Fastnet. Beau départ sous 25 noeuds pour les 336 partants

Carlo Borlenghi/ROLEX

Le vent était fort et la mer hachée, blanche d’écume pour le départ de cette 49e de la Fastnet qui rejoint pour la première fois Cherbourg-en-Cotentin. Certains ont fait les frais des conditions météo et, sur les 336 partants, on déplore une dizaine d’avaries, heureusement sans blessé.

Abandon pour Yannick Bestaven
Le vainqueur du Vendée Globe, Yannick Bestaven a fait les frais de ce plan d’eau surchargé. Après une collision avec un plaisancier, lors de la phase de pré-départ, il a été contraint de se retirer de la course. Chris Stone, le directeur de course est soulagé qu’il y ait eu si peu de problèmes : « C’était un départ magnifique avec 25 nœuds de vent. Ce sont des conditions qui rendent nerveux mais heureusement tout s’est bien passé. Le point le plus sensible est Hurst Narrows, en sortie de Solent. Il y avait près de deux mètres de vagues. » Le patron de la Rolex Fastnet Race reste cependant sur le qui-vive puisque les 12 prochaines heures sont cruciales avant que le vent ne mollisse en fin de journée.

Démâtage pour No Limit, l’Outremer 5X en carbone skippé par Yann Marilley. L’équipage avec Loïck Peyron à son bord va bien et fait route vers Cherbourg, hors course.
Le MOD70 Maserati a abandonné après la casse de l’un de ses winchs.

Sitôt sortis du Solent, les Ultimes ont mis le cap au sud pour une traversée de la Manche sur les chapeaux de roues. A 15 heures, soit moins de 3 heures après le départ, le trimaran Edmond de Rotschild (F. Cammas / C. Caudrelier) faisait fumer ses étraves devant le Cap de la Hague, suivi de près par Sodebo (T. Coville) et Actual (Y. Le Blevec) qui découvre encore sa nouvelle machine. Ces géants vont bénéficier de conditions rapides sur ce Fastnet et sont attendus dès demain soir à Cherbourg et pourraient boucler ce parcours en moins de 30 heures, voire établir le premier temps de référence sur ce parcours. Sur ce long bord transmanche, les Ultimes sont suivis par les grands multicoques mais aussi par les IMOCA. C’est Charlie Dalin et Paul Meilhat qui ouvrent la danse à bord d’Apivia, devant Charal (J. Beyou / C. Pratt) et Arkea Paprec (S. Simon / Y. Elies) lancés dans une folle cavalcade transmanche.

Plus proches des côtes anglaises, les géants de la classe IRC préfèrent le rase cailloux. Ainsi, Skorpios, monstre de 38 mètres, croise devant la péninsule de Weymouth, marqué par Rambler 88, premier monocoque de la dernière édition.

Chris Stone, directeur de course :
« C’était un départ magnifique avec 25 nœuds de vent. Ce sont des conditions qui rendent nerveux mais heureusement tout s’est bien passé. Il y a une dizaine de bateaux qui ont eu des avaries, souvent après des collisions, mais tout le monde va bien. Le point le plus sensible est Hurst Narrows, en sortie de Solent. Il y avait près de deux mètres de vagues. C’est un gros soulagement de voir tout le monde parti, surtout après l’année que nous avons eue. Si le vent avait été plus fort, nous aurions dû reporter le départ mais c’était à la limite. J’ai suivi ce départ depuis Cherbourg, c’est la première fois que je suis aussi éloigné du départ d’une course. Nous rentrons maintenant dans une phase de veille permanente et nous n’allons pas beaucoup dormir pendant la semaine à venir. J’ai une super équipe qui m’accompagne sur toutes les courses que nous organisons et je suis serein. »