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America’s Cup. Présentation officielle des 5 équipes fondatrices de l’America’s Cup Partnership

January 21, 2026 Naples. America’s Cup Partnership (ACP) announcement at Palazzo Reale in Naples.

C’est à Naples que les représentants des cinq équipes inscrites pour disputer la 38e America’s Cup Louis Vuitton — Emirates Team New Zealand (NZL), GB1 (GBR), Luna Rossa (ITA), Tudor Team Alinghi (SUI) et K-Challenge (FRA) — ont été présentés ce mercredi 21 janvier. Les dates de la compétition ont été dévoilées : elle débutera par deux courses d’ouverture le samedi 10 juillet 2027 et se terminera le week-end des 17 et 18 juillet 2027. En partenariat avec Cuplegend.com

C’est au Palazzo Real, le Palais royal de Naples, que s’est déroulée ce mercredi la présentation des 5 équipes fondatrices de l’America’s Cup Partnership en présence des autorités nationales et locales italiennes. La Coupe de l’America et la Coupe Louis Vuitton ont été présentées sur scène de manière théâtrale avant que les représentants du Defender – Grant Dalton, CEO of Emirates Team New Zealand, David Blakey, Commodore du RNZYS et les représentants du Challenger of Record, Sir Ben Ainslie, Directeur de GB1 et Bertie Bicket, Commodore du Royal Yacht Squadron montent sur scène pour expliquer en quelques phrases ce tournant majeur de l’America’s Cup Parnership.

January 21, 2026 Naples. America’s Cup Partnership (ACP) announcement at Palazzo Reale in Naples. Grant Dalton, CEO of Emirates Team New Zealand, David Blakey, Commodore RNZYS, Sir Ben Ainslie, Team Principal of the Challenger of Record GB1 and Bertie Bicket, Commodore of Royal Yacht Squadron. Photo Ian Roman

Rien de particulier, ni de nouveau sur ce que l’on sait de l’America’s Cup Partnership n’a été dévoilé sur scène. Il s’agissait ici de faire la photo officielle. Grant Dalton, PDG de l’Emirates Team New Zealand, a déclaré : « Ce partenariat marque un tournant pour l’America’s Cup, qui partage la gouvernance, l’orientation future et le développement de l’événement. L’annonce par Louis Vuitton de son engagement continu envers l’America’s Cup témoigne de cette nouvelle orientation. C’est absolument vital à long terme, mais à court terme, l’ACP garantira des courses très serrées et une compétition sans précédent. »
Sir Ben Ainslie, directeur de l’équipe Challenger of Record GB1, a fait écho aux propos de Dalton en déclarant : « Aujourd’hui marque un moment décisif pour l’America’s Cup. Les équipes se sont réunies pour tracer une ligne claire dans le sable et entamer une nouvelle ère de gouvernance forte et de gestion neutre, avec pour ambition d’élargir la base de fans et l’attrait commercial de l’événement. GB1 voit déjà cette vision se concrétiser grâce à la force de ses partenariats, notamment en obtenant un investissement important de la part d’Oakley Capital et en engageant des discussions passionnantes avec de grandes marques mondiales. L’America’s Cup est un événement emblématique, et ce nouveau chapitre pourrait le hisser au plus haut niveau du sport mondial. »

S’en ai suivi une à une la présentation des équipes fondatrices. Emirates Team New Zealand (NZL) tout d’abord avec la présence du milliardaire Mateo de Nora, comme Team Principal de l’équipe ETNZ aux côtés de Grant Dalton, CEO of Emirates Team New Zealand et de Kevin Shoebridge, COO of Emirates Team New Zealand,

GB1 (GBR). Ben Ainslie avait laissé la place au CEO Ian Walker, Hannah Mills et à Dylan Fletcher. L’équipe présentait un bateau avec une nouvelle identité de marque GB1.

Luna Rossa (ITA), L’italien Max Sirena, CEO of Luna Rossa laissait la place aux jeunes avec Margherita Porro et Marco Gradoni.
Max Sirena, directeur général de Luna Rossa : « Nous sommes très heureux que la première régate préliminaire ait lieu à Cagliari, une ville magnifique que nous connaissons bien, puisque nous l’avons choisie comme base en 2014. Ce sera un avant-goût de la 38e America’s Cup Louis Vuitton, et notre objectif, comme toujours, est de donner le meilleur de nous-mêmes. Quant à Naples, nous sommes certains que ce sera mémorable. Le golfe de Naples est largement considéré comme l’un des plus beaux sites de voile au monde, et il offrira sans aucun doute un cadre unique pour l’événement. Bien sûr, nous ressentons la responsabilité de courir dans notre propre pays devant des milliers de fans, mais en même temps, cela nous donnera un élan supplémentaire pour relever le défi de la meilleure façon possible. Depuis la fin de la 37e America’s Cup à Barcelone, nous n’avons cessé de travailler pour être le mieux préparés possible pour l’événement de 2027, avec un objectif clair en tête : essayer de devenir la première équipe italienne à remporter l’America’s Cup. »



Tudor Team Alinghi (SUI). Ernesto Bertarelli avait fait le déplacement, lui que nous n’avions pas vu ou très peu depuis Barcelone. Il montait sur scène aux côtés de Lourdes Millet, avocate qui a œuvré à la signature de l’ACP, et Nicolas Rolaz, naviguant.

Enfin l’équipe française K-Challenge (FRA) avec Bruno Dubois et Stephan Kandler qui montaient sur scène.
Stephan Kandler, fondateur et co-PDG de K-Challenge : « La France est un pays historique pour la voile et la Coupe de l’America. K-Challenge participe depuis 2001 à divers défis français ; il était donc tout naturel de s’impliquer dans l’avenir de l’America’s Cup en tant que membre fondateur du nouveau partenariat, aux côtés d’équipes légendaires telles que Emirates Team New Zealand, GB1, Luna Rossa et Tudor Team Alinghi. Cela renforcera la visibilité et l’image de l’America’s Cup. C’est une opportunité fantastique pour l’événement et les équipes de se développer au même niveau que d’autres propriétés sportives de premier plan. »

Les 5 CEOs remontaient ensuite sur scène avec une cérémonie maori. Le public a eu droit à un accueil culturel impressionnant mené par Ngāti Whātua Ōrākei, la tribu maorie (iwi) d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, représentant l’actuel défenseur, le Royal New Zealand Yacht Squadron et l’équipe Emirates Team New Zealand. Ngāti Whātua Ōrākei a salué culturellement la création de l’ACP et a souhaité la bienvenue à toutes les équipes de l’America’s Cup Partnership avant de remettre des pounamu taonga (trésors en jade vert) aux membres fondateurs de l’équipe sur scène. Ces taonga représentent la force, l’héritage de l’America’s Cup, le respect pour toutes les équipes qui l’ont précédée et un lien avec un avenir passionnant.

https://www.youtube.com/watch?v=k47ygTXWrHg&t=2s

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America’s Cup. K-Challenge officialise son défi sur la 38e America’s Cup

La France sera présente sur la prochaine édition de la Coupe de l’America. L’équipe K-Challenge a officialisé son défi sur la 38e America’s Cup qui se tiendra à Naples en 2027 à l’occasion de conférence de presse qui s’est tenue dans la ville hôte ce mercredi.

Ce mercredi 21 janvier, K-Challenge, fondée par Stephan Kandler qu’il co-gère avec Bruno Dubois, a officialisé l’inscription du Challenger français à la 38e édition de l’America’s Cup avec la Société Nautique de Saint-Tropez comme Yacht Club support. C’est la 15e participation de la France à la plus ancienne compétition sportive du monde (1851).
Il n’y a pas véritablement de surprise dans cette annonce qui était attendue si ce n’est que ce défi français s’inscrit dans un tournant provisoire ou historique de la Coupe avec la mise en place de l’America’s Cup Partnership. L’histoire le dira.
La France en fait officiellement partie et c’est en soi une belle nouvelle.
Selon Cuplegend.com, ce seront surtout les prochaines annonces qui sont attendues :
– l’équipe navigante : on parle de la paire espagnole Diego Botín et Florian Trittel qui pourrait rejoindre Quentin Delapierre, Manon Audinet et Jason Saunders. A voir également qui fera partie de l’équipe Youth et Women’s America’s Cup.
– les partenaires : D’autres partenaires que ceux déjà présents sur l’équipe SailGP pourraient rejoindre l’équipe
– AC40 : L’équipe devrait disposer d’un second AC40 et participer avec à Cagliari en mai 2026, la première régate préliminaire de la Coupe.

Sur l’America’s Cup, l’histoire ne s’écrit pas en une seule campagne, mais en une succession d’engagements qui forgent une identité. K-Challenge – déjà engagée en 2007 (Areva Challenge) et en 2024 (Orient Express Racing Team) – repart aujourd’hui avec une maturité nouvelle. Membre fondateur de la nouvelle organisation de l’America’s Cup, K-Challenge confirme son rôle structurant dans la présence française au plus haut niveau de la voile internationale. La Sport-Tech, désormais basée à Lorient, s’impose aujourd’hui comme un acteur reconnu de la voile de haut niveau. Elle est pleinement engagée dans l’évolution d’une compétition où innovation technologique, performance sportive et excellence humaine sont indissociables, depuis plus de 170 ans !

Avec son AC75, sister-ship de celui de Team new Zealand elle dispose d’une très bonne plateforme. Reste à le doter d’une nouvelle paire de foils et à le mettre à la nouvelle jauge.

Une nouvelle ère pour l’America’s Cup : K-Challenge co-fondateur, de ce nouveau format
L’America’s Cup a entamé une transformation historique : pour la première fois dans ses 175 ans d’existence, les équipes se sont unies au sein d’une structure commune, l’America’s Cup Partnership (ACP)*, afin de gouverner collectivement l’événement et d’assurer sa croissance globale. Cette organisation repose sur une gouvernance partagée où chaque équipe fondatrice dispose d’une voix égale, rompant avec le modèle centré sur le Defender seul. Ce nouveau cadre vise à préserver l’héritage technique et historique de l’America’s Cup tout en la projetant dans une ère de stabilité, d’innovation et d’audience mondiale accrue.

Un nouveau Challenge porté par l’expertise française.

Sur le plan sportif, K-Challenge entend tirer le meilleur du savoir-faire français. La France est une terre de voile, dotée d’un vivier de talents reconnus pour certains et émergents pour d’autres. Les prochains mois seront consacrés à la constitution d’un équipage Challenger solide, autour du leader Quentin Delapierre, tout en restant ouvert à des compétences internationales, qu’il s’agisse de marins, d’ingénieurs ou de designers ou encore sur des athlètes sortant des rangs de son Akademy.

La 38e America’s Cup à Naples en 2027 : la France un challenger à surveiller !

Dans la baie de Naples dans un peu moins de deux ans, K-Challenge ne sera donc plus un outsider, mais bel et bien un challenger à surveiller, doté d’un élan, d’une vision claire et d’une ambition décuplée pour ramener la France à la pointe de la lutte dans la quête de l’America’s Cup et pour rapporter un jour, l’Aiguière d’argent à la maison !

Pierre Roinson, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez
” L’America’s Cup reste une aventure collective portée par des Yachts Clubs engagés et des équipes passionnées. En relevant ce nouveau défi, nous cherchons à inscrire la France dans une dynamique qui allie exigence sportive, innovation et cohésion. L’équipe française peut être assurée du soutien de l’ensemble des membres de la Société Nautique de Saint-Tropez.”


Stephan Kandler et Bruno Dubois CEO K-Challenge
” Cette campagne s’inscrit dans une vision de long terme. Impliqués dès l’origine dans la construction du nouveau format de l’America’s Cup, nous voulons capitaliser sur les talents, allier expérience et jeunesse, et faire du Challenger français un projet durable et performant, capable de rivaliser à Naples en 2027.”

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Trophée Jules Verne. Grand voile déchirée en deux sur The Famous Project, ETA lundi 26 janvier matin

Les difficultés s’accumulent malheureusement à bord du Maxi Trimaran IDEC SPORT des femmes de The Famous Project CIC à quelques encablures de l’arrivée. Dernière en date, et non des moindres, la déchirure de la grand voile survenue hier après midi alors que le bateau manœuvrait pour venir glisser au coeur de l’archipel des Açores. Quatre heures d’effort, avec l’Américaine Molly LaPointe accrochée au mât, auront été nécessaires pour ramener la toile et la bloquer au niveau du deuxième ris. Une configuration certes minimaliste mais qui, ironie du sort, correspond précisément à la toile du temps nécessaire à porter dans les rudes conditions en voie d’établissement sur zone. Une infortune de mer brutale, sévère, irréparable, qui va jusqu’au bout priver Alexia Barrier, Dee Caffari, Annemieke Bes, Rebecca Gmür Hornell, Deborah Blair, Molly LaPointe, Támara Echegoyen et Stacey Jackson des 3/4 de leur grand voile.

Le vent d’ouest nord ouest forcit, la mer se creuse et rien pourtant ne vient altérer la volonté de ces femmes de poursuivre leur route, d’avancer dans l’adversité et de venir le plus tôt possible en terminer avec leur tour du monde sans escale et sans assistance, devenant ainsi le premier équipage féminin à réaliser cet exploit. Diminuées dans leur progression par cette déchirure intempestive, les navigatrices de The Famous Project CIC ont vu le petit « portillon » entrevu pour échapper au plus fort du vent du côté du cap Finisterre, se refermer inéluctablement.Les 40 noeuds et plus de vent venus du Labrador martèleront dès la mi journée les rivages de Galice, levant une mer déjà mesurée à plus de 7 mètres. La route du golfe de Gascogne se bouche pour au moins 48 heures, et Alexia et ses « girls » envisagent désormais une arrivée sur la ligne d’Ouessant dimanche soir ou lundi prochain.
Combattues, souvent. Battues, parfois. Abattues, jamais.

Alexia Barrier :
« On a eu la grand voile déchirée en deux quand on a empanné pour prendre le ris 1. Il était 15h TU. Bref, on a passé trois heures à essayer de descendre la grand voile. Finalement, on a réussi à la descendre jusqu’au ris 2. Il nous reste un morceau de grand voile, juste ce qu’il faut pour ris 2. Donc, on a repris notre route. Ce n’est pas réparable et de toute manière, deux ris, c’est bien suffisant pour arriver à Brest avec la météo qu’on va avoir. Donc voilà, on n’est pas inquiète. On est solide, on est soudée. Et voilà, haut les coeurs, ça va le faire. »

Dee Caffari :
« Quelle journée ! Nous devons nous battre pour chaque kilomètre parcouru dans cette dernière ligne droite. Nous avons choisi la ténacité, la résilience et le travail d’équipe pour surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés et continuer à nous battre chaque jour. Il y a eu 30 tentatives pour remporter le Trophée Jules Verne, mais seules 14 d’entre elles ont réussi à boucler le tour du monde. Seules 9 d’entre elles ont abouti à un record. Dans quelques jours, ces chiffres vont changer, et c’est passionnant. L’histoire est en train de s’écrire, des exemples de ce qui est possible sont en train d’être créés. Si c’était facile, tout le monde le ferait. »

Ca cogite, ça phosphore, ça mentalise fort à bord du Maxi trimaran IDEC SPORT des navigatrices de The Famous Project CIC. Et aux envies d’en terminer au plus vite avec ce premier tour du monde féminin en maxi multicoque, viennent se greffer moult critères contradictoires avec la performance pure. Mer impossible, vent puissant mal orienté, bateau diminué… autant d’impondérables auxquels Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) ont choisi de répondre en faisant entendre la voix de la raison.

Il est de l’avis général inutile et déraisonnable d’affronter le pire, et l’équipage international placé sous la houlette d’Alexia et Dee Caffari préfère ronger son frein, faire le dos rond à l’abri de l’archipel des Açores plutôt que tenter le diable qui va rugir ces prochaines 48 heures au large de la péninsule ibérique et jusqu’à la pointe de Bretagne. Ce n’est qu’alors, samedi matin espèrent-elles, qu’elles braveront l’océan toujours aussi mal pavé pour faire route directe vers Ouessant et cette ligne d’arrivée si convoitée qu’elles pourraient franchir lundi 26 janvier au matin.

ETA lundi 26 janvier matin
Une infortune de mer brutale, sévère, irréparable, qui va jusqu’au bout priver Alexia et ses navigatrices des 3/4 de leur grand voile. Le vent d’ouest nord ouest forcit, la mer se creuse et rien pourtant ne vient altérer la volonté de ces femmes de venir le plus tôt possible en terminer avec leur tour du monde sans escale et sans assistance, devenant ainsi le premier équipage féminin à réaliser cet exploit. Diminuées dans leur progression par cette déchirure intempestive, l’équipage The Famous Project CIC a vu le petit « portillon » entrevu pour échapper au plus fort du vent du côté du cap Finisterre se refermer inéluctablement. Les 40 noeuds et plus de vent venu du Labrador martèlent depuis la mi-journée les rivages de Galice, levant une mer déjà mesurée à plus de 7 mètres, et qui atteindra ces prochaines heures les 10 mètres et plus. La route du golfe de Gascogne se bouche pour au moins 48 heures, et Alexia et sa team ralentissent et infléchissent leur route pour laisser passer le gros de la tempête. Elles envisagent désormais une arrivée sur la ligne d’Ouessant lundi prochain. Combattues, souvent. Battues, parfois. Abattues, jamais.

Christian Dumard, routeur à terre :
« Après mûre réflexion, elles ont pris la décision d’attendre. Les raisons : un état de mer important avec des vagues attendues entre 8 et 9,5 mètres avec plus de 45 noeuds et des rafales à 55-60 noeuds. Il est plus sage d’attendre au large une trentaine d’heures et de reprendre la route le samedi 24 au matin pour terminer dans des conditions qui resteront musclées (6 à 7 mètres de mer et 35 noeuds / rafales 45-50 noeuds) pour une ETA le lundi 26 matin. »

Alexia Barrier :
« On a eu la grand voile déchirée en deux quand on a empanné pour prendre le ris 1. Il était 15h TU. Bref, on a passé trois heures à essayer de descendre la grand voile. Finalement, on a réussi à la descendre jusqu’au ris 2. Il nous reste un morceau de grand voile, juste ce qu’il faut pour ris 2. Donc, on a repris notre route.
Ce n’est pas réparable et de toute manière, deux ris, c’est bien suffisant pour arriver à Brest avec la météo qu’on va avoir. Donc voilà, on n’est pas inquiète. On est solide, on est soudée. Et voilà, haut les coeurs, ça va le faire. »

Dee Caffari :
« Quelle journée ! Nous devons nous battre pour chaque kilomètre parcouru dans cette dernière ligne droite. Nous avons choisi la ténacité, la résilience et le travail d’équipe pour surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés et continuer à nous battre chaque jour. Il y a eu 30 tentatives pour remporter le Trophée Jules Verne, mais seules 14 d’entre elles ont réussi à boucler le tour du monde. Seules 9 d’entre elles ont abouti à un record.
Dans quelques jours, ces chiffres vont changer, et c’est passionnant. L’histoire est en train de s’écrire, des exemples de ce qui est possible sont en train d’être créés. Si c’était facile, tout le monde le ferait. »

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Globe40. Une fin d’étape encore serrée en approche de Valparaiso

A moins de 300 milles de l’arrivée à Valparaiso la GLOBE40 semble vouloir nous délivrer dans cette étape 4 un scénario final dont elle a le secret ; on a en mémoire les 9 minutes séparant les 3 premiers dans l’étape 2 entre le Cap-Vert et l’île de la Reunion. Alors qu’ils étaient encore il y a 5 jours à 77 milles en seconde position l’équipage franco-britannique CREDIT MUTUEL réalise une belle performance en revenant ce jour à 02.00 UTC à 1 mille de l’équipe belge aprés 11 jours de domination de BELGIUM OCEAN RACING. Difficile de savoir si ce sont les choix tactiques, un positionnement plus à l’ouest et au nord dans la remontée du sud et maintenant une position sous le vent, ou l’état des voiles de chacun, ou les deux qui expliquent cette nouvelle situation: il faudra attendre l’arrivée pour avoir toutes les informations.

Dans l’immédiat à 24 heures environ de l’arrivée la messe est t’elle dite selon l’expression classique ? il semble qu’il y ait encore quelques psaumes encore à dérouler avant le résultat final et de savoir lequel des deux héros sera sanctifié. Dans tous les cas ces derniers milles – aprés 6725 milles parcourus à ce jour à la vitesse moyenne remarquable de 13,44 noeuds – vont être surement à bord des deux équipages vécus avec une très forte tension au vu de l’enjeu de cette étape à coeficient 3. D’autant que sur quelques dizaines de milles avant l’arrivée il peut y avoir un dévent, un cap plus au sud de Valparaiso limitant les effets des vents du sud.

Les derniers mots du bord de CREDIT MUTUEL.

“Hello la terre, Nous arrivons!!!!
Nous nous apprêtons à passer notre dernière nuit en mer. Notre journée a été plutôt bonne, les écarts se resserrent enfin en distance au but , notre positionnement plus nord nous va très bien, ça donne un peu de jeu, tant qu’on est derrière eux on est content. Si jamais on arrive à reprendre le lead, on fera tout pour supprimer ce latéral. il nous reste 340 milles à parcourir avant la ligne d’arrivée, une broutille quand on pense aux 6000 milles déjà effectués. Nous sommes sous spi en mode guerrier , les écoutes commencent à être abimées tant on joue avec.”

La flotte des Class40 classiques dits “pointus” est quant à elle à 1300 milles et s’apprête à entamer sa remontée vers Valparaiso. Elle reste très groupée, 200 milles séparant seulement dans l’ordre du classement BARCO BRASIL, WILSON, JANGADA RACING et WHISKEY JACK. FREE DOM à quant à lui est au sud de la Nouvelle-Zélande et entame sa longue périple dans le sud.

Source CP

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Trophée Jules Verne. Sodebo devra affronter une tempête le dernier jour pour battre le record d’IDEC Sport

« On prend ce que la mer nous donne », rappelle souvent Thomas Coville dans ses voice notes tout au long de son tour du monde. Alors que l’équipage de Sodebo Ultim n’est plus qu’à quatre jours de l’exploit, tout proche de battre le record du tour du monde détenu par IDEC Sport depuis 2017, un ultime obstacle se dresse sur la route du trimaran : une violente tempête hivernale, avec des rafales à 50 nœuds et une mer annoncée à 10 mètres de creux. Si, à l’équateur, Sodebo comptait près de 20 heures d’avance sur le record, cette fin de tour du monde s’annonce particulièrement épique pour les six marins à bord, ainsi que pour l’équipe de routage. Un record qui, décidément, se mérite jusqu’au bout. Tous les regards sont désormais tournés vers l’arrivée, attendue entre ce samedi 24 et dimanche 25 janvier. On croise les doigts pour Sodebo.

L’Atlantique Nord est particulièrement agité en ce moment, et cela devrait encore se renforcer d’ici ce week-end. Dans ce parcours autour du monde, il existe deux passages sensibles où il n’y a pas de voie d’échappatoire : le Horn et l’arrivée. On a vu, lors du dernier tour du monde en Ultim, que certains avaient ralenti pour choisir la météo de passage au Horn et avaient même fait escale aux Açores afin d’éviter un coup de vent en Iroise. Sur un record, ce luxe n’est pas possible. Il va falloir composer avec la météo, et SU3 va sans doute vivre les conditions les plus exigeantes qu’il ait jamais rencontrées depuis sa mise à l’eau.

Cette situation impose d’être mesuré sur les ETA. Il faudra trouver le meilleur créneau pour passer le cap Finisterre en fonction de l’état de la mer. Cela peut influencer la stratégie des 48 dernières heures dixit l’équipe routage de Sodebo.

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Record. Après le Cap Horn, la longue route attend Guirec Soudée

Guirec Soudée a bel et bien franchi le cap Horn en multicoque, l’obstacle majeur de sa tentative de record du tour du monde à l’envers. Un exploit remarquable, et une première en Ultim à ce stade de la navigation vers le nord. Désormais à l’abri des grandes dépressions australes, le marin breton peut entamer sa longue glissade dans les alizés pour traverser le Pacifique et poursuivre son aventure.

“ Hello,
Ici Guirec, depuis mon petit bateau. Je prends le temps de vous écrire quelques lignes !
La bonne nouvelle, c’est que je peux enfin me dire que j’ai passé le cap Horn et que je me trouve désormais dans le Pacifique. Oui, car au moment où j’ai franchi la longitude du cap Horn, pour moi, il n’était pas du tout passé.

Je n’aime jamais me réjouir trop vite. Je savais que derrière, les conditions allaient être mauvaises, donc il me fallait d’abord négocier du mieux possible ces quelques jours sportifs, avec du vent soutenu, mais surtout une mer très mauvaise, qui mettait à rude épreuve le bateau et forcément moi aussi. Car dans des conditions comme ça, c’est compliqué, voire impossible, de se reposer, et forcément il y a pas mal de tension à bord ! Même si ce n’est pas trop mon genre d’être stressé, je savais que tout pouvait s’arrêter très vite, comme ça a malheureusement été le cas pour toutes les tentatives qui m’ont précédé en multicoque.

Je suis donc heureux et soulagé de vous écrire depuis des conditions beaucoup plus sympas. Depuis deux jours, j’enchaîne les siestes les unes après les autres ; je crois que j’ai puisé très fort dans mes ressources ! Mais rassurez-vous, je suis en super forme et très heureux d’être là avec mon bateau. Je sais que la route est encore longue, mais vous ne trouverez pas un autre skipper dans les parages aussi motivé et déterminé à mener à bien cette incroyable aventure.

Je suis exactement là où je veux être, et j’ai hâte de continuer à vous partager tout ça ! Merci d’être aussi nombreux derrière moi.

Guirec ”

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Trophée Jules Verne. The Famous Project d’Alexia Barrier attendu samedi

Le Maxi Trimaran IDEC SPORT est désormais à moins de 2000 mn de l’arrivée de son tour du monde ce mardi. L’équipage des femmes de The Famous Project CIC Alexia Barrier, Dee Caffari, Annemieke Bes, Rebecca Gmür Hornell, Deborah Blair, Molly LaPointe, Támara Echegoyen et Stacey Jackson sont contraintes de faire le tour de l’anticyclone des Açores mais aussi de temporiser face à la violente tempête attendue mercredi.

Un parcours long et fastidieux, dans un vent tonique et sur une mer formée, qu’elles s’évertuent à effectuer le plus rapidement possible, aiguillonnées en cela par l’arrivée dès mercredi sur le golfe de Gascogne d’un phénomène tempétueux des plus virulent. L’heure est donc plus que jamais à la concentration, et à la stratégie pour négocier sas risque une arrivée bien délicate. Malgré la fatigue désormais bien palpable à bord, au terme de 51 jours de mer à haute pression, Alexia et ses navigatrices se montrent totalement focalisées sur cet objectif considérable qui les anime depuis le 14 décembre dernier, devenir le premier équipage féminin à boucler un tour du monde sans escale et en maxi multicoque. Et ça, c’est pas rien!

Alexia Barrier :
“On ressent de la fatigue, oui, on sort d’un tour du monde. De l’impatience aussi, parce que la Terre se rapproche. Mais surtout, beaucoup de lucidité et de sérénité. Parce qu’on sait pourquoi on est là. Et on sait pourquoi on veut aller au bout. Il y a vraiment toujours un état d’esprit collectif dans l’équipage. Et paradoxalement, on est crevés, mais on reste solides mentalement.
Il y a entre 20 et 25 nœuds, on est au reaching. L’Atlantique Sud, c’est un peu plus brut, un peu plus physique, un peu plus frontal. L’Atlantique Nord, c’est plus stratégique. Ça peut être brutal aussi, comme on va le voir à la fin du tour du monde. C’est plus instable, avec beaucoup plus de transition météo. C’est un océan qui est plus sollicitant mentalement. D’autant plus qu’on sait que la fin est proche et que la météo peut encore jouer avec nos nerfs.
L’arrivée s’annonce costaud, et on voit des vagues de plus de 8 mètres. Ça ne peut pas faire sourire, ça c’est certain. Même nous qui sommes toujours très enjouées et souriantes, on est concentrées, on est soumises à la pression. On va voir comment ça évolue. Et puis, on n’y est pas encore, ça peut encore diminuer en intensité d’ici qu’on y arrive.”

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SailGP. Youri Djorkaeff nouvel actionnaire de l’équipe française de SailGP

© Bob Martin for SailGP

L’équipe française de SailGP ne cesse de signer des partenariats. Devenue DS Automobiles SailGP Team France, elle annonce l’arrivée de Playmaker – plateforme d’investissement dédiée au sport fondée et dirigée par Youri et Sacha Djorkaeff en partenariat avec Monaco Asset Management – en tant que nouvel actionnaire.

Avec cette prise de participation, Playmaker rejoint un consortium d’investisseurs comprenant Ares Sports, Media and Entertainment, Sportsology et V-Group, aux côtés d’une autre figure internationale du football, Kylian Mbappé, déjà actionnaire de l’équipe tricolore via Coalition Capital.
Ce renforcement de l’actionnariat constitue une étape stratégique majeure pour le projet opéré par K-Challenge et vient soutenir les ambitions sportives et commerciales de l’équipe dans le Championnat Rolex SailGP.

« Nous sommes ravis d’accueillir la famille Djorkaeff et Playmaker au sein de DS Team France, déclare Stephan Kandler, co-CEO de DS Automobiles SailGP Team France. Leur vision, leur expérience et leur énergie, combinées à la plateforme institutionnelle de Monaco Asset Management, constituent un atout décisif pour accélérer notre croissance et renforcer nos capacités sur l’ensemble de nos axes de développement. De plus, avoir des sportifs de ce niveau qui s’intéressent à nous et à notre sport en général est très positif. La voile suscite l’intérêt du monde du sport en général et aussi des grands annonceurs, comme le montre la présence de DS Automobiles, d’Accor, de L’Oréal Groupe et Leyton. Avec 2 champions du monde français à nos côtés et tous ces partenaires prestigieux, notre équipe porte haut les couleurs de la France dans le monde.”

Pour Sacha Djorkaeff, Managing Partner chez Playmaker : « SailGP est une ligue mondiale de premier plan, en pleine dynamique de croissance : une ligue technologique, ultra-compétitive et résolument tournée vers l’innovation. Nous investissons avec conviction, entourés d’un groupe exceptionnel de partenaires que nous avons rassemblés autour de ce projet. Au-delà du capital, nous souhaitons accompagner l’équipe pour faire de la franchise française une marque sportive mondiale, capable de gagner au plus haut niveau. »
Jeremy Genin, CIO de Monaco Asset Management, souligne : “Nous investissons dans des actifs portés par une propriété intellectuelle durable, des partenaires de premier plan et un potentiel global. SailGP coche toutes ces cases, et DS Team France a tous les ingrédients pour performer sur l’eau comme en dehors. Notre rôle est clair : proposer un écosystème à forte valeur ajoutée afin de permettre à ce projet de réussir sportivement et commercialement.”

Youri Djorkaeff conclut : « Notre engagement dans l’équipe DS Automobiles SailGP Team France dépasse l’investissement financier. C’est avant tout une volonté de soutenir notre équipe nationale qui a le potentiel de jouer un rôle capital dans un sport d’avenir. La voile m’inspire depuis des années, et SailGP est une compétition qui repousse les limites. Nous voulons contribuer à écrire la prochaine page de cette grande aventure française. »

© Bob Martin for SailGP

Pour Andrew Thompson, Managing Director chez SailGP : « L’arrivée de Playmaker aux côtés de ce consortium d’investisseurs renforce encore davantage une base d’actionnaires déjà exceptionnelle pour l’équipe française. C’est formidable d’avoir un deuxième vainqueur de la Coupe du Monde de la FIFA parmi les propriétaires et nous sommes impatients de travailler avec Youri et son équipe pour tirer parti de son expérience au plus haut niveau du sport mondial dans l’un des marchés les plus influents de la voile mondiale. »
Cette entrée au capital intervient à un moment clé pour le DS Automobiles SailGP Team France, qui vient de monter sur le podium du Sail Grand Prix de Perth, premier rendez-vous de la saison du Championnat Rolex SailGP 2026. Leader des courses en flotte et qualifiée pour la finale dès l’ouverture du championnat, l’équipe affiche une dynamique sportive très positive, de bon augure avant le prochain Grand Prix d’Auckland, les 14 et 15 février.

Source CP

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Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 à l’équateur, dernier sprint pour battre le record !

Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel ont franchi l’équateur ce lundi. Après 34 jours, 7 heures et 19 min de mer, ils gardent toujours une certaine avance de 20 heures et 49 minutes par rapport à la trace du détenteur IDEC Sport qui l’avait franchi en 35 jours, 04 heures et 09 minutes en 2017. Mais l’Atlantique Nord, le dernier tronçon, s’annonce comme un nouveau défi avec son lot de difficultés, en particulier le contournement par l’Est de l’anticyclone des Açores. Puis, il faudra probablement négocier une mer formée au large de l’Espagne et dans le Golfe de Gascogne sous l’effet d’une violente dépression qui traverse l’Atlantique.

Pour battre le record, l’équipage de Sodebo Ultim 3 doit franchir la ligne avant 20h31 dimanche 25 janvier et parcourir les derniers 3279 milles (6072km) jusqu’à la ligne d’arrivée entre Ouessant et le cap Lizard !

Sonore réaction de Benjamin Schwartz après le passage de l’équateur :

Après le cap Horn dimanche 11 janvier, et la fin des mers du Sud, les sept marins se sont employés à la remontée de l’Atlantique Sud tout aussi délicate que les précédents océans. La faute à des conditions météorologiques très complexes. « On a eu du mal à s’extirper de cet Atlantique Sud, reconnaît Thomas Coville ce dimanche. » Le positionnement de l’anticyclone de Sainte-Hélène engendrait en effet des zones sans vent et de nombreuses incertitudes. Sodebo Ultim 3 a donc progressé à la lisière de ces zones instables tout en faisant plus de route que le fantôme d’Idec Sport (environ 6% de plus depuis le départ).

Il a aussi fallu faire face à la casse de l’armure de J0 (point d’attache de la plus grande voile d’avant) au large de l’Uruguay et à plusieurs dégâts collatéraux. « Cela a nécessité quatre à cinq heures de travail avant qu’on puisse renvoyer le J0 », précise Guillaume Pirouelle. Avec un bateau à nouveau à 100 %, ils ont ensuite traversé une « dépression mourante ». Dans la foulée, Sodebo Ultim 3 a « retrouvé du vent d’alizé, certes un peu instable, mais qui nous a permis de progresser vers le Nord », raconte Thomas. « Là, c’étaient des conditions idéales avec des vitesses à 30-35 nœuds, une mer plate et le moral au beau fixe », apprécie Guillaume Pirouelle.

Retour dans l’hémisphère Nord
Même si rien n’a été facile cette semaine, les « Sodeboys » ont su tenir bon. « Ce qui est fort dans cette aventure, c’est que le courage de chacun encourage le courage des autres », apprécie Thomas. Ils l’avaient quitté le samedi 20 décembre à 1h 03 min (heure française), date de leur premier franchissement de l’équateur seulement 4 jours et 4 heures 2 min après leur départ de Ouessant. En passant l’équateur après 34 jours, 7 heures et 19 min en mer, l’équipage compte 20 heures et 49 minutes d’avance sur le détenteur du Trophée Jules Verne, IDEC Sport. « Nous aurions aimé avoir plus d’avance mais ce n’était pas possible avec les conditions que nous avons eues, décrypte Thomas. Nous sommes encore devant et on va jouer avec nos cartes ! »

L’Atlantique Nord, le dernier run pour le record…
Désormais, il ne reste plus que 3279 milles (6072 km) à parcourir pour rallier la ligne d’arrivée entre Ouessant et le cap Lizard. Pourtant, cette fin de tentative s’annonce épique et difficile. « Ce sera très engagé », certifie Thomas. En cause ? L’anticyclone des Açores, qui est plus à l’ouest que d’habitude. « Après le pot-au-noir, on va rentrer dans des alizés de nord, au près, pour monter jusqu’à l’anticyclone », précise Philippe Legros, responsable de la cellule routage. Ensuite, ils devraient contourner l’anticyclone par l’est. Dans la foulée, il faudra se positionner pour faire face à une forte dépression, avec des conditions extrêmement virulentes. Sodebo Ultim 3 pourrait « être sous l’influence de cette dépression à partir de vendredi prochain », précise le routeur du trimaran. À bord, les sept marins sont prêts à maintenir le niveau d’engagement et déterminés à rallier Ouessant avant dimanche prochain, 20h31, temps limite pour faire tomber le si prestigieux record autour du monde imbattu depuis 2017.



Source CP

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SailGP. DS Automobiles SailGP Team France termine troisième à Perth

DS Automobiles SailGP Team France helmed by Quentin Delapierre leads Emirates Great Britain SailGP Team helmed by Dylan Fletcher and BONDS Flying Roos SailGP Team helmed by Tom Slingsby on Race Day 2 of the Oracle Perth Sail Grand Prix presented by KPMG in Perth, Australia. Sunday 18 January 2026. Rolex SailGP Championship Event 1 2026 Season. Photo: James Gourley for SailGP. Handout image supplied by SailGP

L’équipe de France désormais nommée DS Automobiles SailGP Team France a réussi le lancement de sa saison 2026 en terminant 3e sur un très beau Grand Prix de Perth, premier événement de l’année après avoir été leader de l’ensemble des courses en flotte du Grand Prix. Les Anglais s’imposent devant les Australiens.

Qualifié pour la finale grâce à ses départs, sa régularité et à sa maîtrise en phase de flotte, le DS Team France confirme d’emblée son statut parmi les équipes de tête. Si la victoire finale est revenue à l’équipe britannique, les Français repartent d’Australie avec des enseignements très positifs et une dynamique prometteuse pour la suite du championnat. Les espagnols et les néo-zélandais repartent avec zéro points après la casse de leur bateau.

Samedi : départs incisifs et première victoire de course
Pour cette première journée de course, les conditions étaient déjà exigeantes, avec un vent medium ponctué de fortes rafales. Les F50 étaient équipés de l’aile de 24 mètres, dans un Grand Prix de reprise où chaque équipe cherchait encore ses repères.
Les courses se sont disputées à dix F50, suite à un accrochage spectaculaire entre la Suisse et la Nouvelle-Zélande dès la première manche, et à l’indisponibilité de l’équipe espagnole, dont le F50 avait été endommagé lors des entraînements. Dans ce contexte, rappelons que seuls les dix premiers marquent des points à chaque course, rendant chaque départ déterminant.
Le DS Automobiles SailGP Team France a rapidement affiché un haut niveau de performance, porté par des départs efficaces et un vol stable, dans un contexte de renouveau sportif et de communication désormais exclusivement en anglais à bord. L’équipe s’est notamment illustrée en remportant la course 2, première victoire de la saison 2026, grâce à un jeu solide sur l’eau et une lecture tactique déterminante dans un trafic dense.

Manon Audinet, tacticienne – DS Automobiles SailGP Team France :
« Je pense que ce sont les conditions les plus extrêmes que nous ayons eues sur SailGP depuis le début, avec beaucoup de mer et de vent. Il fallait que tout le monde soit extrêmement concentré techniquement, puis avec Quentin, être très justes dans la lecture du parcours. C’est un très bon début de saison, qu’on attendait avec impatience : nouvelle équipe, nouveau sponsor, et un super résultat ce week-end. C’est exactement ce qu’il nous fallait pour repartir sur une nouvelle phase. »

Dimanche : intensité maximale et leadership confirmé
Aujourd’hui, les conditions sont montées d’un cran. Les F50 ont embarqué la petite aile de 18 mètres, dans un vent plus soutenu et des situations de course encore plus tendues. Le mot d’ordre était clair : faire simple, rester dans l’instant et s’adapter en permanence.
Les courses se sont disputées à 11 bateaux, la Suisse ayant pu réparer son F50, tandis que la Nouvelle-Zélande restait contrainte à l’abandon. Sur la ligne de départ, les vitesses étaient très élevées, les croisements particulièrement serrés, et la tension perceptible jusque dans les communications onboard. Au terme d’une journée très dense, le DS Automobiles SailGP Team France a signé des résultats solides avec des places de 5e, 2e et 2e, conservant la tête du classement des courses en flotte et validant définitivement son billet pour la finale.

Quentin Delapierre, pilote – DS Automobiles SailGP Team France
« Être leader des courses en flotte sur ce premier Grand Prix, c’est un signal très fort pour toute l’équipe. Le niveau est extrêmement élevé et on a réussi à être réguliers, solides et performants dans des conditions très variées. La finale est toujours un moment particulier, mais ce podium et ce leadership en flotte montrent qu’on est dans le bon tempo pour lancer la saison. »

Une dynamique très positive dès le premier Sail Grand Prix
Présent aux côtés de l’équipe dès ce premier rendez-vous, le nouveau Team Manager de l’équipe DS Team France, Philippe Presti, a tenu à souligner la cohésion et le potentiel du collectif :
« Ce que je retiens de ces premières courses, c’est l’énergie collective, la qualité de l’exécution et la capacité de l’équipe à s’adapter très vite. Être leader des courses en flotte dès le premier Grand Prix, avec un groupe renouvelé, est extrêmement encourageant. Il y a encore une marge de progression, mais la base est saine et solide pour la suite de la saison. »

Un podium inaugural de très bon augure
Ce podium dès l’événement inaugural constitue un excellent départ pour le DS Automobiles SailGP Team France, de très bon augure pour la suite de la saison 2026. Il valide les choix opérés à l’intersaison et représente également une belle dynamique pour l’ensemble des partenaires qui accompagnent l’équipe, à commencer par son nouveau partenaire titre, DS Automobiles, annoncé il y a quelques jours.
Cap sur Auckland
Le DS Automobiles SailGP Team France se tourne désormais vers la prochaine étape du championnat, avec le Sail Grand Prix d’Auckland (Nouvelle-Zélande), programmé les 14 et 15 février prochains, avec l’ambition de poursuivre cette dynamique très positive.

QUELQUES DATAS SUR L’EQUIPE DS TEAM FRANCE SUR LE ORACLE PERTH SAIL GRAND PRIX
*L’équipe a décroché 6 podiums au cours du week-end (finale comprise).
*Course 7 : Nous avons contourné la marque 1 en 6e position, mais nous avons remonté le peloton pour terminer 2e, en réalisant 4 dépassements impeccables.
*Départ le plus rapide : lors de la grande finale, nous avons franchi la ligne à 74,8 km/h, notre départ le plus rapide du week-end.
*100 % de temps de vol : lors des courses 1, 7 et de la grande finale, l’équipe a atteint 100 % de temps de vol, ce qui signifie que la coque n’a jamais touché l’eau pendant la course.
*Vitesse maximale : nous avons atteint une vitesse maximale de 92,85 km/h (50,1 nœuds) lors de la course 6.

CLASSEMENT PROVISOIRE ROLEX SAILGP CHAMPIONSHIP SAISON 2026

  1. EMIRATES GBR, Dylan Fletcher – 10 pts
  2. BONDS FLYING ROOS, Tom Slingsby – 9 pts
  3. DS TEAM FRANCE, Quentin Delapierre – 8 pts
  4. ARTEMIS, Nathan Outteridge – 7 pts
  5. US. SAILGP TEAM, Taylor Canfield – 6 pts
  6. NORTHSTART, Giles Scott – 5 pts
  7. RED BULL ITALY, Phil Robertson – 4 pts
  8. ROCKWOOL RACING, Nicolai Sehested – 3 pts
  9. GERMANY BY DEUTSCHE BANK, Erik Heil – 2 pts
  10. MUBADALA BRAZIL, Martine Grael – 1 pts
  11. SWITZERLAND, Sébastien Schneiter – 0 pts
  12. LOS GALLOS, Diego Botin – 0 pts
  13. BLACK FOILS, Peter Burling – 0 pts

Pénalités
Les Black Foils écopent d’une pénalité de 7 points pour la collision avec la Suisse lors de la course 1.

ÉQUIPE SPORTIVE DS TEAM FRANCE SAISON 2026
◻︎Quentin Delapierre / pilote
◻︎Manon Audinet / tacticienne
◻︎Leigh Mc Millan / régleur d’aile
◻︎Jason Saunders / contrôleur de vol
◻︎Olivier Herlédant / grinder
◻︎Bruno Mourniac / grinder
◻︎Timothé Lapauw / grinder
◻︎ Enzo Balanger / athlète de réserve
◻︎Amélie Riou / athlète de réserve
◻︎Philippe Presti / Team Manager
◻︎Philippe Mourniac / Head of Coach
◻︎Lucas Delcourt / Data Analyst

CALENDRIER ROLEX SAILGP CHAMPIONSHIP 2026
Oracle Perth Sail Grand Prix I 17-18 janvier
ITM New Zealand Sail Grand Prix I 14-15 février
KPMG Sydney Sail Grand Prix I 28 février-1er mars
Enel Rio Sail Grand Prix I 11-12 avril
Apex Group Bermuda Sail Grand Prix I 9-10 mai
Mubadala New York Sail Grand Prix I 30-31 mai
Halifax Sail Grand Prix I 20-21 juin
EMIRATES Great Britain Sail Grand Prix Portsmouth I 26-27 juillet
Rockwool Germany Sail Grand Prix Sassnitz I 22-23 août
Sail Grand Prix d’Espagne I TBC
Rolex Switzerland Sail Grand Prix I 19-20 septembre
EMIRATES Dubai Sail Grand Prix I 21-22 novembre
Mubadala Abu Dhabi Sail Grand Prix I 28-29 novembre 2026

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