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L’excellence du pole Finistère

Le centre d’entrainement de Port-la-Forêt est plus que jamais le pole d’excellence de la course au large. Les résultats sur la Solitaire le montre à nouveau avec les 7 premières places.

Yoann Richomme, Charlie Dalin, et Nicolas Lunven … C’est le podium de la Solitaire Bompard – Le Figaro 2016, mais c’est aussi un carton plein pour le Pôle Finistère Course au Large ! Avec sept figaristes dans le top sept du classement général, le centre d’entrainement de Port-la-Forêt peut se réjouir des résultats obtenus par ses coureurs sur cette 47ème édition. Partage du savoir, transmission des connaissances, échange d’expériences , une fois encore les valeurs et les méthodes de travail adoptées par la structure forestoise ont porté leurs fruits. Et c’est sous la houlette de Jeanne Grégoire que les figaristes du Pôle ont affiné leurs gammes cette saison. En lice sur le circuit Figaro de 2002 à 2012, cette dernière a troqué son ciré de compétitrice, pour celui de coach. Présente sur les départs et sur les arrivées d’étapes aux côtés de Christian Le Pape, elle nous livre son regard sur une épreuve à la fois belle, sélective et impitoyable !

On entend beaucoup dire que cette Solitaire restera dans les annales. Est-ce aussi votre sentiment ?
« C’était une édition assez particulière, et en même temps, j’ai l’impression que l’on peut dire la même chose de chaque Solitaire. Que ce soit sur l’eau, quand j’étais figariste, ou aujourd’hui dans un rôle différent à terre, j’entends toujours : « Ah, celle là, elle était vraiment belle et vraiment compliquée ! » En fait, c’est ce qui fait l’ADN de cette course : sa beauté et sa difficulté. En revanche, il y a un point sur lequel elle était particulière, c’est le temps ! On a eu de la pluie en permanence sur les trois premières étapes. Les skippers n’ont pas eu droit à de belles images. Je pense notamment à Wolf Rock. Le coin est magnifique quand on passe en bateau, mais là, avec cette météo, les skippers n’ont rien vu ! »

Le duel entre Charlie Dalin et Yoann Richomme nous a tenus en haleine. Yoann a eu le dernier mot. Est-ce une surprise ?
« Charlie était annoncé comme le grand favori, mais Yoann était présent au Havre avant la Solitaire. Il était quasiment tout le temps sur le podium, avec une bonne vitesse et des coups bien tentés. Il faisait clairement partie des cinq à pouvoir prétendre à la victoire. Certains disent qu’il prend trop de risques, c’est vrai parfois, mais pas sur cette Solitaire. Il n’a jamais tenté des coups extrêmes. Quand il s’est retrouvé à l’opposé de la flotte, c’était par rapport à des choix stratégiques, basés sur des fichiers météo. Yoann est quelqu’un qui marque ses opinions et qui sait se faire confiance. Il n’attend pas que les autres prennent l’initiative. Il est allé chercher cette victoire. Ce qui est génial, c’est que Yoann et Charlie ont deux manières très différentes de naviguer, et au final, ils terminent avec cinq minutes d’écart. »

D’un point de vue plus global, c’est encore un podium pour le Pôle et une belle réussite dans l’ensemble ?
« C’est vrai que c’est une belle opération pour le Pôle, surtout qu’il y avait de la concurrence. Nicolas Lunven a réussi à se refaire pour prendre une belle troisième place. Lui aussi, il était présent au Havre, et on sentait déjà une grosse envie de réussir. Il a été discret et efficace, comme à son habitude. Martin Le Pape fait une super Solitaire. Il a bossé vraiment dur, il en voulait toujours plus, et c’était top de le voir arriver avec le sourire sur chaque étape. La bataille entre Erwan Tabarly et Thierry Chabagny était assez amusante, car ils se sont bien bagarrés après avoir gagné la Transat AG2R ensemble. Cela témoigne du bel état d’esprit qui règne au sein du groupe et de la capacité de nos coureurs à partager, tout en étant concurrent. Nous avons eu une super dynamique sur l’eau cet hiver, avec des skippers très en demande pour progresser. Nous sommes là pour leur apporter des clés, et même si nous n’avons pas toujours la réponse à leurs questions, le simple fait d’échanger permet d’avancer. »

Justement quelles sont les pistes de travail pour la suite ?
« Il faut continuer à mettre l’accent sur les entrainements collectifs et sur les valeurs qui font la force du Pôle. Mais il faut également essayer d’avoir une approche un peu plus individuelle sur certains points, afin de répondre au mieux aux besoins de chaque skipper. L’idée c’est d’apporter à chacun le petit plus qui va lui permettre de faire la différence. Mais toujours dans un cadre très collectif, car cela crée une dynamique et une émulation positive qui profitent à tout le monde. »

Skippers du Pôle Finistère Course au Large sur la Solitaire Bompard Le Figaro
1 – Yoann Richomme – SKIPPER MACIF 2014
2 – Charlie Dalin – SKIPPER MACIF 2015
3 – Nicolas Lunven – GENERALI
4 – Erwan Tabarly – ARMOR LUX
5 – Thierry Chabagny – GEDIMAT
6 – Alexis Loison – GROUPE FIVA
7 – Corentin Douguet – SOFINTHER – UN MAILLOT POUR LA VIE
11 – Sébastien Simon – BRETAGNE – CMB PERFORMANCE
12 – Martin Le Pape – BELLOCQ PAYSAGES
13 – Anthony Marchand – OVIMPEX – SECOURS POPULAIRE
15 – Gildas Morvan – CERCLE VERT
16 – Alan Roberts – ALAN ROBERTS RACING
22 – Damien Guillou – LA SOLIDARITE MUTUALISTE
24 – Sophie Faguet – REGION NORMANDIE
29 – Claire Pruvot – PORT DE CAEN OUISTREHAM
34 – Arthur Prat – LES PERLES DE ST BARTH
36 -Aymeric Decroocq – BRETAGNE – CMB ESPOIR
38 – Cécile Laguette – DEAUVILLE

Team COVED anime l’épreuve de Stadium

Contrat rempli sur l’étape dieppoise pour le trimaran bleu et blanc qui malgré une épreuve de Stade nautique en demie teinte anime l’escadrille des Diam24 en devançant les intouchables Team Lorina à plusieures reprises. Mais l’erreur coûte cher et malgré deux secondes places il faut se contenter d’une 12ème position sur l’épreuve du jour et quitter le plan d’eau avant la Super Finale. Le bateau Ducroz reste dans le club des cinq au général, et montre que c’est un équipage qui sait jouer devant et flirter avec les meilleurs. Rendez-vous à Roscoff pour engranger des points et consolider sa place !

Résultats Team COVED Acte 2 Dieppe
Raid Côtier : 5ème place
Stade Nautique : 12ème place
Classement général provisoire : 4ème place
1. Team Lorina (200 points)
2. Crédit Mutuel de Bretagne (192 points)
3. Grandeur Nature Véranda (186 points)
4. Team COVED (178 points)

Lorina Limonade – Golfe du Morbihan au top

Quentin Delapierre, Bruno Mourniac et Kevin Peponnet n’ont laissé aucune chance à leurs concurrents aujourd’hui. Le trio rend une copie parfaite en remportant l’ensemble des manches de ce 4ème jour de compétition et rend . A l‘instar du 1er acte, il gagne le raid côtier et la journée de stades nautiques.

Ce mardi sonne la fin de l’Acte 2 du Tour de France à la Voile sur les côtes normandes. Après un raid côtier disputé dans des conditions musclées, les 24 équipages en compétition poursuivent à Dieppe avec une journée de stades nautiques. Ces circuits courts et intenses ont offert un spectacle exceptionnel aux curieux, venus observer le ballet de Diam24. La flotte est divisée en deux groupes qui ont chacun disputé 6 manches de qualifications. Les 7 meilleurs équipages du jour restent sur l’eau et accèdent à la Super Finale : Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, Team France Jeunes, Grandeur Nature Véranda, Crédit Mutuel de Bretagne, Natixis – YS Saint-Lunaire, Oman airports by Oman Sail et EMCC by Normandy Elite Team . Ils sont ainsi départagés sur cette ultime course où les compteurs sont remis à zéro.

Aujourd’hui encore, les conditions sur l’eau étaient soutenues : du vent fort (18 nœuds) et une mer formée.

Lorina Limonade – Golfe du Morbihan
Quelle prouesse ! Lorina Limonade – Golfe du Morbihan sort victorieux des 6 manches de qualifications du groupe jaune et remporte la Super Finale. Face à Grandeur Nature Véranda, le principal adversaire du jour, il bataille sec et parvient à s’imposer. C’est donc sans appel que les hommes de Lorina Limonade – Golfe du Morbihan dominent Dieppe. « Nous continuons sur notre lancée, c’est génial. Clairement, seule la Super Finale était importante aujourd’hui, mais le fait de remporter toutes les manches nous permet d’accumuler de la confiance. » explique Kevin Peponnet.
« Nous savions que nous étions capables de gagner, maintenant c’est vrai que c’est le scénario dont nous avons tous rêvé. Désormais la concurrence a bien envie que notre rêve s’arrête et elle va tout faire pour qu’il prenne fin. », confie Quentin Delapierre, skipper du Team.
Tous sont conscients que l’étape de Nice est encore lointaine et qu’à ce stade de la compétition rien n’est encore gagné. « Il faut oublier la victoire d’aujourd’hui et se reconcentrer pour la régate suivante. Chaque jour est une nouvelle course, il faut partir dans l’esprit qu’on débute le Tour à Roscoff et être dans l’instant présent. » poursuit Bruno Mourniac.

Lorina Mojito – Golfe du Morbihan
Dans l’autre groupe de qualification, les Mojitoboys font face à des adversaires affutés comme Crédit Mutuel de Bretagne, Grandeur Nature Véranda ou encore Team France Jeune. Pour autant, ils s’accrochent et signent des performances régulières avec une manche de 3 et deux manches de 4. Victimes d’une collision avec Helvetia Blue by Normandy Elite Team, ils sont contraints à l’abandon et la Super Finale devient hors de portée. Loin d’être abattus, ils gardent leur objectif en ligne de mire : « L’état d’esprit pour Roscoff est de continuer de performer, de grappiller des places au classement et viser notre objectif de première marche sur le podium amateur. » explique Pablo Mathevet, à la barre de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan.

Demain, premier jour de repos du Tour de France à la Voile, la compétition reprend dès jeudi 14 juillet à Roscoff pour un raid côtier.
Ils ont dit
Quentin Delapierre– Lorina Limonade – Golfe du Morbihan
« Nous savions que nous étions capables de gagner, maintenant c’est vrai que c’est le scénario dont nous avons tous rêvé. Désormais la concurrence a bien envie que notre rêve s’arrête et elle va tout faire pour qu’il prenne fin. Nous sommes tous concentrés, bien plus qu’en avant saison et ça se voit dans la préparation de nos manches, dans nos récupérations avec le kiné, le préparateur physique. Je pense que nous sommes bien structurés, c’est ce que nous souhaitions avec Matthieu Salomon, avant tout parce que l’expérience de l’an dernier nous a enseigné ces choses. Pour l’instant c’est un rêve, il y a des équipages très talentueux qui vont sûrement attaquer d’ici peu. Maintenant à nous de garder les pieds sur terre, d’être conscients que nous ne sommes pas des stars. »

Bruno Mourniac – Lorina Limonade – Golfe du Morbihan
« Si on m’avait dit que nous gagnerions Dunkerque et Dieppe, je ne suis pas certain que je l’aurai cru. Nous nous sommes très bien préparé en avant saison. Nous avons fait trois belles régates en avant saison et nous sommes arrivés sur le Tour de France à la Voile motivés à 100%. Nous ne sommes pas non plus très surpris, mais nos résultats sont tops, il faut bien le réaliser. En même temps il nous faut garder la tête froide et nous concentrer sur ce qu’il reste à faire. J’espère que le dicton jamais 2 sans 3 s’appliquera. Toutefois, il faut oublier la victoire d’aujourd’hui et se reconcentrer pour la régate suivante. Chaque jour est une nouvelle course, il faut partir dans l’esprit qu’on débute le Tour à Roscoff et être dans l’instant présent. »

Kevin Peponnet – Lorina Limonade – Golfe du Morbihan
« Nous continuons sur notre lancée, c’est génial. Clairement, seule la Super Finale était importante aujourd’hui, mais le fait de remporter toutes les manches nous permet d’accumuler de la confiance. Je pense que nous sommes très rapides sur tous les bords. Dans l’autre groupe, Grandeur Nature Véranda a réalisé une belle prestation donc nous le surveillons de très près.
Nous aimerions bien confirmer notre avance à Roscoff et Baden. Il y a un peu moins de vent annoncé, nous allons donc devoir vite nous réadapter dans les petits airs, retrouver les réglages que nous avons acquis en avant-saison.
A l’approche de la Méditerranée, tout peut arriver ! »

Pablo Mathevet – Lorina Mojito – Golfe du Morbihan
« Content et pas content. Nous avons fait un bon début de journée, avec quatre belles premières manches. A la 5ème manche nous avons une collision avec Helvetia Blue by Normandy Elite Team qui est en faute. Il nous abîme la barre et le safran ce qui nous contraint d’abandonner la course. Clairement ce choc nous a pénalisés dans l’accès à la Super Finale. Donc nous avons eu une baisse de morale mais nous revenons sur la 6ème manche où nous faisons une manche de 6. Nous restons heureux, c’était des conditions difficiles avec du gros clapot et des conditions de vent qui ont forci dans la journée de 16 à 20 nœuds. L’état d’esprit pour Roscoff est de continuer de performer, de grappiller des places au classement et viser notre objectif de podium amateur. »

LES RESULTATS
Lorina Limonade – Golfe du Morbihan :
Raid côtier : 1er
1er stade nautique : 1er
2ème stade nautique : 1er
3ème stade nautique : 1er
4ème stade nautique : 1er
5ème stade nautique : 1er
6ème stade nautique : 1er
Super Finale : 1er

Lorina Mojito – Golfe du Morbihan :
Raid côtier : 6ème
1er stade nautique : 4ème
2ème stade nautique : 4ème
3ème stade nautique : 3ème
4ème stade nautique : 5ème
5ème stade nautique : abandon
6ème stade nautique : 6ème

Oman Sail en progression

@ LLoyd images

Face à Lorina les équipes s’organisent. C’est le cas d’Oman Sail, 7è au général qui doit hisser son niveau de jeu pour prétendre au titre.
Avec un début encourageant pour l’équipe d’Oman Airports by Oman Sail, l’équipe de Thierry Douillard et Stevie Morisson est rentré dans le vif du sujet sur le raid de Dunkerque avec une 4ème place. Sur les régates en stade nautique et le dernier raid, ils ont eu quelques problèmes techniques mais le potentiel est là.

A seulement 2 points de la 5ème place du général, l’équipe omanaise est bien déterminée trouver plus de régularité en fin de semaine lors des Actes 3 et 4 à Roscoff et Baden, terrain de jeu très stratégique. Ils quittent la Mer du Nord et profiteront demain d’une journée de repos pour recharger les batteries et rallier les côtes bretonnes.

Thierry Douillard, co-skipper d’ Oman Airports by Oman Sail
« Nous avons fait une très belle journée aujourd’hui et c’est frustrant de devoir abandonner sur une casse car nous étions dans le bon paquet. Ce n’est que le début du Tour, il va se passer beaucoup de choses à commencer par le côtier de Roscoff jeudi. Nous l’avions remporté l’an dernier avec Spindrift. De même dans le Golfe du Morbihan à Baden il va y avoir du jeu. Il y aura des coups à jouer et à ne surtout pas manquer. Il y a une bonne ambiance dans notre équipe, nous restons concentrés pour continuer à progresser.
Les leaders de Team Lorima Limonade font un début de Tour rêvé. Ils sont aguerris et très forts dans la brise car ils se sont bien entraînés cet hiver. Les deux prochaines étapes seront stratégiques et ça nous plaît ! »

Pierre Leboucher, barreur sur Oman Airports by Oman Sail
« Hier on a eu une petite casse matérielle qui nous a fait perdre des places. C’est une écoute qui a lâché alors que nous étions assez bien placés. On a perdu du temps à réparer et au lieu de jouer dans le paquet de 5 on a joué dans le paquet de 10.
Aujourd’hui sur les régates en stade nautique nous avons réussi à accéder à la super finale. Nous étions super contents. Après le départ, nous avons dû faire une réparation pour faute, (360° : un tour sur nous même), et on a perdu du temps. Sur le bord de vent arrière, nous avions comblé notre retard pour jouer la 4ème place mais la tige du safran s’est cassée et nous avons dû abandonner. C’est dommage car il y a de très bonnes choses sur ce début de Tour. On va essayer de trouver un peu plus de régularité les prochains jours. »

Le National Open Mach en Baie de Quiberon

La ClassMACH 6.5 organise le national les 15 et 16 juillet prochain avec la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer (SNT). Marc EYMOND sera la Président du Comité de Course pour les treize bateaux qui prendront part à la deuxième édition de cette régate où compétition et convivialité sont de mise.

L’enjeu est de taille pour les Mach 6.5, pour qui le National est la troisième épreuve du Championnat Atlantique Sportboat UNCL 2016. La bagarre sera donc rude entre les trois premiers du classement: Yves LE BLEVEC sur Actual, qui mène de 14 points sur l’équipage de Manu GUEDON (Le Carré 56) et de 16 points sur le Mach 6.5 Alternative Sailing, skippé par Mathieu JONES. Ce dernier est clair dans ses intentions : “Nous sommes en train de faire des calculs pour remonter sur la première place au championnat! Nous espérons retrouver notre place de leader mais ça ne va pas être facile de rattraper Actual qui fait toujours de bonnes manches. Au niveau de la concurrence, le danger peut venir de partout comme toujours en Mach, surtout dans des conditions tordues.” Et effectivement, des surprises il peut y en avoir. Sur le plan d’eau, on retrouvera également Yves GOURON sur KMA3, le Machiavelique Francis PERRIN, et un équipage international sur le bateau de Patrick BESSON, Mach Si Mumm.

Pour Mathieu Jones, “l’équipage sera 100% Alternative Sailing, avec un mix des générations. Nous comptons bien insuffler le goût de la victoire à nos petits jeunes, qu’ils ne restent pas sur leur 7e place au Spi Ouest-France. Le National c’est super bien car nous sommes sûrs d’avoir du beau temps, le plan d’eau est très agréable et il y a en général du thermique l’après-midi pour corser les manches!”
Chez les Open 7.50, le match sera serré avec une bonne partie des équipages qui ont participé au Spi Ouest-France 2016. Parmi les sept bateaux en lice, on retrouvera les fidèles tels que Xavier DAGAULT sur SEPOP/Solidaires en Peloton, Hugues VINCENT sur Red Bill, et l’équipage de Trez Open, skippé cette fois-ci par Dominique GOUBAULT. Sébastien THETIOT (Open Bar) sera aussi de la partie ainsi que Ferdinand COSTE sur Ossian. Marc GUILLEMOT, président de la classe, naviguera sur son Open Verbe Etre, face à son concurrent direct Antoine GAUTIER sur Open Game. “C’est sympa, il y a de la concurrence,” explique Marc, “Je suis content de naviguer en Open, car nous n’avons rien fait depuis le Spi. J’ai un bel équipage plutôt sympa: Pascal Bidegorry, Federico Theil, Charles Caudrelier et Alexandre Marmorat. Régater dans ces conditions, c’est vraiment sympa car l’Open est un bateau dynamique. Il y a toujours de la bagarre car nous naviguons contre de bons équipages et sur des bateaux identiques, et ça c’est toujours intéressant au niveau sportif. Bref, nous sommes bien motivés pour naviguer trois jours à la Trinité-sur-Mer!”.

Team Lorina encore devant

Problème de maths. En deux journées de stade nautique, à Dunkerque dimanche puis à Dieppe ce mardi, 24 manches de qualification ont été courues par une flotte scindée en deux groupes de 12. Sur ces 24 manches, 10 ont été remportées par Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, qui a également survolé les deux Super Finales auxquelles, deux fois consécutivement, 7 bateaux ont participé au lieu de 6. Question : Quel est le pourcentage de victoires des Vannetais, sachant qu’ils ont en outre remporté les deux raids côtiers ? Vous avez la journée de transfert, ce mercredi, pour y répondre – l’âge du (des) capitaine(s) est déjà connu, ne vous fatiguez pas : 23 ans pour Quentin Delapierre et 24 pour Mathieu Salomon.

Les statistiques affichées par les équipiers du Golfe du Morbihan sont sidérantes, presque autant que la qualité des prestations qu’ils donnent sur l’eau dans des vents toujours soutenus. Contrairement à Dunkerque, où ils avaient manqué quelques départs avant de revenir comme des balles sur la tête de la course, les Vannetais ont touché à la perfection ce mardi. « « C’est une incroyable journée, s’extasie Kevin Péponnet, le régleur du trio. On a pris manche après manche, en soignant les départs et, quand on partait moyennement, on avait encore la hargne pour revenir. Je crois qu’on avait envie de marquer notre territoire. La confiance appelle la confiance et, manche après manche, on se sentait plus sûr de notre force. Quentin (Delapierre) a pris un magnifique départ sur la Super Finale et, ensuite, on n’avait plus qu’à travailler la vitesse et les manœuvres, sur un bateau préparé aux petits oignons ».
Grandeur Nature Véranda monte en puissance
La résistance est là, pourtant, et bien là. Car, quand Crédit Mutuel de Bretagne ne prend « que » la 4e place et qu’Oman est contraint à l’abandon après un bris de safran, c’est Grandeur Nature Véranda, sur le podium l’an dernier à Nice, qui prend le relais et donne la réplique aux gamins. « Je suis ravi d’avoir disputé la Super Finale, dont on a été privé à Dunkerque, se délecte Jean-Christophe Mourniac, le skipper. C’est d’autant plus encourageant qu’on a pris un « drapeau noir » (une disqualification pour départ anticipé) dès la troisième manche. Est-ce que cela nous a énervés ? Au contraire, on a fait l’effort de rester concentrés sur l’objectif et de rester précis sur nos manœuvres. Je pense que l’expérience du Tour nous a aidés aussi à maîtriser l’ambiance ». Bingo : tandis que les Vannetais avaient survolé le groupe jaune, les Mourniac père, fils et camarade de jeux (Pierre-Yves Durand) ont éreinté la concurrence dans le groupe bleu en remportant quatre manches de qualifications, avant de signer une très belle 2e place en Super Finale.

Team France Jeune, qui s’est entraîné tout l’hiver avec les deux bateaux de Team Lorina, peine encore à répondre au tempo. Troisièmes de la Super Finale, les jeunes pousses du défi de Franck Cammas ont repris à Natixis – Défi Yacht Club de Saint-Lunaire la place de leader du classement amateur, et occupent la 5e place du classement général, juste derrière Team Coved.

Campagne de France, premier Class40 à Dinard

Le tout dernier Class40 Campagne de France sorti du chantier V1D2 à Caen qui a renoncé à s’aligner sur la Québec St-Malo s’est consolé en s’imposant à Dinard pour sa première sortie inaugurale. Halvard Mabire, Miranda Merron et leur ami et Maitre voilier Rémi Aubrun ont finalement décidé de mettre le cap sur Cowes et le solent anglais, afin de prendre part, un peu « au débotté », à la célèbre course classique organisée par le Royal Ocean Racing Club entre Cowes et Dinard. Ils ont franchi la ligne d’ arrivée de cette épreuve centenaire ce matin, en tête de leur catégorie, au terme d’une navigation qui les a rempli de satisfaction.

« Le résultat sportif n’est guère significatif » s’empresse de souligner Halvard, « car le plateau en Class40 n’était pas très relevé. La grosse satisfaction réside dans cet enchainement d’une double traversée de la Manche depuis Caen, avec cette Cowes -Dinard disputée en configuration course, dans des conditions bien musclées au départ avec près de 25 noeuds de vent d’ouest, et une mer très hâchée. Le bateau s’est très bien comporté. Il a parfaitement tenu le coup et passé le test de cette première navigation. Il y a naturellement encore beaucoup de travail sur des points de détail mais qui ont tous leur importance, comme l’électronique du bord par exemple… »

Campagne de France ralliera ce soir son port d’attache de Cherbourg, avec au total déjà plus de 400 miles au compteur. Miranda Merron ne boude pas son plaisir d’avoir renoué avec son métier de navigatrice après ces longs mois de confinement au chantier. « On est très heureux sur l’eau. Notre équipier de luxe Rémi Auburn a été parfait. Harvard, fidèle à son habitude, n’a pas fermé l’oeil de la nuit, rivé à la barre. »

Campagne de France a bénéficié durant ces près de 24 heures de régate d’un aiguillon de choix avec la présence d’un Class40 de qualité bien connu du duo Mabire-Merron, le Pogo40 S3 Moonpalace, le bateau que skippait Halvard lors de la dernière Route du Rhum. « Moonpalace est mieux parti que nous dans le Solent, et nous avons cravaché pour le rattraper, puis le doubler et le laisser loin dans notre tableau arrière » précise Miranda. Un test hautement symbolique pour le nouveau Campagne de France qui va sereinement poursuivre son optimisation tout l’été, avant le grand affrontement de la Normandy Channel race en septembre, qui réunira la crème de la Class40 à Caen.

Team Tilt s’impose, l’enjeu de la sécurité en GC32

© Max Ranchi

Après deux premiers jours de compétition très réussis sur le Lac de Garde, suivis d’une journée avec un parcours côtier dans un vent très léger, aucune manche n’a été lancée le dernier jour de la GC32 Malcesine Cup. Suite à la collision entre Malizia – Yacht Club de Monaco et un bateau presse vendredi, le Club de Fraglia Vela Malcesine et l’Association Internationale de la Classe GC32 ne sont pas parvenus à un accord sur la responsabilité légale pour courir la dernière journée de course.
Depuis quatre ans que le GC32 Racing Tour existe, la sécurité a toujours été d’une importance primordiale. Le GC32 Racing Tour a validé plusieurs étapes cette année, qui incluent notamment d’employer son propre Responsable Sécurité, Henrik Norberg – ancien marin de l’America’s Cup et marin de multicoque, dont le travail « civil » ces 25 dernières années est aussi d’être pompier et ambulancier en Suède, pays dont il est natif. Lors de la GC32 Malcesine Cup, des mesures supplémentaires ont été prises pour agrandir la zone d’exclusion autour de la zone de course.
Christian Scherrer a dit : « Heureusement, il n’y a pas eu de blessés lors de l’incident de vendredi. Nous prenons continuellement des mesures pour améliorer la sécurité, nous avons fait des progrès considérables, et nous continuerons de le faire cette saison. »
Un groupe de travail sur la sécurité au sein de l’Association de la Classe GC32 a été mis en place pour améliorer les procédures de sécurité pour les futures régates de GC32. Ce groupe inclura notamment Henrik Norberg, ainsi que certains des marins les plus éminents et expérimentés en GC32.
Gianni Testa, Président du Club de Fraglia Vela Malcesine (FVM), a commenté quant à lui : « en tant qu’organisateur de l’événement, le FVM partage et approuve complètement la décision de la Classe : priorité à la sécurité ! La navigation sur foils est un nouveau jeu, et il requiert de nouvelles procédures pour garantir la sécurité sur le plan d’eau pour toutes les parties impliquées. »

Team Tilt sur la première marche du podium. Photo © Max Ranchi / www.maxranchi.com

Team Tilt vainqueur à Malcesine
La GC32 Malcesine Cup s’est conclue sur un score serré entre l’équipe Suisse de Team Tilt qui termine avec juste un point d’avance sur l’équipe de NORAUTO, menée par Franck Cammas. Ces résultats sont donc l’inverse de ceux de la GC32 Riva Cup, qui s’est déroulée en mai. Avec les deux équipes désormais à égalité de points en haut du classement général, Team Tilt est à présent le leader du classement général provisoire de la saison 2016 du GC32 Racing Tour grâce à sa victoire sur la dernière régate.
Arnaud Psarofaghis, Barreur de Team Tilt : « c’est super de gagner ici à Malcesine et c’est une bonne fin pour les garçons cette semaine. Nous nous sommes améliorés sur chaque course, c’est donc une bonne chose d’avoir gagné ici. C’est juste un peu triste que nous n’ayons pas pu courir de manche pour marquer des points les deux derniers jours (le parcours côtier hier ne comptant pas pour le classement général de l’étape). Nous aurions voulu nous battre plus sur l’eau, donc c’est dommage, mais c’est la vie et nous avons fait le job au bon moment. »
L’équipe de Jason Carroll, Argo, remporte le trophée des propriétaires-barreurs (« owner-driver trophy ») sur la GC32 Malcesine Cup, et consolide ainsi sa position en tête du classement owner-driver 2016.
La prochaine étape du GC32 Racing Tour aura lieu à l’occasion de la 35e Copa del Rey MAPFRE, qui se tiendra du 3 au 6 Août à Palma de Mallorca.
Arnaud Psarofaghis conclut en évoquant la suite de la saison : « Je pense que tout le monde va progresser. Je crois que nous serons plus nombreux dans la bataille pour le podium et nous devrons nous pousser de plus en plus sans nous reposer sur nos lauriers. Nous accueillons cette victoire avec plaisir, mais nous allons travailler encore plus pour la prochaine régate. »

Calendrier GC32 Racing Tour 2016
26-29 mai : GC32 Riva Cup, Riva del Garda, Italie
7-10 juillet : GC32 Malcesine Cup durant la Foiling Week, Malcesine, Italie
3-6 août : 35e Copa del Rey MAPFRE, Palma de Mallorca, Espagne
22-25 septembre : GC32 Sotogrande Cup – Sotogrande, Espagne
13-16 octobre : Marseille One Design, Marseille, France

Domination de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan sur la 1re étape

@JMLIOT / TFV / ASO

La première étape du Tour de France s’est achevée aujourd’hui avec une belle domination de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Les Vannetais ont remporté le raid côtier de Dunkerque, vendredi, les quatre manches de qualification en stade nautique dimanche et la Super Finale au terme d’un scénario renversant… Cardinal – FenêtréA et Crédit Mutuel de Bretagne complètent le podium du jour. A la régularité, Team Coved est troisième du classement général. Les favoris sont bien au rendez-vous !

Les « gamins » ont bien grandi. Vainqueurs du classement amateur l’an dernier, Quentin Delapierre, Matthieu Salomon et leurs équipiers ont manifestement franchi un cap. Certes, Franck Cammas et Pierre Pennec ne pilotent pas le Diam 24 de Groupama cette année et Xavier Revil et Thierry Douillard ne sont plus ensemble sur le Tour avec Spindrift, mais les jeunes Vannetais avaient déjà démontré l’étendue de leur répondant en prenant la 4e place du Tour de France à la Voile l’an dernier. Et puis, les empoignades du jour, notamment lors de la Super Finale, sont là pour témoigner du niveau relevé de ce plateau 2016 et des objectifs de victoire de plusieurs teams.
Depuis vendredi, les Limonadiers survolent les débats. Intouchables sur le raid côtier, qu’ils ont remporté avec 8’14 d’avance sur Nicolas Troussel et Crédit Mutuel de Bretagne, ils ont encore apposé leur marque à plusieurs reprises ce dimanche, en remportant quatre des six manches qualificatives du groupe Jaune (avec une 2e place et une 3e en guise de contre-performance), puis en signant un retour renversant sur une Super finale qui semblait bien mal embarquée.

Les 6 Super qui étaient 7
Il faut avoir un certain sens du panache pour inaugurer une règle par son exception. La flotte n’en manqua pas en proposant à la Super Finale une intronisation hors-cadre. Au lieu de six bateaux comme le dictent les instructions de course, ce sont sept Diam 24 qui se sont qualifiés pour la manche ultime, Team Coved et Team Lorina Mojito – Golfe du Morbihan terminant les qualifications à égalité de points à la 6e place.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour comprendre tout ce que cette Super Finale allait proposer en termes de suspense, de renversement de situation et aussi, finalement d’équité sportive. Dans un vent d’ouest – sud ouest forcissant, les sept qualifiés allaient signer une merveille d’œuvre hitchcockienne. D’abord, c’est le leader du classement général provisoire qui manque son départ.

Team France Jeune et la loi de Murphy
Dans la foulée, son dauphin, Team France Jeune, joue avec le bord de ligne et perd son safran bâbord contre la bouée côté viseur. Dans la réalisation de l’empannage, c’est l’autre safran qui cède avant que l’Arthur de mât (système qui permet de limiter la rotation du mât) lâche à son tour. Rien pourtant dans les instructions de course n’oblige à subir à plein la loi de Murphy… Team France Jeune finira la course en boitant, histoire de ne pas prendre un point de pénalité pour ne pas avoir terminé une course.
En tête du peloton, Cardinal – FenêtréA, piloté par un Julien Villion déchainé, et Crédit Mutuel de Bretagne secouent durement le club des Cinq sur le chemin de la bouée sous le vent. Une « petite erreur » de Crédit Mutuel de Bretagne scotche une partie de la flotte au plan d’eau et… pendant ce temps, Team Lorina Limonade, qui n’a pas bullé en queue de peloton, s’engouffre dans la brèche pour venir coiffer sur la ligne d’arrivée Cardinal – FenêtréA et Crédit Mutuel de Bretagne, et parachever leur domination sans partage sur les côtes de Flandre !

5+4 = 3 pour Team Coved
Au classement général, les limonadiers ont fait carton plein. Avec 100 points, ils devancent Crédit Mutuel de Bretagne, 2e du raid et 3e du stade nautique… et le Team Coved d’Aurélien Ducroz, qui grimpe sur le podium en misant placé : cinquièmes vendredi, le double champion du monde de freeride et son équipe terminent quatrièmes ce jour. Avec, en prime, le Prix Finagaz de la Combativité. Enfin, 6e du classement général, Natixis – Défi YC Saint-Lunaire est leader du classement Jeunes et Amateurs by Finagaz.

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « On aime être dans le vent, on l’a démontré sur le début de la saison de Diam 24. J’ai complètement raté le départ de la Super Finale et heureusement que Kevin (Péponnet) et Bruno Mourniac ont tout fait pour récupérer ma boulette ! Kevin a très bien lu le plan d’eau. »

 

Kevin Péponnet, équipier de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « Après ce départ, on était libre. Les autres finalistes ont fait peut-être une petite erreur en allant un peu loin sur un bord et on s’est engouffré dans la brèche ».

Bruno Mourniac, équipier de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « C’est très dur de si mal partir, mais on s’est tout de suite convaincu qu’on avait des chances de revenir. On s’est battu, on s’est appliqué sur nos manœuvres et ça a payé ».

Nicolas Troussel, skipper de Crédit Mutuel Bretagne : « Ce fut une journée très sportive dans un vent qui n’a cessé de monter. Il était un peu instable, il fallait être réactif en tactique et très appliqué dans les manœuvres. Dans notre groupe, le niveau était très élevé et ce n’était pas facile d’en sortir. On n’a pas fait que des bonnes manches, mais la moyenne du tout nous a permis de nous qualifier, en 3e position du classement général après qualification. La manière de se qualifier pour la Super finale importe peu, pourvu qu’on y soit. On était plutôt bien parti, mais une petite erreur de notre part a bloqué la flotte et c’est ainsi que les Limonadiers ont repris la tête. J’ai adoré le principe de la Super Finale : tu es fatigué par les qualifications, mais il faut à nouveau donner le maximum… tout peut arriver. Et courir le stade nautique à six – sept – est très différent des courses en flotte qui ont précédé ».

Aurélien Ducroz, skipper de Team Coved : « C’était une journée incroyable de régates intenses ! On est ravi ! On termine 5e sur le raid côtier, 4e aujourd’hui : on ne pouvait pas rêver mieux pour un début de Tour. La difficulté des stades nautiques, c’est la régularité. Ça se joue à vraiment rien, la moindre erreur te fait perdre cinq places. Il faut être super régulier pour atteindre la Super finale. On manque encore d’entraînement, mais on progresse tous les jours et l’ambiance à bord est super bonne. Et l’envie est là. La suite ? On verra sur la durée. »

Erwan Fischer-Guillou, co-skipper de Team France Jeune : « Nous avons très bien géré les qualifications, en sortant deuxièmes du classement général provisoire, mais ça s’est moins bien passé lors de la Super Finale. Nous cassons le safran bâbord sur la bouée de départ côté viseur – c’était le jeu de tenter sa chance -, parce qu’il nous a manqué juste un mètre. Nous prenons une pénalité et, en empannant pour la réaliser, le safran tribord casse à son tour parce qu’il était de travers. Par chance nous le récupérons, mais nous cassons aussi l’Arthur du mât (un système qui permet de limiter la rotation du mât, ndlr). Ça s’est bien enchaîné, mais nous tenions à ne pas abandonner : ça coûte un point de pénalité au classement. Le très bon point ? Nous avons remporté six départs sur autant de manches de qualification. »

Les nouvelles directions de La Solitaire Bompard Le Figaro

Remise des prix de la 3eme et de la 4eme etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre La Rochelle et La Rochelle - le 08/07/2016 @ ALexis Courcoux

Sur le plan sportif, il ne fait aucun doute que cette 47ème édition de la Solitaire Bompard Le Figaro restera dans les annales. Très ouverte au départ, elle a révélé de brillants bizuths et mis sur le devant de la scène un groupe de skippers clairement au dessus du lot. Avec le final haletant que l’on sait et la superbe victoire de Yoann Richomme (Skipper Macif 2015). Mais La Solitaire cette année, c’était aussi un changement de nom, de nouveaux formats d’étapes, un pit-stop rochelais inédit. Bilan avec Eric Bompard et Mathieu Sarrot de ces nouveaux contours et perspectives pour la 48ème édition.

« En cinq ans de présence sur La Solitaire, nous n’avions encore jamais connu de final aussi serré. Cinq minutes après trois semaines de course, on peut féliciter les marins qui ont ménagé le suspense jusqu’au bout. Ma deuxième satisfaction provient du choix des villes d’accueil, un aspect fondamental de la réussite de l’épreuve. Deauville, Cowes, Paimpol et La Rochelle nous ont offert un accueil remarquable, chacune à sa façon. Le point commun est que ces ports avaient une réelle envie de La Solitaire, et ça les marins l’ont ressenti, ils sont unanimes. Vient ensuite la question du changement de nom. Satisfaction là-aussi, La Solitaire Bompard Le Figaro est bien rentré dans les esprits, tout le monde, skippers et communicants, ont joué le jeu et c’est pour nous un point capital. Il ne peut en effet y avoir d’engagement dans le sport de haut niveau sans une exposition en rapport. Décider de l’avenir suppose désormais un bilan complet de l’épreuve auquel nos équipes vont s’atteler. Notre intuition est que ce bilan sera très positif, condition de notre ré-engagement. Ce sera d’ailleurs l’occasion de repenser certains points de détail sur lesquels nous pouvons encore progresser en collaboration avec OC Sport Pen Duick : taille des villages, organisation des remises de prix, durée des étapes, en particulier au départ… Ce qui compte au final, c’est d’avoir l’assurance que La Solitaire Bompard Le Figaro ramène aux partenaires tout ce qu’elle est, c’est à dire pas seulement une régate de voiliers autour de la Bretagne. C’est une légende, la plus dure épreuve de course au large en Solitaire et elle mérite le plus large des rayonnements ».

Mathieu Sarrot, Directeur des événements OC Sport Pen Duick
« Le bilan sportif est très positif. Certaines craintes étaient légitimes au départ : le format très côtier du parcours, l’absence de grands noms médiatiques comme les années passées, cette ultime étape express… Finalement, cette 47ème édition a nécessité beaucoup d’engagement de la part des skippers. Thierry Chabagny (Gedimat) l’a parfaitement résumé en parlant des « deux premières étapes de la mort » qui ont usé la flotte et généré beaucoup d’écarts. C’est aussi une Solitaire qui a révélé de nombreux talents. L’absence des baobabs a éclairé une forêt de skippers de très haut niveau ! La Solitaire Bompard Le Figaro reste clairement une pépinière de talents.
Sur le plan événementiel, le choix de quatre destinations où le port est au cœur de la ville a permis de créer une belle atmosphère : Deauville est devenu l’espace d’une semaine le centre de la course au large ; Cowes, c’était un rêve et l’appui d’OC Sport UK a été déterminant dans l’adhésion de la Mecque britannique de la voile à notre épreuve ; Paimpol s’est impliqué à 100%, à l’image de son maire Jean-Yves de Chaisemartin qui a accompagné toute la course sur son propre voilier. Quant à La Rochelle, c’est presqu’une destination historique de La Solitaire et nous avons eu le bonheur d’y retrouver l’été !
Les perspectives pour l’an prochain sont bonnes : testé avec succès à l’occasion de la dernière étape cette année, le système de Live vidéo va se développer. Nous souhaitons aller encore plus loin dans ce domaine pour raconter la course de l’intérieur, avec les skippers. Nous ne savons pas encore si le format express de la dernière étape fera école. Il a bien fonctionné cette année mais il faut débattre de ce point avec nos partenaires et la Classe Figaro Bénéteau. Ce qui est en revanche certain, c’est que nous veillerons à insuffler de nouveau une dose de large dans le tracé du parcours, avec une étape plus hauturière, propice aux options.
Si notre positionnement dans le calendrier médiatique mérite réflexion pour les années paires, nous pouvons d’ores et déjà annoncer que la 48ème édition de La Solitaire Bompard Le Figaro aura lieu l’an prochain au mois de Juin. Elle partira de Bordeaux qui l’a déjà accueillie deux fois dans un passé récent. Renouer avec le dynamisme des équipes et des habitants de cette grande ville maritime est une belle promesse. »

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