Ce soir à 18h30, le retard de Thomas Coville sur le temps de référence de Francis Joyon atteint 1352 milles. Sodebo progresse à 45° Sud à une moyenne de 23 noeuds et descend légèrement cap au 100°. Sur cette partie du parcours, IDEC progressait 3 noeuds plus rapidement que Sodebo ce qui explique la perte constante de milles de Thomas Coville par rapport à cette performance.
Alors qu’il file dans l’Océan Indien sous la longitude de Madagascar, en approche de celle des îles du Prince Edward et sur la route des îles Crozet, Thomas Coville témoigne d’un froid pinçant. "Il fait maintenant froid. Le vent du Sud ici, n’est pas un vent chaud et bien heureux comme chez nous. Cela reste encore très humide en arrière de ce front avec lequel je navigue depuis six jours, on se connaît bien maintenant, on va finir copains," décrit le skipper.
Thomas témoignait ce matin de problèmes de compas et de GPS survenus cette nuit vers 3 heures GMT (4h HF). Tout est rentré dans l’ordre progressivement sans explication limpide et il se pourrait bien que la fautive soit une éruption solaire, la plus forte survenue depuis quatre ans. D’une part, Thomas a constaté que son compas qui compense déjà par défault les 30 degrés de déclinaison terrestre dans cette zone du globe, s’est mis d’un seul coup à varier d’une trentaine de degrés et de façon anarchique. D’autre part, ses deux récepteurs GPS se sont eux aussi mis à dysfonctionner sans raison apparente.
Ces systèmes fournissent une base d’informations cruciales pour les pilotes automatiques et Thomas s’est retrouvé dans une situation délicate en pleine nuit, sans savoir précisément oùil allait ni où il était. Sans avoir de certitude à 100% sur l’origine de ces problèmes à bord de Sodebo, il semblerait néanmoins que cette nuit, les systèmes de télécommunication utilisant les satellites aient été perturbés comme des liaisons Internet transatlantiques. Ce soir, le skipper confirme pas mail à son équipe n’avoir plus aucun problème sur ses deux GPS ni sur le compas du bord.









