dimanche 30 novembre 2025
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Record SNSM. Nouveau record pour Luke Berry et son équipage en Class40

Partis samedi soir de Saint-Nazaire, Luke Berry et ses deux équipiers : Gilles Louvigne et Guillaume Chevallier franchissaient la ligne de départ du Record SNSM à 21h35 avec l’objectif d’établir un nouveau temps de référence en Class40, ce dernier étant détenu par le skipper Wilfrid Clerton depuis 2008.

Un réel défi attendait l’équipage car il n’était pas seul dans cette quête. Le récent Class40 E Leclerc, skippé par Olivier Magret avec à son bord le figariste Corentin Douguet (qui a notamment gagné la Rolex Fastnet Race l’année dernière avec Luke et Lamotte Module Création) prenait lui aussi le départ du record. Au delà, d’une tentative de course contre la montre, c’est surtout une course entre les deux bateaux qui s’est tenue ce week-end.

On vient de passer 29 heures super sur l’eau. Ça fait du bien de se remettre en mode compétition avec ce record, de le battre et de gagner le duel avec le nouveau Mach N°160. C’est vrai qu’au début j’appréhendais un peu de partir face au nouveau Mach 4 car ils ont un petit plus niveau reaching. Après, ils prenaient leur bateau en main donc ils n’avaient peut être pas toutes les manettes mais on a réussi à les tenir sur le long bord en Bretagne Sud d’environ 100 milles pendant lequel on a eu jusqu’à 25 noeuds de vent au reaching. C’était vraiment intéressant. On a trouvé une bonne configuration avec notre Mach 3. Au delà de 20 noeuds de vent, on volait constamment.” confie Luke.

On a eu des conditions estivales pour un record, pas forcément celles auxquelles on pense le plus pour un record mais c’était finalement très intéressant. On a été très très vite le long de la Bretagne Sud, on a tiré plusieurs bords hier dans les cailloux pour éviter le courant sur la partie Finistère Nord et, dès le passage de Bréhat, on a refait un bord de reaching jusqu’à Saint-Malo. On établit un nouveau temps de référence et j’espère que ça va lancer d’autres personnes sur le record. Ça donne la pêche pour le début de saison et en vue de la DRHEAM CUP la semaine prochaine !

Pour refaire un peu la course, on est parti juste derrière le Class40 E Leclerc et on a directement eu un souci technique. Le point d’attache de la tête de spi s’est cassé faisant tomber la voile complétement à l’eau. On a vu la course s’envoler mais on a finalement réussi à tout remonter à bord sans dégât. On est reparti à la chasse du 160. On les a passé un moment dans la nuit et ils nous ont repassé ensuite en arrivant à l’Occidentale de Sein, il devait y avoir le même écart qu’au départ donc on était très content. Puis ça s’est joué sur de la vitesse et du tricotage au près dans des airs moyens donc je pense qu’on était légèrement avantagé niveau vitesse. C’était surtout sympa de se battre contre Corentin Douguet et la famille Magret, il y a eu un vrai duel à tricoter dans les cailloux, chose que Corentin sait faire avec son expérience de figariste et en solitaire.

À 2h58 ce lundi matin, le Class40 Lamotte – Module Création franchissait la ligne d’arrivée à Saint-Malo et battait le record SNSM, l’améliorant de 17 heures et 39 minutes et établissant un nouveau temps de référence de 1 jour 5 heures 22 minutes 59 secondes. À noter que celui-ci se rapproche du record établi par Michel Desjoyeaux de 1 jours 3 heures et 12 minutes.

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Record SNSM – Class40

2020 : Luke Berry – Lamotte Module Création : 1j 5h 22 min 59 sec
2008 : Wilfrid Clerton – CGMer – 1j 23h 2min 52 sec

 

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Relevez le défi du Finistèreman Everial

L’équipe composée de Stan Thuret - Cinéaste Navigateur, Thierry Chabagny, Alan Roberts Racing et Conrad Colman Renewable Racing est prête à partir ! 🏊‍♂️ 3,8 km de natation les attendent pour commencer le challenge avant de rejoindre le Class40 Everial Sailing Team pour la partie voileRenewable Racing est prête à partir !

Stan Thuret s’était lancé un beau défi en 2019 en associant triathlon très longue distance et course au large. Il avait mis 38 heures, 6 minutes et 17 secondes. Il relance le concept cette année et l’ouvre à tous en proposant de monter une équipe en Mini650, en Figaro, en Class40, en multicoques ou en bateau de croisière. L’important est de montrer que l’on peut faire du sport cet été et se dépasser !

Tout au long de l’année, Stan court 2 fois par semaine, roule et nage autant qu’il peut pour être en forme sur son bateau… “J’ai créé le Finistèreman car j’aime naviguer, nager, rouler, et courir. Et mon jardin c’est le Finistère, un terrain de jeu incroyable ! Faire le tour de ce territoire, de tous ces endroits magnifiques, sans s’arrêter et sur un parcours engagé, c’est vraiment magique.” explique-t-il. En parallèle, il navigue à bord de son Class40 sous les couleurs d’Everial et il était important de lier la course au large dans son défi sportif. Son idée folle est née l’an passé et a muri jusqu’à ce qu’il saute le pas et réalise ce sacré challenge, le 23 août 2019.

Stan Thuret et son partenaire Everial ont voulu aller plus loin cette année en ouvrant le défi à tous et en offrant la possibilité à tous les amoureux du triathlon et de la mer de battre le temps de référence qui est de 38h et 06min. “Stan est l’inventeur du concept. Nous avons misé sur lui comme skipper du bateau et l’ADN d’Everial est d’accompagner ses collaborateurs jusqu’au bout de leurs projets. De plus nous aimons la créativité et l’innovation, associer un Ironman avec la voile est du jamais vu. Etre partenaire d’une telle épreuve, nouvelle, qui allie sport et esprit d’équipe est dans nos gènes.” raconte Lionel Garcia, directeur général d’Everial. De plus l’annulation de la plupart des événements sportifs cet été laisse une opportunité pour attirer un beau plateau.

teaser

Le défi
Le défi est clair, il vous faut réaliser quatre étapes en un temps record. Les étapes sont les suivantes : 3,8 km de nage en mer, 120 milles de voile, 180 km de vélo et enfin 42 km de course à pied. Celles-ci peuvent être réalisées individuellement, en équipe ou encore en relais et sur tous types de bateaux. Le challenge reste ouvert tout au long des deux mois d’été, juillet et août.

Une première équipe 

Stan Thuret, François Gabart, Thierry Chabagny, Alan Roberts et Conrad Colman seront les premiers concurrents à s’élancer sur cette sacrée aventure du tour du Finistère.

Ensemble, en relais sur chaque épreuve, ils vont nager, naviguer, pédaler et courir pour tenter d’être aussi rapide que le temps de Stan Thuret l’an dernier, qui était de 38 heures, 6 minutes et 17 secondes.

Départ de Port-La-Forêt ce samedi 11 juillet aux alentours de 20H.

Pour rappel :
3,8 km de natation
120 milles à bord du Class40 Everial Sailing Team
180 km sur le vélo
42 km en courant

 

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Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne. Regroupement en vue, Isabelle Joschke continue

Ce dimanche matin, le trio Dalin, Beyou et Ruyant mènent toujours la flotte mais Kevin Escoffier et Samantha Davies ne sont pas loin. Les skippers sont sur le pont, aux changements de voiles et aux réglages. Si le passage du front a permis de bombarder à plus de 25 nœuds hier après-midi, depuis plusieurs heures, il faut négocier avec l’instabilité du vent en force et en direction. Une petite bulle a considérablement ralenti les ardeurs des foilers en pointe étalés en rang d’oignons sur 80 milles, d’Apivia le plus au sud à Seaexplorer – Yacht Club de Monaco le plus au nord. L’Allemand Boris Herrmann qui a connu hier une avarie de chariot de têtière de grand-voile continue à bien avancer sous voilure réduite. Les premiers sont attendus au dernier point de passage lundi dans la matinée, ce sera un poil plus tard qu’annoncé hier… Peu importe le timing, le moment sera crucial : le vent est annoncé aux abonnés absents, il y aura probablement un regroupement et un énième changement de leader (34 changements en tête de course depuis le départ !) avant de s’élancer sur la dernière ligne droite pleine balle au portant vers la ligne d’arrivée.

Les quatre mousquetaires de l’arrière sur leurs anciens IMOCA à dérive poursuivent leur descente plein sud avec le même écart sur la tête de flotte : près de 250 milles ce matin entre Clément Giraud (Vers un monde sans sida) et Charlie Dalin (Apivia). Force est de constater que la route parcourue à ce jour par les quatre derniers IMOCA est plus courte que pour les premiers : 1 900 milles pour le plan Farr de 2006 (Clément Giraud) contre 2 400 pour le Verdier de 2019, LinkedOut. Pour le moment, la météo leur permet de couper le fromage, cela ne devrait pas durer !

La skipper de l’IMOCA MACSF a été victime d’une avarie sérieuse. La bôme de son monocoque s’est brisée en deux alors qu’Isabelle Joschke, placée aux avant-postes depuis une semaine, faisait route vers la 2e marque du parcours. Malgré ce coup du sort, la navigatrice franco-allemande n’a pas abandonné. Elle veut rallier l’arrivée pour décrocher sa qualification pour le Vendée Globe.  « Elle est très déçue, c’est compréhensible. Aussi bien tactiquement que techniquement, elle naviguait très bien depuis une semaine. Il ne faut pas oublier ce début de transat et tout ce qu’elle a réalisé. En dépit de la fatigue de ces sept premiers jours de course et de cette avarie, elle garde le moral. Elle est combative. Comme d’habitude j’ai envie de dire », raconte Alain Gautier, son team manager.

La casse de la bôme, une pièce de 8,50 m de long et de 60 kg qui permet de tenir la grand-voile, est une avarie majeure sur un monocoque.
« La bôme s’est rompue au milieu. Il y a surtout la grand-voile qui est prise dessus. Sans grand-voile, c’est forcément pénalisant en termes de performance. L’équilibre du bateau s’en trouve aussi changé. Le bateau est moins stable mais il peut continuer à avancer. Il faut trouver des subterfuges. C’est ce qu’Isabelle tentait de faire en fin de journée. C’est elle qui nous appelle, elle nous donne des infos et bien évidemment on lui apporte des réponses », détaille Alain Gautier.
Quand l’avarie a eu lieu, les conditions météo n’étaient pourtant pas extrêmes : 20 à 22 nœuds de vent et une mer pas trop forte. « Pour l’instant on n’arrive pas à comprendre ce qui a pu se passer. Il n’y a pas eu de signe avant-coureur », révèle le responsable du team MACSF.
Suite à cette casse, d’autres petits dégâts sont survenus sur le bateau. Le pont notamment a été abîmé mais heureusement il n’est pas percé. La décision de rester en course comporte une part de risque car cela pourrait encore endommager le monocoque. Isabelle Joschke et son équipe en ont conscience.
Désormais, la navigatrice fait route vers le deuxième waypoint, la marque Gallimard, avec l’espoir de terminer la course. Pour l’instant, elle progresse uniquement avec sa voile d’avant.
« Elle utilise le J3 et fait tout pour essayer de renvoyer la grand-voile avec les moyens du bord. Les conditions qu’elle rencontre sont très variables, ça a bien molli, ça va reprendre un peu. Mais il n’y a pas de risque de vent fort sur sa route.Dans son malheur, elle peut avoir un peu de réussite j’espère avec des vents plutôt portants. Notamment sur le dernier bord entre la bouée et l’arrivée, avec possiblement des vents de travers, ce qui peut permettre d’avancer correctement sans trop de risques », confie Alain Gautier.
Après cette casse, l’espoir d’Isabelle Joschke et de son équipe est toujours de finir la course pour valider son billet pour le Vendée Globe mais pas à n’importe quel prix.
« Tout ce qu’elle a fait et vécu depuis une semaine, pousser son bateau à fond avec les copains bord à bord, c’est énormément d’expérience engrangée. On est super heureux de son début de transat. On a confiance en elle mais Isabelle doit d’abord faire attention à elle. », conclut Alain Gautier.

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Drheam Cup 2020. Un équipage mixte sur Actual Leader

@ Th. Martinez

Les Ultim auront droit à un parcours de 1100 milles sur la Drheam Cup Cherbourg-La Trinité sur mer. Actual Leader y participera avec le Maxi Edmond de Rothschild et Sodebo Ultim 3. Yves Le Blevec : « Le parcours est intéressant avec cette grande boucle vers l’île de Man (située au nord de la Mer d’Irlande, ndlr) et le Fastnet. Nous allons faire notre course, écrire notre histoire… » Pour cela il a recruté un équipage mixte et jeune.

Amélie Grassi, Estelle Greck et Amélie Riou côté femmes ; Chez les hommes, Anthony Marchand, associé à l’expérimenté Alex Pella, co-skipper d’Yves sur Brest Atlantiques, seront aux côtés du skipper Actual Leader pour performer sur cette grande boucle entre Manche et Bretagne sud via la mer d’Irlande.
Estelle Greck : « C’est génial ! Je me suis réveillée il y a quelques jours avec un message d’Yves me proposant d’embarquer pour la Drheam Cup ! Des réveils comme ça, j’en veux bien tous les jours ! C’est une opportunité incroyable ! En général, à bord de ces machines de course, on recherche des gars physiques et très expérimentés. La démarche d’Yves est vraiment rare et super intéressante, pour moi comme pour tous ceux qui ont la chance d’embarquer avec lui ! »
L’éclectisme de cet équipage donnera le meilleur pour « naviguer propre et à 100% du potentiel du bateau. La somme des talents du bord nous permettra d’exploiter tout le potentiel de notre Ultim », précise Yves Le Blevec.
L’équipage de l’Ultim Actual Leader quittera la Trinité-sur-mer samedi 18 juillet, pour un convoyage d’entrainement vers Cherbourg avant le coup d’envoi dimanche de cette 3e édition de la Drheam Cup.
* L’Ultim Actual Leader sera également au départ de la Middle Sea Race, cet automne.

Présentation de l’équipage :
Fraîcheur, enthousiasme et engagement : il y aura de l’émotion et de riches échanges à bord d’Actual Leader tout au long de ces 1100 milles !
Issue de la filière dériveur, Estelle Greck a, depuis toujours, pour objectif de faire sa vie en mer. Après deux saisons sur le circuit Mini, et une jolie 15e place sur la transat 2017, elle a couru en Classe 40 avant de s’attaquer au Figaro 3.
Amélie Grassi, 8e de la dernière Mini Transat en bateaux de série, a elle aussi décidé, du haut de ses 25 ans, de consacrer sa vie à la course au large : l’eau salée qui coule dans ses veines aura eu raison de ses diplômes de juriste décrochés à Assas et à la Sorbone…
Amélie Riou a grimpé les échelons de la voile olympique pendant 10 ans sur Laser Radial, avant d’intégrer l’Equipe de France Espoir et de s’attaquer à une préparation olympique en Nacra 17. L’an dernier, elle a rajouté encore une coque sous ses pieds pour disputer une saison complète en Diam24, tandis que Yoann Richomme l’a sollicitée pour l’intégrer à son projet Ocean Race 2021… Amélie apprend vite et adore la vitesse : deux bonnes raisons pour qu’Yves l’accueille à son bord même si elle n’est pas (encore) passée par le circuit Mini 😉 !
Il fait partie des rares skippers à avoir gravi deux fois (2018 et 2019) les marches du podium de cette épreuve hors norme qu’est la Solitaire du Figaro : Anthony Marchand peaufine son art de régater au large depuis 13 ans sur le circuit Figaro Bénéteau. Il avait cependant débuté sa carrière comme préparateur pour les trimarans Brossard, Sodebo et Sopra Group… un retour aux sources !
Trophée Jules Verne (sur IDEC), Volvo Ocean Race, IMOCA, MOD, Multi 50, Class40 … Le parcours du skipper Espagnol Alex Pella est riche et éclectique. Il a intégré le Team Actual Leader l’an dernier pour préparer et participer à Brest Atlantiques, avec bonheur et réussite.
Ronan Gladu, mediaman sur Brest Atlantiques, sera également à bord pour capter et partager les temps forts et les pépites de la vie à bord de l’Ultim Actual Leader.

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Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Bôme cassée sur MACSF

Départ Les Sables d'Olonne 04/07/20 - Isabelle JOSCHKE / MACSF François Van Malleghem / Imoca

Ce samedi 11 juillet à 9h heure française, Isabelle Joschke a prévenu son team de la rupture de la bôme de l’IMOCA MACSF. La direction de course de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne a ensuite été informée par Alain Gautier, Team Manager. MACSF évoluait en 7e position de la flotte dans 23 nœuds de sud-est. Isabelle Joschke va bien et le bateau ne souffre d’aucun dégât périphérique à l’heure actuelle. Aucune décision concernant la suite n’a encore été prise, l’IMOCA MACSF continue de faire route vers la prochaine marque.
Isabelle Joschke aura fait une belle entame de course et montré que son Macsf était performant avec ses foils. En terminant cette course elle devrait se qualifier pour le Vendée Globe.

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Class40. Ian Lipinski bat le record du tour des îles Britanniques

@C. Breschi

Ian Lipinski a battu ce vendredi le record du tour des îles Britanniques en Class40 détenu par Phil Sharp en équipage en 2018. Un bel exploit pour le skipper du Class40 Crédit Mutuel qui aura mis 7 jours, 17 heures, 50 minutes et 48 secondes en solo pour faire le tour en améliorant le temps de plus de 10h.
Pour cela, routé par Christian Dumard, il est parti du Cap Lizard et fait le tour par l’est en abordant la Manche et le trafic maritime dès le début avec toute la lucidité nécessaire.
Le Class40 conçu par David Raison a montré à nouveau toute sa polyvalence et ses performances.

Ian Lipinski : « Battre ce record était une vraie gageure pour l’équipe à terre comme pour moi. Nous avions le bateau, la technique et la volonté, mais la mer apporte toujours son lot de surprises. Nous sommes parvenus à ce résultat au prix d’un investissement total et sans concession, grâce à un engagement constant de toute mon équipe, au soutien de tous nos amis et aux qualités indéniables du Class40 Crédit Mutuel. »

Le déroulé du record
Jeudi 2 juillet, Jour 1 – A 6 heures 21 minutes et 25 secondes ce jeudi, Ian Lipinski coupe la ligne de départ virtuelle, sous le contrôle d’un référent du WSSRC, le World Sailing Speed Record Council, qui enregistre les records de la course au large. Depuis le cap Lizard, à la pointe sud de l’Angleterre, le skipper du Class40 Crédit Mutuel prend la route de l’est.
À courir : 1773 milles. À battre, le temps de Phil Sharp, en équipage : 8j 4h 14min et 49 sec.

Vendredi 3 juillet, Jour 2 – Entre la France et l’Angleterre, Ian avance bon train, malgré les chausse-trapes (le trafic maritime, les dispositifs de séparation du trafic, les champs d’éoliennes, les bancs de sable mouvants). Après 24 heures de course, il compte 55 milles d’avance.

Samedi 4 juillet, Jour 3 – La traversée éprouvante de la Manche est achevée. Passer l’embouchure de la Tamise n’a pas été une mince affaire, mais le voilà qui remonte les côtes de l’Angleterre, dans un petit temps qui ne l’aide pas dans son objectif : échapper à une dépression un peu trop grosse pour un Class40. À 5h22, ce samedi, Ian compte 206 milles d’avance sur le record.

Dimanche 5 juillet, Jour 4 – La brutale dépression a été évitée. Au large de l’Ecosse, Ian « tricote » pour remonter vers la pointe nord des îles Shetland, extrémité septentrionale de son parcours. Son avance a fondu : 33,6 milles.

Lundi 6 juillet, Jour 5 – Le Class40 Crédit Mutuel a paré (enroulé) les îles Shetland, puis rencontré des vents violents qui l’ont contraint à beaucoup solliciter le bateau. Ian commence la descente des îles Britanniques par la face ouest avec 30 milles d’avance. La météo n’est pas simple : l’enchaînement des systèmes météo et son alternance de dépressions et d’anticyclone fait osciller les angles et la puissance du vent.

Mardi 7 juillet, Jour 6 – Pour la première fois, Ian Lipinski accuse un retard sur le record. Le vent, qui s’annonçait portant, c’est-à-dire de travers, se révèle arriver de face. Le solitaire doit descendre la côte par une route obligatoire, et remonter le vent. Ce mardi a été bien plus ardu que prévu. Freiné par des problèmes techniques liés au difficile passage des Shetland, Ian a dû s’adapter et se priver de précieuses heures de sommeil. Pour achever ce tableau d’un mardi noir, Ian reste est resté bloqué dans une zone sans vent pendant 5 heures.

Mercredi 8 juillet, Jour 7 – Avec un déficit de 144 milles, la tentative reste compromise. Le skipper Crédit Mutuel tente pourtant sa chance en s’appuyant sur des routages théoriques de Christian Dumard. Phil Sharp et son équipage avaient été freinés sur la fin, lors de l’établissement de son record, en 2018. Il reste donc une chance !

Jeudi 9 juillet, Jour 8 – Un marin n’a pas besoin de grand-chose pour se sentir bien : il lui suffit d’avancer. Depuis le 8 juillet au matin, Ian Lipinski avance. Et ça va mieux, beaucoup mieux. En retard de 150 milles sur le record de Phil Sharp à 8h30 mercredi, le skipper de Crédit Mutuel ne cesse de remonter ce temps virtuel. Son retard est de 50 miles mais les vitesses sont à nouveau élevées.

Vendredi 10 juillet, Jour 9 – C’est à précisément 00 heures 12 minutes et 13 secondes que Ian Lipinski à la barre de son Class40 Crédit Mutuel franchit la ligne d’arrivée virtuelle au large du cap Lizard. C’est gagné ! En solitaire, Ian Lipinski a battu de 10 heures et 24 minutes et 1 seconde le record établi en équipage par Phil Sharp.

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Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Thomas Ruyant en tête devant Charlie Dalin et Jérémie Beyou à la première marque

OFF Groix - June 5: French skippers Thomas Ruyant, sailing on the Imoca LinkedOut, training prior to the vendee globe, on June 05, 2020, off Groix, South Brittany, France - Photo Pierre Bouras / TR Racing

Thomas Ruyant sur son IMOCA LinkedOut aura viré finalement en tête au waypoint COI-UNESCO ce jeudi 9 juillet, à 11h41 à peine 6 minutes devant Charlie Dalin (APIVIA). Les 3 bateaux se partagent la tête de course depuis le départ et ont des performances assez similaires. La descente vers les Açores donnera d’autres indications où Charal est attendue aux allures portantes.

Charlie Dalin, skipper de APIVIA : “Les nuits sont quasiment inexistantes avec une aube et un crépuscules très courts. C’est assez magique. Ça aide à se sentir moins fatigué aussi forcément. Je suis côte à côte avec Jérémie depuis le début de la course, on se double régulièrement. J’ai l’impression de faire une course à la journée mais c’est bien une course de deux semaines et c’est cela qui rend les choses intenses et intéressantes. Ça fait un moment que j’attendais le retour à la compétition et ça fait plaisir de le retrouver comme ça.

Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut :  “Ça va fraîchement ce matin ! On sent depuis hier soir qu’il fait vraiment beaucoup plus froid, j’ai mis toutes mes couches et j’ai mon bonnet vissé sur la tête. On sent qu’on s’approche de notre point COI-UNESCO, point important du parcours, avant de faire demi-tour bientôt. ’est une course avec un bon parcours, des conditions différentes, beaucoup de choix stratégiques et de trajectoires. Je n’ai pas toujours été très inspiré même si j’étais plutôt convaincu de mes choix sur le moment, c’est le jeu de la régate ! Je suis vraiment ravi de cette première partie. Je vois qu’on est dans le match avec mon bateau pour la suite de la saison. J’ai toute une équipe qui a fait un travail incroyable sur le bateau, il est bien prêt. Cela donne confiance pour la suite pour bien faire. On a toutes les armes pour jouer avec les meilleurs donc c’est super.

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Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Passage de la première marque et parcours raccourci

Le trio de tête se rapproche de la première marque à petite vitesse. Apivia semble pour l’instant le mieux placé devant Charal et LinkedOut pour la passer en tête. Derrière eux, Samantha Davies a pris une belle 4e place suivie de Boris Hermann. Kevin Escoffier aux avants-poste en début de course avec son PRB pointe à la 6e position.

Pour Clarisse Crémer (Banque Populaire X) et ses poursuivants les conditions sont encore toniques et permettent d’avaler les milles pour rejoindre la marque encore distante de 120 milles.

A 300 milles de la tête de flotte, Manuel Cousin (Groupe SÉTIN), Clément Giraud (Vers un monde sans sida) et Miranda Merron (Campagne de France) s’offrent une régate à trois sur leurs IMOCA de génération 2006-2007. Ce qui promet des écarts importants sur le Vendée Globe.

Hier mercredi, la direction de course a décidé de raccourcir le parcours pour que la course dure une douzaine de jours. On peut s’attendre à voir un beau sprint entre les 3 nouveaux Imoca Charal, Apivia, LinkedOut.

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Ultim. Le point sur Sodebo Ultim 3 après un mois de vol

Thomas Coville et son équipe ont pu apprécier leur trimaran en mode 100% volant équipé de sa dérive centrale à plan porteur. L’équipe se prépare pour la Drheam Cup qui sera un premier test face à Gitana.

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Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Charal et Apivia en tête

Départ Les Sables d'Olonne 04/07/20 - Jérémie BEYOU / Charal François Van Malleghem / Imoca

Après un début de course tonitruant, Thomas Ruyant a cédé ce mardi la tête de course à Jérémie Beyou et Charlie Dalin qui ont su bien se décaler dans l’ouest pour passer la dépression. Charal et Apivia sont au coude à coude ce mercredi avec Thomas Ruyant relégué à 14 milles. Samantha Davies a pris la 4e position profitant d’une position plus nord que Kevin Escoffier. A noter la très belle performance d’Isabelle Joschke dont on découvre enfin le potentiel de son MACSF qui promet un beau duel avec Initiatives Coeur mais également Clarisse Crémer qui tient une belle 8e place pour sa première course en solitaire.
C’est demain, jeudi 9 juillet, en milieu de journée que les premiers devraient contourner la première marque de parcours (à laisser à bâbord). Un waypoint situé très exactement au 66°34 N – 25 W. Cap ensuite sur le second waypoint dans le nord-est des Açores… à 1250 milles.

 

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