Après trois jours et trois nuits de course, l´épilogue de cette première étape entre l´estuaire de la Gironde et les côtes de la Galice se rapproche à grands pas des étraves. Pourtant, avant de pouvoir affaler les voiles, la flotte de La Solitaire du Figaro doit d´abord faire le dos rond dans du vent musclé – du nord-est de 30 nœuds, 38 dans les rafales – qui oblige les navigateurs à redoubler de vigilance. Gare aux sorties de route et autres figures de style sous spi dans la brise ! Des conditions à haut risque, qui sourient à Thierry Chabagny (Gedimat). Positionné aux avant-postes et bien inspiré, ce fidèle de l´épreuve s´est propulsé en tête à une soixantaine de milles de l´arrivée à Sanxenxo…
Avantage aux sudistes
L´heure est au comptage des points. Même si jusqu´à Sanxenxo les cartes peuvent encore être redistribuées, force est de constater que la nuit a été fatidique pour les sept cowboys de l´Ouest. La bande d´Adrien Hardy (Agir Recouvrement) est passé de 9 à 25 milles d´écart avec Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), en tête au classement de 5 heures. La faute à une zone de « molle » que le gros de la flotte n´a pas rencontrée.
Une deuxième journée sur une mer très formée
Le calme plat sur une mer d´huile qui sévissait hier sur le golfe de Gascogne n´est plus qu´un vieux souvenir. Les petits airs ont cédé la place à un flux de sud-ouest bien établi, qui s´est renforcé pour souffler jusqu´à 23 nœuds dans les rafales, levant une forte houle combinée à des vagues croisées. Sans être dantesques, ces conditions n´ont rien d´une partie de plaisir pour les 39 marins de La Solitaire du Figaro.
Bateaux de juin est en kiosques
Dans le nouveau numéro de Bateaux, coup de projecteur sur les exploits maritimes et les nouveaux aventuriers : les motivations et les espoirs des uns et des autres.
La valse des leaders se poursuit au milieu du golfe de Gascogne
Depuis leur entrée dans le golfe de Gascogne, les 39 solitaires ne font que rencontrer des changements de situations météo bousculants sans cesse l´ordre hiérarchique de la flotte. Les marins progressent depuis hier soir au près dans un vent de sud-ouest oscillant, les contraignant à beaucoup manœuvrer. A 5 heures ce matin, la valse des virements de bord a débuté.
Panne de vent généralisée sur l´ensemble de la flotte
Comme prévu la flotte de la Solitaire du Figaro progresse au rythme des variations des conditions, qui se succèdent comme dans les livres. Après le passage d´un front qui a rythmé la première nuit en mer, les 39 solitaires avaient rendez-vous avec une dorsale anticyclonique. Une bulle sans vent qui ne leur a pas fait faux bon et les oblige, ce lundi après-midi, à une vigilance de tous les instants pour attraper la moindre risée salvatrice dans leurs voiles. La guerre des nerfs est engagée et l´Espagne semble encore très loin.
40 yachts classiques en lice à la Porquerolles Classique
Une île enchanteresse au terroir délicieusement iodé, les eaux sublimement limpides d´un parc national marin et en guest stars plus de 40 yachts de tradition, merveilles d´architecture navale parmi l´élite du circuit classique Méditerranéen… C´est le rare cocktail de saveurs, de charmes et de convivialité que propose le Yacht Club de Porquerolles pour la treizième édition de la Porquerolles Classique, du 11 au 14 juin prochain.
Une première nuit sollicitante
Dur, dur de progresser dans du clapot et un vent faiblissant… Les 39 Figaristes, menés ce matin par Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), attaquent le golfe de Gascogne dans des conditions météo très sollicitantes pour les bonshommes, nécessitant beaucoup de concentration et du temps passé aux réglages des voiles. Bientôt, une dorsale va leur barrer la route vers le cap Finisterre.
Sultanate of Oman vainqueur sur le lac Traunsee
Si Spindrift racing s´affirme depuis deux jours sur le lac Traunsee, c´est néanmoins Sultanate of Oman qui remporte la Coupe d´Autriche, première étape du GC32 Racing Tour 2015.
Bon départ de Pauillac
Dans un timing impeccable, le coup d´envoi de la première étape de La Solitaire du Figaro a été donné à 17 heures précises ce dimanche, devant Pauillac, dans un flux d´ouest d´une bonne dizaine de nœuds. Si les honneurs de la ligne reviennent de droit à Arnaud Godard Philippe (Faun Environnement – Afrikarchi), c´était sans compter sur le sort réservé à six marins, contraints de revenir après avoir volé ce départ rythmé, qui ne laissait que trop peu le droit à l´erreur…


















