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Campagne de France sur la Normandy Channel Race

Halvard Mabire et Miranda Merron prendront dimanche 11 septembre prochain le départ de la 7ème édition de la Normandy Channel Race à Caen. La grande course classique Normande réservée aux monocoques de la Class40 et qui investit depuis 2010 tous les recoins de la Manche et de la mer d’Irlande, au départ et à l’arrivée des rivages du Calvados, est pour le duo de skippers de Campagne de France un événement incontournable.

Halvard signera d’ailleurs sa 6ème participation à une épreuve en plein développement et qui a séduit cette année pas moins de 30 concurrents. Le tout nouveau Class40 aux couleurs de la marque des producteurs des Maitres Laitiers du Cotentin va subir son véritable baptême du feu face aux meilleurs duos de la classe, opposé aux unités les plus modernes et les plus abouties du moment. Satisfaits de leur préparation et de la mise au point du bateau au terme de, déjà, plus de 1 500 milles de navigation en course et en entraînements, Halvard et Miranda jouent cependant la carte de la modestie et restent discrets quant à leurs objectifs face à la bonne quinzaine de protagonistes capables de l’emporter.

« Nous nous sommes donnés les moyens tout l’été de nous présenter au meilleur de notre forme à Caen pour cette Normandy Channel Race » explique Halvard. « Les trois épreuves anglaises auxquelles nous avons participé en Manche nous ont permis de nous approprier totalement le bateau. Tous les petits réglages ont été effectués et notre ressenti, au terme de plus de 1 500 milles de navigation souvent au contact et en compétition, est excellent. Reste à nous confronter à la crème de la concurrence en Class40, donc à la réalité du niveau de cette Classe très pointue. A la veille du départ du 11 septembre prochain, nous nous positionnons face à des unités parfaitement rodées et totalement au point sans véritables références. Cette Normandy Channel Race va clairement nous dire ce que vaut le bateau … et l’équipage. »
Campagne de France dispose en Halvard et Miranda du duo de skippers qui se connait incontestablement le mieux. « Peu d’équipages n’ont autant navigué ensemble que nous » souligne Halvard, « avec plus de 50 000 milles au compteur sur tous les océans du monde. »

Le Class40 Campagne de France imaginé, conçu et en grande partie construit par Halvard et Miranda, va retrouver dès demain mercredi son chantier de naissance à Caen pour un bref « check up ». « Nous ne rejoindrons le bassin Saint Pierre et l’ensemble de la flotte à Caen qu’au tout dernier moment, mercredi 7 aout Septembre prochain. »

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Douarnenez Horta, l’expérience paie

Douarnenez Horta Solo 2016 - Départ Douarnenez 27/08

La dernière épreuve du championnat de France de Course au Large est assez sélective avec des conditions de vents musclées. Il faut de l’endurance et de l’expérience et il n’est pas étonnant de retrouver en tête de la flotte les plus expérimentés qui sont en approche de la première marque du parcours au large du Portugal.

Cette nuit a été violente. Les huit premiers se tiennent en quelques milles et échangent la première place. Les suivants sont relayés à 20 miles. Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM) reconnaissait ainsi qu’il avait été au-delà de ses capacités et que la correction aurait pu être plus sévère. Il s’en tire avec une grosse fatigue et la perte d’un sac de nourriture dans un départ au lof : un moindre mal. D’autres ont préféré d’emblée lever le pied et ne pas risquer de casser du matériel et d’être handicapé jusqu’à l’arrivée à Horta. C’est l’attitude qu’ont adoptée Sophie Faguet (Région Normandie) et Damien Cloarec (Saferail) qui sont restés en contact VHF tout le temps qu’a duré le vent fort. Au final, ils ne pointent qu’à cinq milles de Pierre Quiroga… et la route est encore longue.

Cap au sud encore et toujours
Pendant que Gaston continue de faire la loi dans l’ouest des Açores, la flotte attendra donc un peu avant de mettre cap sur l’archipel portugais. Il faudra auparavant aller chercher une nouvelle porte dans l’ouest du cap Saint-Vincent, à la pointe sud-ouest du Portugal. De là, les solitaires devraient pouvoir enfin rejoindre Horta sans risquer de tomber dans les filets de la dépression tropicale. Au final, la route est plus longue, mais le différentiel de temps ne devrait pas être énorme, compte tenu du long bord de portant dans les alizés portugais.

Les Açores se méritent.
Elles se méritent plus encore pour Justine Mettraux (TeamWork) qui a pris la décision de rallier Horta en convoyage, accompagnée de son préparateur Guillaume Farsy. Objectif : prendre le départ de l’étape retour, être classée au final et continuer d’engranger de l’expérience. Un bel exemple de ténacité qui mérite d’être salué… Chapeau bas.

Ils ont dit :
Sophie Faguet (Région Normandie) : « Une nouvelle journée démarre. Avec Damien Cloarec, nous avons préféré ralentir le rythme une partie de la nuit pour éviter toute casse irréparable. Ainsi nous restons à portée VHF pour pouvoir échanger sur les changements de parcours et nous nous retrouvons tous les deux détachés de la flotte. Nous faisons route vers la porte 1 qui se situe dans l’ouest du cabo Mondego. Maintenant que le vent ne souffle plus qu’à 20 nœuds et moins, nous devrions arriver à cette porte d’ici 10-11 heures et toujours en surfant ! Tout va bien à bord. »

Nicolas Lunven (Generali) : « Tout va bien à bord. La nuit dernière a été sportive avec jusqu’à 35 nœuds de vent sous spi. Je choisis la sagesse en passant petit spi. Toute la nuit accroché à la barre, nuit noire complète sans voir les vagues, le speedo qui flirte avec les 20 nœuds… Parfois mieux vaut ne pas trop y réfléchir…
Le vent s’est bien calmé aujourd’hui, la mer aussi. Le paquet de tête navigue groupé. Tellement groupé que je pourrais presque vous dire ce que mange Charlie ! Ou la couleur de ses chaussettes. En route maintenant vers le prochain way-point. »

Classement à 17h (TU+2)
1 Nicolas Lunven (Generali) à 0 milles
2 Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) à 1 mille
3 Yoann Richomme (Skipper Macif 2014)

 

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SMA remis à l’eau

Image bank IMOCA SMA, skipper Paul Meilhat, low wind weather conditions, in Les Sables d'Olonne, West France, June 17th, 2016 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / SMA

Ce vendredi 26 août, SMA a été remis à l’eau après un minutieux travail de vérification. Après avoir retrouvé sa quille, hier, le 60 pieds Imoca de Paul Meilhat a retrouvé les eaux de Port-la-forêt ce vendredi matin avant d’être remâté dans l’après-midi. Première navigation dès lundi pour le tout jeune papa et le bateau, fins prêts pour prendre le départ du Vendée Globe, le 6 novembre prochain.
Pour ces prototypes de l’extrême, une mise à l’eau est toujours un indicateur positif, et le retour à l’eau de SMA, désormais paré pour affronter les mers du globe, met un terme joyeux à huit mois de travail acharné.

Evaluer, expertiser, peaufiner, décorer

Le chantier estival qui vient de s’achever avait pour objectifs essentiels une vérification millimétrée de chaque élément et l’achèvement de ce qui n’avait pu être fait lors du chantier d’hiver, au cours duquel SMA avait été soigné des dommages subis lors de ses 20 jours d’odyssée entre les Açores et l’Irlande en décembre dernier.

Avant d’affronter les deux transats du printemps, The Transat bakerly et New York – Vendée (les Sables d’Olonne), les équipes de Mer Agitée et du team technique de SMA avaient stratifié, changé les gréements dormants et courants, le câblage et l’électronique, mais aussi les safrans et les outriggers.

Restait donc à effectuer ce qu’il convient d’appeler « un chantier Vendée Globe, résume Paul Meilhat. Tout a été démonté, révisé, la quille a été expertisée, on a travaillé sur les paliers de safrans, les systèmes de prise d’eau ; les gars ont modifié le câblage, peint les dérives, et caréné, ce qui n’avait pu être fait cet hiver, faute de temps ».

Mis en peinture cet été, le jeu de voiles flambant neuf Incidence DFi® est aussi paré de ses couleurs pour le Vendée Globe. Toutes les voiles ont été testées au cours du mois qui a suivi la 4e place de Paul Meilhat sur la transat New York – Vendée (les Sables d’Olonne), à l’exception d’une, qui sera livrée le 4 septembre. Ces voiles seront à nouveau testées lors de sorties spéciales entre les stages du pôle Finistère Course au large, auxquels le skipper SMA prendra part.

Un programme très dense

Les semaines vont s’égrener à grande vitesse jusqu’au 13 octobre, date prévue pour l’arrivée de SMA à Port-Olona, à la veille de l’ouverture du village de départ du Vendée Globe.
• Lundi prochain aura lieu une petite navigation de test. De mardi à jeudi, Paul Meilhat retrouvera les pensionnaires du pôle Finistère pour le premier stage, sur un schéma habituel : navigation à la journée le mardi avec quelques exercices spécifiques, puis 24 heures de mer à partir de mercredi, le retour au port étant prévu jeudi midi. Enfin, un débriefing aura lieu à « Port Laf’ » vendredi 2 septembre au matin.

• La semaine suivante, place à la formation météo au pôle Finistère, avant deux jours de réunion skippers aux Sables d’Olonne.

• Le 14 septembre se tiendra la conférence de presse du Vendée Globe à Paris, une ou deux journées de formation météo étant également prévues la même semaine.

• Du 23 au 25 septembre, SMA courra le Défi Azimut, avec une vingtaine de concurrents du Vendée Globe.

• Un stage de préparation médicale spécifique au Vendée Globe aura ensuite lieu sur trois jours fin septembre. Les marins y apprendront un certain nombre de gestes de premier secours, les bonnes pratiques de traitement de certaines pathologies, la bonne utilisation de la pharmacie mais ils y apprendront également la manière de bien communiquer leurs symptômes à la terre.

• Un dernier stage sur l’eau aura lieu du 4 au 6 octobre en baie de Port-la-Forêt avant de rejoindre les Sables d’Olonne, au plus tard le 14 octobre à midi.

IL A DIT

Paul Meilhat : « Mon état d’esprit est bon ! J’entame la dernière ligne droite fort de tout ce qu’il s’est passé sur l’année écoulée : les deux transats, les stages de l’an dernier, les navigations avec Michel (Desjoyeaux), le travail intense des équipes en chantier. Je ne vais pas aborder les stages à venir dans l’optique de progresser, parce que c’est trop tard, et j’ai déjà appris énormément de choses en un an et demi. Je vais m’appuyer sur ces sorties en mer pour organiser mes pratiques, automatiser les manœuvres et maîtriser ma manière de naviguer dans des fonctionnements relativement simples. Il faut que tout ce que j’ai appris cette année entre dans des cases. En rajouter, ce serait prendre le risque de me brouiller l’esprit, alors que je suis très attaché au fait de naviguer avec fluidité, en étant relâché. Pour nourrir mon imaginaire positif, je garde en mémoire mes deux transats du printemps, que je termine deux fois à la quatrième place, et cette sensation de bien-être qui m’accompagnait lorsque j’étais sur mon bateau. Mais il est difficile de ne pas sentir qu’il se passe quelque chose de différent actuellement, avec une pression nouvelle : il va y avoir énormément de choses à gérer, tout est plus compliqué qu’à l’accoutumée, les attentes autour de moi sont plus fortes, l’avitaillement n’est pas le même, la préparation exige plus de temps… Il faudra que je sache aussi ne pas y perdre trop d’énergie ».

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Trophée Prince de Bretagne

2016_Trophée Multicoques Prince de Bretagne. Saint-Quay Portrieux. Photo : Fanch Galivel

La lutte a fait rage entre les Multi50, vendredi, pour la première journée du Trophée Prince de Bretagne – Sud Goëlo, où un parcours côtier et deux parcours techniques se sont tenus en baie de Saint-Brieuc. Ewan Le Roux a également tenu la cadence en Diam24 tandis que les deux Ultime se sont affrontés durant le premier acte de leur grand Défi.

Les conditions étaient idéales ce vendredi pour l’ouverture de la huitième édition du Trophée Prince de Bretagne Sud Goëlo : 10 à 12 noeuds de vent constants sur l’ensemble de la journée sous un ciel ensoleillé sans l’ombre d’un nuage et, s’ils n’étaient que 6 bateaux sur l’eau, un joli spectacle sur le plan d’eau de Saint-Quay-Portrieux. Trois équipages manquaient en effet à l’appel, le Multi50 Vers un monde sans sida d’Erik Nigon ayant été contraint de déclarer forfait à la suite d’une avarie survenue pendant la Drheam Cup, la semaine passée, et les deux Diam 24 du Yachting Club de Saint-Lunaire s’étant finalement désistés jeudi après-midi. Pas de quoi décourager pour autant les multicoques fidèles au rendez-vous, à l’instar d’Erwan Leroux, seul petit trimaran désormais engagé, qui se confrontera aux Multi50, support qu’il connaît bien. Et le skipper de Cardinal-FenêtréA n’aura pas à rougir puisqu’il sera parvenu à tenir tête à ses concurrents, terminant notamment troisième au scratch du premier parcours technique de l’après-midi. Au classement officiel, carton plein pour Arkema, skippé par LaLou Roucayrol, qui remporte trois courses sur trois en s’adjugeant le côtier de 14 milles du matin, autour des îles, ainsi que les deux « bananes », devant la French Tech Rennes Saint-Malo (Gilles Lamiré) et Olmix (Pierre Antoine). Et ce, malgré un départ volé – mais réparé – lors de la première manche, erreur également commise par l’équipage de Gilles Lamiré, disqualifié pour ne pas avoir repassé la ligne. « À trois bateaux, on s’est un peu poussé sur l’eau, on s’est laissé embarquer, mais les départ anticipés sont des choses qui arrivent, ça montre qu’on est dans les starting-blocks » s’est expliquée Karine Fauconnier, équipière à bord du Multi50 Arkema. « Le départ était un peu chaud, a confirmé le skipper de la French Tech Rennes Saint-Malo, mais on a choisi de ne pas faire demi-tour afin de pouvoir continuer sur notre lancée et travailler nos manoeuvres. Il y aura d’autres manches ! » L’équipage de Pierre Antoine complète quant à lui le podium, ravi de cette belle première journée : « On termine une saison bien chargée, avec The Transat Bakerly et la Transat Québec – Saint-Malo, dans des conditions parfaites ici à Saint-Quay. C’est vraiment sympa ! »

Les Ultime font cavaliers seuls
Du côté des maxi-trimarans, premier jour de régate moins intense mais ô combien tout aussi intéressant. Si la matinée était réservée aux relations publiques pour le Maxi80 Prince de Bretagne, Lionel Lemonchois a ensuite retrouvé son meilleur ennemi de la saison 2016 au cours de l’après-midi. À 14h, le multicoque de 24 mètres et l’Actual d’Yves Le Blévec se sont en effet livrés à une joute nautique, remportée après quelque deux heures de mer par l‘oiseau rouge et gris, malgré la casse de sa dérive après avoir talonné au Grand Léjon. Demain, une session de runs de vitesse s’ajoutera aux parcours techniques et côtiers, tandis que les animations battront leur plein sur l’esplanade.

Classement général (provisoire) du vendredi 26 août

 

Le programme de samedi 27 août

11h-16h : Parcours côtiers, parcours techniques (Quai Gourvelot – Port d’Armor)
16h-17h : Run de vitesse (Quai Gourvelot – Port d’Armor)
À partir de 17h : multicoques à quai (Esplanade du Port d’Armor)
18h-19h : Séance de dédicaces des skippers sur le Village

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17 Figaro à la Douarnenez Horta Solo

C’est la dernière épreuve du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire qui partira ce 27 août à 14h.

Une porte au Portugal
Sur les pontons de Tréboul, les coureurs sont quasiment tous prêts et focalisent toute leur attention sur les routages météo et les pièges qu’il faudra éviter dans la traversée du golfe de Gascogne puis le long des côtes du Portugal, compte tenu de la porte supplémentaire ajoutée par la direction de course. 40°N 12°W, c’est la position du point le plus occidental de la porte orientée est – ouest à près de 150 milles dans l’ouest du Portugal, à mi-route entre Porto et Lisbonne. Large de deux de milles, elle sera le point ultime de la décision de la direction de course de laisser la flotte filer librement vers Horta ou d’imposer un nouveau way-point si la dépression Gaston menaçait encore d’impacter la flotte. Avertis par un avenant officiel, les coureurs ont été conviés à un briefing d’information pour faire un dernier point sur la situation météorologique et ses conséquences en terme d’organisation et de dispositif de pointage à la porte du Portugal.

Au-delà de cette porte, c’est encore la bouteille à l’encre. La situation météorologique, pour les quelque 800 milles qui resteront à parcourir, reste très dépendante de la trajectoire de la tempête tropicale Gaston. Tous les scénarios sont encore possibles depuis la rencontre d’une zone de vents très forts sur l’archipel des Açores, jusqu’à un comblement rapide de la dépression. A priori, la flotte devrait atteindre la porte portugaise trois à quatre jours après le départ, ce qui donne une marge supplémentaire pour analyser la dangerosité éventuelle du phénomène. Au pire, un classement intermédiaire sera établi à cette porte, ce qui permettra de valider la première course aller, quelques soient les circonstances ultérieures.
Dans les têtes, des sentiments contradictoires se bousculent : d’un côté, les coureurs font confiance au processus de décision de la direction de course qui devrait permettre d’associer sport et sécurité. De l’autre, il est difficile d’empêcher une inquiétude diffuse de sourdre quant il s’agit d’aller se coltiner avec un phénomène brutal dont les trajectoires ne sont pas toujours d’une lisibilité limpide. Vieux routiers du large ou bizuths, au-delà d’une certaine limite, c’est toujours la mer qui corrige les devoirs.

Bouée spectacle
Avant de prendre le large, les concurrents auront à boucler un petit parcours côtier en baie de Douarnenez avec notamment la bouée spectacle « Valdys Resort » mouillée face à la plage des Sables Blancs. Ensuite, il ne leur restera qu’à doubler la tourelle de La Plate dans le raz de Sein avant le grand large. Enfin seuls…

Informations pratiques
Départ de la Douarnenez – Horta Solo à 14h (TU+2)
Les bateaux doivent être en configuration de course avec skipper à bord à partir de 11h30
Départ des bateaux du ponton de Tréboul à partir de 12h15

Ils ont dit
Nicolas Lunven (Generali) : « D’installer cette porte, c’est une décision raisonnable. D’autant plus que ce détour ne devrait pas nous rallonger beaucoup la route en temps. Jusqu’ici les routages sont à peu près clairs jusqu’au large du Portugal. Ensuite, c’est vraiment trop tôt pour savoir ce qu’il sera judicieux de faire. C’est bien, le jeu reste ouvert. »
Pierre Quiroga ( Skipper CEM) : « Pour nous qui sommes des bizuths du large, c’est toujours un peu stressant de voir une dépression comme celle-là sur notre route. Ça ne donne vraiment pas envie de s’y coltiner. Personnellement, mois il y aura de vent, mieux ce sera pour moi. Et puis descendre presque à la latitude de Lisbonne, pour un Méditerranéen comme moi, c’est bien. C’est la garantie d’avoir du soleil ! »

Le plateau
Pour la moitié des coureurs, ce sera une première. Ils vont découvrir les pièges de la navigation à l’abord de l’archipel des Açores, la spécificité de ce parcours aux conditions souvent changeantes. Savoir bien négocier les transitions sur une étape au large sera une des clés du succès. Parmi ces néophytes ont trouve l’actuel leader du classement général des bizuths, Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM), Sophie Faguet (Région Normandie) ou Théo Moussion (#theoenfigaro) pour qui ce sera aussi la découverte du grand large en course en solitaire. Pour tous ces navigateurs, il va falloir découvrir un autre rythme de course, essayer de planifier une stratégie sur quelques jours, savoir doser ses options entre audace et sagesse. La récompense, ce sera l’arrivée sur les Açores, la découverte des îles volcaniques, d’une faune foisonnante avant l’accueil exceptionnel des gens de Horta.

Ceux pour qui les Açores seront une première :
Aymeric Decroocq (Bretagne Crédit Mutuel Espoir) – Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie) – Sophie Faguet (Région Normandie) – Arnaud Godart-Philippe (Faun Environnement) – Martin Le Pape (Bellocq Paysages) – Nicolas Lunven (Generali) – Théo Moussion (#THEOENFIGARO) – Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM)

Les récidivistes : en Figaro ou en Mini
Ils ont déjà pu apprécier l’escale açorienne, les levers de soleil sur le Pico, plus haut sommet du Portugal, les incursions chez Peter Café Sport. Ils connaissent les pièges de l’atterrage sur l’archipel quand il faut garder toute sa lucidité pour éviter les dévents des îles. Certains ont découvert le parcours sur Les Sables – Les Açores – Les Sables en Mini 6,50. C’est le cas de Damien Cloarec (Saferail), Tanguy Le Turquais (Lizmer Capitole Finance) ou bien encore Justine Mettraux (Network). D’autres ont pu participer à la première édition de la course la Lorient Horta Solo, tels Anthony Marchand (Ovimpex Secours Populaire), Gildas Morvan (Cercle Vert), Yoann Richomme (Skipper MACIF 2014) ou Sébastien Simon (Bretagne Crédit Mutuel Performance). Enfin, ils sont deux à avoir découvert le parcours en Mini, puis confirmé sur le circuit Figaro, Charlie Dalin (Skipper MACIF 2015) et Xavier Macaire (Chemins d’Océans).

Alexis Loison, actuel 4e du Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire a été contraint de déclarer forfait sur avis médical et Benjamin Augereau qui, lors de son convoyage, est entré en collision avec un bateau de pêche dans le raz de Sein, a endommagé gravement son voilier. Enfin, on notera l’absence du contingent des coureurs britanniques qui s’illustraient dans le circuit depuis quelques années, avant que leur sponsor titre ne décide de mettre la clé sous la porte brutalement, à l’issue de la Solitaire Eric Bompard Le Figaro. Ce sont donc six ou sept coureurs qui auraient pu compléter un plateau déjà bien garni.

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Brad Butterworth s’offre la 12e Palermo-Montecarlo en temps réel avec Rambler88

@ Andrea Carlon

Rambler 88, barré par Brad Butterworth, a coupé, le premier, la ligne d’arrivée de la 12e Palermo-Montecarlo. Ce sloop de 27 mètres, déjà vainqueur des Voiles de Saint Barth en 2015 et 3e de la Rolex Sydney-Hobart la même année, rallonge ainsi son palmarès.
Comme il le pressentait avant le départ et en raison des conditions météorologiques de vent contraire au près serré rencontrées sur le parcours pour la tête de la flotte, le Néo-zélandais, quadruple vainqueur de l’America’s Cup, ‎ne parvient pas à battre le record de vitesse de l’épreuve. Il avait été établi l’an dernier par le maxi de 100 pieds Esimit Europa 2 en 47 heures, 46 minutes et 48 secondes.‎

Organisée par le Circolo della Vela Sicilia, en collaboration avec le Yacht Club de Monaco et le Yacht Cub Costa Smeralda, cette course de 500 milles nautiques qui réunissait 57 bateaux représentant 11 nationalités, dont six maxi-yachts, est également la quatrième et dernière étape du Mediterranean Maxi Offshore Challenge 2016 de l’International Maxi Association (IMA).

Après un beau départ groupé, donné dimanche dans le Golfe de Mondello, avec une petite brise de 7 à 8 nœuds de vent, les concurrents ont ensuite rencontré des conditions musclées, à l’approche de Porto Cervo avec 25 noeuds établis. Des conditions météorologiques qui ont contraint sept équipages à l’abandon, à l’instar de Ville de Genève, alors troisième ou Extra 1 à Massimo Barranco, vainqueur de l’épreuve en 2015.

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JO: Bernaz et Lobert, si près, si loin

2016 Rio Olympic Games. ©Sailing Energy / World Sailing

Pour ses troisièmes jeux Olympiques après Pékin en 2008 (8e) et Londres en 2012 (10e), Jean-Baptiste Bernaz, après un titre de vice-champion du monde de Laser début juin au Mexique, nourrissait de sérieux espoirs à Rio. Et jusqu’au bout, il a été en mesure de croire à une place sur le podium. Même si avant la medal race il ne pouvait plus espérer que la 3e place, le Varois s’est battu jusqu’au bout terminant à la 2e place de ce dernier acte remporté pour l’honneur par le Brésilien Robert Scheidt qui n’est pas non plus monté sur le podium lui qui visait une 6e médaille olympique.

Tout au long de la semaine, le licencié du Club nautique de Sainte-Maxime a été aux avant-postes et sans quelques “fautes directes” notamment dans la 4e manche qui lui coûte 15 points au général, il serait rentré du Brésil avec une breloque autour du cou. Mais le titre est revenu à l’Australien Tom Burton. Le champion du monde, le Britannique Nick Thompson, longtemps en tête au classement, a fini de son côté juste derrière Bernaz.
Le job a été fait, mais aujourd’hui cela ne dépendait pas que de moi, donc à partir de là, j’étais obligé de faire le mieux possible et espérer que le Néo-Zélandais (Sam Meech, finalement médaille de bronze) se plante un peu, mais il a été bon aujourd’hui“, a expliqué le Varois. “C’est une grosse déception c’est sûr, c’était certainement mes derniers bords en Laser. C’était un bel endroit, on l’avait bien préparé, j’ai accumulé des heures, autant ici qu’à la maison, j’avais beaucoup d’espérance, j’arrivais avec un titre de vice-champion du monde, mais c’est le Laser, on était tous très proches et on savait bien qu’il allait y avoir huit personnes qui espéraient la même chose“, a encore dit le Varois.
Jonathan Lobert, qui avait décroché il y a 4 ans l’unique médaille française (le bronze) sur le site de Weymouth, aux JO de Londres, a navigué trop loin de la tête durant la majorité des courses pour espérer mieux et ne s’est même pas qualifié pour la médaille race. Après une victoire dans la 3e course, qui lui offrait une 5e place au classement provisoire, il voulait pourtant y croire: “C’est une bonne première manche que je gagne, je pense qu’aujourd’hui ma vitesse allait bien. Après, on sait qu’ici c’est un plan d’eau où il peut se passer des choses étranges, donc il faut que je sois plus vigilant“. Il faut croire qu’il ne l’a pas été assez, car il n’a pas fait mieux qu’une 11e place lors des six dernières régates. Heureusement, le bilan français était déjà meilleur qu’aux Jeux de Londres, avec l’or de Charline Picon et le bronze de Pierre Le Coq en planche à voile RS:X, complété jeudi lors de l’ultime journée par le bronze de Camille Lecointre et Hélène Defrance en 470.

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JO : Besson/Riou, une fin d’aventure douloureuse

RIO DE JANEIRO – A Rio les jeux Olympiques de Billy Besson et Marie Riou, favoris pour le titre avant le coup d’envoi des Jeux olympiques, ont connu un épilogue en dos mineur. Trop diminué par une hernie discale, Besson n’a pu atteindre l’objectif fixé il y a 4 ans. Une fin d’aventure douloureuse, probablement synonyme de divorce sportif pour l’unique équipage mixte des séries olympiques.

Le sentiment, c’est déjà d’être allé au bout de cette épreuve, on a tout donné“. Marie Riou, encore marquée par l’effort mais impassible, comme à son habitude, en a fini en ce mardi après-midi avec les Jeux de Rio et probablement avec l’aventure olympique. A 34 ans, elle a participé à ses deuxièmes Jeux après ceux de Londres qu’elle avait disputés en match-race, avec une 6e place à la clef, avec Claire Leroy et Elodie Bertrand.
Billy Besson qui a encore pris sur lui pour venir faire le métier, à la rencontre des caméras et des micros, est lui au bord des larmes. La douleur, sans doute, à cause de cette hernie discale qui lui lance “comme des coups de couteau dans le dos” depuis qu’il s’est blessé à moins se trois semaines des Jeux, lors d’un ultime entraînement à Quiberon et qui l’empêche de marcher. Mais aussi le trop plein d’émotion, d’arriver au bout d’une aventure de 4 ans avec Marie Riou, et de tout ce qui l’attend, d’abord un rapatriement vers Paris, direction l’hôpital de la Salpétrière et puis la naissance d’un enfant “dans quelques jours”.
Ca va être difficile pour lui dans les prochains jours, explique leur coach Franck Citeau. Mais il y a aussi un bébé qui arrive et ça, ça va peut-être lui permettre de se reconstruire. Il faut qu’il digère mais Bibi (Billy), il a encore de très belles années devant lui“.
Imaginait-il d’autres Jeux ? “En effet, en effet“, rétorque Besson, qui ne veut pas en dire plus sur ce que représentaient ces Jeux dans son imaginaire. Des années de travail, des centaines de jours loin de la maison. A partager les bonheurs, les doutes, les galères mais surtout ces quatre titres de champions du monde consécutifs, qui faisaient du binôme le grandissime favori en Nacra avant les Jeux. Non seulement Besson impressionne depuis 4 ans mais il avait retrouvé le multicoque, un univers dans lequel il baigne depuis son plus jeune âge.
Et puis “la sortie de piste, qui peut arriver à tout le monde“, raconte Franck Citeau. Lors du stage final à Quiberon, lors d’un entraînement comme tant d’autres, le catamaran, enfourne et Besson morfle. Verdict: une hernie discale que le staff de l’équipe de France cherche d’abord à minimiser en expliquant qu’il ne s’agit que d’un problème musculaire.
A quelques jours des premières courses de Nacra à Rio, le directeur de l’équipe de France, Guillaume Chiellino veut éteindre l’incendie qui s’est allumé. Il n’y a aura pas de forfait de Billy, assure-t-il. “Il participera même s’il n’est pas à 100%“. Même si leur supériorité est insolente depuis des années, comment Billy et Marie peuvent-ils cependant faire bonne figure, alors que Billy peut à peine marcher et que c’est en chaise roulante que le staff tricolore l’emmène chaque matin sur la Marina de Gloria ?
Pendant que le Tahitien s’allonge sur une couverture, Marie prépare elle le bateau.
Leurs débuts dans la baie de Guanabara confirment les craintes. Les deux premières manches, dans des vents qui n’arrêtent pas de basculer ressemblent à une loterie. Jamais depuis 3 ans qu’ils arpentent le plan d’eau, les voileux français n’ont connu des conditions aussi changeantes et imprévisibles. Rien ne va, Marie Riou tombe même à l’eau en se mettant au trapèze.
Besson/Riou accrochent tant bien que mal une manche de 7 pour débuter puis une manche de 17. En ce 10 août, les conditions sont si incertaines que la 3e course programmée est reportée au lendemain.
Pour le dos de Billy, la 2e journée sera très pénible avec deux manches de 15, une de 13 et la meilleure à la 8e place. Devant, les Australiens Jason Waterhouse et Lisa Darmanin ont pris les commmandes et ne les lâcheront que sur la fin, laissant l’or au vétéran argentin Santiago Lange, 54 ans, revenu d’un cancer des poumons et à sa jeune partenaire (29 ans) Cecilia Carranza Saroli.
Billy c’est une bête“, souligne alors admiratif Waterhouse, qui décrochera finalement l’argent. “Le voir arriver sur une chaise roulante, ça impressionne mais on savait, en le connaissant qu’il en faudrait beaucoup pour qu’il abandonne“.
Et Besson donne toute la mesure de son talent et de son courage au 3e jour lorsque le duo français, contre toute attente claque d’abord une 2e place puis deux victoires. Mais la dernière journée de navigation, déterminant le classement avant la medal race se passe moins bien, avec des places de 3, 11 et 7.
La medal race est certes encore ouverte mais le défi est quasi impossible. Le Tahitien et la Bretonne, 7e à 18 points des leaders argentins Santiago Lange et Cecilia Carranza Saroli, peuvent encore mathématiquement viser l’or. Mais une 5e place dans la medal race sonne le glas de leurs espoirs, ils finissent les Jeux au 6e rang.
Besson a pris aussitôt un avion pour Paris, direction ensuite l’hôpital où le staff avait pris rendez-vous pour lui dès jeudi.
La suite ? A respectivement 35 et 34 ans, Billy Besson et Marie Riou, désignés Marins de l’année en 2015, succédant à Loïck Peyron, vont désormais poursuivre leur route chacun de leur côté. “Marie, il y a d’autres aventures qui l’attendent, aussi bien en voile qu’au niveau familial“, a ajouté Franck Citeau. Il faut dire que la Brestoise, avant de se lancer dans cette campagne de Nacra avait un temps pensé à la course au large.
Besson, qui a déjà goûté aux plus gros multicoques et à la course au large, va lui poursuivre soit sur la Coupe de l’America, soit dans l’olympisme. Avant cela, il doit d’abord se soigner et oublier Rio.

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Le bronze pour Camille Lecointre et Hélène Defrance

Championnes du Monde en titre, elles visaient le podium. Mais avec les médaillées Olympiques de Londres 2012 contre elles, le chemin n’était pas simple. Camille Lecointre et Hélène Defrance ont su se préparer, s’engager, se remettre en cause, gagner les places et les titres pour être au top de leur forme le jour J. Elles viennent de remporter le bronze à Rio et apportent à la France sa troisième médaille en voile, après Charline Picon (Or en planche à voile RS-X) et Pierre Le Coq (Bronze en planche à voile RS-X).

Les françaises remportent le Bronze derrière les britanniques, médaillées d’argent à Londres en 2012 et les néo-zélandaises, Championnes Olympiques 2012. Cette Medal Race s’est jouée dans les dernières secondes… Il fallait du mental mais aussi des éléments naturels favorables et les deux françaises ont pu réunir tout ce qu’il fallait pour gagner cette médaille de bronze. Cette médaille c’est une récompense pour un duo, un entraîneur, une famille, une fédération, une ligue, un pôle, que de monde autour de ce duo !

Camille Lecointre, interview :
Couper la ligne ? “Quand on coupe la ligne, on sent un moment de flottement. Ca se joue à un point. On fait nos calculs et nous ne nous sommes pas trompées. On attendait, Gildas (leur entraîneur ndlr) nous disait Si, si, si… C’est un truc de fou ! C’est fou de se dire que ça se joue à rien !!!! Je comprends maintenant ce que c’est que de se dire “Saisir sa chance”.

Londres en 2012, c’était une 4è place… Avais-tu cette image en tête ? ” J’avais l’image dans un coin de ma tête. A Londres, avec Mathilde, nous avions manqué de réussite. Alors avant de prendre le départ, j’ai dit à Hélène “Je ne peux pas imaginer revenir sans médaille. Et pourtant, le temps passait durant cette manche… Je suis tellement contente !!! Ca se joue à tellement rien, les gens n’imaginent pas ! C’est un sport de pleine nature, c’est vraiment particulier, on ne maîtrise pas tout. Si nous n’avions pas eu cette risée, ça ne serait pas passé.”

Troisième médaille de la voile française à Rio, tu réalises votre performance ? “Nous sommes contentes des résultats d’ensemble de l’équipe de France. Nous n’avons pas fait un fiasco comme à Londres. Je sentais bien notre équipe, avec une belle préparation Olympique, une bonne ambiance entre nous tous, coureurs, entraîneurs et encadrement. Je suis tellement contente que la voile française ait ramené 3 médailles !”

Hélène Defrance, interview :
Première Olympiade, première médaille, ça représente quoi ? “C’est un aboutissement. Le podium on le voulait, on le sentait très bien mais ouah, c’est tellement incroyable ! Ce sont des moments sympas, des moments difficiles, des doutes aussi.”
C’est un travail d’équipe ? “Nous sommes contents d’avoir réussi ensemble. Il faut cravacher, bien naviguer, être une équipe forte ! C’est une bonne barreuse, une bonne équipière et un bon coach, c’est un trio indissociable !”

Gildas Philippe, entraîneur et homme clé :
Une médaille, ça fait quoi ? “Finir comme ça, c’est tellement bien. Le parcours qu’elles ont fait depuis un an et demi est vraiment impressionnant. Podium du Championnat du Monde en 2015, vainqueurs en 2016, elles méritaient une médaille à Rio. Et la régate était compliquée aujourd’hui.”

Quel a été ton rôle ? “Il fallait mettre tout cela en musique. Comme dans un couple, il faut prendre un peu de recul, avoir un oeil objectif. Et je leur ai aussi apporté mon expérience (Champion du Monde 1998 en 470, deux Olympiades à son actif, Sidney et Athènes ndlr). Mais ça ne suffit pas, tu ne peux pas gagner si tu n’es pas moteur de ton projet. C’était à elles de prendre leurs propres décisions.”

Michel Kerhoas, Président de la Ligue Bretagne de Voile :
“En Bretagne nous avions de bons espoirs pour 3 médailles. Forcément, nous avons tous vécu une grande déception avec la blessure de Billy Besson qui courait avec Marie Riou en Nacra 17. Pierre Le Coq et Camille Lecointre ont tenu leurs promesses. Ils avaient tous un titre de champion du monde, nous pouvions espérer. Pour la voile française, c’est excellent. Pour la voile en Bretagne, c’est peut-être la première fois que l’on rapporte 2 médailles en voile sur une même olympiade. Je suis heureux !”

Le podium Rio 2016 . Voile 470 Femmes
1. GBR (Médaille d’argent à Londres en 2012)
2. NZL (Médaille d’or à Londres en 2012)
3. FRA (4è à Londres en 2012)

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Lalou Roucayrol remporte la Dhream Cup

C’était la 1ère édition de la Drheam Cup et elle a été plutôt musclée. C’est Lalou Roucayrol sur le Multi 50 Arkema qui a coupé la ligne d’arrivée à Roscoff avec son équipage, Karine Fauconnier, Etienne Carra et Yannick Bestaven. Ils auront bouclé le parcours de 340 milles en 1 jour et 6h12’33” de course, malgré des conditions parfois difficiles grâce à leur persévérance et leur régularité.
Lalou est arrivé avec le soleil, le sourire au lèvres: “Je suis super content! Il y a eu entre 25 et 30 nœuds de vent, donc nous avons décidé d’être prudents afin d’éviter de casser. C’est assez compliqué d’avancer dans ces conditions mais nous avons fait un joli bord sous gennaker depuis Wolfrock, ça compense! Il y avait beaucoup de trafic et nous sommes passés en plus au milieu des poseurs de câbles. C’était un peu nerveux cette nuit, on s’est fait pas mal secoué, le bateau sens dessus dessous. Nous nous connaissons et naviguons ensemble depuis longtemps avec Karine et Etienne, nous venons d’ailleurs de terminer la Québec St-Malo. Yannick vient de nous rejoindre et c’est une belle première pour lui! Je crois que Roscoff nous porte chance. Je compte bien revenir l’année prochaine, c’est vraiment une chouette course.

De nombreux abandons
Concernant le reste de la flotte, de nombreux concurrents ont été contraints à l’abandon à cause des conditions météo ou de casses matérielles, sans aucun incident grave. L’équipage féminin sur l’Ultim Actual est rentré à la Trinité-sur-Mer, après avoir déposé à Brest Sigrid Longeau qui s’est blessée au doigt pendant la nuit. Elle a été prise en charge par la SNSM et se porte bien ce soir. Lionel Lemonchois sur Prince de Bretagne est arrivé prématurément à Roscoff à cause d’une grand voile déchirée. L’équipage de Jacques Pelletier sur Qualiconsult a lui aussi passé une nuit mouvementée. Après avoir démâté, ils ont rapatrié le Milon 41 au Guilvinec pour le sécuriser avant de rentrer à la Trinité-sur-Mer au moteur. Plusieurs équipages ont préféré anticiper la situation météo en Manche, tels que Art Immobilier Construction d’Oliver Leroux ou Papillon Activoile d’André Devaux.

A 19h00, sept bateaux n’ont pas encore passé le way point Drheam Cup, et 19 ont abandonné.
Le prochain bateau prévu à Roscoff est l’IMOCA de Thomas Ruyant, le Souffle du Nord pour le Projet Imagine. Il est attendu vers minuit. L’arrivée de Charlie Capelle sur Acapella Soreal, troisième de la flotte, est prévue vers 10h30 demain matin.
En IRC1 c’est Benjamin Dutreux sur Team Vendée qui est en tête
En IRC2 c’est ExceptionIII sur un X40

Prévisions météo
Pour les prochaines heures, les derniers de la flotte devraient passer le way point Drheam Cup vers minuit avec un vent de sud-sud-est à 20-25 nœuds, qui se renforcera à 35 nœuds. Ils passeront la marque de Wolfrock entre 7h00 et 8h00 demain matin pour repartir dans un vent de travers mollissant à 20 nœuds. Ils devraient arriver en début de nuit vendredi à Roscoff dans un vent à nouveau forcissant. Autant dire que la nuit va être sportive pour les 19 concurrents encore en course.

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