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Vendée Globe. L’italien Ambrogio Beccaria et Mapei visent le Vendée Globe 2028

Photo : Anne Beaugé

De la mini au Class40, Ambrogio Beccaria a déjà démontré tout son talent. Avec son projet Allagrande Mapei Racing et son arrivée sur le circuit IMOCA, Ambrogio souhaite raviver l’intérêt de l’Italie pour la course au large avec l’ambition de se mesurer rapidement aux meilleurs. L’équipe Allagrande Mapei Racing collaborera pendant 6 mois avec TR Racing, l’écurie du navigateur Thomas Ruyant dont il a racheté le bateau.

En 2019, il est entré dans l’histoire en devenant le premier Italien à remporter la Mini-Transat, la légendaire course transatlantique en solitaire sur des bateaux de 6,5 m de long. Entre 2022 et 2024, Ambrogio a dominé le circuit Class40, terminant deuxième de la Route du Rhum 2022 et remportant la Transat Jacques Vabre 2023 et The Transat CIC 2024. Ses performances lui ont valu d’être nommé Marin de l’année par TAG Heuer en 2018 et 2019, et de recevoir l’Ambrogino d’Oro de la ville de Milan. Depuis 2018, il a participé à 29 régates, décrochant 23 podiums et 17 victoires, démontrant ainsi sa constance au plus haut niveau.

Aujourd’hui, Ambrogio Beccaria est un modèle inspirant pour de nombreux jeunes navigateurs italiens. Avec son projet Allagrande Mapei Racing et son arrivée sur le prestigieux circuit IMOCA, Ambrogio souhaite raviver l’intérêt de l’Italie pour la course au large avec l’ambition de se mesurer rapidement aux meilleurs.

Pour accompagner Ambrogio Beccaria dans ses envies de grand large et de podium, le skipper italien peut compter sur le soutien de Mapei. Leader multinational des produits chimiques pour la construction, cette entreprise familiale a toujours été engagée dans des aventures sportives de premier plan.
Entre 1993 et 2002, Mapei a été le sponsor emblématique d’une équipe cycliste professionnel italienne avec laquelle ils ont remporté plus de 654 victoires dont cinq fois Paris-Roubaix (1995, 1996, 1998, 1999 et 2000), le Tour d’Espagne 1994, le Tour d’Italie 1995 ainsi que le classement de la meilleure équipe UCI de 1994 à 2000.
Depuis 2002, Mapei est propriétaire du club de football italien Sassuolo Calcio. Ensemble, ils sont passés de la quatrième division à l’élitiste Série A (équivalent de la Ligue 1 en France), participant même à la Ligue Europa lors de la saison 2016-2017. Aujourd’hui, l’équipe évolue en tête de Série B et devrait retrouver rapidement la Série A à la saison prochaine.

Partenaire d’Ambrogio Beccaria en Class40 depuis 2022, Mapei poursuit son aventure en course au large et monte en puissance en devenant le partenaire titre d’Allagrande Mapei Racing. Avec Ambrogio Beccaria et son équipe, ils partagent les valeurs communes de performance, d’innovation, de recherche technologique, d’ouverture à l’internationale et d’engagement pour le développement durable. Ensemble, ils ont l’ambition affichée de porter l’Italie vers le Vendée Globe avec un projet sportif performant et de concourir au plus haut niveau.

Ambrogio Beccaria : « Je n’ai jamais eu le courage de rêver aussi grand. Avoir l’opportunité de poursuivre ce que j’ai initié en Mini 6.5 sur le circuit IMOCA est un grand privilège. Depuis que j’ai traversé l’Atlantique pour la première fois, j’ai toujours rêvé d’arriver ici avec un projet IMOCA. Je sais qu’il y aura des défis difficiles à relever mais je suis motivé à la perspective d’apprendre, de découvrir, de m’améliorer et, si possible de gagner quelques régates. Les partenaires ont une valeur unique dans ce sport. Leur enthousiasme et leur énergie se reflètent sur les équipes et nous nous avons la chance d’avoir Mapei comme partenaire. Ils connaissent bien le sport de haut niveau grâce à leur expérience avec le cyclisme et le football. Ils savent que dans les moments difficiles, il faudra nous remettre en question et nous améliorer. Nous nous connaissons depuis 3 ans et notre relation est maintenant solide. Mapei est un partenaire fiable et aussi très respectueux. »

Veronica Squinzi, PDG de Mapei : « Nous sommes fiers de soutenir ce nouveau projet innovant et courageux d’Ambrogio Beccaria… Mapei a immédiatement cru en Ambrogio, reconnaissant en lui ces valeurs du sport qui ont toujours fait partie de l’ADN de l’entreprise : passion, ténacité, détermination à relever de nouveaux défis. Cette aventure sportive et technologique très difficile, nous en sommes sûrs, mènera également notre marque loin. Mapei est une multinationale présente dans 57 pays à travers le monde. L’internationalisation fait partie des piliers de notre stratégie. Soutenir un projet qui a pour objectif de voyager à travers le monde, avec l’océan pour scène et impliquant des équipes internationales, est pour nous un choix naturel. »

Simona Giorgetta, membre du conseil d’administration de Mapei : « Je suis Ambrogio depuis sa première Mini-Transat. C’est un pur talent avec une détermination hors du commun. C’est pour cette raison qu’en 2022, nous sommes montés à bord de son Class40. Ensemble et à travers les victoires sur la Transat Jacques Vabre et la Transat CIC, nous avons écrit un chapitre italien de l’histoire de la course au large. Aujourd’hui, Ambrogio nous demande de croire à nouveau en lui et en son équipe et de relever un défi encore plus exigeant avec pour objectif de réaliser le rêve de tout navigateur océanique : le Vendée Globe. Nous sommes prêts et enthousiastes pour relever ce défi avec lui. »

Alla grande !
Pour les accompagner dans ce nouveau challenge vélique, Ambrogio Beccaria et Mapei s’appuient sur une équipe de professionnels experts en course au large dont la devise et expression fétiche d’Ambrogio est « ALLA GRANDE », autrement dit “à fond” ! Une équipe composée d’hommes et de femmes de différentes nationalités, désireux d’emmener le projet Allagrande Mapei Racing au plus haut niveau sur les épreuves de course au large les plus prestigieuses et de porter les valeurs positives de cette discipline unique et complexe.
Pour accélérer son ascension au plus haut niveau en IMOCA, l’équipe Allagrande Mapei Racing collaborera pendant 6 mois avec TR Racing, l’écurie du navigateur Thomas Ruyant, ce dernier accompagnera Ambrogio en tant que co-skipper et mentor sur The Ocean Race Europe et sur la Transat Café L’Or (anciennement Transat Jacques Vabre). « Cette collaboration » précise Ambrogio « durera quelques mois et constitue pour nous une incroyable opportunité d’apprendre des meilleurs. A l’instar d’un incubateur, l’appui technique et humain de TR Racing est une manière d’intégrer sans tarder l’univers des IMOCA et de s’approprier rapidement l’IMOCA racheté à Thomas Ruyant : l’actuel VULNERABLE. Cette synergie au niveau technique prendra fin à la fin de l’année, mais une collaboration sportive se poursuivra avec des entraînements communs. »

Thomas Ruyant, co-fondateur de TR Racing, co-skipper : « Avec toute l’équipe de TR Racing, nous sommes ravis d’intégrer Allagrande Mapei et Ambrogio Beccaria à partir de début juillet. Nous sommes prêts pour l’accompagner à terre dans notre nouveau bâtiment lorientais et sur l’eau afin de lui faire bénéficier de notre expertise accumulée depuis quelques années sur le circuit IMOCA. Nous allons incuber le projet d’Ambrogio six mois. Nous prendrons ensemble le départ de The Ocean Race Europe et de la Transat Café de l’Or dont je suis tenant du titre en IMOCA alors qu’Ambrogio est le dernier vainqueur en Class 40. Cela augure une belle saison sportive. »

Signé de l’architecte Antoine Koch en collaboration avec le cabinet Finot-Conq, le nouveau Allagrande Mapei est un bateau qui allie performance et fiabilité. Construit par CDK Technologies et mis à l’eau le 16 mars 2023, c’est avec ce bateau que Thomas Ruyant a remporté la Transat Jacques Vabre 2023 et terminé 7e du Vendée Globe 2024-2025. « C’est un bateau révolutionnaire », commente Ambrogio Beccaria, « en contraste complet avec la tendance : la puissance de sa coque a été réduite pour garantir une meilleure traversée des vagues, une meilleure stabilité en vol et réduire l’impact. La limite de performance de ces bateaux ultra-technologiques est le facteur humain. Le bateau n’a pas de pointes de vitesse mais des moyennes très élevées. Et puis il n’a que 2 ans… il n’a pas encore exprimé tout son potentiel. Dans le projet Allagrande Mapei Racing, nous avons du temps pour le développer encore plus. »

Et gagner en performance pour le programme sportif qui attend Allagrande Mapei Racing dès cette saison avec :
-Lancement d’Allagrande Mapei fin juillet 2025
-The Ocean Race Europe (10 août – 21 septembre 2025)
-Transat Café L’Or (26 octobre – fin novembre 2025)

Allagrande Mapei Racing : naviguer au service de l’océan et de la science
En plus de ces défis sportifs, Allagrande Mapei Racing s’engage pour la protection des océans et l’innovation durable. L’équipe d’Ambrogio Beccaria mènera une campagne de sensibilisation et d’actions concrètes autour de trois axes :
-Science & Recherche : participation au projet scientifique de The Ocean Race Europe.
-Analyse environnementale : étude de l’impact du bateau via une Analyse du Cycle de Vie (ACV).
-Sensibilisation : interventions dans les écoles et production de contenus pédagogiques (podcasts, émissions).
Le bateau embarquera un capteur de collecte de microplastiques développé avec The Ocean Race Europe. Les échantillons seront transmis à des centres de recherche internationaux (UK, Allemagne, Italie) pour mieux comprendre la pollution marine.
En 2025, l’équipe mesurera aussi son empreinte carbone afin de définir une stratégie de réduction à long terme.
Accompagnement personnalisé via le Centre de Recherche Sportive Mapei
Enfin, le Centre de Recherche Sportive Mapei accompagnera Ambrogio dans sa préparation sportive via un suivi physiologique et biomécanique inédit qui servira aussi la science. L’objectif : mieux comprendre les effets des traversées océaniques sur l’organisme et faire avancer la recherche dans ce domaine…

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Podcast les Voix du Large – Episode 1 Armel Le Cleac’h

Armel Le Cléac’h se livre dans le podcast Les Voix du Large du Magazien Course Au Large. Présentée par Olivia Maincent.

Musique d’introduction : Nakt de Rone – InFiné Music

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Paris Nautic Show, le nouveau salon nautique de Paris du 26 au 30 novembre

A l’occasion de son assemblée générale annuelle, la Fédération des Industries Nautiques (FIN) a dévoilé le futur salon nautique parisien et fait le point sur ses actualités et chiffres clés. La FIN a toujours défendu la nécessité d’un salon nautique parisien pour son industrie. Dans un contexte économique et politique complexe, plus que jamais la filière a besoin d’une vitrine en Ile-de-France pour prouver ses capacités de résilience et d’innovation.

« Paris Nautic Show », le nouveau salon nautique parisien se déroulera du mercredi 26 au dimanche 30 novembre 2025.
Un salon inédit, au Parc des expositions du Bourget, se déroulera pour la première fois fin novembre 2025. Souhaité par les professionnels, la FIN s’est mobilisée pour répondre aux différentes attentes de son industrie, au travers de sa filiale M2O, société d’événementiel qui a fait ses preuves pour renouveler l’International Multihull Show, qui annonce une prochaine édition record, du 23 au 27 avril 2025.
Tous les secteurs de la plaisance seront représentés lors de cet événement international, qui réunira, sur 2 halls (40 000m2), environ 350 exposants et entre 300 et 400 bateaux. La durée, raccourcie par rapport aux précédentes éditions du salon nautique de Paris, et la date, ont été choisies par les professionnels pour s’intégrer dans un calendrier international.

Une équipe a été constituée pour répondre aux différentes exigences et ambitions de Paris Nautic Show. Autour de Jean-Paul Chapeleau, Président, Christophe Vieux est Directeur Général, Caroline Popovici est Commissaire Général Adjoint et Directrice des Opérations, et Guillaume Verbrugghe est Commissaire Général Adjoint et Directeur Commercial. Ensemble, la nouvelle équipe promet un salon à vivre, au travers d’expériences, de rencontres ou encore d’animations. Paris Nautic Show va offrir une place de choix à la course au large, et à la transition environnementale sous tous ses aspects.

La nouvelle identité a également été dévoilée, au travers d’une affiche et d’un nouveau logo. La commercialisation a été officiellement lancée lors de cette Assemblée Générale. Beneteau sera présent avec toutes sa gamme.
« Nous avons toujours soutenu le besoin d’un grand rdv annuel en région parisienne. Le Parc des Expositions du Bourget offre un écrin à la hauteur : un lieu international, modulable et taillé pour accueillir ces grandes places de marché éphémères. Le Paris Nautic Show se construira avec et pour la filière, afin de lui permettre de grandir, d’innover et de rayonner », commente Jean-Paul Chapeleau.

La présentation des chiffres clés Edition 2025, sur la saison 2023-2024
La FIN a profité de son AG pour présenter pour la première fois ses chiffres clés dès ce mois de mars.
Après une année 2022-2023 exceptionnelle, les ventes de bateaux neufs sont en recul avec un repli particulièrement marqué sur les bateaux à moteur de moins de 9m, qui représentent près de la moitié du nombre d’unités.
Cependant, il faut noter une attractivité toujours forte de la plaisance, comme le montrent la stabilité des ventes d’occasion depuis 20 ans et la progression du nombre de permis délivrés chaque année.
Les ventes de voiliers résistent mieux – 1890 unités vendus -mais restent en baisse et dépendent beaucoup de l’export. Reste à voir quels sera l’impact des droits de douane aux USA cette année.
Il y a une baisse régulières des immatriculations de bateau en France de 280000 à 120000 en 10 ans – 50% en 10 ans alors que le marché de l’occasion reste stable. Pour 6 bateaux d’occasions vendus, il y a 1 vente de bateau neuf.

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Imoca. Corentin Horeau co-skipper de Yoann Richomme en 2025 !

Corentin Horeau s’est trouvé une place de choix aux côtés de Yoann Richomme. Après avoir débuté chez les professionnels en ayant intégré un programme de détection soutenu par le Crédit Mutuel de Bretagne (groupe Crédit Mutuel Arkéa) en 2011, le marin de 35 ans s’est offert son grand rêve en remportant la Solitaire du Figaro Paprec en 2023. Ce fin régatier, particulièrement résistant au large, saura mettre ses qualités au service de l’équipage (lors de la Rolex Fastnet Race et The Ocean Race Europe) puis de son duo avec Yoann (à la Transat Café L’Or) pour signer de nouvelles performances sous les couleurs de Paprec Arkéa.

Yoann Richomme en parle comme d’une évidence. « C’est quelqu’un qui mérite d’évoluer en IMOCA. Il a l’expérience, des années de régates au compteur, il a la capacité d’apporter de l’énergie, du dynamisme et sa propre vision pour gagner en performance ». Yoann loue sa persévérance – « il a fait ses gammes jusqu’à remporter la Solitaire du Figaro Paprec » -, son tempérament de dur au mal en mer – « c’est quelqu’un d’hyper sérieux à bord » – et son caractère « très agréable dans la vie de tous les jours ».

Corentin, considéré comme une jeune pépite de la course au large, ne cache pas son enthousiasme à l’idée de relever cet incroyable défi. « J’ai été très touché de voir que l’équipe s’intéressait à moi, ça m’a agréablement surpris et bien sûr, j’ai sauté sur l’occasion ! » Le skipper souhaite persévérer en IMOCA afin d’être un jour à la tête d’un projet compétitif dans cette classe. « Pouvoir intégrer une équipe comme Paprec Arkéa qui a prouvé son talent et son savoir-faire, notamment lors du dernier Vendée Globe, c’est un super challenge ! »

« Corentin est un excellent marin : il a beaucoup à apporter et je sais que j’ai aussi à apprendre à ses côtés », abonde Yoann Richomme. Les deux skippers ont eu des destins parallèles puisqu’ils ont tous les deux bénéficié d’une formation d’excellence et ont fait leurs gammes sur le Tour de France à la voile et le championnat de France Elite de course au large. De 2011 à 2015, Corentin a suivi le cursus de la filière d’excellence Région Bretagne-CMB. « C’est grâce à eux que j’ai commencé à être professionnel, je leur en suis très reconnaissant. Mon lien avec le Crédit Mutuel Arkéa est très fort, j’ai un attachement très particulier avec cette entreprise ».

À l’issue de ces quatre premières saisons, Corentin a ensuite découvert de nombreux supports : Diam 24 (il a gagné le Tour de France en 2018), GC 32, et Ultim. De retour ensuite en Figaro, Corentin s’associe à Pauline Courtois lors de la 1ère édition de la Transat Paprec en 2023, le duo monte sur la 3ème marche du podium. Corentin fut l’un des premiers à encourager et saluer la mixité dans la course. Paprec, soutien majeur de la voile, œuvre pour l’accès à toutes et tous à la course au large et a contribué notamment avec la Transat Paprec à créer la première course en binôme mixte.
Puis il a impressionné en 2023 en s’imposant avec brio à la Solitaire du Figaro Paprec et en remportant le championnat de France Élite de course au large. « Ces courses permettent d’apprendre que chaque détail, chaque petit décalage peut avoir un impact, apprécie Corentin. C’est un travail de minutie qui est essentiel pour gagner ».

Les automatismes qu’il a acquis seront particulièrement précieux pour l’aventure avec Paprec Arkéa. Car Corentin Horeau s’apprête à prendre part à un sacré enchaînement : la Rolex Fastnet Race (juillet), The Ocean Race Europe (août) en équipage puis la Transat Café L’Or (octobre) en double. « Il y aura beaucoup de régates donc la présence de Corentin est un sacré avantage. Son engagement et l’énergie qu’il met à bord sont connus, rappelle Yoann qui disputera l’ex-Transat Jacques Vabre pour la 6e fois de sa carrière. Corentin pourra me challenger dans mes décisions et saura tout faire pour tirer le meilleur de notre IMOCA. »

Il y a deux ans, c’était Yann Eliès qui avait endossé le rôle de co-skipper, un profil idéal pour développer le bateau et assurer sa montée en puissance. Avec Corentin Horeau, il s’agit donc d’écrire un nouveau chapitre pour Paprec Arkéa. « C’est une année très orientée sur la performance, abonde Yoann Richomme. On souhaite capitaliser sur tout ce qu’on a appris depuis deux saisons pour nous améliorer. Et l’apport de Corentin est un des facteurs pour y parvenir ». Pour le skipper Paprec Arkéa, c’est également l’occasion de transmettre son savoir-faire. « Je ressens beaucoup de plaisir à l’idée d’aider Corentin à progresser, à tout faire pour qu’il puisse franchir un nouveau palier. J’apprécie beaucoup cette idée de transmission. »

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Solo Guy Cotten. Hugo Dhallenne en tête du classement général provisoire avant le grand parcours

Crédit : Gilles Dedeurwaerder // Solo Guy Cotten

Premier épreuve du circuit Figaro, la Solo Guy Cotten permet d’avoir un aperçu des Figaristes en forme. Au terme de deux jours de compétition sur la Solo Guy Cotten, Hugo Dhallenne (Skipper Macif 2025) est en tête du classement général provisoire devant Alexis Thomas (Wings of the Ocean) et Romain Bouillard (Décrochons la Lune). Laure Galley (DMG MORI Academy) s’est quant à elle imposée pour la première fois de sa carrière sur une manche du circuit Figaro Beneteau sur le parcours construit du jour.

Les conditions météorologiques sur les deux manches courues n’étaient pas évidentes à appréhender pour les navigateurs et il fallait être opportuniste sur le plan d’eau de Concarneau pour sortir son épingle du jeu. Après ces épreuves côtières, les figaristes se préparent désormais à leur exercice de prédilection : un grand parcours au large avec deux nuits en mer, dont le départ sera donné demain, mercredi 25 mars, à 14h30.

Hervé Gautier, directeur de course :
« Nous avons dû nous adapter aux petits airs pour les deux premières journées de compétition. Les skippers ont d’abord été lancé sur un parcours côtier de 26 milles nautiques hier, puis sur un parcours construit de type banane aujourd’hui. Cela nous permettait d’assurer une manche sur laquelle il y a eu du jeu mais qui impactait peu le classement avec cette météo capricieuse. Nous sommes désormais en train de finaliser le parcours de la grande course mais les prévisions sont très incertaines. Nous les enverrons vers le Raz de Sein, les Pierres Vertes et l’Occidentale de Sein mais la suite n’est pas encore très claire. Notre souhait est surtout que les premiers bateaux arrivent dans la journée de vendredi à Concarneau. Je confirmerais le parcours exact aux coureurs lors du briefing prévu ce soir à 18h. »

Hugo Dhallenne, vainqueur du parcours côtier et leader au classement général provisoire :
« Je suis content de ma régularité. J’ai pris un très mauvais départ aujourd’hui mais qui m’a finalement propulsé du bon côté de la ligne de départ. J’ai assuré jusqu’à la fin. Je suis très satisfait de ces deux premières journées mais je préfère les grands bords au large. J’ai hâte de voir ce que va donner sur la distance, voir si mon bateau est aussi rapide que la légende le dit (rires). »

Laure Galley, vainqueur du parcours construit :
« Tout a bien marché pour moi aujourd’hui ! Je signe ma première victoire sur le circuit Figaro et je ne m’attendais pas à remporter cette manche ! Ça me met en confiance, je sais que je suis à l’aise dans le petit temps. Je n’étais pas hyper sereine car c’est la première fois que je me retrouve dans la position du chassé, c’est nouveau ! Je suis contente aussi qu’Adrien Simon termine juste derrière moi car on s’entraîne ensemble et on partage le même préparateur. C’est une belle victoire collective. »

Hugo Cardon, leader provisoire au classement des bizuths :
« Je continue de m’améliorer ! Le bateau est super même si j’ai des voiles très usées. C’est d’ailleurs ce qui m’angoisse un peu à la veille du grand parcours. Je suis ravi car tout le travail fait en entraînement cet hiver à Lorient paye. J’avais encore de bonnes sensations et j’avais la vitesse. Mon objectif était de figurer dans le top 3 des bizuths et pour l’instant ça se passe bien. Je garde en tête que le grand parcours est différent. J’y vais avec la même philosophie : prendre du plaisir et essayer de bien figurer au classement, et pas seulement celui des bizuths ! »

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Tim Mourniac, parrain des Foils Journées de l’ENVSN-Baie de Quiberon 2025

Les Foils Journées de l’ENVSN-Baie de Quiberon reviennent du 28 au 30 mars 2025. Foiling tests, salon et compétitions rythmeront ces trois jours de rassemblement convivial. Cet événement sera également l’occasion pour l’ENVSN d’ouvrir ses portes au grand public et de faire découvrir son patrimoine, ses expertises et de proposer des initiations.

Pour cette 9e édition, les Foils Journées de l’ENVSN-Baie de Quiberon ont la joie d’avoir pour parrain un “enfant de l’ENVSN” : Tim Mourniac. Ce Saint-Pierrois de 26 ans a un palmarès déjà bien fourni : 5e des Jeux Olympiques de Paris 2024 en Nacra 17, membre de l’équipe de France de Voile Olympique, double vainqueur du Tour de France à la Voile, vainqueur ETF Series 2022 et Champion du Monde Nacra 15 2016.

Tim Mourniac : “C’est un réel honneur, je suis super fier d’être le parrain des Foils Journées de l’ENVSN-Baie de Quiberon 2025. J’ai grandi à Saint-Pierre-Quiberon et à l’ENVSN, ça a donc beaucoup de sens pour moi.
L’ENVSN fait partie des grands établissements du sport français, c’est une plateforme indispensable à nos activités nautiques, que ce soit au niveau de l’entraînement ou de la formation. C’est site exceptionnel où des personnes compétentes nous permettent d’évoluer via différents projets et différents supports.
Le foil fait partie de ma pratique au quotidien, que ce soit en tant que compétiteur mais également en loisir. Je pratique le surf foil, le wingfoil et le SUP foil, donc ça me parle beaucoup. Les Foils Journées sont un des rares événements qui rassemblent les différents acteurs de la discipline ce qui permet des échanges sympas. Je vais être présent le plus possible sur le village, je vais suivre les régates et si les conditions le permettent, j’en profiterai pour essayer les nouveautés 2025.”

>> Le programme complet des Foils Journées de l’ENVSN-Baie de Quiberon 2025

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FFvoile. Franck Citeau en duo avec Loïc Billon pour manager l’Équipe de France

Alors que le Trofeo Princesa Sofia se profile du 1er au 8 avril à Palma de Mallorca en Espagne, l’Equipe de France s’organise en vue de la prochaine olympiades à Los Angeles 2028. Guillaume Chiellino, Directeur Technique National, a imaginé un duo à la tête de l’Équipe de France : Franck Citeau, manager de la Performance, travaillera en duo avec Loïc Billon, manager de l’Équipe de France.

Guillaume Chiellino est Directeur Technique National de la FFVoile depuis 2021. « Le rôle du DTN est de toujours chercher à optimiser la performance. Après les Jeux Olympiques de cet été, nous avons eu des réflexions aussi bien sur les Jeux que sur l’ensemble de l’olympiade. La voile a la particularité d’avoir 10 disciplines olympiques avec des programmes souvent différents. J’ai donc imaginé un encadrement qui compte désormais deux managers dont l’objectif est de renforcer l’accompagnement d’une nouvelle équipe de France qui inclut désormais les jeunes comme les séniors, mais aussi de monter le niveau de jeu des U19 jusqu’aux collectifs séniors. Pour cela j’ai nommé Loïc Billon manager de l’équipe de France dont le rôle est d’organiser et mettre en place toute une structure pour emmener les athlètes vers la plus haute performance. Franck Citeau est quant à lui manager de la performance, il accompagne les entraîneurs et les athlètes dans leurs choix des axes de travail et coordonne les spécialistes qui animent les cellules de la performance (cellules « engins », « plan d’eau » et « humaine »). Leur travail, c’est de mettre en musique toutes ces personnes au quotidien pour permettre à l’athlète de générer un maximum de performance. Nous avons une équipe d’encadrement talentueuse et souhaitons faire bénéficier des qualités de chaque entraîneur à toutes les séries.
Le principal objectif annuel sera le Championnat du monde pour chacune des séries et cela pour préparer au mieux l’objectif final : les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028. Mais je suis impatient de voir nos athlètes français reprendre la compétition à Palma dès la semaine prochaine. Le début d’une Olympiade est le moment parfait pour que les jeunes athlètes, qui ont parfois moins d’expérience internationale, puissent aller chercher des résultats sur ces épreuves de début de saison et montrer aux adversaires étrangers qu’il va falloir aussi compter sur eux.
»

Loïc Billon, manager de l’Équipe de France
Loïc Billon est un manager chevronné de la voile olympique, avec une solide expérience dans la gestion d’équipes sportives. Ancien athlète en 470 notamment, il a travaillé sur chacun des supports olympiques et ne cache pas sa passion pour la compétition. Animé par la passion de transmettre et de rassembler autour de la performance, il a été directeur de l’Équipe de France Jeunes lors de la dernière olympiade.

« La grande nouveauté, de notre organisation, est de rassembler les équipes de France jeunes et séniors au sein d’une seule et même équipe. L’objectif de cette organisation est d’être plus novatrice et encore plus proche des exigences du haut niveau. Je suis très heureux de ce tournant. Mon rôle est maintenant de mettre le duo athlètes – entraîneurs dans les meilleures conditions d’organisation pour performer. Je suis le garant de la mise en œuvre de la stratégie fixée par le Directeur Technique National sur laquelle Frank et moi sommes complètement alignés pour écrire une belle page de la voile olympique française. La France est une nation majeure de voile. Notre feuille de route doit donc être ambitieuse, nous connaissons nos difficultés, mais nous avons un très beau potentiel au niveau des athlètes comme des entraîneurs. L’objectif à Palma sera de reprendre la route de la compétition, de retrouver le plaisir d’aller sur l’eau, de régler son bateau, d’aller vite : le plaisir de jouer. Dans une semaine ce sera le lancement officiel de la première épreuve de coupe du monde. Et c’est ça qui nous qui nous motive. »

Franck Citeau, manager de la performance
Franck Citeau est un expert reconnu en performance sportive, spécialiste du multicoque inshore et offshore, équipier sur America’s Cup, ancien entraîneur national Nacra17 (durant les préparations olympiques de Rio 2016 et Tokyo 2021), Franck est un expert du haut niveau et un fin stratège qui a su se forger une solide réputation depuis plus de 30 ans.

« Mon rôle est assez simple : emmener nos entraîneurs, nos spécialistes et nos coureurs vers les médailles. Je vais être le lien entre toutes ces personnes. Je suis un facilitateur de la performance pour ceux qui la font : les athlètes en premier puis ceux qui les accompagnent sur le terrain. Notre nouveau staff est composé d’un mélange d’expérience et de fraîcheur, le fait de nommer des coachs frais et jeunes avec de l’envie devrait apporter une nouvelle dynamique. Quand Guillaume m’a proposé ce poste, je me suis dit que j’étais vraiment à ma place : je peux mettre à profit toutes mes expériences passées. J’arrive avec vraiment beaucoup d’excitation. Avec Loïc nous avons chacun notre place avec des compétences différentes et Guillaume en maitre de cérémonie ! En tant que Directeur Technique National, il dirige, et en tant que manager, on manage… À Palma nous allons faire un point d’étape. Cette première confrontation va nous donner de premiers indicateurs sur le niveau global de la flotte internationale. C’est un peu le jeu des chaises musicales où l’on voit se confronter les plus anciens et les nouveaux équipages qui vont vouloir gagner des places. C’est intéressant de faire un état des lieux de nos forces, voir la place que la France occupe sur l’échiquier. »

La délégation française présente au Trofeo Princesa Sofia 2025
Dériveur double féminin (49er FX) :
Encadrement assuré par Benjamin Bonnaud.
-Mathilde Lovadina (Y C Pointe Rouge) et Lou Berthomieu (S N O Nantes)
-Chloe Revil (C N La Baule Pouliguen Pornichet) et Albane Dubois (Gravelines GVLS)
-Emilie Bouchet (C N Caledonien) et Julie Le Bel (ASPTT Marseille)

Dériveur double masculin (49er) :
Encadrement assuré par Jean-Christophe Mourniac et Aristide Girou.
-Erwan Fischer (C N La Baule Pouliguen Pornichet) et Clement Pequin (La Rochelle Nautique)
-Jean Baptiste Bernaz (CN Sainte Maxime / Armée de Champions) et Jeremie Mion (Sr Havre / Armée de Champions)
-Lucas Rual (APCC Nantes / Armée de Champions) et Emile Amoros (C N Pornic / Armée de Champions)
-Keo Devaux (S N O Nantes) et Enael Rio (S N O Nantes)
-Hugo Revil (C N La Baule Pouliguen Pornichet) et Karl Devaux (C N La Baule Pouliguen Pornichet)

Dériveur double mixte (470) :
Encadrement assuré par Philippe Boudgourd.
-Matisse Pacaud (Y C Cannes) et Lucie De Gennes (Y C Cannes)
-Lomane Valade (S N O Nantes) et Julien Bunel (BN Mare E Vela)
-Manon Pennanéac’h (S N O Nantes) et Pierre Williot (CV St Aubin Elbeuf)

Dériveur solitaire masculin (ILCA 7) :
Encadrement assuré par Christophe Espagnon.
-Thomas Flachon (S R Antibes)
-Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautique)
-Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautique)
-Lorenzo Mayer (Saint Barth Yc)
-Theo Peyre (La Pelle-Marseille)

Dériveur solitaire féminin (ILCA 6) :
Encadrement assuré par Nicolas Le Berre.
-Louise Cervera (C N Mandelieu)
-Marie Barrue (C O Y C Hyerois / Armée de Champions)

Kitefoil féminin (Formula Kite) :
Encadrement assuré par Antoine Weiss.
-Zoe Boutang (Hyeres KA)
-Lysa Caval (Hyeres KA)

Kitefoil masculin (Formula Kite) :
Encadrement assuré par Pascal Chaullet.
-Benoit Gomez (C V Arcachon)
-Gaspard Petit (Fo Kon Kite)

Planche à voile à foil féminin (iQFOiL)
Encadrement assuré par Nicolas Huguet.
-Manon Pianazza (C N Angoulins)
-Lola Sorin (C N La Baule Pouliguen Pornichet)

Planche à voile à foil masculin (iQFOiL)
Encadrement assuré par Julien Bontemps et Pierre Loquet.
-Nicolas Goyard (ACPV Noumea / Armée de Champions)
-Tom Arnoux (C N Saint Jacut)
-Adrien Mestre (La Rochelle Nautique)
-Louis Pignolet (S N O Nantes)
-Yun Pouliquen (C N Lorient)
-Gaspard Carfantan (La Mouette Sinagote)
-Lucas Gadeyne (O Grande Synthe)
-Come Joly (S L N Porticcio)
-Emile Roullet (CNR)

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Vendée Globe. Banque Populaire officialise la construction d’un nouvel Imoca pour Loïs Berrehar

: V. Curutchet - BPCE

Alors que le Team Banque Populaire a réalisé 5 tours du monde ces 15 dernières années, Banque Populaire s’engage pour une nouvelle participation au Vendée Globe 2028 / 2029, avec un skipper talentueux, reconnu comme l’un des meilleurs de sa génération, Loïs Berrehar. À 30 ans, il a fait ses gammes en Figaro, considéré comme « l’école de la course au large », où il a signé de nombreuses réussites (1er de la Transat Paprec, 2e de la Solitaire du Figaro). Skipper remplaçant du vainqueur du Vendée Globe 2024, Charlie Dalin, Loïs prendra la barre de Banque Populaire 14, un nouvel IMOCA qui sera mis à l’eau début 2027.

Alors que le détail du projet architectural sera révélé au cours du premier semestre de l’année, ce bateau innovant et à la pointe de la technologie sera pensé dans un esprit de performance afin d’affronter toutes les conditions aux meilleures allures. Animé par l’esprit de l’entreprenariat et fidèle à son ADN, le Team Banque Populaire et son bureau d’études mobiliseront de nombreuses entreprises françaises afin de mener à bien ce projet qui sera une vitrine du savoir-faire et de l’excellence, notamment au travers d’une démarche vertueuse en matière de responsabilité durable. Cette 8ème construction de bateaux de la Banque de la voile participera à la vitalité et au dynamisme de toute la filière nautique de la course au large et bien au-delà.

En parallèle, le Maxi Banque Populaire XI, mis à l’eau en 2021, poursuivra sa montée en puissance avec un programme dense. À son bord, Armel Le Cléac’h, skipper incontournable de l’équipe depuis 2011, a remporté la Transat Jacques Vabre (2023) et a décroché la troisième place du premier tour du monde en solitaire et en Ultim de l’histoire (2023). Cette année, le duo Armel Le Cléac’h – Sébastien Josse tentera de conserver son titre sur la Transat Café L’Or (ex-Transat Jacques Vabre), avant que le skipper breton ne mette le cap en solitaire vers la Route du Rhum (2026) et la seconde édition de l’Arkea Ultim Challenge. Pour viser la victoire sur toutes les courses qu’il va disputer, le multicoque a notamment été doté d’une nouvelle paire de foils pour cette saison 2025.

Le Team Banque Populaire, mené depuis le mois de mars par Erwan Steff (directeur) et Sébastien Josse (directeur sportif), se prépare donc aux côtés de ses skippers pour tenter de remporter deux tours du monde et sept transatlantiques entre 2025 et 2029.

Alors que le Team Banque Populaire inaugure une nouvelle base à Lorient, symbole d’audace et d’innovation, la Banque de la voile et du surf dévoile les contours de son engagement fidèle jusqu’en 2029. Un programme qui la conduira jusqu’à son 40ème anniversaire dans la voile, avec :
-La construction d’un bateau pour participer au Vendée Globe 2028, qui sera skippé par le talentueux Loïs Berrehar
-Un programme riche et audacieux en Ultim avec le Maxi Banque Populaire XI mené brillamment par Armel Le Cléac’h
-Le renouvellement de son soutien en tant que Partenaire majeur des Fédérations Françaises de Voile et de Surf et des Équipes de France jusqu’en 2028
-La reconduction de son mécénat aux côtés de l’Association Éric Tabarly jusqu’en 2028, afin de maintenir en état de navigabilité les voiliers historiques de cette flotte avant-gardiste
-La poursuite de son programme d’héritage olympique au lendemain des Jeux de Paris 2024, en faveur de la préservation des milieux aquatiques

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Vendée Globe. Des retombées médias en hausse, une fête prévue le 10 mai !

Alain Leboeuf est sur un nuage. « Il y a eu 2,5 millions de personnes qui se sont déplacées aux Sables-d’Olonne. Le Vendée Globe est un grand rendez-vous national. Le Président m’a appelé pour me féliciter après le départ. C’est un événement majestueux. »

« Nous n’avons jamais eu autant de skippers. Heureusement que nous avons bien fait de limiter les inscriptions. Le Vendée Globe est la course la plus inclusive au monde. Avec 80 % des skippers classés, c’est un record. C’est l’édition la plus fiable. Les marins et les bateaux sont mieux préparés. Nous avons tous été surpris par le temps record de Charlie. Il survole cette classe Imoca. Son triomphe consacre son parcours exemplaire. Yoann Richomme a réalisé une très belle course. C’est l’édition des records ! Quelle merveilleuse performance de Sébastien Simon, qui a parcouru 615 milles en 24 heures, ou celle de Justine Mettraux, qui bat le record féminin de 11 jours. Une bataille à tous les niveaux de la course.

Sur le village, nous avons accueilli 1,3 million de visiteurs contre 1,15 million lors de la précédente édition. Le jour du départ, nous avons eu 350 000 spectateurs et 500 bénévoles présents sur l’événement. 800 000 personnes sont venues accueillir les skippers. En termes de partenariats, nous avons augmenté leur nombre de 37 %. Nous avons accueilli 400 entreprises et organisé 500 événements d’hospitalité BtoB, réunissant 30 000 invités. Nous consolidons ainsi l’événement sportif tout en renforçant son aspect économique. »

Patricia Brochard : « Cela fait 20 ans que nous sommes engagés sur le Vendée Globe. Il s’est passé beaucoup de choses durant ces deux décennies. Nous avons fait le pari de communiquer sur la voile et avons construit une histoire commune avec l’événement, ce qui nous permet d’être en proximité avec le public. Le Vendée Globe est une course inspirante. »

« Les retombées médiatiques sont de plus en plus importantes. En 2020, les médias avaient réussi à faire vivre la course malgré la crise sanitaire. Cette édition a bénéficié d’un suivi inégalé : +7 % avec 260 000 retombées médiatiques évaluées à 415 millions d’euros. 9 Français sur 10 ont entendu parler du Vendée Globe. Les audiences télévisées ont permis de toucher 190 territoires avec 168 diffuseurs, soit une augmentation de 30 %. Un tiers des Français a regardé le départ. La course devient de plus en plus internationale. L’engouement au moment du départ s’est prolongé, avec 48 diffuseurs au moment de l’arrivée.

En digital, le site et l’application du Vendée Globe ont explosé en fréquentation, atteignant 160 millions de visites et 484 millions de pages vues (+37 %). Cela représente 18 millions de visiteurs uniques, soit une progression de 60 %. L’application a été téléchargée 548 000 fois. Sur les réseaux sociaux, nous comptabilisons 9,2 milliards d’impressions, touchant 983 millions de personnes, avec 31 millions d’utilisateurs actifs. Nous avons gagné 55 % d’abonnés pour atteindre 1,6 million sur l’ensemble des plateformes. Ces chiffres sont également significatifs pour les communautés des skippers. Par exemple, Violette est passée de 50 000 à 600 000 abonnés.

Le public du Vendée Globe s’est diversifié, notamment auprès des jeunes, avec 1,3 million d’abonnés sur le Vendée Globe Junior et 5 000 scolaires ayant bénéficié d’un programme de médiation pendant la course. Nous avons réussi à capter un public plus jeune, notamment les 18-24 ans, qui représentent 36 % des abonnés sur Instagram et TikTok. 40 millions de vidéos ont été vues sur TikTok. L’audience se féminise également : 43 % des abonnés TikTok et 30 % des visiteurs du site sont des femmes. Sur Virtual Regatta, la part des joueuses a atteint 27 %, une progression qui reflète l’implication croissante des femmes dans la course.

Le Vendée Globe s’internationalise encore davantage. Il est désormais la course de référence dans le monde : 36 % du public touché est international, et 52 % des discussions sur le Vendée Globe ont eu lieu hors de France. De plus, 43 % des abonnés Instagram sont à l’étranger et nous avons eu 47 diffuseurs internationaux. »

« Sur les enjeux environnementaux, nous avons franchi un cap, notamment dans la gestion des transports et des déchets sur le village. 95 % des déchets ont été triés. De l’énergie hydrogène verte a été utilisée, et 25 skippers ont embarqué des instruments scientifiques. »

« Pour la prochaine édition, d’autres annonces seront faites fin octobre, notamment la date du départ. Nous avons défini les grands principes du mode de sélection afin de permettre aux skippers de mener d’autres projets. Il y aura la Vendée Arctique dès 2026 et la New York Vendée en 2027. Désormais, chaque année, nous organiserons un événement majeur. Le nombre de places sera limité à 40.

Le 10 mai, aux Sables-d’Olonne, se tiendra la grande cérémonie de clôture. Nous allons innover. Le chenal est un stade exceptionnel, et nous souhaitons permettre au public de revoir les marins une dernière fois lors d’une grande fête avec une parade dans les deux sens. Tous les participants seront célébrés, en respectant l’ordre de sortie des bateaux au départ du Vendée Globe, avec Charlie en premier et Violette en dernier. Cet événement se déroulera de 18h30 à 20h30. À 22h30, dans la baie, un grand spectacle retracera les 10 éditions du Vendée Globe avec 1 000 drones et un feu d’artifice. »

Budget de la course : « Nous avons augmenté le budget de la course, passant de 16 millions d’euros à 24 millions d’euros. »

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SailGP. Une finale pour les Français, l’aile des Australiens se brise

Le Grand Prix de San Francisco a été remporté par l’équipe espagnole de Diego Botin, devant les Canadiens et les Français, ces derniers ayant réussi à se hisser en finale après que les Australiens ont vu leur aile se briser dans la dernière manche. Un beau Grand Prix marqué par du vent et de belles courses dans la baie de San Francisco.

À l’issue de cette étape, on a envie de dire : enfin, les Français sont en finale ! Mais ils ont aussi bénéficié de la malchance des Australiens, dont l’aile s’est soudainement brisée au départ de la 7ᵉ et dernière manche. Heureusement, sans blessés. Les Français ont su capitaliser sur leurs bons départs, remportant ainsi la 1ʳᵉ et la 4ᵉ manche le samedi, ainsi qu’une belle 2ᵉ place le dimanche.
Cependant, l’envers du décor est clair : lorsque le départ est manqué, parfois d’un rien – comme lors de la 2ᵉ et de la 3ᵉ manche –, ils se retrouvent rapidement relégués en 5ᵉ ou 6ᵉ position au classement provisoire. Un classement qui reflète aussi leur place au général et, aujourd’hui, leur niveau. Devant eux, les meilleures équipes, – Australie, Canada, Espagne – , se montrent plus constantes et affichent un fond de jeu supérieur, notamment au près. Certes, les Français sont entrés sur le circuit plus tardivement et ont pris en main leur F50 doté de ses nouveaux foils après les autres. Mais le constat est là : il leur manque encore quelque chose pour rivaliser entre autres avec les Espagnols de Diego Botin. Ces derniers naviguent toujours proprement, vite et bien, sans coup d’éclats spectaculaires au départ, mais avec une régularité qui leur permet d’atteindre la finale et de remporter ce Grand Prix. Tenants du titre de la saison passée, ils confirment une fois de plus leur solidité. Les Français devraient s’en inspirer.

Sur la première journée de course les Français réalisent un super départ. Associé à de belles manœuvres, de bons choix stratégiques et 100% de vol, ils ont fait une superbe démonstration sur cette première course en flotte en terminant vainqueur. Sur la seconde course, malgré une très bonne position sur la ligne de départ, ils écopent d’une pénalité après un départ anticipé et ne parviennent malheureusement pas à rattraper leur retard (ils terminent 10e puis 8e de la suivante). La dernière course en flotte de la journée se termine par une seconde place alors qu’ils étaient en tête toute la course. Les Canadiens les passent dans le dernier bord jusqu’à la marque. Ils se classe 4e au général provisoire avec une place en finale à portée d’”étraves” pour le lendemain !

Dimanche a commencé comme la veille, avec du soleil et du vent et une première course réussie pour les bleus. Un départ parfait et un empannage très tôt qui a payé, ont confirmé une équipe tricolore impressionnante et confiante. Prendre des bons départs, choisir le bon côté, Quentin Delapierre maintient sa position aux avants postes durant deux courses en flotte sur trois et termine à nouveau deux fois sur le podium de cette seconde journée. Enfin en lice pour leur première finale de la saison, les bleus affrontent les Canadiens et les Espagnols vainqueurs sur ce même plan d’eau il y a quelques mois lors de la Grande Finale de la saison 4. Après un bon départ, les Français passent en tête la première marque mais choisissent le mauvais côté du plan d’eau qui permet aux Espagnols de prendre la tête et de s’imposer devant les Canadiens, vainqueurs du dernier Grand Prix à Los Angeles. Pour son troisième Sail Grand Prix de la saison 2025, l’équipe de France termine sur le podium à la 3e place.

L’aile des Australiens brisée
La 7e course de la journée a malheureusement commencé de manière dramatique lorsque l’aile australienne s’est soudainement effondrée juste avant le départ. Heureusement aucun blessé n’a été signalé mais les dommages évidents subis sur l’aile ont empêché l’équipe de participer à cette dernière course. Malgré cela le 3e ticket pour la finale revenait aux australiens à un point des français. Mais privé de leur aile et donc de finale, ce sont finalement les bleus qui se qualifient. Quelques instants après l’incident, Tom Slingsby a déclaré : « Heureusement, nous sommes tous sains et saufs et c’est la priorité absolue. Maintenant, nous devons juste essayer de sauver le bateau du mieux que nous pouvons. C’est déchirant. Évidemment, les résultats et les points sont ce qu’ils sont, mais nous ne nous en préoccupons même pas. Il faut juste sauver le bateau du mieux que nous pouvons, tout le monde est sain et sauf et nous avons beaucoup de travail à faire ici. » Les équipes de SailGP vont maintenant commencer une analyse approfondie pour déterminer la cause de l’incident. « Nous devons examiner les angles de caméra », a déclaré Slingsby. « Il était manifestement proche des autres bateaux, nous devons déterminer s’il s’agissait d’une défaillance de l’aile ou s’il y avait autre chose en jeu. Avons-nous commis une erreur ou le bateau a-t-il échoué ? »

Ils ont dit
Quentin Delapierre, pilote du F50 français : “On voulait vraiment aller la chercher cette finale. On a fait un super départ, tout s’est bien passé au début mais après on s’est pas forcément retrouvé du bon côté. Bravo aux Espagnols et aux Canadiens ! C’est un bon résultat, on est contents. Hier au débriefing, je disais qu’il fallait qu’on soit patient parce qu’on est en train de changer des choses dans l’équipe, on sent que ça vient. Parfois ça ne tombe pas comme on voudrait mais ça reste un sport de haut niveau, il faut prendre son mal en patience et continuer à travailler. On revient un peu au classement en points. On est toujours dans le match et c’est ça qu’il faut retenir.

ORACLE SAN FRANCISCO SAIL GRAND PRIX I CLASSEMENT

1- Espagne / Diego Botin
2- Canada / Giles Scott
3 – France / Quentin Delapierre
4- Australia / Tom Slingsby
5- New Zealand / Peter Burling
6- Switzerland / Sébastien Schneiter
7- Emirates Great Britain / Dylan Fletcher
8- Red Bull Italy / Ruggero Tita
9- Mudabala Brazil / Martine Grael
10- Germany / Erik Heil
11- United States / Taylor Canfield
12- Rockwool Denmark / Nicolai Sehested

*L’équipe danoise ROCKWOOL pas pu participé au Sail Grand Prix suite à son F50 endommagé à Los Angeles

ROLEX SAILGP CHAMPIONSHIP I CLASSEMENT SAISON 2025

1- Australia / Tom Slingsby – 39 points
2- Emirates Great Britain / Dylan Fletcher – 38 points
3- Spain / Diego Botin – 36 points
4- New Zealand / Peter Burling – 35 points
5- Canada / Giles Scott – 34 points
6- France / Quentin Delapierre – 28 points
7- Switzerland / Sébastien Schneiter – 18 points
8- Red Bull Italy / Ruggero Tita – 13 points
9- Rockwool Denmark / Nicolai Sehested – 9 points
10- Mudabala Brazil / Martine Grael – 2 points
11- United States / Taylor Canfield – 2 points
12- Germany / Erik Heil – (-)1 points

  • 12 points de pénalité pour la saison pour l’équipe allemande de SailGP suite à une pénalité de 32 points au KPMG Australia Sail Grand Prix à Sydney
  • 4 points de pénalité pour la saison pour l’équipe Mubadala Brazil SailGP Team pour une pénalité de 8 points au KPMG Australia Sail Grand Prix | Sydney
  • 8 points de pénalité pour la saison pour l’équipe SailGP des États-Unis pour une pénalité de 12 points au KPMG Australia Sail Grand Prix | Sydney
  • 8 points de pénalité pour la saison pour une pénalité de 12 points au Rolex Los Angeles Sail Grand Prix
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