dimanche 30 novembre 2025
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Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix. Départ de la 3e étape

Les 65 ministes sont partis ce dimanche, au large de Roscoff propulsés par un flux d’ouest nord-ouest soufflant entre 10 et 12 nœuds. Un vent qui ne doit faire que se renforcer sur la route de la pointe Bretagne, pour atteindre une vingtaine de nœuds. De quoi garantir un début de course assez tonique aux solitaires qui vont devoir, en prime, tirer des bords au près sur une mer courte et hachée. D’emblée, les organismes et les machines vont donc être mis à rude épreuve mais il ne va pas falloir trainer à trouver le bon rythme car les 15-20 premières heures, jusqu’au débordement complet du DST (dispositif de séparation de trafic) d’Ouessant, vont être cruciales. Et pour cause, la suite s’annonce un peu moins tactique, même si les tous derniers milles de ce dernier volet de 500 milles à destination des Sables d’Olonne via l’estuaire de la Gironde et l’île d’Yeu, conservent, pour l’heure, une part d’incertitude. Dans ce contexte, Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) en Proto et Léo Debiesse (966 – Kelyfos) en Série parviendront-ils à conserver leurs premières places au général ? Les paris sont ouverts. Le dénouement final, lui, est attendu à partir de mercredi matin.

Après une semaine de pause au port du Bloscon, les 65 marins toujours en course dans la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix ont donc repris du service, ce dimanche. Partis à 10h41, avec un léger retard sur l’horaire prévu, le temps que le vent s’établisse, les solitaires ont donc entamé ce troisième et dernier acte de l’épreuve dans des conditions quasi idéales. Des conditions dans lesquelles Victor d’Ersu (985 – Babouchka), qui s’était fait souffler la première place dans la deuxième manche après l’avoir pourtant dominée, a pris l’avantage dès le départ. Le Malouin, manifestement bien décidé à prendre sa revanche, a ainsi été le premier à déborder la bouée de dégagement, s’offrant même le luxe de griller la priorité au premier Proto, Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance). Tout reste à faire cependant. Et les prochaines heures s’annoncent tactiques. Inconfortables aussi. De fait, elles vont se jouer au près dans un vent qui va continuer de prendre des tours graduellement pour atteindre 20 nœuds (jusqu’à 25 dans les rafales), sur une mer dure, avec un courant de face dans un premier temps, puis un petit passage de front et donc une bascule du vent à négocier en deuxième partie de nuit. « Ce début de course va mettre les estomacs à rude épreuve mais l’avantage, c’est qu’il va y avoir des petits coups à jouer avec les courants et les petits effets de côte », s’est réjoui Loïc Blin (871 – Mini Moi cherche sponsors). Actuellement 13e au classement des bateaux de Série, cet habitué de la régate au contact espère réussir à se hisser dans le Top 10 au général à l’issue de ce dernier round. Une ultime étape qui promet également d’être stratégique entre les deux way-points imposés par la direction de course pour le contournement du DST d’Ouessant, avec de vrais choix à faire… et très probablement des écarts importants à se créer entre la tête de flotte et les retardataires.

Un début de course décisif
« Si on n’est pas dans le bon wagon à ce moment-là, on risque de louper le tapis roulant et de rester derrière jusqu’à la fin avec des écarts qui ne vont faire qu’augmenter. Quinze, vingt, trente milles… il est possible que ce soit terrible », a estimé Thomas Watine (905 – Endurance) qui sait que la queue de peloton risque là, non seulement d’essuyer des vents plus musclés que les premiers, la faute à l’arrivée d’une dépression qui doit toucher l’Irlande mardi, mais aussi d’avoir ensuite peu d’opportunités pour revenir au score. Et pour cause, la longue descente jusqu’à la bouée BXA située à l’entrée de l’estuaire de la Gironde doit normalement se faire au reaching, sur un seul et même bord assez rapide, dans un vent variable soufflant entre 10 et 18 nœuds. « On va avoir droit à de belles glissades mais il va falloir soigner ses trajectoires. Suivant les angles et les voiles que l’on va choisir, on va quand même pouvoir faire quelques petites différences », a assuré Loïc Blin, bien conscient cependant qu’il n’y aura, dès lors, plus de passages à niveaux ni de coups tordus comme on a pu en voir lors des deux premières étape, sauf, peut-être, sur les vingt derniers milles entre l’île d’Yeu et Les Sables d’Olonne. Le scénario est donc assez clair, ce qui n’est évidemment pas pour déplaire aux actuels leaders aux classements, Tanguy Bouroullec et Léo Debiesse.

Un schéma météo plutôt clair
« Le schéma météo est effectivement sans grosses surprises a priori. On va avoir moins de transitions que lors des deux premiers actes. Ce sera donc moins dans ces phases que les différences vont se faire mais davantage sur les options stratégiques. La vitesse pure sera aussi importante. Pour ma part, je sais parfaitement ce que j’ai envie de faire. Maintenant, on est nombreux à avoir bien travaillé la météo et à avoir envie de bons résultats. Rien ne va être facile », a commenté le leader en bateaux de Série qui, pour mémoire, compte une avance d’une heure et trente-quatre minutes sur son dauphin. « Je vais faire ma course. On verra plutôt sur la fin de la course si je dois contrôler en fonction des positions et des placements de mes principaux concurrents », a ajouté le skipper de Kelyfos. Même son de cloche du côté de Tanguy, premier chez les Proto avec une marge de deux heures et trente-quatre minutes sur son plus proche poursuivant. « J’ai effectivement un peu d’avance au classement mais je vais malgré tout garder un petit œil sur la concurrence, et notamment sur Antoine (Perrin) et Irina (Gracheva). Pour moi, l’idée c’est d’essayer de décrocher une troisième victoire d’étape d’affilée. Je vais faire de mon mieux. Il sera en effet important d’arriver assez bien positionné au DST d’Ouessant. Ensuite, sur le grand bord de reaching, je devrais normalement aller assez vite », a expliqué le skipper de Cerfrance qui devrait alors, en effet, tirer toute la quintessence de son Pogo à foils. Les verdicts sont attendus mercredi matin tôt pour les premiers Proto et le même jour en tout début d’après-midi pour les premiers Série.

Ils ont dit:

Léandre de Schrynmakers (906 – ULYC) : « Pour moi, sur cette troisième étape, le but reste d’aller chercher mes milles de qualification pour la Mini Transat, mais aussi d’en profiter parce qu’a priori, je ne vais pas beaucoup naviguer cet hiver. Je veux vraiment arriver au bout, être satisfait de ma trace et de la manière dont j’aurais géré le bateau. Je suis content que de l’air soit annoncé sur ce dernier acte car je préfère quand il y a un peu plus de vent. J’espère réussir à rester accroché au bon wagon et bien négocier les passages à niveau. Les transitions, c’est hyper important. C’est déjà assez dur mentalement alors si on est en queue de peloton… En tous les cas, j’ai très envie de partir car cette escale roscovite, même si elle a été agréable, a duré longtemps. Très vite, on a réparé les deux-trois bricoles qu’il y avait à faire et on a rechargé les batteries. On n’attendait plus que de connaître le parcours et la date de départ exacte avec impatience. Cette fois, on y est. Ça va être bien ! »

Joris Corbin (590 – Yoyo 3) : « Ça n’a pas été facile de me remobiliser pour repartir en course après mon abandon dans la deuxième étape en raison d’un problème de ferrure d’étai. Ça a évidemment été une grosse déception pour moi. A présent, mon but c’est de terminer la course pour cumuler les milles pour la Mini Transat. Je regrette évidemment que le parcours ait dû être réduit de 870 à 500 milles mais bien sûr, je suis content de ne pas monter jusqu’à Wolf Rock car sinon ça aurait été très costaud. C’est le jeu ! On va quand même partir avec de la baston et ça va bien secouer jusqu’à Penmarch. Ensuite, heureusement, c’est prévu de se calmer normalement. Ça devrait être une étape bien complète ! »

David Prono (928 – Association surrénales) : « Elle a fait du bien cette longue escale car elle a permis de bien se reposer. Pour ma part, j’avoue que j’étais bien cramé après les deux premières étapes. On devrait avoir un peu de vent sur cette dernière manche et ça, c’est bien. Je préfère ça que la molle. Entre les étapes 1 et 2, à ce niveau, ça a été terrible ! A priori, cette fois, il y a moins de risque de molle. Les schémas météo sont plus clairs. Ça va être intéressant de voir ce qui va se passer. L’objectif pour moi est de réussir à gagner encore quelques places au classement. Actuellement, je suis 16e au général et le 10e est à moins d’une heure. Même en une demie heure, il y a moyen de grappiller plusieurs places. L’idée c’est donc de naviguer proprement et de ne pas trop se concentrer sur les autres afin d’avoir un peu plus de latitude pour tenter des choses. Ceux de devant vont peut-être se marquer. Si tel est le cas, cela laissera peut-être des portes ouvertes… »

Marie Lefort (1008 – Otimo) : « Cette Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix est ma première course en Mini 6.50. J’ai récupéré le bateau il y a deux mois seulement donc c’est tout nouveau. Les conditions des deux premières étapes ont été top pour débuter. La pétole, ça n’a pas forcément été facile mentalement mais c’était bien pour se mettre en jambes. J’ai réussi à faire un peu mieux à la deuxième manche qu’à la première en terminant 30e et là, du coup, je suis motivée pour continuer d’élever mon niveau de jeu et grappiller des places. C’est trop bien parce que ça va être encore de nouvelles conditions. C’est génial de régater à 70 bateaux. Cela permet de pouvoir se comparer en permanence et ça motive beaucoup pour se tirer la bourre. Là, peut-être qu’il va y avoir des écarts importants, je ne sais pas. En tous les cas, le positif, c’est que je ne suis pas malade en mer. J’ai fait beaucoup de large et c’est cool pour moi car ça va me permettre d’attaquer dès le début. De plus, comme ça fait longtemps qu’on attend, j’ai vraiment très envie de repartir ! »

Ediz Onen (918 – Turkuaz) : « Mon objectif de départ, sur cette course, c’était de me qualifier pour la Mini Transat. Sur la deuxième étape, malheureusement, j’ai eu des problèmes d’énergie et j’ai dû prendre une décision difficile : celle d’abandonner alors que j’étais 9e et bien dans le match. Mentalement, ça n’a pas été facile à gérer. Désormais, j’ai récupéré et le bateau est de nouveau en ordre de marche, même si j’ai un budget limité et que je fais un peu comme je peux. Dans tous les cas, mon but reste de faire les choses au mieux, de me donner au maximum. Je garde cependant en tête qu’il est important pour moi de finir la course, et finalement peu importe dans quelles conditions. »

Thomas Watine (905 – Endurance) : « Les 24 premières heures vont être décisives. Il va falloir rester à la barre d’autant plus qu’il y aura certainement un peu de couverture nuageuse et que la gestion de l’énergie sera importante. Je pense qu’il va falloir peu dormir dans un premier temps et être agressif sur le départ – ce qui n’est pas mon fort. Après, ça va dérouler. Aujourd’hui, je n’ai que 5-6 sorties en Mini au compteur. Je ne suis pas super bien classé mais ce n’est pas surprenant car je gère mon projet en parallèle avec ma vie de famille et un boulot à plein temps à Paris. Je suis là pour prendre des milles pour la qualification pour la Mini Transat, prendre un maximum de plaisir et prendre en main les manettes du bateau. Pas plus, pas moins. En bref, je suis là pour être heureux en mer ! »

Gauthier Verdon (879 – TGS France) : « Il est temps de partir. En ce qui me concerne, je suis allé faire un petit tour pour aller voir ma famille et c’était un peu dur de revenir, mais là, avec ce beau temps, je suis content de partir. On sait qu’il va y avoir des conditions un peu toniques et on va en profiter pour aller vite. Mon objectif, tout modestement, c’est de rester dans le paquet, de passer le DST d’Ouessant dans la journée de lundi et de pouvoir faire ma route tranquillement ensuite. L’important pour moi, c’est de rentrer dans les délais parce que sur les deux premières courses ça a été l’enjeu. J’espère réussir à rester dans le peloton car tant qu’il y a du monde autour de moi, ça ne m’inquiète pas. En revanche, si je suis tout seul, je sais qu’il va falloir que je puise dans mes ressources. Quoi qu’il en soit, je sais que ça va être génial. Ce sont mes premières courses au large et je suis super content car ça se passe bien. Une fois qu’on aura terminé cette troisième étape, ce sera une belle marche de franchie ! »
Texte Perrine Vangilve

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Kitefoil. Axel Mazella, Champion d’Europe et Maxime Nocher, vice-champion d’Europe

Les Français ont brillé en Kitefoil en Pologne. Pour la grande finale homme du jour, on retrouve 3 français sur les 4 places possibles. A l’issue de cette finale, le Français Axel Mazella (Hyères Kitesurf Association) s’impose devant son compatriote Maxime Nocher (Hyères Kitesurf Association) et l’Anglais Connor Bainbridge. Nicolas Parlier (Cercle de voile d’Arcachon ) prend la 4ème place.

La semaine a été intense à Puck pour les kiteborder français. Une semaine qu’Axel Mazella a dominé largement. Il confirme aujourd’hui en conservant son titre de Champion d’Europe. Chez les filles, Alexia Fancelli (Hyères Kitesurf Association ) termine aux portes de la finale et prend la 5ème place.
A noter la belle performance d’Arthur Lhez (Hyères Kitesurf Association), qui décroche la titre de Champion d’Europe dans la catégorie U19.
Axel Mazella, champion d’Europe en titre : « Je suis content, j’ai réussi à faire mon job et à montrer que je suis le meilleur en conservant mon titre de Champion d’Europe. Ce titre confirme mes choix et le travail réalisé avec mon partenaire Ozone. »
Antoine Weiss, entraîneur de l’équipe Relève kitefoil et entraîneur du projet Elles de Kite : « C’est une très belle semaine pour les Français. Chez les garçons, on a vu une grosse domination d’Axel qui a tout explosé en finale. Chez les filles, on peut noter une grosse progression, nous n’avons jamais été aussi bien classé au ranking européen. »
Le prochain rendez-vous pour l’Equipe de France, c’est dans un mois en Autriche, du 15 au 20 septembre à Traunsee, pour les Championnats d’Europe de Formula Kite en relais mixte.

Classement général homme
1 – Axel Mazella (FRA)
2 – Maxime Nocher (FRA)
3 – Connor Bainbridge (GBR)
4 – Nicolas Parlier (FRA)

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Multi50. Erwan Le Roux vainqueur sur Ciela Village du premier Grand Prix

Trophée des Multicoques - Baie de St Brieuc 2020 @ Jacques Vapillon

Erwan le Roux créé la surprise en s’imposant sur 5 des onze manches courues en trois jours au premier Grand Prix Multi50. Sébastien Rogues (Primonial) termine deuxième après une victoire sur la dernière manche devant Arthur Le Vaillant (Leyton) qui complète le podium.

L’entame de ce trophée, organisé comme un véritable tour de force par l’agglomération de Saint-Brieuc, compte tenu des contraintes sanitaires, avait cueilli les équipages dès vendredi matin avec un vent fort dépassant 30 nœuds dans les rafales. De quoi réveiller des équipages légèrement sevrés de régates au contact depuis quelques mois.
Les bateaux à l’aise dans la brise imposaient alors un tempo élevé, notamment Ciela Village (Erwan Le Roux) et Solidaires en Peloton – ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus). Leyton (Arthur Le Vaillant), bateau vainqueur en 2019 avec Lalou Roucayrol et désormais aux mains du bizuth de la classe Arthur Le Vaillant, affichait également des vitesse dépassant parfois les 40 nds sur les runs de fin de journée.

Samedi, les conditions étaient plus maniables avec un vent de 20 nds et une mer plate. Les cinq Multi50 ont réellement pu exprimer le potentiel de leurs bateaux et le public embarqué sur l’eau à bord d’une vedette à passagers, a pu assister à des départs lancés, au contact et des arrivées à plus de 30 nds sur la ligne. Un spectacle grandiose tel que les Multi50 adorent en offrir en Baie de Saint-Brieuc. Ciela Village en profitait pour s’adjuger 3 manches sur 5, impérial dans la brise, et avec un équipage qui a soigné ses départs, ses manœuvres et ses trajectoires.

Enfin la dernière journée, dans un vent ne dépassant pas 15 nds, devait s’avérer plus compliquée pour le multicoque vert, moins à l’aise dans les petits airs. Leyton en profitait pour menacer dangereusement le leader en remportant la première manche du jour, réduisant à l’extrême l’écart en points. L’équipage de Sébastien Rogues (Primonial) n’a cessé de progresser depuis la remise à l’eau du bateau. Il s’est montré redoutable dans cette troisième journée. Il fallait à l’équipage d’Erwan Le Roux un sans-faute parfait pour sauver son leadership. Ce fût fait. Et bien fait.

Trophée des Multicoques – Baie de St Brieuc 2020 @ Jacques Vapillon
Trophée des Multicoques – Baie de St Brieuc 2020 @ Jacques Vapillon

Ils ont dit :

Erwan Le Roux : « On était venu pour se faire plaisir, on repart avec la coupe ! Bien sûr qu’on est heureux mais aussi surpris. Nous n’avions aucune pression sur les résultats. On a juste essayé de bien naviguer. Les gars se sont donnés à 200%, nous avons trouvé un mode de fonctionnement qui permet d’anticiper, de réussir nos manœuvres ; à bord la communication est facile, on a le même vocabulaire, efficace. Le niveau général est monté d’un cran, la prime revient à celui qui fait le moins d’erreurs. Nous avons gagné sur des petits détails aussi, je suis à l’aise avec les laylines, les trajectoires. On a un beau deuxième, avec Primonial qui déboite à toutes les allures mais au portant, Ciela Village va vraiment vite. Nous sommes heureux d’offrir ce Trophée à Thierry Bouchard qui nous a prêté le bateau. C’est un juste retour des choses car il a beaucoup investi dans la classe depuis quelques années et son bateau va vraiment bien ».

Sébastien Rogues : « We are back !!! Ce matin on était 4èmes, et on termine 2èmes. On a bien progressé et surtout, nos premiers sentiments après les importantes modifications du bateau, cet hiver, sont hyper bons. On a réussi à upgrader le bateau, on a gagné beaucoup en vitesse au près et on n’a pas perdu nos atouts au portant : nouveau plan de pont, double colonne, quatre winches, et un nouveau mât. Il nous reste à mettre de nouvelles voiles et une nouvelle dérive. Aujourd’hui, rien ne nous empêche d’espérer une victoire à Brest ! En tous cas on s’est fait plus que plaisir, ces bateaux sont magiques, géniaux. C’est un régal… ».

Arthur Le Vaillant : « Des conditions de rêve, magiques et de la régate ! Jusqu’à la dernière manche, on ne savait pas qui allait gagner le Trophée. C’est ce qu’on aime. Première régate au contact depuis des années. Ce trophée était un bon entrainement pour la suite et c’est de bon augure pour le Trophée de Brest dans quelques jours ».

Thibaut Vauchel-Camus : « On n’a pas eu de réussite sur cette dernière journée. On n’a jamais pu faire ce qu’on voulait faire ! Mal servis, gênés par des concurrents, et manque de chance aussi : on a subi toute la journée, on n’était pas inspiré et toujours dans le mauvais timing. On fera mieux à Brest… ».

Gilles Lamiré : « Super édition, super accueil ! Le plateau Multi50 est très compétitif. Pendant les manches, les bateaux sont près les uns des autres. D’une régate à l’autre, les classements changent : ça pousse tout le monde vers le haut, rendez-vous à Brest».

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Les Sables – Les Açores en baie de Morlaix: Départ dimanche 10h de la dernière étape

étape de la Les Sables Les Açores en baie de Morlaix ©Christophe Breschi

Ce dimanche 23 août, à 10 heures, les 65 skippers quitteront Roscoff pour rejoindre Les Sables d’Olonne, via Rochebonne, la bouée BXA située à l’entrée de l’estuaire de la Gironde puis l’île d’Yeu, pour un total de 500 milles à parcourir sur cette 3e et dernière étape. Si c’est moins que les 870 milles qui les attendaient au départ afin de tenir les plannings de la course malgré le changement de programme, cela reste un joli morceau. C’est d’autant plus vrai que la météo s’annonce assez complète, avec différents passages à niveaux à négocier. Des barrières susceptibles de créer d’importants écarts. Pour preuve, si on s’en tient aux derniers routages, les arrivées des Mini 6.50 à Port Olona pourraient s’étaler du mercredi 26 à la mi-journée jusqu’au jeudi 27 tard dans la nuit.

« Après une semaine d’arrêt, c’est finalement un peu compliqué de se remettre dans le match. Plus, en tous les cas, que ce que je pouvais imaginer », relate Marie-Pierre Séris (250 – Marie prend le large). Avec cette phrase, la navigatrice Girondine résume l’état d’esprit général des troupes de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix. Et pour cause, leur escale roscovite a duré un peu plus longtemps que prévu. Quatre jours pour être précis. En cause, la mauvaise météo qui a balayé la Manche et la mer d’Iroise ces derniers jours. « Evidemment qu’on était mieux à terre qu’en mer au vu des conditions. Cela étant dit, c’est vrai que le fait de s’être arrêté si longtemps nous a fait un peu quitter le mode course. Pour ma part, clairement, je me suis un peu senti en vacances mais je m’y remets. J’ai vraiment hâte de partir, d’aller retrouver la mer ! », avance Rémi Lamouret (880 – Rémini), néanmoins ravi de cette halte Léonarde, remarquablement organisée avec l’aide précieuse d’Yves Le Goff et toute son équipe de bénévoles de l’association Voile Baie de Morlaix.

Ecarts monstres à prévoir ?
Ce qui les attend, lui et ses concurrents, risque pourtant bien de les cueillir un peu à froid. Les premiers milles de course, jusqu’à la pointe Bretagne que les premiers devraient atteindre dans la nuit de dimanche à lundi aux alentours d’une heure, devraient en effet se jouer au près, avec entre 15 et 22 nœuds de vent contre-courant, sur une mer encore cabossée. « Comme entrée en matière, ça va être un peu difficile. Je suis sensible au mal de mer et je risque bien d’être malade mais c’est le jeu », note Marie-Pierre Séris, qui se prépare donc à un début de course fort inconfortable. Elle le sait cependant, ce louvoyage le long de la côte nord Finistérienne sera très certainement l’une des phases les plus importantes de la course. Une phase où des premiers écarts significatifs pourraient rapidement se créer et ne faire que s’accentuer ensuite puisque les plus rapides devraient réussir à contourner le DST (dispositif de séparation de trafic) d’Ouessant sur un seul et même bord, à l’inverse des retardataires. Embêtant quand on sait que pour l’heure, les fichiers météo laissent envisager peu ou pas de véritables options stratégiques pour descendre jusqu’à l’entrée de l’estuaire de la Gironde.

Sept abandons officiels
« Sur cette portion du parcours, il ne devrait effectivement pas y avoir de difficulté majeure. En revanche, après le passage de la bouée BXA, le vent va devenir très changeant et faiblir progressivement pour atteindre moins de dix nœuds », détaille Denis Hugues, le Directeur de course qui estime aujourd’hui les premières arrivées aux Sables d’Olonne mercredi en milieu de journée. « Il va y avoir de nombreux passages à niveaux et vraisemblablement des écarts importants au bout du compte », précise-t-il, rappelant par ailleurs qu’après Philippe Chevereau (962 – Abardast) à l’issue de la première manche, six coureurs se sont déclarés non-partants pour ce troisième acte. Thomas Racoupeau (995 – Team Vendée Formation), Basile Bourgnon (975 – Edenred), Gaby Bucau (984 – Mex), Timothée Douin (959 – Neptune) en Série puis Paul Gauchet (709 – Barra) en Proto, qui avaient déjà dû jeter l’éponge sur le deuxième acte pour des raisons diverses (problèmes d’énergie, coup de bôme dans la tête et démâtage), ont signifié leur abandon officiel dans l’épreuve. De même que l’Estonien Ular Mark (996 – Elukas) contraint, pour sa part, de rentrer dans son pays où une période de quarantaine vient d’être décrétée pour les personnes de retour de France.

Thomas Grandin (138 – Poch’trot) : « Cette troisième étape ne va pas du tout être adaptée à mon bateau, le plus vieux de la flotte. Clairement, ça va être compliqué pour moi de tirer mon épingle du jeu car on va faire pas mal de reaching et de près. Il y aura moins d’air sur la fin, alors peut-être que j’aurai des occasions de me refaire… Dans tous les cas, il faudra faire avec. Au niveau classement, je ne pensais pas être aussi bien classé après les deux premières étapes (11e Proto, ndlr). Je pense que j’ai assez bien exploité le potentiel de mon Mini. On verra ce que ça donne sur la troisième mais je préfère ne pas me prononcer sur un objectif. En tous les cas, je suis super content d’avoir reçu le prix de la meilleure performance que m’a remis Tanguy Bouroullec lors de la remise des prix de la manche 2. Ça fait plaisir et ça donne envie de se battre. »

Hugo Lauras (512 – Hugo au Large) : « Il y aura moins d’incertitudes et moins de pétole que lors des deux premières étapes mais je pense que l’on part sur une course intense. Une course de quatre ou cinq jours qui s’apparente, pour moi, un peu à un sprint. On va direct partir au près sur une mer encore formée pour rejoindre la pointe Bretagne. Là, on va traverser le rail montant puis le rail descendant, puis refaire la même chose dans les douze heures suivantes. Je serai content une fois que tout ça sera passé d’autant qu’ensuite, on entamera une phase de la course avec des angles plus ouverts pour rentrer dans le golfe de Gascogne, ce qui reposera un peu nos estomacs. J’aimerais bien finir. Je suis 28e au général pour le moment. Il y a un petit paquet, devant moi, assez serré en temps. A l’inverse, derrière, il y a un peu d’écart. J’ai donc plus à gagner qu’à perdre. »

Hugo Picard (1014) : « On a perdu un peu le rythme de la course ces derniers jours. Sur cette troisième étape, on va faire du près, puis du près puis encore un peu de près… Dans le golfe de Gascogne, on verra ce que l’on a comme type de météo en espérant qu’il y ait finalement des options et que le match change. Le but sera d’essayer de rester devant et de bien regarder ce qui se passe dans le ciel. Aujourd’hui, le jeu est grand ouvert et le classement loin d’être encore fait. Avant la deuxième étape, je visais un Top 10 et j’ai fini 15e. Je repars donc avec ce même objectif en espérant y parvenir cette fois. Ce sont mes premières courses et j’ai le bateau depuis peu de temps. Je cherche encore un peu les manettes alors c’est bien qu’on ait des conditions assez différentes. On va voir comment ça se déroule. Il faut juste espérer que ce ne soit pas trop pénible de sortir de la Manche. »

Nicolas Cousi (533) : « On va se faire un peu secouer mais finalement, ce que l’on recherche quand on fait de la course au large, c’est quand même des conditions un peu musclées. On a eu deux premières étapes un peu molles avec seulement un court passage au niveau du DST d’Ouessant où ça a cogné un peu. On va cette fois se retrouver dans une configuration de course un peu plus musclée où, du coup, les écarts risquent de se marquer un peu plus vite parce que la qualité des skippers risque de se révéler beaucoup plus que dans le petit temps. Les capacités à endurer, à mettre de la toile, à trouver les bonnes trajectoires seront importantes. Mon objectif, c’est de finir bien. Je navigue sur un vieux bateau et je n’ai pas de prétention de podium mais je voudrais terminer avec le sentiment du travail bien fait. A l’arrivée de la première étape, j’étais hyper satisfait de ma course. Elle avait pourtant mal commencé mais j’avais réussi à faire des trucs pas trop mal, même si j’avais fini par me faire bouffer dans le dernier bord. La deuxième, je l’ai beaucoup moins bien gérée. J’ai eu quelques problèmes d’énergie mais, honnêtement, ce n’est pas ce qui m’a vraiment embêté. Je n’ai pas d’objectif au classement d’autant que j’ai changé mes batteries et mon système électronique, ce qui fait que j’encaisse 24 heures de pénalité avant même le départ. Pour le général c’est clairement mort. Je veux toutefois réussir à naviguer au plus proche des meilleurs. »

Texte Perrine Vangilve

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Record du Tour des Îles Britanniques. Le Class40 Banque du Léman en avance !

La tentative actuelle du Class40 Banque du Léman de battre le record du Tour des Îles Britanniques récemment battu par Ian Lipinsky et son Class40 Crédit Mutuel n’est pas anodine. C’est aussi le match entre le plan David Raison et le plan Sam Manuard. Le deuxième mis à l’eau quelques semaines après le second l’année dernière cherche a montrer tout son potentiel après avoir connu quelques problèmes de jeunesse et de mise au point sur la Transat Jacques Vabre, puis la Drheam Cup. Le Class40 Crédit Mutuel a tout gagné jusqu’à maintenant et Banque du Léman apparaît comme son plus solide concurrent.
Pour ce record, l’équipage suisses est composé de Valentin Gautier, Simon Koster et Justine Mettraux. Ils étaient ce samedi en avance après avoir bombardé à 20 noeuds vendredi dans un bon flux de Sud Est et un bon crachin, le bateau s’est approché du centre de la dépression, qui se trouvait sur sa route de redescende vers l’Irlande. Une journée compliquée avec comme objectif : sortir de ce labyrinthe invisible, sans vent, au plus vite.

Quelques « bobos » de cordages sont à déplorer, ainsi que sur une chaussette à spi qui a été recousue. L’équipe va bien malgré les températures basses qu’elle rencontre avec un vent soufflant du Nord.

« Nous faisons une route qui va passer très proche du centre la dépression dont nous n’avons pas complètement fait le tour », explique Simon. « Le jeu c’est de choisir le bon endroit pour empanner, afin de ne pas tomber dans très peu de vent et de quand même réussir à ne pas faire trop de chemin autour. »

« La journée d’hier s’est bien passée, la transition a été très bien négociée », se réjouit le routeur Julien Villon. « La trajectoire choisie était très bonne, nous avons perdu peu de temps. La suite s’annonce toutefois plus compliquée que ce qu’elle devait être, nous payons les quelques heures de retard perdus lors de la deuxième nuit. Il va falloir gérer des nombreuses transitions compliquées, sans savoir le niveau des barrières que nous aurons à passer. Les modèles météo ne sont pas très précis à ce sujet, donc cela pourrait être plus simple que prévu. Ou alors plus compliqué aussi ! La situation actuelle permet toujours de battre le record, mais la marge s’est réduite. La route pour aller jusqu’à la pointe Sud-Ouest s’est compliquée, il va y avoir du boulot à bord ! »

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Annulation du Yachting Cannes Festival 2020

Le salon Nautique de Cannes est annulé. Les organisateurs ont publié ce samedi un communiqué officiel. C’est un coup dur pour le nautisme. Malgré un plan de sécurité sanitaire très rigoureux, assorti d’une série de mesures sanitaires complémentaires, présenté par la direction du Yachting Festival et qui a été jugé « satisfaisant » le lundi 17 août lors d’une réunion à la sous-préfecture de Grasse en présence des autorités préfectorales, de la ville de Cannes et de l’Autorité Régionale de Santé (ARS), le préfet des Alpes-Maritimes, seul habilité à statuer in fine, a décidé de ne pas délivrer la dérogation attendue qui aurait permis la tenue du salon.

Communiqué

“A notre plus grand regret et avec une certaine incompréhension, nous sommes donc contraints d’annoncer l’annulation du Yachting Festival 2020.
Malgré un plan de sécurité sanitaire très rigoureux, assorti d’une série de mesures sanitaires complémentaires, présenté par la direction du Yachting Festival et qui a été jugé « satisfaisant » le lundi 17 août lors d’une réunion à la sous-préfecture de Grasse en présence des autorités préfectorales, de la ville de Cannes et de l’Autorité Régionale de Santé (ARS), le préfet des Alpes-Maritimes, seul habilité
à statuer in fine, a décidé de ne pas délivrer la dérogation attendue qui aurait permis la tenue du salon.
A notre plus grand regret et avec une certaine incompréhension, nous sommes donc contraints d’annoncer l’annulation du Yachting Festival 2020. Pour rappel, il y a trois semaines, le décret publié le 27 juillet 2020, qui faisait suite à l’allocution le même jour du ministre
Franck Riester, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, confirmait, comme nous l’avions prévu, la tenue des salons à compter du 1er septembre, quel que soit le nombre de visiteurs. Cela confortait notre décision communiquée le 2 juillet d’ouvrir
le Yachting Festival le 8 septembre 2020, pour permettre
à l’industrie européenne du nautisme de présenter près de
400 bateaux au Vieux Port et au Port Canto. Face à la crise
qui a affecté profondément l’industrie nautique, française
et internationale, nous avions à cœur de permettre à nos
exposants de renouer les contacts physiques avec leurs clients
et prospects et mettre en exergue leur savoir-faire.
Depuis de longs mois, avec l’ambition intacte de continuer
à servir l’industrie européenne du nautisme malgré les difficultés
conséquentes et les incertitudes majeures persistantes,
l’équipe du Yachting Festival a travaillé à réunir les conditions
nécessaires à son ouverture. Entre autres, un protocole sanitaire
exigeant, visant à accueillir sereinement l’ensemble des
participants tout en permettant une expérience client de
qualité, a été établi. En plus de la reprise des mesures sanitaires
du protocole de notre fédération professionnelle des métiers
de l’événement, l’UNIMEV, validé par le ministère de la santé,
et celui que Reed Exhibitions a mis en place au plan mondial,
le protocole sanitaire du Yachting Festival se distinguait en
étant le premier en France à faire l’objet de la certification
« Safe & Clean » de l’APAVE.
Toutefois, moins de quinze jours après l’annonce du ministre
Riester, le 11 août 2020 le gouvernement, par la voix du Premier
Ministre, est revenu sur cette annonce de façon soudaine et
inattendue, et a décidé d’interdire, pour cause d’aggravation
de la situation sanitaire, la tenue des manifestations de plus
de 5 000 personnes en France jusqu’au 30 octobre 2020,
décision qui s’est traduit par le décret publié le 13 août.

L’équipe du Yachting Festival, pour être en mesure de décider
dans l’urgence de tenir ou non le salon, a d’une part, interrogé
une partie significative des chantiers qui se sont déclarés partisans
de maintenir le salon à une large majorité, malgré les derniers
développements et, d’autre part, déposé une demande de
dérogation en urgence auprès la préfecture des Alpes-Maritimes.
Comme nous vous l’indiquions précédemment, une première
réunion s’est tenue le lundi 17 août à la sous-préfecture de Grasse
en présence des autorités préfectorales, de la ville de Cannes, de
l’Autorité Régionale de Santé (ARS), des services de sécurité et de
Reed Expositions France. Au cours de cette réunion, le protocole
renforcé de Reed a été revu en détail et jugé satisfaisant, ce qui
laissait espérer une réponse positive.
Malheureusement, à l’issue d’une nouvelle réunion sur place à
Cannes jeudi après-midi en présence du préfet, seul habilité à
statuer in fine, celui-ci a décidé de ne pas délivrer la dérogation
attendue, rendant ainsi impossible la tenue du Yachting Festival.
Cette décision ne remet pas en cause les conclusions émises
le 17 août concernant le protocole sanitaire qualifié de « sérieux »
par le préfet mais tient principalement à la détérioration récente
de la situation sanitaire en général et à Cannes en particulier,
et à la crainte d’une dégradation ultérieure.
Sylvie Ernoult a déclaré : « cette décision est une immense
déception pour l’ensemble de la filière nautique, exposants en
tête, la ville de Cannes et ses professionnels, les prestataires
du salon et l’équipe de Reed, qui ont depuis des mois travaillé
ensemble d’arrache-pied pour préparer l’édition 2020 du salon
dans les meilleures conditions possibles compte tenu du
contexte. Je tiens d’ailleurs à remercier la ville de Cannes qui
a été très active à nos côtés dans cette dernière ligne droite.
La mise en œuvre du protocole sanitaire que nous avons
élaboré, qui a été certifié par l’APAVE, a été reconnu tout
à fait satisfaisant par les services de la préfecture et l’ARS,
aurait fait du Yachting Festival 2020 l’un des événements
les plus sécurisés sur le plan sanitaire en France. Aussi, c’est
avec beaucoup de surprise et d’incompréhension que nous
prenons acte de la décision du préfet».
Nous vous remercions pour la confiance et le soutien que
vous nous avez témoigné tout au long de ces derniers mois
et vous donnons rendez-vous sur les pontons de Cannes
du 7 au 12 septembre 2021.

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Marseille Horizon 2024. Grande course et National Surprise du 18 au 20 septembre 2020

Marseille Horizon 2024, 18-20 septembre 2020 : Grande course et National Surprise

L’événement Marseille Horizon 2024 organisée conjointement par le CNTL et la SNM du 18 au 20 septembre se prépare. Avec une grande course au programme de certains IRC et l’inscription de la régate comme support au National Surprise, l’événement se positionne comme un temps fort de la rentrée pour les bateaux de jauge, comme pour les monotypes.

IRC : De la régate en rade et de la navigation côtière
Après des mois de diète imposée, retrouver les plans d’eau de régate est un besoin vital pour les régatiers engagés sur des bateaux IRC, une jauge de course internationale créée en 2000 permettant de classer différents types de bateaux ensemble grâce à un système de handicap. Pour les IRC, jusqu’à la classe 3 inclue, comme pour les duos et les solos, une grande course est prévue avec un départ possible soit le vendredi 18, soit le samedi 19 en fonction des conditions météo. Un programme qui n’a pas manqué d’attirer les ténors de la spécialité en équipage, comme le champion Méditerranée en titre en IRC 0, Arobas2, un bateau initialement construit sur une coque de TP52, mais qui n’est pas resté dans la série du fait de la taille augmentée de son mât. Depuis 2016, c’est Gérard Logel et son équipage qui le mènent, et qui ont également accroché à son étrave le titre ORC classe 1 de la Middle Sea Race l’an dernier. Un autre bateau est attendu avec intérêt par les observateurs et craint par ses concurrents : C’est Daguet 3, le Ker 46 de Frédéric Puzin, qui arrive de l’autre côté de la planète auréolé de sa récente victoire dans la Sydney Hobart, mythique course qui relie l’Australie à la Tasmanie entre Noël et le jour de l’an.
Moins adaptés à l’exercice des régates de la jauge IRC, plusieurs Class40 ont également prévu d’être présents “Le programme de la saison 2020 était parfait” commente Kito de Pavant “Après The Transat en solo entre Brest et Charleston, nous avions une course en double Charleston – New-York – Portland, puis un retour en équipage entre Quebec et Saint-Malo” Mais la crise sanitaire est passée par là, et il a fallu entièrement réinventer un programme attractif pour le sportif, comme pour les partenaires, qui sont parfois aussi des équipiers que le skipper de Made-in-Midi a prévu d’embarquer pour les in-shore, comme pour la grande course. Un programme inhabituel pour les bateaux de la Class40, souvent tournés vers la course au large en équipage réduit.
Nombre de solos et de duos ont néanmoins répondu présents à l’invitation, n’hésitant pas à inclure ce rendez-vous automnal, partie intégrante des classements annuels, dans leurs programmes remaniés, confirmant la bonne tenue de ces spécialités en Méditerranée.

OSIRIS, Monotypes : Un National Surprise open
Pour ce qui est des habitables, en version équipage, Marseille Horizon 2024 est ouverte à différentes filières de la jauge fédérale OSIRIS et comporte deux classes “régate” pour les bateaux R3, R4, ainsi que deux classes “course croisière”, C et D, qui auront à cœur à Marseille de défendre ou de concrétiser sur l’eau leurs performances de fin de saison.
Du coté des monotypes la bonne nouvelle est venue de la classe de Surprise. Tout le monde connait le mythique point d’interrogation qui sert de logo à la série construite à 1 800 exemplaires. Dessiné par le cabinet Joubert/Nivelt il y a plus de 40 ans, ce petit day boat familial et sportif connait depuis son lancement un succès jamais démenti malgré l’interruption de sa fabrication. L’un des avantages de la monotypie est évidemment de permettre à des bateaux d’âges différents de continuer à régater les uns contre les autres, sans dépréciation, et permet à ce bateau réactif et maniable de continuer à recevoir les faveurs de régatiers de toutes les zones, en eau douce comme en eau de mer, et de tous les âges. Evidemment, le programme des régates 2020 a été perturbé “L’annonce de l’organisation du National Surprise pendant Marseille Horizon 2024 est une excellente nouvelle, pour l’événement comme pour la classe.” Résume Yvon Salvador, jaugeur officiel. Un rendez-vous important pour le fameux monotype planant qui tient son nom de Surprise après s’être littéralement envolé lors de sa première apparition en course pour un tour de l’île de Ré.
En mal de confrontation également, la classe des J70 a aussi sonné le rappel “Notre National est programmé à Hyères du 6 au 8 novembre” explique son président Philippe Bonavita “les régates de Marseille sont donc un passage obligé pour entrainer les équipages, mais aussi pour évaluer les forces en présence après une aussi longue trêve”.
Le spectacle sera aussi bien entendu assuré par l’inoxydable et spectaculaire flotte des Grand-Surprise, pilier de l’animation des plans d’eau, déjà les écoutes au taquet pour repartir en régate.

* Toutes les conditions sanitaires en vigueur lors de la régate seront imposées aux concurrents, aux arbitres, aux bénévoles et aux personnels des clubs organisateurs. Elles pourront évoluer en fonction des recommandations gouvernementales.

Marseille Horizon 2024
Face aux contraintes d’une situation sanitaire inédite, et afin d’offrir aux régatiers le meilleur programme possible à la suite de l’annulation de la Massilia Cup et de la Snim 2020, les chefs de file des deux principales Délégations de Service Public du Vieux Port – le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon et la Société Nautique de Marseille – ont inscrit un rendez-vous commun totalement novateur au calendrier de la Fédération Française de Voile du vendredi 18 au dimanche 20 septembre 2020 : Marseille Horizon 2024. L’événement sera parrainé par Lili Sebesi, membre de l’équipe de France de voile, et François Jambou, vainqueur de la Mini Transat 2019.

La régate est ouverte aux classes
IRC solo
IRC double
IRC équipage
OSIRIS
Monotypes, Surprise, J 70, Grand Surprise
Sportboats

Reports en 2021
* La 39ème édition de la Massilia Cup, ouverte aux IRC, OSIRIS et Sportboats, organisée par le Cntl, initialement prévue du 27 au 29 mars 2020, est reportée du 19 au 21 mars 2021.
* La 55ème Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée, ouverte aux IRC et Monotypes, organisée par la Société Nautique de Marseille, initialement prévue du 10 au 13 avril 2020, est reportée du 2 au 5 avril 2021.

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Multi50 : retour musclé à la compétition !

Trophée des Multicoques - Baie de St Brieuc 2020 @ Jacques Vapillon

Premier rendez-vous de l’année pour les Multi50 qui se retrouvent ce week-end en Baie de Saint-Brieuc avec des bateaux au niveau assez homogène. Avec un vent oscillant entre 15 et 30 nds dans les rafales, une mer plate et du soleil : les cinq Multi50 présents ont offert un beau spectacle.

Et notamment Sébastien Rogues (Primonial) impatient de renouer avec une ligne de départ après un ambitieux chantier d’optimisation. Erwan Le Roux imposait le rythme dès la 1ère manche, sur une coque, à bord du puissant Ciela Village prêté par Thierry Bouchard. Puis Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton – ARSEP) lui rendait la monnaie sur la 2ème manche dont le podium était âprement disputé à grande vitesse. Sébastien Rogues (Primonial) redécouvre son bateau qui vient de sortir d’un ambitieux chantier d’optimisation.
Le tempo est donné. Ce sera « à fond » pendant trois jours, même si le vent doit sensiblement décroitre demain et dimanche. La journée s’est achevée sur une série de runs lors desquels les équipages ont allègrement tutoyé les 40 nds !!! Avec des invités à bord, bien évidemment, comme le veut la tradition des Grands Prix Multi50.

Arthur Le Vaillant sur Leyton réussit son entrée dans la classe Multi50

Mais c’est finalement un outsider qui met tout le monde d’accord. Le dernier arrivé dans la classe, Arthur Le Vaillant (Leyton) s’adjuge la première place du classement général provisoire à la faveur d’une grande régularité, et de trajectoires parfaites. « On a navigué proprement, on s’est faufilé tout en finesse et sur les runs, on ne pensait pas être les plus rapides mais on a attendu le dernier moment pour profiter des bonnes conditions. L’équipage a bien travaillé, le bateau est rapide. Ça régate bien entre tous les bateaux. Il ne fallait pas faire d’erreur, nos trajectoires étaient belles et nous n’avons pas pris de risques ».

A bord de Groupe GCA-Milles et un sourires, Gilles Lamiré avait convié Maxime Sorel, inscrit au Vendée Globe, et ravi de venir jouer à Saint-Quay pour la huitième fois : « Je suis toujours content de venir naviguer en Multi50 dans des conditions de rêve. Il fallait quand-même rester vigilant, la main sur les deux écoutes en permanence. On s’amuse beaucoup en Multi50, on navigue en équipage et c’est vraiment sympa. Mais à la différence d’un IMOCA, il y a un risque de le mettre à l’envers ! »

Demain samedi, grande marée oblige, les bateaux navigueront tôt… et tard puisque leur retour au port est prévu en fin de soirée. Au menu, des parcours construits et côtiers pour la journée qui devrait être la plus dense du Trophée.

Le public est au rendez-vous de cette édition 2020 du Trophée des Multicoques – Baie de Saint-Brieuc.

Les vedettes à passagers ont partagé, aujourd’hui, le plan d’eau à distance raisonnable des Multi50. Aux premières loges, les personnes embarquées, ont assisté à un super spectacle grâce à des conditions de vent particulièrement adaptées aux multi50. Certains ont eu la surprise de pouvoir échanger en fin de régates via la VHF avec les skippers.

Nous sommes allés à leur rencontre à leur retour au port « Je viens du nord de la France, je n’y connais pas grand-chose en voile, mais ce que j’ai vu aujourd’hui est totalement magique » commente Anne-Marie J. « Nous sommes en vacances en famille, il y avait pas mal de mer, incroyable la puissance que peuvent développer ces bateaux, on nous a dit que les skippers traversaient l’Atlantique en solitaire, je dis chapeau ! » poursuit Christophe N.
Les embarquements se poursuivent demain et après-demain. Les billets sont disponibles à la vente sur le village où tout a été organisé en fonction de la situation sanitaire. Les exposants ont répondu présents et les visiteurs peuvent se balader en toute sécurité et discuter avec les skippers et leurs équipages, de retour de mer, en toute simplicité.

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Solo Guy Cotten 2020. Pierre Quiroga (Skipper Macif) l’emporte

Victoire de Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) sur la Solo Guy Cotten 2020 - Concarneau le 08/08/2020

Dernier rendez-vous avant le départ de la Solitaire, la Solo Guy Cotten reste le rendez-vous toujours incontournable pour jauger l’état de préparation des figaristes. La 44e édition de la Solo Guy Cotten a été remportée ce samedi 8 août par Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) à 15h56 devant Alan Roberts (Seacat Services) et Anthony Marchand (Groupe Royer – Secours Populaire). Courue dans des conditions de vent très variées, causant de multiples rebondissements, cette dernière épreuve avant la Solitaire du Figaro a permis aux 31 figaristes engagés de se confronter une ultime fois dans les conditions du réel.

Ils ont dit :
Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019), vainqueur de la Solo Guy Cotten 2020 : « C’est ma première victoire de course en Figaro Bénéteau, je l’ai attendue et j’ai tout fait pour l’avoir, ça fait plaisir ! Dans le sens poétique du sport, j’ai vu de très belles choses : la première nuit, une pluie d’étoiles filantes ; la seconde, une lune rouge exceptionnelle, puis des orages. On a également pu naviguer avec les dauphins, c’est la partie sympa de la régate où on en prend plein la vue. Sur l’aspect technique, j’étais dans le top 5 à partir de la chaussée de Sein. Je savais que je pouvais gagner mais il fallait une part de réussite, que j’ai provoqué, notamment par la lucidité que j’avais sur la fin du parcours, en me reposant bien hier après-midi. Comme je l’avais annoncé, le passage des Birvideaux a chamboulé toute la course et je pense ne pas avoir fait beaucoup d’erreurs, ce qui m’a permis d’y sortir en tête. Je suis vraiment resté concentré jusqu’au dernier bord pour résister aux attaques de mes concurrents ! Les objectifs sont atteints pour cette Solo Guy Cotten et me donnent confiance pour la prochaine étape du circuit. Je ne pouvais pas mieux finir cette période d’entraînement ! »

Alan Roberts (SeaCat Services), 2e de la Solo Guy Cotten 2020 : « Il fait chaud et je suis bien fatigué ! Le parcours était vraiment intéressant et on a eu de la chance sur la fin. Je suis enchanté de terminer 2e donc c’est super moi mais je pense que tout le monde avait l’opportunité de faire un résultat à un moment donné. Il y a eu plusieurs phases sur la course, et c’est un super entraînement pour la Solitaire. Je suis en confiance mais il me reste encore quelques paramètres à travailler en vue de la solitaire. Merci à Concarneau, Guy Cotten et aux organisateurs pour la bonne tenue de cette épreuve. »

Anthony Marchand (Groupe Royer – Leucémie Espoir), 3e de la Solo Guy Cotten 2020 : « Ca a été une régate à rebondissement. On savait qu’il pouvait il y avoir beaucoup de phénomènes météo divers et nous avons été servis ! A Belle Ile, je savais qu’il ne fallait pas aller à la côte avec une vent de nord-ouest car ça fait tampon au niveau de la pointe et qu’il fallait prendre un couloir entre Belle Ile et Quiberon pour éviter de rester collé ! On a eu un grain énorme nous permettant de faire des pointes à 20 nœuds juste avant Sud Guérande. C’était la cerise sur le gâteau qui nous a permis d’allonger la foulée sur le reste des concurrents. En revanche, la reprise est assez difficile ! J’avais oublié comment le bateau peut être dur et ingrat. Il y a beaucoup de tensions dans les écoutes et on s’abîme très rapidement les mains, le dos.. J’ai tout de même réussi à me reposer avant le coup à Belle Ile et j’étais content d’être frais à ce moment-là. Bravo à Pierre car il a bien navigué ! »
Robin Follin (Ville de Ste Maxime) // 16e et premier bizuth de la Solo Guy Cotten 2020 : « C’était une super épreuve et je suis content de mon résultat ! Autant j’étais parti sur la Solo Maitre CoQ en étant très fatigué et pas prêt, avec la seule ambition de finir, autant en venant sur cette Solo Guy Cotten j’avais à cœur de bien faire ! J’avais constaté sur la première épreuve que je pouvais rester dans le paquet de flotte et j’ai réussi à le faire sur cette régate. Je dois encore travailler un peu ma vitesse à certaines allures car il y en a qui vont vraiment vite ! Je fais 24 heures super, tout ce que je tentais marchait, j’étais confiant. Mon problème a été le manque de lucidité sur la fin du parcours car je n’avais vraiment pas dormi sur les premières 24 heures . Il a fallu que je dorme et ça s’est vu sur le bord retour, au près, dans de la mer. Je perds 5 places à ce moment-là. Je suis content d’assurer ma place bizuth devant Marc Mallaret ! Avec la victoire de Pierre Quiroga, les conditions estivales ont bien marché pour les sudistes ! Nous avons finalement eu des conditions assez méditerranéennes. »
Corentin Douguet (NF Habitat), 19e de la Solo Guy Cotten 2020 : « Je mise tout sur l’étape de 24h de la Solitaire du Figaro en fait ! Après c’est le drame ! Je suis en tête du raz de Sein jusqu’au Birvideaux et après, ça a été le drame ! Il y a eu un orage bizarre avec des trous d’air. J’étais un peu décalé , mais pas du bon côté. Je suis passé de premier à dernier en 5 minutes ! Terminé. Fin des haricots sans aucune possibilité de revenir. Je suis content de ma nav’ mais c’est toujours frustrant… On m’avait dit avant le départ de faire entre Sam Goodchild et Tom Laperche pour faire un podium ; moi j’ai fait ça ! (rires) Je ne sais pas qui donne les consignes mais je me suis fait avoir ! »

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Défi Azimut. Une 10e édition qui s’annonce exceptionnelle

La 10e édition du Défi Azimut promet d’être grandiose par le nombre d’inscrits, la présence des meilleurs marins au monde, la formidable vitrine technologique qu’elle représente, et le programme alléchant à terre pour valoriser la filière nautique territoriale. Un cocktail détonnant pour fêter les 10 ans de cet évènement devenu incontournable au calendrier de la course au large et qui se tiendra du 9 au 13 septembre.

Les meilleures courses naissent toujours d’un bel élan d’amitiés. D’une régate à cinq bateaux, lancée en 2011 par Jean-Marie Corteville, patron de la société Azimut, à la demande de coureurs au large, le Défi Azimut rayonne désormais comme un évènement unique, un rendez-vous qui fait d’avance saliver skippers et spectateurs. Pourquoi ? Parce que tout simplement, les ingrédients essentiels sont là.

Trois formats de course dans un décor de rêve
La Sailing Valley ne porte jamais aussi bien son nom que lors du Défi Azimut. Le nouveau port de Lorient La Base sera à guichets fermés le mardi 8 septembre au soir. Cap sur 5 jours de courses folles ! Mercredi 9, place aux runs endiablés et aux images à couper le souffle. 23 IMOCA lancés pleine balle : frissons et émotions garantis pour ce tour de chauffe qui permet d’embarquer les partenaires pour vivre l’incroyable. Le lendemain, jeudi 10 septembre, les solitaires partiront pour 48h de compétition avec un media man embarqué. Parce que c’est aussi ça le Défi Azimut : permettre au grand public de vivre de l’intérieur le quotidien des marins. Et ils vont se chauffer et se bagarrer les skippers ! Dimanche 13 septembre, place aux images et record du tour de l’île de Groix en équipage avec les équipes techniques et les invités. De la compétition, de l’émotion, des visuels rares, le Défi Azimut résonnera comme un feu d’artifice…

Les meilleurs bateaux et les plus talentueux skippers au monde
Les prétendants au graal du Vendée Globe seront là. Les derniers IMOCA construits seront à voir au port et sur l’eau. Jérémie Beyou (Charal), Thomas Ruyant (LinkedOut), Sébastien Simon (ARKEA-PAPREC), Charlie Dalin (APIVIA), Armel Tripon (L’Occitane en Provence) autant de nouvelles montures bourrées de technologies se frotteront aux meilleurs IMOCA de la génération précédente, comme ceux de Samantha Davies (Initiatives-Cœur), Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) ou encore Isabelle Joschke (MACSF)… Et bien d’autres ! Près de 15 foilers et des bateaux à dérives très éprouvés se lanceront dans une course contre la montre, comme un condensé hyper énergivore avant le grand départ du Vendée Globe.

Partager les compétences à terre
Développement durable, technologies de pointe, découverte et partage d’expériences seront également au rendez-vous au port de Lorient La Base. Parce que le territoire est riche de connaissances en matière de nautisme, et que la conscience du mieux vivre environnemental demeure dans les têtes de tous les acteurs du nautisme, vendredi 11 septembre, les discussions battront leur plein pour mieux connaitre et échanger autour de la formidable énergie qui règne au sein du secteur nautisme du territoire de Lorient..

Gildas Morvan, directeur de course
« Le Défi Azimut est unique. C’est un évènement phare très attendu des skippers parce que c’est le dernier round chaque année avant les transats (Jacques Vabre et Route du Rhum) et cette année le Vendée Globe. Les IMOCA piaffent d’impatience de se mesurer entre eux ! Cette année, vu le nombre de bateaux, nous jouons à fond la carte de la sécurité sur les lignes de départ. Les marins viennent pour régater et se bagarrer ! »

Jean-Marie Corteville, créateur du Défi Azimut et Président d’Azimut
« Le Défi Azimut est riche de liberté, d’innovations, d’échanges. Nous sommes installés au cœur de la Sailing Valley, là où beaucoup se passe au niveau de la course au large. L’idée est de booster les initiatives, la culture maritime, l’ingénierie, faire vivre la compétition ici à Lorient et valoriser cette pépinière de compétences. Le Défi Azimut est à la fois une compétition de haute voltige et une formidable vitrine de la course au large. »

Candice Crépeau, directrice de l’organisation du Défi Azimut
« Le Défi Azimut est une compétition que nous organisons avec justesse et passion sur un formidable terrain de jeu. Un état d’esprit positif, une conjugaison de sportif, de performance et convivialité, c’est ce que toutes les femmes et les hommes de l’organisation tentent d’apporter. Chaque détail compte et notamment l’accueil des skippers. Nous sommes à l’écoute de chacun d’entre eux, nous prenons tout en considération. Il y a un vrai bel état d’esprit ! ».

LE PROGRAMME
Voici le programme des 5 jours (sous réserve des conditions sanitaires à date).
Le dispositif intègrera des mesures de sécurité adaptées à l’évènement.

Mercredi 9 septembre 2020
10h00 : Briefing d’avant course – Auditorium Cité de la Voile Éric Tabarly
10h45 : Questions/réponses
11h00 : Échanges avec la presse
14h00 : Départ du port des IMOCA
15h30 : Lancement des RUNS
18h00 : Fermeture de la ligne
18h30 : Accueil des bateaux aux pontons Lorient La Base
Jeudi 10 septembre 2020
14h00 : Départ du port des IMOCA
15h30 : Départ des 48H AZIMUT
Vendredi 11 septembre
Tour de table sur le développement soutenable
Tour de table sur la Reconversion de Lorient La Base
Samedi 12 septembre
ARRIVÉE DES BATEAUX
Dimanche 13 septembre
11h00 : Départ du port
13h00 : Départ du Tour de Groix
17h00 : Remise des prix

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