Le géant Spindrift 2 est actuellement en chantier afin d’être optimisé pour partir à l’assaut du Trophée Jules Verne l’hiver prochain. Dans l’anticipation de ce tour du monde, l’équipe relève déjà d’impressionnants défis comme celui de la construction d’un nouveau mât de 42 mètres. La fabrication du moule du mât a commencé en juin 2014 chez CDK Technologies. Avec une livraison programmée en mai prochain, c’est presque un an de travail entièrement réalisé à la main.
« Le travail de composite sur le tube de carbone lui-même s’achève. Nous avons pesé la pièce pour la première fois ces jours-ci et les nouvelles sont excellentes puisque nous arrivons parfaitement au devis de poids théorique ; une première belle victoire pour toute l’équipe, » annonce Antoine Carraz, shore team manager de Spindrift racing et responsable du design team. « Ce nouveau mât sera 25% plus léger que celui d’origine, soit une demi-tonne, » poursuit-il, avant d’expliquer comment Spindrift racing a procédé. « Dès les premières navigations avec le bateau en 2013, nous avons équipé le mât de capteurs pour savoir précisément quelles étaient les charges que le gréement subissait afin de déterminer les gains possibles. Nous avons donc imaginé une pièce en nous basant sur des faits et non sur des extrapolations. Ensuite, nous avons été loin en terme de géométrie, tout a été optimisé en aérodynamique comme en structure, ce qui implique une construction complexe et, là, les équipes de CDK ont été d’une précision impeccable, ce qui nous permet d’arriver aujourd’hui à un tel résultat. »
D’ici le mois de mai, il va falloir pauser les renforts, intégrer les points d’ancrage des voiles, des haubans, mettre toutes les pièces d’accastillage, de carénage mais aussi peindre le mât.









