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Les nouvelles directions de La Solitaire Bompard Le Figaro

Remise des prix de la 3eme et de la 4eme etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre La Rochelle et La Rochelle - le 08/07/2016 @ ALexis Courcoux

Sur le plan sportif, il ne fait aucun doute que cette 47ème édition de la Solitaire Bompard Le Figaro restera dans les annales. Très ouverte au départ, elle a révélé de brillants bizuths et mis sur le devant de la scène un groupe de skippers clairement au dessus du lot. Avec le final haletant que l’on sait et la superbe victoire de Yoann Richomme (Skipper Macif 2015). Mais La Solitaire cette année, c’était aussi un changement de nom, de nouveaux formats d’étapes, un pit-stop rochelais inédit. Bilan avec Eric Bompard et Mathieu Sarrot de ces nouveaux contours et perspectives pour la 48ème édition.

« En cinq ans de présence sur La Solitaire, nous n’avions encore jamais connu de final aussi serré. Cinq minutes après trois semaines de course, on peut féliciter les marins qui ont ménagé le suspense jusqu’au bout. Ma deuxième satisfaction provient du choix des villes d’accueil, un aspect fondamental de la réussite de l’épreuve. Deauville, Cowes, Paimpol et La Rochelle nous ont offert un accueil remarquable, chacune à sa façon. Le point commun est que ces ports avaient une réelle envie de La Solitaire, et ça les marins l’ont ressenti, ils sont unanimes. Vient ensuite la question du changement de nom. Satisfaction là-aussi, La Solitaire Bompard Le Figaro est bien rentré dans les esprits, tout le monde, skippers et communicants, ont joué le jeu et c’est pour nous un point capital. Il ne peut en effet y avoir d’engagement dans le sport de haut niveau sans une exposition en rapport. Décider de l’avenir suppose désormais un bilan complet de l’épreuve auquel nos équipes vont s’atteler. Notre intuition est que ce bilan sera très positif, condition de notre ré-engagement. Ce sera d’ailleurs l’occasion de repenser certains points de détail sur lesquels nous pouvons encore progresser en collaboration avec OC Sport Pen Duick : taille des villages, organisation des remises de prix, durée des étapes, en particulier au départ… Ce qui compte au final, c’est d’avoir l’assurance que La Solitaire Bompard Le Figaro ramène aux partenaires tout ce qu’elle est, c’est à dire pas seulement une régate de voiliers autour de la Bretagne. C’est une légende, la plus dure épreuve de course au large en Solitaire et elle mérite le plus large des rayonnements ».

Mathieu Sarrot, Directeur des événements OC Sport Pen Duick
« Le bilan sportif est très positif. Certaines craintes étaient légitimes au départ : le format très côtier du parcours, l’absence de grands noms médiatiques comme les années passées, cette ultime étape express… Finalement, cette 47ème édition a nécessité beaucoup d’engagement de la part des skippers. Thierry Chabagny (Gedimat) l’a parfaitement résumé en parlant des « deux premières étapes de la mort » qui ont usé la flotte et généré beaucoup d’écarts. C’est aussi une Solitaire qui a révélé de nombreux talents. L’absence des baobabs a éclairé une forêt de skippers de très haut niveau ! La Solitaire Bompard Le Figaro reste clairement une pépinière de talents.
Sur le plan événementiel, le choix de quatre destinations où le port est au cœur de la ville a permis de créer une belle atmosphère : Deauville est devenu l’espace d’une semaine le centre de la course au large ; Cowes, c’était un rêve et l’appui d’OC Sport UK a été déterminant dans l’adhésion de la Mecque britannique de la voile à notre épreuve ; Paimpol s’est impliqué à 100%, à l’image de son maire Jean-Yves de Chaisemartin qui a accompagné toute la course sur son propre voilier. Quant à La Rochelle, c’est presqu’une destination historique de La Solitaire et nous avons eu le bonheur d’y retrouver l’été !
Les perspectives pour l’an prochain sont bonnes : testé avec succès à l’occasion de la dernière étape cette année, le système de Live vidéo va se développer. Nous souhaitons aller encore plus loin dans ce domaine pour raconter la course de l’intérieur, avec les skippers. Nous ne savons pas encore si le format express de la dernière étape fera école. Il a bien fonctionné cette année mais il faut débattre de ce point avec nos partenaires et la Classe Figaro Bénéteau. Ce qui est en revanche certain, c’est que nous veillerons à insuffler de nouveau une dose de large dans le tracé du parcours, avec une étape plus hauturière, propice aux options.
Si notre positionnement dans le calendrier médiatique mérite réflexion pour les années paires, nous pouvons d’ores et déjà annoncer que la 48ème édition de La Solitaire Bompard Le Figaro aura lieu l’an prochain au mois de Juin. Elle partira de Bordeaux qui l’a déjà accueillie deux fois dans un passé récent. Renouer avec le dynamisme des équipes et des habitants de cette grande ville maritime est une belle promesse. »

La belle victoire des skippers Macif

Le podium (Yoann Richomme, Charlie Dalin et Nicolas Lunven) de la Solitaire Bompard Le Figaro 2016 @ Alexis Courcoux

Avec chacun une victoire d’étape, et de multiples podiums sur la Solitaire Bompard – Le Figaro 2016, les deux skippers Macif ont été impériaux. Au terme des 4 étapes entre Deauville, Cowes (UK), Paimpol et La Rochelle, Yoann Richomme s’impose au classement général, 5 minutes et 10 secondes devant son co-équipier Charlie Dalin. Une première et double victoire pour l’équipe et le Programme Skipper Macif, engagés depuis 8 ans sur le circuit Figaro Bénéteau 2. n

Un skipper Macif au palmarès des vainqueurs de la Solitaire Bompard – Le Figaro
En 8 ans, aucun Skipper Macif n’y était parvenu. Réputée comme la plus difficile des épreuves de course au large en solitaire, demandant constance, régularité et abnégation, la Solitaire Bompard – Le Figaro 2016 ne se laisse pas si facilement aborder.

Pour sa 7e participation, et sa troisième et dernière au sein du Programme Skipper Macif, Yoann Richomme partait le 19 juin dernier de Deauville avec une incroyable détermination. Dauphin de Charlie sur les deux épreuves en solitaire d’avant-saison, Yoann avait à cœur de montrer ce dont il était capable.

Ce 7 juillet 2016 restera à jamais gravé dans sa mémoire : « Je n’en reviens pas et je pense que je vais mettre du temps à réaliser. C’est incroyable d’ajouter son nom au palmarès de cette course ! C’est tellement difficile. Je n’ai pas forcément bien navigué sur la dernière manche et la pression montait au fur et à mesure. J’ai réussi à remonter un peu sur la fin et sauver 5 minutes. Cette victoire me remplit d’émotion. Quand je pense que j’ajoute mon nom au palmarès de cette course, ça me donne des frissons. C’est l’aboutissement de 7 ans de travail ! »

Jusqu’à l’arrivée nul ne savait qui de Yoann ou Charlie monterait sur la 1e marche du podium final. « Tout peut se passer » rappelait Charlie au départ de cette ultime manche. Situé à seulement 14 minutes et 8 secondes dans le tableau arrière de son co-équipier, le skipper Macif 2015 pouvait encore légitimement prétendre à la victoire à l’issue de ce duel 100% Macif : « Je suis un compétiteur dans l’âme et pour moi, seule la victoire est jolie. J’obtiens tout de même trois podiums d’étape, un troisième podium consécutif au général depuis 2014, et ce sont d’excellents résultats. J’ai eu un manque de réussite sur mes départs mais j’ai navigué à ma manière. J’ai fait preuve de régularité, c’est une satisfaction. »

Une victoire 100% Macif

Il faut toujours un vainqueur, et un 2e… et cette édition 2016 restera marquée par la suprématie des deux skippers. Toujours bien positionnés, opportunistes dans des conditions difficiles, et sachant gérer la pression du leadership, Yoann et Charlie ont réellement franchi un cap et offrent au Programme Skipper Macif sa plus belle performance depuis 8 ans, comme le fait remarquer Charlie : « On termine à 5 minutes l’un de l’autre après une belle bagarre. Surtout, ce qu’il faut retenir, c’est que nous faisons premiers et deuxièmes des trois épreuves en solitaire de la saison 2016. C’est une preuve que le programme est sérieux qu’il sait détecter de bons marins et les accompagner. Nous sommes fiers d’apporter ces 1e et 2e places à la Macif. »
« Bravo à nos deux skippers Macif Yoann Richomme et Charlie Dalin pour cette performance. Ils ont su faire preuve d’audace, de pugnacité et de maîtrise. Cette victoire est le reflet de la qualité de notre programme Skipper Macif qui accompagne de jeunes talents vers le plus haut niveau. L’ensemble des collaborateurs et des délégués du groupe Macif s’associe à nous pour les féliciter et les encourager dans leurs défis à venir. » Alain Montarant, Président du groupe Macif & Jean-Marc Raby, Directeur général du groupe Macif
Cliquez sur les liens pour télécharger les photos, vidéos et audios des skippers Macif sur la Solitaire Bompard – Le Figaro 2016

Classement général de la Solitaire Bompard – Le Figaro 2016
1 – Yoann Richomme (Skipper Macif 2014)
2 – Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) à 5 min et 10 sec du leader
3 – Nicolas Lunven (Generali) à 55 minutes et 2 secondes du leader
4 – Erwan Tabarly (Armor Lux) à 1 heure et 23 minutes
Sur 39 skippers engagés. Pour la suite du classement, cliquez-ici

Entretien Erwan Tabarly, 4e

Depart de la 1ere etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre Deauville et Cowes (UK) @ Alexis Courcoux

Troisième de la quatrième et dernière étape, ce jeudi à La Rochelle, Erwan Tabarly est ainsi parvenu à grappiller une place au classement général de la Solitaire Bompard – Le Figaro, terminant ainsi quatrième. Si l’on dit souvent que c’est la plus mauvaise place, il n’y a pas la moindre trace de déception chez le skipper d’Armor-Lux qui garde avant tout en tête sa superbe victoire d’étape entre Deauville et Cowes, la première de sa carrière, mais aussi tout le plaisir qu’il a pris à régater sur cette édition très « côtière » de la plus exigeante des courses en solitaire et à armes égales. Interview.

Vous terminez la course sur une belle troisième place. On vous imagine satisfait ?
« Oui, je suis effectivement content. Même si j’ai été deuxième pendant toute la première moitié de la manche et que j’ai finalement perdu une place en vitesse pure au profit de Nico Lunven, j’ai de quoi être satisfait. Au bout du compte, tout s’est plutôt bien enchainé pour moi, pourtant, je suis plutôt mal parti. Heureusement, j’ai bien navigué entre la bouée de dégagement et le pont de l’île de Ré et je suis revenu au contact des premiers. Après, il a fallu aller chercher une grosse bascule et, pareil, j’ai bien géré en poussant un peu plus loin que les autres dans le nord. Ainsi, lorsque ça a adonné, je me suis retrouvé idéalement placé. A ce moment-là, je suis passé devant Thierry (Chabagny), ce qui était important pour moi pour le général. Cela étant, je n’ai pas cherché à le contrôler ensuite. J’ai préféré faire ma course, même s’il n’a jamais été très loin derrière. Je finis cinq minutes devant lui. Comme il avait seulement 2 minutes 30 d’avance sur moi avant cette dernière étape, je parviens donc à passer devant au classement et à terminer quatrième. »

Que retiendrez-vous de cette 47e Solitaire Bompard – Le Figaro ?
« Je suis super content d’avoir décroché ma première victoire d’étape. Pour moi, c’est vraiment quelque chose d’important. Reste que globalement, je pense garder un bon souvenir de la course. J’ai joué aux avant-postes à chaque fois. Ce qui me coûte le podium, c’est le fait de m’être fait piéger dans la dorsale lors de la troisième manche. Sur ce coup, j’ai perdu une heure mais c’est comme ça. De toutes façons, Yoann (Richomme) était vraiment un cran au dessus de nous tous, cette année. Quatrième, c’est moins bien que troisième, c’est sûr, mais pour moi, cela ne fait pas de grande différence. Si vous vous posez la question, non, je ne suis pas au fond du trou ! (rires). Cette Solitaire 2016 a été très belle. Il y a eu des phénomènes météo très marqués, du jeu, beaucoup de coups à faire… Elle a été piégeuse, certes, mais très intéressante. En ce qui me concerne, j’ai vraiment pris du plaisir sur l’eau ».

La suite ?
« Dans l’immédiat, je vais tâcher de me reposer mais mi-août, je vais rattaquer à naviguer avec Armel Le Cleac’h et le team Banque Populaire puis je vais les accompagner jusqu’au Vendée Globe. C’est un programme sympa ».

Entretien avec Thierry Chabagny, 5eme

Depart de la 3eme etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre Paimpol et La Rochelle @ Alexis Courcoux

Déjà vainqueur de la Transat AG2R La Mondiale cette année, Thierry Chabagny se hisse dans le Top 5 de la Solitaire Bompard Le Figaro. Le skipper de Gedimat a terminé les quatre étapes dans les dix premiers, avec un joli podium d’étape sur la troisième manche. Entretien sur un très joli bilan, marqué du sceau de la régularité.

Revenons rapidement sur cette dernière étape, qui était heureusement très courte au vu du très faible temps de récupération après la manche d’anthologie entre Paimpol et La Rochelle où tu termines deuxième…
“C’était une belle bagarre ! Une régate de beau temps, dans peu de vent. Je suis un peu vert parce que j’étais bien sur la ligne et que j’aurais pu faire mieux encore. Heureusement, je suis bien refait au louvoyage dans les cailloux. Je n’ai pas cessé d’attaquer, de reprendre des bateaux et je suis revenu devant entre l’île de Ré et l’île d’Yeu. Le contournement de l’île d’Yeu par le Nord était sympa, j’étais à la bagarre avec Charlie Dalin et Alexis Loison. Et à ce moment-là le futur vainqueur Yoann Richomme a un peu de retard sur nous. Au final je termine l’étape cinquième et tout près des premiers… J’ai tout fait pour coller à Erwan Tabarly mais ça n’a pas suffi pour conserver ma quatrième place. Dans le final heureusement le vent n’est pas tombé complètement, comme on le craignait. Comme tous les leaders, je n’ai pas dormi une seule seconde pendant cette dernière étape. Sportivement, c’est forcément positif quand tu termines cinquième d’une étape de la Solitaire, c’est forcément une bonne manche. Le problème est que tous les favoris étaient devant et donc ça ne paye pas en temps. C’était une belle satisfaction quand même de maintenir derrière moi les deux Macif qui terminent en tête au général. On pouvait imaginer un scenario meilleur, mais c’est la météo qui a décidé. »

Tu termines cinquième au classement général, à très peu de temps du podium. C’est une belle satisfaction, non ?
“Cinquième au général, je l’avais déjà fait en 2012 avec Gedimat mais à l’époque ça c’était joué sur une seule manche, alors que là je pense avoir eu une forme de régularité qui me tenait à cœur et qui est très encourageante. Car si on excepte la deuxième manche où je termine 9e, si on enlève cette étape-là, je suis sur le podium au général, voire mieux. C’est bien mieux donc, je vois bien que je suis sur la bonne voie. Je pense faire partie des trois plus rapides de la flotte et quand je suis derrière je parviens à revenir, c’est très bon signe. Alors bien sûr, quand tu viens de gagner la Transat AG2R La Mondiale, tu rêves de faire le doublé en gagnant la Solitaire… Ça n’a pas été possible cette fois, mais je n’ai pas à rougir de mes performances. Je suis monté sur un podium d’étape (2e de Paimpol-La Rochelle), ça met des paillettes. ”

Quels ont été tes points forts ?
“J’ai la vitesse pure. La régularité était un de mes objectifs. Et je sais exactement où, pourquoi et comment je n’ai pas fait mieux encore, sur une petite erreur au cap Lizard. A une étape près c’était bon… Mais c’était quand même beaucoup mieux que l’an dernier, cette Solitaire ! Dans l’ordre, je termine les quatre étapes 4e, 9e, 2e et 5e … Ce sont des scores qui peuvent permettre parfois de remporter la Solitaire.”

Qu’est-ce qui a manqué selon toi pour faire encore mieux, monter sur le podium du général voire gagner ? De la réussite ?
“Un brin de réussite sans doute et surtout je vais faire la même réponse : sans cette deuxième étape où j’ai manqué un peu de lucidité au large du cap Lizard, je n’étais pas bien loin du compte. Même si 9e n’est pas un mauvais résultat, je n’ai pas pris de « bâche » cette année. Et je l’ai digérée cette deuxième manche… Ce qui est bien en Figaro, c’est qu’on continue à apprendre en permanence, même au bout de la quinzième participation !”

Yoann Richomme vainqueur au général, qu’est-ce que ça t’inspire ?
“C’est bien pour lui, il a été brillant. Il y a souvent un gars comme ça qui sort du lot, qui est en état de grâce. C’était le cas pour lui cette année, même s’il a du se faire un peu peur sur cette dernière manche, où il parvient tout de même à conserver cinq minutes sur Charlie (Dalin).”

Quel est ton programme maintenant avec le Figaro Gedimat ?
« Rien de défini pour le moment… On va commencer par prendre un peu de repos parce que nous sommes tous exténués par cette Solitaire très difficile. En septembre, je vais faire naviguer beaucoup de personnes de chez Gedimat et nous discutons ensemble de la suite. »

Une solitaire riche d’enseignements

Sébastien SIMON sur Bretagne - CMB Performance - © Benoît Stichelbaut - Bretagne/CMB

La quatrième et dernière étape de la Solitaire Bompard – Le Figaro a tenu toutes ses promesses. Et si Gildas Morvan s’est imposé lors de ce dernier acte, c’est bien Yoann Richomme qui a remporté la mise au classement général après avoir fait preuve, à la fois, de beaucoup d’audace et de régularité. En ce qui les concerne, Sébastien Simon et Aymeric Decroocq, les skippers Performance et Espoir de la Filière d’excellence de course au large Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne se sont globalement montrés dans le coup. Le premier, qui -est arrivé en 13e position à La Rochelle, s’est toutefois vu rétrograder à la 17e place de la manche après avoir écopé d’une pénalité de douze minutes à la suite d’un léger contact avec le marin britannique Alan Roberts. Une sanction sans conséquence, cependant, sur son classement général puisqu’il conserve la 11e place. Le second qui a bouclé les 130 milles de cette ultime course en 19e position a donc réussi son pari de terminer dans le Top 20, mais il doit néanmoins se contenter de la 36e place au classement final (8ee bizuth), payant ainsi lourdement son démâtage dans la première étape.

La nouvelle est tombée ce matin à l’issue de la délibération du jury : Sébastien Simon a pris douze minutes de pénalité, sa bôme ayant effleuré le tangon du skipper d’Alan Roberts Racing lors du petit parcours de dégagement de la quatrième étape. Résultat, il est ainsi passé de la 13e à la 17e place au classement du round n°4. « C’est un peu dur mais c’est comme ça. Cette dernière manche n’a pas été évidente. Elle s’est beaucoup jouée au départ car ensuite, c’était vraiment très dur de remonter. Du coup, ça a été un peu monotone. De mon côté, je ne suis pas très bien parti mais j’ai tout de même réussi à remonter en 10e position à Yeu. Après, je n’ai pas eu tellement de chance. C’est d’ailleurs l’impression générale que j’ai sur cette Solitaire », a commenté le skipper Bretagne – CMB Performance. De fait, ces trois dernières semaines, il a toujours été dans les bons coups mais il lui a résolument manqué ce petit « plus », ce brin de réussite qui permet si souvent de concrétiser et de décrocher la victoire. « Jamais je n’ai eu la petite risée que les autres n’ont pas ou la bascule de vent qui va bien au moment où personne ne l’attend… C’est ainsi et je dois essayer de comprendre pourquoi car cela vient sans doute un peu de moi. Au final, je termine 11e alors que mon objectif était de finir dans le Top 10. Forcément, je suis un peu déçu mais je suis tout de même content d’être allé au bout, d’avoir bouclé toutes les étapes. C’est une expérience de plus et je n’oublie pas que j’ai la chance d’avoir un beau projet et encore une année devant moi pour monter sur le podium », a conclu Sébastien.

Savoir rebondir vite et bien
De son côté, Aymeric Decroocq a, lui, réussi son pari de finir sur une bonne note et d’entrer dans le Top 20 à l’issue de cette quatrième et ultime manche. De quoi lui mettre un peu de baume au cœur après ses déboires du début de course, son démâtage entre Deauville et Cowes lui ayant franchement torpillé sa première Solitaire. « Entre Ré et Yeu, tout s’est enchaîné correctement dans le sens où j’ai pris un bon départ, j’ai fait une bonne tactique et une bonne stratégie sur les premiers bords et j’ai réussi à garder ma place jusqu’à la fin. Cela m’a demandé de cravacher comme un fou car j’ai toujours un peu de mal à faire avancer le bateau depuis que j’ai changé de mât, mes repères étant complètement chamboulés. J’avoue que ça fait du bien de terminer l’épreuve de cette façon », a déclaré le jeune Espoir, évidemment déçu de sa prestation sur la reine des épreuves en solitaire à armes égales. « Mon avarie m’a mis dans le rouge d’entrée de jeu et c’est vrai que j’ai eu du mal à accepter qu’après ça, mon classement général était foutu. Le truc, c’est que je ne pensais pas galérer autant ensuite et mettre tant de temps à retrouver mes marques sur le bateau. Il se trouve que ça a tout changé pour moi et que je me suis retrouvé un peu perdu. Moralement, ça a été très dur », a détaillé Aymeric qui, en finissant par une 19e place, a toutefois montré qu’il savait rebondir. Et pour cause, il a d’ores et déjà commencé à tirer les leçons de cette première expérience. « Dorénavant, je dois être plus tatillon sur mes réglages mais aussi être un peu plus indulgent avec moi-même. Je sais aussi sur quels points je vais devoir travailler en priorité dans les mois qui viennent pour avoir davantage de repères factuels concernant les placements, la préparation de mes navs’… Je vais devoir bosser tout ça un peu différemment », a terminé Aymeric Decroocq que l’on retrouvera, comme Sébastien, au départ de la Douarnenez Horta, le 27 août prochain.

Bernard Stamm 10e

Tour de France à la Voile 2015, étape de Roses, le 18 juillet 2015. Photo © Jean-Marie LIOT

Lors de la première journée de compétition, Cheminées Poujoulat et les 23 autres Diam 24 en lice ont disputé un raid côtier de 36 milles, entre la plage de Malo-les Bains et Nieupoort (Belgique), propulsés par un vent de sud-ouest soufflant entre 15 et 20 nœuds. Dans ces conditions, si l’équipage de Team Lorina – Golfe du Morbihan a fait forte impression, remportant la course avec une large avance, celui de Bernard Stamm – composé pour l’occasion de Gwen Riou et d’Hugues Puimatto -, s’est adjugé la 10e place. Une place prometteuse qui lui permet de gagner un peu de confiance et ainsi de commencer l’épreuve sur les meilleurs auspices.
Il aura fallu environ 3h30 aux équipages du Tour de France à la Voile pour boucler le parcours du jour, un double aller-retour entre Dunkerque et Nieupoort qui s’est révélé aussi physique que technique. « Aujourd’hui, ça nous a bien tiré sur la couenne. D’une part, parce qu’il y avait de l’air et, d’autre part, parce qu’il y avait beaucoup de courant, ce qui nous a obligés à multiplier les virements de bord dans des conditions pas faciles », a commenté Bernard Stamm à son arrivée à terre. Son de cloche identique ou presque du côté de Gwen Riou, en charge de la navigation sur le bateau jaune et noir lors de cette première course. « Il fallait être frais parce qu’une manche comme celle que nous venu de disputer se joue beaucoup sur le physique dans la mesure où il faut réguler tout le temps et se déplacer constamment sur le bateau pour rester rapide », a indiqué le Brestois, plutôt content, lui aussi, de son entame de course.

Ne pas se poser trop de questions
« Tout s’est plutôt bien enchaîné malgré un départ lors duquel nous nous sommes un peu retrouvés en mauvaise posture, la faute à un bateau jury que n’avait pas grand-chose à faire sur la ligne. Heureusement, ensuite, nous avons réussi à faire ce que l’on avait planifié et à ainsi revenir. De fait, globalement, nous n’avons pas commis trop d’erreur, mis à part une petite sur la fin qui a permis à Installux Aluminium de nous doubler », a indiqué le marin qui avait lui, peu de temps avant, profité d’une faute de Team France Jeune pour grappiller une place. « Au bout du compte, nous terminons 10e. C’est un bon début. Nous avons l’impression d’avoir une bonne vitesse et aujourd’hui, hormis un ou deux virements un peu ratés, nous avons bien manœuvré. De plus, nous avions bien préparé notre nav’ et de ce fait, nous ne nous sommes pas posé trop de questions. Nous avons eu peu d’hésitations même si, sur l’eau, les choses ne se passent jamais comme dans les livres », a souligné le skipper de Cheminées Poujoulat, le sourire aux lèvres, manifestement content de sa journée.

Elever son niveau de jeu progressivement
« Nous visons une place dans le Top 10 sur ce Tour 2016. Maintenant, c’est à nous de réussir à tenir cette place le plus régulièrement possible et, pourquoi pas, d’aller crocher la Super Finale qui se jouera à six. Nous savons que ce ne sera pas facile car ce n’est pas encore notre niveau mais nous espérons monter notre niveau de jeu petit à petit. Et pour cause, nous sommes là avant tout pour progresser », a conclu Bernard Stamm.

Nicolas Troussel : « D’emblée, nous confirmons que nous sommes là ! »

Nicolas Troussel skipper de Credit Mutuel de Bretagne - © DR

Ce vendredi, Crédit Mutuel de Bretagne et les 23 autres Diam 24 en lice dans la 39e édition du Tour de France à la Voile sont entrés dans le vif du sujet. Ils se sont, en effet, élancés sur les coups de 12h45 pour un raid côtier de 36 milles sous forme de double boucle entre Malo-les-Bains et Nieupoort, en Belgique. Profitant d’un bon flux de sud-ouest de 15-20 nœuds, ils ont ainsi avalé la distance en un peu moins de 3h30 et si l’équipage de Team Lorina – Golfe du Morbihan a fait forte impression en remportant cette première course avec une certaine avance, Nicolas Troussel et ses hommes – en l’occurrence Damien Iehl et Fred Guilmin aujourd’hui -, ont, eux aussi, d’emblée confirmé leur statut de favoris en s’octroyant une belle deuxième place.

« Nous avons eu droit à une entame tonique, aujourd’hui, et nous sommes contents de montrer d’entrée de jeu que nous sommes présents », a commenté Nicolas Troussel à l’issue de cette première manche qui s’est, de fait, révélée très physique. « C’était effectivement un parcours très technique et assez éprouvant. D’une part, parce qu’il y avait pas mal de mer et que les vagues fouettaient assez fort au portant et, d’autre part, parce qu’il fallait être en permanence sur les réglages. En clair, nous n’avons pas arrêté ! », a confié le skipper du Diam 24 Crédit Mutuel de Bretagne. « Nous avons fait un très bon bord de vent arrière jusqu’à la Belgique ce qui nous a permis de remonter quelques bateaux et de passer la marque de Nieupoort en 3e position. Peu après, nous avons également bien joué une renverse de courant et sur ce coup, nous avons encore grappillé une place. Après ça, nous nous sommes activés pour rester devant le paquet que nous précédions et conforter notre deuxième place, ce que nous avons fait. ça commence donc plutôt bien », a ajouté le Finistérien qui ne cache pas nourrir de vraies ambitions sur ce Tour de France à la Voile 2016. « Nous visons clairement la victoire. Dans l’équipe, nous en avons tous très envie et nous mettons tout en œuvre pour y parvenir depuis plusieurs mois déjà. Avec cette deuxième place, nous confirmons que nous sommes là et bien là. Le truc, c’est que l’équipe de Lorina – Golfe du Morbihan a montré cet après-midi, elle aussi, qu’elle serait une concurrente très sérieuse sur cette épreuve. Cela promet de belles bagarres et c’est tant mieux », a conclu Nicolas Troussel qui a rendez-vous, demain, pour des régates d’exhibition en stade nautique avant d’attaquer les régates in-shore dimanche. Le but ? Montrer que sur ce type d’exercice aussi, CMB maîtrise son sujet.

Alexis Loison dresse le bilan de sa 11e Solitaire Bompard Le Figaro

@ Alexis Courcoux

Alexis Loison termine à la 6e place du classement général de La Solitaire Bompard – Le Figaro 2016. Pour sa 11e participation, le skipper cherbourgeois dresse un bilan de cette 47e édition.

6ème du général, es-tu satisfait de ton résultat ?
Oui ! Même si je termine à la même place que l’année dernière, j’ai réussi à boucler chaque étape dans le Top 10 et j’étais vraiment régulier. D’autant que cette édition était particulièrement difficile. La première étape a fait mal, surtout avec mes problèmes d’ordinateur. Elle a tout de suite créé des écarts conséquents. Sur les trois autres, j’ai toujours joué aux avant-postes, avec les leaders. Cela prouve que j’ai été dans le match. Il m’a juste manqué le petit ‘plus’ pour être vraiment devant. C’est mon 5e top 10 d’affilée, et je pense que je ne suis vraiment pas loin d’accrocher le top 5.
J’ai pu aborder plus sereinement ma préparation cette année. CustoPol, qui a rejoint Fiva, m’a permis d’investir dans du nouveau matériel. J’ai notamment mis un nouveau mât cet hiver. Je l’ai bien ressenti que j’étais mieux placé en vitesse et j’ai gagné en confort. Je sens clairement une différence sur l’eau. J’ai également la chance d’avoir Brice Villion à mes côtés. Il est plus qu’un préparateur ! On est très complices et il sait exactement ce dont j’ai besoin. Il s’investit vraiment beaucoup et il contribue clairement à la performance.

Parle-nous de la difficulté de cette 47e édition ?
Elle était plus courte, mais le rythme était plus intense. Ce n’est pas étonnant que les ténors du circuit aient trusté toutes les places d’honneur. C’était un parcours très exigeant, avec beaucoup de navigation le long des côtes et peu de phases de repos pendant les étapes. Je pense que c’est l’édition sur laquelle j’ai le moins dormi. La navigation n’était pas facile, avec de nombreux bords de près, dans du vent soutenu et des conditions changeantes. II fallait être dessus tout le temps. Cela explique aussi qu’il n’y ait pas eu d’outsiders sur cette édition.

Peux-tu nous dire quelques mots sur le podium 2016 ?

Il n’a rien de surprenant. J’avais mis Nicolas Lunven comme grand favori et il a été particulièrement brillant. Quant aux deux skippers Macif, mis à part leur démâtage sur la Transat AG2R La Mondiale, tout leur réussit. C’est beau à voir. Je suis très content pour Yoann, qui a fait une Solitaire incroyable, à son image ! Il faisait ses coups, ça passait et c’est quand même une belle histoire pour un navigateur qui est arrivé en 2009 ‘juste pour voir’. A l’époque on sentait qu’il avait déjà beaucoup de talent !

Quelle est la suite de ton programme de la saison ?
Je vais faire une petite pause sur le Tour de France à la Voile avec un équipage de Normands, quelques régates en Angleterre que j’affectionne particulièrement comme la Cowes Week. Et à bord de Groupe Fiva, je participerai à la Douarnenez Horta Solo, la dernière épreuve du Championnat de France de Course au Large en solitaire.

Classement général provisoire
1. Yoann Richomme (Skipper Macif 2014)
2. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) à 5’10”
3. Nicolas Lunven (Generali) à 55’ 02’’
….
6. Alexis Loison (Groupe FIVA) à 2h 18’ 44’’

Phil Robertson gagne plus d’1M$ au Match Racing Tour

Le néo-zélandais Phil Robertson âgé de 29 ans a été sacré Champion du Monde de Match Racing à Mastrand en Suède dans des conditions de vent incroyable. Il gagne 33 000 $ pour son titre mais surtout, il empoche le bonus exceptionnel d’1 million de $. Un record sur une épreuve de voile.
kiwiPhil Robertson a pu compter sur son équipage de Kiwis pour l’emporter face au favori américain Taylor Canfield qui, privé de son tacticien, a du s’incliner.
La première saison du World Match Racing Tour qui a été racheté il y a un an par Håkan Svensson et la société Aston Harald s’achève sur un bilan plutôt positif. C’était la première année en catamaran M32.

 

Le drame évité par Malizia

@Oscar Lindley Smith

Spectaculaire accident sur le GC32 Racing Tour quand un GC32 a heurté un bateau presse qui aurait pu tourner au drame. « C’est vraiment dommage mais c’est surtout très rageant… Un tel accident n’aurait jamais dû pouvoir se produire. Les GC32 sont des bateaux ultra rapides et il est essentiel de veiller au respect des périmètres de sécurité tant pour les bateaux accrédités que pour les spectateurs. Il s’agit d’une nouvelle génération de bateaux et nous devons tenir compte de leur très grande vitesse dans le dispositif de sécurité. Il faut une véritable prise de conscience générale, tant des organisateurs, coureurs et plaisanciers. C’est important pour le bon déroulement des régates et l’avenir de notre sport », a commenté Pierre Casiraghi, barreur de Malizia, soulagé qu’il n’y ait pas eu de blessé tant pour son équipage que pour celui du bateau de presse qui lui a coupé la route.

Pourtant cette deuxième étape du circuit méditerranéen des GC32 à Malcesine, en Italie, avait bien commencé pour l’équipage du Yacht Club de Monaco‎.

Pierre Casiraghi, entouré de Sébastien Col à la tactique, Boris Herrmann, Richard Mason et Adam Piggott, était parvenu, lors des deux premiers jours de course, à tenir tête à leurs 9 adversaires internationaux.

Démontrant une belle progression depuis le premier acte fin mai, et très régulier avec deux manches de 4e et deux manches de 3e, Malizia se positionnait à la 5e place du classement général provisoire avant l’incident.

Survenue vendredi, lors de la 5e manche de la 2e journée de course, cette collision avec un bateau de presse a causé le chavirage de Malizia, entraînant de grosses avaries techniques. La manche en cours a donc été annulée. Malizia est malheureusement hors course jusqu’au dimanche 10 juillet, fin de la régate à Malcesine. L’équipage monégasque espère toutefois être prêt pour le troisième acte de la saison, qui se courra en Espagne, à Palma‎, du 3 au 6 août 2016.

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