Accueil Blog Page 64

Club. Catherine Chabaud nouvelle Présidente du Yacht Club de France

Catherine Chabaud à bord du Cigare Rouge - Crédit photo : Thierry Martinez

A la suite de l’assemblée générale annuelle du Yacht Club de France réunie le 21 mai 2025, Catherine Chabaud a été élue Présidente du Yacht Club de France. Première femme à la tête de l’institution, elle succède à Philippe Héral en poste depuis 2018.

Il y a plus de 30 ans, Catherine Chabaud découvre l’institution quand elle reçoit le prix du conseil du Yacht Club de France pour ses victoires en Mini 6.50. Elle rejoint ensuite le club en 1997 et portera fièrement le guidon étoilés sur son bateau (Le Pingouin) notamment lors de son second Vendée Globe, puis sur son mythique Cigare Rouge, lors de la DHReam Cup et la Route du Rhum 2022.

Sa plume et sa connaissance des sujets de protection de l’océan ont régulièrement été sollicités par ses prédécesseurs, notamment par Philippe Court lors de l’écriture du Livre Bleu du YCF et le VAE Yves Lagane sur la sensibilisation des plaisanciers à la protection de l’océan. Elle est aujourd’hui « très fière et un peu impressionnée » de prendre le capitanat de cette Maison rassemblant les passionnés de mer, et de toutes les pratiques de navigation. En prenant la barre d’un Club riche de son histoire, de la qualité et de la diversité de ses membres elle tient, au-delà du plan YCF2030 porté depuis un an par les membres, à revenir à la raison d’être du club : « Encourager la navigation de plaisance » et délivrer les missions de sa reconnaissance d’utilité publique précieuse pour la suite de son développement. L’animation du réseau de Clubs alliés du YCF sur toutes les côtes françaises, afin de contribuer à la pérennité de chacun et à la croissance de la pratique de notre sport-plaisir est une priorité. Le renforcement des liens avec les clubs étrangers contribuera aussi à accroître l’image et l’impact international du Yacht Club de France. Le dialogue rapproché avec les institutions de la plaisance et plus largement du maritime, permettra de mieux porter la voix des plaisanciers et de faire rayonner le Club.

Première femme à avoir bouclé un tour du monde en solitaire, sans escale et en course lors du Vendée Globe 1996, Catherine Chabaud complète ses 2 participations à « l’Everest des mers » (en 1996 et 2000) par 15 traversées de l’Atlantique, dont 4 en solitaire, notamment en 2022 lors de la Route du Rhum. Depuis l’arrêt de sa carrière de navigatrice professionnelle en 2002, elle navigue en amateur en équipage ou en double. Un début d’études à Dauphine en Mathématiques appliquées, lui permet de participer à la Course-croisière EDHEC, puis de participer à la création de la Spi-Dauphine (récemment entrée au YCF). Catherine Chabaud bifurque alors vers le journalisme (Diplômée de l’Institut Pratique de Journalisme en 1983). Elle collabore alors à différents supports radio et presse écrite (Revue Thalassa, RFM, Europe 2, Mer & Bateaux, création du Quotidien de la Nioulargue en 1987…) avant d’animer sur Europe 1 l’émission l’Aventure de 2002 à 2005, puis les chroniques Environnement et Développement Durable de septembre 2005 à juillet 2007, et réalise une série documentaires sur le Développement durable pour France 5 et Planète Thalassa. Engagée de longue date dans la protection de l’océan, elle a notamment cofondé la Plateforme Océan et Climat et lancé une initiative pour faire reconnaître l’« océan comme un bien commun de l’humanité ».

Partie prenante du Grenelle de la Mer après une mission Nautisme et Développement durable, elle rejoint le Conseil économique social et environnemental en 2010, puis est nommée Déléguée à la mer et au littoral au sein du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, et est élue au Parlement européen en 2019, où elle va s’engager sur tous les enjeux maritimes et promouvoir un Pacte européen pour l’Océan. Membre de la Réserve citoyenne de la Marine, Catherine Chabaud a une approche pluridisciplinaire « de notre terrain de jeu », notamment au travers de ses expériences dans les conseils d’administration du Musée national de la Marine, de la Fédération française de voile, de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) et de l’Agence des aires marines protégées. Membre de l’Académie de Marine (section Marine Marchande, Pêche et et Plaisance) depuis l’automne 2024, elle est vice-présidente de l’Institut Français de la mer.

- Publicité -

America’s Cup. Des courses en flotte en AC40 et AC75, un équipage réduit à 6

37th America’s Cup Protocol Announcement Royal New Zealand Yacht Squadron

Avec le magazine CupLegend.com, nous avons parcouru le Protocole provisoire de la 38e Coupe de l’America publié par le Defender. Celui-ci apporte quelques nouveautés par rapport à celui de la 37e. Voici une analyse détaillée des différences majeures.

La structure de gouvernance évolue, des régates préliminaires seront organisées en AC40 et AC75 avec des régates en flotte. Le Defender participera à nouveau aux Round Robin des Challenger Series. Les coûts d’entrée augmentent et la phase d’inscription pour les Challengers sera ouverte du 1er juin au 31 août 2025. La jauge de l’AC75 sera publiée le 30 juin 2025. Il devrait y avoir une place pour un invité, l’obligation d’avoir un jeune de moins de 25 ans et une femme. Il n’y a plus de cycliste à bord dont l’énergie est compensée par des batteries.

A lire ici : https://www.cuplegend.com/le-protocole-de-la-38e-les-nouveautes/

- Publicité -

America’s Cup. Team New Zealand publie une version provisoire du Protocole de la 38e America’s Cup

19/03/21 - Auckland (NZL) 36th America’s Cup presented by Prada America’s Cup Match - Hall of Fame America’s Cup Trophy

En réponse aux déclarations récentes d’Athena Racing d’American Magic, le Defender a régit immédiatement en publiant ce jour un communiqué où il dévoile le protocole provisoire de la prochaine édition.

Athena Racing, Challenger of Record soutenu par American Magic, reproche au Defender un manque de transparence. Ce grief avait déjà été exprimé il y a un mois par l’équipe suisse Alinghi Red Bull Racing.
Ce qui a déclenché ces récentes déclarations du Challenger of Record est l’annonce par le Defender de Naples comme ville hôte de la prochaine édition, et ce, sans publication préalable du Protocole.
Cette décision a été prise sans concertation avec les Challengers, alors que le Protocole n’est pas encore finalisé et que les conditions de financement de l’organisation de l’événement n’ont pas été validées.
Grant Dalton a déclaré avoir rendu public le choix de Naples dès le lendemain de la signature du contrat avec la ville.
Luna Rossa Pirelli et K-Challenge n’ont pas encore réagi.

Le communiqué de Team New Zealand :

” Le Defender a travaillé en étroite collaboration et de manière constructive avec toutes les équipes afin de faire évoluer l’America’s Cup vers un nouveau partenariat et une nouvelle structure collaboratifs visant à renforcer l’avenir de l’America’s Cup, dans l’intérêt de l’événement et de toutes les équipes actuelles et futures.

>> Lire le communiqué d’American Magic : https://www.cuplegend.com/american-magic-soutient-athena-racing-pour-un-protocole-equitable/

PROTOCOLE
Dans une démarche sans précédent, le défenseur, en collaboration avec le challenger de record, a travaillé avec toutes les équipes au cours des derniers mois à l’élaboration du protocole de la 38e America’s Cup. Le protocole actuel intègre ainsi de nombreuses idées et positions des équipes. En raison de l’importance des contributions des équipes, la finalisation du protocole a pris plus de temps que prévu.
La dernière version du protocole a été renvoyée au challenger de record Athena Racing il y a 10 jours, avant l’annonce de Naples. Le défenseur n’a reçu aucun retour du challenger de record sur la dernière version, si ce n’est la confirmation qu’elle avait été bien accueillie par les équipes.

Toutefois, le défendeur estime désormais, en raison des allégations déraisonnables qui ont été portées à son encontre par Athena Racing et American Magic, qu’il est approprié de publier aujourd’hui la dernière version provisoire du protocole de la 38e America’s Cup, afin de faire preuve d’une transparence totale.

LIRE ET TÉLÉCHARGER LE PROTOCOLE PROVISOIRE ICI

ACCORD SUR LE LIEU ET LE SITE D’ACCUEIL
Il est de la responsabilité du défendeur et de son obligation, en vertu d’un accord avec le challenger officiel, de garantir le site d’accueil avant le 19 juin 2025 afin que toutes les équipes aient une vision claire de l’un des fondements les plus importants de toute Coupe de l’America. Les équipes disposent désormais de cette information et de cette compréhension grâce à l’annonce enthousiasmante de Naples, en Italie, pour 2027.
Contrairement à la déclaration d’Athena Racing, toutes les équipes ont déjà eu accès à l’intégralité du contrat relatif au lieu d’accueil (HVA), signé la semaine dernière, et bénéficient d’une transparence totale, après avoir signé un accord de confidentialité (NDA). Une telle exigence est courante dans tout contrat contenant des informations commerciales sensibles.
Le défenseur n’a pas encore reçu les NDA signés par Athena Racing en tant que challenger officiel.

- Publicité -

Maxis. Bella Mente défend avec succès son titre de championne d’Europe IMA

Peter Harrison's Jolt won the Maxi Grand Prix race today. Photo: IMA/ Studio Borlenghi

Les 20 voiliers encore en lice pour le championnat d’Europe IMA Maxi, organisé par le Circolo del Remo e della Vela Italia en collaboration avec l’International Maxi Association, ont pris part ce jeudi à une dernière course côtière dans des vents de sud-ouest de 8 à 14 nœuds. Couvrant 25,4 milles, celle-ci s’étendait du golfe de Naples, au sud, à Naples, au nord, et à une marque située à l’ombre du Vésuve, à l’est. En fait, avant même le coup de départ, le vainqueur du championnat d’Europe IMA Maxi était déjà connu : le Bella Mente de Hap Fauth, un 74 pieds, a défendu son titre remporté l’année dernière. Le nouveau Magic Carpet E a terminé 4e dans sa série.

Ce jeudi un parcours avec des étapes plus longues a permis aux Maxi 100 de libérer tout leur potentiel. Bella Mente a ainsi terminé septième, un résultat qu’elle a écarté, ce qui lui permet de conserver une série ininterrompue de podiums et de remporter la victoire avec neuf points. Derrière elle, trois autres bateaux de la classe Maxi Grand Prix sont à égalité avec 17 points : Jolt de Peter Harrison, North Star de Peter Dubens et Proteus de George Sakellaris.

« La course a été très disputée, les bateaux sont très proches et la course a été excellente », a confirmé Hap Fauth, ravi, ajoutant qu’une partie de leur succès était due à leur participation au Southern Ocean Racing Conference en Floride au printemps. « Bella Mente est rapide et l’équipage la rend encore plus rapide. Mais nous y travaillons, nous maintenons le bateau en très bon état et continuons à investir dans celui-ci. Nous avons vraiment apprécié cette semaine, nous avons eu un bon vent.

Le tacticien Terry Hutchinson, qui est également skipper de l’équipe American Magic America’s Cup Challenge de Fauth et Doug Devos, a ajouté : « Tout commence avec Hap. Il nous donne l’exemple et nous le suivons. Il attend de nous un travail acharné, du professionnalisme et un peu de combativité. Et l’équipe a fait une excellente régate. Nous avons très bien manœuvré le bateau, de manière constante. Le bateau allait bien. Nous avons très bien démarré, ce qui a probablement fait la différence. Les courses où Jolt a bien démarré ont été remportées. »

Bien que Bella Mente ait dû faire face à une concurrence acharnée, elle jouait dans une autre catégorie. Hutchinson a également félicité l’équipage, en particulier l’arrière-garde, notamment Adrian Stead, le navigateur Ian Moore et Mike Sanderson, qui ont tous apporté leur expérience, ainsi que les régleurs James Dagg, Skip Baxter et Sean Clarkson. « Nous naviguons ensemble depuis toujours et cela fait vraiment la différence. »

Les Maxi 100 ont connu une superbe conclusion, remportant quatre des cinq premières places aujourd’hui. Galateia, dont le copropriétaire Chris Flowers partageait la barre avec sa fille Lizz, a remporté la ligne d’honneur dans toutes les courses. Cette semaine, les 100 ont connu plusieurs arrivées au photo-finish : aujourd’hui, V a mené pendant la majeure partie de la course, mais Galateia l’a dépassé au dernier mark et a terminé premier avec huit secondes d’avance, même si c’est le V de Karel Komárek qui a remporté la victoire au classement général. Malgré cela, Galateia avait déjà remporté la classe Maxi 100 la veille.

Chris Flowers a déclaré : « Le temps était magnifique, la compétition était belle. Je suis satisfait des résultats. La compétition a été formidable, elle nous a tenus en haleine. Nous sommes très heureux de notre performance. »

Sa fille Lizz, qui est passée d’un dériveur 420 à un 100 pieds, a particulièrement apprécié la course au large Regatta dei Tre Golfi du week-end dernier, où ils ont affronté des vents soutenus de 25 nœuds. « J’ai adoré, mais je dois dire que j’ai un nouveau respect pour ces gars-là après avoir fait ça. Ils sont durs comme l’acier. »

Juste avant l’événement, Galateia a subi d’importantes modifications, notamment l’installation d’un beaupré plus long, de voiles plus grandes pour la descente au vent et d’un intercepteur.

Le tacticien Kelvin Harrap maintient que V était le meilleur Maxi 100 en 2024, mais Galateia a rééquilibré les forces après ces modifications. « La course est fantastique. Le nouveau Magic Carpet E n’a pas encore donné toute sa mesure. Bullitt a obtenu de bons résultats et les plus petits ont parfois eu leur moment de gloire. »

Alors que les classes Maxi 100 et Grand Prix ont été remportées avec une journée d’avance, dans les classes Maxi Alpha et Beta, seuls quatre points séparaient le premier et le deuxième avant la dernière journée.

Dans la première, Kallima a terminé 12e aujourd’hui, deux places devant le Mylius 60 Cippa Lippa X de Guido Paolo Gamucci, assurant ainsi la victoire de classe au Swan 80 de Paul Berger – un beau cadeau d’anniversaire pour son propriétaire. « Kallima se porte très bien », a déclaré le tacticien Romain Mouchel. « Nous avons lancé un projet avec Paul il y a cinq ans. Au début, nous n’avions pas beaucoup de professionnels, mais depuis, nous avons investi dans de nouvelles voiles et quelques équipiers professionnels supplémentaires, et cela porte ses fruits. Nous commençons à bien nous connaître, ce qui est une bonne chose. Les deux ou trois derniers jours étaient vraiment nos conditions idéales. Nous avons également essayé d’améliorer notre classement et nous ne commettons pas trop d’erreurs, ce qui nous permet de ne pas perdre trop de temps sur le parcours. »

Vincenzo Addessi, vainqueur de la classe Maxi Beta, était particulièrement satisfait que son Mylius 60 Fra Diavolo ait terminé 9e au classement général, c’est-à-dire premier après les classes professionnelles Maxi 100 et Grand Prix. « Nous avons un très bon bateau et une bonne équipe, et nous étions bien préparés. C’est une équipe soudée et nous courons ensemble depuis 2009, donc nous nous connaissons bien même si nous n’avons pas fait beaucoup de courses récemment. Nous avons connu toutes les conditions, de la course longue distance dans des vents forts à des vents légers, mais notre bateau se comporte bien dans toutes les conditions. »

Parallèlement à l’événement principal, le Tre Golfi Multihull Trophy a réuni quatre catamarans, dont trois maxis. La compétition, qui opposait le Gunboat 80 Highland Fling 18 de Lord Irvine Laidlaw et l’Allegra de 84 pieds d’Adrian Keller, a été remportée avec un score parfait par le Gunboat 66 Gaetana de Riccardo Pavoncelli, sous la houlette du champion britannique de multicoques Brian Thompson. « Nous avons passé une semaine formidable dans des conditions exceptionnelles », a déclaré Pavoncelli. « Gaetana a certainement bénéficié d’un très bon handicap. Nous l’avons fait réévaluer juste avant la course, par mesure de sécurité. Nous n’avons navigué qu’avec trois voiles et tout le monde a très bien travaillé. Les conditions étaient parfaites pour nous, ce qui n’aurait pas été le cas s’il y avait eu plus de vent. Et Parthénope, la déesse de la mer napolitaine, nous a été très favorable… »

La série IMA Maxi se poursuit avec la 151 Miglia-Trofeo Cetilar le 30 mai, de Livourne à Punta Ala, puis la Loro Piana Giraglia, avec des courses côtières au large de Saint-Tropez du 7 au 10 juin, et enfin la course au large vers Gênes le 11 juin.

par James Boyd/International Maxi Association

- Publicité -

Mini. Benoît Marie remporte la Mini en mai

Crédit obligatoire : Lou Blonce

La course s’est jouée dans les derniers milles entre Benoit Marie sur Nicomati-Petit Bateau et Alexandre Demange (Dmg Mori Sailing Academy 2) en tête tout au long de la course. Benoit Marie s’impose à nouveau. Il est arrivé vers 11h au port de La Trinité-sur-Mer après 3 jours et 21 mn, suivi 10 minutes plus tard par Alexandre Demange (Dmg Mori Sailing Academy 2). Basile Gautier (Nass & Wind) complète le podium, 1h20 après le passage du vainqueur. Le premier Série à avoir coupé la ligne est le tenant du titre Amaury Guérin (996 – Groupe Satov).

C’est à 11h34, jeudi 22 mai, que Benoît Marie (1067 – Nicomatic Petit Bateau) a coupé la ligne d’arrivée en vainqueur de la 12e édition de la Mini en Mai. Après 3j 3h32’00” de course et une âpre bataille, Benoît Marie remporte pour la première fois cette épreuve mythique du circuit Mini, quelques minutes devant son concurrent direct depuis le départ, Alexandre Demange (1048 – DMG Mori Sailing Academy 2). Le troisième de la Mini en Mai 2025 et troisième Proto est Basile Gautier (945 – Nass&Wind / Les EDG).
Le premier Série à avoir coupé la ligne est le tenant du titre Amaury Guérin (996 – Groupe Satov), après 3 jours 17h06’20” de course. Il est suivi de Paul Cousin (981 – AFP Groupe Biocombustibles) et de Deniz Bagci (968 – Jules Sponsor wanted).

Benoît Marie (1067 – Nicomatic Petit Bateau) : “Je suis super content du résultat. Les conditions n’étaient pas très favorables au bateau, il a fallu que je sois pertinent sur les phases de contact, ce qui a été le cas presque tout le temps avec Alexandre. C’était un beau match à vue, on ne lâchait rien. Ce long duel sur l’océan a ajouté du caractère à cette régate. C’était très sympa car Alex est un super compétiteur, il sort vraiment du lot. Il m’a donné du fil à retordre, il a fallu trouver des solutions. Le spectacle était superbe, nous avons vu des endroits extrêmement beaux dans des conditions incroyables. Malgré une grosse erreur tactique sur la descente, je suis fier de moi, du bateau et de tous ceux qui ont œuvré sur ce projet. Il n’y a pas eu de casse et j’ai plutôt bien managé ma vie à bord. Ce Mini est incroyable, il vole bien avec des moyennes assez hallucinantes, c’est le kiff intégral. Nous avons énormément travaillé pendant quatre ans et nous récoltons aujourd’hui les fruits de ce travail. C’est une victoire construite.

Amaury Guérin (996 – Groupe Satov) : “Ca s’est très bien passé. Je suis resté en tête de la course du début à la fin et j’en suis très content. J’ai géré la pression en prenant le temps de bien faire. La météo était incertaine avant le départ et il a fallu actualiser en temps réel, c’est un excellent entraînement pour la Mini Transat. La grande descente au portant était géniale, dans 15-20 nœuds, ça ressemblait aux conditions que nous rencontrerons certainement en septembre prochain. Il y a eu un moment difficile : au niveau de l’île de Ré, il y a eu beaucoup de pluie et de la pétole en plus de la fatigue qui commençait à se faire sentir. J’ai eu la chance de m’échapper mais c’était très inconfortable. J’ai vu des dauphins de Risso, c’est très rare et j’étais ravi. J’ai eu une bonne vitesse aux moments clés, j’étais sur les réglages à fond et ça a fait la différence. Je pense qu’il y a également les options stratégiques de la première et de la dernière nuit qui ont beaucoup joué dans ma victoire.

Yves le Blevec – Directeur de course : “C’est une belle édition, comme toujours. Tous les coureurs ont l’air content et c’est ce qui compte. Il y a eu de belles conditions pour que tout le monde puisse s’exprimer avec des bonnes actions et de belles trajectoires. Ce que je remarque, c’est que le niveau augmente à chaque édition, ce n’est vraiment pas facile d’être aux premières places.”

- Publicité -

America’s Cup. Le Challenger of record demande plus de transparence au Defender !

October 13, 2024. Louis Vuitton 37th America's Cup, Race Day 2. Dylan Fletcher, INEOS BRITANNIA

Après Alinghi, Athena Racing demande lui aussi plus de transparence à Grant Dalton ! Athena Racing, représentant le Royal Yacht Squadron Ltd. en tant que challenger officiel de la 38e America’s Cup, s’inquiète du manque de transparence qui continue d’entourer l’annonce récente de la ville hôte de la Coupe en 2027 et de l’impact que cela a sur l’objectif principal, qui est de négocier un protocole sportif équitable.

Athena Racing a publié un communiqué ce jour qui souligne désormais les dissensions entre Grant Dalton et les challengers qui n’apprécient pas ses manières de faire : ” Depuis sept mois, Athena Racing négocie un protocole pour la 38e America’s Cup avec le défenseur, Team New Zealand, au nom de tous les challengers, dans le but de mettre en place un cadre sportif équitable et un événement commercialement viable pour toutes les parties prenantes de l’America’s Cup. Malgré les progrès récents, des obstacles importants subsistent.
En règle générale, un accord d’accueil n’est conclu qu’après la publication d’un protocole approuvé. En l’absence d’un protocole approuvé, il est donc difficile de comprendre ce qui a été convenu exactement entre Team New Zealand et le gouvernement italien, car le cadre sportif et les détails de l’événement n’existent pas encore.
Tout accord d’accueil engagera les challengers à des obligations financières et organisationnelles, ainsi qu’à des responsabilités potentielles, ce qui rend sa divulgation fondamentale pour la participation et l’engagement des équipes à la 38e America’s Cup.

Bien que nous soyons convaincus que Naples peut être un hôte magnifique pour la Coupe de l’America, nous pensons que la transparence et la coopération entre le défenseur et tous les challengers sont essentielles pour l’avenir de la Coupe et que les récentes annonces du défenseur sont donc, au mieux, prématurées.

- Publicité -

Imoca. Sam Goodchild remplace Charlie Dalin à bord de MACIF pour la Course des Caps

Imoca Macif, Skipper Charlie Dalin. 30/06/2023, Première navigation. Crédit : Maxime Horlaville / disobey / Macif

Pour des raisons de santé, Charlie Dalin est contraint d’annuler sa participation à la Course des Caps, première course de la saison 2025 prévue fin juin. Suite à une importante intervention chirurgicale, Charlie est actuellement dans une phase de convalescence post-opératoire qui lui prend plus de temps que prévu car elle est combinée avec sa récupération post Vendée Globe. Pour le remplacer sur cette course, Charlie a choisi Sam Goodchild, skipper britannique performant et talentueux. A ses côtés, l’équipage sera composé de Loïs Berrehar, Charlotte Yven, tous deux issus de la filière d’excellence Skipper Macif, de Guillaume Combescure et du médiaman Guillaume Gatefait. Ils s’élanceront de Boulogne sur Mer le 29 juin prochain pour la première édition de cette course. Les Dirigeants, les Élus et les collaborateurs de la Macif se tiennent aux côtés de Charlie Dalin dans ce moment difficile et lui renouvellent tout leur soutien.

Sam Goodchild – 35 ans
Navigateur britannique, polyvalent et déterminé, Sam Goodchild incarne une nouvelle génération de skippers engagés à s’être notamment illustré sur les plus grandes épreuves en multicoque et en IMOCA. En janvier 2025, il a brillamment terminé son premier Vendée Globe à la 9e place après 76 jours de mer et c’est donc à la barre de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance qu’il entamera cette nouvelle saison sur un parcours engagé autour des îles britanniques.
Loïs Berrehar – 31 ans
Visage familier de la team Macif, issu de la filière Skipper Macif et fraîchement recruté par Banque Populaire pour le prochain Vendée Globe, il sera à ses côtés pour la Course des Caps. En attendant la mise à l’eau de son bateau prévue en 2027, Loïs cherche encore et toujours à parfaire son expérience en IMOCA de façon à engranger des milles utiles à sa future qualification sur le Vendée Globe. Pour avoir déjà navigué l’année dernière à bord de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance en qualité de skipper remplaçant de Charlie avant le départ du Vendée Globe, il sera à n’en pas douter un atout précieux à bord.

Charlotte Yven – 28 ans
Actuellement formée au sein de de la filière Skipper Macif, qui accompagne depuis plus de 15 ans les jeunes talents du circuit Figaro vers le haut niveau, Charlotte viendra compléter l’équipage pour la Course des Caps. Preuve que du Figaro à l’IMOCA, il n’y a qu’un pas. Elle qui vient de signer un beau doublé gagnant sur la Transat Paprec aux côtés de Hugo Dhallenne, elle aura à cœur de s’imprégner de cette expérience pour progresser en toute sérénité. Sa ténacité mais aussi sa fraîcheur et sa complicité retrouvée avec Loïs, son ancien binôme Skipper Macif, seront une vraie valeur ajoutée pour la performance.

Guillaume Combescure – 35 ans
Directeur technique de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance, Guillaume connaît les moindres recoins de ce bateau qu’il suit depuis les prémices de sa construction. Fidèle équipier de Charlie sur chaque navigation depuis la mise à l’eau, il est habitué à scruter toutes les marges de progression et sera donc l’architecte de la performance à bord.

La force collective qui se dégage du partage de compétences et d’expériences au sein de l’écurie de course au large Macif sera un atout incontestable pour cet équipage. L’objectif est bien d’inscrire le nom de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance en vainqueur de cette première course.

- Publicité -

Class40. Ian Lipinski avec Antoine Carpentier sur la CIC Normandy Channel Race

Anne Beaugé / Crédit Mutuel

Victorieux de la première édition de la CIC Med Channel Race le 2 mai dernier avec Alberto Bona, Ian Lipinski part se confronter à la flotte de l’Atlantique ce dimanche 25 mai. Avec son équipier Antoine Carpentier, le skipper du Class40 Crédit Mutuel retrouve la CIC Normandy Channel Race avec plaisir et compte bien démontrer son attachement à cette course mythique.

Moins d’un mois après avoir ferraillé dur en Méditerranée, avec une nouvelle victoire à la clé, Ian Lipinski reprend la mer avec une envie de revanche sur un parcours qu’il affectionne entre Normandie, Angleterre et Irlande, sur lequel il a déjà gagné – en 2022 – et qui réserve toujours une lutte acharnée entre ses nombreux prétendants.

Le Class40 n°202 a bénéficié d’un intense chantier d’hiver destiné également à parfaire sa préparation en vue de son prochain tour du Monde. Mais pour le moment c’est en Manche et en mer d’Irlande que le duo va mettre à l’épreuve ce nouveau Class40. Investi dans le programme de développement du Class40 Crédit Mutuel depuis le début, et co-skipper de Ian Lipinski depuis deux saisons, Antoine Carpentier est « content des progrès du bateau : avec le chantier d’amélioration de la carène et les sujets hydro et aérodynamiques dans lesquels nous nous sommes engagés, on va mieux et plus vite que l’an dernier. J’ai hâte de voir ce que cela donne en course ! Est-ce que cela se révèlera suffisant ? On verra. En tout cas, cela nous permettra de bien préparer le tour du monde… » « … qui sera la grosse échéance de la saison, pointe Ian. La CIC Normandy Channel Race va nous permettre de faire le point sur ce qu’on a travaillé cet hiver. Gagner ? On part toujours avec cette ambition, mais on sait que c’est compliqué. Être dans le top 5 sur cette course spéciale sera un très bon résultat ».

Prudent, Ian Lipinski ? La flotte des Class40 s’est encore enrichie de nouveaux monocoques qui vont révéler leur potentiel au fil des 1000 milles théoriques qui composent cette magnifique escapade qui débute à Caen-Ouistreham. S’ensuivront une navigation côtière le long du Cotentin jusqu’au îles Saint-Marcouff, une traversée de la Manche, direction l’île de Wight, avec le redoutable Solent à contourner, puis une remontée vers Wolf Rock, la pointe sud de l’Angleterre. Ensuite, les 32 Class40 inscrits partiront au large jusqu’à Tuskar Rock, au sud-est de l’Irlande ; ils iront chercher rocher du Fastnet, au sud pour embrasser la route du retour. Au menu, une traversée de la Manche, les îles anglo-normandes, les redoutables raz Blanchard et de Barfleur, terribles passages à niveau.

Pour Daniel Baal, président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale : « Ian Lipinski et Antoine Carpentier forment un duo de marins redoutés. Leur complémentarité alliée à cette envie de gagner et de ne rien lâcher nous plait bien. D’autant plus que cela se fait dans le plus grand respect de l’adversaire. Autant de valeurs que l’on aime retrouver dans la voile et dans la Class40 ».

Alternativement, la CIC Normandy Channel Race se court à l’automne (l’an dernier) et au printemps (cette saison). Même parcours, donc, mais pas les mêmes conditions météorologiques théoriques. « En mai, les journées sont longues, les nuits courtes. On peut s’attendre à avoir des conditions moins dures qu’en septembre, où naviguer en bon marin est la priorité, résume Ian. Là, nous devrions rencontrer des conditions plus légères. Ça tourne plus vite à la partie d’échecs… et j’aime bien les échecs ». « Selon la saison, ce n’est pas la même course, assure Antoine Carpentier. En septembre, en Manche, tu sais que tu peux prendre des coups de vent ; je ne me rappelle pas en avoir pris en mai. Mais on l’a vu sur les Transatlantiques : les conditions théoriques sont bousculées partout, la météo change… »

Une référence aux jeux d’échecs qui fait plaisir à Eric Petitgand, directeur général de Crédit Mutuel Alliance Fédérale : « Le Crédit Mutuel accompagne aussi la Fédération Française des Echecs … faut-il y voir une coïncidence ? Toujours est-il que voir nos deux skippers combiner performance et stratégie dans cette course annoncée comme très relevée, n’est pas pour nous déplaire. Les collaborateurs et sociétaires du Crédit Mutuel seront en tous cas, très attentifs à la partie annoncée et supporteront Ian et Antoine jusqu’au bout ».

Dans cette course aux mille visages, où chaque détail compte, le skipper est loin d’être désarmé. Vainqueur en 2022 avec Ambrogio Beccaria, il a pris la 2e place avec Julien Pulvé en 2020 et avec Antoine Carpentier en 2023, la 4e avec Gwénolé Gahinet en 2021, il y a toujours brillé… excepté l’année de la mise à l’eau de son nouveau 40-pieds où le duo a terminé 10ème. Sa victoire lors de la première édition de la CIC Med Channel Race, au début du printemps, ne peut être que bénéfique sur le moral : « Ça fait du bien de gagner, dit Ian Lipinski, cela permet de bien commencer la saison en faisant plaisir à tout le monde. Certes, le plateau était moins fourni, mais, avec Alberto Bona, nous avons su être très bons dans les phases de transition. Gagner met tout le monde dans de bonnes dispositions ».

Source CP

- Publicité -

Ocean Fifty. Le trimaran Solidaires En Peloton optimisé et remis à l’eau

L’Ocean Fifty Solidaires En Peloton a été mis à l’eau à Saint-Malo hier après-midi. Suite à son chavirage fin 2024, le trimaran du navigateur malouin – guadeloupéen Thibaut Vauchel-Camus a subi un important chantier hivernal avec pas mal de modifications afin de le fiabiliser et l’optimiser. Sa décoration a également légèrement évolué, avec l’apparition de la couleur orange de la Fondation France Sclérose En Plaques, créée au printemps 2024.

Thibaut Vauchel-Camus : « La sclérose en plaques gagne en visibilité avec la création récente de France Sclérose en Plaques qui réunit les anciennes Fondation Arsep, la ligue française contre la sclérose en plaques et l’Unisep. La cause sera plus largement perceptible. Notre Ocean Fifty portera naturellement les couleurs de France Sclérose En Plaques et nous organisons cette année des événements à terre et en mer à destination des patients. Je pense notamment à notre rallye en mer du 10 juin à Saint-Malo où plusieurs unités embarqueront nos invités pour un temps d’évasion en baie de Saint-Malo. L’Ocean Fifty arborera le chiffre 130 000 sur ses étraves autant de patients atteints en France ! Le chantier a été intense. Nous avons des fourmis dans les bottes et les cirés. Avec les beaux jours, nous avons hâte de retrouver des sensations en mer. Nous serons au départ des Ocean Fifty Series 2025 dont le premier ACT sera à Saint-Malo

Laurent Gourmelon, directeur technique : « Nous sortons d’un long chantier et je crois pouvoir dire que nous allons avoir un super bateau sur l’eau. Nous avons profité de ce chantier forcé suite à notre chavirage pour faire pas mal de modifications techniques : une nouvelle casquette avec une partie amovible, de nouveaux systèmes aérodynamiques sur les bras avant et arrière, une nouvelle cadène de petit gennaker, des tablettes de winchs rehaussées et des winchs plus puissants, un nouveau moteur et la partie électronique complètement revue… Tout cela va nous permettre de gagner en performance et en efficacité dans les manœuvres.»

A propos de la Sclérose En Plaques :

En France, plus de 130 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques, 1 million en Europe et 2,8 millions dans le monde.
Dans 70% des cas, la maladie débute entre 25 et 35 ans. Néanmoins, il existe des formes pédiatriques (âge de début avant 18 ans) et des formes qui débutent après 50 ans.
Aujourd’hui, en France, la sclérose en plaques c’est 5 000 nouveaux diagnostiqués chaque année. Et parmi les personnes atteintes, 3 sur 4 sont des femmes.

Source CP

- Publicité -

Vendée Globe. Corentin Horeau avec MACSF sur l’ex-Paprec-Arkea

Le groupe d’assurance mutualiste MACSF met le cap sur le Vendée Globe 2028 avec le skipper Corentin Horeau et de nouvelles ambitions. Il disposera de l’ancien bateau de Yoann Richomme deuxième de la dernière édition.

C’est donc le figariste Corentin Horeau qui succède à succède à Isabelle Joschke qui a décidé de mettre un terme à sa carrière. « Corentin Horeau est un skipper qui nous ressemble : simple, proche et aussi ambitieux. C’est un skipper très talentueux, l’une des pépites de la course au large en France. Nous sommes très heureux de poursuivre avec lui ce projet collectif du Vendée Globe très suivi par nos collaborateurs et nos sociétaires professionnels de santé. Cette magnifique aventure humaine et sportive élargit nos horizons et nous invite tous au dépassement pour atteindre le meilleur », déclare Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF.

La MACSF a fait l’acquisition de l’IMOCA Paprec Arkéa. Pendant la saison 2025, Corentin Horeau sera le co-skipper de Yoann Richomme à bord de ce bateau, avant de passer sous les couleurs de la MACSF en 2026. Il commencera ainsi à marquer des points pour sa qualification au prochain Vendée Globe.
« Faire le Vendée Globe est l’un de mes grands rêves et je suis très heureux de rejoindre le team Voile MACSF dans cet objectif. Je me sens vraiment prêt à cette aventure. Grâce à cette saison 2025 en tant que co-skipper sur le futur IMOCA MACSF, je vais gagner en expérience et en maîtrise du bateau. Je suis persuadé que je peux réaliser de belles courses », indique Corentin Horeau.

Ce nouveau chapitre dans la voile pour la MACSF se situe dans la continuité avec la poursuite du partenariat de confiance noué avec Alain Gautier et son équipe technique qui seront en charge de la préparation du bateau et des courses à venir.
« Je suis très heureux que la MACSF fasse à nouveau confiance à mon équipe pour les quatre prochaines années. Après plusieurs mois de rencontres et de discussions pour préparer ce projet Vendée Globe 2028, je suis ravi de nos choix. Ce nouveau bateau est performant et polyvalent, il a un énorme potentiel. Corentin a déjà un très beau palmarès et c’est un skipper prometteur sur IMOCA. Il nous tarde de commencer à travailler ensemble », déclare Alain Gautier, team manager MACSF.
La navigation sur les océans et les course à la voile font partie de l’histoire de la MACSF depuis près de 50 ans. « La voile, c’est plus que du sponsoring sportif, c’est un engagement durable en lien étroit avec nos valeurs », conclut Stéphane Dessirier.

- Publicité -
- Publicité -