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SailGP. L’équipe suédoise Artémis sur le circuit en 2026

Alors que le premier grand Prix de SailGP se prépare à Genève, Artemis Racing, l’équipe de voile suédoise a confirmé qu’elle sera présente sur la saison 2026 sous le nom d’Artemis SailGP Team. Le bateau sera barré par Nathan Outteridge qui fera son retour. L’équipe est toujours soutenue par Torbjörn Törnqvist. Russel Coutts continue de marquer des points face à la Coupe de l’America.

Sous la direction de son PDG, Iain Percy, médaillé d’or olympique qui a précédemment occupé le poste de directeur de l’équipe Artemis Racing lors des campagnes de la Coupe de l’America, l’équipe est bien placée pour tirer parti de ses succès passés et avoir un impact considérable lors de la sixième saison record de SailGP, qui débutera en janvier 2026 à Perth, en Australie.

Le retour de Nathan Outteridge, médaillé d’or olympique a mené l’équipe Japan SailGP Team au succès lors des saisons 1 et 2, tout en occupant des rôles intérimaires (sur l’eau et à terre) dans d’autres équipages.« Retrouver Iain, Torbjörn et l’équipe Artemis pour ce nouveau chapitre de SailGP est incroyablement excitant. Nous avons partagé de grands moments ensemble dans le passé, et le fait d’apporter cette expérience, cette confiance et cette énergie dans cette arène nous donne une base solide. C’est un nouveau défi pour nous tous, une chance de montrer ce que la voile suédoise peut accomplir dans l’une des étapes les plus difficiles et les plus rapides au monde. Nous abordons cette saison avec concentration, ambition et la conviction que nous pouvons établir la norme de ce qui est possible dans ce championnat. »

Iain Percy, PDG de l’équipe Artemis SailGP : « Je suis fier de diriger l’équipe Artemis SailGP alors que nous revenons sur la scène mondiale avec un objectif clair : tirer parti d’une technologie de pointe, d’une équipe de classe mondiale et des leçons durement acquises lors de l’America’s Cup. SailGP redéfinit ce sport avec une vitesse, une innovation et un engagement des fans inégalés. L’arrivée de la Suède dans ce championnat d’élite est une étape importante dont nous sommes fiers, et nous sommes déterminés à concourir au plus haut niveau, en repoussant les limites tant sur l’eau qu’à terre. »

Représentant la Suède, l’équipe Artemis SailGP devient la 13e équipe internationale de la ligue, finalisant ainsi la composition de la saison 2026 après un processus d’appel d’offres mondial très concurrentiel. Artemis est la dernière équipe à rejoindre le championnat Rolex SailGP, après l’arrivée de Red Bull Italy et Mubadala Brazil en 2025, ainsi qu’une série d’acquisitions d’équipes de haut niveau cette saison.

Russell Coutts, PDG de SailGP, a déclaré : « Nous sommes ravis d’accueillir l’équipe Artemis SailGP dans le championnat Rolex SailGP. Grâce à son talent, son expérience et son professionnalisme remarquables, qui renforceront sans aucun doute la compétitivité de la ligue, elle devrait être une véritable prétendante dès la toute première course de la saison 2026. »

L’équipage complet de l’équipe Artemis SailGP sera annoncé dans les prochaines semaines.

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Solitaire. Charlotte Yven en route vers l’exploit ?

Photo Thomas Campion

Charlotte Yven (Skipper Macif 2023) et Hugo Cardon (Sarth’Atlantique) sont en tête ce jeudi de la 2e étape de la Solitaire au sud du Golfe de Gascogne. Il reste encore moins de 100 mn avant l’arrivée mais si les écarts restent en l’état elle pourrait prendre la tête au classement général devant Alexis Loison (Groupe Reel) qui se trouve à 10mn.

Les nombreux partisans d’une route sud suivaient à 10 mn le duo de tête tandis que les quelques navigateurs partis sur une route ouest, se voyaient toujours pénalisés. Les 100 derniers milles s’annoncent cependant compliqués avec un vent entre 3 et 5 nds le long des côtes espagnoles et portugaises. La Solitaire se joue maintenant avec des écarts qui s’annoncent conséquents.

La navigatrice mène la flotte des 34 marins engagés sur La Solitaire du Figaro Paprec, vers le Cap Finisterre, distant d’une trentaine de milles. Un petit groupe de quatre solitaires est à l’affût et le reste de la flotte tente, tant bien que mal, d’évoluer vers ce point de convergence.
C’est avec dix milles d’avance sur le groupe des chasseurs que Charlotte Yven et Hugo Cardon vont pouvoir aborder le virage à gauche et entamer la descente le long des côtes escarpées espagnoles vers Vigo, ville d’arrivée de ce deuxième chapitre de La Solitaire du Figaro Paprec. Cependant, la morphologie de cette fin d’étape ne va pas être si simple que cela. La dorsale est de retour et semble bien accrochée sur cette partie nord-ouest de l’Espagne. C’est dans un vent faiblissant que la fin de course va s’opérer et contraindre les marins à la plus grande vigilance et lucidité possible. Si tous ont beaucoup donné la nuit dernière dans la bataille du passage de la dorsale, les plus reposés pourront rester sur le qui-vive pour trouver la faille et exploiter la moindre risée. En embuscade derrière le duo de tête, Quentin Vlamynck (Les Étoiles Filantes), Alexis Loison (Groupe REEL), Paul Morvan (French Touch – Foricher) et Jules Ducelier (Région Normandie) ne vont pas regarder les leaders s’échapper et vont tout tenter pour refaire ce retard.

Les nouveaux modèles météo, le long de la côte espagnole, permettent à l’heure actuelle de continuer la course jusqu’à Vigo.
Si les conditions météo s’avèrent plus compliquées et ne permettent pas de rejoindre la ligne d’arrivée dans de bonnes conditions, la direction de course prendra alors le classement intermédiaire d’une porte de passage obligatoire, située au cap Finisterre comme classement définitif de l’étape.

« Le vent a été plus fort que prévu par les modèles. Les marins ont bénéficié de ce que l’on appelle en météo une bordure anticyclonique. Ils ne vont pourtant pas échapper à une petite bulle sans vent dans les prochaines heures au large du cap Finisterre et de la Corogne. Ça va tout de même être très lent cette nuit et demain. Il y aura quand même un peu de vent le long de la côte avec une arrivée dans l’après-midi de vendredi », confie Cyrille Duchesne de Météo Consult.

Ils ont dit :
Alexis Loison (Groupe REEL)
« Je suis dans un petit groupe de quatre bateaux avec Quentin Vlamynck, Paul Morvan et Jules Ducelier. Ce sont les seuls que je vois en visuel et à l’AIS. Je ne sais pas où sont les autres. Je crois que la nuit a été un peu compliquée pour l’ensemble de la flotte. Le passage de la bulle a été plus laborieux que prévu, comme souvent d’ailleurs. Je pense être dans le groupe pour qui ça s’est bien passé. J’avais envie de plus d’ouest mais bon. Je crois qu’il y en a deux qui y sont allés mais je ne sais pas où ils sont maintenant.
Je suis resté droit dans mes idées. On a le droit de se tromper, mais on n’a pas le droit de se faire influencer.
C’est passionnant ce golfe de Gascogne. Il se passe toujours des choses et notamment des choses qui ne sont pas dans le manuel de la stratégie. C’est hyper intéressant. Je vais me reposer un peu et surtout étudier la stratégie pour la nuit prochaine qui ne s’annonce pas si rose que ça ».

Jules Ducelier (Région Normandie)
« On a eu une nuit compliquée avec la dorsale à traverser. Ça n’a pas été simple et je me suis tiré les cheveux pour essayer de m’en sortir. Au final, je m’en sors bien. Je suis dans le bon paquet et il y a deux bateaux qui se sont échappés.
En revanche, je suis dans le rouge question fatigue. Le vent est hyper instable, ce n’est pas évident à tenir. Le résidu de houle n’aide pas à tenir le spi et les voiles. Il faut trouver le bon moment pour aller se reposer car la suite ne va pas être facile. La dorsale qu’on vient de traverser va nous retomber dessus. Je vais essayer d’anticiper un peu en fonction de ce que j’ai comme info météo. La régate n’est pas finie. On ne peut pas s’ennuyer sur une étape comme ça ».

Tom Goron (Groupe Dubreuil) :
« J’ai réussi à bien traverser la tête du groupe avec Alexis, Jules et Charlotte. Ils se sont fait bloquer dans une molle et on a voulu allonger pour traverser la dorsale. Ils ont retouché le flux d’est avant nous. Ils sont partis par devant tranquillement.
Le vent faisait des 360 degrés en permanence. C’était compliqué et fatiguant surtout d’empanner sans cesse sous gennaker. J’ai fait une nuit blanche. Le vent est rentré depuis, c’est beaucoup plus agréable. Je pense pour l’instant que je vais faire une route plutôt directe. Il y aura peut-être une accélération le long de la côte. Je vais essayer d’y aller pour ce dernier sprint. J’ai toujours été à fond, je ne lâche rien à aucun moment. On verra à la fin mais je veux surtout n’avoir aucun regret sur ma façon de naviguer et avoir donné le meilleur de moi-même ».
© Thomas Campion

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Défi Azimut. Départ des 48h du Défi Azimut

© Christophe Favreau / Défi Azimut - Lorient Agglomération

Après les runs de vitesse, place aux 48 Heures du Défi Azimut–Lorient Agglomération dès ce mercredi à Lorient. Une excellente préparation en double pour les équipages qui prendront le départ de la Transat Café de l’Or. Parmi eux, deux équipages font figure de favoris : Macif et Charal.

Parmi eux, MACIF Santé Prévoyance de Sam Goodchild et Loïs Berrehar, le tout nouveau Les P’tits Doudous signé VPLP et mené par Armel Tripon et Tanguy Leglatin, Initiatives Cœur de Sam Davies associée à Violette Dorange, ou encore Bureau Vallée de Louis Burton avec Clément Commagnac.
Pour Sam Goodchild, cette régate de 48 heures, épreuve phare du Défi Azimut, s’inscrit dans la continuité d’un été bien rempli et couronné de succès : victoire avec Biotherm sur The Ocean Race Europe, puis une première place sur la Course des Caps en équipage. Très sollicité cette saison, l’Anglais, qui supplée Charlie Dalin à la barre de MACIF Santé Prévoyance, voit dans ce rendez-vous « une course qui tombe au bon moment », à l’issue d’une semaine d’entraînement en double avec Loïs Berrehar en vue de la Transat Café L’OR.
« C’est une belle occasion de faire le point, de remettre les choses à plat, de travailler les manœuvres, notre fonctionnement en duo, les choix de voiles et de nous replonger dans le projet MACIF Santé Prévoyance, car en août nos esprits étaient un peu ailleurs », a confié Goodchild à la Classe, après avoir remporté mercredi les spectaculaires runs de vitesse du Défi Azimut au large de Lorient.

« La course des 48 Heures Azimut est parfaite pour s’entraîner, elle nous prépare bien en vue de la Transat Café L’OR, qui approche à grands pas », souligne Sam Goodchild. Vainqueurs de la Course des Caps avec Loïs Berrehar, les deux hommes font figure de favoris, à bord d’un IMOCA qui s’était déjà illustré sur le dernier Vendée Globe. « Cela met un peu plus de pression, » reconnaît l’Anglais de 35 ans. « Mais comme toujours, on se présentera sur la ligne de départ en essayant de tout faire du mieux possible, en prenant les choses au sérieux, puis on verra à l’arrivée le résultat et ce que l’on en a retiré. »
Face à eux, Jérémie Beyou et Morgan Lagravière sur Charal entendent bien jouer les trouble-fête. Deuxièmes des runs de vitesse derrière MACIF Santé Prévoyance, ils espèrent inverser la tendance dans le golfe de Gascogne. Comme Goodchild, Morgan Lagravière sort d’un été bien rempli, marqué par quatre étapes disputées sur The Ocean Race Europe à bord d’Allagrande MAPEI Racing d’Ambrogio Beccaria. Le voilà désormais concentré sur la saison en double en IMOCA.
« J’attendais ce moment avec impatience, et nous y sommes enfin. C’est aussi une phase de transition, car c’est une nouvelle équipe avec un nouveau bateau que j’apprends encore à connaître », explique le navigateur.

Marin expérimenté et fin connaisseur des IMOCA, Morgan Lagravière apprécie particulièrement sa collaboration avec Jérémie Beyou, un skipper qu’il décrit comme un perfectionniste acharné. « Jérémie est quelqu’un qui se donne totalement. Il va très loin dans l’engagement, au point de se faire mal. C’est cette quête incessante de performance et de dépassement de soi dans les moments difficiles », explique-t-il. « Je pense que nous nous complétons assez bien : il connaît son bateau sur le bout des doigts, il est passionné par la stratégie et la navigation, des domaines qui m’attirent un peu moins. Cela me laisse plus de place pour me concentrer sur la performance pure. »
Les conditions annoncées pour les 48 Heures, petit temps et flux de sud, devraient constituer un défi particulier. « On aurait préféré un peu plus de vent, » admet Lagravière. « Mais il y aura malgré tout des points intéressants à travailler. Nous sommes heureux d’être là, heureux d’être sur l’eau. Participer à ces courses est un vrai privilège. »
Du côté de MACIF Santé Prévoyance, Sam Goodchild souligne lui aussi la solidité de son binôme avec Loïs Berrehar. « Ça se passe vraiment très bien », confie-t-il. « Nous nous respectons mutuellement et nous nous écoutons. Sur le papier, je suis le skipper, donc si nous ne sommes pas d’accord, c’est moi qui tranche. Mais honnêtement, nous n’avons jamais eu ce problème : nous discutons toujours et trouvons une solution qui tire parti de nos deux expériences. »

Source IMOCA – Ed Gorman (traduit de l’anglais)

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Imoca. 12 bateaux au 15e Défi Azimut, runs de vitesse ce mercredi

Crédit Photo : Jean-Louis Carli 2024

24 marins motivés, douze IMOCA affutés, une météo clémente, le Défi Azimut Lorient Agglomération 2025 signe toujours la rentrée pour les IMOCA. Premier acte ce mercredi avec les Runs, suivi d’une parade orchestrée des 60 pieds en rade de Lorient.

La première épreuve toujours aussi spectaculaire des Runs se déroulera ce mercredi à partir de 16h30 dans des conditions ensoleillées et un petit medium de sud-ouest. « Il pourrait y avoir juste ce qu’il faut pour décoller sans stresser avec des invités à bord » se risque Francis le Goff le directeur de course. En haut du podium, on imagine volontiers une bagarre entre les grands favoris que sont le tenant du titre Macif Santé Prévoyance (Sam Goodchild et Lois Berrehar) et Charal (Jérémie Beyou et Morgan Lagravière). Mais partout, la lutte s’annonce très serrée si l’on en croit Xavier Macaire, co-skipper avec Justine Mettraux de TeamWork Team Snef : «Avec Initiatives Coeur, Bureau Vallée, 4 Cad-La Mie Câline notamment, il y a un bon groupe de bateaux très proches et il va falloir bien naviguer. C’est ce qu’on vient chercher : de belles trajectoires, les bons timings de manœuvres, de l’engagement et de la stratégie, la compétition quoi ! »

Ce groupe devra aussi surveiller le tout nouveau Les P’tits Doudous (Armel Tripon-Tanguy Leglatin), ainsi que le nettement plus ancien Fortinet Best Western de Romain Atttanasio et Maxime Sorel. Ces deux-là sont en train d’écrire une belle histoire si on se souvient que le premier avait démâté lors du Défi Azimut l’an passé, à deux mois du départ du Vendée Globe.

Changement de braquet enfin pour certains marins comme Manuel Cousin qui étrenne avec Jean- Baptiste Daramy son IMOCA à foils Coup de Pouce (l’ex La Mie Câline) ou Nicolas d’Estais qui passe du Class40 à l’IMOCA à bord de Café Joyeux, le plus performant des 60 pieds à dérives. Un match dans le match avec les deux autres IMOCA archimédiens, New Europe (Szalbocs Weores et Ari Huusela) et Fives Group Lantana Environnement, moins véloce sur le papier mais connu sur le bout des doigts par Louis Duc, finisher du Vendée Globe, associé à Marie Tabarly.

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Mini-Transat. Alexandre Demange et Hajime Kokumai de la DMG MORI Sailing team Academy prêts au départ

Alexandre Demange . Mini 1048 DMG MORI . 2025... QAPTUR

Alexandre Demange et Hajime Kokumai font équipe au sein de la DMG MORI Sailing team Academy. Ils se sont préparés ensemble durant les saisons 2024 et 2025. Alexandre Demange fait partie des favoris.

La DMG MORI Sailing Team Academy a été fondée dans le but de former la prochaine génération de skippers de course au large internationaux et de rendre les courses océaniques plus accessibles aux jeunes talents, en particulier au Japon, où ce sport est encore en plein développement. En combinant formation technique, mentorat et expérience pratique en mer, l’Académie offre une passerelle vers le monde de la voile professionnelle.

Deux jeunes navigateurs ont impressionné par leur talent, leur détermination et leur esprit sportif : Alexandre Demange, un talentueux navigateur et ingénieur français de la DMG MORI Sailing Team, et Hajime Kokumai, un navigateur japonais désireux de développer son expertise dans la course au large. Les deux skippers se sont préparés avec le soutien du centre d’entraînement Lorient Grand Large.

Alexandre fait indéniablement partie des favoris. Après avoir passé deux années en tant qu’ingénieur au sein du bureau d’étude la DMG MORI Sailing Team, Alexandre se lance sur le circuit Mini. En 2024, le skipper sablais multiplie les podiums et ne se classe jamais au-delà de la 5è place. Il débute fort la saison 2025 en prenant la 2è place de la Plastimo Lorient Mini 2025 en double avec Thaïs le Cam,qui sera une concurrente redoutable sur cette Mini transat. Il poursuit la saison aussi brillamment, sans jamais quitter le podium. « Je me dis qu’il faut que je sois à fond dans tous les domaines, que ce soit dans la technique sur le bateau qui prend le plus de temps, mais aussi une grande partie de préparation physique, de préparation mentale pour être prêt avec le bateau en arrivant. »
La préparation mentale : « Ce n’est pas facile de trouver la bonne personne parce qu’il faut trouver l’oreille attentive et c’est très subjectif, j’ai mis vraiment du temps à trouver quelqu’un qui me convenait. Je travaille avec Nabil Ejazi. En plus d’être mon coach mental une fois par semaine, il a une salle de sport, donc on arrive à mettre en place un programme de préparation mentale et sportive. Les deux sont liés, j’y vois un réel lien cette année. »
Sa préparation : « Je fais partie d’une structure qui s’appelle Lorient Grand Large. Ils cadrent tout ce qui est entraînement, ainsi que des formations en composite, électronique, règles de course, mais aussi beaucoup de météo avec des intervenants différents comme Christian Dumard ou Jean Yves Bernot. J’ai de la chance car je suis aussi passionné de météo. »

Une expérience de vie qui a tout changé : «J‘ai pris un casier de pêche en pleine nuit en course à2h du matin entre le Raz de Sein et Penmarch, dans 25 nœuds avec 3 mètres de houle.La seule solution que j’ai trouvée, c’était de sauter à l’eau, accroché au bateau. Il faisait super froid.J’ai sauté tout nu avec le harnais et la frontale.J’ai décroché le casier. Quand le bateau s’est redressé, avec la quille sous le vent, l’impact des vagues sur la coque le faisait avancer. Je n’avais pas la force de r emonter le bout qui me tenait au bateau. J’ai traîné pendant… une éternité. J’ai vraiment eu la peur de ma vie mais j’ai terminé cette course.Il y avait une course deux semaines après. Je l’ai faite et je l’ai gagnée. Je pense qu’il fallait remonter sur le cheval qui m’avait fait tomber.Je pense que j’en ai tiré des vraies leçons. Surtout d’apprendre l’humilité de quelqu’un qui est en mer tout seul. »

Hajime Kokumai
Hajime qui a grandi entre le Japon et Hawaï, est arrivé en France en 2022, avec la très ferme intention d’apprendre et de bien figurer dans la course au large. Malgré quelques déboires techniques sur quelques unes des courses de sélection, Hajime s’est bien illustré en 2025, notamment sur le mini Fastnet à la 7è place.
Les mots d’Hajime :

Sa première Mini Transat : « Je suis un peu stressé mais en même temps très impatient. C’est un étrange sentiment que je n’ai encore jamais connu dans ma carrière et dans ma vie. Je l’attends, j’espère que ce sera une grande aventure et que je vais me faire plaisir. J’en ai entendu parler en détails en 2020. Traverser l’Atlantique est un rêve et le réaliser, c”est un sentiment très étrange. »

L’équipe qu’il forme avec Alexandre : « Je n’aurais pas pu me préparer sans Alexandre, parce qu’il m’a vraiment beaucoup aidé pour préparer ce bateau et cette course. Nous sommes une équipe mais en même temps nous courons l’un contre l’autre.”

Ses repas préférés à bord : « Ma nourriture principale sera du riz et aussi du chili con carne ! Et des sardines, des boîtes de thon. »

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Mini-Transat. Tous à quai aux Sables d’Olonne en attendant le grand jour !

Les 90 Minis sont amarrés au ponton Vendée Globe. Photo : Alexis Courcoux

La flotte de La Boulangère Mini Transat est arrivée à bon port aux Sables d’Olonne. 90 petits voiliers imbriqués les uns à côtés des autres et solidement amarrés au ponton du Vendée Globe en attendant le départ de al course ce 21 septembre à 15h30.

Pour la troisième fois consécutive, l’épreuve sur laquelle les skippers en mer n’ont aucun contact avec la terre, s’élance des Sables d’Olonne, théâtre des plus grands exploits maritimes en solitaire. Mais cette course, dont l’attractivité ne cesse de se renforcer, le vaut bien. Cette épreuve, la seule qui résiste encore aujourd’hui à la communication à tout va, reste le gardien du temple d’une certaine authenticité dans la manière de prendre la mer. Pas étonnant donc qu’il flotte aujourd’hui dans l’air sablais « l’esprit Mini », cet incomparable mélange d’inventivité, de convivialité, et d’audace.
Et de l’audace, s’il en est un qui n’en manque pas, c’est Matéo Lavauzelle. À 29 ans, ce marin trinitain débarque avec Brets, un proto auto-construit, qui ne passe pas inaperçu avec ses immenses foils jaunes. « Pour voler le plus tôt possible, on est parti sur un truc un peu extrême, qu’on assume. Mais le bateau est hyper jeune, et on n’a pas encore de retour d’expérience ».
Pour l’accompagner dans cette aventure avant-gardiste, ce préparateur de voiliers de course s’est rapproché de MMProcess, le collectif de designers à l’origine de la plateforme flottante qui accueillait le cheval d’argent de la cérémonie des JO sur la Seine. Inventivité et créativité sans limites sont les mots d’ordre de celui qui reste encore plus occupé à peaufiner son navire qu’à gérer son avitaillement. « Toute l’année, j’ai eu des trucs de l’espace à gérer à bord de ce bateau neuf que je découvre. Je ne suis pas prêt, mais j’y vais ! » lance celui qui a néanmoins rempli tous les critères de qualification à bord de son proto révolutionnaire.

Aux côtés du proto “chips” et du redoutable Nicomatic-Petit Bateau de Benoît Marie – capable de pointes à plus de 31 nœuds – quatre autres foilers ambitionnent aussi de pousser loin les curseurs de la glisse au-dessus de l’eau. C’est le cas de NST Racing d’Awen Le Huec. Skipper-apprenti ingénieure de l’environnement, elle réalise à 22 ans un rêve tenace à la barre du tout premier proto 100% construit avec de la résine thermoplastique par le chantier girondin de Lalou Roucayrol.
« Je voulais un Mini conforme à mes valeurs dans le cadre d’un projet qui cherche à réduire l’impact de la course au large », justifie celle qui ne se départit pas non plus de légitimes ambitions sportives. Dans cet objectif, elle s’est fait aider sur le plan de la météo et du mental, par Erwan Le Roux, marin multicapé en Ocean Fifty. « Je vais essayer de tenir le rythme des foilers de dernière génération comme je peux », ajoute celle qui trouve ici ce mélange des genres qui fait la marque de fabrique de la Mini : « avec des projets radicalement différents, on est tous égaux dans cette aventure, cela crée une vraie solidarité. »

La convivialité et la franche camaraderie « avec des copains, plus que des concurrents », c’est aussi l’un des moteurs d’Adrien Marchandise, qui débarque avec son proto Minilab, bardé de capteurs, imaginé comme une plateforme collaborative autour de l’innovation. Son ambition ? « Offrir un retour d’expérience en circuit court, entre conception, fabrication et utilisation à des acteurs de la recherche et de l’industrie. »
“J’ai hâte de naviguer seul sous les étoiles”
Derrière les foils construits par méthode additive autour d’une résine recyclable, se cachent aussi des expérimentations au niveau des voiles et un gennaker fabriqué avec des matériaux plus durables, dont il va mesurer le comportement en grandeur nature. De quoi donner du sens à la démarche de ce skipper-ingénieur, « marin dans l’âme », qui au-delà de collecter des données à bord de son labo flottant, ambitionne aussi de beaucoup apprendre sur lui-même. « Il y a ce côté introspection et j’ai hâte de naviguer seul sous les étoiles et de voir par quelles émotions je suis traversé… »

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Mini-Transat. “Six Mètres Cinquante” Un bon podcast de 6,5 épisodes pour se mettre dans l’ambiance Mini !

Domitille DEVEVEY est autrice de créations sonores et amie du Ministe Bruno Lemunier arrivé deuxième de la Mini-Transat 2023 et sacré champion de France de course au large dans la catégorie bateaux de série en 2023. Le podcast de 6,5 épisodes a été présenté sur le village de la Mini Transat.

Six Mètres Cinquante est une série documentaire suivant l’histoire de Bruno Lemunier, ingénieur et navigateur, qui réalise son rêve de jeunesse : participer à la Mini Transat, une course en solitaire sur un voilier de 6,50 mètres. On y suit ses victoires, ses doutes, sa préparation acharnée et enfin, sa traversée de l’Atlantique. Mais au sommet de sa réussite – un podium – Bruno prend une décision inattendue : arrêter la course au large.
À l’heure où la course au large se raconte surtout en images, Six Mètres Cinquante choisit le son. Entre adrénaline, introspection et immersion sonore, ce podcast questionne ce qu’on cherche vraiment quand on se jette dans l’inconnu du grand large. L’audio ouvre un espace unique qui fait vibrer l’imagination et transmet les émotions brutes du dépassement de soi avec la puissance de la confidence.
Sensibilité artistique
Six Mètres Cinquante ne raconte pas seulement une course au large, il en capte la texture intime. Ce documentaire intercepte et retransmet les sons embarqués à bord, les ambiances de pontons, les échanges whats’app et radio VHF pour créer une matière sonore brute, presque cinématographique.

Le podcast Six Mètres Cinquante est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

A propos de l’autrice et réalisatrice :
Domitille DEVEVEY est autrice de créations sonores, formée à la radio à travers des expériences associatives multiples, allant du journalisme à la technique en passant par la réalisation et la direction d’une équipe. Sa première expérience radiophonique remonte à 2010, et depuis elle a transformé l’essai avec une formation professionnalisante, la Skol Radio pour être animatrice-technico-réalisatrice, en plus de sa licence en info com. Touche-à-tout, elle écoute énormément de podcasts et d’émissions de radio, et se forme à la création sonore grâce à l’association Longueur d’onde. Ce projet a reçu la bourse de la troisième édition de l’appel à projets du Ministère de la Culture au bénéfice des auteurs et autrices de podcasts et de créations radiophoniques.

Épisode 2.Esprit Mini es-tu là ?
Épisode 3.Sea is the limit
Épisode 4.Bon vent, bonne mer
Épisode 5.A l’ombre des volcans
Épisode 6. On dormira quand on sera mort
Épisode 6,5Épilogue


Durée des épisodes : 20 a 40 minutes
Date de sortie : 21 septembre 2025 a 12h00

Ou ? Sur Soundcloud puis toutes plateformes d’écoute
Production : Radiomitille Studio
⛵Équipage
Personnage principal : Bruno Lemunier, skipper du mini n°893, Kalisto
Autrice : Domitille Devevey (Radiomitille), journaliste et réalisatrice radio
Mixage : Fabien Bourlier Compositeur de musiques électroniques – acousticien
Visuel : Juya Louisa pour le graphisme, Vincent Olivaud pour la photo
Musique : Chamaye
Partenaire principal : Brasserie Aérofab
Diffusion : Plateformes podcast + radios associatives

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Trophée Jules Verne. The Famous Project, vers un premier temps de référence féminin !

Deborah Blair, Rebecca Gmuer, Dee Caffari, Alexia Barrier, Annemieke Bes, Molly Lapointe et Tamara Echegoyen (de gauche à droite)

Alexia Barrier a réussi l’exploit de monter son projet ambitieux et d’aller au bout du rêve qu’elle avait imaginé en 2022, après son Vendée Globe. Ce mardi 16 septembre, au Musée de la Marine à Paris, elle a présenté les six navigatrices sélectionnées pour l’accompagner cet automne dans une tentative de record du tour du monde à la voile, en équipage, sans assistance et sans escale : le fameux Trophée Jules Verne.

Trois cents femmes à travers le monde avaient candidaté pour faire partie de l’aventure. Six ont été retenues : pas forcément des championnes olympiques, mais celles qui se sont distinguées par leur bienveillance, leur capacité de transmission et leur concentration sur l’objectif. Celui-ci est d’établir le premier temps de référence pour un équipage 100 % féminin autour du monde en multicoque. La phase d’apprentissage aura duré deux ans : d’abord avec trente candidates, puis avec les six retenues et deux remplaçantes. Battre le record de Francis Joyon sur le Trophée Jules Verne, qui tient depuis 2017 sur le même bateau, s’annonce particulièrement difficile.
À l’époque, il avait bénéficié de conditions météorologiques exceptionnelles dans l’océan Indien et était descendu très au sud. Alexia Barrier et son équipage seront routés par Christian Dumard. L’équipe bénéficiera également du soutien d’Airbus pour identifier la zone des glaces, mais il n’est pas question de prendre de risques : l’objectif est avant tout de terminer le tour du monde.
Pour cela, l’équipe est bien entourée, notamment avec Jonny Malbon, et Clément Surtel, boat captain de Francis Joyon, désormais en charge du bateau.

Pour l’occasion, les partenaires représentés par Daniel Baal, Président du CIC, Patrice Lafargue, Président du Groupe IDEC, et Eric Pasquier, Vice-Président du Conseil d’Administration de Sopra Steria, étaient réunis autour d’Alexia Barrier pour l’annonce de l’équipage international de the Famous Project CIC.
Six navigatrices ont ainsi été retenues, aux expériences très diverses, allant de l’Olympisme à The Ocean Race. Les drapeaux de pas moins de 6 nationalités flotteront dans le gréement d’IDEC SPORT : ceux des Britanniques Dee Caffari et Deborah Blair, de la Néerlandaise Annemieke Bes, de la Suisse-Néo-Zélandaise Rebecca Gmuer, de l’Espagnole Tamara “Xiquita” Echegoyen, de l’Américaine Molly Lapointe et de la Française Alexia Barrier, fondatrice du projet. L’Anglais sera la langue officielle du bord !

Le processus de sélection a été long et passionnant pour Alexia et Dee ont défini une short-list de 15 noms, dont certaines ont navigué à bord du MOD 70 The Famous Project CIC. L’accent, lors de la sélection, a été mis sur la polyvalence, le savoir bien vivre en mer, la convivialité et la responsabilité individuelle (l’envie d’apprendre, la bienveillance et la performance).
« On dit à juste titre que la course au large est très Franco-Française. Là aussi, The Famous Project CIC apporte la contradiction, en révélant des talents dignes des meilleurs Français. Ces filles viennent de tous les horizons, de l’Olympisme à l’IMOCA, et présentent une très large culture maritime, avec des expériences très diverses mais aussi très riches au large comme en inshore. A leurs compétences de navigatrices propres, nous recherchons cette envie d’apprendre et de partager toutes les expériences nautiques. Cette nécessité de transmission est primordiale à nos yeux. Et tout cela doit baigner dans un constant esprit de bienveillance. », explique Alexia.

Un équipage international pluri-culturel !

Alexia Barrier – Française – Capitaine
Née à Paris le 26 novembre 1979, Alexia Barrier grandit à Nice où, dès l’âge de 3 ans, elle découvre la voile à bord du bateau de plaisance de ses parents. Elle navigue en solitaire, double, équipage… Mini 6.50, Figaro, Class40, IMOCA, Maxi-yachts, mais aussi en multicoque et avec des skippers de renom comme Florence Arthaud, Peter Holmberg, Andy Beadworth ou Dennis Conner. Alexia a parcouru plus de 200 000 milles nautiques et traversé l’océan Atlantique en course à 18 reprises dont 5 fois en solitaire.
Le 8 novembre 2020, Alexia Barrier se lance dans l’édition 2020-2021 du Vendée Globe. Elle le boucle en 24e position au terme de 111 jours de solitude. Elle est nommée chevalier de l’ordre du mérite maritime en 2024.

Dee Caffari – Grande Bretagne – Seconde
Dee Caffari, née le 23 janvier 1973 à Watford, Hertfordshire, Royaume Uni. En 2006, elle devient la première femme à faire le tour du monde en solitaire, sans escale, et surtout “à l’envers”, dans le sens ouest est, contre les vents et courants dominants. En 2009, elle termine le Vendée Globe, et devient ainsi la première femme à avoir bouclé un tour du monde non stop dans les deux sens. Elle a été nommée MBE (Member of the Order of the British Empire) en 2007 pour son service exceptionnel à la voile. En 2011, en duo avec Anna Corbella, elle achève la Barcelona World Race, devenant la seule femme à avoir fait trois fois le tour du monde sans escale Elle a également pris part à plusieurs éditions de la Volvo Ocean Race.

Annemieke Bes – Pays-Bas
Annemieke Marileen Bes, née le 16 mars 1978 à Groningen (Pays-Bas), est une navigatrice accomplie aux parcours en voile olympique et en course au large. Elle a participé à trois éditions des Jeux olympiques : Athènes 2004, Pékin 2008 et Londres 2012. Après sa carrière olympique, elle se tourne vers la course au large et participe à la Volvo Ocean Race en 2017 2018 avec l’équipage Team Sun Hung Kai/Scallywag. Depuis 2022, elle navigue sur les IMOCA, notamment à bord de Holcim PRB dans l’IMOCA Globe Series.

Rebecca Gmuer – Suisse Nouvelle-Zélande
Rebecca Gmuer est une jeune navigatrice suisse-néo-zélandaise et gréeuse professionnelle,. Née le 21 décembre 1999. Elle a participé à des courses majeures telles que la Sydney-Hobart, la Caribbean 600 et la Fastnet Race, et a pris part à la première traversée transatlantique entièrement féminine en 2024 à bord du MOD 70 Limosa. En 2025, elle navigue sur The Ocean Race Europe à bord de l’IMOCA TEAM AMAALA.

Deborah Blair- Grande Bretagne
Deborah, âgée de 23 ans, licenciée au Weymouth Sailing Club, est diplômée en informatique à l’université de Southampton et a commencé à naviguer à l’âge de 8 ans sur un Pico avec Andrew Simpson Centres Portland. Elle est désormais accro aux courses de quillards.

Molly Lapointe – Américano-Italienne – Boat Captain
Elle est le boat captain du bateau, et travaille étroitement avec Clément Surtel. Molly a appartenu à l’équipe de Maiden Factor avec qui elle remporte The Ocean Globe race. C’est d’ailleurs Tracy Edwards qui l’a fortement recommandée à Dee Caffari et à Alexia.

Tamara Xiquita Echegoyen – Espagne
Tamara Echegoyen Domínguez est une navigatrice espagnole née le 17 février 1984 à Orense en Galice. Elle est championne olympique d’Elliott 6m en 2012, championne du monde de match racing en 2013 et deux fois championne du monde de 49er FX, en 2016 et en 2020. En juin 2024, elle est nommée porte-drapeau de la délégation espagnole aux Jeux olympiques d’été de 2024.

Un voilier déjà légendaire…

IDEC SPORT, le grand multicoque construit en 2006 pour Groupama et Franck Cammas, sur plan VPLP, est le bateau que nous voulions. Il est, assez curieusement, un bateau simple, épuré, très sain à la mer, fiable, et naturellement très rapide, y compris dans le petit temps. Il est très haut sur l’eau et se montre ainsi très rassurant. Nous avons récupéré le bateau en juin 2023, et nous avons entrepris de le remettre en forme, pas à pas, jusqu’à cette mise à l’eau en juin 2024. Nous y sommes allés progressivement, pour changer tout ce qui devait être changer, matériel courant, poulies, enrouleur, batteries etc… », continue Alexia.

L’achat préalable d’un MOD 70 a servi de plateforme pour tester la capacité de l’équipage à gérer un grand multicoque, et inciter les meilleures navigatrices à venir naviguer sur ce challenge multicoque très exigeant. Mais le bateau souhaité pour le tour du monde a toujours été IDEC SPORT. « J’ai rencontré Patrice Lafargue, le patron du Groupe IDEC qui m’a proposé de me prêter le bateau après le Rhum 2022. Pour la petite histoire, mon rendez-vous avec Patrice a eu lieu rue Pierre1er, à Paris, clin d’œil à Florence Arthaud. »

Les 7 navigatrices se sont durant tout l’été préparées à l’immense défi qui les attend. Le bateau subit actuellement une ultime et complète vérification technique en chantier avant une nouvelle série d’entrainement. Le stand-by pourra comme prévu démarrer mi-novembre dans l’attente de la meilleure fenêtre météo possible pour partir à la conquête du Tour du monde.

Elles ont dit :

Alexia Barrier : ” ⁠Depuis mon Vendée Globe bouclé en 2020, je n’ai cessé de m’interroger non seulement sur la nature de mon prochain projet nautique, mais surtout sur comment donner du sens à cette nouvelle aventure. Avant de partir sur le Vendée Globe 2020 je savais que je voulais ensuite naviguer en multicoque, autour du monde. Je connaissais donc mon prochain projet sportif. Et je voulais donner du sens à cette nouvelle aventure. Quand j’ai regardé de plus près le nombre de femmes ayant eu accès au Trophée Jules Verne depuis 30 ans, ça a été pour moi une évidence, j’allais réunir un équipage exclusivement féminin, tendu vers un challenge ultime, un tour du monde à la voile, sans assistance ni escale. Restait à solliciter puis convaincre des femmes de talent motivées par un tel challenge. A ma grande surprise, ce ne fut pas un problème et les candidatures ont afflué.”

Dee Caffari : « Je connais Alexia depuis longtemps, mais j’ai appris à mieux la connaitre depuis qu’elle m’a sollicitée pour ce projet. On a tout de suite été sur la même page. On est connectées. Elle nous offre une incroyable opportunité ! Un challenge énorme ! Ce défi est plus qu’un événement sportif. C’est une chance d’écrire l’histoire. On a trouvé les personnes qu’il fallait, et pour ce challenge, leur personnalité est plus importante que leurs talents. Il leur est demandé d’élargir leurs habituels champs d’investigation. Chacun doit pouvoir tout faire à bord. Ce bateau est légendaire, et cela nous impose certaines responsabilités, dans la manière dont nous allons le mener. On ne cesse d’apprendre à son bord. C’est passionnant. »

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IRC. L’Admiral’s Cup de retour en juillet 2027

Back2 Black AC2 fleet Inshore Racing at RORC Admiral’s Cup 22 July 2025

Le Royal Ocean Racing Club (RORC) a confirmé que l’Admiral’s Cup ferait son retour en 2027, fort du succès spectaculaire de son comeback en 2025 après une interruption de 22 ans et remporté par le Yacht Club de Monaco. Le Yacht Club de France a terminé 9e sur les 15 équipes engagées. L’Admiral’s Cup combinera à nouveau des épreuves côtières et des courses au large, pour culminer avec la Rolex Fastnet Race qui désignera le vainqueur du prestigieux trophée de l’Admiral’s Cup.

L’Admiral’s Cup 2027 se déroulera du mardi 13 juillet, premier jour de mesure et d’inspection, au samedi 24 juillet, jour de la Rolex Fastnet Race, et se terminera par la remise des prix finale.

Dans une annonce parallèle, le Yacht Club Costa Smeralda (YCCS) a annoncé le retour de la Sardinia Cup, prévue du 31 mai au 7 juin 2026. Comme l’Admiral’s Cup, la Sardinia Cup se déroulera selon la règle de classement IRC. En s’alignant sur les classements IRC, le RORC et le YCCS offrent aux équipes et aux propriétaires une continuité parfaite dans leur préparation des deux événements, ouvrant ainsi une voie prometteuse vers deux des compétitions internationales les plus emblématiques de ce sport.

Deb Fish, commodore du Royal Ocean Racing Club, a déclaré : « L’Admiral’s Cup 2025 nous a rappelé à tous la magie des courses par équipe internationales : l’intensité de la compétition, la camaraderie entre les nations et le prestige mondial que confère l’un des trophées les plus célèbres de la voile. Nous sommes ravis de confirmer les dates et les classes IRC pour 2027, et de travailler en parallèle avec le Yacht Club Costa Smeralda qui ramène la Sardinia Cup en 2026. En nous alignant sur les règles de classement IRC, nous créons une synergie naturelle entre ces deux grands événements, offrant aux équipes une continuité et une voie claire alors qu’elles se préparent pour le défi ultime. »

Ces annonces marquent le début d’une nouvelle ère pour les meilleures équipes de courses au large, la Sardinia Cup 2026 offrant une rampe de lancement idéale aux équipes internationales qui visent l’Admiral’s Cup 2027.

Les ratings IRC retenus pour l’Admiral’s Cup 2027

Class Min TCC Max TCC Min LH (m) Max LH (m) Max Draft (m)
AC 1 1.295 1.440 13.41 17.10 3.9
AC 2 1.125 1.282 11.50 13.40 3.4

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Solitaire du Figaro. Départ de la 2e étape direction Vigo

© Thomas Campion

Après un report de 30 heures, les 34 marins engagés sur La Solitaire du Figaro Paprec 2025 ont repris le large à 19 heures ce lundi 15 septembre en Baie de Morlaix. La première partie de course a été très engagée, à la sortie de la Manche. La flotte est ce mardi matin situé à la pointe de la Bretagne avec Alexis Thomas en tête. Il faudra être lucide dans l’analyse de sa trajectoire, dans un golfe de Gascogne qui ne se laissera pas franchir si facilement. La fin du parcours sera inversement proportionnelle à ce que les marins subissent actuellement. Une étape qui devrait une nouvelle fois marquer les esprits et les corps.

L’étape s’arrêtera à Vigo après 486 milles d’une course qui promet de nombreux rebondissements et, selon les marins, qui devrait générer pas mal d’écarts à l’arrivée. Initialement, les départs des étapes de La Solitaire du Figaro Paprec permettent aux skippers de faire le spectacle sur un parcours côtier. En raison des conditions météorologiques, ils ont tout de suite piqué vers le Nord et la sortie de la Baie de Morlaix. Premier à franchir la longitude du phare de l’île de Batz, Arno Biston sur Article.1 remporte le Trophée Paprec. Cap désormais à l’ouest vers l’entrée du chenal du Four.

« Les 12 premières heures, les marins auront surtout de la mer de face, une mer très forte. C’est vraiment une houle d’ouest qui se situe aux alentours des 4 mètres de haut en mer d’Iroise et puis sur le nord Finistère. Avec le vent et la mer d’ouest, les marins vont être obligés d’évoluer au près. Les premiers milles vont être vraiment musclés, après ça ira mieux », confie Cyrille Duchesne de Météo Consult.
Cette première partie entre l’île de Batz et la pointe de la Bretagne ne sera pas des plus propices à la vitesse et à la tactique. Cette fin de journée et la nuit seront donc très délicates pour les marins qui vont devoir trouver le bon curseur entre performance et sécurité. Faire le dos rond était le maître mot sur les pontons.
Au fil des heures le vent faiblira légèrement et l’arrivée de la renverse de courant devrait légèrement aplatir la mer. En mer d’Iroise – que les marins traverseront dans la nuit – la mer restera forte. Ce n’est qu’en arrivant dans le golfe de Gascogne qu’elle se calmera au fil des heures.

Ils ont dit :
Laure Galley (DMG MORI Academy) : « Les conditions seront fortes, mais avec le deuxième report du départ, ça ne durera pas longtemps. C’est surtout l’état de la mer qui sera costaud. Par rapport à la première étape, ça ne devrait pas beaucoup nous changer. Il faudra rester lucide jusqu’au bout, avec du jeu et une possible redistribution des cartes jusqu’à la fin. »

Adrien Simon (FAUN) : « Il faudra faire attention aux autres bateaux et protéger le matériel. L’objectif sera de ne pas se faire trop distancer sur cette première partie et de rester dans le bon paquet. Le golfe de Gascogne sera assez compliqué, avec beaucoup de près, et il faudra suivre la météo pour être bien placé. Cette étape peut créer pas mal d’écarts à l’arrivée et s’annonce à la fois compliquée et décisive. »

Titouan Marilley (Action Enfance – No Limit) : « Ça va être une étape engagée, qui risque de faire du tri dès le départ. Selon l’intensité que chacun mettra pour soi et pour le bateau, il ne faudra pas tirer trop fort pour rester devant. Il faudra aussi se préserver physiquement et protéger le bateau pour passer indemne ces premières heures. La suite, avec l’arrivée en Espagne, sera également compliquée, avec une dorsale à traverser au milieu du golfe de Gascogne. Il faudra trouver le bon moment pour la franchir. »

Anaëlle Pattusch (Humains en Action) : « Je me réjouis enfin de partir. Ça va être sportif, mais nous sommes bien reposés. L’étape s’annonce très intéressante. »

Arthur Meurisse (Kiloutou) : « Se bagarrer dans des conditions un peu musclées au départ me plaît. Je suis content d’y aller, même si la route reste incertaine à la sortie de Sein. Il faudra réfléchir à l’option à prendre. Je me sens en forme et surtout, j’ai vraiment envie d’y aller. »
Tiphaine Ragueneau (ORCOM) : « Ce sont des conditions qu’on n’a pas rencontrées cette saison. Il faudra naviguer simplement et intelligemment au début, puis trouver le bon compromis pour relancer la toile. Il s’agira de faire le dos rond tout en avançant. Après la Bretagne, les conditions seront plutôt idéales. »

Léo Bothorel (Centre Excellence Voile – Secours Populaire) : « La météo est assez claire : ce sera fort au début, mais le décalage du départ est une bonne chose. Ça ne devrait pas durer. Le maître mot sera la prudence, pour ne rien casser, avant que la course ne devienne surtout tactique sur la fin. Les conditions très légères pourraient alors créer de gros écarts. »

Hervé Aubry (Douze) : « Je suis reposé, j’ai bien mangé. Les huit premières heures seront un peu dures, mais une fois passées, nous retrouverons de bonnes conditions pour naviguer. »

Édouard Golbery (Seastemik) : « J’ai en tête l’image de l’œil d’un cyclone : je suis au milieu, très calme, alors qu’autour c’est la guerre. J’aime bien ces conditions. Mon objectif, c’est d’être précis, de bien faire les choses, de rester en mode parfait et surtout de prendre du plaisir. »

Charlotte Yven (Skipper Macif 2023) : « Il faut rester concentré et prudent au départ, mais il faut y aller. On a un peu tourné en rond, la météo ne se choisit pas, on fait avec et on se prépare en conséquence. »

Tom Dolan (Kingspan) : « Ma main va très bien ! L’essentiel est de partir sain et sauf, ensuite ça ira. La route jusqu’à Vigo est longue et il y aura pas mal de coups à jouer. »

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