L´opération de retournement est en cours

Lionel Lemonchois Prince de Bretagne
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C’est donc hier, peu avant le coucher du soleil (aux alentours de 19h, heure française), que le remorqueur brésilien AGIL, avec à son bord trois membres d’équipage et quatre hommes du team technique Prince de Bretagne, est arrivé aux abords du Maxi80 Prince de Bretagne et d’un Lionel Lemonchois, fin heureux de retrouver enfin des visages connus et un peu de compagnie. « Je connaissais sa position, je savais donc par où il allait arriver. Je l’ai vu sortir du soleil avant même que lui me localise. Je l’ai donc contacté sur son Fleet pour le guider précisément jusqu’à moi. Cela a évidemment été un énorme soulagement de le voir débarquer même si cela n’a, de fait, pas été une surprise » a raconté le skipper qui commençait logiquement à trouver le temps un peu long depuis son chavirage le 27 janvier dernier.

Un bon repas, une bonne douche

« Dix jours seul en mer sur un bateau à l’envers c’est interminable, même si je parvenais à trouver quelques petites occupations. Etonnement, les derniers m’ont semblés passer plus vite que les premiers » a-t-il ajouté. Il n’empêche qu’il a vécu les retrouvailles avec son équipe comme une sorte de délivrance et qu’il a savouré pleinement une petite douche et un bon repas à base de viande grillée à bord du remorqueur brésilien hier soir, après avoir d’abord transbordé un maximum de choses de son bateau vers l’autre. « Dès notre arrivée sur zone, nous avons mis un zodiac à l’eau puis nous avons récupéré les voiles que Lionel avait pu sauver ces derniers jours (ORC, petit gennaker et trinquette) et  installé un flash light et une balise AIS sur le Maxi80 Prince de Bretagne pour la nuit » a précisé, de son côté, Fred Le Peutrec.

Comme prévu, toute l’équipe a ensuite attendu que le jour se lève pour débuter l’opération délicate du retournement du trimaran. C’est ainsi dès 6 heures (9 h, heure française) que tout le monde s’est mis à pied d’œuvre. « Nous allons commencer par percer et casser toutes les cloisons étanches de l’un des deux flotteurs afin de le remplir d’eau et de le couler. De l’autre côté, nous allons installer des sangles et pas moins de cinq tonnes de chaînes pour faire contrepoids afin de retourner le Maxi.  Finalement, nous allons réaliser à grande échelle un peu le même genre de manip que l’on pourrait faire avec un petit catamaran de sport » a détaillé Lionel la nuit dernière, qui espérait alors avoir remis sa monture à l’endroit dans la soirée.