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Départ en qualification pour Stéphane Le Diraison

Il fait partie de ceux qui doivent et peuvent encore se qualifier pour le Vendée. Stéphane Le Diraison a rejoint St Pierre et Miquelon pour prendre le départ d’une traversée de l’Atlantique en solitaire à bord de son Imoca 92.

Il a largué les amarres hier en fin de journée pour effectuer son parcours de qualification et valider son inscription officielle au Vendée Globe 2016. Cette étape – obligatoire dans le processus de la course – est également une formidable occasion pour le skipper de se mettre en configuration avant le grand départ prévu le 6 novembre prochain aux Sables d’Olonne.

Interview de Stéphane avant son départ du ponton :

Stéphane, tu viens d’arriver à St Pierre et Miquelon pour prendre le départ de ton parcours de qualification, quel est le programme ?
“J’ai attendu que les Multi 50 de la course Québec-Saint Malo passent, les Class 40 sont 50 milles derrière donc je me faufile entre les deux classes pour entamer ma traversée de l’Atlantique sur le même parcours de course. Il y a une porte des glaces à respecter donc ça limite une route trop nord. Une petite dépression est prévue sur la moitié de l’Atlantique et je compte bien jouer avec. Il y aura ensuite une petite dorsale à négocier. C’est une situation très intéressante pour ma préparation au Vendée Globe avec une météo très représentative : une forte brise dans les eaux froides. Si je suis rapide, toute ma navigation sera au portant, sinon il y aura une transition à gérer !”

Ton bateau vient de faire une traversée de l’Atlantique, c’est reparti dans le sens retour, y a-t-il eu de grosses modifications à faire suite à cette transat ?
“On a fait toutes les vérifications techniques dès l’arrivée du bateau à St Pierre, il y a eu un minimum de maintenance mais les réparations sont anecdotiques. La preuve en est : je pars dès le lendemain pour le parcours retour ! Je suis vraiment très satisfait de mon bateau. L’Imoca 92 a passé avec succès le trajet aller en équipage, et la transat vers St Malo est une très belle mise en situation sur un parcours en course en solitaire.”

Tu rejoins le parcours de la course Québec St Malo, qu’est-ce que cela t’évoque-t-il ? “C’est très excitant de retrouver à mes trousses mes anciens copains du Class 40 avec qui j’ai fait mes gammes. Ça matérialise également la nouvelle marche que j’ai franchi avec mon projet Vendée Globe. La Transat Québec St Malo m’évoque de bons souvenirs de course mais également me rappelle un parcours dur dans les eaux froides. Mon départ en qualification se situe vraiment sur la route de la course, à 2 milles du passage imposé entre les îles, ça va me faire revivre des moments forts quelques années en arrière ! A St Pierre j’étais d’ailleurs à couple de Volvo 60 qui venaient de terminer la course Halifax – Saint Pierre, je suis déjà dans l’ambiance !”

Quel est ton état d’esprit avant ce départ en qualification ?
“Je suis ravi ! J’ai hâte de me retrouver en solitaire sur mon bateau pour une navigation sur une longue distance dans des conditions un peu difficiles. J’ai beaucoup d’envie et une grande motivation, ce départ en qualification résonne aussi comme la concrétisation d’un rêve et la réalisation de celui-ci approche. Je pars également avec une grande concentration et une part de réserve, je souhaite faire une belle route et arriver à Saint Malo satisfait de ma trace.”

Quels sont tes objectifs pendant cette navigation ?
“Mon objectif premier est évidemment d’arriver pour avoir ma qualification en poche. Et je souhaite naviguer en bon marin en faisant de belles trajectoires avec des moyennes de vitesse satisfaisantes. Tous les voyants sont au vert, cette navigation va être une belle répétition générale du Vendée Globe, je suis dans les starting-blocks !!”
Bon vent Stéphane et rendez-vous à St Malo !

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Talès2 la surprise en Class40

Après cinq jours de courses, Arkema a pris une légère avance sur les deux autres multi50. En Class 40, la surprise vient des espagnols Tales2 de Gonzalo Botin qui devancent les favoris et creuse l’écart. Alors que le trimaran géant Spindrift 2 rattrape déjà le dernier Class40 Obportus 3, tous les voiliers engagés évoluent au maximum de leurs potentiels. Dans chaque classe, les vitesses s’envolent, les moyennes enflent et les milles défilent à toute allure sur les compteurs noyés d’embruns. Car la performance se paie au prix élevé d’une omniprésente humidité, d’un inconfort absolu qu’accroit ce froid mordant évocateur des navigations dans le grand Sud. Solide leader, Lalou Roucayrol et son Multi50 Arkema atteindront en soirée la mi-parcours, au terme de 5 jours d’une navigation majoritairement fluviale et côtière. Alors qu’il négocie le contournement d’une dorsale anticyclonique, l’aquitain regarde déjà en compagnie de ses équipiers Karine Fauconnier, César Dohy et Etienne Carra vers l’Irlande et l’approche finale.

Irrésistible Tales 2
Ses partenaires de jeu depuis le départ de Québec, Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton – ARSEP), Phil Sharp (Imerys), Isabelle Joschke (Generali Horizon Mixité) et Armel Tripon (Black Pepper Les P’tits Doudous by Moulin Roty) le répètent à l’envie ; Tales 2 va vite, très vite ! À l’aise dans les petits airs du Saint-Laurent, les Espagnols de Gonzalo Botin naviguent sans retenue depuis que l’Atlantique leur offre un régime de vent soutenu, entre 18 et 25 nœuds, bien orienté sur l’arrière tribord du bateau, idéal pour tirer le meilleur parti de leur Class40, déjà vainqueur en 2014 de la Route du Rhum (avec Alex Pella à la barre ndlr). Lancés sur l’autoroute de l’Atlantique Nord, et après avoir franchi en 5ème position la marque de Saint-Pierre-et-Miquelon, Gonzalo et ses caballeros affolent les chronos, tutoient le record de distance parcourue en 24 heures suer ces bateaux de 12,18m, avec 336 milles avalés à 14 nœuds de moyenne. Thibaut Vauchel-Camus, sous son vent et plus proche de l’orthodromie, résiste vaillamment et l’émulation entre deux des favoris de l’épreuve commence à creuser les écarts. Generali Horizon Mixité, Imerys et Black Pepper Les P’tits Doudous by Moulin Roty lâchent insidieusement quelques milles sans démériter le moins du monde. Preuve si besoin était de leur engagement, leur irrésistible retour sur le 4ème Multi50 de la flotte, Olmix de Pierre Antoine.

Spindrift 2 à pas de géant
Tandis que les Multi50 contournent à grands coups d’empannages une zone peu ventée au milieu de l’Atlantique, Spindrift 2 a coupé court au duel envisagé avec le MOD 70 Mudandam Oman sail. Sidney Gavignet et ses hommes du trimaran omanais se sont fait piéger au large de la Gaspésie par de tenaces orages. Yann Guichard et ses douze hommes, plus une femme d’équipage n’en demandaient pas tant pour enrouler en premier la marque de Percé, et foncer à toute allure vers les îles de la Madeleine. À plus de 34 nœuds, le géant poursuit son effort à moins de 160 milles de l’archipel de Saint-Pierre-et- Miquelon, tandis que Mudandam Oman Sail est toujours aux prises avec les caprices de la baie de Gaspé.

Dona Bertarelli – Spindrift 2
« Alors que la nuit va tomber dans quelques heures, nous sommes au près dans une quinzaine de nœuds, au niveau du Cap-de-la-Madeleine sur la péninsule de la Gaspésie. La température de l’eau est passée de 16 à 12 degrés en quelques heures. Le froid se fait ressentir. Pas encore mordant, mais cela rappelle tout de même de bons souvenirs. Bonnets et cirés sont de sortie et l’on se prépare à une nuit fraiche. Mais alors que je vous écris, un grain impressionnant de plusieurs miles de large, sombre et parsemé d’éclairs, s’approche à grande vitesse par notre arrière. Nous passons en un instant de 15 nœuds de vent au 150 à 41 nœuds de vent au 310 ! Branle-bas de combat à bord. Yann prend la barre, nous autres aux écoutes et aux winchs. Il faut lofer rapidement, prendre un ris, régler la trinquette et attendre que ça passe tout en restant très vigilant. La pluie s’invite – glaciale et sans répits. Double punition pour les barreurs. Comme souvent après les grains, plus de vent. On se traine à 1,5 nœud de vitesse. Cela ne durera pas. Du vent fort est attendu pour ces prochaines heures avec beaucoup d’instabilité. La nuit va être studieuse et compliquée. »

Nicolas Boidevezi – Esprit Scout
« Nous sommes en approche rapide de Saint-Pierre. Nous tenons un très bon rythme depuis le passage à Percé. Le vent souffle du sud entre 18 et 25 nœuds. Cela permet d’aller vite, d’autant que la mer est très maniable. Ça glisse et ça mouille. On essaie de s’accrocher aux bateaux qui évoluent juste devant nous, Groupe Sétin, Matouba, Talanta… La navigation dans le Saint-Laurent était sympa. On ne s’y est pas trop fait décrocher. On a juste tiré un mauvais bord en arrivant sous Terre-Neuve. On observe l’évolution météo en Atlantique. Il y aura un long bord de portant à effectuer, avant la traversée d’une belle dorsale. On va découvrir le Nord, le froid, les icebergs… ce sera une nouveauté pour nous…. »

Philippe Burger – Obportus 3
« Après la pétole, la brise ; on a entre 20 et 25 nœuds de vent! Le bateau marche bien, mais mouille beaucoup. On a connu de petits soucis de grande voile. Le moral est bon, bien que nous soyons bien fatigués. La course est encore longue et on va grappiller des milles. On vit un peu au jour le jour, sans se projeter dans l’avenir. La période de pétole a été très usante. On est à présent à fond dans notre course. On aurait pu être mieux placés sans notre souci. On vit bien à bord. On se ménage des moments conviviaux pour partager de bons repas… »

Catherine Pourre – Eärendil
« Tout va bien en ce 5ème jour après départ. Pour tout vous dire, cela a été une belle bagarre jusque là, une bagarre à tous les étages. Nous avons eu une longue phase à nous bagarrer bord à bord avec Carac dans le 2ème peloton, trop loin des leaders à notre goût. Le passage de Grand Grave a été fantastique au sens 1er du terme : nuit noire, le souffle puissant d’une ou de plusieurs baleines toutes proches dans un air plus que léger. Il n’y manquait que les elfes, encore que… Puis après le passage à Gaspé, ce long bord de reaching à tenter de regrapiller quelques milles sur les leaders. Ce passage de Saint-Pierre restera pour nous un moment remarquable: On arrive à toute allure dans le brouillard en se disant qu’on n’y verra rien du passage Henri et rien de l’ile de Saint -Pierre et puis tout se découvre d’un coup: superbes et rudes paysages à toucher de la main. Sous spi, cela carbure entre les iles, des claques à 28 nœuds suffisamment anticipés pour faire 20 nœuds de vitesse sur mer plate, jamais atteint jusque là dans ces conditions. À nous le grand large. Il y a à cette heure 30 milles entre nous et la tête de la course, mais nous nous rapprochons de Black Pepper. Il y a encore beaucoup d’eau à courir… »

Karine Fauconnier – Arkema
« On a appris les événements de Nice. On est sous le choc de la folie des hommes…On a une pensée pour notre beau pays endeuillé…
On va vite actuellement. Ça glisse bien depuis Saint-Pierre. On a manœuvré pour rester dans la pression, et pour se positionner par rapport à la dorsale anticyclonique. On essaie de demeurer dans le couloir de vent entre l’anticyclone et le régime dépressionnaire. Nous n’avons pas vu d’iceberg, mais le froid est bien présent. On contient bien nos adversaires. Le soleil est là. Nous sommes surpris de ne pas avoir eu de brume sur les grands bancs, mais le vent de sud était si froid qu’il n’y a pas eu contraste thermique. La mer s’aplatit, et la houle résiduelle de nord s’organise avec le vent du sud-est. Nous portons toute la toile, et comme nous n’avons pas emmené de pilotes, nous alternons les quarts de deux heures à la barre. Je suis hors quart, et j’ai passé énormément de temps à la table à carte dans le Saint-Laurent. À présent, je barre aussi un peu. Le bateau va bien, il est moins confortable que les 60 pieds que j’ai connus. On a sorti les bonnets et les gants. On rigole bien à bord. »

Antoine Calliste – Région Normandie
« On a connu depuis le départ des alternances de phases rapides et de périodes lentes. Nous sommes contents de notre classement, juste derrière le groupe de tête. On s’accroche pour rester au contact. Le passage à Saint-Pierre a été compliqué. On y a même laissé le petit spi dans un grain particulièrement violent. On essaie de s’organiser en quart. La vie à bord se complique avec le froid et surtout l’humidité. Les températures de l’air et de l’eau ont chuté. »

Gonzalo Botin, Tales 2
« On est en plein dans la bagarre, ça pousse vraiment fort ; belle régate avec les copains autour, on pousse tous à fond, on a des belles conditions, 20 à 30 nœuds, reaching à 16 nœuds. L’eau est très froide sur le pont. Tout va bien, on est tous bien à bord, on a hâte pour la suite. »

Class40
1-Tales II, Gonzalo Botin
2- Ymeris
3-Generali Horizon Mixité,Isabelle Joschke

Open mono
1-Guadeloupe dynamique

Multi50
1- Arkema, Lalou Roucayrol
2-Ciela Village, Thierry Bouchard
3-French Tech Rennes St-Malo, Gilles Lamiré

Ultimes
1-Spindrift 2, Yann Guichard
2-Musandam Oman Sail, Sidney Gavignet

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Team France Jeune confirme

@ JM Liot / ASO

L’équipe de la Filière d’Excellence Team France réalise une belle performance à Roscoff notamment lors des stades nautique, sur lesquels elle fait preuve d’une indéniable régularité depuis le début du Tour. Cette étape se conclut par une belle première place au classement amateur et une remontée à la 5e place au classement général.

Déception sur le raid pour Team France Jeune
Jeudi, les Diam 24 ont disputé un raid côtier au cœur d’un site d’exception, dans la Baie de Morlaix. La flotte a parcouru 23 milles au milieu des cailloux entre l’île de Batz, le château du Taureau et l’île Callot. Après trois heures de course, c’est le bateau Crédit Mutuel de Bretagne de Nicolas TROUSSEL, le local de cet acte breton, qui a été le premier à pointer le bout de son nez dans le port du Bloscon, sous les applaudissements du public. Team France Jeune est arrivé en 9e position, derrière EMCC By Normandy Elite Team (Cédric CHATEAU et Alexis LOISON). La course a été très disputée et le classement a évolué tout au long du raid. Alors que Team France Jeune s’était positionné à la 5e place au moment du départ, une mauvaise manœuvre a coûté cher à l’équipe, qui s’est trouvée reléguée à la 12e place après le passage de la première bouée.

«Nous avions effectué un bon départ mais nous avons mal géré la première bouée et avons perdu du temps dans notre manœuvre. La fin du bord sous l’île de Batz a également été délicate car nous avons éprouvé des difficultés à garder la pression… Ces deux passages du parcours nous ont fait perdre un temps précieux sur nos concurrents.» analyse Sandro.
« Nous avons peut-être été trop agressifs. Je pense que nous étions plus concentrés sur le classement que sur notre vitesse. Nous sommes déçus de cette journée ; notre objectif était de finir dans les six premiers sur ce raid… » explique Jules BIDEGARAY, à l’arrivée du bateau sur le ponton.

A l’issue de cette journée, Team France Jeune perd sa place de leader du classement amateur, au profit de Natixis / Défi YC St-Lunaire. L’équipe est également descendue d’une place au classement général.

Encore une belle régularité de l’équipe sur les stadiums
Ce matin, les équipages se sont vus offrir un copieux petit déjeuner sur le paddock. Malgré ce rendez-vous convivial, tous les esprits étaient encore sous le choc des événements tragiques qui s’étaient déroulés la veille à Nice. C’est donc dans une ambiance moins festive que d’habitude que les navigants sont descendus sur le ponton afin de se préparer pour les épreuves de stades nautiques de ce vendredi.

Pour les courses du jour, Team France Jeune a intégré le rond « jaune », aux côtés de Natixis / Défi YC St-Lunaire (Benoît CHAMPANHAC). D’autres équipes étaient bien placées pour donner du fil à retordre à notre équipe de jeunes sportifs, à l’image de Crédit Mutuel de Bretagne (Nicolas TROUSSEL et Grandeur Nature Vérandas (Jean-Christophe MOURNIAC), qui figuraient alors dans le Top Cinq du classement général. Un temps ensoleillé attendait les sportifs, avec très peu de vent sur l’eau (entre 5 et 8 nœuds).
« C’est la première fois que nous faisons face à ces conditions météo sur le Tour. Nous sommes peu habitués à naviguer avec un vent aussi faible. C’est presque une découverte ! Néanmoins, nous savons comment le bateau fonctionne et nous formons une bonne équipe avec Jules et Sandro. Nous allons tout mettre en œuvre afin d’être sélectionnés pour la Super Finale et terminer sur le podium. » déclarait Robin FOLLIN ce matin, quelques minutes avant que le bateau ne quitte le port du Bloscon.

Le programme des épreuves de stadiums a été révisé : seulement quatre manches de qualifications ont été disputées aujourd’hui. Finalement, ce sont Crédit Mutuel de Bretagne, Team France Jeune, Team Lorina Limonade Golfe du Morbihan, Installux Aluminium, Grandeur Nature Vérandas et Team Lorina Mojito Golfe du Morbihan, qui ont pu courir une manche ultime lors de la Super Finale.

Alors que Team France Jeune culminait à la 2e place du classement général provisoire de la journée, l’équipe termine finalement 5e à l’issue de la Super Finale. « Nous avons montré que nous figurions parmi les meilleures équipes en stadiums lors des manches de qualifications. Durant la Super Finale, nous avons réalisé une super phase d’attente, avec une très bonne position qui nous permettait de gêner les autres équipages au moment du départ. Cependant, nous n’avons pas été bons au moment du lancement de la course… Notre régularité dans les épreuves de stadiums confirme le fait que nous formons une bonne équipe avec Robin et Sandro. » analyse Jules.

Malgré une belle première place au classement amateur et une remontée à la 5e place du classement général, l’équipe reste tout de même sur sa faim à la fin de cette journée. Les jeunes sportifs ont prouvé à trois reprises qu’ils étaient capables de s’illustrer lors des épreuves de stadiums. A présent, ils aimeraient pousser le curseur plus loin, en clôturant la Super Finale avec un podium.

Résultats obtenus par Team France Jeune sur les stades nautiques :
Manche 1 : 1ère place
Manche 2 : 3e place
Manche 3 : 4e place
Manche 4 : 3e place
Super Finale : 5e place

Configuration à bord parcours côtier : Robin FOLLIN, Sandro LACAN, Jules BIDEGARAY
Configuration à bord pour les stadiums : Robin FOLLIN, Sandro LACAN, Jules BIDEGARAY

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CMB confirme

Equipage de Credit Mutuel de Bretagne - © DR

L’expérience a parlé hier sur le Tour. Déjà vainqueur du raid côtier de 23 milles disputé hier, en baie de Morlaix, entre l’île de Batz et le Château du Taureau, l’équipage de Crédit Mutuel de Bretagne a enfoncé le clou, ce vendredi en remportant les courses en stade nautique courues devant le port de Bloscon, dans 6-8 nœuds de vent. Nicolas Troussel, Fred Guilmin, Damien Ielh et Mathieu Richard continuent ainsi de revenir sur le leader au classement général, Team Lorina – Golfe du Morbihan, sur lequel ils ne comptent plus, désormais, que six points de retard. Mais, surtout, ils se donnent un sacré coup de fouet au moral à l’issue du premier tiers du parcours de ce 39e Tour de France à la Voile dont ils sont, indiscutablement, l’un des grands favoris.

« Les courses d’aujourd’hui étaient vraiment dignes de match-racing car très intenses », a déclaré, à son retour au ponton, Fred Guilmin dont la régate au contact est précisément l’une des spécialités, tout comme Damien Iehl et Mathieu Richard, deux fois vice-champion du Monde de la spécialité (2007 et 2010). « Comme hier, nous avons très bien navigué dans tous les secteurs de jeu – vitesse, communication, stratégie… – et cela a une nouvelle fois été le cas aujourd’hui lors des courses in-shore. Damien a pris de très bons départs, ce qui est important sur ce genre de parcours, puis nous avons réussi à être rapides tout le temps, à bien manœuvrer et à bien jouer tactiquement toutes les petites sautes de vent qu’il y a pu y avoir, surtout dans la deuxième partie de la journée. Tout cela fait que nous sommes sortis premiers des phases de qualification et que nous avons concrétisé lors de la Super Finale », a détaillé ce dernier, évidemment ravi de réaliser le doublé à Roscoff, sur les terres de son skipper, Nicolas Troussel.

Rester concentré jusqu’à la fin
« C’est une vraie satisfaction d’avoir bien marché ici. Remporter à la fois le côtier et les courses en stade nautique, on ne pouvait pas espérer mieux sur nos terres ! C’est super pour notre partenaire et toute l’équipe, mais le plus important reste que cela nous rapproche de la première place au général », a expliqué le skipper emblématique du Crédit Mutuel de Bretagne qui a, en effet, réussi à grappiller deux points sur l’actuel leader, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan, à l’issue de cet Acte 3. « Depuis le début de la compétition, nos résultats étaient bons mais pas parfaits. A Roscoff, nous avons rendu une copie sans faute et cela fait du bien, mais il ne faut pas s’enflammer et rester concentré. Le point très positif de ce début de Tour, outre le fait que nous sommes complètement dans le match pour la victoire, c’est que même quand on change de configuration d’équipage, ça marche bien. C’est quelque chose de très important pour gérer la fatigue et le stress jusqu’au bout », a ajouté Nicolas qui espère bien que, comme l’année dernière, celui qui a remporté le raid à Roscoff montera sur la plus haute marche du podium à Nice le 31 juillet prochain.

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National Open Mach

Le national Open Mach s’est couru hier à la Trinité-sur-mer dans un vent de 10-12 nœuds avec onze bateaux.

Les Galactiques sur le pont
En OPEN 7.50, dès la première manche, Marc GUILLEMOT (Team SOG / Verbe Etre) et son équipage, prennent la tête. Surnommés les “Galactiques” par le reste de la flotte, en référence à l’équipe de football du Real Madrid, ils ont dominé la journée. Marc GUILLEMOT, Pascal BIDEGORRY, Charles CAUDRELIER, Alexandre MARMORAT et Federico THEIL remportent les quatre manches haut la main. Ils laissent derrière eux les équipages de Sébastien THETIOT (Open Bar) et d’Antoine GAUTIER (Open Game), qui ont joué des coudes à chaque passage de bouée. Dominique GOUBAULT tire son épingle du jeu et se place 4e, devant le Marseillais Ferdinand COSTES (Ossian). Xavier DAGAULT est actuellement 6e du général provisoire sur son bateau SEPOP, du nom de son association contre la sclérose en plaques.

Dans un mouchoir de poche
Les équipages des MACH 6.5 ont eux aussi bien profité de la journée et des conditions idéales. Manu GUEDON (Le Carré 56) prend la tête du classement provisoire, à 1 point devant Mathieu JONES (Alternative Sailing). L’équipage d’Alternative Sailing a fait une très belle troisième manche, arrivant 3e au scratch derrière les deux OPEN de tête. Sur la dernière marche du podium, on retrouve l’équipage des GOURON père et fils sur KMA3, qui ont commencé la journée sur les chapeaux de roues avec une victoire à la première manche. Suivent Patrick BESSON, le Suisse qui fait son Mach Sea Mumm sur un plan d’eau qu’il maîtrise bien moins que ses concurrents. Francis PERRIN (Machiavélique) a tenu bon face à l’adversité malgré un équipage réduit à deux coureurs, mais a malheureusement abandonné avant la dernière manche.

Ils ont dit
Charles CAUDRELIER – Team SOG / Verbe Etre: “C’était une régate de rêve. Nous avons couru quatre manches dans du vent. Le Comité a fait du bon boulot et nous nous sommes vraiment bien amusés. Ça faisait longtemps que je n’avais pas navigué en OPEN 7.50, et c’est vraiment un bateau où l’on prend un maximum de sensations. On n’a d’ailleurs pas fait beaucoup mieux depuis pour la régate en terme de plaisir. C’est un bateau incroyable! En plus, l’équipage est sympa, on se connaît bien et on est content de se retrouver.”
Fred BARATAY – Le Carré 56: “Des journées comme ça, on en voudrait plus souvent! Du soleil, 10 nœuds, quatre manches en une demi-journée, on ne peut pas rêver mieux! Les conditions étaient magnifiques, nous sommes contents car en plus nous sommes en tête. Je connais Manu depuis 20 ans et je navigue toujours avec lui pour le National OPEN MACH et l’OPEN MACH Trophy en août. Nous sommes un bon équipage avec Anne GEOFFROY et Pierre-François DARGNIES, car même si nous n’avons pas l’habitude de naviguer ensemble, nous nous sommes tout de suite trouvés. Le Comité a fait un super boulot: des changements de parcours quand c’était nécessaire, une quatrième manche géniale avec cette arrivée dans le chenal et un super rythme. Ce qui est sympa avec la monotypie, ce sont les régates au contact, et là, nous avons été servis! Pourvu que ça dure!”

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Ciela Village aux portes de l’Atlantique nord

C’est la transat anglaise à l’envers. « Il fait entre 4 et 5 degrés… Nous allons enfin faire de la vitesse pour retrouver un peu de chaleur ». Thierry Bouchard, Oliver Krauss et Alan Pennaneac’h ont mis un coup d’accélérateur depuis qu’ils ont quitté le Golfe du Saint-Laurent en passant la porte de Saint-Pierre et Miquelon tôt ce matin. Après une régate côtière épuisante, c’est une course océanique qui débute.

Il aura fallu un peu plus de trois jours au trimaran Ciela Village pour s’extraire du fleuve et de ses caprices. Vents tournants, absence de vent, courants, effets de côte ont contraint l’équipage à beaucoup manoeuvrer pour rester au contact d’Arkema et de La French Tech Rennes Saint-Malo. « Nous avons été handicapés par l’absence de Code Zéro pendant toute la descente du fleuve. Nous avions choisi d’embarquer deux gennakers (grande voile d’avant, ndlr), tandis que les deux autres équipages avaient choisi un Code Zéro et un gennaker. C’était un pari. Nous avons misé essentiellement sur les conditions en Atlantique. Aujourd’hui, nous sommes finalement contents de ce choix car nous avons réussi à rester au contact et nos deux gennakers devraient être un atout pour la suite ». Le Code Zéro est intéressant dès lors que le vent est inférieur à 10 noeuds, au près ou au travers, conditions que les trois leaders ont eu depuis le départ de Québec.

Privés de pilote automatique
Le choix de partir en équipage réduit à trois personnes, alors que les autres équipages sont à quatre, se révèle assez fatigant mais le trio a réussi à trouver son rythme. « Chacun barre deux heures. Pendant ce temps là, un autre est en veille et fait la route, le troisième se repose ». Une situation qui pourrait se corser si l’équipage ne parvient pas à résoudre un souci majeur à bord du trimaran. « Nous n’avons plus de pilote automatique. Nous avons eu un problème électronique et avons été obligés de réinitialiser la centrale. Depuis, le logiciel qui commande le pilote ne parvient pas à reconnaitre les paramètres et pilote fait n’importe quoi… ». Or sur une course de vitesse, au portant, quand la route est droite, le pilote barre mieux que les hommes. « La route du pilote peut osciller de quelques degrés seulement tandis que nous, à la barre, nous ne parvenons pas à maintenir une trajectoire parfaitement rectiligne. Surtout en barrant huit heures par jour, cela demande une concentration énorme. On ne peut jamais lâcher la barre. » Le problème est en cours de résolution.

Choix stratégiques dans les prochaines 48 h
Dans les jours qui viennent, le trimaran Ciela Village aura un vent de sud se renforçant progressivement, des conditions de vitesse idéales. Ensuite, il devra traverser une micro dépression. « On ne peut pas passer au-dessus car nous n’avons pas le droit de franchir la porte des Glaces, limite géographique imposée par l’organisation. Passer en dessous représente un trop grand détour. Mais au centre de la dépression, il n’y a pas de vent… » Il reste 24 à 48 h à l’équipage pour aviser. Leur position de rattrapant leur permet aussi de considérer les choix que feront leurs concurrents.

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Bernard Stamm frustré

Tour de France à la Voile 2016 - © Jean Marie LIOT

Cheminées Poujoulat s’adjuge la 15e place au terme d’un parcours côtier de 23 milles. L’équipe peine à se hisser sur le podium après une erreur commise dans le dernier tiers de la course où une mauvaise option prise lui coûte cher.

Dans la foulée de Dunkerque et de Dieppe, c’est donc Roscoff qui accueille les marins du Tour de France à la Voile. Installés au port du Bloscon, ces derniers ont entamé ce troisième acte par des courses à coefficient 0 avec des invités à bord de leurs bateaux avant de s’élancer, à 12h45, sur un parcours côtier de 23 milles, en baie de Morlaix. « Nous sommes partis avec de l’air frais, bien dégagés de nos concurrents, mais pas tout à fait au meilleur endroit car nous étions positionnés en deuxième moitié de ligne alors c’était plus favorable du côté du bateau comité. Reste que sommes arrivés à proximité de l’île de Batz assez bien placés et que nous avons réussi à tenir notre place un bon moment, jusqu’à ce que ça se complique après l’avant-dernière marque », a commenté Bernard Stamm à son retour à terre.

13e au général
Lui, Gwen Riou et Hugues Puimatto ont, en effet, conservé le 9e place pendant les trois quart du parcours avant de se révéler relativement mal inspirés sur le dernier bord de près. « Nous avons choisi de partir au large or il se trouve que nos adversaires restés près de la côte ont à la fois profité d’une mer plus plate et d’une grosse adonnante. Sur ce coup, nous avons perdu deux ou trois places puis nous en avons perdu encore quelques-unes sur le dernier bord de portant après avoir voulu rester haut pour passer Oman Airports by Oman Sail avec qui nous étions à la bagarre. Nous avons sans doute un peu trop insisté car certains en ont profité pour glisser dessous et nous doubler. C’est le genre de truc super frustrant », a ajouté le skipper de Cheminées Poujoulat qui doit donc se contenter d’une 15e place aujourd’hui, une place un peu en deçà de ce qu’il a pu montrer lors de deux premiers raids de l’épreuve, mais qui le maintient en 13e position au classement général.

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L’énergie solaire met en lumière le nautisme du futur

Le Monaco Solar Boat Challenge ouvre ses porte aujourd’hui à Monaco. Organisé par le Yacht Club de Monaco en collaboration avec l’Union Internationale Motonautique (UIM), c’est un rendez-vous unique au Monde puisqu’étant la première et seule course de racers propulsés par l’énergie solaire à se dérouler en pleine mer. Des engins intégralement conçus mais également pilotés par des étudiants d’universités internationales.

Le Y.C.M. accueille cette année 15 équipes venant de Belgique, de Hongrie, d’Allemagne, de Pologne, de Monaco mais aussi et surtout des Pays-Bas avec notamment la présence de Clafis Victron Energy Solar Boat Team et TU Delft Solar Team, respectivement champion et vice-champion du monde 2016 lors de la World Cup qui s’est déroulée aux Pays-Bas début juillet, à l’initiative du Dutch Solar Challenge.

Pour ce premier jour du Monaco Solar Boat Challenge, les abords du Yacht Club fourmillent de jeunes ingénieurs, qui s’affairent à régler leurs bolides avant les premières courses de demain vendredi. Tous sont prêts à se mesurer à bord de leurs prototypes disposés tout au long du Quai Louis II, de quoi nourrir la curiosité des visiteurs, qui peuvent découvrir des animations culinaires préparées grâce à des fours solaires.

La volonté du Yacht Club de Monaco est de promouvoir l’énergie solaire auprès du grand public, et rassembler la nouvelle génération d’ingénieurs pour imaginer et construire le motonautisme de demain. Rappelons qu’il y a plus d’un siècle d’autres pionniers déjà venaient à Monaco présenter leurs nouvelles innovations en matière de motorisation sur des canots automobiles. Une tradition qui se perpétue aujourd’hui encore.

Ces engins sont capables d’atteindre des vitesses de plus de 20 nœuds, tout cela, grâce au soleil et à des ailes profilées immergées. En 2015, lors du premier ‘International YCM Speed Record’, la puissance de ces prototypes avait permis d’atteindre un record de vitesse lancé, établi par Clafis Private Energy Solar Team I, à 44,4 km/h sur une distance d’un huitième de mille nautique (soit 231,5 m). Son pilote, Gerhard van der Schaar, actuel champion du monde, prend toujours autant de plaisir à participer à ce type d’évènement « c’est formidable de venir de nouveau à Monaco. L’ambiance est bon enfant et c’est vraiment prometteur de voir tous ces jeunes investis ».

En marge du Monaco Solar Boat Challenge est organisé le Vripack Grand Prix qui permet à cinq élèves du Lycée Technique et Hôtelier de Monaco, de construire leur propre engin (fourni en kit par Vripack) afin de participer aux différentes épreuves. « Il nous tarde de voir le produit fini. Mais pour le moment, nous sommes plutôt contents » a déclaré Nicolas, l’un des lycéens.

Rendez-vous dès demain, vendredi 15 juillet, pour la première épreuve : une course d’endurance en flotte dès 11h00.
Programme (sous réserve de modifications)

Vendredi 15 juillet :

8h00-18h00 : Ouverture des Paddocks du Monaco Solar Boat Challenge (Quai Louis II, entrée libre)
9h00 : Briefing des pilotes (Meeting Room, Rez-de-Chaussée)
11h00 : Course d’endurance en flotte (50 tours)
12h00-15h00 : Animations culinaires solaires
15h30 : Parade
16h00 : International YCM Speed Record
18h00: Visite du Monaco Mission Control Center Solar Impulse (Réservée aux concurrents et sur inscription)

Samedi 16 juillet :

8h00-18h00 : Ouverture des Paddocks du Monaco Solar Boat Challenge (Quai Louis II, entrée libre)
10h00-12h00 : Courses de slalom
12h00-15h00 : Animations culinaires solaires
14h00-16h00 : Duels

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Crédit Mutuel de Bretagne victorieux

Tour de France a la Voile 2016; etape de Roscoff; le 14 juillet 2016. Credit photo : Jean-Marie LIOT / ASO

Crédit Mutuel de Bretagne a signé sa première victoire sur le tour, jeudi, en remportant le raid côtier de Roscoff. Le trio de Nicolas Troussel efface un point de son retard au classement sur le leader, Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan qui, quand il ne joue pas gagnant, joue donc placé. Excellente troisième place pour Team Coved et non moins superbe quatrième place pour les amateurs de Natixis – Défi YC Saint-Lunaire.

Avoir tiré des bords en baie de Morlaix toute son enfance, franchement ça aide. Sur ce parcours de 23 milles nautiques qui a mené la flotte du port de Bloscon à Carantec en passant par le chenal de l’île de Batz et le château du Taureau, il fallait bien connaître les cailloux pour s’arracher des courants sans se griffer les coques sur ces morceaux de Bretagne qui affleurent et qui ont de tout temps envoyé quelques unités par le fond. Dunkerque Voile, qui a talonné à Batz avant de renoncer, peut en témoigner.

Habitué aux lieux depuis ses années Optimist, Nicolas Troussel a ouvert la route à la flotte. Oh, pas tout le temps car, dans le gruppetto de tête, le skipper de Crédit Mutuel de Bretagne, accompagné des deux as des as Damien Ielh à la barre et Matthieu Richard à la tactique, a dû attendre de faire route au portant vers Carantec pour tenter une bordure – dans un vent quand même pas très nerveux. Tout en vitesse, CMB grignotera alors le peu de retard qu’il lui restait, avant de lofer en tête à la Pierre Noire, à l’entrée du chenal de Carantec, puis d’enrouler le château du Taureau, pour attaquer le bord de près après avoir creusé un écart encourageant.

Pas de champagne pour les limonadiers
« On est content encore de la vitesse qu’on a eue à cette allure dans ce vent petit médian, sourit Mathieu Richard, le tacticien du bord. Ce n’est pas une surprise dans ces conditions de petit médian, comme dans le vent plus fort : on est placé à chaque manche et dans chaque course depuis le début. » Commencera alors la remontée au près sur laquelle Crédit Mutuel de Bretagne et les siens s’assureront 2’11 d’avance sur le deuxième à l’arrivée.

C’est tout sauf une surprise : Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan ne gagnera pas toutes les courses de ce Tour de France à la Voile. Pas très bien partis, les Vannetais ont passé la journée à écoper, minute après minute, un retard qui se serait révélé incommensurable si les Morbihanais n’avaient pas prouvé qu’ils avancent comme la patrouille de France. Les limonadiers perdent, certes, le monopole qu’ils exerçaient sur la victoire depuis le début du Tour, mais ils ne concèdent qu’un point à leur dauphin, dont le retard n’est « plus » que de sept points.

Le show des montagnards et de Saint-Lu’
Longtemps Natixis Yacht Club de Saint-Lunaire, Team Coved et Cardinal FenêtréA ont animé la tête de la course. En tête à l’abord de la bouée de Pierre Noire avant de se faire « déposer » par un Nicolas Troussel maître en son jardin, les trois rivaux ont signé une course formidable, finalement remportée par Aurélien Ducroz, Laurent Allais Voiron et Olivier Backès, troisièmes devant les amateurs de Saint-Lu’ menés par Benoît Champanhac.

Tous n’auront pas eu la chance de jouer devant. Privé de Thierry Douillard, touché au dos, Oman Airports by Oman Sail a terminé 14e de ce raid, et rétrograde à la 8e place du général. Le coup est dur aussi pour Grandeur Nature Véranda. Sans la science de Jean-Christophe Mourniac resté à terre, le trio ne s’est jamais totalement remis d’une traversée du chenal de Batz hasardeuse et termine 12e du raid côtier après avoir même été pointé en 23e position à Carantec. Grandeur Nature Véranda quitte la troisième marche du podium, chassé par Aurélien Ducroz qui, en bon montagnard, aura été particulièrement à l’aise dans l’ascension du mont vent doux.

Quentin Delapierre, co-skipper de Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan : « On est super content de notre deuxième place ! Ça se joue à pas grand-chose, notamment à hauteur de la bouée de dégagement. Cardinal – FenêtréA devant nous, un tout petit peu décalé, et on passe en 7e ou 8e position. Puis on perd encore 3 ou 4 places, on a du mal à sortir du paquet, mais on sort 3e à la deuxième bouée, parce qu’on est vraiment bien en vitesse. Au fil du parcours, on a réussi à grignoter notre retard pour venir prendre la deuxième place. Gagner n’était pas vraiment possible aujourd’hui, du fait de notre démarrage un peu difficile, et puis Crédit Mutuel de Bretagne, qui avait pris la tête bien avant, avait tout le champ pour faire sa vitesse. » Lire la suite

Matthieu Souben, skipper de Cardinal – FenêtréA : « On ne part pas si bien que ça, mais on se met rapidement aux avant-postes. On avait bien préparé la navigation, qui n’était pas simple avec les cailloux de l’île de Batz, mais on a pu faire ce qu’on voulait y faire, ce qui nous a permis de mener pendant un long moment. Heureusement qu’il fallait faire un bord tout droit à Batz, d’ailleurs… C’est sur le tour du château de Taureau qu’on a réalisé qu’on manque d’entraînement : il y a un mois, on ne savait pas qu’on allait faire le Tour de France. Du coup, on manque de repères à certaines allures et, dans les dévents, on l’a senti. » Lire la suite

Benoît Champanhac, skipper de Natixis YC de Saint-Lunaire : « C’est passé à la côte après le départ. On était bien placé et on est allé virer la bouée de Batz en deuxième position derrière Cardinal FenêtréA. En ressortant du chenal, on est passé au large, mais ce n’était pas vraiment payant. Les grandes équipes pro qui ont été plus rapides que nous et qui nous ont doublés. On est super content d’avoir bataillé jusqu’à la fin avec Team Coved. Je pense qu’on est à notre place, et c’est satisfaisant d’entrer dans le top 5 du classement général en reprenant la tête du classement Amateurs ».

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Départ de Spindrift et d’Oman

© Rose-Élisabeth Doyon

Le maxi-trimaran Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli et le MOD70 Musandam Oman Sail ont franchi la ligne de départ située entre les villes de Québec et Lévis pour rejoindre le sillage formé par les autres participants le long du fleuve Saint-Laurent. Un parcours mythique de 2 897 milles nautiques (5 365 kilomètres) rempli de défis attend le skipper Yann Guichard et ses treize équipiers qui auront pour objectif de battre le record de Loïck Peyron de 7 jours 20 heures et 24 minutes qu’il détient depuis 1996.

Un fleuve capricieux : le Saint-Laurent
Joignant l’océan Atlantique aux Grands Lacs, le fleuve du Saint Laurent s’imposera comme la première étape cruciale de la transat. Réputé pour son écosystème riche et ses paysages emblématiques, il reste avant tout un espace où les éléments naturels ne laissent aucune place à l’improvisation. La matinée de samedi a d’ailleurs été consacrée au briefing des navigants visant à anticiper les conditions à venir et à souligner les particularités du parcours tortueux de 371 milles. Les navigants devront s’accommoder des portions parfois étroites du fleuve auxquelles s’ajoutent les vents et courants instables qui rendent difficile la progression dans le golfe. Les navigants du team Spindrift devront prendre en compte ces éléments pour progresser le plus rapidement vers la seconde étape, l’Océan Atlantique. En ce début de course, les prévisions sont plutôt favorables à l’équipage qui pourra naviguer au portant poussé par un vent de sud ouest prévu à 20 noeuds.

Passage à la bouée Percé
Avant de rejoindre le grand large, les trimarans de la catégorie Ultime devront contourner la bouée à Percé, ville du Québec située à la pointe de la péninsule gaspésienne en face du célèbre rocher du même nom. Ainsi, les spectateurs pourront admirer une dernière fois la beauté des deux plus grands voiliers de la course avant de faire cap vers Saint-Malo.
Les multicoques auront deux exigences supplémentaires à remplir avant de rejoindre la ville de Saint-Malo, celle de contourner l’archipel des Îles de la Madeleine par le sud et de laisser le Phare du Fastnet à tribord (sauf avis contraire dû à une mauvaise météo).

Effectuer la traversée en moins de 7 jours
C’est lors de la 4e édition de 1996 que Loïck Peyron est entré dans l’histoire à bord de Fujicolor II, trimaran Orma de 60 pieds, lorsqu’il retranche d’une heure au temps de Serge Madec et décroche le record du parcours qui demeure le temps à battre depuis 20 ans. Il faudra la jouer tactique pour déjouer les pièges du Saint-Laurent et remonter le golfe le plus rapidement possible. Pour relever le défi, Yann Guichard mènera une équipe de treize navigants dont une grande partie était présente lors de la tentative de record du Trophée Jules Verne l’hiver dernier, à l’image de Dona Bertarelli qui avait décroché le titre de navigatrice la plus rapide autour du monde.

Réactions de Yann Guichard, skipper de Spindrift 2, sur le ponton avant le départ du port de Québec :
“Nous sommes vraiment ravis d’être à Québec et de partir pour cette transat où les conditions s’annoncent bonnes. C’est une course mythique qui traverse le Saint-Laurent avec à la clé un record à battre, celui de Loïck Peyron qui a placé la barre très haute avec une traversée en 7 jours. Les prévisions météo nous sont plutôt favorables avec un départ au vent portant qui va nous permettre de sortir rapidement du Saint-Laurent pour espérer rejoindre Saint-Malo après 6 ou 7 jours. Il s’agit de la première et unique course que nous allons faire avant le prochain tour du monde, la transat va donc représenter une belle opportunité pour s’entraîner au vue d’une prochaine tentative de record du Trophée Jules Verne.”

Réactions de Dona Bertarelli, barreur-régleur à bord de Spindrift 2 :
“C’est assez émouvant d’être de retour à bord de Spindrift 2 après le tour du monde de l’hiver dernier. La Transat Québec Saint-Malo est une course mythique, il y a peu de course de ce genre dans le monde et les québécois nous ont accueillis de manière très chaleureuse. Nous allons profiter de conditions avantageuses pour le départ avec un vent de sud ouest permettant à Spindrift 2 de naviguer au portant tout au long du fleuve Saint-Laurent, des conditions idéales pour ce multicoque. Les records de Loïc Peyron sont difficiles à battre, nous avons pu le constater lors du précédent Trophée Jules Verne, nous allons naviguer aussi bien que possible et prendre chaque jour comme il vient, une course est une course et rien n’est gagné d’avance !”

Composition de l’équipage Spindrift racing pour la Transat Québec Saint-Malo
Yann GUICHARD
Dona BERTARELLI
Duncan SPÄTH
Erwan ISRAEL
Erwan LE ROUX
Xavier REVIL
Jacques GUICHARD
Antoine CARRAZ
Simone GAETA
François MORVAN
Thierry DUPREY DU VORSENT
Jack BOUTTELL
Sam GOODCHILD
Chris SCHMID (médiaman)

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