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Trophée Jules Verne. Nouveau temps de référence au cap de Bonne Espérance réalisé par Sodebo Ultim 3

Cette fenêtre météo a permis à l’équipage de Sodebo Ultim 3 d’établir un nouveau temps de référence entre Ouessant et le cap de Bonne Espérance en 10 jours 23 heures et 55 minutes 52 secondes ! Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel signent ainsi le meilleur chrono entre Ouessant et Bonne-Espérance et battent la précédente marque, détenue par le Maxi Edmond de Rothschild (en 2021) de 9 heures et 56 min. Surtout, les sept marins continuent d’être plus rapides que le détenteur du Trophée Jules Verne (IDEC Sport) avec 1 jour 19 heures, 31 min d’avance. Désormais, ils progressent vers le Cap des Aiguilles qui marque l’entrée dans l’océan Indien.

L’Atlantique Sud, la longue route
Sodebo Ultim 3 avait réussi un départ canon, matérialisé par un nouveau record entre Ouessant et l’équateur (4 jours, 4 heures, 2 minutes, 25 sec). « On a pu avoir une trace exceptionnelle malgré les embûches dès les premiers jours », rappelle Thomas Coville. La route en Atlantique Sud s’est avérée plus délicate, la faute à l’anticyclone de Sainte-Hélène qui obligeait l’équipage à faire une route très Ouest pour le contourner. « C’était vraiment un très grand détour jusqu’au Brésil avant de pouvoir mettre le clignotant à gauche, poursuit le skipper de Sodebo Ultim 3. Même si ça fait beaucoup de chemin, on a conservé un rythme conséquent avec 35 à 40 nœuds de moyenne ».
« Ça nous a contraint à faire pas mal de route mais aussi à enchaîner les manœuvres et les changements de voile», abonde Pierre Leboucher. Depuis lundi, Sodebo Ultim 3 progresse vers l’Est au portant et le tempo est resté inchangé malgré une « petite zone sans vent » avec laquelle il faut composer depuis ces dernières heures. « Ça devrait être le cas pendant deux ou trois jours mais on fait tout pour gagner le plus de terrain possible », précise Pierre.

Le premier cap et un nouveau temps de référence
« On peut être fiers de boucler ce premier tronçon dans ce timing », se réjouit Thomas Coville. Les « Sodeboys » ont frappé fort : en franchissant le cap de Bonne-Espérance à 20 h 56 min ce vendredi soir, ils signent un temps de référence en 10 jours, 23 heures, 55 min 52 sec. C’est 9 heures, 56 min de mieux que le précédent temps de référence, établi il y a cinq ans par le Maxi Edmond de Rothschild (11 jours 9 heures 53 min en 2021).
Mais l’objectif est inchangé : battre le record du Trophée Jules Verne. Sur ce sujet, Sodebo Ultim est en avance de 1 jour, 19 heures, 31 minutes sur le détenteur du record, IDEC Sport. « Nous sommes dans le bon tempo mais on sait qu’il faut rester humbles et concentrés en permanence », souligne Thomas. « C’est chouette de signer ce temps de référence, pour autant, nous avons bien conscience que ce n’est qu’une étape et qu’on ne doit pas se relâcher ».

Des fêtes de Noël forcément particulières
Bien entendu, hors de question de ralentir la cadence pendant les fêtes. S’il n’y a pas eu de repas particulier au menu, les skippers ont eu le plaisir de découvrir les petites attentions de l’équipe à terre du Team Sodebo. « On avait des petites décorations dans nos sacs de nourriture, raconte Pierre. On en a mis un peu partout dans le bateau, c’était super sympa ! » Ils ont également pu échanger avec leurs proches restés à terre, des messages qui renforcent la motivation pour continuer à tout donner !

Le cap des Aiguilles et l’océan Indien en approche
Il sera bientôt l’heure d’aborder les fameuses mers du Sud, si éreintantes pour les organismes et les bateaux. Mais avant, ils devront traverser le cap des Aiguilles où les courants sont particulièrement forts, et qui marque l’entrée dans l’océan Indien. Pour l’instant, c’est une zone sans vent qui accapare toujours les 7 marins « On bute dessus malgré un front qui nous pousse derrière, décrypte Guillaume Pirouelle. On fait un peu le yo-yo mais on prend notre mal en patience ». Ils restent particulièrement attentifs dans ces zones où des icebergs peuvent dériver. « Il peut y en avoir beaucoup par ici, ce qui nous oblige à être très attentifs en permanence », explique Thomas. La cellule routage travaille en lien avec CLS (Collecte Localisation Satellite) pour récupérer étudier la présence de glace et ne prendre aucun risque.

Gros changement de température
À bord de Sodebo Ultim 3 aussi, on a ressorti les bonnets et les vêtements chauds. « C’est vrai qu’on est tous bien couverts, surtout quand on fait les changements de voile », reconnaît Pierre Leboucher. « Aller dehors, c’est toute une expédition, ajoute Thomas Coville. Nous avons aussi adapté nos repas avec plus d’apports en calories ». Un travail conséquent avait été réalisé en amont avec le labo R&D de Sodebo qui a préparé des plats lyophilisés adaptés à chacun qui répondent justement à leurs besoins nutritifs (autour de 4000kcal dans les zones froides). Quoi qu’il en soit, même si le mercure a chuté, l’ambiance est au beau fixe entre les marins. « C’est grisant de constater que les conditions changent, apprécie Pierre. On se rapproche d’endroits encore plus hostiles et on est prêt pour s’y confronter ! »

Réaction de Thomas Coville au passage du cap : “C’est un super moment d’équipe. Cela nous fait passer un petit peu le fait que nous n’avons pas eu bcp de vent, et que ça n’allait pas très vite aujourd’hui. On s’est bagarré toute la journée pour ça ! Et là, nous vivons ce cap de Bonne Espérance tous les 7 ensemble, tout le monde s’est réveillé pour le passage. On est très content du temps et c’est vrai que symboliquement, faire sous les 11 jours, c’est un super temps ! C’est un temps qu’on avait envisagé avec l’équipe de routage. Maintenant c’est un tiers du parcours, on va s’appliquer à continuer ! “

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Record. Guirec Soudée : “Je n’ai qu’une envie, c’est de traverser les océans !”

Guirec Soudée a commencé son tour du monde à l’envers mardi 23 décembre. Après 3 jours, il se trouve déjà aux Canaries et avance à bonne allure.

Guirec, comment as-tu géré l’attente avant le départ ?
« J’ai géré l’attente de façon sereine parce qu’il y avait du boulot à faire sur le bateau, pas mal de petits trucs à finaliser, mais c’était compliqué, aussi, parce que dans ma tête, je m’étais dit qu’un départ le 15 novembre, c’était bien. Au final, c’était important de prendre le temps parce que les vents n’étaient pas forcément super bien orientés et il y avait beaucoup de mer. Là, on est très, très prêts, et au final, ça va me permettre d’arriver au bon moment pour le passage du Cap Horn. Nickel. »

Comment s’est passée ta dernière soirée avant départ ?
« Ma dernière nuit avant le départ s’est super bien passée. J’étais debout vers 5h30, 6h, je me réveille toujours tôt, mais j’ai dormi d’une traite, de façon très paisible. Ce qui est cool, c’est que je sais que j’ai un bateau qui marche bien, je n’ai pas cette pression de me dire qu’il va falloir le pousser à 100% en permanence. Avant tout, le maître-mot, ça va être de prendre du plaisir.»

Aurais-tu préféré passer Noël à terre ? Ou l’objectif était justement de partir avant ?
« L’objectif, c’était de partir dès que les conditions étaient réunies. Pour moi, il n’y a pas plus beau cadeau de Noël que de partir et pouvoir naviguer sur l’Ultim MACSF, je suis donc très content d’y être avant les fêtes. On a fait Noël avec les enfants quelques jours avant. Ils sont très jeunes, donc ils ne se rendent pas trop compte, mais le Père Noël est passé, et peut-être qu’il repassera après, on ne sait pas (sourire)…»

Que ressens-tu ?
« Il y a de l’émotion, de l’excitation, de la gratitude envers plein de personnes dont mon équipe, mes partenaires. C’est un boulot qui n’était pas évident, on a bien enchaîné les choses depuis le retour du Vendée Globe, on n’a pas eu trop le temps de souffler, mais c’est tellement de plaisir, de bonheur de pouvoir naviguer sur ce bateau que je n’ai qu’une envie, c’est de traverser les océans.»

As-tu des appréhensions ? Quels seront les premiers obstacles auxquels tu devras faire face ?
« Pour le début, il y aura un peu de vent avec un peu de mer. Au bout de 2 jours, je vais gagner en chaleur et me rapprocher des latitudes un peu plus chouettes ; j’aurai ensuite 10 jours vraiment trop cool et plus je vais me rapprocher du Cap Horn, plus il y aura de questionnements sur la manière dont ça va se dérouler, comment vont être les vents, est-ce que je vais pouvoir passer du premier coup, est-ce que je vais devoir me mettre en stand-by, c’est-à-dire freiner en laissant passer les gros systèmes et rester un peu plus nord, ou alors avancer et se mettre à la cape, ou bien encore tirer quelques bords… Mais on verra, je suis prêt, il n’y a pas de souci, ça va être un moment rigolo en mer comme à terre, à suivre (rires) !»

Tu n’as pas de concurrents, as-tu dressé une feuille de route pour cocher tel ou tel objectif ?
« L’objectif, c’est de bien naviguer, prendre beaucoup de plaisir et ça, ça sera le cas… et faire en sorte d’être devant Jean-Luc au maximum [Jean-Luc Van Den Heede, détenteur du record en monocoque]. »

Pour suivre Guirec : la carto en direct sur Course Au Large

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Départ de la 80e édition de la Sydney Hobart, LawConnect en tête

Start of the 80th Rolex Sydney Hobart Yacht Race

Le départ de la 80e édition anniversaire de la Sydney Hobart a été donné ce 26 décembre 2025 avec 128 bateaux. C’est le tenant du titre LawConnect qui a franchi la ligne d’arrivée en tête au coup de canon de départ tiré à 13h00 suivi par les autres grands Maxis, Master Lock Comanche et de l’équipe américaine Lucky avec Palm Beach XI dans leur sillage.

La Sydney Hobart Yacht Race 2025 a connu un début de course difficile lorsque le Yendys, propriété de Bruce Tardrew , a été le premier à abandonner, son étai arrière ayant cédé juste avant le signal d’avertissement des 10 minutes. Ce fut un coup dur pour l’équipage, qui n’a même pas pu prendre le départ.

SHK Scallywag , skippé par David Witt, a effectué un virage de pénalité de 720 degrés au large, par précaution en cas de réclamation, qu’ils ont formulée auprès du Comité de Course. Sumatra , du CYCA, sous le skipper Shane Diethelm, a temporairement suspendu la course pour réparer un problème hydraulique, mais prévoit de reprendre la compétition une fois le problème résolu.

Les 128 bateaux restants luttent actuellement contre de forts vents du sud et une forte houle. Les conditions météorologiques annoncent une navigation difficile et potentiellement agitée, les organisateurs prévenant qu’il fera froid, humide et que la mer sera forte.

Dans le cadre de la course, plusieurs voiliers ont dispersé des pétales de rose en passant devant la plage de Bondi en hommage aux victimes du récent attentat terroriste de Bondi. Elle poursuivra sa route vers le sud, le long des côtes de Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria, traversera le détroit de Bass et rejoindra Storm Bay. Les maxis de 100 pieds pourraient boucler la course en deux jours environ si les conditions sont favorables, même si la météo de cette année ne permettra probablement pas d’établir un nouveau record.

Sur une mer de Tasmanie rapide et agitée, Christian Beck semblait à la fois surpris et discrètement satisfait alors que son voilier de 100 pieds, LawConnect, conservait une légère avance en début de course lors des premières heures de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race 2025.
S’exprimant depuis le bord du bateau devant le centre de presse du Cruising Yacht Club of Australia, alors que celui-ci filait à toute vitesse vers le sud, Beck a balayé d’un revers de main les rumeurs d’avant-course selon lesquelles un pari de 250 000 $ aurait été placé sur la possibilité que LawConnect sorte premier de Sydney Heads.

« Nous pensions que c’était fou », a déclaré Beck, reconnaissant que l’histoire avait circulé à terre, « mais en fin de compte, ce n’était pas si fou — même si ce n’était qu’une rumeur. » D’après le suivi de la course, LawConnect conservait une légère avance tandis que les grands favoris se rapprochaient. Beck a admis avoir été surpris par cette position, surtout compte tenu des conditions au départ. « Très surpris, car le départ était vent arrière et le Master Lock Comanche est plus rapide vent arrière. Si le départ avait été face au vent, nous aurions été meilleurs », a-t-il déclaré. « Nous l’avons constaté : Master Lock Comanche , Palm Beach XI et Lucky étaient juste derrière nous. Tout repose sur l’équipage. Le travail de l’équipage a été fantastique. Beck a révélé que le spinnaker de LawConnect était hissé quelques secondes avant celui de son principal concurrent. « Notre spinnaker a été déployé environ 20 secondes avant celui de Comanche », a-t-il déclaré.

Les conditions en mer étaient déjà difficiles, les bateaux devant naviguer à grande vitesse à travers des vagues courtes et agitées, atteignant des vitesses à deux chiffres. « Assez rapide, assez agité — nous naviguons à environ 13 nœuds », a déclaré Beck, ajoutant que le Master Lock Comanche restait clairement en vue dans une mer « relativement agitée ».

En fait, seulement 6 milles nautiques séparaient les six premiers yachts, LawConnect devançant Master Lock Comanche, Palm Beach XI, SHK Scallywag 100, le Lucky de 88 pieds et Wild Thing 100.

L’intensité du début de course a été soulignée par les premiers abandons de la flotte, la fiabilité mécanique commençant à influencer la compétition autant que la vitesse pure. Le Welbourn 50 du Queensland, Hutchies Yeah Baby, a dû abandonner la 80e édition de la course suite à un problème de foil d’étai, compromettant sa capacité à manœuvrer les voiles d’avant en toute sécurité.

Le MAT 1245 victorien, White Noise, a également abandonné en raison de problèmes de gréement, tandis que le Northshore 38 d’Australie-Méridionale, Inukshuk, a quitté la course à cause d’un problème de gouvernail – une panne critique dans une mer forte et se renforçant rapidement. Ces éliminations précoces ont rappelé que la réputation de la Sydney Hobart ne repose pas seulement sur le prestige et la rivalité en tête de flotte, mais aussi sur le stress incessant qu’elle impose aux bateaux et aux équipages.

Au total, 125 yachts sont encore en lice dans cette course de 628 milles nautiques.

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Tour du Monde à l’envers. Départ de Guirec Soudée sur MACSF

Guirec Soudée a quitté Brest à la barre de l’Ultim MACSF pour un tour du monde à l’envers en solitaire ce mardi 23 décembre. Un tour du mode face aux vents et courants dominants. Un parcours de près de 40 000 milles nautiques, encore jamais bouclé avec succès en multicoque, à suivre en temps réel grâce à la cartographie.

Ce mardi 23 décembre, à 11h36 au nord de l’île d’Ouessant, Guirec a franchi la ligne de départ du « Global Challenge » à bord du maxi trimaran Ultim MACSF. L’objectif de Guirec ? Battre le record le plus engagé de l’histoire du tour du monde à la voile, à l’envers et en solitaire, détenu depuis 21 ans par VDH en 122 jours en monocoque.

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JO. Quatre médailles pour les Bleuets au championnat du monde

Comme au lac de Garde l’an passé, les jeunes marins français ont décroché quatre médailles lors du Championnat du monde jeunes de voile, dont la 54e édition se déroulait cette semaine à Vilamoura, au Portugal. Les Bleuets ont brillé sur ces véritables « mini-Jeux Olympiques », qui rassemblaient plus de 400 des meilleurs jeunes talents mondiaux (U19). Ils ont offert un formidable spectacle sur un plan d’eau technique, au terme d’une semaine marquée par des conditions très variées.

Déjà médaillé de bronze l’an passé en Italie, Nell de Jaham a de nouveau décroché une belle 3e place en kitefoil. Marius Praud et Émilie Mansouri en Nacra 15, Émy Combet et Juliette Peyre en 420, ainsi que Nolann Huet des Aunay et Titouan Gresset en 29er sont devenus vice-champions du monde, remportant trois médailles d’argent. Nation la plus médaillée de cette édition, à égalité avec la Pologne, la France a pris la 2e place du classement par équipes du Nations Trophy, juste derrière les tenants du titre italiens.

L’argent pour les Marseillaises Juliette Peyre et Émy Combet en dériveur (420)

Formées au club de La Pelle à Marseille, Juliette Peyre et Émy Combet décrochent la médaille d’argent en 420. Cette deuxième participation à un Youth, après celle de 2023 au Brésil, restera un souvenir inoubliable pour ce duo qui navigue ensemble depuis l’enfance. Âgées de 17 ans pour Juliette et 18 ans pour Émy, elles ont commencé la voile à l’âge de cinq ans sur le même Optimist, avant de former un équipage en 420 il y a plus de quatre ans. Longtemps privées de podium malgré des résultats solides, elles ont franchi un cap cette saison, concluant cette semaine mondiale par une deuxième place aussi brillante que symbolique. Cette médaille marque la fin de leur aventure commune en 420, avant de se lancer respectivement dans de nouveaux projets en 470. En parallèle, Juliette Peyre est scolarisée en terminale à Marseille, tandis qu’Émy Combet poursuit des études en STAPS.
Juliette Peyre : « Ça fait quatre ans qu’on navigue ensemble, et on a commencé la voile à cinq ans sur le même Optimist. Aujourd’hui, on se connaît par cœur. Le premier jour, il y avait beaucoup de vent, ce ne sont pas forcément nos conditions, et pourtant on gagne les deux premières courses. Ça nous a mises en confiance tout de suite. On est restées régulières toute la semaine. Les points étaient hyper serrés et on n’a pas pu courir la dernière course, ce qui est un peu frustrant. Mais cette deuxième place est déjà géniale. L’ambiance avec l’équipe de France était incroyable. Tout le monde se tirait vers le haut. »

L’argent pour les Rochelais Émilie Mansouri et Marius Praud en multicoque (Nacra 15)

En Nacra 15, Émilie Mansouri et Marius Praud confirment leur très haut niveau avec une nouvelle médaille d’argent mondiale, après avoir déjà terminé deuxièmes lors du Championnat du monde disputé cet été à La Rochelle. Âgés de 18 ans, originaires de La Rochelle, ils naviguent ensemble depuis quatre ans. Cette médaille vient récompenser une dernière saison très dense. Émilie suit un parcours Polytech à Marseille, tandis que Marius est inscrit dans un Bachelor Hepta à l’ESSEC, en partenariat avec CentraleSupélec, Sciences Po et l’INSEP. Depuis septembre, leurs trajectoires se séparent : Émilie s’est installée à Marseille pour débuter un nouveau projet en 49er FX avec Maëlys Lafage, tandis que Marius est désormais basé à La Grande-Motte avec un projet en Nacra 17.
Émilie Mansouri : « On a été leaders quasiment toute la semaine, mais les conditions étaient très compliquées, avec très peu de vent, parfois à peine quatre nœuds. En tant qu’équipage assez lourd, c’était difficile face à des équipages plus légers. Mais on n’a rien lâché. Terminer notre dernière régate ensemble avec une médaille mondiale, c’est une très belle façon de clore ce cycle. »

L’argent pour les Baulois Nolann Huet des Aunay et Titouan Gresset en dériveur (29er)

En 29er, Nolann Huet des Aunay et Titouan Gresset poursuivent une belle tradition française avec une quatrième médaille en cinq éditions. Tous deux âgés de 18 ans, Titouan est originaire de Roscoff, Nolann de Lyon. Ils se retrouvent en septembre 2022 au Pôle France de La Baule. Leurs résultats parlent d’eux-mêmes : quatrièmes aux championnats d’Europe, champions d’Europe U17, deuxièmes à l’Européen Open, troisièmes au Mondial Open et vice-champions du monde jeunes. Étudiant à l’INSA Lyon, Nolann mène un double projet exigeant, tandis que Titouan intègre la Marine marchande à La Grande-Motte. À Vilamoura, ils restent dans la course au titre jusqu’à la dernière manche, échouant à un point de l’or. Cette médaille marque la fin de leur aventure commune en 29er avant de nouveaux projets en Nacra 17 pour Titouan et en 470 pour Nolann.
Nolann Huet des Aunay : « Tout était exceptionnel sur cet événement. On a eu un début compliqué, mais on est restés dans le match. On gagne trois manches d’affilée et on termine à un point du titre. Aucun regret, c’est notre troisième podium international de la saison. »

Le bronze pour le Martiniquais Nell de Jaham en kitefoil

À 18 ans, Nell confirme qu’il faut désormais compter sur lui dans le paysage international du kitefoil. Le jeune Martiniquais vient de décrocher la médaille de bronze aux Championnats du monde jeunes, sa deuxième médaille mondiale, au terme d’une semaine particulièrement disputée. Nell découvre le kitefoil à 13 ans, en Martinique, pendant le confinement. Très vite repéré, il rejoint à 15 ans le pôle espoir de Hyères, avant d’intégrer aujourd’hui le pôle France de La Grande-Motte. En parallèle de son projet sportif, il poursuit un BTS en viticulture–œnologie. Désormais engagé chez les seniors, Nell continue sa montée en puissance avec un projet olympique vers Los Angeles 2028.
Nell de Jaham : « Cette semaine a été vraiment compliquée. On n’a pas eu le vent qu’on attendait, les conditions étaient difficiles à lire, et il y a eu énormément de pression avec les réclamations. Le dernier jour, j’étais quatrième à 0,1 point et je pensais qu’on ne naviguerait pas à cause de la pluie. Finalement, une dernière manche est lancée en fin d’après-midi. Je finis deuxième de cette manche, ce qui me permet de monter sur le podium. J’ai tout donné jusqu’au bout. Revenir d’une blessure et réussir à faire une médaille comme ça, c’est une vraie satisfaction. »

Plus d’infos sur le Championnat du Monde Jeunes de voile : https://worldsailingywc.org/

LES RÉSULTATS DES FRANÇAIS
Nacra 15 Mixte
-Marius PRAUD & Émilie MANSOURI (La Rochelle Nautique) : 2e/13
420 Filles
-Émy COMBET & Juliette PEYRE (La Pelle-Marseille) : 2e/20
420 Garçons
-Simon PROT (ASPTT Marseille) & Swan BERIER JOYET (La Pelle-Marseille) : 7e/28
29er Filles
-Tsippora JOUAN (CNBPP) & Victoire PAPIN (SNO Nantes) : 4e/22
29er Garçons
-Nolann HUET DES AUNAY (CNBPP) & Titouan GRESSET (SNO Nantes) : 2e/30
ILCA 6 Filles
-Léa BOURHIS (CN Arrée) : 7e/49
ILCA 6 Garçons
-Ethan CHAUVRY (BN Ile Grande) : 25e/57
iQFOiL Filles
-Salomé SIMON (AS Géradmer) : 4e/25
iQFOiL Garçons
-Félix DARY (SN Sablais) : 10e / 38
Kitefoil Filles
-Tylia LOUBER (KWG) : 5e/10
Kitefoil Garçons
-Nell DE JAHAM (Wind Force) : 3e/18

Source FFVoile

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Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 vers un temps record au cap de Bonne Espérance

La bonne fenêtre météo pour cette nouvelle tentative de battre le record du Trophée Jules Verne se confirme pour l’équipe de Sodebo Ultim 3. Après un passage rapide dans le pot au noir et une glissade le long du Brésil parfaitement maîtrisée, le trimaran va commencer à incurver sa trajectoire vers l’est, avec un contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène qui s’annonce assez court.

L’équipage compte désormais quelque 900 milles nautiques d’avance sur IDEC Sport. L’enjeu pour Sodebo est de passer le cap avec le plus d’avance possible afin de rivaliser en vitesse dans le Sud, où IDEC Sport avait réussi une formidable chevauchée. Un défi largement à la portée de l’équipage de Thomas Coville, et qui reste une véritable aventure passionnante à suivre.

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America’s Cup. K-Challenge dans les 5 équipes fondatrices de l’America’s Cup Partnership

The America's Cup and Louis Vuitton Cup trohies in Naples, Italy. Photo: © Ian Roman/America's Cup

Les cinq équipes fondatrices ayant signé l’America’s Cup Partnership (ACP) ont été officiellement annoncées : Emirates Team New Zealand (NZL), Athena Racing (GBR), Luna Rossa (ITA), Tudor Team Alinghi (SUI) et K-Challenge (FRA). Les Américains n’en font pas partie. Les inscriptions pour la prochaine édition restent ouvertes jusqu’au 31 janvier 2026.

L’America’s Cup Partership (ACP) aura mis du temps avant d’être signé. Il est surprenant de ne pas voir d’équipe américaine mais cela ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas par la suite. La présence d’Ernesto Bertarelli avec l’annonce d’un nouveau partenaire à ses côtés avec l’équipe Alinghi est confirmé. L’équipe confirme qu’elle sera présente à Naples. Il n’y a pas vraiment de surprise concernant K-Challenge.

Cette décision fait suite à l’accord protocolaire conclu en août 2025 entre Emirates Team New Zealand, en tant que défenseur, et Athena Racing, en tant que challenger officiel, qui a fixé les conditions de la 38e Louis Vuitton America’s Cup à Naples et ouvert la voie au partenariat de l’America’s Cup. « Il s’agit de préserver ce qui rend l’America’s Cup extraordinaire tout en construisant un modèle durable qui profite à tous ceux qui partagent notre passion pour cette grande compétition », a déclaré Grant Dalton, PDG du défendeur, Emirates Team New Zealand. «Nous assurons la position de l’America’s Cup au sommet de l’innovation et du sport professionnel pour les décennies à venir. »

Disputée pour la première fois lors d’une course autour de l’île de Wight en 1851, l’America’s Cup, affectueusement surnommée « Auld Mug », est antérieure aux Jeux olympiques modernes et à la Coupe du monde de football. Elle est reconnue comme le plus ancien trophée international du sport mondial.
Pourtant, cette compétition n’est jamais restée figée dans le passé et s’est fondée sur la poursuite incessante de l’impossible. Le premier yacht vainqueur, le Schooner America, a révolutionné l’architecture navale avec sa proue effilée et ses voiles plates, atteignant une vitesse maximale d’environ 14 nœuds. Depuis lors, des cycles d’innovation répétés, de la « quille ailée » en 1983 à l’introduction de l’hydrofoil dans les courses de voiliers en 2013 par l’équipe Emirates Team New Zealand, ont repoussé les limites de ce qui est réalisable sur l’eau.

L’America’s Cup est l’un des défis techniques les plus exigeants du sport, avec seulement quatre nations ayant remporté le trophée au cours de ses 174 ans d’histoire. Les voiliers AC75 de la compétition en sont la preuve : ils atteignent des vitesses de 55,6 nœuds (102,9 km/h), abritent des composants électroniques dont la puissance de calcul équivaut à celle de cinq voitures de Formule 1, surveillent plus de 30 000 canaux de données et ont nécessité plus d’un trillion d’heures de simulation pendant leur conception et leur développement. Le nouveau partenariat garantira donc que la technologie reste à la pointe de la Coupe.
« L’ACP garantira que l’America’s Cup reste le terrain d’essai ultime pour les meilleurs navigateurs et les avancées technologiques du monde », a déclaré Sir Ben Ainslie, directeur de l’équipe Athena Racing. « Elle nous permet de continuer à repousser les limites de l’architecture navale et de la technologie de la voile, en maintenant la tradition de la Coupe comme catalyseur d’innovation, tout en offrant la stabilité nécessaire pour élargir notre public. »

Les principales caractéristiques du nouveau partenariat sont les suivantes :

  • CYCLE BIENNAL
    Un engagement à respecter un calendrier de courses régulier et fixe pour l’America’s Cup tous les deux ans, créant ainsi un moment fixe que les fans peuvent attendre avec impatience, augmentant l’audience mondiale et le nombre de fans de la course, et permettant aux équipes, aux sponsors et aux diffuseurs de planifier à l’avance et d’investir à long terme.
  • GESTION INDÉPENDANTE
    Une équipe de gestion indépendante, la meilleure de sa catégorie, qui se concentre exclusivement sur l’excellence sportive et les opportunités commerciales de l’America’s Cup, tout en assurant la cohérence des opérations d’un événement à l’autre.
  • DURABILITÉ ÉCONOMIQUE
    Le partage des revenus et les nouvelles mesures de contrôle des coûts créent des niveaux de compétition plus élevés et des conditions plus équitables, tout en garantissant que l’America’s Cup reste à la pointe de l’innovation dans le domaine de la voile.
  • ORIENTATION VERS L’AVENIR
    Un engagement continu en faveur de l’America’s Cup féminine et junior, créant des voies d’accès accessibles et diversifiées à ce sport, avec notamment au moins une femme à bord du bateau de course AC75 lors de la 38e America’s Cup Louis Vuitton.

Stephan Kandler, co-PDG de K-Challenge, a déclaré : « La France est un pays historique pour la voile et l’America’s Cup. K-Challenge participe depuis 2001 à divers défis français ; il était donc tout naturel de s’impliquer dans l’avenir de l’America’s Cup en tant que membre fondateur du nouveau partenariat, aux côtés d’équipes légendaires telles que Emirates Team New Zealand, Athena Racing, Luna Rossa et Tudor Team Alinghi. Cela renforcera la visibilité et l’image de l’America’s Cup. C’est une opportunité fantastique pour l’événement et les équipes de se développer au même niveau que d’autres propriétés sportives de premier plan. »

« La naissance du partenariat America’s Cup Partnership marque un moment historique pour la plus ancienne compétition sportive internationale. Luna Rossa a choisi de rejoindre un projet visant à garantir la stabilité, la durabilité et la continuité de l’America’s Cup, tout en respectant ses valeurs et sa capacité d’innovation. Un choix responsable envers le sport, nos fans et les futures générations de navigateurs italiens », a déclaré Max Sirena, PDG de Luna Rossa.

« Ce partenariat est l’incarnation d’un engagement collectif visant à promouvoir davantage la voile sur la scène sportive mondiale, tout en restant fidèle aux traditions, aux valeurs et à l’esprit de compétition de l’America’s Cup », a déclaré Ernesto Bertarelli, propriétaire de Tudor Team Alinghi. « En travaillant ensemble pour créer une structure plus transparente et collaborative, nous garantissons que cette compétition emblématique prospérera pour les générations à venir. Nous sommes fiers de faire partie de sa fondation, tout en renouvelant et en renforçant notre partenariat à long terme avec Tudor. »

Les cinq équipes fondatrices présenteront ensemble plus de détails sur le partenariat le 21 janvier 2026 à Naples, en Italie, et dévoileront les dates de l’America’s Cup Match. La période d’inscription à la 38e America’s Cup Louis Vuitton reste ouverte jusqu’au 31 janvier 2026, afin que de nouvelles équipes puissent rejoindre l’ACP et la compétition à Naples en 2027.

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Ocean Fifty. Le jour où tout à basculé, le chavirage et le sauvetage d’Inter Invest

Lou-Kévin Roquais raconte le chavirage et le sauvetage de l’Ocean Fifty Inter Invest lors de la Transat Café l’Or 2025 dans ce film de 20 minutes. Matthieu Perraut et Jean-Baptiste Gellée, les skippers et Sébastien Rogues à terre racontent les coulisses du chavirage sur la Transat Café l’Or.

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Clipper Race. Les inscriptions pour l’édition 2027-28 sont désormais ouvertes

Après avoir affronté les conditions difficiles des quarantièmes rugissants, les dix équipes participant à la Clipper 2025-26 Race sont arrivées à Fremantle, en Australie. Après avoir quitté Le Cap, les équipes ont dû affronter des vents atteignant 50 nœuds, des conditions maritimes si extrêmes qu’elles sont techniquement classées comme « phénoménales », et des températures glaciales. La troisième étape est l’une des plus difficiles de la course Clipper Race, les quarantièmes rugissants étant l’un des endroits les plus reculés de la planète, où peu de marins s’aventurent.

 Ce qui rend ce défi encore plus remarquable, c’est qu’il a été relevé par un équipage composé de marins non professionnels, qui ont été formés pour traverser les océans et apprendre à vivre à bord d’un yacht dépourvu de tout luxe, avec vingt autres aventuriers. L’océan et ses conditions ne faisant aucune distinction entre ceux qu’il frappe de plein fouet, il s’agit là d’une véritable épreuve d’endurance physique et mentale.

Comme le résume Lucy Stocks, une chef de 22 ans qui participe à quatre étapes de la Clipper 2025-26 Race, dont la première est l’étape des quarantièmes rugissants : « C’est implacable, froid et humide, mais ça a été le meilleur moment de ma vie. J’ai adoré chaque instant.

J’avais déjà fait quelques vacances en voilier en famille, mais elles consistaient davantage à bronzer qu’à naviguer. Ce n’est qu’à l’âge de 15 ans que j’ai réalisé que c’était quelque chose qui m’intéressait. Naviguer sur l’océan est alors devenu une passion inconditionnelle dans ma vie ! »

Considérée comme l’un des plus grands défis du monde naturel, la Clipper Race n’exige aucune expérience préalable de la voile de la part des aventuriers qui s’y lancent avant de se lancer dans cette épreuve d’endurance record de 40 000 milles marins autour du globe.

Quatre étapes de formation obligatoire sont proposées à chaque membre de l’équipage avant le début de l’aventure, afin de doter les non-professionnels des connaissances nécessaires pour traverser jusqu’à six océans et vivre pendant plusieurs semaines en mer avec jusqu’à 22 autres personnes.

 Tout au long de cette aventure de onze mois, l’équipage sera confronté à des conditions habituellement réservées aux professionnels de la voile d’élite. Imaginez des vents violents, des vagues plus hautes que des maisons à deux étages, des températures caniculaires ou glaciales, des orages électriques, des trombes marines et des grains, tout en naviguant 24 heures sur 24.

À propos des conditions rencontrées par la flotte au cours de sa course de plus de 20 jours dans l’océan Indien sud, la directrice de course Hannah Brewis a déclaré : « Sur près de 5 000 milles nautiques de course, la flotte a certainement connu son lot de conditions météorologiques difficiles. Les quarantièmes rugissants ne font aucune distinction entre les professionnels et les novices. Ils offrent les mêmes vents violents et la même mer agitée, quelle que soit votre expérience préalable.

Ils ont été confrontés à des fronts météorologiques successifs apportant des vents très violents et une mer déchaînée, la plupart des bateaux signalant régulièrement des vents de 30 nœuds ou plus et des conditions difficiles.

Ce type de temps est typique des quarantièmes rugissants, célèbres pour leurs vastes systèmes dépressionnaires qui balayent l’océan Indien sud et l’océan Austral. Lorsqu’un front passe, les conditions peuvent être très difficiles : des grains intenses et de forts changements de vent rendent la navigation rapide et en ligne droite difficile, même avec des vents forts. »

UNE FAÇON UNIQUE DE VOIR LA PUISSANCE DE LA NATURE

Après avoir passé des semaines en mer, l’arrivée au port est souvent un moment de grande fierté pour l’équipage qui a choisi de se mesurer à Mère Nature. Abigail Shanahan, membre de l’équipage multi-étapes de l’édition actuelle, explique : « C’est vraiment difficile à décrire si vous ne l’avez pas vécu. Les quarantièmes rugissants étaient exactement comme prévu ! Ils ont parfois été très difficiles, mais cet équipage est formidable. Nous nous soutenons mutuellement dans les moments difficiles et nous les surmontons avec beaucoup de rire. Le plus difficile a été le froid et l’humidité constante, mais dans l’ensemble, cela a créé des souvenirs inoubliables.

Nous avons eu la chance incroyable de vivre une expérience authentique. C’est l’un de ces endroits qui sont encore préservés de l’influence humaine, où tout est resté presque tel qu’à l’origine. C’était incroyable de ne croiser personne pendant près de trois semaines : pas de bateaux, pas d’avions, juste nous… Une expérience qui a renforcé nos liens et une façon unique de découvrir la puissance de la nature. »

LA COURSE CLIPPER 2025-26 JUSQU’À PRÉSENT

Après avoir quitté Portsmouth (Royaume-Uni) le 31 août, la flotte de la Clipper Race fera 14 escales tout au long de son tour du monde, traversant deux fois l’Atlantique, plongeant dans les vents du sud des Quarantièmes Rugissants et affrontant le puissant Pacifique Nord (la seule course autour du monde à réaliser cet exploit).

Avec près de 15 000 milles nautiques parcourus, Max Rivers, directeur adjoint de la course, résume ainsi le déroulement de cette édition jusqu’à présent : « La Clipper Race 2025-26 a été jusqu’à présent une course rapide et mouvementée. Dès le début, la traversée houleuse du golfe de Gascogne a appris aux équipages à faire face à des conditions parmi les plus difficiles, même s’ils étaient encore tout près de chez eux.

Cela a permis de poser des bases solides pour la suite de la course, avec une brillante descente au vent arrière pour la première traversée de l’océan Atlantique, des tactiques de course étonnantes lors de la bataille de virements de bord aux îles Canaries et au Cap-Vert, avant la première des deux traversées de l’équateur dans le cadre du tour complet du monde. La flotte a ensuite connu des conditions très variées le long de la côte est de l’Amérique du Sud, lors de son approche finale de Punta Del Este, en Uruguay.

« Au départ de la deuxième étape à travers l’Atlantique Sud, la flotte a parfaitement profité des systèmes dépressionnaires qui balayent cette région du globe. Cela a donné lieu à une descente humide et sauvage, et à la traversée la plus rapide de l’Atlantique Sud de Punta Del Este au Cap dans l’histoire de la Clipper Race, suivie d’arrivées spectaculaires sous l’emblématique montagne de la Table.

« Quittant Le Cap avec des vents de 40 à 50 nœuds, la flotte a quitté la baie pour se retrouver dans une zone sans vent qui a contraint les voiliers à adopter des tactiques de vent faible pendant plusieurs heures avant de parvenir à mettre le cap vers le sud. S’ensuivirent trois semaines épiques de navigation au vent arrière avec cinq dépressions qui ont balayé les bateaux. La flotte est certainement devenue experte dans la gestion de conditions en constante évolution.

La dernière dépression est arrivée au moment idéal pour comprimer la crête anticyclonique qui se trouve généralement au large de la côte sud-ouest de l’Australie, permettant à la flotte de passer à la brise du sud qui souffle sur la côte australienne. Cela a permis aux bateaux de se diriger à toute vitesse vers la ligne d’arrivée. Avec le Fremantle Doctor local apportant des vents forts chaque après-midi et des vents légers le matin, les bateaux ont dû faire face à l’incertitude une fois qu’ils ont contourné l’île de Rottnest pour un court trajet rapide vers la ligne d’arrivée.

Les inscriptions pour l’édition 2027-28 sont désormais ouvertes, et il est encore temps de s’entraîner pour participer aux dernières étapes de la course Clipper 2025-26 grâce à un programme de formation accéléré. Pour en savoir plus, rendez-vous sur clipperoundtheworld.com/apply.

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Trophée Jules Verne : Passage de l’équateur et record absolu pour Sodebo Ultim 3 !

crédit Léonard Legrand - Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim 3 réalise un très bon début dans sa nouvelle tentative de battre le record du Trophée Jules Verne. En franchissant l’équateur ce samedi 20 décembre à 01h 03min 30sec (heure FR), Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel s’offrent le record absolu du tronçon Ouessant-Equateur* en 4 jours 4 heures 2 minutes 25sec. Ils abaissent le précédent temps de référence qui date de 2019 (Spindrift 2) de 15 heures 54 minutes. Cette entrée en matière de haute volée permet à Sodebo Ultim 3 d’être plus rapide de 1 jour 14 heures 56 minutes 35 sec sur l’actuel détenteur du Trophée Jules Verne (IDEC Sport). Alors qu’ils entament la descente de l’Atlantique Sud, retour sur une tentative qui a commencé sur les chapeaux de roues.

Descente express entre Ouessant et l’équateur
L’aventure a débuté tambour battant, dès lundi 15 décembre à 21h01min (heure FR) au large de Ouessant pour Thomas Coville et ses six équipiers. L’équipage de Sodebo Ultim 3 a en effet bénéficié d’une fenêtre météo « exceptionnelle » d’après Benjamin Schwartz. « Cette fenêtre nous a permis de naviguer extrêmement proche de l’orthodromie (la route directe), tout au long de l’Atlantique Nord. Nous sommes partis dans un flux de portant bien construit derrière un front avant de suivre une trajectoire très rectiligne.»

Début de tentative dans des conditions musclées
Afin d’y parvenir, il a fallu s’accrocher et prendre très rapidement le bon rythme. « Le début de course a été soudain et plutôt brutal, raconte Léonard Legrand. On a dû s’amariner avec 30 à 35 nœuds de vent et des creux à 5,30 mètres au large du Portugal ». Les sept équipiers n’ont pas ménagé leurs efforts d’entrée de jeu et ont rapidement trouvé le bon tempo.

4 jours 4 heures 2 minutes 25sec à toute allure
Sodebo Ultim 3 a passé le cap Finisterre (mardi), les Canaries (mercredi) et résisté aux dévents prononcés au passage du Cap-Vert (jeudi). Ce vendredi, le trimaran géant traversait déjà le Pot-au-noir, cette zone de convergence intertropicale toujours délicate à négocier. « Il y a eu un gros travail avec la cellule routage à terre (composée de Philippe Legros, Simon Fisher, Chris Bedford), précisait Benjamin Schwartz hier après-midi. Notre point d’entrée était assez Est, ce qui nous a permis d’être le plus efficace possible.»

Un record et une avance qui motivent
Après une traversée rapide du Pot-au-noir, les marins savourent ce premier passage symbolique. Ils ont en effet dépassé l’équateur tôt ce samedi à 01h 03min 30sec. En le franchissant après 4 jours 4 heures 2min 25s de mer, l’équipage s’offre le record absolu sur le tronçon Ouessant-équateur. Il améliore le précédent record, détenu par Spindrift2, avec à son bord un certain Benjamin Schwartz (4 jours 19 heures, 57 minutes en 2019), 15 heures 54 minutes 35 sec.

Si les « Sodeboys » sont fiers de ce temps intermédiaire, tous savent que l’objectif reste le record du Trophée Jules Verne. « Le temps à l’équateur est assez dingue mais ce n’est pas une finalité en soi », rappelle Benjamin Schwartz. Sodebo Ultim 3 est en avance de 1 jour 14 heures et 56 minutes sur le détenteur du record, IDEC Sport, qui était passé en 5 jours, 18 heures et 59 minutes. Thomas Coville et ses équipiers ont donc réussi à se constituer un petit matelas d’avance qui sera important pour la suite. « On a la trace d’IDEC Sport affichée sur notre cartographie à bord, sourit Guillaume Pirouelle. S’ils avaient été très rapides dans l’océan Indien, leur descente de l’Atlantique l’était moins. À ce stade, ça ne veut pas dire grand-chose mais on prend tout ce qui est à prendre ! »

Le cap de Bonne-Espérance en ligne de mire
Désormais, l’équipage de Sodebo Ultim 3 se focalise sur la descente de l’Atlantique Sud. Benjamin décrypte la suite : « l’anticyclone de Sainte-Hélène est bien installé dans une position plutôt Ouest qui va nous obliger à longer les côtes brésiliennes jusqu’à la latitude de Rio avant de mettre le clignotant à gauche. On devrait conserver un peu d’avance sur le record dans l’Atlantique Sud ». Ils sont attendus au cap de Bonne-Espérance d’ici la fin de la semaine prochaine.

La réaction de Thomas Coville, Skipper de Sodebo Ultim 3 juste après le passage :
« C’est un joli début de parcours ! Quand tu oses et que tu tentes une fenêtre c’est la seule partie du parcours que tu peux choisir. Ensuite il faut essayer de construire selon ce qui est prévu en théorie. 4 jours 4 heures, on a réussi notre pari ! Cela fait très plaisir car il y a toute une équipe derrière pour le choix de la fenêtre et aussi pour la réalisation avec nous sept à bord de Sodebo Ultim 3. Forcément ce soir, nous sommes très contents d’avoir réalisé une belle trace. Ça ressemble à une belle trace dans la poudreuse mais en moins facile ! On a bien dévalé en négociant tous les obstacles et les passages des îles grâce à Benjamin et l’équipe de routage. Place à la suite ! »

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