évoqué la rupture de leur relation. « L’incertitude et le contrôle que Team New Zealand voulait exercer sur moi étaient tout simplement insensés de mon point de vue », a déclaré Burling à SailGP.

Burling et son coéquipier olympique Blair Tuke ont été nommés co-PDG de l’équipe néo-zélandaise de SailGP en 2020 et participent à la compétition depuis. On a demandé à Burling si l’équipe néo-zélandaise souhaitait qu’il cesse de participer au SailGP. « Ce n’était pas formulé en termes d’interdiction de participer à SailGP, c’était plutôt une très longue période d’incertitude totale où ils avaient, en gros, un contrôle total sur mon temps. »

On a également demandé à Burling s’il trouvait cela juste. « Eh bien, c’est le sport. Le sport est un milieu assez impitoyable, et certaines personnes attendent certaines choses des autres. Si cela ne vous convient pas, vous devez choisir une autre voie », a déclaré Burling. « Je suis vraiment ravi de concourir au pays et à l’étranger avec les Black Foils et de continuer dans cette voie… avec une autre voie, je ne pense pas que cela aurait été possible. »

« J’ai trouvé le départ un peu étrange, la façon dont tout s’est déroulé, et la rapidité avec laquelle cela s’est produit alors que j’étais en vacances en famille, même pas en Nouvelle-Zélande. » Dans un communiqué, le directeur général de Team New Zealand, Grant Dalton, a déclaré : « Pete a été un élément incroyablement important d’Emirates Team New Zealand depuis notre campagne pour remporter la Coupe de l’America aux Bermudes en 2017, ainsi que dans la transformation continue de l’équipe pour entrer dans l’histoire et gagner pour la troisième fois consécutive à Barcelone. Cependant, enchaîner quatre victoires consécutives représente un défi inédit pour une équipe dont la culture, résolument axée sur la victoire, exige un engagement total de chacun de ses membres, quel que soit son rôle. »

Burling et son équipage occupent la deuxième place du classement derrière la Grande-Bretagne avant la finale du SailGP à Abu Dhabi.

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Rallye. 145 bateaux au départ de la 40e édition de l’ARC

Le port de Las Palmas s’est animé lorsque plus de 800 marins ont quitté l’île de Grande Canarie pour participer à la 40e édition du Rallye ARC. L’ARC est une course transatlantique qui rassemble chaque année des marins du monde entier pour accomplir un voyage épique de 2 700 milles nautiques à travers l’océan Atlantique jusqu’à Sainte-Lucie.

Cette année, 145 bateaux ont pris le départ de la course, avec des équipages provenant de plus de 40 pays, ce qui a donné lieu à un spectacle haut en couleur le jour du départ. Au moment de quitter le port, les marins ont été acclamés depuis la digue par une foule nombreuse composée d’habitants locaux, d’amis et de membres de leur famille. L’excitation était à son comble parmi les spectateurs qui dansaient au son de la musique du groupe local Banda Guiniguada et agitaient des drapeaux au passage des bateaux.

Avant le départ, Rodney Targa, qui navigue à bord du Cut and Run, a déclaré : « La préparation a été très agréable, avec des séminaires très instructifs qui répondaient parfaitement aux attentes des participants. Les apéritifs au coucher du soleil ont également été très propices aux échanges entre les équipages et nous avons rencontré beaucoup de personnes qui partagent les mêmes idées. Nous sommes tous prêts à partir. Nous sommes ici depuis trois semaines maintenant, nous sommes donc bien préparés. Le soutien du World Cruising Club nous a aidés à arriver jusqu’ici, nous n’avons donc aucune appréhension quant au départ. Nous avons vraiment hâte de découvrir Sainte-Lucie, car nous n’y sommes jamais allés. Je suis sûr que nous ferons un peu de tourisme et que nous discuterons avec les autres équipages. »

Le jour du départ, un vent léger de 5 à 8 nœuds soufflait du nord-est, ce qui a permis aux participants de commencer leur voyage en douceur avant d’affronter les vastes étendues de l’océan qui les attendaient. Si beaucoup auraient souhaité un vent plus fort dans la zone de départ immédiate, les îles Canaries sont bien connues pour leurs « zones d’accélération » où le vent est canalisé entre les terres, ce qui peut fournir 5 à 8 nœuds supplémentaires plus loin en mer.

Le navire de la marine espagnole Tornado a fait office de bateau comité de l’ARC et les trois divisions de la flotte ARC ont pris le départ à l’heure prévue.

Division multicoques

La division multicoques a été la première à prendre le départ, à 12h30. Dans les 30 dernières secondes avant le départ, les bateaux se sont rapprochés de l’extrémité au vent de la ligne, attendant le dernier moment pour déployer leurs voiles d’avant.

Le premier à franchir la ligne a été Sniky, un Nautitech 48 qui a franchi la ligne à toute vitesse pour trouver un vent favorable dans les vents légers, suivi de près par Mathilda, un Outremer 51, et Cut and Run, un Lagoon 46.

Division Course

La division Course a pris le départ peu après la division Multicoques, à 12h45. Une division plus petite, composée de 10 bateaux, s’est rassemblée sur une ligne de départ séparée, sous le vent et près de la côte, du côté du bateau comité.

Le premier à franchir la ligne a été La Loévie, un Swan 76, skippé par le célèbre coureur JP Dick. Il a été rapidement suivi par NEXTGEN by JAJO, un Volvo 65 qui espère remporter la ligne d’honneur à Sainte-Lucie.

Division croisière

Le dernier groupe à franchir la ligne était la division croisière, qui a pris le départ à 13h00. La plus grande des trois divisions, avec 103 bateaux participants, était très groupée avant le départ. À l’extrémité au vent de la ligne, les bateaux se sont bousculés pour obtenir la meilleure position et le premier à franchir la ligne a été Azahar, un Swan 56.

Juste derrière, un groupe de bateaux comprenant le Kompromiss et le Snow Goose s’est formé, mais c’est l’Adrenalina, un J/130 skippé par Gill Duncan, qui a réussi à hisser sa voile code zéro et à prendre la tête.

Comme il s’agissait de la 40e édition du rallye ARC, les organisateurs de l’événement, le World Cruising Club, ont redoublé d’efforts pour rendre cet événement spécial. L’une des initiatives mises en place était la diffusion quotidienne en direct sur YouTube d’événements intitulés « ARC Live ». Le jour du départ, les spectateurs du monde entier ont pu suivre la couverture en direct du rallye, qui peut être visionnée sur la chaîne YouTube du World Cruising Club.

Pour de nombreux participants, ce voyage est le fruit de plusieurs années de préparation, et c’est donc un sentiment fantastique que de pouvoir enfin prendre le large. Malgré les vents faibles au départ, on s’attend à ce que la vitesse du vent augmente après deux jours de navigation, permettant aux bateaux d’atteindre une zone de vents alizés réguliers.

La plupart des bateaux devraient mettre entre 18 et 21 jours pour atteindre Sainte-Lucie, où ils seront accueillis par la célèbre hospitalité caribéenne. Participer à l’ARC est l’aventure d’une vie et les souvenirs que les équipages en garderont resteront gravés à jamais dans leur mémoire.

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IRC. La Transquadra devient la Transquadra GCA Race

La course transatlantique réservée aux marins amateurs – éclairés – de plus de 40 ans s’associe à un partenaire titre, le groupe GCA dont elle partage les valeurs et les objectifs de développement. Dans le même temps, le siège de l’association organisatrice de la Transquadra déménage à La Turballe, ville de départ de la prochaine édition. Coup d’envoi le 4 juillet 2027 : les inscriptions ouvrent aujourd’hui !

C’est une première dans la longue histoire de la Transquadra, qui a toujours su s’adapter pour se développer : le Groupe GCA depuis cette semaine partenaire titre de la course qui devient la : « Transquadra GCA Race ». Jean-Noël Tourin, président de la Transquadra : « La Transquadra doit être la seule épreuve transatlantique (de France et de Navarre !) à avoir toujours été organisée par des bénévoles, au sein une association loi de 1901. Cette association compte une quinzaine de bénévoles et, comme une PME, elle doit s’adapter en permanence au contexte économique dans lequel elle évolue pour maintenir la qualité de la course. Comme en régate, il faut être à la fois stratège et tacticien ! Ainsi, pour assurer la réussite de cette épreuve triennale, nous avons le plaisir d’accueillir le Groupe GCA comme partenaire titre de la désormais « Transquadra GCA Race » et nous sommes fiers de les avoir à nos côtés. »

La Transquadra et le Groupe GCA partagent des valeurs fondatrices communes : ces deux « entreprises » sont nées la même année, en 1993, toutes deux d’une idée aussi audacieuse* que pertinente, puisque qu’elles se sont développées avec succès pendant trois décennies.
Leur fil rouge : le goût du défi, le partage, la performance, la convivialité.
David Gaist, Président-Fondateur du Groupe GCA, est aussi un marin, un compétiteur et il fait partie des heureux membres du Club Nautique Hoëdicais, à l’instar de l’ensemble des bénévoles de la Transquadra.
Enfin, le Groupe GCA est engagé dans la course au large depuis plusieurs saisons**.
Bref, la Transquadra et le Groupe GCA ne pouvaient pas ne pas se rencontrer, et s’associer !

L’autre bonne nouvelle, c’est que le siège social de la Transquadra est désormais basé à La Turballe, avec vue sur mer et directement sur le terrain pour préparer au mieux le départ de l’édition 2027 en collaboration avec l’équipe municipale.
Pour le reste, rien ne change, ou presque : un départ, en juillet 2027, cap sur Madère où les concurrents seront accueillis comme il se doit par le Clube Naval do Funchal dans la toute nouvelle marina madérienne.
Il n’y aura pas de départ de Méditerranée, faute de flottes suffisamment conséquentes ses dernières éditions. Les concurrents Méditerranéens sont en revanche bien sûr les bienvenus en Atlantique !
La deuxième étape partira en janvier 2028 vers les Antilles.
Les catégories « croiseur » et « performance » sont maintenues, et l’épreuve peut bien sûr toujours se disputer en solitaire comme en double.

Les inscriptions sont ouvertes !
Renseignements et inscriptions auprès de Martine : martine@transquadra.com

  • David Gaist, Président-Fondateur du Groupe GCA a acheté pour un franc symbolique la concession de Cholet. Le Groupe compte aujourd’hui 2000 collaborateurs et 121 concessions.

** Le Groupe GCA a été partenaire du skipper Gilles Lamiré et de la Classe Ocean Fifty.

Source CP

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Une belle édition du Yacht Racing Forum

La communauté internationale des courses de voile s’est réunie en force à Amsterdam les 20 et 21 novembre, alors que le Yacht Racing Forum accueillait 250 délégués venus de 26 pays pour deux jours de débats de haut niveau, de partage de connaissances et d’affaires.

En tant que principale plateforme B2B du sport, le Forum s’est une fois de plus révélé être le lieu de rencontre privilégié des marques, des organisateurs d’événements, des équipes et des fournisseurs à la recherche de nouvelles opportunités commerciales et de développement. Les leaders du secteur, les athlètes, les organisateurs et les innovateurs se sont réunis pour discuter du présent et de l’avenir du sport, en abordant à la fois ses défis et ses opportunités.

Sir Russell Coutts a ouvert la conférence vendredi par un discours inspirant, soulignant que l’amélioration de l’accès – pour les jeunes, les femmes et les nouveaux talents entrant dans les secteurs techniques et professionnels – est essentielle à la croissance de la voile de compétition. Le PDG de SailGP a également insisté sur l’importance de proposer des parcours d’accès simples et agréables aux enfants et aux jeunes navigateurs, grâce à des programmes d’entraînement ludiques et des activités attrayantes. « Nous devons faire en sorte que les jeunes navigateurs en herbe se sentent les bienvenus et développer des parcours efficaces vers les sommets de ce sport. Les classes olympiques doivent également évoluer et gagner en popularité. Par exemple, les classes olympiques devraient être tenues d’organiser des championnats régionaux. »

David Graham, PDG de World Sailing, a parlé sans détours des défis auxquels est confronté ce sport, en particulier dans le domaine olympique. Il a également réaffirmé que l’une des principales priorités de l’organisation était de réintégrer la voile aux Jeux paralympiques.

De nombreux autres acteurs, dont Andraz Michelin (Bénéteau) et Corinne Migraine, la nouvelle vice-présidente de World Sailing, ont souligné que si les ventes de bateaux neufs sont actuellement en baisse, le nombre de voiliers de course actifs continue d’augmenter. Cette tendance, combinée à un paysage commercial en rapide évolution, a fait du Forum un lieu incontournable pour les entreprises à la recherche d’informations, de données sur le marché et de nouveaux partenariats stratégiques.

Jeudi, Bruno Dubois, PDG de France SailGP Team, est monté sur scène aux côtés de la navigatrice néo-zélandaise et championne Liv Mackay, stratège pour Black Foils – New Zealand SailGP Team. Il a souligné l’importance de rendre ce sport plus accueillant pour les femmes et les groupes sous-représentés. Sa présentation faisait écho à l’un des thèmes centraux du Forum : la diversité, l’accessibilité et la durabilité doivent devenir les piliers de l’avenir de ce sport, un impératif qui offre également des opportunités majeures aux marques, sponsors et institutions cherchant à s’aligner sur des initiatives significatives et tournées vers l’avenir.

Mackay a partagé son propre parcours et les défis auxquels elle a été confrontée en tant que femme dans ce sport avant de rejoindre son équipe actuelle et d’être simplement reconnue pour ce qu’elle est : une navigatrice professionnelle expérimentée et hautement compétente.

Pendant deux jours complets, des spécialistes du monde entier ont exploré certaines des questions les plus pressantes du secteur :

  • Comment l’intelligence artificielle peut-elle améliorer les performances, l’entraînement et la gestion des courses ?
  • Comment ce sport peut-il élargir son audience et sa visibilité à l’échelle mondiale ?
  • Quel rôle les innovations technologiques et environnementales joueront-elles dans le paysage des courses de voile de demain ?

L’espace d’exposition et les sessions de réseautage du Yacht Racing Forum ont créé un terrain fertile pour les échanges commerciaux, permettant aux fournisseurs, aux organisateurs d’événements et aux équipes de rencontrer des clients potentiels et d’initier des relations commerciales.

La durabilité, l’égalité des sexes et l’innovation ont été au centre de nombreuses discussions, soulignant le rôle de premier plan du Forum dans la promotion non seulement du progrès sportif, mais aussi d’une croissance commercialement viable dans l’ensemble du secteur.

Bernard Schopfer, l’organisateur de l’événement, a bien résumé l’esprit de cette rencontre : « La force de notre sport réside dans sa capacité à évoluer. Lorsque la communauté se réunit dans un esprit d’ouverture et d’ambition, comme nous l’avons vu ici à Amsterdam, la course à la voile progresse de manière décisive. Et lorsque les leaders du secteur se rencontrent dans un environnement propice, de nouvelles idées et de nouvelles opportunités commerciales voient inévitablement le jour. »

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