Le Cannes Yachting Festival a créé les Innovation Route Awards, une distinction inédite qui vient saluer les projets les plus prometteurs parmi 40 innovations sélectionnées cette année. À travers ces récompenses, le Yachting Festival entend valoriser les acteurs qui réinventent la plaisance, en proposant des solutions concrètes pour une navigation plus responsable, plus intelligente et plus inspirante. Après une sélection rigoureuse opérée par un jury d’experts, quatre lauréats se distinguent dans des catégories clés, incarnant l’élan d’un secteur en pleine transformation.
Amélioration de l’expérience de navigation : WATCHKEEPER (SEA.AI) – PAN345 Ce système intelligent associe caméra thermique, vision machine et intelligence artificielle pour détecter automatiquement les objets flottants et prévenir les collisions. Une avancée majeure pour une navigation plus sereine, prédictive et sécurisée.
Technologies durables et responsables : MODX 70 (MODX Catamarans) – SAIL035 Premier catamaran 100 % électrique de 70 pieds, il combine ailes gonflables Aeroforce, propulsion électrique, hydrogénération et 70 m² de panneaux solaires pour une navigation zéro émission illimitée. Une prouesse technologique au service de l’environnement.
Systèmes de propulsion ou énergies alternatives : M.10 (MILLIKAN BOATS) – POWER073 Ce catamaran électro-solaire autonome produit jusqu’à 35 kWh par jour, assurant une navigation fluide, silencieuse et sans émission, de jour comme de nuit. Une solution innovante pour une plaisance décarbonée.
Procédés ou produits à faible impact environnemental : VAAN R5 (Vaan Yachts) – SAIL083 Voilier de 49 pieds conçu à partir d’aluminium recyclé et de matériaux circulaires, recyclable à 95 %, il incarne la philosophie “Sail the Planet” du chantier néerlandais, alliant performance et responsabilité.
Prix Spécial du Jury : B.YOND 37M (Benetti Yachts) Ce superyacht de 37 mètres, doté d’une propulsion hybride développée avec Siemens Energy et d’un système SCR, réduit jusqu’à 24 % les émissions de CO₂ et jusqu’à 85 % celles de NOₓ. Ses quatre modes de navigation, dont un mode zéro émission, permettent l’accès aux zones marines protégées tout en garantissant un confort silencieux à l’ancre.
L’innovation dans le nautisme n’est plus une promesse, c’est une réalité concrète. Les lauréats des premiers Innovation Route Awards incarnent cette révolution en marche : l’intelligence artificielle, les systèmes de propulsion hybrides, les matériaux recyclés ou circulaires deviennent des standards pour une navigation plus sûre, plus propre et toujours aussi inspirante. Je tiens à remercier chaleureusement les membres du jury pour leur expertise et leur engagement dans cette sélection exigeante : Guillaume Arnaud des Lyons, Thierry Berest, Jean-Christophe Guillaumin, Geoffroy Langlade, Elena Patriarca et Craig Ritchie. Leur regard affûté a permis de mettre en lumière les projets les plus visionnaires et les plus porteurs pour l’avenir du nautismeSylvie Ernoult, Directrice du Cannes Yachting Festival.
Ces innovations sont à découvrir jusqu’au 14 septembre 2025 lors du Cannes Yachting Festival, le plus grand salon nautique à flot d’Europe.
Du 11 au 14 septembre, la cité corsaire accueillera la cinquième édition de la 40’ Malouine – La Trinquette, devenue en quelques années un rendez-vous incontournable de la Class40. Près d’une vingtaine de duos, issus de sept nationalités différentes, sont attendus pour cette épreuve organisée par la Société Nautique de la Baie de Saint-Malo, au format désormais bien identifié : une course offshore de 24 heures en double, suivie du Trophée LodiGroup, des régates en baie disputées en équipage. Dernier affrontement avant la Transat Café L’Or, elle offrira aux marins une ultime occasion de se jauger dans des conditions intenses, sur un plan d’eau aussi technique qu’exigeant.
Une flotte relevée au départ
Le plateau 2025 s’annonce particulièrement dense et homogène, avec plusieurs équipages capables de viser la victoire. Le duo espagnol Pep Costa et Pablo Santurde del Arco (VSF Sports), deuxième de la Les Sables – Horta – Les Sables, viendra défendre ses ambitions à Saint-Malo. Les Normands Yann Château et Guillaume Pirouelle (Seafrigo – Sogetrans), tout comme Nicolas Jossier et Benoît Charon (Défi Solidaire avec Ellye – L’Arche), connaissent la Manche comme leur poche et pourraient tirer profit de leur parfaite maîtrise des courants et des pièges locaux. Quentin Le Nabour et Thierry Chabagny (Bleu blanc Planète location) compteront également parmi les outsiders sérieux. Alexandre Le Gallais sera épaulé par Michel Desjoyeaux, véritable légende de la course au large, à bord du tout nouvel Agité 40 TrimControl, un duo qui suscite forcément la curiosité. Enfin, le tandem formé par Vincent Riou et Yann Doffin (Pierreval – Fondation Good Planet) viendra compléter ce plateau riche en talents et en expérience. Autant d’équipages qui promettent un affrontement relevé sur un plan d’eau où la précision et la lucidité font souvent la différence.
Des retours attendus et des nouveaux visages
À ce plateau déjà solide s’ajoutent des retours attendus et des figures nouvelles, qui donneront encore plus de relief à l’épreuve. On suivra notamment aussi avec attention Mikaël Mergui et Kéni Piperol (Centrakor Hirsch). Leur Class40, après un début de saison en Méditerranée, disputera à Saint-Malo sa première course de l’année sur la façade ouest. Le duo s’est déjà illustré en terminant deuxième de la CIC Med Channel Race et entend poursuivre sur sa dynamique. « On est vraiment très heureux et soulagés d’avoir trouvé un partenaire pour être au départ de la Transat Café L’Or dans de bonnes conditions. En un mois et demi, il a fallu tout déclencher, refaire la déco du bateau, monter en Bretagne… Ça a été une période très intense où on a beaucoup travaillé », confie le skipper. Les deux marins veulent profiter de l’épreuve pour « savoir où on se situe et ce qu’il reste à travailler. » La course sera également l’occasion de mettre en lumière des duos 100 % féminins. À bord d’Alderan, Sasha Lanièce et Sanni Beucke vivront leur première 40’ Malouine – La Trinquette ensemble. Originaire de Saint-Briac, la skippeuse savoure un retour à domicile chargé d’émotion : « Je suis trop contente d’amener le bateau à la maison. J’ai commencé à rêver de course au large à Saint-Malo et aujourd’hui je reviens avec une écurie et un projet Route du Rhum. C’est chouette de partager ça avec mes amis et ma famille. » Déjà remarquée en Mini 6.50 pour sa capacité à apprendre vite et bien, elle reste néanmoins lucide sportivement : « L’objectif n’est pas d’attaquer trop fort. Il n’est pas question de prendre des risques inutiles, mais on a envie de jouer, de faire une belle course et on se donnera à fond. » Autre tandem 100 féminin engagé : Théa Khelif et Estelle Greck (Airvance Océlian Terélian), prêtes à bousculer autant que possible la hiérarchie.
Une répétition générale avant la transat
Avec son format original – offshore en double puis régates en équipage – la 40’ Malouine – La Trinquette combine intensité sportive et convivialité partagée. Pour les favoris comme pour les outsiders, elle représente une ultime étape de préparation avant la traversée de l’Atlantique. « C’est une belle opportunité », résume Mikaël Mergui. « En Manche, on n’a clairement pas le temps de s’endormir car il s’y passe constamment des choses et il y a une multitude de coups à tenter. C’est exigeant, mais c’est ce qui nous prépare le mieux à ce qui nous attend. Et puis naviguer à Saint-Malo est toujours un vrai plaisir : j’y avais passé mon PPV (brevet de Patron de Plaisance à Voile, ndlr) dans les années 2000 et j’ai gardé depuis un attachement particulier pour ce plan d’eau, à la fois redoutable et magnifique.”
Le plus grand salon de Méditerranée a ouvert ses portes pour six jours, au cœur de la French Riviera, dans la baie de Cannes, 711 bateaux de 5 à 50 mètres, monocoques, multicoques, à voile, à moteur, à coque rigide ou semi rigide, neufs ou d’occasion sont présentés par près de 680 exposants dont les plus grands chantiers internationaux. Près de 150 unités fraîchement sorties de leurs ateliers sont mises à l’eau pour cette occasion spéciale qu’est le Cannes Yachting Festival et présentées en avant-première mondiale. A leurs côtés, les espaces à terre accueillent équipementiers, motoristes, sociétés de services…
“Aujourd’hui, le plus grand salon à flot d’Europe ouvre ses portes ! Quelle fierté pour mes équipes et moi-même de penser et construire un salon de cette ampleur avec plus de 710 bateaux dans les deux ports. Comme toujours, notre objectif premier est de satisfaire nos clients, de servir l’industrie nautique et d’offrir le plus bel évènement possible à nos visiteurs. Nous avons à cœur d’offrir la meilleure mise en lumière à chaque unité, à chaque marque, à chaque équipement, à chaque innovation. J’espère que nos visiteurs trouveront le bateau ou l’équipement de leur rêve et que les nouveautés présentées par nos exposants recevront le meilleur accueil. Je souhaite à tous un excellent salon, que ces six jours cannois soient porteurs de business et de beaux échanges.“, déclare Sylvie Ernoult, Directrice du salon.
Comme chaque année, le salon est organisé entre le Vieux Port et le Port Canto avec d’un côté, 358 unités neuves à moteur de 12 à 45 mètres – monocoques, multicoques, à coque rigide ou semi-rigide, et tous les équipementiers et sociétés de services liés à cette industrie, et de l’autre côté, au Port Canto, l’univers vélique avec un nouveau record de 128 unités neuves monocoques et multicoques, la Power Boat Marina avec 180 bateaux jusqu’à 13 mètres, le secteur du brokerage avec, à flot, 45 bateaux d’occasion à partir de 25 mètres jusqu’à 55 mètres et à terre les toys/jouets nautiques.
Et puisque la convivialité et les moments de partage sont de mise sur le salon, un « Happy Hour » est proposé dans tous les restaurants du Port Canto et plus particulièrement dans le village des foodtrucks du Port Canto, du mardi au samedi, de 17h à 19h (avec une nocturne le vendredi jusqu’à 22h) le tout dans une ambiance musicale. Par ailleurs, les exposants « toys/jouets nautiques » assurent des démonstrations à flot pendant la pause déjeuner de 12h30 à 13h20.
Pour continuer à sensibiliser les visiteurs, le Cannes Yachting Festival propose de nouveau son « Innovation Route » avec une quarantaine d’exposants qui présentent des solutions éco-performantes et au service d’une meilleure expérience de navigation. Les visiteurs peuvent les retrouver grâce au parcours dédié et identifié dans les allées, au sein du catalogue et du site internet mais aussi les rencontrer à l’occasion de leur interview à « l’innovation studio ». Ce soir, les nouveaux « Innovation Route Awards » récompenseront 5 lauréats.
Le Championnat National C30 s’est déroulé à Cherbourg ce week-end, organisé par le Yacht Club de Cherbourg et l’Assocition Classe30. Treize équipes, professionnelles et amateurs, étaient présentes. Cet événement constituait une excellente préparation avant le Mondial, qui réunira 22 équipes internationales à Cowes.
Le National C30 s’est disputé sur trois jours : une course inshore le jeudi, une course offshore de 24 heures et 120 milles nautiques le vendredi avec une arrivée samedi matin, une soirée des équipages le samedi soir en présence du commodore du Rorc, puis une nouvelle course inshore le dimanche. Cap Regatta avait mis à disposition neuf bateaux, et quatre propriétaires étaient présents avec le leur. Le SUN Fast 30 qui a connu quelques déboires à ses débuts est aujourd’hui au point. La flotte était parfaitement monotype. L’organisation de ce premier National, montée en peu de temps, n’a pas permis de rassembler davantage de propriétaires. Pour ceux qui louaient un bateau, le coût était de 2 500 € pour les trois jours, auxquels s’ajoutaient 350 € de droits d’inscription.
Parmi les treize équipages, on comptait six nationalités, trois teams du RORC, deux équipes de la SNT, du CN Lorient et de l’APPC, avec des équipiers âgés de 18 à 68 ans. Sept équipages couraient en double, dont les deux équipages français sélectionnés par la FFVoile pour le Mondial : Théa Khelif et Thomas André, ainsi que Charles Hénon et Clara Bayol. Étaient également présents l’équipage anglais, champion du monde 2024, ainsi qu’un équipage de quatre jeunes de 18 ans issus du RORC, classés en catégorie Pro.
À l’issue des trois jours de compétition, c’est l’équipe locale du YC de Cherbourg qui s’est imposée grâce à deux victoires sur les courses inshore et une deuxième place sur le côtier. Théa Khelif et Thomas André terminent à la deuxième place, vainqueurs du côtier. L’équipage anglais Orbet Jr complète le podium.
À noter : une collision survenue le premier jour a empêché un bateau de poursuivre l’épreuve, heureusement sans faire de blessés.
À venir : Le Marathon de Voile à Cowes Fin septembre, le calendrier de la Class30 se déplacera à Cowes (Royaume-Uni) pour un autre temps fort de la saison : le Marathon de Voile (Championnat du monde mixte en double – #ODHWC2025).
Hyères a retrouvé le goût de la Coupe avec les 40 ans de French Kiss. Demi-finaliste de la Coupe de l’America et premier challenger européen à Fremantle (Australie) en 1986-87, face à 13 concurrents, le 12 Mètre Jauge Internationale French Kiss a fêté ses 40 ans samedi 6 septembre à Hyères (Var), avec la majorité de son équipage qui à l’époque avait un peu plus de 25 ans de moyenne d’âge.
Marc Pajot, médaillé olympique en FD à 19 ans avec son frère Yves aux JO de Kiel 1972, ancien équipier d’Eric Tabarly lors de la première course autour du monde en équipage, vainqueur de la Route du Rhum en 1982, a initié puis porté ce défi il y a 40 ans, skippant et barrant French Kiss surnommé le « baiser français » par les anglo-saxons.
Hyères l’actuelle base des 12 MJI – les anciens monocoques de 20 mètres durant les années 80 ayant désormais leur propre circuit en Méditerranée – n’a pas été choisi par hasard pour cet anniversaire, puisqu’en 1970, le Baron Bich, l’inventeur du stylo à bille et du briquet jetable, préparait la Coupe de l’America sur France 1 ici-même. Pour l’occasion, le plan Mauric en plis d’acajou a donné la réplique à French-Kiss lors de deux régates amicales disputées dans une jolie brise.
Outre l’équipage du bateau gris, Jean-Pierre Giran maire de Hyères, Yves Marchand maire de Sète, Serge Crasnianski (Kis France) sponsor de l’équipe de France à l’époque, ou encore Christophe Babule, le nouveau propriétaire de French Kiss étaient évidemment présents pour ce week-end festif.
Le Class40 CREDIT MUTUEL a franchi en tête la ligne d’arrivée du prologue GLOBE40 à Cadix ce lundi 8 septembre. Après avoir attendu quelques jours à Lorient les vainqueurs ont franchi les milles du parcours en 4 jours 2 heures et 25 minutes à la vitesse moyenne de 8,88nds sur l’ortho et 10,03nds sur le fond. Mais l’affaire ne fut pas facile d’abord avec un passage de front court mais violent à négocier au Cap Finisterre et ensuite avec une vive concurrence de la part des 3 autres Class40 “nez-rond” ( scow ). Les jeunes allemands de Next generation et le team BELGIUM OCEAN RACING-CURIUM complètent le podium après avoir été très menaçants jusqu’au dernier mille. Les Class40 “pointus” suivent avec une lutte aussi intenses entre les 5 concurrents qui se tiennent en quelques milles après 4 jours de course.
L’équipage féminin d’ENGIE – Dessine-moi la Hight Tech a également été très mordant ; Anna Rauza et Axelle Pillain ont tenu la dragée haute à leurs deux concurrents directs en scow avant de décrocher un peu en fin de parcours, à avoir si une raison matérielle l’explique.
Les groupe des pointus aura tenu un écart d’une trentaine de milles avec les scow jusqu’à la soirée hier ou le passage à une phase de portant avec plus de vent favorisant les dernières générations aura au final doublé l’écart.
Le prologue de la GLOBE40 aurait joué tout son rôle permettant une première mise en jambes, très compétitive quand même, tout en ne mettant pas en risque excessif les équipes qui ont préparé leur participation depuis de long mois.
On rappelle que cette année le prologue est affecté d’un coefficient 0,5 , l’étape 1 vers le Cap-Vert d’un coefficient 1 et de 3 pour la plus longue étape de l’épreuve du Cap-Vert à la Réunion.
Tom Goron (Groupe Dubreuil) et Charlotte Yven (Clipper Macif 2023) ont réussi un joli coup cette nuit en passant en tête la marque la plus à l’ouest du parcours de cette première étape. Ils ont été les seuls à franchir le sud du DST, un choix risqué mais payant, sans toutefois leur donner un avantage décisif. Ce lundi après-midi, la flotte évolue au portant le long des côtes anglaises, où il faudra composer avec les courants.
L’option très marquée de Tom Goron (Groupe Dubreuil) et de Charlotte Yven (Skipper Macif 2023) envoyée en début de nuit dernière, n’a certes pas fait la différence, mais les deux skippers ont marqué les esprits sur cette première étape de La Solitaire du Figaro Paprec. Alors dans le groupe de tête au passage de la pointe de Barfleur, les deux marins ont décidé de piquer, seuls, à l’ouest, sous le DST (Dispositif de séparation du Trafic) interdit à la navigation. Grâce à un meilleur angle sur la remontée vers la première marque de parcours de Skerries Bank, cette option leur a offert de belles glissades à plus de 8 nœuds, alors que le gros de la flotte n’évoluait qu’à 5-6 nœuds au près. Tom Goron (Groupe Dubreuil) est le premier à enrouler la marque. En tête du groupe de l’est, Arthur Meurisse (Kiloutou) a tout de même réussi à s’intercaler entre la bouée et Charlotte Yven, dans une manœuvre digne des meilleurs match-racing. Une deuxième place très provisoire qui se joue à 1 seconde. Alexis Loison (Groupe REEL) bien dans le rythme se classe quatrième à ce point de passage.
Après avoir enroulés la bouée, tous ont pu hisser les spis pour une longue descente vers le prochain point de passage de cette première étape de La Solitaire du Figaro Paprec, la cardinale de Daffodils, non loin du port de Dieppe. Une nouvelle traversée de la Manche se profile mais cette longue route devrait permettre aux solitaires de prendre un peu de temps pour eux, s’avitailler, se reposer et réfléchir à la bonne marche à suivre pour les prochaines échéances. Dans les vidéos envoyées depuis leur bateau, tous s’accordent à dire que la nuit dernière n’a pas été si simple que cela et que la fatigue commence déjà bien à se faire ressentir. Une fois bien calé sur une trajectoire optimale, il est fort à parier que les marins tenteront de trouver un petit peu de sommeil réparateur.
Passage à Skerries Bank :
1- Tom Goron (Groupe Dubreuil) à 12h 47 min et 04s
2- Arthur Meurisse (Kiloutou) à 12h 56 min et 53s
3- Charlotte Yven (Skipper Macif 2023 à 12h 56 et 54s
4- Alexis Loison (Groupe REEL) à 12h 59 mon et 55s
5- Romain Bouillard (Décrochons la lune) à 13h 00 min et 40s
Arno Biston le chasseur de places
Cette marque de parcours fait également office de pointage officiel pour le Trophée Windchaser by Bollé qui récompense la plus belle remontée au classement entre la dernière marque du parcours côtier et le passage du sprint intermédiaire.
Ce Trophée est remporté sur cette première étape par Arno Biston (Article 1) avec plus 20 places . Paul Morvan sur French Touch Foricher se classe deuxième (+15) et Charlotte Yven (Skipper Macif 2023) plus 13, complète le podium.
Team Malizia, skippered by Boris Herrmann, racing during Leg 5 of The Ocean Race Europe 2025 in Genova, Italy on September 07, 2025. (Photo by Lloyd Images / The Ocean Race Europe 2025)
Les sept équipes engagées dans The Ocean Race Europe 2025 ont pris, ce dimanche à 15 heures, le départ de Gênes, en Italie, pour la cinquième et ultime étape de l’épreuve : un long parcours de 2 000 milles à travers la Méditerranée et jusqu’à la mer Adriatique, direction la baie de Kotor, au Monténégro. L’équipage de Biotherm en tête du classement général avec 12 points d’avance est quasiment assuré de l’emporter même s’il reste encore un peu de jeu. Il reste 16 points en jeu : 2 à la Scoring Gate, 7 pour la victoire d’étape et 7 pour la Final Costal Race en baie de Kotor le 20 septembre.
Paul Meilhat et sa co-skipper Amélie Grassi savent donc qu’ils n’ont pas encore course gagnée. À bord, un changement notable : l’Espagnol Carlos Manera, spécialiste du Mini 6.50, remplace le Britannique Sam Goodchild. « On ne remplace pas un Sam par un autre Sam ! » plaisante le skipper de Biotherm. Derrière Biotherm, quatre équipes – Paprec Arkéa (2e), Team Holcim-PRB (3e), Allagrande Mapei Racing (4e) et Team Malizia (GER) – se livrent une bataille acharnée pour accrocher le podium.
Le parcours de cette 5e étape mènera la flotte plein sud depuis Gênes, en passant par une Scoring Gate située à la latitude de Santo Stefano (Sardaigne), puis ils régateront le long d’une série de marques de passage contournant la Corse, la Sardaigne et la Sicile, avant d’aller chercher une marque à l’ouest de la Grèce avant le Monténégro.
Avec huit jours de mer jusqu’à l’arrivée, les équipages ont été confrontés dès le coup de canon à leur première décision stratégique : miser sur les risées côtières ou tenter leur chance au large ? Ce matin, plusieurs skippers reconnaissaient hésiter sur ce premier choix. L’Allemand Boris Herrmann (Team Malizia) décrivait la situation comme « compliquée », tout en se gardant bien de dévoiler son plan. « Après le départ, la question sera de savoir si le vent sera à la côte ou au large. Je pense que l’étape pourrait presque se jouer dès le début – entre ceux qui choisissent le large et ceux qui longent la côte. On verra bien », confiait-il.
Boris Herrmann s’attend à une météo particulièrement complexe : « C’est un long zigzag de huit ou neuf jours, avec beaucoup de détours, d’effets locaux et de petits régimes de vent. Pas de grand champ de vent continu, mais des zones éparses à aller chercher », expliquait-il.
Le départ a été donné dans de petits airs : moins de 5 nœuds de vent, des vitesses oscillantes entre 3 et 4 nœuds. C’est l’Italien Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei Racing), vainqueur de l’étape 4, qui a pris les devants dès les premières minutes, menant la flotte sur une mer d’huile.
Pour cette étape, son IMOCA transporte le Nature’s Baton, symbole de l’initiative Blue Relay, remis au skipper par la maire de Gênes, Silvia Salis. « C’est une journée magnifique. Des événements sportifs comme celui-ci sont essentiels pour la ville, pour la notoriété de Gênes et pour notre culture du sport », a-t-elle déclaré. « Nous partageons le respect de l’Océan et les valeurs universelles du sport : nous parlons donc le même langage. »
Un enthousiasme partagé par Marco Bucci, président de la région de Ligurie, qui, en tant qu’ancien maire de Gênes, avait le premier fait venir The Ocean Race dans la ville.
« La Ligurie fait un effort considérable pour devenir la région méditerranéenne de référence en matière de sports nautiques. Avec The Ocean Race, nous avons des projets de développement importants pour l’avenir, et l’épreuve fera donc partie de notre calendrier sportif dans les années à venir. Elle concernera toute la Ligurie, même si Gênes restera le centre névralgique. Nous travaillons pour que l’événement prenne encore plus d’ampleur et rayonne sur tout notre territoire, car nous voulons que la voile, qui est essentielle pour notre région, devienne l’un des sports principaux pratiqués ici. »
Le Nature’s Baton, symbole de la protection des océans, circule entre marins, scientifiques et décideurs. Porté depuis Kiel par les équipages de The Ocean Race Europe, il vise à sensibiliser au rôle vital de l’Océan dans la régulation du climat et le maintien de la vie sur Terre. Co-créé par The Ocean Race et Peter Thomson, envoyé spécial des Nations Unies pour l’Océan, il a déjà été présent lors d’événements majeurs tels que la COP26, le One Ocean Summit et la Conférence de l’ONU sur l’Océan (UNOC), organisée à Nice en juin dernier.
Avant le départ, Ambrogio Beccaria affichait l’ambition de confirmer sa victoire à l’étape 4, tout en gardant les pieds sur terre face à l’incertitude méditerranéenne.
« C’est une course en Méditerranée et nous avons montré que nous étions à l’aise dans cet exercice. Il faut suivre son plan et voir ce qu’il se passe », expliquait-il. « La météo est si instable et imprévisible ici que l’on ne peut jamais être sûr à 100 % de ses options. Il faut observer les autres, mais aussi rester fidèle à son plan. Copier les autres sans stratégie propre, n’est pas toujours payant. »
Les premiers bords semblent déjà confirmer que l’Italien et son équipe savent jouer à merveille avec les subtilités méditerranéennes.
Classement général provisoire au départ de Gênes :
1 – BIOTHERM – 41 pts 2 – PAPREC ARKÉA – 29 pts 3 – TEAM HOLCIM PRB – 27,3 pts 4 – ALLAGRANDE MAPEI RACING – 19 pts 5 – TEAM MALIZIA – 18 pts 6 – CANADA OCEAN RACING – BE WATER POSITIVE – 13 pts 7 – TEAM AMAALA – 7 pts
Les 34 marins engagés dans cette première étape de la 56e édition de La Solitaire du Figaro Paprec se sont élancés ce dimanche à 13h entre la baie de Seine et la baie de Morlaix. Un premier round de 638 milles en Manche, qu’ils vont devoir surmonter. Les skippers auront quatre traversées de la Manche à réaliser avec une multitudes d’obstacles à franchir. La force mentale sera très certainement la clé de voûte de leur engagement et de leur réussite.
Les premières 24 heures de course seront cruciales pour la suite de l’étape qui devrait durer près de quatre jours. Un vent généreux d’une quinzaine de nœuds de sud-est a pu offrir aux concurrents l’opportunité d’effectuer un magnifique départ à l’Anglaise, vent de travers. Une manœuvre délicate pour les marins qui ont dû doser, de la meilleure des façons, leur vitesse pour couper la ligne au bon moment. Dans cet exercice périlleux, Paul Morvan sur French Touch – Foricher, le plus prompt sur la ligne mais légèrement au-dessus, à dû la franchir à nouveau. Dans le bon tempo, Alexis Loison (Groupe REEL) a été le premier à virer la première marque de parcours, suivi par Jules Ducelier (Région Normandie) et Jules Delpech (P’TIT DUC). Tom Goron (Groupe Dubreuil), le benjamin de la course, réussit également un très bon début de course et pointe deuxième à la deuxième marque de parcours, celle de la manœuvre d’envoi de spi. Un exercice toujours délicat qui met tout de suite dans le grand bain. Cap ensuite le long des falaises du Cap de la Hève. Dans un vent mollissant d’un dizaine de nœuds et sur une mer assez calme, Tom Goron sur Groupe Dubreuil est le premier à franchir la bouée Paprec et remporte le premier Trophée Paprec, suivi par Jules Ducelier sur Région Normandie et Jules Delpech sur P’TIT DUC. Après un dernier bord qui permet à la flotte de rejoindre les 7 équipages du Défi Paprec, partis 30 minutes plus tard, les marins ont pu choquer les voiles, dérouler le gennaker en se projetant déjà dans la stratégie pour gagner Skerries Bank, premier point de passage de ce formidable parcours en Manche. Le plus dur est devant eux. Si les conditions sont, à l’heure actuelle, très maniables, le vent devrait forcir au fil des heures et contraindre les marins à s’engager encore plus physiquement et moralement.
Ils ont dit sur les pontons : Tom Dolan (Kingspan) : « Je suis vraiment très heureux d’y être. Le jeu va être beaucoup plus ouvert avec ce parcours et ces quatre traversées de la Manche, même si le Fastnet est un endroit incroyable à contourner. Il va falloir être bien concentré sur l’ensemble du parcours pour ne pas se faire piéger ».
Jules Delpech (P’TIT DUC) : « La pression commence à monter un peu et heureusement car je me trouvais trop décontracté. La tension se met en place. Je suis concentré pour faire les choses correctement sur le parcours côtier et après attaquer le large. Me mettre bien sportivement, dans le bon paquet, sera déjà pas mal. Le parcours sera assez compliqué quand même avec beaucoup de points de passage, des cargos, de DST, le tout rythmé par le passage de différents fronts météos. Ça va être bien dense et très intéressant. C’est une belle modification de parcours ».
Lola Billy (Région Bretagne – CMB Océane) : « On a travaillé dur toute l’année pour être là. J’ai hâte de mettre en application l’ensemble des choses que j’ai pu apprendre. C’est ma première Solitaire alors oui j’ai hâte d’y être, mais j’ai aussi un peu d’appréhension. Passer quatre nuits en mer, je n’ai jamais fait. Je ressens aussi beaucoup d’excitation d’aller me régaler sur ce beau parcours. »
Romain Bouillard (Décrochons la lune) : « J’ai vraiment envie de pousser mes limites, ce que je n’ai pas forcément fait l’année dernière. Il faut savoir ou mettre le curseur sur les étapes mais il est certain que j’ai envie de tout donner maintenant que je connais le format de La Solitaire. Cette étape va être intéressante d’un point de vue navigation. Il est certain qu’on ne gagnera pas la course sur celle-ci mais on peut potentiellement la perdre. Ça va beaucoup jouer et il faudra être dans le coup tout de suite ».
Alexis Loison (Groupe REEL) : « On a eu le temps de bien travailler le nouveau parcours. Les différents tronçons en Manche vont être très intéressants à négocier. Il va y avoir beaucoup de jeux d’opportunité et de pièges éventuels. C’est un terrain de jeu que je connais bien et j’espère vraiment pouvoir m’exprimer de la plus belle des façons ».
Laure Gallais (DMG MORI) : « Nous allons avoir tous types de conditions, de la pétole, du gros temps, du près du portant. Nous allons être confrontés à beaucoup de choses, ça ne sera pas monotone du tout. J’ai vraiment envie d’y aller, surtout après toute cette période du village. Je préfère les petits bords en mer que les longs. J’aime bien quand il y a du rythme, je pense que je vais être bien servie ».
Tom Goron (Groupe Dubreuil ) : « Je mesure vraiment la chance que j’ai d’être ici au départ de la course. J’ai un peu plus de cartes que l’année dernière et je vais essayer de faire de mon mieux. Je pense qu’un top 10 est envisageable. Il peut se passer tellement de choses mais je sais que j’ai un bon bateau, de bonnes voiles et surtout une bonne vitesse. On va tout tenter pour exister dans la flotte. On ne va pas avoir beaucoup de temps pour se reposer sur cette première étape. Ça va être dense mais j’aime ça ».
Chloé le Bars (Endobreizh ) : « Je me sens plutôt bien j’ai hâte d’y aller. Les conditions vont être superbes avec beaucoup de coups à jouer. J’étais un peu plus tendue hier mais étonnamment ce matin je suis plutôt décontractée. Il va falloir être bien concentrée et mettre la stratégie à jour assez souvent».
Paul Morvan (French Touch – Foricher) : « Je pars beaucoup plus serein que l’année dernière. Malo, mon préparateur a fait un super travail sur le bateau. J’ai eu le temps de bien préparer la météo, je suis très bien dans ma tête. J’ai un bon schéma de ce qui va se passer et j’ai plus confiance en moi. La spirale est bien meilleure que l’année dernière. Sur cette première étape, on retrouve vraiment l’ADN de la course. J’ai hâte d’y aller ».
Proteus, appartenant à George et à sa fille Christina Sakellaris, est le champion en titre de la classe Maxi Grand Prix. Photo : IMA/Studio Borlenghi
La compétition reine des maxi-yachts prendra le départ ce 8 septembre sur les eaux azurées de la Costa Smeralda. Opposant les plus grands bateaux de course au monde, cette Maxi Yacht Rolex Cup s’annonce comme la plus disputée à ce jour. Comme il se doit, puisque cette année marque le 40e anniversaire du parrainage de Rolex, elle accueillera non pas un, mais deux championnats du monde.
Comme d’habitude, l’événement est organisé à Porto Cervo par le Yacht Club Costa Smeralda en collaboration avec l’International Maxi Association (IMA) et constitue l’avant-dernière épreuve du Mediterranean Maxi Inshore Challenge annuel de l’IMA. Le leader actuel est Proteus, de George et Christina Sakellaris, devant Spirit of Lorina, de Jean-Pierre Barjon, et Galateia, de David M Leuschen et Chris Flowers.
Le championnat du monde de la classe désormais appelée Maxi Grand Prix (anciennement Maxi 2, Maxi 72) fait son retour en 2025. Il s’est tenu pour la dernière fois officiellement en 2018 et a été remporté par Momo (aujourd’hui Vesper de Jim Swartz).
Proteus est le champion en titre et revient non seulement dans une classe deux fois plus grande, mais aussi en pleine forme après avoir participé, de jeudi à samedi, à une régate d’entraînement soutenue par l’équipe Jolt de Peter Harrison. Cette régate a vu plusieurs vainqueurs, aucune équipe ne s’imposant de manière dominante. « C’était une très bonne innovation », a commenté Stu Bannatyne, stratège de Proteus.
Au cours de l’hiver, Proteus a subi des travaux, notamment l’installation d’un ballast à eau (un peu moins de 2 tonnes), comme c’est désormais le cas pour toute la flotte Maxi Grand Prix. « La régate sera la plus difficile jamais organisée. Tout le monde prend cela très au sérieux et nous allons assister à de superbes courses. Chacun aura son moment de gloire », prédit Bannatyne.
Tous les regards seront tournés vers le Wallyrocket 71 Django 7X de Giovanni Lombardi Stronati, mis à l’eau en juin. Il est équipé de deux safrans et de 2,7 tonnes de ballast d’eau, pour un déplacement de 12 tonnes, ce qui le rend plus léger et plus maniable. Dans sa catégorie, il a la cote la plus basse, à l’exception du North Star de Peter Dubens, le seul Maxi Grand Prix à bénéficier d’un équipage réduit (70 % du nombre indiqué sur son certificat IRC).
Le Jethou de Sir Peter Ogden, le plus long ici avec ses 77 pieds, et le Jolt de Peter Harrison, le mieux classé grâce à son compensateur (vainqueur sous le nom de Cannonball en 2019/21), sont également en lice. Vesper a remporté la victoire ici en 2022, tandis que le Bella Mente de Hap Fauth a été le vainqueur en 2023. Le Balthasar de Filip Balcaen est plus optimisé pour la navigation au large et appréciera les conditions plus difficiles prévues en fin de semaine.
Le championnat du monde Rolex IMA Maxi 1 revient avec neuf bateaux. Le plus récent est le Magic Carpet E de Sir Lindsay Owen-Jones. Lancé au début de l’année, il s’agit du premier maxi yacht innovant conçu par l’ancien designer de l’équipe Emirates Team New Zealand, Guillaume Verdier. Sa quille, qui peut non seulement s’incliner mais aussi être inclinée vers l’arrière pour réduire le tirant d’eau, constitue une caractéristique révolutionnaire. Son fonctionnement entièrement électrique lui permet de naviguer pendant la journée sans avoir à utiliser son moteur pour actionner son système hydraulique sophistiqué. Il est le mieux classé dans la catégorie Maxi 1.
Le précédent Magic Carpet Cubed d’Owen-Jones est de retour sous le nom de Tilakkhana de Pascale Decaux, avec un équipage mixte comprenant des navigatrices de classe mondiale telles que Dee Caffari, Annemieke Bes, Marie Riou, Emily Nagel, Sophie de Turcheim, Rebecca Gmuer Hornell et Lena Le Meillour, en plus de la propriétaire.
Le Leopard 3 de Joost Schuijff revient pour défendre son titre de champion du monde. Son équipage compte désormais deux nouveaux membres : l’Australien Chris Nicholson, skipper de course autour du monde, et Matt Wearn, double médaillé d’or olympique en Laser/ILCA. Le My Song de 80 pieds de Pier Luigi Loro Piana et le Leopard 3 sont les seuls Maxi 1 à concourir avec un équipage réduit. Sur le Leopard 3, cela signifie tout de même 20 personnes : « C’est suffisant sur ce bateau et nous l’avons configuré pour cela », explique son capitaine Chris Sherlock.
Au sein de la catégorie Maxi 1, il y aura des courses dans la course. Outre Tilakkhana, deux autres anciens Wallycentos sont en lice : le V de Karel Komárek et le Galateia de Chris Flowers et David M Leuschen. Le V a remporté cette bataille en 2024.
« L’équipe qui s’occupe du bateau a déployé des efforts considérables pour le mettre en parfait état », déclare Ken Read, tacticien du V. En ce qui concerne la compétition, le président de North Sails ajoute : « Nous avons été plutôt bons dans les Caraïbes. Puis Galateia a vraiment fait un bon début de saison : ils ont modifié le poids, la taille et le poids du bulbe et ont ajouté plus de ballast. À l’heure actuelle, Galateia est donc le bateau à battre dans cette catégorie. »
À ce groupe s’ajoute le Bullitt, un Wally 93 légèrement plus court, appartenant au commodore du YCCS Andrea Recordati.
Un autre groupe, en bas du classement Maxi 1, est séparé par seulement 5 points de rating et comprend certains des bateaux les plus récents : le Deep Blue de 85 pieds de Wendy Schmidt a subi d’importantes modifications, notamment le déplacement de la position de son mât. De même, My Song n’a cessé d’évoluer depuis son lancement en 2022. Le plus récent de ce trio est le Capricorno d’Alessandro Del Bono, lancé l’année dernière.
Le reste de la flotte est divisé en trois classes : Maxi 3, 4 et Super Maxi.
La classe Maxi 3 est la plus importante avec 12 participants, allant du plus haut classé, le Carbon Ocean 82 Aegir, désormais piloté par Philip Rann, au plus bas, le Swan 80 Kallima de Paul Berger.
Le Mylius 65 Oscar 3 d’Aldo Parisotto, vainqueur en 2024, est de retour avec un équipage dirigé par l’ancien barreur de l’America’s Cup, Paolo Cian. « La compétition est très rude cette année dans la Maxi 3 et les conditions météorologiques semblent meilleures que l’année dernière », déclare Parisotto. Oscar 3 dispose de nouvelles voiles. Dans la compétition de cette année, Parisotto s’inquiète surtout du Botin 65 Spirit of Lorina de Jean-Pierre Barjon, vainqueur ici en 2023 et deuxième l’année dernière avec le Southern Wind 82 Grande Orazio de Massimiliano Florio, également de retour cette année.
Le nouveau venu est l’ancien commodore du RORC, James Neville, avec son Artemis Bleu, un voilier similaire au Spirit of Lorina qu’il a récemment acquis. Comparé à son Carkeek 45 Admiral’s Cup Ino Noir, son nouveau cheval de course, à l’origine le Caro de Max Klink, est un voilier de course-croisière, bien qu’il soit équipé d’un équipage comprenant l’ancien skipper de l’Emirates Team New Zealand Dean Barker et d’autres professionnels de premier plan tels que Rodney Ardern et Juan Vila.
C’est la première fois que Neville participe à la Maxi Yacht Rolex Cup. « Notre objectif est de faire en sorte que le bateau fonctionne bien et de le mettre au point en recrutant des personnes compétentes », explique-t-il.
Ils affronteront le trio de Baltic 68 Cafe Racers, de plus en plus compétitifs, avec le retour de l’Open Season de l’ancien président de l’IMA Thomas Bscher, accompagné de Scorpione Hormar et Ganesha. Alex Laing est de retour avec Nice, un maxi ILC élancé de 30 ans, mais très performant : sous le nom de Capricorno, il a remporté le championnat IMA Mediterranean Maxi Inshore 2022. L’Espagnol Andres Varela Entrecanales fait également son retour avec son Vismara 68 Pelotari.Project, le Mylius 60 Cippa Lippa X à quille basculante de Guido Paolo Gamucci, qui a fait l’objet d’une campagne intensive, et le Re/Max One de Dario Castiglia, qui espère vaincre ses démons après s’être échoué ici en 2023.
Les neuf bateaux les moins bien classés se trouvent dans la catégorie Maxi 4, où le favori est le H2O de Riccardo De Michele. Le Vallicelli 78 argenté est le champion en titre ici, et c’était la sixième fois qu’il remportait sa catégorie. Cette année, il ne sera pas confronté à son concurrent habituel, le Wallyño du président de l’IMA Benoît de Froidmont, qui subit actuellement d’importants travaux de réparation de la quille. De Froidmont est ici à bord de son gigantesque catamaran Sunreef 80 Seaclusion, l’un des quatre parmi les 47 participants au total, qui ne participe pas à la course.
Dans la catégorie Maxi 4, on retrouve également les vieux rivaux Luigi Sala avec son Vismara-Mila 62 Yoru, Franz Wilhelm Baruffaldi Preis avec son Mylius 60 Manticore et son sister-ship Robert Szustkowski avec son R6 (ex-Sud). La course s’annonce également passionnante entre les Swan 601 @robas de Gérard Logel et Durlindana IV de Giancarlo Gianni, qui remplace son Carroll Marine 60. Plus récent que les deux, le Swan 65 Marlin II « moderne » d’Enrico Aureli fait son apparition, tandis que le Swan 651 Lunz am Meer de Riccardo Eugen Genghini fait son grand retour. Le CN76 Beautiful Day, piloté par Jonathan Litt, fait son apparition.
Si tous ces bateaux courent sous IRC, les quatre de la classe Super Maxi concourront sous ORCsy. En plus d’être le plus long, le Maxi Dolphin 118 Viriella de Vittorio Moretti est l’un des voiliers qui participe depuis le plus longtemps à cette course. Il affrontera le Briand Inouï de 33 mètres, de couleur vert électrique, de Marco Vogele, et le Swan 115 Moat de Juan Ball, qui a terminé deuxième ici en 2024. Inti, le Wally 94 de Marcos Vivian, fait son retour après avoir largement concouru ici dans les années 2010 sous l’ancien propriétaire.
La course débutera lundi. Contrairement à 2024, les conditions météorologiques s’annoncent clémentes pour les deux premiers jours, puis modérées à fortes pour le reste de la semaine.