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Vers une photo-finish à l’arrivée entre Alex Thomson et Armel Le Cleac’h 40mn d’écart

Ronan Lucas, le directeur du Team Banque Populaire l’a annoncé « Le vent devrait mollir dans la journée pour Armel et Alex va une nouvelle fois revenir sur nous à environ 30 milles. Armel devrait virer de bord demain en milieu de journée. Il sera au près et gardera cette allure jusqu’à l’arrivée ».
Ce mardi soir minuit, Alex est à 41mn. L’arrivée va être incroyable et la journée de demain, mercredi, s’annonce stressante pour les deux skippers et leurs équipes.
L’avantage est du côté d’Armel que tout les Sablais et les français attendent même si le britannique aura aussi conquis un large public par son tempérament.
Ceux qui, dès le pot au noir, pensaient le match plié et criaient au bon coup marketing d’un retour d’Alex en sont pour leur frais. Ce sera plus serré qu’on ne le pense. Un finish mérité pour cette incroyable édition de tous les records dont les deux premiers méritent tout autant la victoire. On supportera forcément Armel, deux fois 2e du Vendée Globe et qui mérite largement de gagner tant il a dominé de bout en bout ce Vendée.

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Un australien vainqueur du Vendée Globe virtuel

Si Armel le Cleac’h et Alex Thomson sont attendus aux Sables jeudi prochain, les leaders de la course virtuelle arrivent aujourd’hui. Et c’est un australien qui devrait l’emporter sous le pseudo Mangina-PYR devant un néo-zélandais NZ-Eligo « IST » et un français Didflam, soit 48h avant la course réelle.

Le néo-zélandais NZEligo a répondu hier soir à quelques questions sur sa course et sa très belle prestation : « C’est mon troisième Vendée Globe Virtuel. Ce jeu me permettait de suivre plus intensément la véritable course. J’ai hésité un peu avant de m’engager dans cette nouvelle édition mais maintenant je ne le regrette vraiment pas. Je ne suis pas un grand stratège, ni un foudre de guerre. J’ai juste calé ma route en fonction de mon instinct. Ne pas trop aller vers la côte africaine lors de la descente, bien rester le long de la limite des glaces car la route est plus courte, bien contourner Sainte Hélène à la descente et à la remontée, bref établir une route relativement sage était mon credo. Je suis très heureux d’être troisième pour l’instant et je ne m’attendais pas du tout à ça en débutant le Vendée Globe Virtuel. C’est une belle surprise en tout cas. ». Didier Flament, chercheur en microbiologie marine installé à Brest a réalisé une très belle course et terminera ce Vendée Globe en troisième position en un peu plus de 72 jours.

Mais derrière ce trio, d’autres marins représentants d’autres pays se battent pour le meilleur classement dans le Top 10 du Vendée Globe Virtuel. En quatrième position, le suisse Liryc82 pointe à 27,67 milles. Le français Reric01, l’allemand Raumzeit, les français Gicajuvi et Fred_75 sont respectivement 7ème, 8ème et 9ème et enfin à la 10ème place, un autre allemand, salaosan vient compléter ce classement. Si les trois premiers se tiennent en moins de 3 milles, les 7 suivants navigeuent entre 28 et 38 milles de la tête de la course.

La course virtuelle aura été intense pour tous les marins. Notre bateau Magcourseaularge est 11453e après un pot au noir qui nous aura été fatale pendant 48h alors que nous étions 2000e après une option ouest le long des côte brésiliennes.

Le niveau de celle édition virtuelle du Vendée Globe aura été plus élevée que lors de la dernière édition (nous avions fini 496e). Elle aura été marquée par une descente jusqu’au Cap de Bonne Espérance assez simple dont les leaders ont pu s’échapper facilement avant de se faire rattraper après les Kerguelen puis l’Ocean Indien. Au Cap Horn, les cartes ont été rebattues avec des systèmes météos qui ont favorisé le retour par l’arrière jusqu’au pot au noir. Ce dernier aura été un vrai passage à niveau, une punition ou une bénédiction pour certains, permettant de faire ressortir 1000 concurrents en mesure de l’emporter. Mais c’est au large des Açores que tout s’est joué.

Vivement dans 4 ans.
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Virement de bord décisif pour Armel

150416- Entrainement en solo au large Lorient pour le monocoque 60 pieds IMOCA Banque Populaire VIII, Skipper, Armel Le Cléac'h.

Armel Le Cléac’h est arrivé à latitude des Sables d’Olonne ce matin et mène toujours le duel avec 70 milles d’avance sur Alex Thomson. Mais la route directe en direction de la ligne d’arrivée étant barrée par une bulle de vent faible, le skipper du Mono Banque Populaire VIII est contraint de monter très nord, probablement à l’entrée de la Manche, avant de pouvoir plonger sur les Sables d’Olonne dans un vent de nord-est glacial. Séparé de 75 milles ce matin, le gallois Alex Thomson (Hugo Boss) devrait sensiblement suivre la même route qu’Armel. L’arrivée des deux leaders est prévue jeudi 19 janvier entre 13h et 18h.
Si l’on regarde de plus près la cartographie, on s’aperçoit rapidement que le Mono Banque Populaire s’éloigne de la route direct qui le mène aux Sables d’Olonne afin de virer plus nord et retrouver un vent plus soutenu. Alex Thomson, quant à lui, suit la route d’Armel, mais étant positionné 75 milles dans son étrave, il devrait lui aussi franchir la latitude des Sables d’Olonne dans les prochaines heures et sera donc, mathématiquement, plus proche qu’Armel de l’arrivée. L’écart devrait donc sensiblement se réduire durant la journée. Mais en voile, la route la plus directe n’est pas forcément la plus rapide… C’est pourquoi les deux leaders choisissent d’aller virer beaucoup plus au nord des Sables d’Olonne. Et à Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire de préciser : « Le vent devrait mollir dans la journée pour Armel. Alex va une nouvelle fois revenir sur nous à environ 30 milles. Armel devrait virer de bord demain en milieu de journée. Il sera au près et gardera cette
allure jusqu’à l’arrivée ».

Cet ultime virement de bord, après plus de 72 jours de course s’annonce décisif ! Le
skipper de la Banque de la Voile devra rester très vigilant. De son côté,  Alex Thomson tentera tout jusqu’au bout. Pour Alex comme pour Armel, la lutte finale est engagée, elle est intense et ne prendra fin que dans deux jours, quand ce Vendée Globe désignera un seul vainqueur.

CLASSEMENT DE 12h :
1 – Armel Le Cléac’h – BANQUE POPULAIRE à 515 milles de l’arrivée.
2 – Alex Thomson – HUGO BOSS à  72 milles du leader
3 – Jérémie Beyou – MAITRE COQ à  843 milles du leader
4 – Jean-Pierre Dick – ST MICHEL – VIRBAC à 1 706 milles du leader
5 – Jean Le Cam – FINISTERE MER VENT à 1 827 milles du leader

 

A 600 milles de l’arrivée toujours prévue jeudi, Armel Le Cléac’h fait mieux que résister à la pression constante d’Alex Thomson : encore 75 milles d’avance. Armel est déjà à la latitude des Sables d’Olonne mais les deux meneurs vont devoir aller virer très Nord, probablement jusqu’à l’entrée de la Manche. Alan Roura et Rich Wilson, eux, ont franchi le cap Horn

Les écrans d’Armel Le Cléac’h indiquent ce matin une latitude bénie des circumnavigateurs : 46 degrés Nord. C’est celle des Sables d’Olonne. Autrement dit le leader Banque Populaire VIII est « en face », 600 milles au grand large du phare des Barges, de la bouée Nouch Sud et du chenal tant désiré. Mais on le sait, la route directe n’est pas jouable : pour faire le tour d’une bulle de vents faibles et profiter d’une bascule du vent il faut aller virer très Nord, probablement jusqu’à l’entrée de la Manche, avant de pouvoir plonger sur les Sables d’Olonne dans un vent de Nord-Est qui s’annonce glacial.

La journée de demain mercredi sera donc décisive… et n’oubliez pas votre petite laine jeudi pour aller accueillir les héros : le Nord-Est à cette époque, il pique. Dans quel ordre ? Ce n’est pas fait encore puisque le timing du virement sera décisif et qu’Alex Thomson (Hugo Boss) ne manquera pas de tout tenter, jusqu’au bout.
Certes, chaque mille qui passe joue par définition en faveur d’Armel Le Cléac’h. Il ne reste plus que 2% du parcours à boucler et son avance est maintenant supérieure aux 10% de la distance restant à couvrir – 75 milles d’avance pour 600 milles à faire – ratio bien connu des régatiers et coureurs de la classe Figaro à partir duquel on peut commencer à croire fort en ses chances de victoire.

Colman et Amedeo votent Le Cléac’h

Mais il reste deux nuits en mer, un peu plus de 48 heures de course et tout peut donc encore arriver. Il y aura du trafic, des cargos, des pêcheurs, et on ne sait évidemment pas tout du potentiel réel des bateaux. Au passage, on vous parie qu’on apprendra encore beaucoup d’avaries après l’arrivée, pépins petits ou gros que les leaders auront soigneusement caché ou minimisé. Une drisse ou une écoute qui cède, un mauvais timing de virement et surtout un Alex Thomson qui ne va évidemment rien lâcher, tout est possible. Entre autres quand le vent va mollir, qu’Armel Le Cléac’h devrait être le premier à ralentir et qu’Alex Thomson devrait en profiter pour réduire l’écart. Pour le moment, les deux leaders ont légèrement freiné (journée autour de 480 milles tout de même) mais font jeu égal encore, à 17 nœuds de moyenne ce matin.
Tiens au fait, que pensent les autres concurrents de cet incroyable duel final ? Nous avons joint ce matin Conrad Colman et Fabrice Amedeo et ils sont bien embêtés pour répondre. Tous deux miseraient tout de même un petit billet sur Armel Le Cléac’h. Pour Conrad Colman, « Alex Thomson a le couteau entre les dents et il va tout faire pour essayer de doubler Armel. Mais je crois qu’Armel n’est pas appelé ‘Le Chacal’ pour rien, il a quelques milles d’avance et je crois qu’il ne va pas laisser passer notre ami britannique. »Fabrice Amedeo est du même avis : « c’est difficile à dire. Alex cravache et revient très fort, mais je pense qu’Armel est armé pour défendre sa place. Et c’est un redoutable stratège. Je pense qu’il va avoir chaud jusqu’au bout, que ça va être très serré, mais qu’il va tenir.» Voilà pour les sondages, dont l’actualité récente nous enseigne qu’il faut toujours se méfier. Pour Alex comme pour Armel, la lutte finale est engagée, elle est intense et ne prendra fin que dans deux jours, quand il faudra bien que ce Vendée Globe désigne un seul vainqueur. De quelques milles, ou de quelques longueurs ? Nous verrons bien.

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Une route du retour pavée de bonnes intentions pour IDEC

IDEC Sport progresse à 23 nds vers l’Equateur dans un régime d’Alizés assez légers. Il se site actuellement à 800 milles au large des côtes brésiliennes, en approche de la latitude de Rio de Janeiro. À moins de 5000 milles de la ligne d’arrivée au large d’Ouessant et à 1500 milles de l’équateur, l’équipage semble avoir dépassé et négocié les écueils de l’Atlantique Sud et fait route plein nord. « Vers l’équateur, tranquille à 25-30 nœuds sur une mer plate. À bord, les quarts se succèdent et chacun profite d’un sommeil réparateur et des bienfaits du soleil. On en profite pour se laver, se raser et redevenir des humains à peu près normaux. Du moins, nous l’espérons… Dans quatre jours, nous franchirons l’équateur et l’enchaînement pour l’hémisphère nord nous semble très bon. Pour l’instant, nous naviguons patiemment, tranquilles, sans tirer sur notre fière monture. » raconte Sébastien Audigane dans son carnet de bord à l’entame du 32è jour de mer dans la chasse au Trophée Jules Verne.

L’Atlantique Nord s’annonce assez bien pour IDEC et sans difficultés majeures. Le Pot au noir devrait être assez clément. La route du retour devrait être un peu plus longue que celle de Loick Peyron en passant à l’ouest des Açores pour profiter d’un bon flux qui devrait propulser le trimaran rouge vers Ouessant. Francis Joyon et son équipage avance toujours avec un bon matelas d’avance de 1700 mn avec un bateau qu’ils ont checké en profitant des dernières 24h plus calmes.

« Un peu de strate sur la coque endommagée par l’évasion inopinée, voici quelques jours de l’enrouleur de gennaker » résume Francis, « rien de bien méchant, mais qu’il était important de réparer avant d’attaquer de nouveau de longues cavalcades. Sereins, reposés, motivés comme jamais, les hommes de IDEC SPORT Francis Joyon et son équipage se préparent à un long bord tribord amure, cap au nord, vers l’Equateur et ce pot au Noir annoncé « fidèle à sa réputation de bizarrerie », mais pas au point de freiner durablement l’envolée de IDEC SPORT vers Ouessant.

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Troisième Cap Horn pour Arnaud Boissière

Il passe le Cap Horn pour la 3è fois sur un Vendée Globe. Ce n’est pas rien! Arnaud Boissière a su mener sans encombre jusqu’au point de passage le plus Sud son IMOCA et ce passage du Cap Horn s’est fait dans les conditions que l’on attend d’un Cap Hornier.

30 nœuds de nord-ouest dévalent encore de la cordillère des Andes dans de froides rafales irrégulières. Debout à l’arrière, accroché à la bastaque, le skipper scrute l’horizon. En haut de la houle, il pourrait voir l’univers entier mais le jour peine à se lever. Pourtant, il est bien là. Arnaud distingue le pinceau du phare, sa petite lumière « Un petit scintillement mais un grand cap. Le Cap DUR ! » Après 70 jours de course, où La Mie Câline n’a croisé que des îles sur sa route, voici donc le premier continent. « Oui, là, c’est un continent, une terre, la vie quoi ! C’est un sacré symbole, un lieu pas vraiment neutre. Je suis fier d’y passer sur La Mie Câline pour la troisième fois et pas fâché d’en terminer avec le Sud. Merci le Sud et à dans quatre ans (avant peut-être !). Maintenant, cap sur Les Sables ! »

A l’entame du dernier tiers de ce parcours, petit bilan dressé par Arnaud de son troisième Vendée Globe.

Le bateau : « Il fatigue un peu, comme moi, mais il tient bien la route : je suis admiratif de mon bateau qui en est à son quatrième tour du monde. Je suis de nouveau à 100% de son potentiel même si nous avons connu quelques galères ensemble. Je fais notamment toujours extrêmement attention à mes chariots de grand-voile… »

Le marin : « Moi aussi, je suis à 100%. J’ai une chance incroyable d’être là : je suis douzième et je sais qu’il n’est pas facile d’arriver jusque-là. Je me suis aperçu que j’avais perdu du poids jusqu’à la fin de l’Indien et j’ai l’impression d’avoir repris un peu : j’ai bien mangé mes plats lyophilisés dans les calmes, je me suis fait plaisir. J’ai les jambes flasques par l’absence d’exercice mais dans les semaines qui viennent, le temps passé sur le pont va augmenter et ça ira mieux »

Le rythme : « J’ai souffert de ne pas avoir fait d’IMOCA pendant quatre ans, c’est certain. Le projet monté très tard, le peu de courses d’avant saison ne nous ont pas avantagé. Ca se voit dans la performance pure mais aussi dans tous les petits soucis qui proviennent d’un manque de suivi des dossiers, sur les voiles par exemple. Mais je fais avec ! »

Le classement : « Un bon Vendée Globe est d’abord un Vendée Globe terminé. Avant le départ, je voulais absolument faire dans les dix. On n’en est pas loin. Actuellement, je suis douzième, tout près de Fabrice Amedeo et c’est un privilège d’être là car la route est quand même longue pour venir jusque-là. Certains concurrents m’ont surpris par le rythme qu’ils ont imposé, mais je préfère être là où je suis en bon état plutôt que deux ou trois places plus haut dans le classement avec un bateau à moitié détruit… »

La vie à bord : « Je ne suis pas inquiet pour le mois de course qui reste. J’ai beaucoup de nourriture car je n’ai pas beaucoup tapé dans les stocks en début de course. Au niveau gasoil, avec tout ce qu’a mis Guillaume, j’ai de quoi faire un deuxième Vendée Globe. Et côté gaz, c’est bon. Pas d’inquiétude, je suis autonome ! »

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Fabrice Amedeo passe le Cap Horn : « Un grand moment de ma vie ! »

Fabrice Amedeo partage avec tous les skippers la même envie de boucler ce Vendée Globe mais le passage du Cap Horn reste un moment mythique à vivre pour un marin et il l’a fait à la 11e place sur cette 8e edition du Vendée Globe. Il devance Arnaud Boissière (La Mie Câline), Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson de quelques milles.

Après 70j 13h 38min de solitude, 23j 13h 06min après le premier, Armel Le Cléac’h, le marin de Newrest-Matmut a donc vécu ce grand moment, fruit d’un long travail. Un immense moment de bonheur et une récompense amplement méritée !
« L’impression d’être à ma place… »
« J’ai passé le cap Horn ! » : les premiers mots de Fabrice Amedeo ce lundi n’appellent aucune explication, mais laissent juste s’exprimer une grande joie, mêlée de fierté et d’émotion intense. Ce rocher mythique qui annonce la fin imminente des mers du Sud et le retour en Atlantique, était attendu depuis plusieurs jours par le skipper de Newrest-Matmut. Un baptême qui s’est fait attendre, contrarié un temps par de très grosses conditions météo, infligeant au skipper et à sa monture des rafales à plus de 50 nœuds. C’est finalement la nuit dernière, à 2h40, que le bizuth est devenu cap-hornier : « J’ai vécu un grand moment de ma vie. Hier, j’avais 50 nœuds en approche du Horn, puis le vent a molli, il y avait cette lumière violette sur les montagnes de Patagonie, le Soleil qui se couchait. J’étais environ à 20 milles du rocher et quand j’ai vu ces montagnes, j’ai pris une claque ! C’était la première terre depuis le 7 novembre dernier et mon passage au cap Finisterre. Je n’ai jamais été aussi ému de voir la terre… C’était un grand moment ! Mon passage du cap Horn en lui-même a été magnifique avec cette Lune, le phare, le rocher… J’ai éprouvé une véritable sensation de plénitude et ce sentiment d’être en symbiose avec mon bateau, avec ce que je vivais, l’impression d’être à ma place… ». Un premier passage que Fabrice Amedeo a dédié naturellement à ses trois filles, Joséphine, Louise et Garance, ses partenaires et son équipe technique, Yvon Berrehar et Julien Romagne.

Sortir des 40èmes en fin de semaine
Le cap Horn dans son sillage, le skipper de Newrest-Matmut a donc fait son retour en Atlantique. Et s’il sait la route vers Les Sables d’Olonne encore longue, après plus de 70 jours de mer, il ne boude pas la symbolique : « Les mers du Sud ne sont pas encore derrière moi mais je suis en Atlantique et sur le chemin de la maison. Je vais passer à l’Est de l’île des Etats et également dans l’Est des Malouines avec une dépression sur la route et entre 35 et 40 nœuds de vent. On va se faire secouer mais on va aussi et surtout faire route au Nord. Je prévois une sortie des 40èmes pour la fin de la semaine ». A l’heure où les premiers concurrents en termineront avec leur tour du monde, Fabrice Amedeo ne sera pas loin de fêter les retrouvailles avec les alizés de l’hémisphère Sud, un pas de plus sur le chemin du retour.

Temps de passage de Fabrice Amedeo et Newrest-Matmut au cap Horn :
Lundi 16 janvier 2017, à 2h40 (heure française), en 70 jours 13 heures et 38 minutes, 23 jours 13 heures et 6 minutes après le premier.
11ème au classement de 15 heures le lundi 16 janvier, à 6903.5 nm de l’arrivée

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Record sur 24h pour Alex Thomson

Sailing aerial images of the IMOCA boat Hugo Boss, skipper Alex Thomson (GBR), during training solo for the Vendee Globe 2016, off England, on September 16, 2016 - Photo Cleo Barnham / Hugo Boss / Vendée Globe Images aériennes de Hugo Boss, skipper Alex Thomson (GBR), lors d'une sortie d'entrainement en solo au large de l'Angleterre, le 16 Septembre 2016 - Photo Cleo Barnham / Hugo Boss / Vendée Globe

Alex Thomson est à l’attaque. Il a battu ce matin le record de distance avalée en 24h en solitaire sur monocoque. 536,81 milles (soit 994 km) à la vitesse folle de 22,4 nœuds. Le record de François Gabart établi en 2012 qui était de 534,48 milles est donc tombé. L’écart est maintenant de 78 milles mais Armel Le Cleac’h a du répondant et a lui aussi accélérer pour ne rien lâcher. L’écart de vitesse entre les deux était de 2 nds hier, il est tombé à 0,8 nds cet après-midi. En attendant, dès demain, les vitesses vont ralentir à l’approche d’un anticyclone (zone sans vent), il y aura ensuite un virement de bord crucial très au large de Ouessant puis des derniers milles incertains le long de la côte bretonne…

Il faut se souvenir qu’il y a quatre ans, Armel Le Cléac’h était à la poursuite de François Gabart, et était revenu 88 milles dans son sillage dans le golfe de Gascogne trois jours avant l’arrivée ! Aujourd’hui, le rôle du breton a changé, c’est le moins que l’on puisse dire, lui qui tient les rennes de la course depuis 44 jours.

Tout sourire dans une dernière vidéo envoyée à l’organisation, le Britannique savoure son record de distance. Il a la niaque l’Anglais et veut le dire à tout le monde. Une manière évidente de mettre un peu plus de pression au Français. Sur son monocoque privé de foil tribord, il est évident qu’Alex donne tout en ce moment dans ce vent de sud-est pour 20 nœuds, car la seule chose sûre quant au scénario de fin, c’est que cela se passera bâbord amure. Il va donc falloir ruser, profiter de la moindre opportunité. Sur chacun des deux bateaux de tête, l’heure est plus que jamais à la concentration. Armel Le Cléac’h et Alex Thomson ne répondront sûrement pas aux vacations. Quel final !

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IDEC obligé de temporiser + 1782 mn

Après la folle cavalcade de ces derniers jours, IDEC se retrouve entre deux systèmes et doit temporiser comme prévu avant de pouvoir attraper les Alizés. Un petit moment de répit pour l’équipage et 400 miles concédés sans conséquence puisque l’avance reste de 1800 milles. « Ils vont trop vite ! » A son corps défendant, Marcel van Triest, le routeur Néerlandais du Team IDEC SPORT lâche cette conclusion à l’examen de la situation météo dans laquelle évolue le maxi-trimaran IDEC SPORT, loin dans l’est du cap Frio au Brésil. Entre les séquelles de l’anticyclone Uruguayen négocié hier, et les fronts froids en circulation au large de la baie de Rio, IDEC SPORT se présente aujourd’hui un peu en avance sur le programme de routage, qui ne prévoit l’arrivée sur zone d’alizés de sud-est salvateurs qu’à partir du milieu de la nuit prochaine. Qu’à cela ne tienne, l’équipage du grand trimaran rouge et gris en profite pour préparer au mieux le bateau dans la perspective d’une remontée rapide vers l’équateur, quand les vents de sud-est les propulseront avec un angle favorable à la vitesse cap au nord vers l’hémisphère nord et le pot au noir. Et les esprits de se tourner déjà vers Ouessant, Brest et une arrivée en un temps record.

Est-ce l’impatience d’arriver, ou l’insatiable soif de vitesse, de performance et de record qui anime en ce 31ème jour de course l’équipage du maxi-trimaran IDEC SPORT ? Le Team IDEC SPORT malgré une progression façon « sauts de puce », selon l’expression même de Francis Joyon, a devancé la jonction attendue entre deux systèmes météos appelés, au large du Brésil, à se constituer en alizés du sud-est, la force propulsive attendue pour en terminer rapidement avec cet Atlantique sud de tous les contrastes.

Le grand multicoque effectue depuis 24 heures une remontée scandée par de brutales accélérations, au hasard des petits flux désordonnés qui pavent cette partie de l’océan, et par des arrêts buffets, que les Joyon, Surtel, Audigane, Pella, Gahinet et Stamm mettent immédiatement à profit pour procéder à mille et une interventions que les conditions musclées depuis le passage du cap Horn avaient repoussées.

« Un peu de strate sur la coque endommagée par l’évasion inopinée, voici quelques jours de l’enrouleur de gennaker » résume Francis, « rien de bien méchant, mais qu’il était important de réparer avant d’attaquer de nouveau de longues cavalcades. Entre une route au plus près des côtes argentines, aux allures de près, et un grand virage dans l’est qui nous aurait considérablement rallongé, nous avons opté par une trajectoire médiane » précise Marcel van Triest, « un peu chaotique mais qui nous donne entière satisfaction. »

Sereins, reposés, motivés comme jamais, les hommes de IDEC SPORT guettent avec impatience les signes avant coureurs de l’alizé, « en milieu de nuit prochaine probablement ». Bien décalés dans l’est, pour profiter à plein du meilleur angle propice à la vitesse, Francis Joyon et son équipage se préparent à un long bord tribord amure, cap au nord, vers l’Equateur et ce pot au Noir annoncé « fidèle à sa réputation de bizarrerie », mais pas au point de freiner durablement l’envolée de IDEC SPORT vers Ouessant.

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Alex Thomson a mis le turbo

Alex Thomson est ce matin à 70 milles d’Armel Le Clea’ch. Il devrait continuer de gagner encore des milles aujourd’hui et demain. Cette fin de course est magnifique entre ces deux grands skippers à moins de 1000 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne. A 8h ce matin, Hugo Boss avançait 1 à 2 nds plus vite que Banque Populaire.

Ils ont avancer cette nuit à plus de 20 noeuds, parfois 22 noeuds de moyenne. Et la chasse est très, très rythmée : sur les dernières 24 heures, Armel Le Cléac’h a parcouru 498 milles et Alex Thomson carrément 527 milles ! C’est presque autant que sa fameuse journée « quasi record » à 535 milles du… 19 novembre 2016. En termes d’écart, on est revenu aux mêmes ratios qu’il y a exactement une semaine : 71 milles d’avance pour le skipper de Banque Populaire VIII sur celui de Hugo Boss. “Ce n’est pas beaucoup!'” rigole le troisième, Jérémie Beyou, joint à 4h30 ce matin, “aucun des deux n’a droit à l’erreur et ne doit faire de boulette, d’autant que je reste en embuscade”. Jérémie met toujours son billet sur Armel “c’est un bon copain et mon camarade d’entraînement… mais Alex a beaucoup d’atouts et il est dans la dynamique positive de celui qui reprend des milles.” Les deux meneurs, attendus jeudi en milieu de journée aux Sables d’Olonne, vont devoir tirer un grand bord et probablement aller jusqu’à Ouessant avant de pouvoir virer pour le dernier sprint vers l’arrivée, le long de la Bretagne. Celui-ci se fera probablement bâbord amures. Autrement dit, Alex Thomson pourrait continuer de revenir sur Armel Le Cléac’h au moins jusqu’à Ouessant où le run final pourrait se faire avec un faible handicap pour le Britannique – les dernières simulations donnant une trentaine de milles d’écart seulement à la pointe de Bretagne !

 

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Alex Thomson revient sur Armel Le Cleac’h

Quelle course et quel duel entre Armel le Cleac’h ! A 4 jours de l’arrivée, rien n’est encore joué entre les deux skippers qui se livrent un beau combat. Alex ne lâchera rien et “croise les doigts”. Il s’est reposé hier et compte bien prendre tous les risques dans les prochaines heures pour tenter de voler la victoire à Armel Le Cleac’h.

Le finish de cette 8e edition du Vendée Globe va être magnifique jusqu’à ce jeudi où les deux bateaux devraient arriver aux Sables avec quelques heures d’écarts après plus de 72 jours de mer. Quelles sont les chances d’Alex ? Sur le papier, elles sont plutôt minces et en faveur d’Armel Le Cleac’h. Celui qui n’a jamais caché son ambition de gagner ce Vendée et l’a dit dès le départ, il ne lâchera rien. Le “chacal” est un fin régatier avec de l’expérience et il veut cette victoire tout autant qu’Alex. Depuis le passage du pot au noir, Armel gère son avance sur Alex avec intelligence. Il regarde devant et dans son sillage et se place en conséquence pour fermer toutes les possibilités de retour d’Hugo Boss.
La stratégie est payante et chaque jour qui passe ferme une à une les options pour Alex Thomson. Pour autant, cela n’empêche pas le gallois de revenir à la faveur de conditions météos plus propices et celui-ci se trouve maintenant à 100 milles du sillage de Banque Populaire, en parfaite embuscade pour profiter de la moindre erreur.
Alex peut compter sur les performances de son bateau légèrement plus rapide que celui d’Armel et il est sans doute prêt à tout pour le malmener pour arracher la victoire. Armel lui, sera sans doute plus enclin à ménager sa monture quitte à voir revenir Alex. On peut imaginer la pression qui pèsera sur lui. Une pression qu’il connaît et qu’il a appris à gérer mais qui ne sera pas facile après ce tour du monde.
L’arrivée aux Sables s’annonce compliquée et promet un beau suspens en espérant qu’aucun ofni ne viennent nous voler une course magnifique.

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