Charlie Capelle abandonne, François Corre et Loïc Peyron continuent

Après Bob Escoffier, c’est au tour de Charlie Capelle d’abandonner avec son Acapella-Soreal-Proludic.  Il s’était mis à l’abri trois jours à Port-La-Forêt après le départ et était repartit mais une heure plus tard, une panne généralisée de l’électronique : ordinateurs hors service, plus de système de positionnement – GPS – plus d’informations techniques concernant la marche du bateau, etc l’a contraint à faire demi tour.

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De retour à terre à Lorient ce dimanche 11 novembre, des amis techniciens en informatique embarquée sont intervenus immédiatement pour dépanner Charlie et lui permettre de reprendre la course le plus rapidement possible. Malgré tous leurs efforts, leur rapidité d’intervention, Acapella-Soreal-Proludic et son skipper Charlie Capelle ont dû jeter l’éponge.

Restent donc en course sur le même bateau, le trimaran jaune, François Corre (Friends & Lovers) et Loïc Peyron (Happy). Ils viennent de passer tous les deux les Canaries et sont distants de 70 milles. Ils naviguent à 10 nds et ils leur restent encore 880 milles à parcourir. En attendant Loic Peyron a eu le temps d’écrire un petit mot pour saluer la victoire de Francis.

” Encore un rhum plein de rebondissements, les bateaux qui volent perdent leur ailes et celui qui ne vole pas, l’emporte pour la troisième fois. Bravo Francis, tu confirmes, non seulement que les vieux pots font les bonnes soupes mais qu’un « vieux » chef en a toujours sous la toque. Toi qui donne parfois l’impression de ne pas aimer la compétition, tu serais même du genre à rendre tes étoiles pour ne pas subir la pression et continuer de concocter cette cuisine discrète, sans artifice mais terriblement efficace. Évidement ce genre de plat a parfois un goût amère pour ceux qui n’ont pas ton palais. Chacun sait que tu n’as nul besoin des honneurs, et pour ne pas en faire trop, je suis presque certain que tu vas vite trouver le moyen de fuir les obligations terriennes en prétextant l’urgence de ramener ton navire par la mer, et profiter encore de ton royaume.” Loic Peyron