Trophée Jules Verne : Départ confirmé pour jeudi pour Sails of Change

© Pierre Bouras / Sails of Change

La fenêtre est prometteuse. Dona Bertarelli, Yann Guichard et leurs neufs équipiers débuteront jeudi une nouvelle tentative de record sur le Trophée Jules Verne. Tôt le matin, le maxi-trimaran Sails of Change larguera ses amarres depuis son port d’attache de la Trinité-Sur-Mer (Morbihan) pour rejoindre la ligne de départ au large de Ouessant.

Leur objectif : réaliser le tour du monde, sans escale et sans assistance, en laissant à bâbord les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn), dans un temps inférieur à celui établi par Francis Joyon et ses hommes en 2017 en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes. L’occasion aussi pour l’équipage du maxi-trimaran Sails of Change de porter la campagne #30×30 qui vise à protéger 30% de la planète d’ici 2030 et sensibiliser ainsi le grand public à cette cause.

UNE 4ÈME TENTATIVE DE RECORD
Jeudi, tôt dans la matinée, le maxi-trimaran Sails of Change quittera son port d’attache de la Trinité-Sur-Mer (Morbihan). À son bord, les 11 marins du plus grand trimaran de course au large au monde mettront le cap vers l’île de Ouessant au large du Finistère. Plus tard dans la journée, ils franchiront la ligne de départ du Trophée Jules Verne, située entre le phare du Créac’h et le phare du cap Lizard, avec comme objectifs de battre le record du tour du monde à la voile de 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes et de porter hauts les couleurs de Sails of Change et la campagne « 30×30 » qui vise à protéger 30% de la planète en 2030.

Pour cette quatrième tentative de record, l’équipe menée par le skipper Yann Guichard a tout mis en œuvre pour optimiser le trimaran. La coque du bateau a notamment été raccourcie de trois mètres pour offrir un meilleur équilibre à la barre et diminuer les vibrations ; le cockpit a été entièrement redessiné pour offrir plus de confort aux marins et moins d’expositions aux embruns ; le plan de voile du maxi-trimaran a été redessiné ; l’aérodynamisme du navire a été amélioré ; et le bateau allégé.

En mer, Dona Bertarelli et Yann Guichard seront entourés d’un équipage alliant l’expérience de navigateurs aguerris au grand large et de jeunes marins pleins d’énergie.

Par le passé, l’équipe a réalisé le 3ème meilleur temps sur le Trophée Jules Verne (en 2015 – 2016 en 47 jours 10 heures et 59 minutes), faisant en 2015 de Dona Bertarelli la femme la plus rapide autour du monde, et le record sur le tronçon Ouessant – Équateur (en 2019 en 4 jours 20 heures et 7 minutes). Tous partiront en ayant en tête ces temps de référence et avec l’envie de relever l’un des plus grands défis de la course au large.

UNE FENÊTRE MÉTÉO FAVORABLE
Des descentes très rapides vers l’équateur et le Cap de Bonne-Espérance sont des conditions sine qua non à la réussite du record. Pour la première fois depuis le début du stand-by le 1er novembre, une fenêtre météorologique offre une belle opportunité de descendre vers le sud. En effet, comme l’explique Benjamin Schwartz le navigateur du maxi-trimaran Sails of Change :
« Actuellement, l’anticyclone des Açores, très puissant, est en train de redescendre vers les îles éponymes et la dépression située dans l’ouest du Cap-Vert se comble. La conjugaison de ces deux phénomènes renforce ainsi les Alizés à partir de jeudi, ce qui va nous permettre de descendre très rapidement vers l’équateur. En parallèle, une dépression située sur le Nord de l’Angleterre va descendre vendredi vers la Bretagne apportant beaucoup de mer et de vent. L’objectif est donc d’éviter cela en partant jeudi en début de soirée. Sur les routages, cette situation météorologique nous permettrait d’arriver à l’équateur dans les temps de notre propre record de 2019, en un peu moins de 5 jours. Ce qui est idéal pour un début de tentative ! Par la suite, nous avons encore des incertitudes concernant le Pot au noir qui peut nous bloquer plus de temps que prévu. Enfin, sur l’atlantique sud, nous surveillons une dépression au niveau du Brésil devant laquelle nous pourrions nous positionner afin de rejoindre le Cap de Bonne-Espérance dans des temps inférieurs à ceux de Francis Joyon en 2017. Aujourd’hui les temps a Bonne Espérance sont très bon, mais cela peut encore évoluer, la position de l’anticyclone de saint Hélène et le déplacement de la dépression ne sont pas bien calés: c’est encore loin dans le temps (J+10) ».
L’enchaînement dans l’Atlantique sud sera donc déterminant pour la poursuite du record afin de glisser dans l’océan indien le plus rapidement possible.

SAILS OF CHANGE, UN TOUR DU MONDE POUR LA CAMPAGNE « 30×30 »
En 2021, le maxi-trimaran a été décoré aux couleurs de « Sails of Change ». Sails of Change est en train de créer une communauté de passionnés de sports et de nature, qui souhaitent un avenir durable pour notre planète. Les fondateurs Yann Guichard, Dona Bertarelli et ses enfants sont engagés dans le partage d’idées et d’informations, la création de partenariats pour protéger et restaurer l’environnement, et travaillent pour susciter des changements significatifs pour un avenir durable pour tous.

La première campagne soutenue par Sails of Change est « 30×30 » un appel mondial à l’action pour protéger au moins 30% de l’océan et de la terre d’ici 2030. Le maxi-trimaran portera ce message autour du monde, avec le #30×30 inscrit dans ses voiles et sur ses coques, associé au bleu de l’océan et au vert la terre qui composent le nouveau design du bateau amiral de l’écurie.

« À travers le sport que nous aimons, j’invite chacun à embarquer avec nous dans cette aventure humaine, à découvrir la beauté de la nature et à nous accompagner autour du monde, » confie Dona Bertarelli, reporter embarquée pour cette prochaine tentative.

Dans le cadre de cette quatrième tentative, tout l’équipage souhaite montrer ce qui est possible en réalisant le défi en visant l’autonomie énergétique. Pour la première fois, la totalité du périple sera effectuée sans moteur auxiliaire.

« Nous allons relever un défi supplémentaire, puisque nous tenterons de battre le record du tour du monde sans utiliser d’énergie provenant de combustibles fossiles. Nos principales sources seront l’énergie solaire et éolienne, ainsi qu’un générateur à vélo embarqué. Nous voulons démontrer que c’est possible, » précise le skipper Yann Guichard.