Benjamin Dutreux, skipper de GUYOT environnement – Water Family, a franchi la ligne d’arrivée du Vendée Globe ce dimanche à 16h41, après 77 jours, 03 heures et 39 minutes en mer. Le marin décroche une magnifique 10e place, fruit d’un parcours marqué par des choix stratégiques audacieux et une détermination sans faille. Cette belle performance…
🔒 Vendée Globe. Pas de chenal pour Benjamin Dutreux qui va à la Rochelle mettre son bateau à l’abri !
En raison des conditions météorologiques défavorables* prévues ce dimanche et lundi, avec un vent de Sud fort et une puissante houle, rendant impraticable le chenal des Sables d’Olonne, le skipper de GUYOT environnement – Water Family et son équipe technique, en concertation avec l’organisation, ont pris la décision de se diriger vers La Rochelle après…
Vendée Globe. Porte tempête activée pour Benjamin Dutreux et Clarisse Crémer, village fermé
La tempête Herminia, qui commence à balayer l’ouest du littoral français, représente une ultime épreuve que certains concurrents du Vendée Globe auraient préféré éviter. Benjamin Dutreux (Guyot Environnement) est attendu cet après-midi aux Sables-d’Olonne, où il devrait pouvoir entrer dans le chenal.
Pour Clarisse Crémer, en revanche, l’arrivée risque d’être plus compliquée. Elle pourrait franchir la ligne d’arrivée avec la porte tempête activée, mise en place par la direction de course. Il s’agit d’une porte obligatoire qui se transforme en ligne d’arrivée en cas de fort coup de vent. Plus grande et située davantage au large des Sables-d’Olonne (Vendée), à exactement quatre milles de la ligne d’arrivée habituelle, elle garantit davantage de sécurité et permet aux skippers de terminer leur course en réduisant les risques de mauvaises surprises. Il est également possible qu’elle soit contrainte de se dérouter vers le port de La Rochelle pour s’abriter, en attendant des conditions plus clémentes pour remonter le chenal.
Sam Davies et Boris Herrmann, quant à eux, ont décidé de temporiser près des Açores dès hier et commencent à refaire route vers les Sables-d’Olonne. Les prochaines heures s’annoncent difficiles, avec des creux de 9 à 10 mètres attendus.
Sam Davies
Rarement l’expression « prendre son mal en patience » n’aura été aussi bien illustrée que par cette fin de Vendée Globe pour « Sam » qui, forcément, en a un peu gros sur la patate ! Vingt-cinq minutes de message vocal cette nuit pour nous dire combien elle a « hâte de nous voir » – et nous donc, madame Davies ! – , encore un nouveau record battu, même si on aurait préféré meilleur contexte pour celui-ci :
C’est pas facile moralement de faire ce que je suis en train de faire. Je regarde les bateaux qui arrivent, c’est très dur… Ça a été très long de prendre cette décision, mais je n’ai pas de regrets, quand je regarde la météo, c’est comme dans les prévisions, donc ce n’est pas comme si ça s’était calmé et que j’aurais pu en fait passer. Ça me rassure sur le fait que j’ai fait le bon choix, il n’y avait pas d’autres moyens pour moi, ça aurait été trop dangereux… C’était dans un sens un soulagement, mais c’était une énorme déception en même temps.
« mardi soir, ça pourrait passer, ça va être sport ! »
La raison parle, mais dans le cœur, ce n’est forcément pas aussi simple. « J’ai du mal à me reposer parce que je cherche toujours le moyen d’y arriver, je n’arrête pas de me poser des questions, c’est stressant… », nous explique la skipper d’Initiatives-Cœur, si perturbée d’être au ralenti après deux mois et demi pied au plancher. « Ça fait hyper bizarre de pouvoir poser un truc et que ça ne tombe pas, de me déplacer sur le bateau sans risquer de me faire mal… Je vais sûrement repartir dans des conditions difficiles, donc je vais avoir besoin de force, je fais de mon mieux pour récupérer physiquement et être capable d’affronter la tempête, et moralement j’essaie de pas trop réfléchir, et j’ai plein de messages qui font du bien ». Car tout le problème désormais est bien là : savoir quand Eole va enfin se détendre pour laisser passer l’infortunée ? Mardi il y a des vagues de 10 mètres dans le golfe de Gascogne, c’est pas possible d’y aller. Mais mardi soir, ça pourrait passer, ça va être sport, mais au cap Finisterre je devrais passer juste quand ça se calme, avec 5-6 mètres de vagues. Ca, c’est la théorie. Ca dépendra de la trajectoire de cette dépression. Donc je ne suis pas à pleine vitesse mais j’approche sur la route pour continuer de surveiller les conditions météo. Si cette fenêtre ne passe pas, c’est vraiment compliqué parce que même les autres bateaux derrière risquent de nous doubler en contournant les Açores…
Un scénario pour lequel Boris Herrmann (Malizia – Seaexplorer, 12e) se prépare aussi, lui qui a vu sa fin de Vendée Globe déjà bien troublée par son avarie de foil, mais reste aussi positif que vindicatif : “J’ai tout ce qu’il faut pour attaquer la dernière épreuve. Il y aura beaucoup de mer et beaucoup de vent, alors on peut se dire pourquoi ne pas attendre 36 heures de plus ? Mais je me méfie si j’attends trop, me retrouver au près, la route est encore longue, s’arrêter là franchement, les fichiers peuvent encore changer et me retrouver avec plus de vent, je n’ai pas trop envie d’attendre. Sam fait la même chose et progresse lentement vers le Nord, on va faire ça ensemble.”
🔒 Vendée Globe. Charles Dorange : “Je suis super fier de Violette!”
Charles Dorange, 26 ans, est le grand frère de Violette, 23 ans, la benjamine de ce Vendée Globe sur l’IMOCA Devenir, qui fait une course remarquée et remarquable. Il nous livre ses impressions sur le parcours de Violette, actuellement 27ᵉ dans ce Vendée Globe. Que ressens-tu quand tu vois ta sœur Violette participer à ce…
🔒 Vendée Globe. Arrivée de Sam Goodshild 9e sur Vulnérable 2
Sam Goodchild est arrivé 1h après Justine Mettraux lui qui aurait pu prétendre il y a quelques jours à la 4e place. Il aura mis 76 jours, 02 heures et 01 minute de course. Une belle performance pour le skipper britannique de VULNERABLE, qui a su transcender les attentes. Dès le départ, il affichait clairement…
🔒 Vendée Globe. Arrivée de Justine Mettraux 8e, première femme
La suissesse Justine Mettraux est arrivé ce samedi 25 janvier à 14h38 en 76 jours 01 heure et 36 min. Elle devient la première navigatrice et la première internationale de cette édition. À bord de TeamWork – Team Snef, elle s’offre également la meilleure performance d’une navigatrice dans l’histoire du Vendée Globe, en améliorant le…
Vendée Globe. Thomas Ruyant : “Le niveau de jeu et d’intensité a changé !”
Premières réactions de Thomas Ruyant : J’avais hâte de finir. Je suis fier de mon équipe, je suis fier de moi. Je n’ai pas envie d’avoir d’amertume. Je ne regrette rien. La course est longue, on a le temps de réfléchir. Je ne regrette pas de ne pas être allé dans la dépression. Le niveau de jeu et d’intensité est vraiment différent des autres Vendée Globe. Les cartes météo que l’on m’a données n’ont pas toutes été faciles. Je n’ai rien caché sur les problèmes à bord. La casse de mon J2 a été le plus dur. Je me suis fait surprendre par le vent qui est monté très fort. C’était vraiment le coup le plus dur.
J’ai eu un black-out dans le grand sud. C’était de ma faute. Le bateau s’est éteint parce que je n’avais pas surveillé mon niveau d’énergie. Les derniers jours, je n’étais pas loin de mes limites.
On a fait le bon bateau. Dans le sud, j’ai vraiment pris conscience que j’avais un bateau de sud. Avec Sam Goodshild, on a fait un Vendée Globe à deux bateaux au sein de la même équipe. On a trusté tous les podiums. C’était une expérience riche. Je suis un peu déçu pour sa 4ᵉ place, mais je suis content d’arriver devant lui.
La suite ? Je ne sais pas encore. Il y aura The Ocean Race en équipage. Naviguer avec d’autres marins me fera beaucoup de bien. J’ai déjà hâte de tourner autour du monde avec escale. Ce sera le début d’un cycle en équipage.
🔒 Vendée Globe. Nicolas Lunven : ” Il était temps que j’arrive !”
Nicolas Lunven, 5e de ce Vendée Globe, skipper de Holcim PRB, premières réactions : ” J’ai été handicapé par pas mal de problèmes, des pièces qui ont cassé et qu’il a fallu réparer. Cela a été du temps de perdu et ce n’était pas optimal au niveau performance comme il y a 3 jours avec…
🔒 Vendée Globe. Arrivée de Thomas Ruyant 7e, sur Vulnérable
Thomas Ruyant, le skipper de VULNERABLE est arrivé dans la nuit ce samedi 25 janvier, à 05h49. Il a mis 75 jours, 16 heures et 47 minutes. Le Dunkerquois était l’un des favoris de cette 10e édition mais cette édition ne lui aura pas souri. Dès les premiers jours, Thomas Ruyant a dû affronter des…
Vendée Globe Virtuel. Victoire de SkipperGilou !
La 5e édition du Vendée Globe Virtuel a été remportée par Gilles ‘SkipperGilou’ Boulard après 75 jours, 14 heures, 41 minutes et 57 secondes de course à la vitesse moyenne de 15,03 nœuds.
Le joueur, domicilié à Meyzieu, en région lyonnaise, succède ainsi à Jean-Claude ‘tigrou26120’ Goudon et devient par la même occasion le 5ème joueur à inscrire son nom au palmarès de la course virtuelle. « C’est la plus belle des victoires car c’est la course à gagner, la plus exposée et la plus grande. Je reviendrai dans quatre ans pour défendre mon titre, même s’il sera dur de faire mieux (rires). Le rendez-vous est pris ! D’ici là, je participerai ponctuellement à d’autres courses, comme la Transat Café l’Or ou la Route du Rhum – Destination Guadeloupe », lance-t-il.
S’il ne navigue pas, Gilles ‘SkipperGilou’ Boulard n’en est pas à son coup d’essai. Le rhodanien a tiré ses premiers bords dans Virtual Regatta Offshore lors de la dernière édition du Vendée Globe Virtuel. « J’ai commencé à jouer pendant le confinement comme beaucoup de gens, dans une équipe constituée de cousins », raconte celui qui avait terminé 1802ème. Novice, l’homme a tout appris sur le tas grâce à « une communauté assez active sur Discord, Twitch et YouTube », des outils intéressants qui lui ont permis d’apprendre à appréhender les outils et la météo. Ce qui lui plaît le plus ? « La compétition, le défi et la longueur de la course qui permet de récompenser l’endurance ». Assidu, le joueur, dont la plus belle performance était jusqu’alors une 55e place sur la 2ème étape de La Solitaire du Figaro en 2021, a consacré entre 2 et 4 heures par jour au Vendée Globe Virtuel, ne ratant aucune mise à jour, sans compter les heures à discuter stratégie et météo sur les différents canaux avec la communauté de joueurs.
Laurent ‘Ed Double Ve-Decathlon’ Wurmster, qui réside à Frickingen (Allemagne), monte sur la 2ème marche du podium après avoir franchi la ligne d’arrivée 1h, 46 minutes et 22 secondes après le grand vainqueur. Au moment de l’arrivée du vainqueur, il restait 140 milles nautiques à parcourir à Corentin ‘CocoForMorgan-Decathlon’ Laurens, qui devrait compléter le podium.
Les deux premiers se sont échappés depuis quelques jours et il était quasiment impossible pour le premier groupe suivant de pouvoir les rattraper. Les deux premiers de ce Vendée Globe virtuel arrivent en même temps que le 7e du Vendée Globe réel avec un bateau virtuel dont les polaires de vitesse, basées sur la génération de bateaux précédente, n’ont jamais permis de jouer à la hauteur de Charlie Dalin ou de Yoann Richomme. Sur 850 000 joueurs, un groupe de 20 000 bateaux s’est détaché dès l’équateur. Les temps forts auront été le passage sous l’Australie et la Nouvelle-Zélande, où les premiers prenaient un avantage important pour aborder le passage du cap Horn sereinement et creuser l’écart.
Mais c’est juste après les Malouines que la course s’est jouée : pour les retardataires, il fallait jouer le long de la zone des glaces pour passer dans un trou de souris et ne pas se faire barrer la route par un anticyclone. Certains se sont fait piéger et ont dû patienter au moins 3 jours pour avancer dans le nord. Devant, skipperGilou et Ed Double Ve-Decathlon ont réussi à trouver la bonne option alors que la régate était vraiment intense. Bravo.
Pour le bateau Mag. Course au large, après une bonne moitié de course au contact des leaders, quelques mises à jour manquées et un mauvais passage au sud de la Nouvelle-Zélande, on a sauvé les meubles après le cap Horn, mais on pointe à une décevante 12 331e place actuellement pour notre 5e Vendée Globe virtuel. Mais ce n’est pas fini, il nous reste encore 1 jour de course pour gagner quelques places. Du moins, on l’espère..
Près de 850.000 joueurs
Avec quelque 826.378 joueurs inscrits, le bilan du Vendée Globe Virtuel est positif pour Virtual Regatta. « Le Jeu Officiel du Vendée Globe, véritable aventure collective, a une fois de plus suscité un engouement remarquable. Depuis le départ donné le 10 novembre dernier, cette édition a rassemblé une communauté toujours plus large, portée par l’enthousiasme et la passion pour la compétition, faisant rayonner la course au large grâce au digital en France et à l’international. Dans un contexte bien différent de celui de 2020, l’Everest des mers a confirmé son pouvoir d’attraction, témoignant d’un élan populaire toujours au rendez-vous sur le jeu. Sur cette édition, la plateforme a offert une stabilité absolue, assurée à 100% du début à la fin de la course. Si la fiabilité de l’infrastructure avait déjà fait ses preuves lors de l’édition 2020-2021, cette performance illustre la capacité de notre équipe à relever les défis et à se dépasser, toujours au service des eSkippers et de la grandeur de cet événement unique », se réjouit Thomas Gauthier, Directeur Général Adjoint de Virtual Regatta.
« Voir des centaines de milliers de joueurs du monde entier participer au Vendée Globe Virtuel témoigne de la popularité grandissante de notre course, qui dépasse les frontières et unit les passionnés. Ce succès confirme que le Vendée Globe, qu’il soit réel ou virtuel, est une expérience unique, capable d’inspirer et de rassembler. Félicitations au grand vainqueur virtuel », déclare de son côté Alain Leboeuf, président du Vendée Globe et du département de la Vendée.
Comme il y a quatre ans, la majeure partie des joueurs est domiciliée en France mais on observe une augmentation de la part des joueurs internationaux. « En 2020-2021, il y avait 80% de joueurs français, contre 73% cette fois, ce qui démontre l’intérêt croissant pour le jeu à l’étranger », commente Thomas Gauthier, qui ajoute que « la prise en compte de l’aspect humain dans la gestion des performances des bateaux sur le jeu a été très bien accueillie par les participants ». Lors de cette édition, la Suisse se classe 2ème avec 5% des joueurs, devant l’Italie, qui complète le podium avec 3% des joueurs. « Le nombre de joueurs a augmenté de manière significative en Suisse, en Italie mais aussi en Allemagne », ajoute-t-il.
Les courses privées, véritables outils de cohésion en entreprise, ont également suscité une grande satisfaction. Cette année, plus de 50 activations ont été organisées par des entreprises sponsors ou non de bateaux ou de l’organisation, contre 27 lors de l’édition précédente. « Les courses privées ont séduit encore plus qu’il y a quatre ans, avec un record de 15.000 inscrits à celle du Groupe Beneteau, qui a réuni le plus grand nombre de joueurs », précise le Directeur Général Adjoint de Virtual Regatta.
Le Vendée Globe Virtuel 2024 a aussi rencontré un succès retentissant dans les écoles, avec 8 200 classes participantes, dont 200 à l’international, soit plus du double de l’édition 2020-2021. Cette initiative a suscité un véritable engouement chez les élèves, qui ont pu, grâce au jeu, explorer des disciplines comme les mathématiques et la géographie de manière ludique, tout en cultivant l’esprit de compétition. Une formidable opportunité d’allier apprentissage, découverte de la voile et immersion dans l’univers de la course au large !
Les vainqueurs du Vendée Globe Virtuel
2024-2025 : Gilles ‘SkipperGilou’ Boulard (FRA) en 75 jours, 14 heures, 41 minutes et 57 secondes.
2020-2021 : Jean-Claude ‘tigrou26120’ Goudon (FRA) en 69 jours, 22 heures et 16 minutes.
2016-2017 : Matt ‘Mangina-PYR’ Johnson (AUS) en 72 jours, 2 heures et 23 minutes.
2012-2013 : Lilian ‘llyl’ Launay (FRA) en 74 jours, 16 heures et 59 minutes.
2008-2009 : Hugues ‘inderwelstien’ Fournier (FRA) en 85 jours, 19 heures et 45 minutes.

















