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America’s Cup. Plainte au tribunal de New York contre l’America’s Cup Partnership et le Royal New Zealand Yacht Squadron

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John Sweeney a ouvert l’affaire avec le procureur général de New York en déposant une plainte officielle auprès de celui-ci afin, selon lui, de rétablir l’America’s Cup dans son cadre d’origine. Article de Cuplegend.com

Il ne devrait pas y avoir d’équipe américaine lors de la 38e America’s Cup. L’équipe américaine American Magic, de Doug DeVos, lassée du temps de mise en œuvre de l’America’s Cup Partnership (ACP), avait renoncé pour s’engager sur le SailGP. Pour autant, le New York Yacht Club avait beaucoup œuvré pour que l’ACP voie le jour. Mais du côté américain, il y a beaucoup de « conservateurs » pour qui l’ACP ne passe pas et qui sont rejoints par ceux qui préfèrent les bateaux archimédiens et les monocoques. Parmi eux, John Sweeney, qui en est resté aux Class America et qui se bat pour voir la Coupe revenir à un format plus classique. Comme il l’avait annoncé il y a un mois (lire cuplegend.com), il a déposé une plainte au tribunal de New York ce 12 février. N’ayant pas lui-même la légitimité pour entreprendre cette action en justice, il a demandé au procureur de se saisir de la question quant à la valeur juridique de l’ACP.
L’italien Marzio Perrelli tout juste nommé CEO de l’America’s Cup Partnership et qui a eu son premier meeting avec les équipes ce week-end se retrouve déjà avec un problème juridique à gérer alors que la première régate préliminaire de la 38e America’s Cup aura lieu dans 2 mois à Cagliari en AC40 et que les équipes se préparent à venir s’installer à Naples dès le mois de juin.

Le 12 février 2026, j’ai déposé une plainte juridique officielle auprès du Bureau des Charités du Procureur général de New York concernant de graves violations de l’America’s Cup Deed of Gift, une fiducie caritative permanente de New York.
L’America’s Cup est unique : aucune poursuite privée ne peut être intentée et aucune règle fondamentale de l’acte ne peut être modifiée, sans l’approbation écrite du procureur général de New York. Le procureur général a plusieurs options en vertu de la loi sur les fiducies caritatives de New York : il peut agir seul sans implication judiciaire, utiliser mon dossier pour lancer sa propre enquête, rejoindre mon action en tant que deuxième partie ou choisir de ne rien prendre.
Le Royal New Zealand Yacht Squadron, en tant qu’administrateur actuel, n’a jamais obtenu l’approbation du tribunal ou de l’AG pour des changements fondamentaux à l’acte – changements qui ne peuvent être apportés par « consentement ” Il s’agit notamment d’éliminer les certificats de mesure exigés, de remplacer la puissance de la voile humaine par des batteries et des commandes de vol, et d’autoriser les bateaux qui ne peuvent pas satisfaire aux exigences de la ligne d’eau de chargement, de faisceau et de tirant d’eau. Plus critique, l’America’s Cup Partnership (ACP) a remplacé la gouvernance des clubs de yacht par des entreprises à but lucratif qui obligent tous les futurs vainqueurs de la Coupe à naviguer pour toujours selon les règles du RNZY
Ce n’est pas légal, et ça ne va pas voler.

Pour corriger le cap et ramener l’America’s Cup à son esprit national original, basé sur le club, j’ai demandé à l’architecte naval de renom Julian Everitt de créer une classe monocoque de 90 pieds entièrement conforme aux

Cette nouvelle règle ouverte restaure :

• Vrai 90 yachts monocoques avec 30 marins

• Exigences strictes en matière de nationalité (yachts, équipement et marins du pays représentant)

• Une véritable innovation de design selon une règle ouverte

• Respect complet des exigences et de la certification de la ligne d’eau, du faisceau, du tirant d’eau et des voiles uniquement

La coupe appartient aux nations, aux clubs et aux marins – pas à un consortium commercial. La loi de New York la protégera.

J’ai l’intention de m’assurer que la prochaine America’s Cup se tiendra dans de véritables yachts à voile conformes aux Deed, propulsés par des humains et non en foilant la course dans la nation

John Sweeney avec Julian Everitt

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JO. Les nouveaux champions de France couronnés à Marseille

Le Championnat de France Élite de Voile Olympique a rassemblé les meilleures athlètes de voile olympiques français à Marseille du 18 au 22 février au Stade Nautique Florence Arthaud. Les “têtes de série” ont toutes répondues présentes.

Au-delà des titres nationaux, ce championnat a été pensé pour offrir aux athlètes l’opportunité de travailler avec toutes les cellules de performance (météo, ingénierie, préparation mentale, diététique…). Avec 121 athlètes réunis, l’événement a permis aux jeunes talents de se confronter aux leaders établis et de régater dans des conditions variées et parfois difficiles. En effet, dès le début de la compétition un fort Mistral a rendu le plan d’eau très technique. Seuls les windsurfeurs en iQFOiL ont pu courir le premier jour avant que le vent ne devienne trop violent. Le lendemain, avec des vents de 30 à 35 nœuds et des rafales jusqu’à 45 nœuds, les courses ont été annulées pour toutes les séries. Samedi, malgré des conditions toujours très musclées, toutes les séries ont enfin pu s’exprimer, permettant d’établir des classements provisoires avant la dernière journée de finales qui s’est quant à elle déroulée ce dimanche dans des conditions de vent très faible.

Franck Citeau, manager de la performance de l’Équipe de France : « Le bilan de cette première édition du Championnat de France Elite à Marseille est très positif. Au-delà des conditions, qui ont été diverses et variées, c’était avant tout une vraie revue d’effectif avant le début de la saison. Toutes les générations étaient réunies. Sportivement, le fait d’avoir eu à la fois du vent fort et du petit temps est un atout. Notre sport exige de savoir tout enchaîner, parfois presque dans la même journée. Pouvoir travailler dans toutes ces conditions sur un même championnat, c’est précieux. On a sacré aujourd’hui 14 champions de France sur 10 séries, avec des hiérarchies parfois bousculées. C’est sain. La concurrence entre Français est forte et constructive. Ce championnat s’inscrit dans une dynamique plus large : on est en pleine construction du projet 2028. L’ambition est claire, entrer dans le top 3 des nations aux Jeux Olympiques, ce qui signifie aller chercher des médailles d’or. »

Les Champions de France 2026 sont…

Planche à voile à foil – IQfoil :
Podium Femmes :

  1. Helene Noesmoen (SN Sablais – 85)
  2. Manon Pianazza (CN Angoulins – 17)
  3. Marion Couturier ( YPCR – 13)
    Hélène Noesmoen, championne de France Elite de windfoil : « C’était vraiment intéressant de régater dans des conditions bien musclées. Ça permet de batailler, d’aller chercher de l’engagement, notamment sur les foils. On a eu de belles courses au contact, avec de l’intensité, quelques chutes aussi, mais ça pousse à élever le curseur et c’est formateur. Le jour des finales était plus “off” côté vent, mais sur l’ensemble de la semaine, on a eu de quoi travailler. Je me suis beaucoup entraînée avec Manon cet hiver à Brest, donc c’était chouette de se retrouver en confrontation directe. À partir de mars, on va aussi naviguer davantage toutes ensemble entre Françaises, ce qui va encore élever le niveau.»

Podium Hommes :

  1. Nicolas Goyard (ACPV Nouméa)
  2. Tom Arnoux (YPCR – 13)
  3. Louis Pignolet (SNO Nantes – 44)
    Nicolas Goyard, champion de France Elite de windfoil : « Je suis champion de France pour la 2ème fois. C’est une belle satisfaction, même si l’objectif de la saison reste les Mondiaux, ça fait toujours plaisir de gagner. Les conditions étaient très musclées, avec 20 à 30 nœuds et une mer croisée. C’était atypique et exigeant. Aujourd’hui, la densité de l’équipe de France est impressionnante. On se tire tous vers le haut, avec des profils et des qualités différentes. Les équipes étrangères nous envient cette profondeur de groupe. On se tire vers le haut en permanence. »

Kitesurf (Formula Kite) :
Podium Femmes :

  1. Lauriane Nolot (HKA – 83)
  2. Lysa Caval (HKA – 83)
    Lauriane Nolot, championne de France Elite de Kitefoil 2026 : « C’est top d’être championne de France, c’est être la meilleure de toute la France ! Les conditions étaient magnifiques, même si on s’est fait malmener par le fameux Mistral : un vent fort, froid, bien établi. On a été surprises par la difficulté du plan d’eau, c’était vraiment challengeant, mais ça nous a permis d’identifier les points à travailler pour la suite. J’ai eu de très bonnes sensations et c’était super motivant de naviguer avec les garçons, d’essayer d’aller les titiller un peu. Avec Liza et Zoé et toute la team, on est dans une très bonne dynamique : on fait le choix de s’entraîner tous ensemble, filles et garçons. Il y a une super ambiance dans le groupe, je me régale. Rendez-vous l’année prochaine ! »

Podium Hommes :

  1. Nell De Jaham (HKA – 83)
  2. Matheo Coguiec (NEWKITE – 44)
  3. Louis Garino (HKA – 83)
    Nell de Jaham, champion de France Elite de Kitefoil 2026 : « C’est mon 2e titre de champion de France, et cela reste super important. Au-delà du titre, je suis vraiment content de cette semaine de travail avec l’équipe de France. Les conditions n’étaient pas évidentes, il fallait être là au bon moment, et ne pas se blesser. Mon objectif est vraiment d’aller aux Jeux en 2028 et toute la saison sera maintenant tournée vers les championnats internationaux ».

Dériveur solitaire (ILCA) :
Podium Hommes :

  1. Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautisme – 29)
  2. Théo Peyre (La Pelle – 13)
  3. Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautisme – 29)
    Alexandre Kowalski, champion de France Elite de dériveur solitaire (ILCA 7) 2026 : « C’est important ce titre de champion de France. C’était la première fois que je défendais mon titre, et ça s’est bien passé. C’est toujours satisfaisant. Je trouve aussi que le podium est assez logique. Avec Théo et Martin, on a beaucoup travaillé cet hiver. Je vois au quotidien l’engagement que met mon frère Martin, et je sais que Théo est un gros bosseur aussi. Donc je pense que ça récompense les efforts fournis ces derniers mois. C’est un joli podium et ça donne du sens au travail accompli. »

Podium Femmes :

  1. Louise Cervera (CN Mandelieu – 06)
  2. Marie Barrue (COYCH – 83 )
  3. Périne Milleret ( ASPTT La Rochelle – 17)
    Louise Cervera, championne de France Elite de dériveur solitaire (ILCA 6) 2026 : « Nous avons eu une semaine dense. Hier nous avons disputé quatre courses engagées, une journée très physique où il ne fallait pas se rater, puis aujourd’hui la finale avec peu de vent qui nous a obligé à nous adapter. C’était intéressant d’avoir autant de variété et de découvrir le nouveau format. Être championne de France, c’est important : c’est mon quatrième titre consécutif et ça compte pour mon club et ma ville. Avec Marie, on se tire vers le haut en permanence, et c’est ce qui nous fait progresser. La saison est maintenant lancée avec en ligne de mire la semaine de Palma puis de Hyères et le championnat d’Europe en mai. »

Dériveurs doubles :
Podium Hommes (49er) :

  1. Erwan Ficher ( CNPP – 44 ) et Clément Pequin ( La Rochelle Nautique – 17)
  2. Lucas Rual ( APCC Nantes – 44) et Emile Amoros ( CN Pornic – 44)
  3. Jean-Baptiste Bernaz ( CN Sainte Maxime – 06) et Jeremie Mion ( SRH – 76)

Erwan Ficher, champion de France Elite de dériveur double masculin (49er) 2026 : « On a eu une semaine assez longue avec beaucoup d’attente, du mistral et de belles vagues. Au total, nous avons seulement trois manches validées. On est contents d’avoir remporté le titre, surtout dans ces conditions variées. On a bien progressé dans le petit temps, même si on a parfois été un peu trop conservateurs. Le podium est composé de notre groupe d’entraînement, donc ça montre le bon niveau et la belle dynamique entre nous. Se tirer la bourre tous les trois, ça fait vraiment progresser. Pour moi, c’est forcément une satisfaction. »

Podium Femmes (49er FX) :

  1. Manon Peyre et Amélie Riou ( La Pelle – 13)
  2. Lou Berthomieu (SNO Nantes – 44) et Mathilde Lovadina (YCPR – 13)
  3. Mailys Radulic ( La Pelle – 13) et Fleur Babin ( CNBPP – 44)
    Manon Peyre, championne de France de Elite dériveur double féminin (49er FX) 2026 : « On a eu une semaine très ventée : sur quatre jours, les deux premiers ont été annulés à cause du vent trop fort. On en a profité pour travailler à terre. Hier, on a enfin pu courir dans des conditions engagées, avec 25 à 30 nœuds. C’était important pour nous de remporter ce championnat de France, surtout à Marseille, à la maison, et pour notre première régate ensemble. Ça confirme qu’on navigue bien. Maintenant, l’objectif reste le Mondial en mai. On a trois régates à venir pour monter en puissance, progresser sur le matériel, les départs et la vitesse, tout en visant des résultats solides. »

Dériveurs doubles mixtes (470):
Podium:

  1. Matisse Pacaud et Lucie de Gennes ( YC Cannes – 06)
  2. Manon Pennaeac’h (SNM – 13 ) et Pierre Williot ( CV St Aubin Elbeuf – 76)
  3. Sarah Jannin et Iban cornic ( ASN Perros Guirec – 22)

Lucie De Gennes, champions de France Elite de dériveur double mixte (470) 2026 : « On est très satisfaits de la manière dont on a navigué cette semaine. On a eu des conditions très musclées hier et très faibles aujourd’hui, un peu les deux extrêmes, et ça rend ce titre encore plus intéressant. C’est notre deuxième titre de champions de France en quelques mois, et c’est toujours important de gagner une régate. Maintenant, place au championnat d’Europe la semaine prochaine. On a trois jours off, puis on prend la route pour Vilamoura. C’est top d’avoir lancé la saison internationale avec un championnat de France : tout fonctionne bien et on part avec le sourire. »

Catamaran à foil (Nacra 17) :
Podium:

  1. Tim Mourniac (ASNQ) et Aloïse Retornaz (SN Sablais – 85)
  2. Clément Martnineau (La Rochelle Nautique – 17 ) et Eloïse Clabon (CN Ares – 33)
  3. Marius Praud (La Rochelle Nautique – 17 ) et Noemie Fehlmann (La Pelle – 13)

Aloïse Retornaz, championne de France Elite de catamaran à foil (Nacra 17) 2026 : « On a disputé trois manches au total et on les a toutes gagnées. Il a fallu être polyvalents, rester concentrés et s’adapter à des conditions complètement différentes. On est contents de notre vitesse, de nos choix tactiques et stratégiques : on est souvent allés au bon endroit. Le travail effectué cet hiver, notamment sur les départs, a payé. C’était aussi sympa de retrouver les copains français, qu’on n’avait pas forcément vus cet hiver. Être champion de France, c’est important. Même si les conditions n’étaient pas idéales, c’est un titre qui compte et qui nous donne une vraie légitimité. C’était une première édition, l’initiative est bonne. »

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Copa 2026. Il va y avoir du sport !

La Copa 2026 aura lieu les 7 et 8 mars 2026 au port de kernevel à Larmor plage. L’évènement majeur de la saison pour certains donnera lieu à de sérieuses confrontations sur l’eau à bord de MiniJ pour tenter de prendre la Copa au defender Alan Pennaneach.

La Copa est un savant mélange de sérieux et de second degré pour découvrir des grands skippers s’affronter dans de tous petits bateaux à quelques mètres du quai. Food trucks, concerts, DJ Set pour danser jusqu’au bout de la nuit… Remis au goût du jour par Thomas Normand avec l’aide de partenaires comme 11Hour, la Copa est un évènement unique où l’on peut retrouver Damien Séguin avec des cheveux,

C’est Alan Pennaneach, héros incontesté de la Copa 2025 en MiniJ à Kernével qui défendre son titre cette année. Il représente à merveille l’esprit de la course : toujours prêt, sauf quand il ne l’est pas. Son secret ? Une pointe de génie, deux cuillères d’improvisation, et un don unique pour annoncer un virement… juste après l’avoir fait. Maître du réglage approximatif mais enthousiaste, il affirme que « le vent finit toujours par comprendre ce que je veux ». Et visiblement, cette année-là, Éole a obtempéré.

Les skippers de l’édition 2026 de la Copa sont désormais connus. Navigateurs de haut niveau et nouvelles têtes prometteuses à découvrir ici: https://www.la-copa.fr/skippers

Le teaser : https://vimeo.com/1167276806?fl=pl&fe=sh

Affiche 2026 de la Copa, signée, comme les précédentes, par Astrid Van Den Hove

Infos pratiques:

Port de Kernevel — Larmor plage

Samedi 7 Mars:
9h → 17h: Village / Qualifications tournoi
17h → 1h: Concerts / DJ
Food trucks

Dimanche 8 Mars
9h → 15h: 1/4 et 1/2 finales
15h → 16h: finales+

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Globe40. Escale technique express pour l’équipe Belge qui est repartie !

Le Class40 BELGIUM OCEAN RACE – CURIUM skippé par Jonas Gerkens et Corentin Douguet a réussi une escale technique express en moins de 24h dans la ville de Vilvadia au Chili pour réparer son charriot de GV et sa drisse de foc. L’équipage est reparti avec 285 nm de retard sur Crédit Mutuel et 220 nm sur la flotte des pointus. Il reste suffisamment de milles à l’équipage pour reprendre sa 2e place.

BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM est arrivé samedi vers 17H30 heure européenne ( 16.30 UTC ) à Vivaldia, un joli port au sud de Valparaiso ; comme toujours l’accueil au Chili a été superbe ; comme pour FREE DOM une belle chaine de solidarité s’est mise en place localement pour approvisionner les pièces nécessaires et avec l’aide des équipes du YC Club de Yates Higuerillas.

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Globe40. Belgium Ocean Racing – Curium contraint à une escale technique

C’est sans doute l’un des tournants de cette course au tour du monde. Bord à bord depuis le départ et à chaque étape face à Crédit Mutuel l’équipage belge Belgium Ocean Racing – Curium, leaders au classement général ont dû se dérouter vers les côtes chiliennes pour une escale technique. Deux grosses avaries sont apparues trois jours à peine après le départ de la 5e étape à Valparaiso.

Globalement épargnée par les gros soucis techniques depuis le départ de la Globe40, l’équipe Belgium Ocean Racing – Curium avec à son bord Jonas Gerckens et Corentin Douguet, vient de subir deux grosses avaries trois jours à peine après avoir pris le départ de la 5e étape de ce tour du monde, mercredi à Valparaiso.

« La drisse de J1 (génois) a cassé net ! », explique Jonas Gerckens, qui a pris le départ de cette étape en compagnie de Corentin Douguet. « Pour réparer, il faudrait monter en tête de mât, mais ce n’est vraiment pas indiqué pour le moment, en raison d’une mer assez agitée. De plus, le chariot de rail d’écoute de grand-voile (GV) a littéralement explosé ! C’est lui qui permet de tenir l’extrémité de la bôme et le réglage de la GV. Il est impossible de réparer cela en mer, et c’est ce qui nous a motivés, Corentin et moi, à nous dérouter vers les côtes chiliennes. »

Trouver de nouvelles pièces de chariot en plein week-end ne va pas être simple… « Harken (France et US) est heureusement sur le coup, tout comme notre équipe technique qui cherche des pièces éventuellement disponibles sur d’autres bateaux amarrés au Chili », rassure Jonas Gerckens. « J’espère qu’on pourra repartir dans des délais raisonnables. Il faudrait qu’on ne perde pas plus de deux jours si on veut entretenir l’espoir de recoller au reste de la flotte. »
Chaque chose en son temps cependant : samedi, les deux skippers et l’équipe « Belgium Ocean Racing – Curium » s’employaient d’abord à toucher terre et à trouver des solutions techniques afin de réparer le plus rapidement possible.

Crédit Mutuel skippé par Ian Lipinski et Antoine Carpentier en profite pour s’échapper. Au classement des pointus, c’est Free Dom qui est en tête.

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Record. Passage du cap Leeuwin pour Guirec Soudée

Guirec Soudée poursuit sa route dans l’Ocean Indien après avoir dépassé hier jeudi 19 février le cap Leeuwin. Il dispose d’une confortable avance sur le record de VDH avec 1000 nm . Remonté un peu plus au nord, il va pouvoir progresser au portant dans les alizés jusqu’au cap de Bonne Espérance. Après avoir parcouru 11 800 nm en 58 jours, il ne lui reste plus que 10 280 nm à parcourir. Un peu moins de la moitié.

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Ultim. Report de l’Odyssée ULTIM 2026

LE HAVRE, FRANCE: General view of the Ultim fleet at the start of the Transat Café l'OR 2025 on October 26, 2025 in Le Havre, France. (Photo by Jean-Marie Liot / Alea)

Le rendez-vous ULTIM en Méditerranée n’aura pas lieu. Cap Med, organisateur de l’Odyssée ULTIM, en concertation avec la Classe ULTIM, annonce le report sine die de l’édition 2026, initialement prévue du 29 avril au 10 mai à Antibes.

Les ULTIM se retrouvent sans rendez-vous en Méditerranée. C’est là que nous devions voir les premiers bords de Gitana 18 aux côtés des autres ULTIM. Sans doute faute de budgets et de partenaires, le rendez-vous a été annulé.
” Porter un événement à la hauteur de ce que représentent les ULTIM dans l’univers de la course au large implique un niveau d’engagement et d’exigence particulièrement élevé. Cette ambition résonne naturellement avec l’image d’excellence de la Côte d’Azur, reconnue internationalement pour la qualité de son accueil et son savoir-faire en matière d’organisation d’évènements.
Aujourd’hui, les conditions ne sont pas réunies pour tenir la promesse faite à nos partenaires, aux équipages et au grand public d’un évènement d’exception aussi bien sur le plan sportif que dans sa globalité.
Fidèles à la qualité de nos réalisations passées et à notre volonté de proposer un rendez-vous à la hauteur des ULTIM et du territoire qui les accueille, nous avons fait le choix de ne pas compromettre cette ambition et donc, de ne pas maintenir l’Odyssée ULTIM pour 2026.
« Nous ne disposons pas des garanties nécessaires pour assurer le spectacle, l’intensité sportive et la qualité d’événement que méritent l’Odyssée ULTIM, Antibes et la Côte d’Azur », déclare Patrick Gilliot, secrétaire général de CapMed.

Samuel Tual, Président de la Classe ULTIM, souligne :
« La Classe ULTIM tient à saluer le travail et l’énergie déployés par Cap Med pour porter ce projet ambitieux. Créer une nouvelle course est un défi considérable. Le travail réalisé confirme qu’il existe une véritable attente pour une grande course de trimarans géants en Méditerranée. »

https://www.courseaularge.com/ultim-la-classe-ultim-devoile-son-programme-de-courses-jusquen-2028.html

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Globe40. Bon départ à Valparaiso

Copyright : Alejandro Cubillos

Ce jour à 14.20 locales (17.20 UTC) les concurrents de la 2ème édition de la GLOBE40 se sont élancés de la Baie de Valparaiso par 25 noeuds et grand soleil pour la 5ème étape de l’épreuve. Long de 4860 milles en route directe, ce parcours est d’abord marqué par le passage du mythique Cap Horn, 3ème grand cap de l’aventure, et par une remontée de 3000 milles vers Recife au Brésil dans une zone complexe en termes météorologiques. L’étape coefficient 2 verra sans nul doute un nouvel affrontement entre les deux leaders déclarés ex-aequo à l’arrivée au Chili ; BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM est en tête au classement général avec 2 points d’avance ; 2 points qu’il faudra gagner pour CREDIT MUTUEL pour espérer égaliser avant une dernière étape coefficient 2 vers Lorient, une étape qui pourrait s’annoncer comme le juge de paix de la course.

Chez les Class40 classiques le retour de FREE DOM, après l’héroïque traversée en solitaire du Pacifique, va relancer la compétition pour le classement ” pointus”, tandis que les autres concurrents chercheront tous des points à gagner avant les dernières échéances. Sous réserve de tout nouvel incident le retour des allemands de NEXT GENERATION à Recife devrait permettre à la flotte de se retrouver au complet dans le dernier effort vers Lorient.

Valparaiso et le Chili : une étape qui restera
” Valparaíso was the best stopover – We absolutely fell in love with this country and will definitely come back to discover more… It was fantastic!” Voila ce qu’on peut lire dans la dernière news letter de Lisa Berger du projet WILSON à l’issue de l’étape au Chili ; s’il faut modérer son enthousiasme par rapport aux autres belles étapes du parcours ce témoignage n’en résume pas moins la belle découverte qu’a été le Chili et les Chiliens pour les concurrents de la GLOBE40. Valparaiso la mythique avec ses collines colorées et sa richesse artistique, à quelques kilométres Vina Del Mar et Cocon avec leurs grandes plages, le tout sous un soleil de plein été très agréable parce que tempéré par les vents du Pacifique. Et la longueur de l’étape a permis aux équipages et à leurs familles de partir découvrir cette grande langue de 4500 km de mer et de montagnes qu’est le Chili, que ce soit à travers le désert d’Atacama au nord ou en Patagonie au sud. Superbe pays le Chili c’est aussi la cordialité, la chaleur et l’empathie permanente de ses habitants qui à tous niveaux ont formidablement bien accueilli la course. Pour l’organisation de celle-ci notre pilote Thomas Elton , responsable des activités voile à Puerto Deportivo à Valparaiso, le Yacht Club d’Higuarillas au nord de Valparaiso qui a superbement accueilli les Class40 et leurs équipages, et l’Armada, la marine chilienne, qui a accompagné pour leur sécurité avec un batiment tous les concurrents et a permis l’organisation de la remise des prix au sein de son magnifique Musée Maritime National.

Le totem du Horn dans la cible des concurrents
Inutile d’en écrire trop pour décrire ce qu’est le passage du Horn pour tous les marins de course au large. C’est à la fois une frontière, la fin du Pacifique, une zone resserrée avec l’Antarctique qui attire et accentue toutes les dépressions, un monument dans la grande navigation des voiliers du XIXème dont les dizaines d’épaves peuplent ses profondeurs, et encore de nos jours un baptême à la Clovis pour tous ceux qui entreprennent records et courses autour du monde.
Pour les skippers de la GLOBE ce sera, à environ 1500 milles de Valparaiso, la première étape de ce parcours de près de 5000 milles vers le Brésil. Les Class40 de dernière génération les plus rapides, les “scow”, devraient atteindre ce cap (qui est en fait une île) en territoire chilien d’ici une semaine, suivi d’une journée ou deux plus tard par les Class40 classiques. A l’exception de de Melodie Schaeffer et Paul Stratford de WHISKEY JACK qui ont participé à la 1ère GLOBE40, ce sera pour tous une première. Passé cette montagne, ce sont d’autres difficultés qui attendent les skippers avec 3000 milles à parcourir pour remonter dans l’Atlantique sud, un Atlantique quitté en novembre dernier. Au large des côtes d’Argentine et du Brésil, ce sont des ensembles météo complexes, dépressions venues des Andes ou grandes zones de calmes, qui sont au programme rendant difficiles les pronostics. Avant de toucher les alizés de sud-est venus d’Afrique du Sud il n’est pas impossible que beaucoup de galères attendent nos galériens. A ce jour selon les modèles météo les premières 24 heures au près devraient être engagées, avant d’aller chercher plus au sud les vents portants d’ouest, pour passer un Cap Horn qui s’annonce tonique mais pas inaccessible.

Un ressort de la compétition toujours plus tendu.
Les duellistes en tête du classement général de cette 2ème édition, à savoir BELGIUM OCEAN RACING-CURIUM et CREDIT MUTUEL, ont reposé les armes quelques semaines après leur épique arrivée jugée ex-aequo à Valparaiso, une première dans les annales de la course au large après 22 jours de course et 7000 milles de transpacifique. Les épées vont sans nulle doute ressortir des fourreaux dès les premiers milles de cette 5ème étape ; enjeu pour l’équipe belge renouvelée (Jonas Gerckens – Corentin Douguet) : conforter son avance de deux points par une victoire et deux nouveaux points ; pour CREDIT MUTUEL avec un retour au binôme très compétitif du début de l’épreuve Ian Lipinski – Antoine Carpentier il s’agira de reprendre ces deux fameux points pour viser ensuite une victoire à l’issue de la dernière étape. Dernière étape avec des revenants, les allemands de NEXT GENERATION qui n’ont pas l’intention de faire de la figuration dans ce duel et pourraient bien bouleverser le jeu. Chez les “pointus” FREE DOM est de retour après 4 jours d’escale seulement à Valparaiso (mais Thibaut Lefevere embarque un nouvel équipier en la personne de Maxime Bourcier, déjà vainqueur en pointus de l’étape vers Sydney) ; le duel avec BARCO BRASIL avec les inoxydables José Caldas et Luiz Bolina va pouvoir reprendre (12 et 28.50 points au classement pointu) même si les brésiliens disposent d’une confortable avance. WILSON avec toujours Lisa Berger et Jade Edwards-Leany avec 22.50 points dans le même classement compte bien aussi défendre sa position. Et 3,5 points seulement séparent JANGADA RACING (38 points) avec depuis le départ Richard Palmer et Rupert Holmes, de WHISKEY JACK à 41.50 points (Melodie Schaeffer accompagné cette fois-ci de Paul Stratford). Bagarre donc à tous les étages en prévision.

Copyright : Alejandro Cubillos

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Class40. Alexis Loison avec un nouveau Class40 Groupe REEL pour la Route du Rhum

Après une superbe année 2025, avec la victoire sur la Solitaire du Figaro Paprec, Alexis Loison disposera d’un nouveau Class40 de dernière génération, sur les plans du cabinet d’architectes Marc Lombard Yacht Design pour la saison 2026. Le bateau devrait sortir du chantier Neo Sailing Technologies en mai pour enchaîner directement avec un Tour d’Irlande en équipage, la Drheam Cup et la 40 Malouine, et enfin la célèbre Route du Rhum – Destination Guadeloupe en novembre prochain.

Avec son fidèle partenaire Le Groupe REEL, ils ont décidé de s’associer dans un nouveau challenge : celui du circuit Class40. Depuis quelques mois, un Class40 est donc en construction au sein du chantier Neo Sailing Technologies. Dessiné par le renommé cabinet d’architecture navale Marc Lombard Yacht Design, dont leurs dessins ont notamment gagné les 2 dernières éditions de la Route du Rhum, le modèle sera un Lift 3, un bateau spécialement imaginé et conçu pour cette épreuve.

« Pour l’instant nous sommes dans les temps et tout se passe bien au chantier, on ressent beaucoup de motivation à construire ce bateau raconte Alexis. La Class40, je la regardais depuis un petit moment. Il y a un niveau de dingue, des compétitions variées et toujours très disputées, qui se joue sur des détails, et je trouve que la grosse différence par rapport à la Classe Figaro reste le fait que les bateaux ne sont pas strictement identiques. Même si c’est un peu nouveau pour moi je trouve cela vraiment challengeant de chercher en permanence à faire les bons choix techniques, à commencer par le choix du bateau mais aussi tout ce qui touche au gréement, voiles , électronique, pilote automatique etc. J’essaie ainsi de m’inspirer de ce qui fonctionne bien et qui a fait ses preuves, et j’en profite également pour faire évoluer quelques détails avec ma touche personnelle suite à mes 20 ans d’expérience en course au large sur différents supports. C’est passionnant et j’apprends beaucoup. » explique le skipper Normand.

Après sa mise à l’eau en mai, le Class40 Groupe REEL entrera dans une phase de tests et de sorties techniques indispensables à sa bonne mise au point. Pour cela, le skipper normand rejoindra notamment son centre d’entraînements, le Pôle Finistère course au large de Port La Forêt, en Bretagne Sud. Ensuite, direction le Tour d’Irlande (20 juin), course en équipage sur laquelle Alexis partira accompagné de cadors du circuit Class40. L’objectif est « d’apprendre beaucoup en peu de temps ». Il jouera ensuite à domicile, à Cherbourg en Cotentin, là où sera donné le coup d’envoi de la célèbre Drheam Cup, le 12 juillet, pour une arrivée à Lorient. Cette première course en solitaire permettra à Alexis de se qualifier à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe , l’objectif principal de la saison.

C’est donc une saison courte mais particulièrement intense qui attend le skipper âgé de 41 ans, qui n’en est pas à sa première navigation en Class40.

En effet, le skipper du Groupe REEL a déjà disputé trois Transat Jacques Vabre, deux CIC Normandy Channel Race ainsi qu’une Transat Québec Saint-Malo. Autant dire que le Class40 est un bateau qu’il connaît assez bien. Et pour sa première saison avec son propre bateau, il sait qu’il sera particulièrement soutenu par son fidèle partenaire : « Nous avons écrit une très belle histoire en Figaro avec le Groupe REEL sur les trois dernières années et je suis très heureux de la continuer avec eux dans cette nouvelle catégorie. Je suis notamment très fier et impatient de les emmener sur cette transatlantique mythique qu’est la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Il y a 4 ans, à Saint-Malo, ville départ de la course, je m’étais promis que je serais sur l’édition 2026, car c’est une course que je regardais avec beaucoup d’envie. Ce vœu est en train de se réaliser et J’ai vraiment hâte de vivre ma première Transat en solitaire, surtout avec bateau comme celui-là. Je sais que j’ai les armes pour bien faire ».

Philippe Frantz, Président de REEL : « Cette nouvelle aventure en Class40 avec Alexis arrive à un moment très particulier pour le Groupe REEL, puisque nous célébrons cette année les 80 ans du Groupe. Depuis nos débuts, l’innovation, la précision technique et l’engagement humain sont au cœur de notre histoire. Nous retrouvons ces valeurs chez Alexis : sa rigueur, sa capacité à performer dans la durée et son envie de se remettre en question à chaque projet. L’accompagner sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe avec un bateau de dernière génération est pour nous une façon forte de marquer cet anniversaire et de poursuivre, en mer, cette culture d’exigence qui fait l’ADN de REEL. »

Alors, rendez-vous en mai pour découvrir les couleurs de ce nouveau bateau et surtout rendez-vous le 1er novembre pour le départ de sa première Route du Rhum – Destination Guadeloupe !

Les grandes dates de la saison :

  • Mai : Mise à l’eau et premières navigations
  • 20 Juin : Tour d’Irlande en équipage
  • 12 Juillet : Drheam Cup en solitaire
  • Août : Entraînements
  • 3 septembre : 40 Malouine en solitaire
  • 1er Novembre : Route du Rhum – Destination Guadeloupe

ALEXIS LOISON
41 ans
Originaire de Cherbourg-en -Cotentin
Projet sportif basé à Port-La-Forêt

PALMARÈS

2025
1er de la Solitaire du Figaro Paprec
1 IRC overall Rolex Fastnet Race
4e de l’étape 1 des Sables-Horta-Les Sables (Class40 Seafrigo)
1er Tour de Bretagne à la Voile
4e Solo Guy Cotten
1er RORC Caribbean 600
1er Rolex Sydney Hobart Race

2024
1er National Figaro (Figaro)
9ème Solitaire du Figaro Paprec
5ème Transat Québec Saint-Malo (Class40)
7ème Solo Maître Coq (Figaro)
5ème Solo Guy Cotten (Figaro)
1er RORC Caribbean 600

2023
14ème Solitaire du Figaro Paprec
1er Tour de Bretagne à la voile (Figaro)
5ème CIC Normandy Channel Race (Class40)
2ème Solo Maitre Coq (Figaro)

2022
3ème Sardinha cup (Figaro)
3ème championnat du monde offshore de double mixte

2021
4ème Solitaire du Figaro (Figaro)
5ème Transat en double (Figaro)
5ème Tour de Bretagne à la voile (Figaro)
6ème Transat Jacques Vabre en Class40

2019
5ème Solitaire du Figaro (Figaro)
Vainqueur Tour de Bretagne à la voile (Figaro)

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Globe40. Départ de l’étape 5, celle du passage du Cap Horn

Jean-Marie Liot

Le départ de la cinquième et avant-dernière étape de la Globe40 sera donné ce mercredi 18 février à Valparaiso (Chili) direction Recife au Brésil. Sept des 8 bateaux seront au départ pour une étape qui comptera le passage du mythique Cap Horn.

C’est 4 860 milles nautiques qui seront au programme des 14 marins dans cette 5e étape qui sera crucial pour le classement général et notamment pour le duel entre Belgium Ocean Racing – Curium et Crédit Mutuel. Jonas Gerckens fera équipe avec Corentin Douguet face à Ian Lipinski et Antoine Carpentier. La bataille s’annonce encore intense.

A y regarder de plus près, la 5e étape de cette circumnavigation est nettement moins « facile » qu’elle ne pourrait paraître. Alors que Belgium Ocean Racing – Curium s’attaquera à cette avant-dernière étape en tête du classement général, avec deux petits points d’avance sur « Crédit Mutuel », Jonas Gerckens fera équipe avec Corentin Douguet. Le Breton n’a besoin que de quelques phrases pour planter le décor et situer le niveau de difficulté de cette étape : « La seule évocation du Cap Horn suffit généralement à situer le débat », sourit le Breton de 51 ans. « Le franchir n’arrive pas tous les jours dans la vie d’un marin, et le passer après avoir longé les côtes chiliennes pour ensuite le contourner est assez peu courant également. On verra à quelle sauce on va être mangé. Mais surtout, on ne pourra certainement pas dire qu’on aura fait le plus gros une fois dépassé ce gros caillou ! La remontée de l’Atlantique au long des côtes argentines puis brésiliennes jusqu’à la latitude de Rio compte parmi les zones visitées par la course au large les plus délicates au monde ! La faute à cette cordillère des Andes qui crée un énorme dévent, et rend les prévisions les plus ardues à établir. Là-dedans, il y a tout un tas de systèmes qui se créent. Ils sont assez jeunes et dès lors assez difficiles à placer sur nos modèles. Ça rend le jeu très compliqué, mais également très ouvert. On va avoir environ 3.000 milles à remonter vers le Cabo Frio, soit à peu près le double de ce que l’on aura fait en descendant vers le Cap Horn. Ça peut très bien se passer. Ou pas ! Lors du dernier Vendée Globe par exemple, Thomas Ruyant en a fait l’amère expérience après avoir essuyé un grain monstrueux qui lui avait notamment déchiré des voiles. »

Des perspectives qui n’effraient pas Jonas Gerckens. Le Liégeois franchira pourtant le cap mythique pour la première fois de sa vie. « Passer le Cap Horn reste une étape majeure dans la vie d’un hauturier, mais comme l’a dit Corentin, ce sont les routes que nous allons suivre pour le rejoindre puis pour s’en éloigner qui s’annoncent surtout ardues. Tout dépendra bien sûr des conditions que nous allons y rencontrer, mais après avoir déjà vécu une étape très chahutée dans l’Océan Indien en compagnie de Ben (Hantzperg), je me sens prêt à relever ce défi avec d’autant plus d’enthousiasme que je sais déjà que l’apport de Corentin sera très important vu ses connaissances et son palmarès. Alors que nous nous sommes retrouvés à Valparaiso il y a une dizaine de jours, nous avons eu l’occasion de travailler tout cela en vue de la grosse explication qui s’annonce avec Ian Lipinski et Antoine Carpentier, les deux cadors qui seront à la barre de « Crédit Mutuel ». Comme vous vous en souvenez peut-être, l’arrivée de l’étape à Valparaiso a débouché sur un ex-aequo pour le moins insolite qui a eu pour effet de nous ramener pratiquement dos-à-dos. Même si cette situation a été difficile à admettre, nous avons décidé de la mettre derrière nous une fois pour toutes. Nous occupons la tête du classement avec deux points d’avance, mais comme les deux dernières étapes proposeront des coefficients équivalents avec deux points d’écart entre le 1er et le 2e, la course promet de se jouer jusqu’à l’arrivée programmée à Lorient en avril prochain. D’autant que le bateau allemand qui avait terminé dans notre sillage (2e) à La Réunion sera de retour pour la dernière étape entre Recife et Lorient ! »

C’est dire si la bagarre promet d’être intense, surtout pour les scows qui, en plus d’avoir témoigné d’une très grande aisance doublée d’une fiabilité remarquable, ont surtout réalisé des performances très impressionnantes. Celles-ci ont notamment été illustrées par le record de distance sur 24 heures qui a été battu à deux reprises par « Belgian Ocean Racing – Curium » ! La première fois entre le Cap-Vert et l’île de La Réunion, avec le duo Dehareng-Hantzperg à bord (452,22 mn, soit 837,51 km), et la deuxième dans le Pacifique, entre Sydney et Valparaiso (459,78 mn, soit 851,51 km, à 19,1 nœuds de moyenne !), des œuvres de Djemila Tassin et Benoît Hantzperg à nouveau !

À bord du Class40 Crédit Mutuel, Ian Lipinski et Antoine Carpentier sont en passe de retrouver leurs petites habitudes, eux qui ont été séparés par un principe de bonne répartition des efforts, chacun cédant à Amélie Grassi puis Alan Roberts le soin de piloter le bateau rouge et blanc au plus vite et au plus sécurisant. « On a géré un certain nombre de petits soucis, il reste de la bricole, des réglages à affiner pour que les systèmes fonctionnent bien, mais nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. De la même manière, le sujet de préoccupation principal est le jeu de voiles qui a déjà beaucoup travaillé, et il faut que les voiles tiennent. Après tant de milles, nous sommes tous dans le même cas de figure ».

Ian Lipinski : « Ce fut agréable de laisser la main un petit moment, s’amuse le skipper, mais j’étais quand même pris par une forme de stress et par l’envie de participer. J’ai pris des nouvelles assez régulièrement, et c’était assez sympa de partager ça avec eux. J’en ai profité pour découvrir le Chili, un pays génial, des paysages fantastiques et des habitants d’une immense gentillesse, ce fut un régal ! Je suis aussi bien content de retrouver Antoine, en qui j’ai une grande confiance et sur qui je sais m’appuyer en toute circonstance ».

Ian Lipinski envisageait une entame de course « assez pénible, au près, avec possiblement beaucoup de vent. Les débuts risquent d’être laborieux, puis nous devrions récupérer du vent portant jusqu’au cap Horn. Il faut espérer qu’il sera praticable, puis il faudra remonter le long des côtes orientales, possiblement avec du vent de face. Est-ce que la stratégie météo sera l’argument majeur de cette étape ? Je n’en sais rien, il pourrait y avoir beaucoup de bords obligatoires ; je ne pense pas que ce sera si ouvert que ça. Avec le temps, j’ai aussi appris que chaque course est particulière, qu’il n’est pas nécessaire de se remplir la tête de schémas. Je préfère être en capacité de m’adapter quels que soient les éléments ».

« C’est un beau moment d’inconnu, s’exclame Antoine Carpentier. J’espère qu’il ne sera pas trop redoutable. La direction de course va sans doute nous mettre une limite des glaces assez haute mais, de toute façon, on va aborder le cap Horn par le nord et on en sortira aussi par le nord sans doute au plus près des côtes. Ensuite, on remontera l’Atlantique sud, où j’ai un peu navigué lors des arrivées de Transat Jacques Vabre à Salvador de Bahia. ».

Il y a trois semaines, la transpacifique entre Sydney et Valparaiso, créditée d’un coefficient de 3 – le plus haut – s’était conclue par un inédit match nul. « Avant l’étape 4, nous savions, Alan et moi, que nous devions gagner, ce qu’on a fait… mais nous n’avons pas été les seuls à gagner, image Antoine Carpentier. L’objectif a été à moitié rempli, mais nous restons dans le match pour la victoire finale ». « On n’a pas le choix, pose Ian Lipinski, nous devons gagner les deux prochaines manches. Je n’ai pas envie de commencer à faire des calculs pour savoir dans quels schémas le retour de l’équipage allemand, à partir de Recife, pourrait impacter cette obligation. Gagner cette course est encore possible, et cela peut ne dépendre que de nous. C’est un schéma qui me va très bien ». « On sait ce qu’il faut faire pour gagner, résume Antoine Carpentier. Si nous voulons rester maîtres de notre destin, il faut finir devant Belgium Ocean Racing deux fois. Il va y avoir du jeu jusqu’au bout ! »

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