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AEGEAN 600 : un départ spectaculaire sous le Meltemi

Un puissant Meltemi soufflant entre 25 et 30 nœuds a donné le ton dès le départ de la 6e édition de l’AEGEAN 600, organisée par le Hellenic Offshore Racing Club (HORC) et Olympic Marine. Les équipages ont dû réduire la voilure pour affronter ces conditions musclées.

Après un court bord au près vers la marque située au pied de la falaise dominée par l’ancien temple de Poséidon, toute la flotte s’est élancée plein sud à vive allure. Sous un ciel bleu azur, sur une mer claire ponctuée de moutons, le spectacle était saisissant.

Cette année, le Meltemi présentait une légère composante est, retardant l’envoi des gennakers chez les monocoques les plus rapides. Plus tard, lorsque le vent est revenu davantage au nord, les équipages ont pu retirer des ris et déployer les grandes voiles pour attaquer la première étape de 62 milles vers l’île de Milos.

Avant de quitter Olympic Marine, l’énergie était palpable parmi les concurrents. Julia Stelzl, skippeuse de l’équipage féminin autrichien engagé sur le JPK 39 PHILEAS FOGG (GRE), ne cachait pas son enthousiasme : « Le départ sera venteux, humide et excitant. Nous sommes vraiment très enthousiastes, ce sera une journée épique. »

Présente déjà l’an dernier, son équipe arrive cette fois avec davantage d’expérience. « Nous connaissons maintenant le bateau et le parcours. Contrairement à l’année dernière, les conditions seront très ventées, et nous nous sommes beaucoup entraînées pour cette course », a-t-elle ajouté.

Pour Russell Whitworth, skipper du TP 52 FINAL FINAL (USA), l’enjeu est clair : naviguer vite sans mettre le bateau en danger. « Il semble qu’il y aura beaucoup de vent jusqu’à l’extrémité est du parcours. Nous préparons donc toutes nos voiles de gros temps et nous nous assurons de maîtriser nos manœuvres dans la brise. Notre objectif est de protéger le bateau et d’arriver à l’est du parcours en un seul morceau. »

Les Maxis ont été les premiers à franchir la ligne de départ, emmenés par les deux monocoques les plus rapides de la flotte : le Reichel/Pugh 90 PROSECCO DOC SHOCKWAVE 3 (ITA) de Claudio Demartis et le Volvo 70 AIOLOS (GRE) de George Procopiou. Après avoir contourné la marque et mis cap au sud à plus de 20 nœuds, les deux unités se sont immédiatement livrées à un duel intense pour prendre la tête.

Une heure et demie après le départ, AIOLOS suivait une trajectoire légèrement plus à l’est de la route directe. Mais après son empannage à l’ouest de l’île de Kythnos, SHOCKWAVE a empanné pour couvrir son adversaire avec seulement 1,5 mille d’avance. Dans les heures suivantes, le bateau italien a accentué son avance pour atteindre quatre milles au sud-ouest de Milos, au moment d’aborder la prochaine étape de 50 milles vers Santorin.

La flotte devra ensuite traverser sur neuf milles la spectaculaire caldeira effondrée de Santorin, illuminée de nuit par les villages perchés sur les falaises. Aux vitesses actuelles, les bateaux les plus rapides devraient effectuer ce passage dès cette nuit, tandis que les équipages plus lents profiteront du décor au lever du jour.

À 19h00 EEST, AIOLOS occupait la tête au classement général IRC ainsi que dans la classe Maxi. En ORC, le Scuderia 65 HAGAR V (ITA), mené par Gregor Stimpfl, était en tête. Chez les multicoques, l’Outrider 4x LYNX (ITA), skippé par Michalis Aftias et Stathis Balomenos, dominait à la fois le temps réel et le temps compensé.

Dans la catégorie Double Handed, Massimo Juris et Pietro Luciani, à bord du JPK 10.80 COLOMBRE (ITA), prenaient la tête en IRC. En ORC, Periklis Livas et Simon Sweetman, sur le Dehler 30 OPTIMUM 4 (GRE), conservaient l’avantage avec 2,5 milles d’avance sur COLOMBRE.