Imoca Apivia. Le Vendée Globe, c’est déjà demain !

Beau vainqueur de la Transat Jacques Vabre avec Yann Eliès, Charlie Dalin a passé avec succès le premier test de son Imoca Apivia qui a démontré de belles performances. Il reste encore quelques mois avant le Vendée Globe et plusieurs étapes importantes.

La première étape, forcément, sera la remise à l’eau du bateau, qui marquera la fin du chantier hivernal au cours duquel APIVIA a été modifié afin d’optimiser ses performances, déjà saluées par la victoire de Charlie Dalin et Yann Eliès sur la Transat Jacques Vabre en novembre dernier. « Le chantier bat son plein, dans tous les domaines, explique le Normand. On parle accastillage, gréement, nouvelles voiles, parce que les voileries apprennent en même temps que nous le comportement des foilers. Il va falloir remettre APIVIA à l’eau courant mars pour s’accorder le temps de s’entraîner et tester les modifications avant de rejoindre Brest pour le départ de The Transat CIC. Nous partirons alors pour deux mois pendant lesquels APIVIA sera loin de son port d’attache ».

La Transat CIC, la doyenne des transatlantiques en solitaire, partira de Brest, direction Charleston (USA), le 10 mai prochain. Puis le 16 juin, la transat retour New York – Vendée (les Sables d’Olonne) sera l’occasion d’une nouvelle cavalcade en solitaire sur l’Atlantique pour le skipper d’APIVIA. Charlie Dalin : « J’aborde ces deux Transats comme des entraînements pour le Vendée Globe. Elles vont me préparer dans le niveau d’exigence que je vise et de connaissance d’au moins deux crans. Elles seront très instructives, parfaites pour aborder la fin d’année. En juillet, APIVIA sera à nouveau en chantier, pour pouvoir naviguer dès août avec un bateau en configuration Vendée Globe et attaquer, en septembre, les derniers entraînements du Pôle Finistère Course au large ».

Dans la fraîcheur d’une matinée de novembre aux Sables d’Olonne, les concurrents du Vendée Globe remonteront le chenal des Sables, direction la ligne de départ au large de la bouée de Nouch sud. Ce sera le 8 novembre, c’est-à-dire demain ! « Il suffit d’entendre cette date pour que je sourie, s’amuse Charlie. Ça va venir très vite ! J’ai autant hâte de la confrontation sportive autour du monde que d’aller très loin, dans des zones hostiles à l’Homme. Il y a un défi physique et mental majeur, le plus grand que je me sois jamais lancé. J’ai hâte d’y être ! »

Un statut à assumer pour la saison 2020
La victoire de Charlie Dalin lors de la Transat Jacques Vabre a confirmé son statut de très sérieux prétendant à la victoire. En tout cas de l’Imoca APIVIA, dessiné pour gagner. Est-ce que le skipper se sent aujourd’hui à la hauteur de sa monture ? « Ce que je vois et sais, c’est qu’on travaille en équipe pour être en mesure de gagner le prochain Vendée Globe. Je suis content et rassuré de voir à quel point le team APIVIA est fort, compétent, efficace et travailleur. Cela apporte beaucoup de sérénité. Je suis content de nos choix techniques ; j’ai même déjà identifié beaucoup d’axes de progrès ».

Être prêt pour trois mois en solitaire
Cette année, avec deux Transats de plus de 12 jours et un mois et trois semaines de Vendée Globe, sans compter les entraînements à Port-la-Forêt, Charlie Dalin se prépare à vivre trois mois, sur douze, en solitaire à bord d’APIVIA. Costaud ? Charlie s’en frotte les mains : « C’est sûr que ça va faire beaucoup de navigations en solitaire, mais je ne suis pas du tout effrayé. Il faudra bien récupérer après les deux Transats, veiller au des entraînements. L’objectif est que je sois à 100% de mon potentiel au départ du Vendée Globe ». « Une Transat renforce certains groupes musculaires et en affaiblit d’autres, notamment les jambes. Ce sera encore plus manifeste pendant le Vendée Globe, il faut s’y préparer. J’ai beaucoup progressé sur le haut du corps, je le vois à mes performances à la colonne de winch. Je travaille aussi la récupération au Centre européen du sommeil. Pour cela, on a fait des enregistrements de mon activité lorsque j’ai ramené, en solitaire, APIVIA du Brésil. Et puis, avec le team APIVIA, on cherche les solutions pour aller le plus vite possible, le plus longtemps possible… en se fatiguant le moins possible ».