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L’exploit d’Alan Roura 12e, a 23 ans il termine le Vendée Globe

Podium with Swiss skipper Bernard Stamm, Eric Bellion (FRA), skipper Comme Un Seul Homme, and Jean Le Cam (FRA), skipper Finistere Mer Vent, during Finish arrival of Alan Roura (SUI), skipper La Fabrique, 12th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 20th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Alan Roura (SUI), skipper La Fabrique, 12ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 20 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Le benjamin de la course âgé de 23 ans dont la barbe lui donnait des airs de vieux loup de mer a bouclé son 1er Vendée Globe. Un bel exploit pour celui qui bricolait encore sur son bateau la veille du départ. C’est le plus jeune participant de ce Vendée Globe et de toute l’histoire de la course a terminer son tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, à bord de son IMOCA de 2000, La Fabrique. Le jeune Suisse de 23 ans a coupé la ligne lundi 20 février à 9h 12min 32sec, bouclant ainsi la boucle en 105 jours, 20 heures, 10 minutes et 32 secondes à la vitesse moyenne de 9,6 noeuds. Soit une moyenne de 11,16 noeuds sur la distance réelle parcourue (28 359 milles). Il termine 31 jours, 6 heures, 34 minutes et 46 secondes après le premier, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII).

Après une enfance bercée au clapotis du Léman puis une adolescence traversée sur l’Atlantique et le Pacifique, Alan s’est très tôt lancé le défi d’accomplir ses rêves de course au large. À 13 ans, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie et s’acheter son premier bateau. À 20 ans, il participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l’Atlantique en solitaire, à bord d’un voilier de 6.50m). L’année suivante, il récidive au chapitre du solo sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Trois chemins riches d’enseignements qui le mèneront au départ du 8ème Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années. Alan Roura, qui fête son prochain anniversaire le 26 février, est le plus jeune participant dans l’histoire du Vendée Globe. Son bateau, Superbigou a été imaginé et construit par son compatriote Bernard Stamm en 1997, lequel a signé deux victoires dans le tour du monde en solitaire avec escales.

Le départ
Après les fortes émotions du départ, Alan Roura est entré dans la compétition au sein de l’arrière-garde de la flotte. Lors de la descente de l’Atlantique, malgré les moments stressants à cause des nombreux cargos, le marin suisse a choisi une option payante à l’ouest des Canaries. Cavalant au portant à une moyenne de 16 nœuds, il s’offre le plaisir de doubler Rich Wilson ( Great American IV), Kojiro Shiraishi ( Spirit of Yukoh ) et Romain Attanasio (Famille Mary – Étamine du Lys) lors du passage du cap Vert. Au passage du Pot au noir La Fabrique subit une avarie de l’antenne Fleet et, durant plusieurs jours, il ne dispose alors plus de tous les fichiers météo. Il doit se rapprocher des côtes brésiliennes, afin de télécharger les indispensables logiciels nécessaires à la réparation du système. Un détour qui lui vaudra une importante perte de terrain sur ses concurrents.

Découverte du grand Sud
Alan Roura découvre les conditions musclées des mers du sud, avec des vents atteignant les 50 nœuds et une houle imposante, lorsqu’il doit faire face à un problème concernant la fixation de son safran tribord. Après une nouvelle séance de réparation, le jeune homme accélère pour revenir dans le peloton. Le 20 décembre, le skipper de La Fabrique en termine avec l’océan Indien et lorsqu’il franchit la longitude du cap Leeuwin à Noël, il entre dans le Pacifique en douzième position. Alors qu’il navigue dans un petit groupe de cinq bateaux, le 2 janvier le marin informe son équipe qu’il a heurté un OFNI et que son safran tribord est cassé. L’incident a provoqué une voie d’eau à l’arrière du bateau qu’il faut colmater avant de changer le safran. Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) s’échappent devant le jeune suisse ralenti par son avarie. Le marin ayant également perdu son rasoir dans la bagarre, on le découvre sur les images avec une barbe qui s’allonge au fil des milles ! Alan double le cap Horn le 16 janvier, après 71 jours de course.

Les dernières épreuves
Après une enfance bercée au clapotis du Léman puis une adolescence traversée sur l’Atlantique et le Pacifique, Alan s’est très tôt lancé le défi d’accomplir ses rêves de course au large. À 13 ans, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie et s’acheter son premier bateau. À 20 ans, il participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l’Atlantique en solitaire, à bord d’un voilier de 6.50m). L’année suivante, il récidive au chapitre du solo sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Trois chemins riches d’enseignements qui le mèneront au départ du 8ème Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années. Alan Roura, qui fête son prochain anniversaire le 26 février, est le plus jeune participant dans l’histoire du Vendée Globe. Son bateau, Superbigou a été imaginé et construit par son compatriote Bernard Stamm en 1997, lequel a signé deux victoires dans le tour du monde en solitaire avec escales.
Après les fortes émotions du départ, Alan Roura est entré dans la compétition au sein de l’arrière-garde de la flotte. Lors de la descente de l’Atlantique, malgré les moments stressants à cause des nombreux cargos, le marin suisse a choisi une option payante à l’ouest des Canaries. Cavalant au portant à une moyenne de 16 nœuds, il s’offre le plaisir de doubler Rich Wilson ( Great American IV), Kojiro Shiraishi ( Spirit of Yukoh ) et Romain Attanasio (Famille Mary – Étamine du Lys) lors du passage du cap Vert. Au passage du Pot au noir La Fabrique subit une avarie de l’antenne Fleet et, durant plusieurs jours, il ne dispose alors plus de tous les fichiers météo. Il doit se rapprocher des côtes brésiliennes, afin de télécharger les indispensables logiciels nécessaires à la réparation du système. Un détour qui lui vaudra une importante perte de terrain sur ses concurrents.

Découverte du grand Sud
Alan Roura découvre les conditions musclées des mers du sud, avec des vents atteignant les 50 nœuds et une houle imposante, lorsqu’il doit faire face à un problème concernant la fixation de son safran tribord. Après une nouvelle séance de réparation, le jeune homme accélère pour revenir dans le peloton. Le 20 décembre, le skipper de La Fabrique en termine avec l’océan Indien et lorsqu’il franchit la longitude du cap Leeuwin à Noël, il entre dans le Pacifique en douzième position. Alors qu’il navigue dans un petit groupe de cinq bateaux, le 2 janvier le marin informe son équipe qu’il a heurté un OFNI et que son safran tribord est cassé. L’incident a provoqué une voie d’eau à l’arrière du bateau qu’il faut colmater avant de changer le safran. Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) s’échappent devant le jeune suisse ralenti par son avarie. Le marin ayant également perdu son rasoir dans la bagarre, on le découvre sur les images avec une barbe qui s’allonge au fil des milles ! Alan double le cap Horn le 16 janvier, après 71 jours de course.

Les dernières épreuves
Le 29 janvier lors d’une manœuvre sur La Fabrique, un winch s’est détaché de sa base, nécessitant encore une grosse session de bricolage. A l’équateur au 3 février, après 89 jours de course, Alan Roura rentre dans l’hémisphère nord pour un finish dans l’Atlantique qui met ses nerfs à rude épreuve, car les prévisions évoluant constamment, les choix de route sont difficiles. Il décide de faire un crochet à l’ouest pour contourner les conditions anticycloniques. Les tous derniers jours, Alan Roura est très ralenti dans une zone de hautes pressions. « Se retrouver bloqué, si proche du but, c’est vraiment atroce. Je n’avance pas, j’ai eu jusqu’à 24 cargos autour de moi dans la nuit, ils passent à 200 mètres de moi, c’est horrible !» se désole Alan, peu avant de terminer la boucle. Le skipper de La Fabrique, qui achève son premier Vendée Globe, est déterminé à revenir en 2020 avec un bateau plus performant et tire sa conclusion de cette expérience « Il y a une part de peur mais au moins j’aurais fait un beau Vendée Globe. Je me serais battu du mieux que je pouvais. Je peux rentrer la tête haute. »

Retour sur son aventure qu’il a livré en conférence de presse.
“Le jour du départ était incroyable. Il a fallut du temps pour comprendre ce qui se passait. Là c’est pareil, je suis encore à l’ouest. Ce matin j’étais encore tout seul et là je suis devant une foule. C’est un jour magnifique car c’est la fin de notre projet, qui a été monté avec de la débrouille. C’est une victoire pour tous les gens qui ont participé à ce projet. C’est une fierté d’avoir passé la ligne d’arrivée avec ce bateau.”

La Fabrique, ex Superbigou
“Pour un premier Vendée Globe, partir avec ce bateau était un choix intelligent car il était fiable, mais aussi stupide car il est dur à naviguer. Il n’est pas simple à manier. C’est comme si je faisais le Paris-Dakar avec une 4L. C’est fiable mais tu te traines.”

“Mon bateau est une légende de la course au large. Il dégage un truc, il est beau. Il est rond. Il est doux. Un bateau ça doit être élégant. Bernard (Stamm) a toujours été mon idole. Je me suis dit que mon Vendée Globe c’était avec ce bateau car il allait m’emmener au bout. Il pourrait aller au musée, mais il a prouvé qu’il n’était pas encore prêt à être rangé.”

Dans la cour des grands
“Le Vendée Globe c’est l’aventure, la casse, les pleurs, les rires. Je revois les vidéos de l’édition 2000 avec Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur, qui m’ont donné envie de faire ça. Avec ce que j’avais pu lire et entendre, je n’ai pas été surpris de ce qui m’arrivait. Mais tant que tu ne l’as pas vécu tu ne peux pas te rendre compte. Douzième c’est incroyable.”

“Pour réussir le Vendée Globe, il faut prendre le départ, terminer, et le gagner. Pour moi tout est gagné.”

Triptyque de Noël
“La rencontre de Noël avec Eric (Bellion) et Enda (O’Coineen) s’est faite un peu par hasard. On s’est dit que ça serait cool de se dire bonjour. On a tous eu nos moments de galère et on s’est retrouvés dans cette zone. On n’est pas partis pour gagner le Vendée Globe mais pour raconter une aventure. On a tous agit en marin sur ce moment. Tout le monde a été assez intelligent pour faire ça. Et résultat, on a eu un Noël avec 3 bateaux qui se rencontrent.”

Avarie de safran
“La veille, je me suis dit, Alan si tu pètes, il ne faut pas que ça soit là… Mon safran était cassé, la mèche était abimée. J’ai mis mon bateau à la cape. Je me suis posé, j’ai réfléchi. J’ai mis le safran à l’eau, je me suis pendu à l’arrière du bateau et j’ai réglé ça en une heure après un effort incroyable. Ça parait simple mais ça ne l’était pas. C’est un moment où tu te dis, je suis un marin.”

Vivre l’aventure
“On a eu un Vendée Globe magique dans l’histoire, avec une performance des leaders, Jean le Cam qui se tire la bourre avec Yann Eliès et nous, notre petit groupe.”

“Ce n’est pas simple tous les jours parce que t’es tout seul. Même en prison tu vois des gens. Là, tu prends 3 mois dans une cellule humide Il faut être cinglé, et à la fois c’est tellement bon. Tous les jours tu te dis que c’est dur, mais aussi que tu ne pourras peut-être par revivre ça. La solitude est dure mais c’est ce qu’on vient chercher.”

“Toutes les journées en course sont belles. On est là pour ça. Tu te dis, mais pourquoi je fais ça? Et quand tu poses le pied à terre tu oublies tout et tu te dis que tout a été magique.”

L’expérience d’une vie
“Le Vendée Globe est une course de marin. Je n’ai pas beaucoup de courses à mon actif mais je suis sur les bateaux depuis l’âge de 2 ans. Pendant tous les moments compliqués, j’avais mes souvenirs de gamin, comment on faisait pour réparer. On ne s’invente pas marin. J’ai ramené le bateau aux Sables en gérant des situations de crise, et c’est ça la course au large.”

“Je ne me suis jamais pris pour un pro de la course au large. Ça n’a jamais été mon métier. C’est une passion, c’est ce qui me fait rêver. Je reviendrai dans de meilleures conditions. Il n’y a pas que le bateau, il y a tout ce qui va autour. Une carrière en voile peut s’arrêter du jour au lendemain. C’est un milieu qui est très dur car ça ne fonctionne qu’avec des sponsors. Je ne suis pas venu pour être le plus jeune mais parce qu’on m’a laissé la chance d’y aller. Ce n‘est pas simple à 23 ans de monter un projet comme ça. Va vendre un projet en disant que tu vas assurer derrière.”

Et maintenant?
“J’ai envie de revenir et je vais me battre pour ça. C’est ce que je sais faire et ce que j’aime faire, trouver des sponsors, un bateau. Mon premier Vendée Globe est fini et il y a une part de tristesse. Je suis content d’avoir terminé et de voir tout le monde mais demain matin, je vais me lever, et je fais quoi? Je veux revenir en 2020 avec un bateau performant. Je veux prendre le temps de m’entrainer. Avec du temps et du budget, il y a moyen de faire quelque chose.”

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Fabrice Amedeo 11e au bout de son Vendée Globe

Ambiance channel during Finish arrival of Fabrice Amedeo (FRA), skipper Newrest Matmut, 11th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 18th, 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Fabrice Amedeo (FRA), skipper Newrest Matmut, 11ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 18 Février 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe

Fabrice Amedeo voulait faire le Vendée Globe mais surtout le finir. Il connaissait les statistiques sur les taux d’abandon à chaque édition. Il a réussi son pari, fait le tour du monde, passé le cap Horn et ramené son bateau jusqu’aux Sables d’Olonne. Une belle aventure avec la remontée du chenal des Sables en apothéose.
Après 103 jours 21 heures et 01 minute de mer, Fabrice Amedeo a bouclé ce samedi 18 février son premier Vendée Globe, en coupant la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne à 10 heures 03 minutes. Une superbe performance pour le skipper de Newrest-Matmut, deuxième bizuth de cette édition, qui met un terme à une aventure « incroyable ».

« C’est un beau Vendée Globe », sourit-il après presque 104 jours de mer, un mois après le vainqueur, Armel Le Cléac’h. « L’aventure était incroyable : j’ai appris des choses pendant toute la course. J’ai connu des hauts et des bas, notamment dans le Sud. Ca a été un bonheur de passer le Cap Horn. Certes, la remontée a été difficile. Là, je me sens porté par le bonheur de l’arrivée. De voir toute cette foule, c’est vraiment beau ! ».

Son état d’esprit au départ
Avant de réaliser son premier tour du monde, il y avait chez le skipper un mélange d’excitation et d’appréhension, lui qui n’a jamais caché son admiration pour ceux qui s’élançaient à ses côtés. Ces marins, il les côtoie depuis plusieurs années déjà, alors qu’il était, il y a deux ans encore, journaliste au Figaro. « Avant, j’étais à votre place » lâche-t-il amusé en conférence de presse aux journalistes venus nombreux couvrir l’événement. Pourtant, Fabrice a franchi les étapes progressivement – Solitaire du Figaro, Transat AG2R, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, New-York/Vendée – avant de se lancer dans ce défi de géant. « Naviguer en bon marin » est un de ses leitmotivs les plus récurrents, sur terre comme en mer. Quelques jours après son départ, il confie : « j’ai passé un deal avec mon bateau. Je lui ai dit : ‘je prends soin de toi, je ne te fais pas mal et tu prends soin de moi’. « Je n’ai jamais pensé à abandonner, malgré les difficultés. Michel Desjoyeaux m’avait dit que le Vendée Globe, c’est une emmerde par jour. Il n’a pas tort ! Tous les jours, j’ai fait des choses qui étaient hors de ma portée. Le plus dur, c’est le mental. Je n’avais pas mesuré à quel point c’est vrai. »

Sa course
Après un début de course maîtrisé lors de la descente de l’Atlantique, Fabrice est ralenti par l’anticyclone de Saint-Hélène avant de batailler lors de son entrée dans l’océan Indien, où il doit faire face à une succession de dépressions. Des conditions rudes, marquées également par une chute brutale des températures, et un bateau à ménager. Après avoir dû composer avec une voile bloquée en haut du mat, sa grand-voile se déchire mi-décembre alors qu’il déboule dans les mers du Sud.
Une nouvelle fois, il parvient à réparer pendant la semaine de Noel, s’offrant le plus beau des cadeaux pour continuer son périple. Deux jours plus tard, changement d’ambiance : le skipper doit sacrifier son gennaker alors qu’il fait face à l’une des plus grosses dépressions depuis le départ. Les mers du sud le poussent en effet dans ses retranchements et l’obligent à une attention de tous les instants. « Je ne les imaginais pas aussi rudes, confie-t-il. Les dépressions y sont beaucoup plus puissantes, l’eau est froide, les nuits sont courtes. On est là où le commun des mortels ne va pas. » Avec patience et abnégation, parfois à plus de 45 nœuds, Fabrice parvient à s’en sortir, lui qui franchi le Cap Horn pour la première fois de son existence le 16 janvier. « C’est un grand moment de ma vie » explique-t-il alors.
Mais la course est loin d’être finie et la remontée de l’Atlantique est longue et éprouvante, d’autant que Fabrice doit rationner sa nourriture. « J’ai été un peu naïf : je suis parti avec beaucoup moins que prévu » explique-t-il fin janvier, à la latitude de Rio de Janeiro. Pourtant, il fait front sur « l’autoroute du nord vers la maison » malgré une météo capricieuse. « Je ne pensais pas que ce serait si dur de remonter les alizés. » Mais Fabrice se dit « renforcé » et « plus fort mentalement » par les péripéties qu’il a déjà traversées. De quoi lui donner le courage et la détermination pour franchir la ligne d’arrivée et mettre un terme à la plus exaltante aventure de son existence. « Je me suis enregistré tout les jours avec un dictaphone. J’ai envie d’en faire un livre, de mettre des mots sur cette aventure incroyable ».

Son quotidien, partager à tout prix
La solitude n’est pas un frein au partage, bien au contraire. Même au milieu des éléments, le skipper de Newrest-Matmut échange sans compter, par écrit, sur les réseaux sociaux ou par vidéos. Ses satisfactions, ses moments de bonheur, ses états d’âmes, ses doutes… Et puis il y a ces bulles de légèreté, ces vidéos envoyées comme des bouteilles à la mer qui donnent aux curieux restés à terre un aperçu de la vie en mer : un rasage au milieu de l’Atlantique, une douche dans les mers du Sud ou une nouvelle coupe de cheveux en longeant les côtes brésiliennes. Le tout avec en fond sa playlist, ces titres qui l’ont accompagnés tout au long de son périple et ont contribué à l’adhésion du public. Il y a l’incontournable Guns’N’Roses ou encore un fameux « You’re My Heart, You’re My Soul » chanté et dansé torse nu avant d’affronter les mers du sud.

Une amitié avec Arnaud Boissière née au fil de l’eau
Dès le premier soir, ils étaient bord à bord. Fabrice Amedeo et Arnaud Boissières ont vécu ce tour du monde le plus souvent côte à côte. Au cap Finisterre, au franchissement de l’équateur et même au passage du Cap Horn (seulement quatre heures séparaient les deux hommes), Newrest-Matmut et La Mie Câline ne se sont pas lâchés. Une proximité qui a créé, au fil des jours, une solide relation d’amitié. « Après le passage de l’équateur, on a commencé à échanger » expliquait Fabrice mi-janvier. « Je dois même avouer que lorsque je n’ai pas mon petit email de Cali (le surnom d’Arnaud Boissières), ça me manque ! ». Arnaud, lui, a qualifié Fabrice « d’ange gardien ». « Nous avons veillé l’un sur l’autre » corrobore le skipper Newrest-Matmut. Arnaud Boissières est arrivé vendredi aux Sables-d’Olonnes, un jour avant que Fabrice ne connaisse la même joie.

Conférence de presse de Fabrice Amedeo (Newrest Matmut).
“En fait, ça fait 15 jours que je m’alimente très peu, mais il y a deux jours, le mental a repris le dessus. Je commençais à avoir des vertiges et à faire des chutes. J’ai même contacté Jean-Yves Chauve, le médecin de la course. J’étais en train de décliner. Le fait d’arriver ici et avec cet accueil incroyable, je me sens en pleine forme. C’est super, je suis sur un nuage. Depuis deux jours j’avais hâte de terminer. C’était long. Notre groupe n’a pas été verni par la météo. Les barrières anticycloniques n’étaient pas très sympas avec nous. Malgré tout je me disais qu’il fallait profiter.”

“Mon objectif premier était personnel. C’est une quête du plus profond de moi même. Je voulais me confronter aux grand marins que j’admire depuis toujours. La descente de l’Atlantique est toujours grisante, mais cette fois je ne me suis pas arrêté au Brésil. Il y avait de la nouveauté et de la difficulté. Après, je suis journaliste et j’ai à cœur de partager ce que je fais. Je suis bien sur l’eau, je voulais partager mon enthousiasme et mon bonheur. Les moments difficiles passent et au final on est heureux. Il m’est arrivé de pleurer et après de crier de joie une fois que j’avais surmonté les épreuves.”
Une vie par jour
“Plusieurs fois j’ai dit que j’avais l’impression de vivre une vie dans une journée. Le Vendée Globe est d’une puissance phénoménale. On s’expose à ce que la nature a de plus sauvage. Ça a été à la hauteur de ce que j’imaginais.”

Regard sur les autres
“J’ai beaucoup d’admiration pour Armel et Alex. J’ai vécu leur aventure en plus calme. Quand on est à terre on prend la mesure de ce qu’ils font, mais quand on est sur l’eau, confrontés aux éléments et à ce qu’il faut faire, là leur performance prend une véritable valeur. J’ai aussi beaucoup de compassion pour ceux de derrière car c’est encore plus long. Mais au moins ils ont la chance de passer plus de temps en mer.”

Avaries
“D’abord j’ai déchiré la grand-voile et après j’ai eu le problème de hook. C’était de ma faute, j’avais plus de 50 nœuds, je voulais naviguer sous J3 seul et donc je voulais descendre ma grand-voile. J’ai passé 2/3h en vent de travers. Tout allait bien. Je suis parti dans la bannette. Et en fait ma voile avait fait une poche, qui a frotté contre la partie antidérapante du cockpit et ça a fait une déchirure de 3 mètres. Déjà, construire un meuble IKEA le dimanche c’est un défi pour moi alors quand mon boat-captain me disait de prendre des outils, il fallait qu’il soit patient. Le dépassement de soit est aussi dans ces galères du quotidien. Et après j’ai eu le souci de monter au mât. Mes drisses se sont emmêlées. Je déteste monter au mât car j’ai le vertige. Elle se sont démêlées mais une semaine plus tard, j’allais être rattrapé par une traine de dépression. Je voulais descendre mon gennaker mais impossible. J’appelle mon équipe et ils m’ont dit que je devais monter. Je n’ai pas réfléchi, j’ai pris le casque, le baudrier, et hop. C’est une de mes grandes victoires.”

Le Horn
“Le cap Horn s’est fait en deux temps. J’ai eu une dépression à 50 nœuds juste avant. J’ai navigué prudemment pour un premier Vendée Globe. Mais à un moment on ne peut plus reculer. J’ai pris mes 55 nœuds et ça a été un déclic. Je suis capable de le faire et le bateau le vit très bien. Du coup c’est positif car j’ai appris. Je me dis que dans 4 ans peut-être que je naviguerai comme au Horn et pas comme dans l’Indien. Le cap Horn c’est le graal. Enfin il était là. J’étais dans la cabine, je suis sorti et là j’ai vu les montagnes de Patagonie. Je n’ai jamais été aussi heureux de voir la terre. Le franchir c’était un objectif personnel. C’était une libération psychologique. Après il y a une transition climatique rapide et donc je laissais le Sud derrière moi. Ça a été un grand moment de ma vie.”
“Le Horn était une libération. J’ai ouvert la cabine et j’ai aéré. Pendant 37 jours, je ne me suis pas occupé de moi. Je ne me suis pas beaucoup lavé les dents, je ne me suis presque pas changé. Le Sud m’a volé une part d’humanité. Thomas Coville m’avait dit qu’il avait un tableau excel pour le Sud, pour éviter le déclin, pour compter combien de fois il mange, combien de fois il se change, etc. Je me suis dit que ce mec était un grand malade. Et finalement j’ai compris ce qu’il avait dit. En gardant un part d’humanité, on peut rester d’avantage dans la performance.”

Une véritable amitié avec Arnaud Boissières
“Avec Arnaud on se connaissait sans se connaître. Je savais qu’il était sympa mais on n’avait pas eu l’occasion de vraiment se rencontrer. Sur l’Atlantique on s’est tiré la bourre et on a échangé quelques mails. Quand on est arrivés dans l’Indien, on a commencé à se soutenir. On échangeait pas mal sur la vie en général. On a refait le monde de manière épistolaire. Au fil de l’eau on est devenus copains. Là il a fini avant moi mais je sais que dans 4 ans je serai devant lui (rires)… Quand on est sur le Vendée on est un peu différents, un peu sensibles. On est devenus importants pour l’un comme pour l’autre.”

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Arnaud Boissière termine 10e de son 3ème Vende Globe

Ambiance celebration channel during Finish arrival of Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 17th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 17 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Arnaud Boissière est rentré dans la légende du Vendée Globe ce vendredi 17 février à 44 ans en franchissant la ligne d’arrivée de son troisième Vendée Globe consécutif, à la 10e place après 102 jours 20 heures 24 minutes et 09 secondes de course. La remontée du chenal a été un grand moment de communion entre le marin et tous ceux qui, à terre, ont suivi son périple avec passion et admiration.
Il faut imaginer l’émotion de ce marin, qui a dédié une grande partie de sa vie au Vendée Globe, accueilli par des milliers de spectateurs après plus de 100 jours de solitude… Arnaud est devenu le deuxième marin à terminer trois fois d’affilée le Vendée Globe, un exploit seulement réalisé par Armel Le Cléac’h avant lui. Et il a terminé les trois fois dans le Top 10 (7e en 2008-2009, 8e en 2012-2013). Seulement quatre autres marins ont bouclé l’épreuve à trois reprises (mais pas d’affilée) : Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam, Dominique Wavre et Mike Golding.
En conférence de presse, Arnaud a fait part de sa satisfaction… et de sa volonté farouche de revenir encore plus fort en 2020 ! « Cette 10e place, je la vois comme une victoire. Cette arrivée est plus belle que pour mes deux autres Vendée Globe. J’étais moins entrainé pour cette édition, c’était peut-être plus dur, mais on l’a fait ! Je reviens à chaque fois sur le Vendée Globe car cette épreuve procure des sensations que je n’avais pas ressenties auparavant. Cette journée de récompense ne doit pas faire oublier les moments difficiles. J’ai pleuré de rage, de désespoir, j’ai tapé sur mon bateau. Mais derrière chaque galère il y a un arc en ciel qui arrive. Rien que pour ça je veux y retourner. »

L’arrivée
« Et un, et deux, et trois Vendée Globe ! » Des milliers de petits drapeaux jaunes s’agitent pour accompagner ce slogan qui sonne comme une évidence entre les quais de Port Olona. La Mie Câline vient de faire son entrée à 10 heures dans ce chenal quitté 102 jours plus tôt, sous un soleil printanier. A l’étrave ou perché sur le balcon avant, Arnaud Boissières lève tantôt les poings, enfile des gants pour allumer de nouveaux feux de bengale et se frotte les yeux. Oui, les quais sont noirs de monde. Les conditions – vacances scolaires et soleil – sont certes idéales mais Cali confirme encore une fois qu’il est bien le chouchou des Sablais. Sur le ponton, Jacques Caraës, le directeur de course, confirme « qu’il n’a jamais vu autant de monde, même pour les premiers ! » Micro à la main, Arnaud rend hommage à ce public qu’il redoutait moins nombreux : « Mon arrivée était incertaine. Ça devait être hier soir, ce matin, encore hier soir, finalement ce matin. Et puis, je fais 7ème à mon premier Vendée, 8ème au deuxième, là dixième, les gens auraient pu se dire « ras le bol ». Franchement, vous me mettez sur le c… » déclarait manifestement ému le skipper sur le podium une fois son IMOCA amarré. Hirsute, toujours en short, bottes et collants polaires, le marin pouvait savourer « cette journée récompense qui ne doit pas faire oublier les galères ».

Retour en quelques mots clés sur ces 102 jours de mer.

Consécutifs : Arnaud est le second marin après Armel Le Cléac’h à terminer trois Vendée Globe consécutif. Quelques statistiques pour éclairer la valeur maritime de cet exploit : Sur les 92 skippers qui ont couru depuis 1989 au Vendée Globe, 19 y ont participé au moins trois fois. Parmi eux, seulement quatre (Dominique Wavre, Jean Le Cam, Mike Golding et Jean-Pierre Dick) ont été classés trois fois. Auxquels s’ajoutent donc Armel et Arnaud qui signent cette performance de manière consécutive.
Performance : « C’est ma plus mauvaise place en trois participations. Mais je vois cette dixième place comme une victoire. Une victoire de la ténacité et aussi une victoire collective. Celle de mon équipe et de mes partenaires qui ont cru en moi alors que ce projet a démarré très tard ».

Avaries
: « Ce qui est dur, c’est lorsque les avaries surviennent à répétition. Le doute s’installe, tu navigues moins bien, tu freines… Je n’ai pas honte de dire que j’ai pleuré de rage, notamment avec l’histoire des chariots de grand-voile. C’est de ma faute, c’était à moi de prendre la décision avant le départ de les changer et d’y affecter un budget. C’est comme la trappe de ballast, je m’en veux aussi. En tout, j’ai affalé cinq fois la grand-voile, à chaque fois dans des conditions dures. A chaque fois, je ne me sentais pas capable physiquement de le refaire. Alors, quand tu y arrives et que tu vois qu’en plus ça fonctionne, c’est comme un arc en ciel ».

Superstition : « Je ne l’ai pas dit avant le départ, mais depuis le Vendée Globe 2013, je n’avais pas terminé une seule course. Abandon en Class40 dans la Route du Rhum, abandon sur la Transat Jacques Vabre en IMOCA. Et puis ce bateau, La Mie Câline, qui avait été fait pour Jean-Pierre Dick en 2008 n’avait jamais terminé un Vendée Globe. C’est aussi pour tout ça que je ne voulais pas abandonner ».
Cap Horn : « Je sais que j’ai envoyé une vidéo où je faisais la g… et que certains n’ont pas compris. Mais en mer, tu ne peux pas fêter le cap Horn comme tu le fais à terre. Je sortais d’une phase difficile, je m’étais fait doubler, et je savais qu’il y avait encore une dépression devant. C’est un moment de la course où j’étais fatigué, très tendu, avec la boule au ventre. »

Ange gardien : « J’ai hâte d’aller accueillir Fabrice, il a été un peu mon ange gardien pendant la moitié du tour. On n’avait aucune raison de devenir amis mais c’est vrai qu’on a beaucoup échangé. J’ai apprécié sa franchise, je lui ai dit mes avaries, lui les siennes. On a discuté comme deux êtres humains ordinaires plutôt que comme deux voileux et ça fait du bien ».

Foilers
: « L’évolution m’inspire beaucoup de confiance … et de l’envie bien sûr. De la confiance parce que ils ont finalement très peu cassé. De l’envie parce que c’est l’avenir. Mais refaire un Vendée Globe sur un foiler acheté un an avant le départ, non. Il faut construire une vraie campagne, se donner le temps d’apprendre à naviguer sur ces bateaux, de casser, de faire évoluer. Dans ces conditions, je rêve d’être à nouveau dans quatre ans au départ »

Paternité
: « Ça a été un poids, une pression supplémentaire. C’est aussi très dur pour ceux qui restent, j’en ai conscience. Je crois qu’on ne refera pas d’enfant avec Julia à 1 mois d’un départ de Vendée Globe ! »

Le mot de David Giraudeau, Directeur Général de La Mie Câline : « Bravo et Merci Arnaud ! C’est le message de tous les franchisés et collaborateurs La Mie Câline aujourd’hui. Il signe un magnifique exploit en bouclant son 3ème Vendée Globe consécutif. Nous sommes fiers de lui, fiers de vivre cette très belle aventure à ses côtés. »

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Baptême du feu dans le vent fort pour le début de l’EFG Sailing Arabia

2017 EFG Sailing Arabia - The Tour Muscat

Une brise d’environ 20 nœuds et une mer fouettée par le vent mettront les équipes représentant Oman, le Koweït, la Suisse, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie très tôt à l’épreuve, alors qu’elles s’engagent dans le premier round de la première course au large d’Arabie.

La course de 105 milles nautiques de nuit entre la capitale d’Oman, Mascate, et Sohar, au Nord, est la première des cinq étapes de course au large éreintantes qui composent cette course de 763 milles nautiques autour du Golfe Persique.
Après avoir signé leur troisième victoire consécutive sur l’EFG Sailing Arabia – The Tour en 2016, l’équipe favorite d’EFG Bank Monaco (MON) débutera la course en 2017 avec le maillot de l’équipe à battre, malgré l’absence de son skipper habituel Sidney Gavignet, en raison d’une blessure au genou.
Mais le marin français Thierry Douillard, qui succède à Sidney Gavignet, affirme que son équipage, qui compte à son bord l’ancien champion du monde de match racing qui sera à la barre, Mathieu Richard, devra travailler dur pour maintenir son taux de victoires impressionnant.
« La course sera difficile, le niveau cette année est très élevé », a déclaré le très expérimenté Thierry Douillard.
« Nos grands rivaux Team Averda, Team Al Mouj Muscat et Team Renaissance sont de retour plus forts que jamais, et il y a une nouvelle équipe Italienne à surveiller de près aussi.
« Sidney va nous manquer, mais nous avons un très bon remplaçant avec Mathieu Richard. Sidney a mené cette équipe à la victoire trois fois, et nous pensons que nous avons ce qu’il faut pour faire un autre résultat cette année. »
Après avoir remporté la première série de régates in-port et la première étape de large l’an dernier, avant de décrocher la troisième place au classement général, le jeune équipage de Team Averda (GBR) est déterminé à se positionner pour la première place.
« Nous sommes partis presque trop vite l’année dernière », a déclaré Andrew Baker, qui remplace Marcel Herrera, blessé, en tant que skipper. « Nous avons démarré très fort, mais nous avons levé le pied un peu après.
« Quand vous êtes devant, vous réfléchissez trop parfois, mais si vous êtes deuxième, vous continuez à pousser pour cette première place. Cela nous démange d’aller sur l’eau maintenant, et de voir comment chaque équipe va se comporter. »
La régatière Olympique Annemieke Bes, skipper de l’équipage 100% féminin DB Schenker (GER), explique que la partie cruciale de la première étape viendra dans les premières heures de demain, lorsque le vent finira par tomber.
« C’est un départ de course au taquet, mais nous sommes prêtes pour cela », a déclaré Bes, qui comptera sur la navigatrice Britannique dans la dernière Volvo Ocean Race, Libby Greenhalgh, pour l’aider à choisir la bonne tactique.
« Avec les vents forts ce sera un test précoce pour nous, mais je suis confiante que nous allons faire une bonne étape.
« Vers la fin le vent va tomber et nous devrons choisir entre toucher le vent près de la terre, ou rester plus au large. Ce pourrait être le moment clé. »
Les courses in-port prévues à Mascate ont été annulées aujourd’hui alors que plusieurs bateaux ont subi des dégâts mineurs pendant une course d’entrainement. La première étape doit commencer peu après que les dommages soient réparés.
Avant de quitter Mascate, les équipages se sont rendus sur la plage d’Al Seeb pour ramasser les ordures dans le cadre de l’engagement pris par l’EFG Sailing Arabia – The Tour pour protéger les mers d’Oman.
Le premier de plusieurs nettoyages de plage qui auront lieu durant l’EFG Sailing Arabia – The Tour, et qui suit le lancement d’une nouvelle initiative de conservation de la faune et de la flore marines des organisateurs de la course, Oman Sail, et de la société de gestion intégrée des déchets, Averda, pour éduquer les jeunes Omanais quant à la gestion des déchets.

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En route pour Salvador de Bahia…

Le coup d’envoi de la 13ème édition de la Transat Jacques Vabre sera donné le samedi 28 octobre 2017, autour du bassin Paul Vatine au Havre, pour une semaine de festivités qui clôturera les 500 ans de cette ville maritime. Le dimanche 5 novembre 2017, les concurrents engagés dans la course prendront le départ de la plus longue transatlantique pour une destination café mythique, Salvador dans l’état de Bahia au Brésil.
Salvador est la capitale de la région de Bahia au Nord de Rio. Cette ville a une forte activité portuaire grâce à sa situation et une grande facilité d’accès dans la Baie de Tous les Saints, la plus grande baie naturelle de la côte d’Amérique du Sud et la deuxième plus grande au monde. La Transat Jacques Vabre sera accueillie, au pied du Pelourinho, quartier historique inscrit au patrimoine de l’UNESCO, dans le port de Salvador.
« L’édition 2017 de la Transat Jacques Vabre signe le retour vers une terre de café historique et emblématique, qui a déjà accueilli plusieurs arrivées de la course, et célébré avec panache les vainqueurs de la Route du café de 2001 à 2007. » Xavier Mitjavila, Président de JDE France et de l’association Transat Jacques Vabre.
« En 2017, la Transat Jacques Vabre sera une nouvelle fois un événement incontournable pour les Havrais qui portent dans leur cœur la course depuis plus de 20 ans. Elle clôturera les festivités de l’événement « Un Eté au Havre, 2017 » prévu du 27 mai au 5 novembre, organisé pour fêter les 500 ans. Nous invitons les curieux à (re)découvrir notre ville et son port à travers une programmation riche, festive, pluridisciplinaire et protéiforme. En 2017, c’est au Havre et nulle part ailleurs qu’il faut être. »Edouard PHILIPPE, Maire du Havre et Député de la Seine-Maritime.
Le Havre – Salvador de Bahia : 4 350 milles
Après une semaine de festivités autour du bassin, les concurrents de la 13ème édition de La Transat Jacques Vabre quitteront Le Havre pour rejoindre le port caféier de Bahia (Brésil). Après un passage devant les falaises d’Etretat, les concurrents feront route directe pour rejoindre le port brésilien après avoir franchi le Pot au Noir.
« Ce parcours transocéanique du Nord au Sud est plus exigeant qu’une simple transatlantique d’Est en Ouest, il requiert de la part des skippers des qualités tactiques et stratégiques pointues, une bonne formation météo, une excellente condition physique pour maintenir une vitesse soutenue dans les alizées…mais également beaucoup de patience pour franchir l’équateur. Par 12°56 Sud, Salvador de Bahia se trouve sous les tropiques, il y fait chaud, pas trop grâce aux alizées, le rêve pour ces marins, qui pourront enfin se détendre de tous ces jours de stress passés en mer » explique Sylvie Viant, Directrice de Course de La Transat Jacques Vabre.
Quatre classes, quatre duos vainqueurs
Class40, Multi50, Imoca et Ultime sont attendus sur la ligne de départ devant Le Havre. Chaque classe verra son duo vainqueur et ses poursuivants accueillis et fêtés aux sons de la samba et des rythmes brésiliens.
La Transat Jacques Vabre en chiffres
– Ouverture du village, le 28 octobre
– Départ de la Transat Jacques Vabre, le 5 novembre
– 24 ans, 13ème édition en 2017
– Un parcours de 4 350 milles, quatre classes, quatre duos vainqueurs

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Eric Bellion au bout de lui même 1er bizuth

Celebration in channel during Finish arrival of Eric Bellion (FRA), skipper Comme Un Seul Homme, 9th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 13th, 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Eric Bellion (FRA), skipper Comme Un Seul Homme, 9ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 13 Février 2017 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe

 

C’est à 16h58 et 20 secondes, ce lundi 13 février qu’Éric Bellion a terminé son Vendée Globe. Il prend la neuvième place du classement général mais surtout, devient le premier bizuth de cette édition, un exploit inenvisageable le 6 novembre dernier. Il rajoute son nom à la liste incroyable de ceux qui réussissent dès le premier coup : Gabart, Le Cléac’h, Riou, Desjoyeaux pour ne citer que les plus récents. Sans avoir la prétention de se placer au niveau de ses maîtres de la discipline, Bellion restera comme l’une des révélations, si ce n’est la révélation, de ce Vendée Globe et surtout, il se met au niveau des héros qui ont bercé son enfance.

C’est en effet un pur débutant qui a pris le départ et ce tour du monde était sa troisième sortie en solitaire. Ce marin humble, sans filtre, a appris à mener sa machine au fil des semaines passées en mer. C’est d’abord un Bellion hésitant, parfois fébrile, qui a descendu l’Atlantique en queue de peloton. C’est sans doute dans les calmes de Sainte Hélène que son moral s’est révélé le plus bas et ce sont en fait les mers australes qui ont révélé le marin d’exception. Une avarie de safran, changé en quelques heures, et un problème moteur sérieux lui auront paradoxalement donné la confiance nécessaire pour faire parler tout le potentiel de son IMOCA. C’est à ce moment qu’il a accepté de suivre sa propre route, totalement indifférent aux trajectoires de ses concurrents direct et navigant le plus souvent ordinateur éteint. Il a ainsi décidé d’aller surfer l’une des plus fortes dépressions de cet océan indien et c’est à ce moment-là qu’il est, selon lui « rentré dans l’aventure ».

Du Cap Leeuwin au Cap Horn, Bellion est devenu un phénomène, gagnant des places tous les jours jusqu’à rentrer dans le top ten au seuil du Pacifique et prendre, à sa grande surprise, cette place de premier bizuth. Loin d’être sorti d’affaire, le skipper de COMMEUNSEULHOMME a découvert la difficulté de cette remontée qui s’est avérée interminable. Des problèmes de moteur récurrents et une avarie de Grand Voile ont transformé ces derniers jours en véritable calvaire. Joint ce matin par son équipe, il confiait avoir pensé à l’abandon alors qu’il louvoyait le long de la Corogne, à moins de 1 000 milles des Sables d’Olonne. Ce soir dans le chenal, c’est donc un marin accompli qui a été salué par la foule. Le public sablais a su reconnaître dans cet homme discret, l’un de purs héros qui font l’histoire du Vendée Globe.

DECLARATION

« C’est une nouvelle vie qui a commencé. Je me suis découvert parce qu’avant je ne me connaissait pas. J’ai découvert que j’avais une force quelque part que je ne connaissais pas. Le Vendée Globe, c’est un révélateur. En trois mois, j’ai vécu 15 à 20 ans de vie. Maintenant il va falloir que je digère. C’est incroyable Quand j’ai grandi, pour moi le Vendée Globe était ce qu’il y avait de plus fou, de plus incroyable, de plus beau sur la route. Je pensais ne jamais y participer. C’était trop grand, c’était trop fort. C’était pour des sur-hommes et des sur-femmes et aujourd’hui, je l’ai dans mes souvenirs. C’est génial. Le Vendée Globe est quelque chose de fou, que tout le monde peut faire si on a une envie et une volonté farouche. Je suis allé au bout de la peur. Je suis allé au bout de la souffrance. »

Téléchargez ce fichier au format mp3 (Source : SAEM Vendée)
DONNEES DE COURSE

Heure d’arrivée
13/02/2017 – 16h58:20sec
Temps de course
99j 04h 56min 20s
Ecart au premier
25j 01h 20min 34s
Ecart au précédent
5j 06h 04min 11s
Vitesse moyenne sur Ortho
10.29 nds
Distance réellement parcourue 
28 048 milles

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73 nœuds dantesque pour Éric Bellion

73 nœuds, plus de 135 km/h de vent, c’est le record enregistré par Éric Bellion pendant la tempête qu’il vient de traverser au large du Portugal. N’ayons pas peur des mots, c’est donc un ouragan que vient d’essuyer le premier bizuth de la flotte et sans doute l’une des plus fortes tempêtes rencontrées – tous skippers confondus – dans cette édition du Vendée Globe. « J’ai quelques images assez dantesques dans la tête » relate Éric qui n’avait jamais connu de telles conditions de toute sa vie. Même en réduisant au maximum la voilure, le bateau a été malmené et s’est couché à plusieurs reprises dans les grains et le mât aurait pu rompre lors d’une sortie de piste particulièrement violente. « J’ai eu beaucoup de chance » reconnait Éric qui a vu passer des murs d’eau dépassant les 10 mètres. Il bénéficie maintenant de conditions plus maniables mais qui flirtent toujours avec les 50 nœuds (100 km/h). Même si le pire est derrière lui, la route des Sables d’Olonne n’est pas dénuée d’embuches et le Cap Finisterre, qu’il passera d’ici 24 heures, reste un gros morceau avec du vent de face et une mer formée. La traversée du Golfe de Gascogne se fera au près avec encore quelques virements de bord. Les 600 milles théoriques qui le séparent des Sables d’Olonne sont donc à multiplier par deux environ mais tout se prépare, en Vendée, pour l’accueillir le premier bizuth en début d’après-midi.
DECLARATION

« Je suis toujours en fuite mais vers la maison, c’est bien. Ça a été dur. Le pire a été pendant le début de la dépression. La première nuit a été terrible, dantesque. Je n’ai jamais eu autant de vent de toute ma vie de marin. J’ai vu jusqu’à 73 nœuds de vent ! J’ai fait une dizaine de départ au tas avec le bateau couché en travers de la route. J’ai aussi connu deux départs à l’abattée dont un très sévère, de nuit. J’ai eu beaucoup de chance. J’aurais pu démâter. J’ai quelques images assez dantesques dans la tête avec le ciel noir, la mer noire et un train de déferlante qui me fonce dessus. Certaines vagues devaient dépasser les 10 mètres. J’ai encore 40 à 50 nœuds de vent mais la mer est calmée et je vais bientôt renvoyer de la toile. Il reste encore des conditions dures, notamment le passage du Cap Finisterre mais une fois qu’il sera passé, je pourrais commencer à y croire. »

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Démâtage pour Conrad Colman

Photo sent from the boat Foresight Natural Energy, on February 8th, 2017 - Photo Conrad Colman Photo envoyée depuis le bateau Foresight Natural Energy le 8 Février 2017 - Photo Conrad Colman Le calme avant la tempête est très agréable sauf que l'on est un peu nerveux à l'idée de ce qui approche! Aujourd'hui au programme, ciel bleu, belle mer et un vent stable pour avancer sur ma job list du jour. Je suis monté dans le mât pour remonter un peu mon antenne VHF de secours et gagner en portée et j'ai aussi réparé les instruments du bord...à nouveau! Je suis maintenant sur le bord qui va m'amener jusqu'à la limite sud de la dépression qui passe sur l'Atlantique et que je veux utiliser pour me rapprocher de la maison, ça va décoiffer!

A 23h00 heure française ce vendredi 10 février, Conrad Colman a joint son équipe pour prévenir du démâtage de son Imoca « Foresight Natural Energy »

Le skipper n’est pas blessé, il avait une voix claire au téléphone au moment de l’appel. Il a déjà libéré le gréement (mât et grand-voile) et a réussi à sauver la bôme.

Il évoluait dans un vent de nord-est de 30-35 noeuds sous J3 et 3 ris dans la grand-voile au moment de la casse. Il est à moins de 300 milles des côtes portugaises.

Toute l’équipe de Conrad est mobilisée pour l’aider à imaginer les solutions possibles pour permettre au skipper néo-zélandais de rallier la terre sans assistance.

C’est évidemment une très grande déception pour Conrad qui pointait en 10ème position au classement de 22h00 (HF). Il a bouclé 97% de son premier Vendée Globe et n’est qu’à 739 nm des Sables d’Olonne.

Plus d’informations à venir.

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L’IC-M605EURO la nouvelle référence des VHF marine fixes haut de gamme du marché !

L’IC-M605EURO est la nouvelle référence des VHF marine fixes haut de gamme du marché !
Véritable centrale de communication, elle offre des fonctionnalités très étendues : AIS et ASN incorporés, récepteur GPS, large écran couleur TFT à matrice active, enregistrement automatique des communications, réducteur de bruit pour une communication plus confortable, fonction AquaQuake™ pour éjection d’eau, canaux privés programmables, etc.
Cette VHF est également compatible avec les protocoles de communication NMEA2000, NMEA183 et NMEA18HS et peut recevoir en option jusqu’à 3 stations déportées (micro intelligent HM-229B / W ou tête de commande RC-M600).
• Récepteur GNSS (GPS, GLONASS, SBAS) (avec antenne externe UX-241 livrée d’origine)
• Grand écran LCD avec menu intuitif
• Possibilité de relier 3 stations déportées (fonction interphone)
• Récepteur AIS incorporé
• Connectivité protocole NMEA 2000™, NMEA183, NMEA183HS (AIS)
• Enregistrement des 2 dernières minutes de communications
• Etanchéité IPx8 et AquaQuake
• Réducteur de bruit actif
• Corne de brume et amplificateur 30 W
• Brouilleur de communications (en option avec carte scrambleur UT-112)
Disponible dès le mois de février 2017

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La FIN regrette l’échec de la médiation de Cannes

Après un premier jugement qui lui a été favorable, la FIN regrette l’échec de la médiation de la Mairie de Cannes et exprime ses plus vives inquiétudes quant à la mise sous influence du salon nautique de Cannes.

Communiqué de la FIN

Le 21 octobre dernier, la Fédération des Industries Nautiques (FIN), syndicat professionnel de l’industrie nautique Française, représentant 80% du chiffre d’affaire de la filière, s’est vue obligée de mettre un terme au contrat qui la liait à Reed Expositions, filiale du groupe anglo-saxon Reed Exhibitions, pour l’organisation de ses deux salons nautiques (Paris et Cannes). Agissant en qualité de propriétaire du salon de Cannes, la FIN avait saisi le Tribunal de Grande Instance afin de statuer sur la nullité d’une clause qui imposerait à la FIN, la société Reed comme concessionnaire du salon de Cannes pendant plus de 20 ans. Le Groupe Reed avait alors demandé au juge des référés qu’en urgence, lui soit reconnu le droit d’organiser, seul, le salon nautique de Cannes et qu’il soit interdit à la FIN de communiquer sous peine de sanction financière. Sans attendre la décision qui devait intervenir à la fin du mois de décembre, la société Reed avait, dès le 30 novembre, débuté la commercialisation de ce salon.

Dès le 23 janvier, REED avait annoncé que le référé ne changerait rien, suscitant une inquiétude manifeste parmi les exposants. « Mais quelle qu’elle soit, elle [la décision en référé] ne permettra aucunement de trancher le litige qui oppose la FIN à Reed. Seul le jugement du TGI, saisi au fond par la FIN, est en mesure de donner raison à l’une ou l’autre des parties », et d’ajouter : « Compte tenu des délais d’instruction du dossier, la décision n’interviendra vraisemblablement pas avant de très nombreux mois ». Comment expliquer cette déclaration si ce n’est comme une communication qui préparait l’échec judiciaire que craignait Reed ? « Déclarer n’attacher aucune importance à une action en justice que l’on a soi-même engagée est une bien curieuse attitude », commente Fabien Métayer, Délégué Général de la FIN.

La première décision de justice a rejeté toutes les demandes de Reed et l’a condamné aux dépens.
Cette décision, qui lui est très favorable, a été accueillie avec beaucoup de gravité par les responsables de l’industrie nautique Française. Le 3 février au soir, la Fédération des Industries Nautiques, réunie en conseil exceptionnel, a donné mandat au Bureau exécutif pour tenter une ultime médiation et a sollicité, une nouvelle fois, l’aide des autorités cannoises. « Les 20 administrateurs ont été unanimes. Ils ont décidé de ne pas communiquer publiquement pour tenter de trouver une solution acceptable. Le salon de Cannes est un enjeu économique avant tout pour l’industrie Française. En tant que propriétaire du salon, la FIN a sollicité l’aide active du maire de Cannes et du Président de la CCI pour amener Reed à adopter une position raisonnable », rapporte Yves Lyon-Caen, Président de la FIN.

La proposition de la FIN : réactiver le contrat avec Reed pour préserver l’édition 2017 et sauvegarder les intérêts de l’industrie nautique et des exposants. Compte-tenu de l’urgence à organiser correctement le prochain salon nautique de Cannes, la FIN permettait ainsi à Reed de rester l’organisateur technique tandis que la FIN pouvait agir comme le garant des intérêts des exposants.

La médiation de la Mairie de Cannes se solde par un échec « Cette médiation est un échec. Reed a refusé de participer à la réunion au motif que la FIN était représentée par son Vice-Président. Ce prétexte ne doit pas dissimuler le vrai motif de Reed, qui est le refus de reconnaitre son échec judiciaire et d’en accepter les conséquences », a commenté Yves Lyon Caen. Et d’ajouter : « C’est à la FIN qu’il appartient de décider qui la représente, et non à Reed ». La FIN regrette que la Mairie de Cannes, qui s’était proposée dès le 20 décembre 2016 comme médiateur, consente passivement au coup de force de Reed, en dépit de la décision de justice et des enjeux majeurs pour l’industrie nautique.

L’industrie nautique Française craint une mise sous influence Si la Fédération des Industries Nautiques a conscience des enjeux locaux, elle ne peut accepter, sans réagir, qu’une société, filiale d’un groupe étranger, prenne la main sur un salon aussi stratégique pour son économie. Un conseil exceptionnel de la FIN se tiendra Lundi 13 février et examinera toutes les initiatives susceptibles d’être prises face à ce coup de force. Dans l’immédiat, dans l’intérêt de leurs entreprises, la FIN appelle les exposants à procéder à leur inscription auprès de Reed pour respecter la date limite du 28 février.

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