Le Trimaran SODEBO filait à 20 nœuds sous gennaker lorsque le foil bâbord a percuté quelque chose de « mou ». Peut être un cétacé. Le foil s’est bloqué sur le bordé ce qui risquait d’endommager le bateau. Après avoir immobilisé tant bien que mal le trimaran de 18 mètres de long, et autant de large, le skipper s’est harnaché à une drisse pour aller jouer l’équilibriste sur le flotteur. Il a réussi à remettre le foil en place et la pièce ne semble pas avoir souffert dans le choc. Seul pour régler cet incident, Thomas aura perdu seulement 25 minutes dans la manœuvre ! A noter la performance de Thomas Coville : Si le trimaran SODEBO mesure 9 mètres de moins que IDEC, Thomas mène son bateau à une cadence aussi soutenue que Francis Joyon, voir même légèrement supérieure puisqu’il a aujourd’hui 20 milles d’avance sur le tableau de marche de référence. Sous la bordure sud de l’anticyclone des Açores, le trimaran progresse actuellement à 20 nœuds cap à l’ouest. Mais pour conserver cette allure et ne pas tomber dans les bulles au centre de l’anticyclone, il a fallu ce matin réaliser un bord au sud puis empanner pour revenir sur la bonne trajectoire. En 4 jours, SODEBO a déjà parcouru 2000 milles à la vitesse moyenne de 19,4 nœuds. A bord, l’adrénaline coule dans les veines d’un marin en parfaite osmose avec son bateau : « Sur une coque, le foil soulève tout le bateau. Il décolle avec une impression de légèreté incroyable et glisse sans résistance dans la mer. La sensation de vitesse te transperce jusqu’au plus profond de toi. A tel point qu’en haut d’une vague tu plies les genoux avant qu’il dévale la pente, pour faire corps avec lui ». On comprend mieux pourquoi Thomas s’engage avec un tel enthousiasme dans ces traversées en solitaire si exigeantes et réservées à une classe de marin hors du commun. Demain matin, ce sera déjà la mi-parcours. Pour battre le record de Francis Joyon, Thomas doit franchir la ligne avant le 9 juillet à 13h57.
Légère frayeur à bord de SODEBO
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