Nouvel épisode de la très bonne série Flying Offshore avec le moment tant attendu : les premiers vols du nouveau Maxi Edmond de Rothschild.
Lundi 25 mai, au large de Belle-Île, le Maxi Edmond de Rothschild tirait ses premiers bords en vol. Un grand moment pour Charles Caudrelier et toute l’équipe, et des images d’une grande pureté qui resteront gravées longtemps. Quelques jours auparavant, le Gitana Team avait pu installer le premier foil de Gitana 18. Un appendice tout aussi novateur qu’imposant. Ce foil pendulaire dispose d’un profil en Y et de réglages en trois dimensions. Son aile (« wing ») affiche une envergure de plus de 5 mètres, pour un déploiement total de l’appendice au-delà des 10 mètres. Ce premier foil à bord marque une étape importante et permet à Gitana 18 de donner de premières indications sur son futur potentiel. Pierre Tissier, directeur technique de l’équipe et responsable entre autres de toute la partie construction, vit ces premiers vols au large du Maxi Edmond de Rothschild comme une première victoire. Et pour cause : ces appendices uniques, entièrement prototypes, ont mis à l’épreuve les meilleurs experts de ce type de pièces. Dans ce quatrième épisode, il revient sur les aléas de telles innovations et détaille les grandes phases de conception. Grâce à l’expertise de Yannis Troalen, l’un des architectes navals du bureau d’études Gitana, nous en découvrons davantage sur le fonctionnement de ces foils dont seul le Maxi Edmond de Rothschild est aujourd’hui doté, au sein de la flotte des grands multicoques océaniques. Du cahier des charges à la mise en place à bord, en passant par les longues semaines de chantier et les premiers décollages, ce quatrième épisode de Flying Offshore nous plonge dans les coulisses de la mise au point d’un bateau révolutionnaire. Dans cinq mois, Gitana 18 sera déjà sur la ligne de départ de sa première grande transatlantique en solitaire : la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.
Un film :polaRYSE / Gitana S.A.
Serie. EP4 : Du premier foil aux premiers vols de Gitana 18
Imoca. Kojiro Shiraishi dévoile son nouvel IMOCA révolutionnaire signé Verdier
Le skipper japonais Kojiro Shiraishi a dévoilé ce jeudi, à Lorient, son nouvel IMOCA très innovant, signé Guillaume Verdier, qui a eu carte blanche. Pour Kojiro Shiraishi, ce projet ne consiste pas seulement à créer un nouvel IMOCA, mais aussi à construire une équipe autour d’un bateau solide, confortable et rapide.
« J’ai demandé à Guillaume Verdier de dessiner mon bateau. Il est venu me rencontrer les mains dans les poches. Nous avons confié la construction à Multiplast. On espère que ce bateau contribuera au développement de la Classe IMOCA. Avec ce nouveau bateau, nous participerons à The Ocean Race Atlantic, puis à The Ocean Race. Nous aurons Nicolas Lunven, qui vient de remporter la Solitaire, Sam Davies, qui est pour moi la plus grande navigatrice au monde. Autour de ces marins, nous avons également des jeunes comme Gaston Morvan, Charlotte Yven, Alexandre Demange et Arisa Moriya. Après The Ocean Race, l’objectif sera le Vendée Globe. Ce sera mon dernier. Je veux tout donner pour celui-là. L’objectif est aussi de promouvoir la course au large au Japon. C’est le défi de notre équipe, DMG Mori Sailing Team. »

Un bateau très innovant
Pour Guillaume Verdier : « Ce bateau n’est pas une révolution, parce que tout a déjà été fait dans la voile, mais il s’inscrit en rupture par rapport à ce qui a été fait précédemment sur les IMOCA à foils, en s’inspirant des coques des AC75 de l’America’s Cup, où les monocoques sont plus proches des multicoques.
On a réussi à prendre confiance dans cette nouvelle architecture grâce aux outils dont nous disposons aujourd’hui. On a un simulateur dynamique développé par Romain Garo et Véronique Soulé, qui nous permet de voir et de comprendre le comportement du bateau dans un bassin de carène numérique, où l’on a la certitude que cela peut marcher. Par rapport à un IMOCA traditionnel, où l’on se forçait à gîter, on a désormais un bateau qui navigue avec une gîte minimale. Tout est différent. C’est en cela que c’est un nouvel IMOCA. Il ira plus vite. On pense que c’est un bateau qui tapera moins, même si on l’a fait plus solide. On n’a pas voulu prendre de risque. C’est important que le marin ne se soucie pas de sa structure. »
Ce nouveau dessin de carène, travaillé dans la longueur, a été un défi pour les équipes de Multiplast : « Cela a été compliqué, mais cela nous amuse aussi. Ces formes de coque sont un défi pour le drapage du carbone. Cela a posé des questions de sécurité et d’adaptabilité. C’est aussi un défi avec l’écoscore mis en place par la Classe IMOCA. Cela a imposé des contraintes et ouvert de nouvelles voies. La structure longitudinale du bateau était vraiment différente. Le bateau sera plus résistant. C’était un chouette défi », déclarait le patron du chantier.
Le design a été confié à Axel de Beaufort, sur le thème de l’espace voulu par Kojiro. « Le défi autour du monde ressemble un peu à l’espace. » Sur les voiles d’avant est dessiné un motif traditionnel japonais de vagues, comme celles d’Hokusai. Il y a aussi un motif porte-bonheur, qui symbolise le fait de surmonter les difficultés. On retrouve également Kiki la petite sorcière, personnage créé par une écrivaine japonaise. « Au-delà de l’horizon, la magie existe. Elle nous accompagnera dans ce voyage. Avec la technologie la plus avancée, nous souhaitons emmener le Japon », expliquait Kojiro.
Solitaire. Le triplé de Nicolas Lunven : « Au-delà de mes espérances ! »
En terminant quatrième de l’ultime étape de la 57ème édition de La Solitaire du Figaro Paprec entre Pornichet et Le Havre, Nicolas Lunven (PRB) s’impose au classement général devant Alexis Thomas (Wings of the Ocean) et Paul Morvan (Foricher-French Touch). Cette édition, l’une des plus difficiles depuis de nombreuses années, selon les marins, consacre l’expérience. Nicolas Lunven remporte ici sa troisième Solitaire.
Neuf ans après sa dernière participation, Nicolas Lunven a signé un retour retentissant sur La Solitaire du Figaro Paprec. Déjà vainqueur de l’épreuve en 2009 et 2017, le skipper de PRB est revenu sur le circuit avec humilité mais aussi avec une immense expérience acquise au plus haut niveau de la course au large. Longtemps placé dans le sillage des leaders, il a su rester au contact jusqu’à cette ultime étape décisive entre Pornichet et Le Havre. Sur une édition particulièrement ouverte, marquée par l’abandon du leader Tom Dolan (Kingspan) alors qu’il semblait tenir la course, Nicolas Lunven a parfaitement géré son effort et les nombreux pièges du parcours pour reprendre les commandes du classement général et décrocher une troisième victoire historique sur l’épreuve. À 42 ans, il confirme une nouvelle fois son statut de référence du Figaro et signe l’un des plus beaux retours de l’histoire récente de la course. Il rentre dans le cercle très fermé des triple vainqueurs de La Solitaire du Figaro Paprec.
C’est l’été dernier, alors qu’il disputait The Ocean Race Europe à bord de l’IMOCA Holcim-PRB que l’idée de revenir sur la Solitaire a germé ; son ami et concurrent sur l’eau, Yoann Richomme, trouvant tout un tas d’arguments pour inciter Nicolas à faire partie du jeu sur cette édition. Sans aucune connaissance du Figaro Bénéteau 3, le Breton s’est mis au défi … et au travail.
Avec méthode et beaucoup d’engagement, il a commencé les entrainements en début d’année puis s’est aligné sur les courses d’avant-saison avec des résultats immédiats : 11e de la Solo Guy Cotten, 2e du Trophée Laura Vergne en double avec Tom Goron, vainqueur du Spi Ouest France et du Trophée BPGO en double, toujours avec Tom Goron.
Sur la Solitaire, Nicolas a tout de suite pris énormément de plaisir et retrouvé ses marques. Gestion du sommeil, choix tactiques, stratégie, … Il a exploité parfaitement chaque ingrédient qui fait une course réussie. À cela s’est ajouté le plaisir de la navigation au contact dans des conditions extrêmement variées. Il fallait être un marin complet pour remporter cette Solitaire disputée ici dans de tous petits airs et là, dans du vent fort et une mer démontée. Nicolas l’est sans aucun doute. Parti de Perros-Guirec avec beaucoup d’humilité et la simple intention de naviguer proprement, il livre au final une copie impeccable et la facette d’un (grand) athlète inspirant.
Sous les couleurs de PRB, avec lequel il avait déjà disputé le Vendée Globe (6e), Nicolas entre dans la cour des très grands, les marins XXL qui savent mesurer leur victoire à l’aune du plaisir qu’ils ont pris à régater et du talent de ceux qu’ils ont combattu. Durant ces trois semaines, il a livré une bataille de chef sur l’eau et à terre, des tranches de vie d’un homme simple, passionné et animé par l’envie de bien faire. Cette troisième victoire, après celles de 2009 et 2017, est gravée pour toujours dans l’histoire de la course au large.
Nicolas Lunven à son arrivée au Havre : « Pour être honnête, je ne réalise pas encore. Pour l’instant, j’ai faim, j’ai froid, je suis mouillé et j’ai très mal au dos (rires). Je ne suis pas encore un triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, on verra demain. Ça me trottait dans la tête de revenir faire du Figaro et puis quand Yoann (Richomme) en a parlé sérieusement l’été dernier, je me suis dit que je n’allais pas le laisser tout seul faire ça et que j’allais l’embêter un peu. Finalement, il m’a laissé tranquille. Mais revenir était plutôt une belle idée. Je ne venais pas pour la gagner car lorsque j’ai ouvert le dossier Figaro 3, en janvier dernier, il y a à peine six mois, j’ai mesuré le boulot ! Les premiers entrainements m’ont tout de suite indiqué que j’avais une grosse marge de progression par rapport aux cadors du circuit. Je me disais, que ce n’était pas grave, que je ne la gagnerai pas mais que j’apprendrai plein de choses. C’était avant tout ça ce retour.
Je n’imaginais pas être capable de gagner la Solitaire en six mois. Le début de saison s’est bien passé mais je me disais que j’avais une bonne étoile avec moi, avec Tom Goron. Il m’a apporté sa grosse contribution dans sa manière de faire avancer le bateau. Je lui ai bien piqué toutes ses idées que j’ai pu mettre en application. Le début de la Solitaire s’est bien passé. J’étais dans le match donc je me suis dit qu’on pouvait peut-être revoir les ambitions à la hausse. J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette Solitaire même si cette dernière étape m’inquiétait un peu. J’allais naviguer dans des conditions que je n’avais pas expérimentées. Mais je me suis vraiment régalé sur la première et la deuxième étape. Et finalement, je m’en suis sorti aussi sur la dernière. J’ai redécouvert le plaisir de naviguer en Figaro. C’est une façon de régater dans laquelle je me sens à l’aise. Je me sens bien dans ce jeu-là. Je suis très fier d’avoir gagné cette Solitaire car c’est bien au-delà de mes espérances.
En 2009, j’étais parmi les plus jeunes. Et le lendemain de cette victoire, je me suis tout de suite dit que j’avais envie de la regagner. J’ai mis 8 ans pour y arriver ! Et là, j’ai mis 6 mois. Chacune de mes trois victoires a été très différente. Je dirais que l’émotion qui domine est l’apaisement. Je peux prendre ma retraite et aller faire du jardinage (rires). »
Solitaire. Alexis Thomas, 2e au général : « C’était la plus dure de mes Solitaire ! «
Au Havre, vers 2h00 cette nuit, Alexis Thomas, à bord de son Figaro Wings of the Ocean, a franchi la ligne d’arrivée et s’est emparé de la 2e place au classement général de la 57e édition de La Solitaire du Figaro Paprec. Un résultat remarquable, pour sa sixième participation.
Au départ de cette 3e et dernière étape, Alexis Thomas n’avait que 25 minutes de retard sur Tom Dolan et Nicolas Lunven. Il jouait la victoire sur cette Solitaire qui prenait une autre tournure lorsque le leader Tom Dolan abandonnait à mi-course. La remontée vers l’Angletterre ne lui a pas permis de faire le break avec Nicolas Lunven qui a tenu son rang jusqu’à l’arrivée. Alexis Thomas termine 2e au classement général grace à sa régularité sur les trois étapes : 6e sur l’étape 1, 3e sur l’étape 2 — son tout premier podium d’étape sur La Solitaire du Figaro —, puis 6e sur l’étape 3. Un excellent résultat qui consacre un marin accompli.
Les mots d’Alexis à son arrivée au ponton : « J’ai encore du mal à réaliser où je suis, si je suis encore en mer ou à terre. En fait, il y a eu deux phases en mer : la première, celle de la pétole, et les dernières 24 heures, qui étaient bien coton. Nous savions que nous allions nous faire attraper après l’Occidentale de Sein. Il ne fallait pas trop s’exciter et il fallait bien se reposer avant. Pourtant, c’était aussi impossible avant, le vent était trop instable. Sur toute l’étape, j’ai dû dormir 30 minutes. Je n’ai pas dormi depuis les Glénan. Je suis mort et je suis bien content de moi. J’ai bien navigué, même si j’ai fait quelques bêtises. J’ai bien mené le jeu et j’étais confiant dans ma vitesse et dans mes choix stratégiques. J’étais confiant tout du long. Je suis fier de moi, j’ai fait une belle course et je termine deuxième. Après un début de saison hyper correct, je suis monté en pression au fil des courses. C’est très beau, ce qui se passe. J’ai une grosse pensée pour l’Irlandais, Tom Dolan. Je suis trop triste pour lui. Il y en a deux qui ont mené la course : Tom Dolan et Nico, Nicolas Lunven. Tom nous manque, il la méritait, celle-là. Elle a une saveur particulière. C’est ma sixième participation et j’ai vraiment l’impression que c’était la plus dure. Terminer juste derrière Nicolas, que j’admire tellement, et finir à quelques minutes de lui, c’est très gratifiant. Je suis content de batailler avec quelqu’un comme ça. »
Cette dernière étape restera dans les annales. Des conditions particulièrement costaudes, une dette de sommeil accumulée sur l’ensemble de la course, un corps poussé dans ses derniers retranchements : Alexis Thomas a tenu, navigué juste, et su placer l’intensité nécessaire au bon moment pour décrocher cette 2e place au classement général — la plus belle en six participations à La Solitaire du Figaro.
Solitaire. Paul Loiseau, premier bizuth et 4e au général impressionne
Paul Loiseau aura marqué les esprits pour sa première participation sur la SOlitaire. À la barre du monocoque Région Bretagne-CMB Espoir, le skipper de 22 ans remporte le classement bizuth et décroche une remarquable 4e place au classement général, à 1 heure, 7 minutes et 1 seconde du vainqueur Nicolas Lunven (PRB). Huitième de l’ultime étape à son arrivée au Havre, le jeune Finistérien a su rivaliser avec les meilleurs navigateurs de la Classe Figaro Beneteau dans des conditions météorologiques particulièrement exigeantes.
Pour celui qui découvrait la Solitaire du Figaro Paprec cette année en tant que bizuth, l’aventure avait tout d’un saut dans l’inconnu. Après avoir effectué sa première nuit en mer seulement quelques semaines avant le coup d’envoi de l’épreuve, Paul Loiseau a pourtant confirmé tout son talent de navigateur sur la course au large la plus exigeante en solitaire. « C’était chaud, je n’avais jamais fait ça en Figaro. Le bateau allait parfois à 20-22 nœuds : je me demandais s’il allait ralentir un jour ! »racontait Paul à son arrivée au ponton les yeux encore brillants de toute cette adrénaline. « Il était temps qu’on arrive parce que c’était quand même vachement dur. Les conditions étaient violentes en Manche, entre les cargos, le vent et la fatigue. Tu te mets vraiment dans le rouge. »
Auteur d’un début de saison tonitruant (vainqueur du Trophée Laura Vergne, 15e de la Solo Guy Cotten), le skipper du monocoque Région Bretagne-CMB Espoir a confirmé tout son potentiel au plus haut niveau. Sa victoire lors de la 2e étape devant Nicolas Lunven (PRB) qui vient depuis de signer son troisième sacre sur l’épreuve, combinée à sa régularité tout au long de l’épreuve, lui permet de conclure cette Solitaire du Figaro Paprec à une exceptionnelle 4e place au classement général. Une performance qui le place d’emblée parmi les références du Championnat de France Élite de Course au Large. « Je ne sais pas encore ce que ça donne sur l’étape. Pour être honnête, j’étais complètement dans le jus. Au général, je pensais rester dans les cinq, donc c’est incroyable. Si on m’avait dit avant la Solitaire que je ferais ça, j’aurais signé tout de suite. Quand je fais le bilan, je me dis que le contrat est rempli. Je n’ai pas trop les mots. Réussir à faire tout ça dès la première année, c’est fou. J’ai appris tellement de choses sur moi et sur le Figaro », témoignait le jeune marin.
Ces résultats illustrent l’efficacité de l’accompagnement proposé par la Filière d’excellence de course au large Région Bretagne-CMB, avec le soutien technique et sportif du Pôle Finistère Course au Large. Rapidement intégré au sein du dispositif aux côtés de Lola Billy, Paul Loiseau a pleinement trouvé sa place et démontré tout son potentiel sur des parcours aussi variés qu’exigeants. « J’ai déjà hâte d’être à la prochaine édition ! Je vais d’abord me reposer, mais quand on voit les résultats de cette année, forcément, ça donne des idées pour la suite ! » Une chose est sûre : révélation de cette Solitaire du Figaro Paprec 2026, Paul Loiseau s’affirme comme l’un des grands espoirs de la Classe Figaro Beneteau. Une performance fondatrice qui laisse entrevoir de belles ambitions pour la suite de la saison et les années à venir.
Des objectifs de travail atteints pour Lola Billy
La skipper de Région Bretagne-CMB Océane termine cette édition avec le sentiment du devoir accompli. “Enfin arrivée, c’était dur ! Encore un beau menu : de la molle, du vent fort et pas mal de petits spis, avec de sacrées glissades. Je n’avais jamais connu ça : le bateau était complètement sous l’eau. Il a fallu s’accrocher pour aller jusqu’au bout, même avec des voiles déchirées et une météo bien violente. J’ai quand même le sentiment d’avoir fait le job. J’aurais pu mieux gérer, en bon marin, pour préserver certaines voiles ; j’ai pris trop de risques à certains moments, et ça m’a coûté cher.” témoignait Lola à son arrivée
25e sur la ligne d’arrivée de la dernière étape au large du Havre à la barre de Région Bretagne-CMB Océane, Lola Billy s’était fixée divers objectifs de travail en solitaire pour cette saison 2026. “C’est un énorme gain d’expérience. Je n’avais jamais navigué sous petit spi “ se félicitait Lola. “Il a fallu trouver les bons réglages et bien barrer le bateau. C’était une régalade, ça allait super vite, du Fromveur jusqu’à Hand Deeps. C’est encore une Solitaire bouclée, et je ne réalise pas trop. C’était trois étapes copieuses, avec des conditions qui permettent de vraiment bien travailler.“ À l’aise en double (2e du Tour de Bretagne en 2025 avec Thomas André, et 10e de la dernière Transat Paprec aux côtés de Corentin Horeau), Lola a profité de cette deuxième année au sein de la Filière d’excellence pour continuer d’évoluer grâce à l’accompagnement du Pôle Finistère Course au Large.
24e du classement général avec un temps de course cumulé de 11 jours 16 heures et 11 minutes, la skipper des Abers a fait preuve de résilience en menant jusqu’au bout son Figaro Beneteau 3 dans des conditions parfois très musclées. Elle avait préparé ce rendez-vous aux côtés de Paul Loiseau. Ensemble les deux marins de la Région Bretagne et du CMB ont partagé entrainements et conseils.
Solitaire. Paul Morvan s’impose sur la 3e étape, Nicolas Lunven réalise un triplé
Paul Morvan (Foricher – French Touch) s’impose sur cette 3e étape devant Hugo Dhallenne (Skipper Macif 2025) et Loïs Berrehar (Banque Populaire). Mais c’est Nicolas Lunven (PRB), 4e de la 3e et dernière étape, qui remporte la 57e édition de la Solitaire du Figaro Paprec. Après 10 participations, il décroche sa 3e victoire sur la…
Solitaire. Récit de Tom Dolan : « Je ne sais pas ce qui me fait le plus mal aujourd’hui »
Auteur d’une très belle Solitaire jusqu’à la mi course de la dernière étape, l’Irlandais Tom Dolan a vu son rêve d’une deuxième victoire lui échapper. Dans la nuit de mardi à mercredi, Tom Dolan s’est échoué sur la chaussée de Sein alors qu’il évoluait aux avant-postes. Un coup d’arrêt aussi brutal qu’inattendu pour le skipper…
Normandy Channel race. Guillaume Pirouelle et Jules Ducelier sur SOGESTRAN – SEAFRIGO vainqueurs de la 17ème édition.
En franchissant en vainqueurs la ligne d’arrivée de la 17ème CIC NORMANDY CHANNEL RACE ce jour à 16.20 à Ouistreham, Guillaume Pirouelle et Jules Ducelier ont inscrits leurs noms sur le Trophée de l’épreuve, qui en comprend déjà de très beaux dans l’univers de la course au large. Ils ont aussi aprés Fabien Delahaye et…
Solitaire. 100 milles pour gagner la Solitaire, le suspens reste entier !
Cela faisait longtemps qu’une course ne nous avait pas rendus aussi accros à la carto. Le suspense reste entier quant au vainqueur de cette Solitaire. Ils sont trois, voire cinq, à pouvoir prétendre la gagner alors qu’il ne reste plus que 100 milles à parcourir. La délivrance se jouera au Havre en fin de soirée….
Solitaire. Tom Dolan, leader au général, s’échoue contraint à l’abandon !
Quel rebondissement cette nuit dans cette dernière étape de la Solitaire du Figaro Paprec. Le skipper irlandais Tom Dolan, leader au classement général, menait la flotte jusqu’à la mi-course avant de s’échouer cette nuit, vers minuit, sur la chaussée de Sein, à quelques encablures de Beg ar C’hale, sur l’île de Sein. Alors qu’il naviguait…

















