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IRC. Achille Nebout : 3e de la Rolex Fastnet Race « Overall » et champion d’Europe IRC Double !

C’est un été particulièrement fructueux pour Achille Nebout. Le skipper Amarris, qui attend un nouveau mât pour son Class40, a participé à plusieurs courses en IRC Double à bord du tout nouveau Pogo RC. Et le bilan est de haute volée : une victoire à la Cowes-Dinard (avec Gildas Mahé), une 3e place (en IRC Overall) à la Rolex Fastnet Race (avec Tanguy Bouroullec) et un titre de champion d’Europe IRC Double ! De quoi faire le plein de confiance en attendant impatiemment son retour en Class40 début septembre.

Il a fallu peu de temps à Achille Nebout pour rebondir et retrouver le sourire. Son été le démontre, lui qui a dû repenser toute sa saison après un démâtage à la CIC Normandy Channel Race fin mai. Il le dit à sa manière : « dans les moments durs, il y a toujours de belles opportunités possibles ». Ces dernières semaines l’ont prouvé de façon spectaculaire. En effet, le chantier Pogo Structures a proposé à Achille et Gildas de participer au développement du Pogo RC (10,25 mètres) en disputant des courses prestigieuses du calendrier IRC.

Une première Rolex Fastnet Race « exceptionnelle »

Le duo a relevé le challenge non sans talent : début juillet, ils ont terminé 5es de La Trinité-Cowes avant de remporter Cowes-Dinard dans la foulée. Ensuite, Achille a pris part à la Rolex Fastnet Race fin juillet. Un sacré défi pour l’Héraultais qui n’avait jamais disputé cette course iconique et qui souhaitait initialement y concourir à bord de son Class40 Amarris. Toujours à bord du Pogo RC, cette fois-ci aux côtés de Tanguy Bouroullec, Directeur Général du chantier Structures, il s’est donné sans compter tout au long de la course. « On a eu des conditions assez soutenues au près jusqu’au Fastnet avant de revenir au portant au spi, raconte-t-il. Le bateau a montré un potentiel exceptionnel à cette allure ».

Le ressenti à bord s’est également matérialisé au classement : à la 30e place au classement IRC Double au moment de contourner le Fastnet, le Pogo RC s’est offert une belle ‘remontada’. Ils bouclent la course à la 3e place chez les IRC Double mais surtout à la 3e place « Overall » (le classement en temps compensé des monocoques toutes catégories). « La fin de course, c’était l’apothéose, s’enthousiasme Achille. Terminer 3e sur 380 bateaux, c’est assez exceptionnel. C’est rare que la météo soit aussi favorable aux petits bateaux et je savoure ce résultat ! » Et qu’importe si le duo n’a pas pu voir le mythique rocher du Fastnet. « On l’a passé de nuit et il y avait tellement de brouillard qu’on ne voyait même pas le feu du phare ! » .

Champion d’Europe, le trophée inattendu

Quoi qu’il en soit, la satisfaction était au rendez-vous à l’arrivée à Cherbourg. D’autant qu’Achille a eu une belle surprise : il a découvert qu’il était devenu champion d’Europe IRC Double ! « C’est un trophée qui récompense les meilleures performances combinées à la Cowes-Dinard et à la Rolex Fastnet Race, précise Achille. C’est très prisé par les spécialistes du double » Cela démontre également sa constance au fil de son expérience en IRC Double. « C’est vrai qu’on a bien rentabilisé notre temps sans Class40 ! Une victoire (Cowes-Dinard), un podium (Rolex Fastnet Race) et un titre de champion d’Europe, c’est un bon bilan ! »

Une mission réussie et heureuse, qu’il juge « très bénéfique » et qui a permis « de beaucoup apprendre ». Désormais, Achille va profiter de quelques jours de repos. Le skipper compte bien revenir d’attaque pour la rentrée. Début septembre, son nouveau mât sera livré et dans la foulée, il pourra reprendre les navigations avec Gildas Mahé. Ce sera le moment d’accentuer la cadence des entraînements avec la Transat Café l’Or (ex-Transat Jacques Vabre) en ligne de mire. Le départ sera donné le 26 octobre prochain et le duo Achille-Gildas compte bien faire partie des acteurs majeurs de la course. Et Achille de conclure : « si on continue à faire des podiums comme en IRC Double et avant notre démâtage, je signe tout de suite ! »

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Grand Pavois à la Rochelle du 23 au 28 septembre : Entretenir le rêve !:

Le salon nautique du Grand Pavois La Rochelle 2025 reste le grand RDV de la filière nautique française et européenne et de tous les passionnés du monde de la mer. 800 marques internationales attendus, 700 bateaux présentés dont 300 à flot, plus de 70.000 visiteurs attendus en six jours, 100 avant-premières et nouveautés présentées en moyenne, 1 500 baptêmes, essais et sorties en mer.

Entretenir le rêve, rêver l’impossible devenu possible, raconter de belles histoires, permettre de visiter des bateaux inaccessibles… Aussi, comme chaque année, le Grand Pavois La Rochelle va mettre en lumière des bateaux aux histoires incroyables. Voyage dans un rêve, mais les yeux grands ouverts !

T-ONE-ONE OU… ECUREUIL D’AQUITAINE II
Si ce bateau a marqué de nombreux esprits, il reste et restera légendaire… En effet, sous sa belle livrée blanche étincelante, ce monocoque n’est autre que l’ancien Ecureuil d’Aquitaine II, vainqueur de la première édition du Vendée Globe (1989/90) en 109 j 08 h 47 min 55 s avec Titouan Lamazou à sa barre. Ce monocoque va connaître ensuite de nombreux propriétaires et de nombreux autres noms avec Groupe LG skippé par Bertrand de Broc puis Gerry Roufs, et enfin Hervé Laurent. Il changera de nom pour devenir Hawaiian Express puis Margaret Anna, Carrecamino, Capitaine Flint avant de terminer sa folle course au Venezuela, posé à terre, alors à vendre. Le 27 novembre 2019, Alexandre Treillard annonce qu’il a retrouvé le bateau vainqueur de la première édition (après 2 ans de recherche) : « j’ai inspecté le bateau qui n’est pas, il faut le reconnaître, en très bon état mais tout à fait sauvable. La coque est restée saine mais le pont en balsa se délamine, tout le gréement dormant est pourri mais le mât en carbone est toujours en bon état. Quant aux voiles, elles sont inutilisables… ». Le bateau va ensuite réussir à rallier la Guadeloupe par la mer et traversera l’Atlantique, vers Brest, par cargo. Il est entièrement restauré, prend le nom de T-One-One et reverra même Titouan Lamazou naviguer à son bord… Incroyable histoire et sauvetage pour ce bateau qui marquera à jamais l’histoire de la course au large et celle, bien évidemment, du Vendée Globe !

A noter que le bateau sera présent les vendredi, samedi et dimanche et qu’un film « Ecureuil d’Aquitaine II : le récit d’une légende » qui lui est consacré sera diffusé sous la tente « Le Spot » le dimanche dès 14h avec un temps d’échange après.

Présent vendredi, samedi et dimanche
Espace Bateaux Evénements – Ponton 2

33 EXPORT, DES MILLES AUTOUR DU MONDE…
Alors là, une sacrée belle histoire ! « C’est sous le nom de Raph que ce voilier de course dessiné par l’architecte naval français André Mauric est mis à l’eau en 1968 pour Alain Gliksman, navigateur et rédacteur de la revue Neptune Nautisme. Mais les évènements de Mai 1968, période mouvementée en France, entraînent des retards de livraison. Alain Gliksman grâce à l’aide de ses collaborateurs réussit à aligner le bateau au départ de la OSTAR, transat anglaise en solitaire. Sur les 34 concurrents, 18 seulement arrivent à Newport. Raph, pourtant en tête, abandonne à Saint-Pierre et Miquelon. Son nom fait référence à son premier sponsor raphaëlois (83). Comme Pen Duick III et Pen Duick IV (qui deviendra Manureva), Raph est un des premiers prototypes de l’architecte André Mauric construit en France en alliage léger d’aluminium. En 1973, il est racheté par Jean-Pierre et Daniel Millet pour participer à la Whitbread Round the World Race, première course autour du monde en équipage et par étapes. Il change de nom pour prendre celui de son nouveau sponsor 33 Export. Huit hommes prennent alors le départ de la course, dont un jeune cameraman, Georges Pernoud. Entre Le Cap et Sydney, Dominique Guillet, co-skipper, disparait en mer. 33 Export est gréé en ketch jusqu’en 1977 afin de faciliter la navigation en solitaire. Le skipper Alain Gabbay modifie son gréement en sloop pour la Whitbread de 1977 où il remporte une victoire d’étape (Le Cap-Auckland). Racheté en 1986 par l’américain Tony Lush pour participer au BOC Challenge, il ne participe finalement pas à la course. A l’abandon dans un chantier de Newport, il est sauvé de la démolition en 2018 par son actuel armateur français. Son objectif est d’engager le bateau pour The Ocean Race de 2028. Mais il reste un gros travail de restauration à effectuer. En 2024, 33 Export a quitté la Martinique afin de rejoindre le Musée maritime de La Rochelle pour incarner l’exposition consacrée à Thalassa, l’émission de Georges Pernoud. » (Source Musée Maritime de La Rochelle). En résumé : un vrai bateau de légende exposé u Grand Pavois La Rochelle 2025 !!!

A noter que le bateau sera présent toute la semaine et qu’un film « Le grand océan » qui lui est consacré sera diffusé sous la tente « Le Spot » le dimanche dès 13h.

Présent toute la semaine – Visible au Musée Maritime de La Rochelle
Espace Héritage & Savoir-Faire – Ponton 7

JOSHUA
Le mythique Joshua de Bernard Moitessier sera là… Que dire de ce bateau qui a marqué à jamais les esprits et construira toute cette philosophie de la voile au long cours et du grand voyage ! « Ketch rouge mythique, derrière lequel se dessine en filigrane la silhouette de Bernard Moitessier, grand écrivain de mer et premier homme à avoir eu dans son sillage un tour du monde et demi sur les mers du globe, en solitaire et sans escale. Ce voilier en acier de 12 mètres a été baptisé Joshua en hommage au célèbre navigateur Joshua Slocum. À son bord, Bernard Moitessier participe en 1968 à la première édition du Golden Globe, première course autour du monde sans escale. Homme et bateau entrent tout droit dans la légende : après avoir doublé les Caps de Bonne Espérance, Lewin et Horn, Moitessier, largement en tête de tous les concurrents, décide de renoncer à la course et change de cap. Aventures et voyages se succèdent jusqu’à ce jour de 1982 où Joshua, happé par un cyclone, est jeté à la côte. Bernard Moitessier, que d’autres horizons appellent, fait alors don de son compagnon à deux jeunes américains qui le remettent en état… En 1989, le rédacteur en chef de Voiles et Voiliers, Emmanuel de Toma, contacte Patrick Schnepp, alors directeur du musée maritime de La Rochelle, et lui apprend que Joshua a été retrouvé aux USA. Il lui suggère de ramener ce ketch mythique à La Rochelle. Le 14 septembre 1990, Joshua embarque sur un cargo à Seattle et fait une entrée triomphale au Grand Pavois La Rochelle avec Bernard Moitessier à la barre. » (Source Musée Maritime de La Rochelle). Magique…

MAGIE NOIRE… PUIS MAGIE BLEUE
Ce voilier a une histoire incroyable… Et le Grand Pavois La Rochelle est fier de le présenter à ses visiteurs passionnés qui ne resteront pas insensibles à cet incroyable passé et cette incroyable renaissance. Magie Noire est née en 1985 sur plans de Jean-Yves Tanton. Un bateau hors-norme avec ses 21 mètres de long, ses 14 tonnes de déplacement, un gréement goélette avec deux mâts profilés autoportants et tournants en fibre de verre. Ce long monocoque va vivre neuf traversées de l’Atlantique et prend les Antilles pour destination de charter. Défauts de paiement de clients, avaries trop couteuses, la fin de l’aventure sonne pour Magie Noire en 2001. Il rentre en 2002 en cargo, le bateau étant devenu non navigable, et termine « sa navigation » dans… un champ à Augé dans les Deux-Sèvres, démâté, abandonné, quille plantée dans la terre et squatté. La destruction est envisagée. Un dernier SOS est lancé en mars 2021 et… le rêve, l’incroyable, l’improbable se produit : la fondation Icape Planète Bleue décide de reprendre le bateau, en phase avec sa vocation de sauvetage du patrimoine et de protection des océans.

Un long process de refit et de rénovation est entrepris aux chantiers Grassi Bateaux à La Rochelle dès l’arrivée du bateau en juillet 2021. De nombreux partenaires et professionnels rochelais se mobilisent autour du projet. C’est une vraie renaissance ! Erik Lerouge, l’architecte, planche sur une nouvelle adaptation où seule la coque est conservée. 6 mois seront nécessaires pour mettre la coque à nu. Tout est revu et refait à neuf. L’intérieur est complétement redessiné et refait, le roof est refait, le cockpit et la jupe arrière aussi. Le principe des deux mâts de 21 mètres autoportants et tournants est conservée. Ils seront en fibre de carbone. Le principe des deux grand-voiles « épaisses » est aussi conservé et seront réalisées par Incidence. 6 à 7 personnes travaillent à temps plein sur le bateau…
Le bateau change de nom et de Magie Noire devient… Magie Bleue. S’il a retrouvé l’élément salé cet été, c’est une incroyable grande première que de l’avoir ici au Grand Pavois La Rochelle.

Sa vocation aujourd’hui ? Servir de supports à des actions éducatives, solidaires, scientifiques et environnementales ; Conserver l’ADN du bateau et son concept révolutionnaire de propulsion en l’optimisant ; Être mis à la disposition d’associations engagées dans des projets de préservation de l’univers marin ; doter la fondation Icape Planète Bleue d’un moyen et d’un outil maritime pour soutenir ses activités sociales, environnementales et humanitaires, en France mais aussi à l’international. Magie Bleue est aujourd’hui là, devant nous !

Présent toute la semaine
Espace Bateaux Evénements – Ponton 2

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Imoca. Un IMOCA Tour pour Benjamin Dutreux

Benjamin Dutreux et son équipe d’Eole Racing donneront le coup d’envoi de l’IMOCA Tour, un événement itinérant mêlant voile, sensibilisation environnementale et rencontres humaines du 1er au 5 septembre. Deux escales sont prévues : Bordeaux et Nantes, siège de 4CAD Group, soutien majeur du projet cette saison. Le skipper vendéen espère pouvoir construire un nouveau bateau pour le prochain Vendée Globe.

Conçu comme une parenthèse à la fois humaine, éducative et collective, l’IMOCA Tour a pour vocation d’ouvrir les coulisses de la course au large. Au programme : projections de documentaires, conférences, sensibilisation des plus jeunes avec l’association Water Family – Du Flocon à la Vague, rencontres avec Benjamin Dutreux… et, chose rare, visites du bateau ouvertes au public sur inscription. « L’idée, c’est de créer du lien, d’emmener notre univers au plus près des gens, dans des lieux où nos bateaux n’ont pas l’habitude d’accoster », explique le navigateur.

À Bordeaux, la tournée débutera par une soirée d’ouverture avec projections et échanges. Le lendemain, la journée sera rythmée par des actions éducatives auprès des scolaires, des visites réservées au public, ainsi que des temps dédiés aux invités de Coyote, partenaire officiel depuis six ans. L’entreprise française, qui accueille régulièrement Benjamin au siège de Suresnes, trouvera dans cette étape une opportunité de valoriser son ancrage local.
Sur place, près de 50 collaborateurs œuvrent au développement de l’application Coyote et des solutions B2B du groupe. Après un convoyage vers Nantes, l’évènement se poursuivra avec une nouvelle séquence riche : accueil d’élèves et de collaborateurs de 4CAD Group, visites privées et publiques, projections… autant d’occasions de créer des passerelles entre le monde de la voile et celui de l’entreprise, entre l’univers marin et les citoyens.

« C’est une fierté pour 4CAD Group d’accueillir l’IMOCA de Benjamin Dutreux en plein cœur de Bordeaux et de Nantes, mais aussi une formidable occasion pour nos clients, partenaires, salariés ainsi que pour le grand public de découvrir ce géant des mers. Cela permet de mettre en lumière la belle collaboration entre notre entreprise et Benjamin, avec lequel nous partageons des valeurs communes d’innovation, de performance, et d’écoresponsabilité », souligne Stéphane Letheule, Président de 4CAD Group.

Cette tournée, s’inscrit dans la logique d’engagement portée par Benjamin Dutreux depuis plusieurs années. Membre actif de la Water Family depuis 2017, il défend une approche pédagogique et constructive de la transition écologique.
« C’est important pour moi de faire passer ces messages de manière concrète, accessible, et de continuer à construire des ponts entre notre sport et les enjeux environnementaux », précise le Sablais.

Lancée dans le cadre d’une saison particulière — marquée par la transmission de son ancien IMOCA à Arnaud Boissières avec qui il a noué une collaboration — l’opération symbolise aussi une forme de continuité. Les deux skippers partagent désormais partenaires et ambitions communes, et se préparent ensemble pour les prochaines grandes échéances : le Défi Azimut – Lorient Agglomération en septembre, puis la Transat Café de L’Or à l’automne. L’IMOCA Tour vient ainsi enrichir cette dynamique de transition, en offrant un temps pour ralentir, dialoguer, et sensibiliser.

Un nouveau bateau pour 2028 ?

10e du dernier Vendée Globe, Benjamin Dutreux entend bien rejoindre la première division sur le prochain Vendée Globe. Avec son partenaire principal, 4CAD il cherche un second pour lancer le projet sur un budget global de 14 M€ jusqu’à la Route du Rhum 2030. « Cela permet d’amortir le bateau qui sera mis à l’eau en 2027. On a un projet intéressant avec un budget maitrisé. On a consulté tous les architectes. On aimerait bien mutualiser les couts avec une autre équipe comme Justine ou Yoann. Ce qui permettrait d’économiser entre 700 et 1,2M€.  Les nouveaux bateaux s’annoncent assez radicaux avec un écart avec la précédente génération. Il devrait y avoir un gros travail sur les formes des coques, sur la partie aéro . J’ai hâte de pouvoir passer au niveau élite et de me battre avec les meilleurs. Ce sont tous des copains de Figaro devant, avec qui j’ai bataillé pendant des années. »

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Rolex Fastnet Race. Alexis Loison et Jean-Pierre Kelbert vainqueur de l’édition du centenaire, un podium 100% français !

C’est une performance majuscule qu’Alexis Loison et Jean-Pierre Kelbert viennent de signer sur le centenaire de la Rolex Fastnet Race. Les deux marins s’imposent au classement Overall. Avec un record de 444 bateaux au départ cette année, allant de quillards de 30 pieds aux immenses trimarans ULTIM, la course au large britannique n’a jamais été aussi populaire. Les ingrédients de la victoire restent inchangés : expérience, audace, talent, un bateau performant… et une pincée de réussite.

Dès hier, Léon s’est imposé dans la flotte IRC Two, forte de 70 bateaux. Dans la nuit, il est devenu évident qu’aucun concurrent encore en mer ne pourrait le dépasser en temps compensé. « Nous avions un très bon bateau », commente Alexis Loison. « Je courais avec Jean-Pierre, le constructeur des bateaux JPK, désormais bien connus sur la scène internationale de la course au large. On s’est vraiment régalés. On s’est battus, on n’a rien lâché. Il a fallu se battre contre de très bons bateaux, sur un parcours vraiment exigeant. Cette victoire a beaucoup de sens pour nous. Depuis hier, je reçois des dizaines de messages de félicitations, c’est un peu la folie. »
Alexis Loison rejoint le cercle fermé des marins ayant remporté plus d’une fois la Rolex Fastnet Race. Sa première victoire remonte à 2013, avec son père Pascal, à bord du JPK 10.10 Night & Day. À l’époque, l’arrivée se jugeait encore à Plymouth, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Ce fut un moment fort, d’autant plus marquant que le duo père-fils avait été le premier équipage en double à battre tous les équipages en équipage complet. Douze ans plus tard, Loison savoure cette deuxième victoire avec la même émotion :
« C’est vraiment le même sentiment que la première fois. Une victoire inattendue, mais une joie immense. Et cette fois, on arrive chez moi, à Cherbourg, la ville de mon cœur. »

C’est la troisième fois que la Rolex Fastnet Race se termine à Cherbourg, mais c’est la première qu’un équipage français s’y impose en temps compensé. En 2021, c’est le bateau britannique Sunrise qui l’avait emporté. En 2023, c’était le Suisse Caro.
Cette année, ce sont même les équipages français en double qui monopolisent le podium. Derrière Léon, on retrouve Lann Ael 3, un Manuard Nivelt 35 mené par Didier Gaudoux et Erwan Tabarly. En troisième position : Amarris, un Pogo RC skippé par Achille Nebout et Tanguy Bouroullec. Alexis Loison souligne le point commun entre ces trois tandems :

« Ce n’est pas un hasard s’il y a des figaristes à bord des trois bateaux de tête : moi-même, Erwan Tabarly et Achille qui est troisième. On est tous passés par la meilleure école de course au large au monde, le circuit Figaro. »
Les bateaux JPK dominent la scène offshore depuis plus d’une décennie. Il était donc logique que leur créateur, Jean-Pierre Kelbert, fasse partie de l’équipage vainqueur. Il se réjouit des performances de ce 10.50 pieds nouvelle génération : « Ses performances au reaching sont incroyables. Avec cette carène puissante, on peut porter de grandes voiles à des angles très serrés, même dans 25 nœuds de vent. C’est un vrai bolide. »

Cette édition a été marquée par des conditions météo souvent légères, ce qui laisse à penser que Léon n’a pas encore montré toute l’étendue de son potentiel dans la brise. Jean-Pierre Kelbert devrait être de retour dans deux ans, et ses bateaux, sans aucun doute. Quant à Alexis Loison, il a déjà annoncé qu’il serait au départ en 2027. La Rolex Fastnet Race coule dans ses veines. À 40 ans, le marin de Cherbourg-en-Cotentin a encore de belles pages à écrire.

Cinq jours après le départ de la Rolex Fastnet Race, qui célèbre cette année son centenaire, plus de 280 des 380 bateaux de la flotte IRC ont franchi la ligne d’arrivée, et seuls 17 ont abandonné. Deux multicoques de la flotte MOCRA sont toujours en course. À mesure que le déluge d’arrivées s’intensifie, le trafic dans le village de la course, perché sur les quais du gigantesque port Chantereyne de Cherbourg-en-Cotentin, passe d’un filet à un torrent, puis à un déluge, beaucoup se dirigeant vers le bar géant et la zone de restauration, la bière et la restauration rapide étant des remèdes bien connus contre les jours passés dans les embruns, la fatigue, l’inconfort général et les émotions exacerbées.

Le palmarès du JPK 1050 Léon de Kelbert est impressionnant cette année : non seulement la victoire en IRC Two, mais aussi en IRC Two-Handed, où Kelbert a remporté sa deuxième victoire dans cette catégorie (la première en 2019). Loison a remporté son sixième titre IRC Two-Handed, et ce en seulement 11 éditions depuis 2005 (sa première), année où la course a introduit une catégorie en double. Mais le plus significatif est que Loison a remporté sa deuxième victoire absolue dans la course, la deuxième seulement en 51 éditions, après celle de son père Pascal à bord de leur JPK 1010 Night And Day en 2013, qui avait permis à un équipage en double de remporter l’historique Fastnet Challenge Cup.

La ligne d’honneur IRC Three a été remportée par le J/120 Hey Jude de Philippe Girardin, l’un des bateaux les mieux classés de la flotte. Il a conservé la tête non seulement sur l’eau, mais aussi en IRC pendant une grande partie de la course. Il a été davantage ralenti par la marée défavorable, autour d’Aurigny et de la péninsule du Cotentin, que les bateaux moins bien classés qui sont arrivés plus tard à cet endroit.

Il a finalement pris la sixième place après correction du temps IRC, à moins de quatre minutes derrière Mzungu ! « Nous avons été satisfaits de la météo cette année, car Philippe a des problèmes de dos – nous sommes maintenant des hommes âgés », a déclaré Louis-Marie Dussiere, membre d’équipage et navigateur double très expérimenté, qui est ami avec Girardin depuis leurs études dentaires il y a 40 ans. « Nous avons pris un très mauvais départ, mais nous avons réussi à remonter vers la tête de la flotte IRC Three en quittant le Solent. Nous avons très bien négocié la sortie des Shingles et nous étions de nouveau en tête de la flotte IRC Three à Portland. Au Rocher, il y avait un peu de pluie et des nuages très bas. Nous ne voyions rien, pas même la lumière du Fastnet Rock jusqu’à ce que nous soyons à un mille, et nous avons viré très tard pour Fujitsu British Soldier.

C’est finalement le J/99 Whimjy 99 de Julien Bentz qui a franchi la ligne d’arrivée à Cherbourg-en-Cotentin à 00h42 heure locale, remportant la victoire en IRC 3 après une correction de 19 minutes au classement IRC. « Les conditions ont beaucoup changé et ont été très difficiles au cours des dernières 24 heures, car le vent était instable et le courant difficile », a commenté Bentz. « Ce fut une véritable montagne russe émotionnelle, mais nous nous sommes battus jusqu’au bout et cela a payé.

« Pour la plupart des membres de l’équipage, c’est notre premier Fastnet, c’est donc une grande réussite. Nous travaillons sur ce projet depuis deux ans et, même si ce fut un mélange de course intense et d’aventure, nous avons également fait beaucoup de découvertes en cours de route.

Quelle a été la recette de leur succès ? « Un mélange de beaucoup de choses, bien sûr, et nous nous sommes très bien préparés pendant deux ans. L’équipage et l’ambiance aussi – nous naviguons ensemble depuis très longtemps, peut-être 45 ans avec Romain Troublé. »

« Ce fut une très bonne course pour ce bateau, au vent et sous le vent, sans reaching, c’était parfait », a ajouté Romain Troublé, fils de l’ancien skipper de la Coupe de l’America Bruno Troublé. « Le Fastnet Rock il y a deux jours, dans le brouillard et dans l’obscurité, à deux heures du matin, reste un souvenir incroyable pour nous. »

La commodore du RORC Deb Fish et Rob Craigie sur le Sun Fast 3600 Bellino ont pris la deuxième place en temps compensé et ont également été le premier bateau en double dans la catégorie IRC Three. « C’était une belle course, bien plus agréable que la dernière édition, avec des conditions beaucoup plus clémentes », a déclaré Fish. « Nous avons fait une assez bonne course, même si nous avons commis quelques erreurs. Nous aurions pu faire mieux au TSS au large des îles Scilly et nous aurions pu naviguer plus à l’ouest.

« Mais le retour a été un rêve. Nous avons tout fait correctement, nous avons pris la bonne route et l’arrivée a été vraiment intéressante. Nous avons trompé la marée dans les îles Anglo-Normandes, nous nous sommes rapprochés de la côte à Aurigny pour échapper aux marées très fortes. C’était fascinant, vraiment intéressant du début à la fin, et nous avons bien navigué. »

En tant que commodore du RORC, Fish a ajouté : « C’est également un moment très spécial pour le club, avec une flotte record pour le centenaire de la Rolex Fastnet Race. Cela fait 100 ans que sept bateaux ont pris le départ de la première Ocean Race, comme on l’appelait alors. Je pense que ceux qui ont navigué sur ces bateaux et ont ensuite fondé l’Ocean Racing Club seraient stupéfaits aujourd’hui de voir près de 450 bateaux et un tel engouement autour de cette course. Je pense qu’ils seraient vraiment ravis de ce qu’ils ont lancé. »

Le JPK 1030 Blue Skies de Luc Fourichon et Gérard Quenot a complété le podium, à seulement 5 minutes et 20 secondes derrière Bellino en IRC. « Pour nous, c’est un bon résultat », déclare Quenot, qui est président de La Rochelle Nautique, l’un des principaux clubs nautiques de la côte atlantique française. « Je navigue depuis longtemps avec Luc, mon coéquipier. Nous avons remporté ensemble la Transquadra en 2012. Il nous a fallu beaucoup de temps pour atteindre le Fastnet, car le vent soufflait de face, mais le retour à toute vitesse et sous spinnaker a été fantastique. »

Pendant ce temps, de nombreux bateaux entament leur sixième nuit en mer ou se préparent au choc culturel de leur retour sur la terre ferme après leur long périple vers l’Irlande et retour. Cet après-midi, le Sunstone de Will et Jenny Taylor-Jones négociait la course d’Alderney en route vers la péninsule du Cotentin et la ligne d’arrivée où ils devaient arriver ce soir. Célébrant son 60e anniversaire, Sunstone est un S&S 39 à coque en bois verni, rendu célèbre par les exploits considérables et couronnés de succès de ses précédents propriétaires, Tom et Vicky Jackson, en course et en croisière autour du monde.

Cette Rolex Fastnet Race a été très importante pour les Taylor-Jones, basés à Ipswich, comme l’explique Jenny Taylor-Jones. « Le père de Will est décédé en septembre dernier. L’une des choses que nous voulions vraiment faire était de terminer une Fastnet de son vivant. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous étions si frustrés de ne pas avoir terminé la dernière fois. Cette fois-ci, cela a été très émouvant pour nous tous, car nous avons emporté une partie de ses cendres avec nous et les avons dispersées au large du Fastnet Rock. Nous avons laissé un peu de lui là-bas, car c’était l’un de ses endroits préférés. » Mike Taylor-Jones était un passionné de courses RORC dans les années 1980 et 1990, d’abord à bord de son S&S34 Deerstalker (il a terminé deuxième au classement général à une occasion), puis sur un Mount Gay 30.

La course de cette année a donc été une affaire de famille. Jenny poursuit : « Nos deux enfants, Issy et Sam, sont à bord, ce qui est vraiment sympa, ainsi que mon beau-frère Tom et deux très vieux amis de la famille. Nous avons donc un équipage formidable. »
Le voyage de retour depuis le rocher a été béni par la présence de dauphins autour du Sunstone et son équipage a même aperçu une baleine. Après avoir longuement étudié les atlas des marées et observé ce que faisaient les autres bateaux, le Sunstone naviguait cet après-midi à une vitesse de 7,5 à 8 nœuds dans un vent apparent de 13 nœuds. « Tout est mouillé : les sacs de couchage, les matelas, les vêtements. Ce ne serait pas une course au large sans ça, n’est-ce pas ? »

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Admiral’s Cup. Le Yacht Club de Monaco (YCM) remporte l’Admiral’s Cup 2025, une victoire historique !

Jolt 6 RORC Admiral’c Cup 2025 Cowes Photo: James Tomlinson

Le Yacht Club de Monaco (YCM) a remporté l’Admiral’s Cup 2025 après une formidable bataille lors de la RORC Channel Race, de six courses côtières sur le Solent et de la prestigieuse finale, la Rolex Fastnet Race. Le Royal Hong Kong Yacht Club en tête avant la Rolex Fastnet est finaliste de l’Admiral’s Cup. Le Yacht Club Costa Smeralda complète le podium de l’Admiral’s Cup. le Yacht Club de France se classe finalement 9e sur 15 après une belle Fastnet Race.

Le vice-président du Yacht Club de Monaco et co-skipper du Carkeek 42 Jolt 6 (YCM) Pierre Casiraghi en révait et il l’a fait avec Peter Harrison à la barre de Jolt 3 : “ Honnêtement, j’ai encore du mal à croire ce que nous avons accompli. Remporter l’Admiral’s Cup lors de sa renaissance et avec la toute première participation de Monaco est indescriptible. Je ne suis pas barreur professionnel et c’était la course la plus épuisante que j’aie jamais faite. Mais nous savions que le Fastnet serait décisif et notre équipe l’a parfaitement exécuté. Will Harris, notre navigateur, a été tout simplement phénoménal, il n’a rien lâché. Dès notre sortie du Solent, tout s’est déroulé comme prévu. Nous avons conservé notre avance, résisté à la pression incessante de Callisto (RNZYS) et Beau Ideal (RHKYC) et avons su tirer le meilleur parti de chaque action. L’équipe a fait preuve d’une résilience, d’un caractère et d’une confiance mutuelle incroyables. Ce fut un véritable travail d’équipe, des marins à l’équipe à terre.

Pour Monaco, c’est historique. Nous sommes une petite ville, mais nous venons de montrer que nous pouvons accomplir de grandes choses. J’espère que cela inspirera la prochaine génération de jeunes marins du Yacht Club de Monaco ; ils ont suivi chacun de nos mouvements. Pour l’instant, je suis épuisé et je n’imagine pas participer à une autre course au large sur un 42 pieds de sitôt, mais ce fut une aventure magique. L’Admiral’s Cup est un événement extraordinaire, brillamment organisé et extrêmement compétitif. Je suis extrêmement fier d’y avoir participé.

Peter Harrison, membre du Yacht Club de Monaco et skipper du TP52 Jolt 3 (YCM) : “ C’est sans aucun doute le plus grand résultat que j’ai jamais obtenu en voile et je doute qu’il soit jamais égalé. Contribuer à mener le Yacht Club de Monaco à sa première victoire en Admiral’s Cup dès notre première participation est tout simplement extraordinaire. Dès le début, Pierre Casiraghi et moi avons cru en cette campagne. Le Club nous a pleinement soutenus, et avec Matt Adams à la tête du projet et une équipe de classe mondiale autour de nous, nous avons bâti quelque chose de vraiment exceptionnel.

Nous avions un noyau dur, avec lequel j’ai navigué pour beaucoup d’entre eux pendant des années sur le Maxi 72, et nous avons soigneusement recruté des talents pour compléter ce groupe. Tout était une question d’alchimie, de confiance et d’engagement partagé. Tout le monde a tenu ses promesses. De l’équipe technique au barreur, des voiliers aux stratèges, ce fut un véritable travail d’équipe. C’est un moment important pour Monaco et je crois qu’il confirme la place du Y.C.M. comme un acteur majeur de la voilerie hauturière.

Pour l’instant, je suis un peu épuisé, mais pour remporter l’Admiral’s Cup, il faut commencer à planifier un an à l’avance et je sais que nous réfléchirons sérieusement à la défendre. L’événement s’est déroulé de manière impeccable et chaque course a été réussie. Bravo à l’équipe du RORC. Ce fut une expérience phénoménale et une célébration dont nous nous souviendrons longtemps.

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Fastnet Race. Victoire de Corentin Douguet et Axel Trehin, sur le Class40 Faites un don sur SNSM.org

Une avance de moins de deux minutes a permis à Corentin Douguet et Axel Trehin, à bord du Faites un don sur SNSM.org, de remporter la victoire en Class40 hier soir, après 700 milles d’une course intense et très disputée. Ce scénario s’est répété dans l’ensemble de la flotte, plusieurs places ayant été disputées avec des écarts tout aussi minimes, tandis que près de la moitié des 24 bateaux ont terminé la course en seulement 47 minutes.

Le drame s’est déroulé alors même que le coup de canon de départ était tiré au Royal Yacht Squadron à Cowes, lorsque plus de 20 % de la flotte a pris le départ avant l’heure, encourant ainsi une pénalité de deux heures qui ne serait appliquée qu’après l’arrivée.

Les Class40 sont réputés pour leurs courses incroyablement serrées, mais le Seafrigo-Sogestran de Cédric Château, ainsi que l’Inland Roots Ocean Soul de Milan Kolacek, ont réussi à trouver un courant favorable qui leur a permis de distancer le peloton et de sortir du Solent avec une avance précieuse.

Néanmoins, l’équipe de Douguet, composée du co-skipper Axel Trehin, de Rodrigue Cabaz et de Laurent Pruvost, a pris la tête après Portland Bill, à un peu plus de 60 milles du départ. De manière impressionnante, ils n’ont jamais abandonné leur position, malgré de nombreuses menaces et défis, mais ils étaient rarement loin devant.

VSF Sports finished strongly in second, the Class40 sailed by Pep Costa © Paul Wyeth/RORC

Au sud de la péninsule du Lizard, par exemple, Les Invincibles de Peitro Luciani se trouvait à moins d’un mile derrière, et NST Racing & Cabinet Z de Thomas Jourdren à une distance similaire en troisième position. Douguet a toutefois réussi à porter son avance à 26 minutes lorsqu’ils ont contourné le Fastnet Rock.

Le retour au vent arrière a été nettement plus rapide que l’aller, et à 100 milles de l’arrivée à Cherbourg-en-Cotentin, le VSF Sports de Pep Costa avait déjà réduit l’avance de Douguet à 17 minutes.

La tension est montée progressivement au cours des cinq dernières heures et des 45 milles restants, en raison d’un vent faiblissant pour les leaders et d’une marée défavorable croissante qui a encore resserré le peloton. La moindre erreur de manœuvre risquait de faire perdre la tête, mais il était impossible de jouer la carte de la sécurité.

Après une série de virements de bord rapides près de la côte nord-ouest de Guernesey, parsemée de rochers, afin de se soustraire à la marée défavorable, Douguet a quitté Aurigny près du port, avant d’effectuer une autre série de virements de bord courts le long de la côte nord de la péninsule du Cotentin, le dernier à moins d’un mille de la ligne d’arrivée.

Le bateau est un Lift v3 conçu par Lombard qui a été mis à l’eau il y a seulement six mois, mais qui a déjà remporté toutes les trois courses auxquelles il a participé cette saison. C’est un résultat impressionnant qui augure bien pour Douguet et Trehin dans la Transat Café l’OR à la fin de cette année.

Douguet a choisi Trehin, qui a remporté la Normandy Channel Race 2021 dans sa propre Class40 et s’est classé troisième de la RORC Caribbean 600 2023, comme co-skipper au début de l’année. « Ça marche très bien avec Axel et nous continuons à gagner », dit-il. « Il n’y a pas de meilleur argument pour convaincre nos partenaires de nous suivre. »

Il s’agit de la deuxième victoire de Douguet dans la Rolex Fastnet Race en Class40, après celle remportée en 2019 avec Luke Berry. Il a également remporté la RORC Transatlantic Race 2021, la Mini Transat 2005 et s’est classé troisième lors de la dernière Route du Rhum.

Belgium Ocean Racing, sailed by Jonas Gerckens, powered through the waves at the start in Cowes © James Tomlinson/RORC

« Quelle victoire ! Ce fut une bataille intense jusqu’à la fin », s’est-il exclamé en débarquant à Cherbourg-en-Cotentin. « La Rolex Fastnet Race est toujours difficile, du départ à l’arrivée. Mais cette année, l’arrivée a été encore plus difficile car les autres bateaux se rapprochaient de plus en plus. La tension était à son comble, c’était intéressant mais stressant.

« Ce fut une belle année pour le centenaire de la course, car nous avons eu un temps vraiment agréable, avec un vent maximal de 20 à 25 nœuds. C’est donc la course qui a été difficile, mais pas la météo. »

VSF Sports a pris la deuxième place, après avoir mis la pression sur l’équipe de Douguet, en particulier dans les dernières étapes. Costa, un marin espagnol de 26 ans, faisait partie de l’équipe gagnante d’Erwan Le Draoulec lors du Fastnet 2023.

« Cela n’a pas été facile. C’était très technique d’un point de vue stratégique, mais aussi en termes de vitesse », explique-t-il. « Il était parfois difficile de bien se positionner par rapport aux autres bateaux. Nous n’avons pas toujours réussi à atteindre exactement l’endroit où nous voulions être, mais nous avons toujours réussi à nous remettre sur la bonne voie. Nous avons formé une excellente équipe avec Pablo, Alexis Thomas et Kevin Bloch, et ce fut un plaisir de se battre aussi durement jusqu’à la fin. »

Les Invincibles, skippé par Pietro Luciani, Ryan Barkey et Hugo Picard, a pris la troisième place, six minutes après VSF Sports. « Nous avons poussé du début à la fin », explique Luciani. « Nous avons fait une remontée spectaculaire hier soir, mais nous avons accroché une grosse corde sur la quille près des îles Scilly, ce qui nous a considérablement ralentis. Une fois ce problème résolu, nous nous sommes battus pour revenir, car nous sentions qu’il y avait une place pour nous sur le podium. La première place était déjà attribuée – ils la méritaient vraiment –, mais la deuxième était encore possible vu les conditions que nous avions près de l’arrivée.

« Notre leader, William Mathelin-Moreaux, nous a manqué », ajoute Luciani. « Il s’est blessé au dos et n’a pas pu se joindre à nous au dernier moment. Mais je suis heureux et fier du travail que nous avons accompli. Je pense qu’il sera le premier à se réjouir de notre performance. »

Source CP

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Fastnet Race. Victoire d’Elodie Bonafous sur Association Petits Prince Queguiner en Imoca

Black Jack 100,MON 525100

Les arrivées s’enchaînent à Cherbourg pour la Rolex Fasnet Race. En Imoca, Elodie Bonafous sur Association Petits Prince Queguiner et son équipageYann Eliès, Gaston Morvan et Basile Bourgnon , se sont imposés ce mardi matin a 2h37 et 5 secondes, après 2 jours, 14 heures 7 minutes et 5 secondes de course devant Charal (Jérémie Beyou) et Paprec Arkea (Yoann Richomme) avec un beau finish. Une belle performance pour ce sister-ship de Macif tout juste mis à l’eau et qui excelle dans ces conditions légères. Il fallait aussi du talent pour résister aux deux cadors de la classe .

Le plan Reichel/Pug Black Jack 100 de Remon Vos, skippé par Tristan Le Brun, a remporté la victoire en monocoque dans l’édition centenaire de la Rolex Fastnet Race en 02 jours 12 heures 31 minutes 21 secondes. L’équipage était constitué du skipper Tristan Le Brun, Andrew Henderson, Bruce Clark, Clément Cron, Edwin De Laat, Guillaume Berenger, Harley Spreadbury-Key, Jelmer van Beek, Jorden Van Rooijen, Liam Woulfe, Max Deckers, Robin Jacobs, Rokas Milevicius, Romain Testa, Rutger Vos, Shane Hughes, Sofian Bouvet, Thierry Fouchier.

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Fastnet Race. Matthieu Perraut et Jean-Baptiste Gellée sur Inter Invest gagne en Ocean Fifty, la course continue en IRC

BEAU IDEAL, Sail no: IVB2047, Design: Fast 40, Class: IRC - Admirals Cup 2, Skippers: Christopher Cowan

Après l’arrivée des Ultim, les deux MOD70 Zoulou et Argo ont bouclé également le parcours suivis des Ocean Fifty. Devant la flotte MOCRA, le MOD 70 Zoulou d’Erik Maris a accosté à 19h05’54” hier soir, avec 48 minutes d’avance sur son sistership, l’Argo de Jason Carroll. Matthieu Perraut et Jean-Baptiste Gellée sur Inter Invest ont franchi le rocher du Fastnet en premier à 19 h 58 min 17 s hier, suivis 15 minutes plus tard par Tanguy le Turquais et Erwan Le Draoulec sur Lazare, puis par Koesio, mené par Erwan le Roux et Audrey Ogereau. Après avoir largement évité les DST des îles Scilly, les Ocean Fifty se rapprochaient ce matin des côtes cornouaillaises. Inter Invest venait de dépasser le Lizard et Koesio pour prendre la deuxième place, et Solidaires en Peloton de Thibault Vauchel-Camus et Damien Seguin la troisième. C’est finalement InterInvest qui s’impose.

Matthieu Perrault : « C’était une super course, on s’est beaucoup amusés du début à la fin. Ça a été très serré, on a eu peur jusqu’au bout, on ne s’est pas reposés une seconde ! L’arrivée en pleine journée, avec le coucher de soleil, était vraiment magnifique. On est restés lucides tout au long de la course, on a pris soin de nous et on a fait les choses dans le bon ordre. C’est comme ça que ça commence : avec une équipe soudée. On a la chance d’avoir un bateau super bien préparé, et on est partis dans de très bonnes dispositions – ça change tout. C’est ma première victoire sous les couleurs d’Inter Invest et j’en suis très heureux. J’ai débloqué le compteur ! Les podiums, c’est chouette, mais gagner, c’est encore mieux. »

Dans la bataille serrée à l’avant de la flotte des monocoques IRC, le SHK Scallywag de Seng Huang Lee a contourné le rocher du Fastnet hier soir à 23h00:51 en un temps de 1 jour 11 heures 10 minutes 51 secondes, seulement 6 minutes 17 secondes devant le Black Jack 100 de Remon Vos et un peu moins de trois minutes devant le Leopard 3 de Joost Schuijff. Dans des conditions légères à modérées, c’était une belle performance étant donné que lors de la course orageuse de 2023, le Juan K 88 Lucky de Bryon Ehrhart avait mis 1 jour 7 heures 7 minutes 34 secondes pour atteindre le rocher.

En milieu de matinée, les leaders avaient tourné leur proue vers l’est et étaient sur le point de passer entre les îles Scilly et le TSS au sud d’elles, avec Black Jack 100 à 10 milles devant SHK Scallywag et 16 autres devant Leopard 3.

Depuis la table à cartes du SHK Scallywag, le navigateur Will Oxley rapportait : « Nous sommes un peu en retard avec le manque de sommeil, la pluie et un voilier plus rapide devant nous. Black Jack se porte bien avec un bon A2. Nous allons chercher une voie de dépassement dans les 200 milles à venir… La navigation en VMG, la pluie et les portes de marée offrent des opportunités. Croisons les doigts. »

Le Pyewacket 70 de Roy P Disney est actuellement troisième en IRC SZ © ROLEX/Carlo Borlenghi

Cependant, le VO70 Tschüss 2 de Christian Zugel menait toujours résolument l’IRC SZ en temps compensé devant Leopard 3, suivi du Pyewacket 70 de Roy P Disney en troisième position. Il avait également pris la tête du classement général IRC au Swan 53 Bedouin, battant pavillon australien, et semblait en bonne voie pour réitérer sa victoire au classement général de la Rolex Fastnet Race (sous le nom de Wizard en 2019).

Depuis le bord du Pyewacket 70, le navigateur Peter Isler a déclaré : « Bien que le parcours ait été beaucoup plus propice au près que d’habitude, nous avons livré une bataille serrée avec Tschüss 2 tout au long de la course. Comme lors du Caribbean 600 de cette année, il se montre performant et rapide au près et au près. Nous espérons trouver notre avantage sur la partie portante du parcours, car notre configuration survitaminée (mât plus haut, livarde plus longue et foils plus profonds) a un handicap important. »

Chez les IMOCA, tout était question de choisir le meilleur moment pour virer de bord à l’entrée du Rocher. L’Association Petits Princes-Queguiner d’Élodie Bonafous et le Charal de Jérémie Beyou ont tenu un peu plus tard que le Paprec Arkea de Yoann Richomme et l’Initiatives Cœur de Sam Davies pour entrer en tête du Rocher vers 2h30 ce matin. Depuis, ils ont effectué un long empannage vers le sud, l’Association Petits Princes-Queguiner étant plus au sud, dernier à virer vers l’est.

Ce matin, les Class40 sont encore au près à environ 80 % du chemin vers le Rocher, après avoir dépassé le côté ouest du DST de Land’s End et avoir erré à l’ouest de la loxodromie. En tête ce matin, c’est « Faites un Don sur SNSM.org » d’Axel Trehin et Corentin Douguet qui a laborieusement creusé une avance de trois milles sur « Les Invincibles » de William Mathelin-Moreaux.

En IRC Zéro, la chance a souri aux grands voiliers, le JV60 Whisper de David Griffith conservant une emprise quasi-étau sur la tête. Le maxi australien a doublé le Rocher à 5 h 30 min 06 s ce matin, suivi du Palanad 4 d’Antoine Magre en deuxième position, à près d’une heure de retard. Le Ker 56 Varuna 6 de Jens Kellinghusen a terminé troisième, à 44 minutes de plus.

Magre a commenté depuis son nouveau Mach 50 conçu par Sam Manuard (mis à l’eau en France il y a seulement une semaine) : « Nous avons réussi à maintenir la flotte de 81 bateaux autant que possible. Il s’agit maintenant de les rattraper et de nous préparer au départ. Notre objectif était de rester à leurs côtés dans le vent faible autant que possible. Il s’agit maintenant de rattraper notre retard autant que possible dans les meilleures conditions du bateau. Quelques nœuds de vent supplémentaires seraient bienvenus, mais pour l’instant, nous naviguons à 13-14 nœuds de moyenne. C’est un bon jeu d’empannage pour rejoindre les Sorlingues. Les dernières sections s’annoncent relativement rapides. »

Parmi la flotte de l’Admiral’s Cup, comme prévu, Black Pearl a été le premier à naviguer jusqu’au rocher du Fastnet à 6 h 54 min 11 s, mais en temps compensé, Beau Geste de Karl Kwok, du Royal Hong Kong Yacht Club, menait l’Admiral’s Cup 1 avec 3 minutes et 14 secondes d’avance sur Jolt 3 de Peter Harrison, du Yacht Club de Monaco, suivi de Zen de Gordon Ketelbey, du Cruising Yacht Club of Australia, 27 minutes plus loin. L’Admiral’s Cup 2 se rapprochait du rocher en fin de matinée, le Jolt 6 de Pierre Casiraghi étant le premier à naviguer. Cependant, les JPK 1180 conservaient le podium en temps compensé, Django JPK, skippé par Michele Ivaldi (représentant le Yacht Club Costa Smeralda), devant Garm de Per Roman (qui naviguait seul au sein de l’équipe RORC Red après l’abandon d’Ino Noir hier) et Sunrise de Tom Kneen, du Royal Irish YC.

Pierre Casiraghi a raconté : « Nous avons eu une nuit assez difficile. Le vent est monté et nous avons eu beaucoup de vagues. Mais tout va bien à bord. Nous commençons à être fatigués, mais cette course a une bonne réputation. Nous sommes maintenant en mer Celtique et nous allons passer le rocher du Fastnet vers midi. Cette course met à l’épreuve l’équipage et le bateau, et fatigue tout le monde, mais c’est pour cela que nous sommes là. Nous sommes tous impatients de bientôt enfin repartir au portant après avoir remonté au près depuis le début de la course. »

En IRC, le Moana de Lorenz était en tête sur l’eau dans sa catégorie © Paul Wyeth/www.pwpictures.com/RORC

En IRC One, Moana, piloté par Lorenz Pinck, menait sur l’eau et semblait prêt à contourner le Rocher en début d’après-midi. Cependant, le Swan 53 Bedouin, piloté par l’Australienne Linda Goddard, conservait 3,5 heures d’avance en temps compensé sur le JPK 1180 Dawn Treader d’Ed Bell (malgré une pénalité de 120 minutes pour avoir été hors-bord au départ). Le poids lourd Swan doit apprécier les conditions de près, car il conserve la deuxième place du classement général IRC, Leopard 3 troisième. Autre apparition inattendue sur le podium IRC One : le yacht classique poids lourd de 59 pieds Hound, piloté par le propriétaire américain Dan Litchfield, troisième, juste devant le Sydney GTS 43 Long Courrier de Géry Trentesaux, vainqueur de l’ancien championnat.

Derrière, les leaders de l’IRC 2 étaient à mi-chemin de la mer Celtique, toujours au vent. Il est intéressant de noter qu’hier après-midi/soirée, certains sont passés à l’est du DSS de Land’s End, menés par le J/133 Corazon de Lawrence Herbert, tandis qu’un autre groupe plus important est passé entre le DSS et les îles Scilly, mené par Victoria Cox et Peter Dunlop sur le J/122 Mojito. Un troisième groupe a emprunté la route la plus extrême à l’ouest des îles Scilly, mené par Hervé Chataigner sur le nouveau JPK 1050 Pilou, ne virant de bord vers le nord qu’à 6h30 BST aujourd’hui. Le podium en temps compensé est un mélange international de J/122, avec Aurelia de Chris et Patanne Power Smith (Irlande) devant Moana de Frans Van Cappelle (Pays-Bas) et Bulldog de Derek Shakespeare, vice-commodore du RORC.

En IRC 3, personne n’a choisi le passage est par le DST de Land’s End hier soir. Au lieu de cela, le J/120 Hey Jude de Philippe Girardin a mené la classe sur l’eau jusqu’à l’ouest du DST, près des îles Scilly, tandis que Denis Murphy sur le Grand Soleil 40 Nieulargo a choisi une option tout aussi extrême ouest vers Pilou. En fin de matinée, les leaders étaient à mi-chemin du Rocher, tous à l’ouest de la loxodromie. En temps compensé, Rob Craigie et le Commodore du RORC Deb Fish sur le Sun Fast 3600 Bellino menaient la classe (et l’IRC Two-Handed) devant l’Armée sur son sistership Fujitsu British Soldier, avec Simon Bamford et Ollie Grogono sur le Sun Fast 3300 Kestrel troisièmes (et deuxièmes en IRC Two-Handed – les champions en titre sur Léon cinquièmes).

En IRC Four, la majorité a choisi l’option « extrême ouest », laissant les îles Scilly à tribord. Alors qu’ils se déploient pour entamer leur traversée de la mer Celtique, le J/109 Trojan du Royal Engineer YC mène le groupe est, suivi du Sun Fast 3200 Hakuna Matata de Jean-François Nouel, à l’ouest. Cependant, en IRC, c’est le J/35 Fever de Siméon Tienpont, membre de l’équipage de la Volvo Ocean Race/America’s Cup, qui a mené devant le Sun Fast 3200 Zephyrin de Fanch Le Guern et Pierrick Penven, et le X-362 Xception 2 de Frédéric Hernot, troisième.

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Fastnet Race. SVR-Lazartigue s’impose à nouveau, les réactions

SVR Lazartigue arrival into Cherbourg at the Finish of the 2025 Rolex Fastnet race

Le trimaran SVR-Lazartigue a remporté la Rolex Fastnet 2025, édition du centenaire, au terme d’une course maîtrisée de bout en bout. Les conditions plutôt légères ont favorisé le bateau lors de la remontée au près. De bons choix tactiques le long des côtes anglaises, ainsi que la présence motivante à bord du Peter Burling ont également contribué à cette victoire.

Le trimaran ULTIM de 32 mètres, skippé par Tom Laperche, signe un doublé sur la Fastnet. Son temps de parcours est de 1 jour, 17 heures, 18 minutes et 04 secondes. À son bord, Tom Laperche était accompagné d’Amélie Grassi, Antoine Gautier, Émilien Lavigne, Franck Cammas et Peter Burling. Banque Populaire XI, skippé par Armel Le Cléac’h, termine deuxième à 40 minutes, suivi par Actual Ultim 4 d’Anthony Marchand, qui démontre déjà une belle maîtrise de son bateau, l’ex-Gitana 17. Sodebo Ultim 3 prend la quatrième place.

Dans cette bataille d’ULTIM, tout s’est joué dès le départ et le long des côtes anglaises. Auteur d’un excellent départ, SVR-Lazartigue a rapidement pris les commandes de la course, choisissant la meilleure option à la pointe sud de l’Angleterre. Actual Ultim 4 et Banque Populaire ont tenté à plusieurs reprises de revenir, mais l’écart de quelques milles a suffi à l’équipage de SVR-Lazartigue pour rester en tête dans les vents légers et passer le Fastnet en première position.

Le bord de portant a été une véritable course de vitesse durant toute la nuit, au cours de laquelle Banque Populaire a tout tenté pour revenir, sans succès.

Tom Laperche signe ici sa première grande victoire sur le trimaran SVR-Lazartigue, épaulé par un équipage solide comprenant notamment Franck Cammas et Peter Burling. Réactions à venir.

Tom Laperche : ” « Deux participations à la Rolex Fastnet Race et deux victoires avec le trimaran SVR-Lazartigue, je suis ravi, confie le skipper Tom Laperche. Cette course fait partie de la grande histoire de la voile et représente vraiment quelque chose. D’autant plus cette année avec quatre bateaux engagés dans la catégorie Ultim.  J’avais de super souvenirs de la dernière édition. Il y avait eu aussi une bataille avec Banque Populaire. Le départ dans le Solent avait été vraiment musclé et j’avais un peu l’appréhension de revivre la même chose. Cette fois-ci ça a été beaucoup plus tactique et ça a été une super régate. On a réussi à prendre un très bon départ. On sort en tête du Solent et, après, le vent a été très aléatoire le long des côtes anglaises. La mer d’Irlande a été compliquée. Nous avons fait une belle montée vers le Fastnet. Le franchir en tête (après 1 jour, 4 heures, 2 minutes et 53 secondes de course) avec le Trimaran SVR-Lazartigue, c’est toujours génial. Surtout que nous étions à 40 nœuds. Passer du près au portant à pleine vitesse, c’était top. Le retour s’est fait au portant (vent arrière). Il a néanmoins fallu faire un peu de stratégie pour tirer les bons bords pour redescendre jusqu’en Manche tout en surveillant nos concurrents qui n’étaient pas si loin. L’équipage a fait un super travail car il y avait beaucoup de manœuvres. Le bateau n’a été remis à l’eau que le 3 juillet. Cette victoire valide aussi tous les travaux qui ont été réalisés ces derniers mois dans les ateliers de MerConcept à Concarneau. C’est de bon augure pour la suite, mais nous allons continuer à travailler pour progresser encore. » 

Franck Cammas : « La Rolex Fastnet Race m’a permis de bien découvrir ce bateau qui est très spécifique. Avec son expérience, l’équipage le maitrise déjà très bien. Tom est parfaitement entré dans son rôle de skipper. Il sait toujours comment régler le bateau. Il le connait parfaitement. Il anticipe et place bien le curseur pour aller vite mais sans prendre trop de risques. On peut avoir pleinement confiance en lui. C’est motivant pour la suite. »

Amélie Grassi : « C’est une belle victoire pour le Trimaran SVR-Lazartigue. On garde le titre ! C’était une super course avec un beau travail d’équipe. Tout a été fluide à bord. Comme toujours sur la Rolex Fasnet Race, c’était intense. Le départ avec 450 bateaux dans le Solent était un peu sport. Nous avons ensuite eu pas mal de manœuvres à réaliser pour gérer des zones de molle dans la montée vers le Fastnet. On ne s’est pas arrêtés de travailler. On s’est fait plaisir sur le retour avec le bateau qui volait sur une mer plate. C’était magique. »  

Armel Le Cléac’h : ” À l’arrivée, il y a forcément une « pointe de déception. Cet écart de 45 minutes, c’est à la fois beaucoup et peu au regard de la longueur de la course. On a vécu de belles émotions tout au long de cette Rolex Fastnet Race. Ça a été très riche en matière d’intensité et de stratégie avec une belle bagarre face aux autres Ultimes. Forcément, il y a un peu de déception de ne pas avoir pu l’emporter. On avait la vitesse pour rivaliser. Tout s’est joué sur une petite option stratégique en début de course. Le scénario s’est décidé assez vite avec le petit retard qu’on a pris dans les premières heures de la course. On s’est accroché jusqu’au bout et on a essayé de revenir. À l’arrivée, l’écart est à la fois très peu et beaucoup par rapport à la longueur de la course. Ensuite, on a essayé de cravacher pour revenir, mais cela n’a pas suffi. Mais je préfère que l’on garde tout le positif. L’équipage a été à la hauteur avec une belle maîtrise globale. Par ailleurs, aucun problème technique n’a été déploré et tout a bien fonctionné sur le bateau. Il y a deux ans, nous avions aussi terminé deuxièmes avant de remporter la Transat Jacques Vabre. On peut voir ça comme un bon signe! » 

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Fastnet race. SVR – Lazartigue passe en tête au Fastnet

Photo : Rolex / Kurt Arrigo

Dans des conditions relativement clémentes, la flotte s’est rapidement étirée le long des côtes anglaises, puis dans la mer Celtique, où les multicoques ont passer dans la soirée le Fastnet suivis pas les Maxis et les Imoca. Seuls 8 abandons sont à déplorer sur une flotte de 444 partants.

SVR – Lazartigue a passé en tête le Fastnet après avoir pris l’avantage très vite face aux autres Ultim. Après un départ canon, Tom Laperche et Franck Cammas n’ont rien lâché à leurs concurrents et ils ont passé le Fastnet avec plus d’une heure d’avance sur le Maxi Banque Populaire XI. Tom explique :« On est super contents de ce qu’on a pu faire tous ensemble. Pour avoir le bateau prêt pour ce départ, naviguer tous les six, faire un joli départ, faire une belle montée vers le Fastnet et passer à nouveau le Fastnet en tête avec le Trimaran SVR – Lazartigue. Ça c’est coché ! Maintenant on va essayer de rester devant, je sais que les autres vont nous rendre la tâche difficile, ce qui fait une belle régate. Il y a Banque Populaire et Actual qui n’est pas très loin derrière et Sodebo qui va accélérer. La régate est loin d’être finie. » A bord de Banque Populaire XI, Sam Goodchild explique la situation : « SVR a actuellement 15 milles d’avance. Nous essayons de rattraper un peu le retard pris sur la côte sud. Nous avons réussi à rattraper Actual, ce qui était une bonne chose, et maintenant SVR. Je pense que l’écart s’est creusé jusqu’à 25 milles, puis nous sommes revenus.»

Si Tom Laperche et Franck Cammas parviennent à conserver leur avantage jusqu’à Cherbourg – en – Cotentin, le trimaran bleu signera un doublé après sa victoire en 2023.

Autre fait marquant : cette édition marque la première course d’Actual Ultim 4, désormais mené par Anthony Marchand. Malgré une prise en main récente du bateau, le skipper français se maintient dans le groupe de tête démontrant déjà un fort potentiel. Dans cette catégorie des grands multicoques Zoulou et Argo, deux MOD70 restent au contact. Les premiers concurrents sont attendus dans la matinée de lundi.
En Ocean Fifty, la course est très disputée : les tandems Matthieu Perraut / Jean-Baptiste Gellée (Inter Invest) et Tanguy Le Turquais / Erwan Le Draoulec (Lazare) se livrent un duel serré à mi-parcours de la mer Celtique.
En IMOCA, Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Queguiner) et Jérémie Beyou (Charal) figurent parmi les premiers à franchir la pointe sud-ouest de l’Angleterre. Sam Davies (Initiatives Cœur) s’est également illustrée après un départ difficile, en recollant au peloton de tête grâce à une option payante dans Lyme Bay.
Dans la très disputée Class40, Axel Tréhin et Corentin Douguet (Faites un Don sur SNSM.org) ainsi que William Mathelin-Moreaux (Les Invincibles) occupent les avant-postes à l’approche du Fastnet.

Les Français s’illustrent également en IRC, notamment Julien Bentz (Whimjy 99) en IRC 3, Ludovic Menahes(Raphaël), Adrien Zucconi (Loiza) et Yann Jestin (Papillon 4/Vari) en IRC Four, tous à bord de JPK. Une belle revanche pour Jestin, dont le précédent bateau avait sombré lors de l’édition 2023.
On note toutefois quelques abandons notables, dont celui du JPK 1030 Foggy Dew de Noël Racine, contraint à l’abandon après une avarie de grand-voile, ainsi que celui de l’IMOCA Canada Ocean Racing pour un problème hydraulique.
Cap désormais sur Cherbourg-en-Cotentin, où les premiers multicoques sont attendus dans les prochaines heures. La ville s’apprête à accueillir cette arrivée du centenaire avec enthousiasme.

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