dimanche 30 novembre 2025
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Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix. Léo Debiesse remporte l’étape et le général en Série

Les Sables – Les Açores en baie de Morlaix : Léo Debiesse s’adjuge l’étape et le général en Série

Léo Debiesse a franchi la ligne d’arrivée de la troisième étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix bouclant ainsi les 500 milles du parcours en première position chez les bateaux de Série après 3 jours 19 heures 52 minutes et 09 secondes de mer. Déjà leader au classement général provisoire de l’épreuve avec une avance de 1h34 sur son dauphin à l’issue des deux premières manches, le skipper de Kelyfos remporte donc l’épreuve (sous réserve de réclamation du jury). Interview à chaud.

Vous signez une deuxième victoire d’étape et la victoire au général. On vous imagine très satisfait ?
« Clairement oui ! La victoire au classement général est encore plus belle, justement parce qu’il y a la victoire d’étape qui va avec. En quittant Roscoff, mon objectif était clairement d’aller chercher un podium pour réussir à remporter l’épreuve. La première place, je ne pouvais pas rêver mieux ! »

Vous avez fait preuve d’une très belle régularité sur les trois étapes (1er,4e, 1er). Elles ont pourtant été très différentes…
« On a effectivement eu tous les types de conditions sur l’ensemble de ces trois manches. Sur les deux premières, je m’en étais super bien sorti dans le petit temps. Le fait de gagner la troisième, qui a été plutôt musclée, montre qu’il n’y a pas que dans les petits airs que je m’en sors bien donc c’est cool. »

Tanguy Bouroullec, le vainqueur en Proto a trouvé dur cet ultime round. Vous aussi ?
« Quand même oui. On a quand même eu un coup de vent au milieu, entre la pointe Bretagne et l’estuaire de la Gironde, et nos bateaux sont hyper inconfortables. Il a donc fallu se faire violence pour attaquer tout du long, sans être tenté de tomber dans un mode plus tranquille. C’est comme ça que des écarts significatifs se sont créés au sein de la flotte. Le début de la course a été très serré même si, assez rapidement après le départ, il y a eu une option le long de l’île de Batz, avec le courant. J’avais précisément en tête ce que je voulais faire et tout le groupe est finalement parti très loin dans cette option mais derrière, des rotations de vent n’ont pas forcément eu lieu comme c’était prévu. Du coup, ça s’est avéré beaucoup moins payant que certains l’imaginaient. De mon côté, j’ai bataillé pour garder le peu d’avance que j’avais. Je l’ai accentuée dans le vent fort et je suis content de ça car dans le gros temps, ce n’est plus uniquement la performance du bateau qui fait la différence. Le mental devient essentiel pour continuer de naviguer pied au plancher. »

Sur cette portion justement, vous avez bien bataillé avec Jean-Marie Jézéquel mais vous avez fini par creuser de nouveau l’écart sur la fin de parcours dans la pétole où vous semblez, définitivement, très à l’aise…
« Dans le gros temps, Jean-Marie allait effectivement très vite. Je savais qu’il avait à la fois le bateau et le mental pour me donner du fil à retordre. Dans le petit temps, et notamment au portant, je savais en revanche que si j’arrivais à être un tout petit peu devant lui, normalement, il aurait du mal à me doubler. Il l’a compris je crois car il n’a pas vraiment baissé les bras, mais il a vu l’écart se créer petit à petit et la pétole arriver en plus, ce qui ne l’a sans doute pas aidé. D’ailleurs, j’avoue que ça n’a pas été facile, dans la tête, de terminer par une nuit complète de pétole. On savait qu’on aurait du nord-ouest qui virerait sud-ouest aux alentours de 2 heures du matin. On espérait arriver avant, mais cela s’est passé différemment et ça a été très long… »

Pour un coup d’essai sur le circuit Mini 6.50, on peut dire que c’est plutôt réussi ?
« Plutôt oui ! (Rires) »

Texte Perrine Vangilve

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Annulation du Grand Pavois de La Rochelle

Après Cannes, le Grand Pavois de la Rochelle est également annulé. Le Conseil d’Administration de Grand Pavois Organisation a été contraint de l’annoncer ce mercredi
26 août. Une mauvaise nouvelle pour la filière nautique. Grand Pavois Organisation travaille sur le dispositif Covid-19 depuis le mardi 16 mars pour pouvoir réaliser son édition 2020 dans le strict respect des mesures imposées.
Si fin juillet et dans un premier temps, les foires et salons pouvaient de nouveau se tenir sans contrainte de jauge à partir du 1er septembre, le décret du 13 août dernier du Premier Ministre Jean Castex réinstaurait une contrainte de jauge à 5 000 personnes jusqu’à fin octobre, laissant néanmoins la possibilité aux préfets de déroger à cette mesure.

Grand Pavois Organisation a présenté comme il se doit, en temps et en heure, l’ensemble de ses dispositifs : soit un plan d’implantation précis et les protocoles sanitaires destinés à l’ensemble des publics de l’événement (ndr, soit organisation, visiteurs, exposants, prestataires…) aux autorités préfectorale et locales. Et une demande de dérogation pour l’obtention d’une jauge au-delà de 5 000 personnes a été immédiatement faîte le 13 août dernier.
Cette demande de dérogation a été refusée compte-tenu du risque sanitaire actuel contraignant le Conseil d’Administration de Grand Pavois Organisation – ce mercredi 26 août 2020 à 15h30 – d’annuler cette 48e édition, qui devait se tenir du mardi 29 septembre et dimanche 4 octobre.

Rendez-vous en 2021
Grand Pavois Organisation vous donne rendez-vous en 2021, pour sa 49e édition, du mardi 28 septembre au dimanche 3 octobre.
Déclaration : Alain Pochon, président de l’association Grand Pavois Organisation
« Cette annulation est douloureuse à prendre pour notre association et pour l’ensemble de nos professionnels exposants qui voyaient dans ce Grand Pavois La Rochelle, la possibilité de rebondir et de lancer l’année 2021. Nous avions de nombreux points de satisfaction avec un nombre intéressant de nouveautés présentées et de nombreux temps forts de qualité sur l’événement. Nous avions scrupuleusement anticipé de nombreuses mesures sanitaires pour proposer une 48e édition sereine et qualitative, mais il se trouve que l’état actuel de la pandémie, son avenir proche préoccupant et, bien évidemment, cette jauge imposée à 5 000 personnes font que nous sommes contraints et forcés d’annuler cette édition. Il faut savoir que nous avons sur site, en moyenne, déjà 2 500 exposants, personnels et prestataires de l’organisation présents. Une jauge à 5 000 personnes nous laisserait la possibilité d’accueillir 2 500 visiteurs à l’instant T. Tout en rappelant que nous sommes un événement qui compte en moyenne, près de 80 000 visiteurs en six jours… Il est impossible pour nous, je rappelle que le Conseil d’Administration du Grand Pavois Organisation est constitué de professionnels du nautisme, et ce vis-à-vis de nos
exposants, de nos partenaires institutionnels et privés, de leur proposer un événement de ce calibre et de cette capacité-là. Il est pour nous inenvisageable de laisser dehors des visiteurs porteurs d’invitation ou ayant acheté leur billet en amont, parce que le quota de visiteurs est atteint sur le site. Rappelons également que nous pouvons, pour cause de reprise de la pandémie ou de présences possibles de clusters locaux d’ici le salon, nous voir interdire d’ouverture la veille de l’événement ! C’est un risque que nous nous ne pouvons pas prendre, tant vis-à-vis de nos professionnels exposants qui investissent pour leur présence, que pour nos partenaires institutionnels et privés, sans oublier nos visiteurs qui pour beaucoup viennent de toute la France et d’Europe.
Je tiens au nom de Grand Pavois Organisation à remercier l’ensemble de nos partenaires institutionnels et privés qui restent fidèles à notre événement. Merci à Jean-François Fountaine, maire de la ville de La Rochelle et président de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, qui a été très présent à nos côtés pour que le salon se tienne. Le département de la Charente-Maritime avec son président Dominique Bussereau nous a également fait part de son indéfectible soutien, sans oublier La Région Nouvelle-Aquitaine. Enfin, je remercie également la Préfecture de La Charente-Maritime, avec qui nous
avons eu des échanges réguliers.
Aussi, tenant compte du fait de cette situation exceptionnelle, des profonds bouleversements qu’amènent cette crise sanitaire sur nos modes de vie et de consommation, Grand Pavois Organisation va travailler d’ores et déjà sur son édition 2021 qui sera forcément différente, de ce que nous connaissions ».

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Vendée Globe. Une étrave modifiée pour Apivia, un gain important pour Charlie Dalin

Apivia Charlie Dalin @MAPrestation

L’imoca Apivia est sorti de son chantier d’été en début de semaine avec une étrave spatulée. Une modification que nous explique Charlie Dalin.

Pourquoi cette modification ?
L’étrave était déjà un peu spatulée à la mise à l’eau du bateau l’année dernière. Après la Jacques Vabre, on s’est dit que cela vaudrait le coup d’aller un peu plus loin dans le concept. Le design n’était pas prêt cet hiver. On a pu la mettre en place que cet été.

Il n’y a pas un risque de structure ?
On a fait particulièrement attention à nos calculs et à cette question, au positionnement des renforts. On a réussi à valider un bateau entier entre le mois d’août et l’année dernière.

Apivia Charlie Dalin @MAPrestation

Quel est le gain attendu ?
C’est un gain essentiellement apporté sur le portant. Cela permet que les forces générées au niveau de l’étrave soient verticales, qu’il y ait moins de ralentissement de l’étrave qui engage dans la vague. Le brion devrait rester au-dessus de l’eau et limiter les ralentissements sur toutes les petites à moyenne vagues afin qu’il y ait moins souvent de relance au portant à faire. C’est ce qui coute très cher sur le rendement VMG du bateau. On est obligé de relofer, recréer la vitesse, refaire du vent apparent vers l’avant.

Le principe c’est de rebondir sur la vague ?
Tu ne perces pas la vague, tu restes au-dessus ; On avait déjà ce concept en mai 2018. Je pense qu’il n’y aura plus jamais d’Imoca avec un brion au ras de l’eau et même de bateau de course au large qui ne soit pas spatulé à l’avant.

Dans la forme c’est assez droit ?
Cela reste une modification d’un bateau existant. C’est pour cela que c’est droit. On avait des contraintes pour adapter une nouvelle étrave à un bateau existant. Cela va dans le bon sens. Il y aura moins d’eau sur le pont. Au près reaching, l’étrave n’est quasiment jamais dans l’eau. Au VMG cela devrait améliorer les choses.

Tu vas gagner des noeuds ?
Je ne peux pas chiffrer le gain, cela dépend tellement de l’environnement mais cela améliorera sensiblement la vitesse moyenne.

Tu as reçu tes foils V2 ?
On a le premier mais pas encore le deuxième. On va renaviguer avec la version 1 et on verra avec les V2. C’est une évolution de notre V1 dont on était content. On n’a pas fait de révolution ni cherché à changer de familles de foils. Ce foil V2 est un peu plus puissant. Il a plus d’envergure, plus droit au bout, et rebique moins en bout de foil. C’est un foil polyvalent, all around qui marche dans toutes les conditions. Je ne voulais pas un foil typé pour un type d’allure. Je préfère la polyvalence.

Le départ du Vendée Globe arrive vite…
Oui. J’ai pris un peu de vacances pour récupérer des navigations et de la Vendée Arctique. La semaine prochaine, on a un stage au pôle La Forêt, ensuite le Défi Azimut et il ne restera plus qu’un mois avant de partir. On est en ordre de marche pour cette dernière phase de test. Il reste la partie voile. On a reçu l’intégralité de notre jeu de voile qu’on a doit tester. C’est passionnant tous ces aspects à couvrir.

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Ouverture des candidatures pour le Challenge Bretagne-CMB Espoir

Challenge CMB - Espoir © Thomas Deregnieaux

Le Challenge Espoir, dispositif unique et inscrit dans la durée de la Filière d’excellence de course au large Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne, a pour objectif sportif de découvrir puis former un nouveau talent dans le domaine de la voile. Cette formule originale est ouverte à tous les jeunes âgés de 18 à 24 ans, motivés par la course au large et ayant l’ambition d’en faire leur métier.

À la clé : un monotype Figaro Bénéteau 3, un budget de fonctionnement destiné à une participation au Championnat de France Elite de Course au Large, un salaire et l’intégration au Pôle Finistère Course au Large, gage d’une formation professionnelle sérieuse et d’un apprentissage au contact des meilleurs navigateurs français.
L’opportunité a de quoi faire rêver, surtout quand on sait que les deux derniers vainqueurs du Vendée Globe (Armel Le Cléac’h et François Gabart) sont aussi passés par cette sélection avant d’être les stars de la voile que l’on connaît et que Sébastien Simon (lauréat du challenge en 2014 vainqueur de la Solitaire du Figaro 2018 sous les couleurs Bretagne-CMB) prendra le départ du prochain Vendée Globe sur l’Imoca neuf ARKEA/PAPREC !
Alors, qui succèdera Tom Laperche à la barre de Bretagne-CMB Espoir ?
C’est à l’issue des 3 phases de sélection que sera désigné le lauréat du Challenge Espoir :
1/ Sélection sur dossier
Les prétendants ont jusqu’au 30 septembre 2020 à minuit pour déposer leur candidature en complétant le dossier disponible auprès du Pôle Finistère Course au Large ou téléchargeable : ici
Les critères d’admissibilité :
– Être né entre le 01/01/1996 et le 30/09/2002
– Être licencié à la FFVoile en 2020
– Ne pas avoir participé à la Solitaire du Figaro
– Ne pas être engagé auprès d’un autre sponsor à l’issue des sélections
Début octobre, un jury composé de professionnels de la voile, de cadres techniques de la FFVoile et de représentants des partenaires majeurs, sélectionnera, parmi les dossiers reçus, un maximum de 9 candidats.
Ce jury appréciera notamment la motivation, la capacité de dépassement, la culture sportive et le sens de la compétition des jeunes sportifs. Le “lauréat parfait” sera un marin avec une expérience de la mer et du large, avec une âme de chef de projet (capacités de leader avec des qualités humaines et relationnelles).
2/ Évaluation technique et sportive
Les candidats sélectionnés sur dossier seront évalués lors de 5 journées d’épreuves de présélections en équipage organisées du 26 au 30 octobre* .
L’évaluation, réalisée par les entraîneurs du Pôle Finistère Course au large et des skippers professionnels, portera sur l’ensemble des compétences nécessaires à un navigateur pour mener à bien un projet sportif de haut niveau :
> Évaluations météo, tactique, psychologique, physique (…) ;
> Entretiens individuels ;
> Navigation en équipage sur Figaro Bénéteau 3.
3/ Finale en solitaire
A l’issue de l’évaluation technique et sportive en équipage, 3 candidats maximum seront qualifiés pour la finale en solitaire -qui se disputera du 23 au 27 novembre* à Port-la-Forêt- et consacrera le nouveau skipper Espoir.
* dates susceptibles de modification

A propos de la filière d’excellence de course au large Bretagne-CMB :
La Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne unissent, depuis 2011, leurs efforts et mettent en commun leur action en faveur de la voile de haut niveau à travers la Filière d’excellence de course au large Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne.
Ce programme transversal, unique et professionnel de détection et de formation, dont la direction technique et sportive est assurée par le Pôle Finistère Course au large, s’articule historiquement autour de deux composantes :
• Bretagne – CMB Espoir pour détecter et former un jeune skipper à la course au large en solitaire pendant deux ans sur le circuit Figaro ;
• Bretagne – CMB Performance pour conforter et retenir en Bretagne les meilleurs éléments du circuit Figaro de course au large en solitaire ;
Depuis 10 ans, cette filière démontre toute sa pertinence dans ses objectifs de détection et de formation sportive et professionnelle de sportifs de haut niveau en révélant de jeunes skippers et participe pleinement à conforter l’image de dynamisme du territoire breton dans un domaine -la course au large- emblématique de la Bretagne.
Fin 2019, toujours soucieux de répondre aux besoins de la discipline, la Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne ont complété leur programme avec le module Bretagne-CMB Océane : un dispositif toujours basé sur l’excellence sportive mais axé sur la mixité. Le volet Océane, lui aussi piloté par le Pôle France de Port-la-Forêt, est entièrement dédié aux femmes, avec pour ambition de détecter et former à la course au large une sportive de haut niveau, notamment en vue des épreuves mixtes de course au large aux JO de 2024.

Les vainqueurs du Challenge Espoir :
1993 : Loïc GALLON / 1994 : Franck CAMMAS / 1995 : Gaël LE CLÉAC’H / 1996 : Nicolas BÉRENGER / 1997 : Yann ELIÈS / 1998 : Sébastien JOSSE / 2000: Armel LE CLÉAC’H / 2002: Gwenaël RIOU / 2004 : Olivier KRAUSS / 2006 : Christopher PRATT / 2008 : François GABART / 2010 : Anthony MARCHAND / 2012 : Corentin HOREAU / 2014 : Sébastien SIMON / 2016 : Aymeric DECROOCQ / 2017 : Pierre RHIMBAULT / 2019 : Tom LAPERCHE

EN SAVOIR PLUS

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Le circuit SailGP dans le film TENET de Christopher Nolan avec Kirby face à Slingsby

Deux F50 du circuit SailGp apparaissent dans le blockbuster de l’été Tenet, lenouveau thriller d’espionnage de science-fiction du célèbre réalisateur Christopher Nolan. En août 2019, deux F50 – les bateaux japonais et américains – ont été redécorés exclusivement pour le film – un blanc et un bleu – et les équipes ont pris part au tournage. A la barre du bateau américain Rome Kirby a donné la réplique à Tom Slingsby de l’équipe d’Australie pendant une semaine de tournage mettant en place des scènes spectaculaires dans le Solent, sous l’œil vigilant de Nolan depuis un hélicoptère.

«Quand nous avons appris que SailGP serait présenté dans un film hollywoodien, tout le monde voulait être impliqué», a déclaré Slingsby. « C’était incroyable d’avoir un petit aperçu d’Hollywood et c’était un projet amusant. J’ai hâte de voir le film. Mais la meilleure chose, c’est que les gens verront pour la première fois les F50 en plein vol sur grand écran et cela apportera un tout nouveau public à SailGP. J’espère que cela changera la perception que les gens ont du sport et qu’ils viendront nous voir dans la vraie vie – la vraie course est aussi bonne que n’importe quel film hollywoodien. !”

Basé sur les quais de Southampton, le tournage a impliqué plusieurs hélicoptères, des bateaux de poursuite, des bateaux-caméras de haute technologie, des caméras IMAX, du personnel de production et une équipe de coiffure et de maquillage, que Kirby a pu expérimenter. «Dans le scénario, le bateau blanc était barré par le personnage joué par Debicki», a expliqué Kirby. « C’était incroyable de faire partie de ce film. Nous avons tourné scène après scène, scénario après scénario en essayant de nous rapprocher le plus possible. Nous ne savions pas comment les pièces s’emboîtaient ni où elles figureraient dans le film, mais je pense que ce sera une scène assez importante.

Le PDG de SailGP, Sir Russell Coutts, a déclaré: «Ce fut un privilège d’être approché pour figurer dans le film. Ce qui est excitant, c’est que beaucoup plus de gens dans le monde pourront voir la vitesse et la nature dramatique de ces incroyables machines volantes et j’espère qu’ils viendront nous voir en vrai lorsque SailGP redémarrera en avril 2021.»

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Les Sables Les Açores en baie de Morlaix. Victoire de Tanguy Bouroullec sur son Pogo foiler

Arrivée de la 3e étape de la Les Sables Les Açores en baie de Morlaix ©Christophe Breschi

Tanguy Bouroullec aura dominé cette course de bout en bout. Leader au classement général provisoire de l’épreuve avec une avance de 2h34 sur son dauphin à l’issue des deux premières manches, le skipper du Pogo à foils aux couleurs de Cerfrance remporte la dernière étape haut la main.

Sa réaction
« Oui et c’est cool ! Trois sur trois, c’est top ! Cette dernière étape était quand même assez difficile. Mine de rien, elle a été costaude. J’avoue que je me suis demandé si on était en été ou en hiver. On a quasiment tout fait au près, sous la pluie et dans du vent fort pendant trois jours ! On était trempé en permanence, il faisait froid… Franchement, j’ai trouvé que c’était dur. On a fait énormément de près et cette allure, en Mini, ce n’est jamais marrant. Ça tape, c’est inconfortable… Bref, c’est dur. »

Vous l’aviez dit avant le départ, les premières 24 heures seraient cruciales. Cela s’est vérifié or vous n’avez pas toujours été en tête…
« C’est vrai que je suis passé en deuxième position derrière Irina (Gracheva) au premier way-point. Sur le premier tronçon entre Roscoff et la pointe Bretagne, c’était essentiellement du jeu de placements mais le plus important était le passage du deuxième way-point, au sud-ouest du DST d’Ouessant. On savait tous que celui qui passerait en tête ce point de passage prendrait une bonne longueur d’avance pour la suite. Je me suis bien débrouillé au près, avec les bascules, et une fois que j’ai abattu, je suis parti et je n’ai plus jamais revu les copains à l’AIS. J’ai pourtant eu des soucis aussi. J’ai d’ailleurs pensé que j’allais me faire rattraper et j’ai eu un peu peur. Hier, au reaching, j’ai dû taper quelque-chose et j’ai cassé tous les bouts du système de safran. Rien de grave, seulement du Spectra, cependant, je n’ai pas pu réparer en mer. Du coup, j’ai fait toute une journée sur le mauvais safran et je me suis retrouvé un peu au ralenti, même si j’ai réussi à conserver une vitesse correcte je pense. J’ai régulièrement regardé l’AIS sans jamais voir personne, ce qui m’a rassuré. Après le contournement de BXA, j’ai de nouveau été sur le bon safran et je suis revenu à la normale. Au final, je termine avec pas mal d’avance et je suis content. »

Vous aviez déjà inscrit la Les Sables – Les Açores – Les Sables à votre palmarès en 2016. Vous réalisez donc un doublé dans cette édition revisitée. Une double victoire inédite !
« C’est chouette ! Gagner en Série et en Proto, c’est vraiment sympa et ça fait plaisir. Cette édition 2020 de la course a été très complète. Pour ceux qui n’avaient encore jamais fait de large, c’est certain qu’ils ont appris autant que si on était allé aux Açores. On a eu vraiment de tout. Surtout sur cette dernière étape qui a été très compliquée. »

Texte Perrine Vangilve

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Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix. Démonstration de Bouroullec en proto, match plus serré en série

RICHE Quentin / SERIE 947 / ELIOTT @ c. Breschi

Ce mardi, alors qu’elle s’étale sur près de 150 milles, la flotte de la troisième étape de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix cavale à vitesse grand V entre la pointe Bretagne et l’estuaire de la Gironde. Pour preuve, les Ministes sont flashés à près de 12 nœuds pour les premiers et à plus de 8 nœuds pour les retardataires. Et pour cause, le flux d’ouest sud-ouest qui devait souffler entre 10 et 18 nœuds selon les fichiers d’hier, est finalement monté bien plus fort que prévu. Depuis la deuxième partie de la nuit dernière, les solitaires composent en effet avec entre 30 et 35 nœuds de vent. Dans ces conditions, l’heure est évidemment à la concentration et au pilotage, que ce soit au reaching pour la queue de peloton ou au près débridé pour la tête de meute. Ce mauvais temps est toutefois synonyme de galères pour certains qui se retrouvent privés d’énergie faute de pouvoir charger leurs batteries avec leurs panneaux solaires.

Des problèmes d’énergie en pagaille
C’est notamment le cas de Pierre Meilhat (485 – Le Goût de la Vie) qui se déroute vers Lorient, de Julie Simon (963 – DynaMIPS) qui fait route vers un port Morbihannais encore non-défini, mais aussi d’Irina Gracheva (800 – Canopus) qui continue malgré tout sa course, bien décidée à sauver sa place sur le podium dans la catégorie des Proto. Les Proto où un autre favori est, lui aussi, en proie à des problèmes matériels. Victime de l’enfoncement de son tableau arrière, Antoine Perrin (850 – Hydroprocess) a mis le clignotant à gauche pour rejoindre les Sables d’Olonne, ruinant ainsi ses chances de conserver sa deuxième place au classement provisoire. Dans ce contexte, il va sans dire que les dés sont donc complètement relancés dans cette catégorie où, pour l’heure, Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) continue de faire une véritable démonstration de force. Le vainqueur des deux premières étapes mène en effet la danse avec 35 milles d’avance sur son dauphin, Fabio Muzzolini (945 – Tartine) et plus de 50 sur le troisième, Romain Tellier (865 – Guénifey). Il n’est toutefois pas à l’abri d’un pépin lui non plus, même si le vent est prévu de mollir à l’approche de la bouée BXA. Une marque qu’il devrait franchir aux alentours de 17 heures ce mardi avant d’entamer, au près, la remontée jusqu’à l’île d’Yeu.

Dénouement demain matin pour les premiers
Du côté des bateaux de Série, le match est bien plus indécis même si Jean-Marie Jézéquel (951 – Branchet / KPL) est en train de réaliser un léger break. Le Carantécois, qui s’est emparé des commandes de la flotte en fin de matinée, possède respectivement deux et quatre milles d’avance sur Léo Debiesse (966 – Kelyfos) et Fabrice Sorin (968 – Jules) qui avancent un nœud moins vite que lui aux derniers pointages. Régler, barrer et attaquer pied au plancher : tel est donc le programme du moment pour ceux-là qui devraient, pour leurs parts, déborder BXA en début de nuit. Restera ensuite une petite centaine de milles à avaler pour rejoindre la ligne d’arrivée, mais aussi quelques pièges à déjouer, notamment sur la dernière portion du parcours, entre Yeu et Les Sables d’Olonne. Sur ces vingt derniers milles, le vent s’annonce mou, spécialement pour les retardataires. Les dernières ETA laissent imaginer une arrivée des premiers Proto entre 7h et 12h demain matin, puis en fin d’après-midi pour les premiers Série. A suivre donc.

Texte Perrine Vangilve

CARTOGRAPHIE

Pour suivre l’évolution de la flotte, une cartographie mise jour toutes les heures est disponible ici: https://lessables-lesacores.geovoile.com/2020/tracker/

CLASSEMENTS

Les classements de la Les Sables – Les Açores en Baie de Morlaix est disponible ici: classement général et par étapes

Programme prévisionnel

Du 26 au 27 août
Arrivées en baie des Sables d’Olonne
Samedi 28 août
11h30 Remise des prix à huis clos

Le plateau en bref

– 72 participants
– 55 bateaux de Série et 17 Proto
– 9 femmes
– 9 nations représentées (France, Grande-Bretagne, Italie, Belgique, Allemagne, Russie, Estonie, Turquie et Autriche)
– Des marins âgés de 18 à 65 ans

La liste complète des inscrits est disponible ici: http://lessables-lesacores650.com/la-course/les-inscrits/

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Championnat d’Europe L 30 en équipage à Marseille. Une bonne préparation.

Le premier championnat d’Europe de L30 en équipage devait rassembler initialement une vingtaine d’équipe à Marseille mais la crise sanitaire a réduit le plateau à 5 bateaux. Cela n’a pas empêché les marins et notamment l’équipe française de bien se préparer pour l’épreuve de double qui va se dérouler à Gênes dans une semaine. Ils ont remporté toutes les manches.

C’est dans une météo optimale les trois premiers jours pour ce championnat d’Europe en L 30 qui a été organisé par l’UNM (Union Nautique Marseillaise) du 20 au 23 août à Marseille, sous l’égide de la FFV et de l’Eurosaf. Tout d’abord avec un vent en secteur Est qui a permis aux coureurs de naviguer notamment à travers le parc des calanques et aller contourner l’ile de Riou.

Puis le second jour en secteur Ouest qui a permis d’envoyer 2 bananes et un petit côtier autour des îles du Frioul. Le vent a été relativement stable dès 11h du matin, ce qui a permis au Comité de Course de lancer des beaux parcours avec des formats de course bien respectés.
L’excellent Président du Comité de course, Michel COULIOU, a été très surpris des départs lancés très propres des concurrents, aucun rappel individuel ni général.
On a pu constater le niveau bien au-dessus du reste de la flotte de l’équipe de France qui a fait un sans-faute même la journée d’entrainement, terminant souvent avec beaucoup d’avance. Le niveau du reste des équipages est relativement homogène mis à part une équipe en mode encore découverte du bateau.
Le jury est heureux de noter une course très fair-play puisqu’à part quelques coups de sifflets sur l’eau, il n’y a eu aucune réclamation à terre le soir.
On notera la performance de Gerardo SEELIGER à la barre et de Rodion LUKA à la tactique sur le bateau Espagnol qui ont mené leur bateau de main de maître.
Malheureusement un vent très fort nous prive de la dernière journée de régate, heureusement la totalité des courses ont pu être faites dans des conditions optimales vendredi et samedi.
L’UNM est heureuse et fière d’voir accueilli toutes ces nations pour ce championnat d’Europe avec la présence de Josep Pla Président d’Eurosaf et de 3 jury internationaux, Pinar Coskuner, Jean Bouyoukas Tom Graiger, Patrick Brehier et Luigi Bertini.
Un championnat qui démontre un plan d’eau optimal pour l’organisation des JO 2024.

Départ de la Manche d'entraînement

Publiée par Union Nautique Marseillaise sur Jeudi 20 août 2020

Jonas GERKENS de la TEAM BELGIUM
« Le L 30 est un super bateau pour régater en monotypie stricte à armes égales, notamment en double mixte, il est simple et fun, bien pensé pour un usage facile au niveau des manouvres et quel que soit le physique de l’équipage. C’est un bateau accessible financièrement, facilement transportable qui gagne à être connu, j’espère sincèrement que ce bateau sera sélectionné pour les JO 2024. On a choisi de s’entrainer sur le plan d’eau de Marseille car c’est le plan d’eau des JO 2024, pour ma part c’est la première fois que je viens naviguer ici, dans cette rade magnifique. C’est un terrain de jeu complexe et intéressant pour les tacticiens. L’idée est de trouver un accord avec l’UNM (Union Nautique Marseillaise) pour avoir la base du Team Belgium à l’UNM à Marseille jusqu’en 2024.
J’ai un équipage fixe avec Sophie Faguet avec qui je vais faire le double mixte à Gênes, on a en remplacement Marie Amelie Lenaerts, en invité de luxe Evi Van Acker médaillé olympique à Londres 2012 en laser qui a également participé à 3 olympiades et Pieter Tack spécialiste des courses en équipage type fastnet race qui nous a apporté son expérience sur les manœuvres. L’idée est de s’entourer des meilleurs belges pour élever le niveau des Red Dolphins en vue des échéances européennes, mondiales et olympiques. »

Benjamin SCHWARTZ de la TEAM FRANCE COURSE AU LARGE
« On a navigué 2 semaines en double avec Marie Riou sur le L 30 à Marseille en prévision du championnat en double de Gènes. On a décidé de naviguer à l’UNM car cela nous permet de découvrir le plan de des futurs JO et de connaitre mieux le bateau qui est basé sur ce site. On a eu des conditions de météo plutôt clémentes pendants nos entrainement avec de régimes de brises. L’UNM organisant ce championnat, on s’est dit que c’était l’occasion de progresser et nous avons Invité pour ce championnat Xavier ROHART et Kevin PEPONNET, Xavier pour ses connaissances de la rade et Kévin pour des qualités de barreur. Marie a pris le poste de n°1 et moi j’étais au réglage ce qui nous a permis de continuer à travailler les manœuvres et on s’est aligné au départ de ce championnat qui s’est couru sur 3 jours
On a eu 2 supers journées de régate, avec du vent de Sud Est avec un beau parcours côtier le premier jour vers Riou et hier avec un régime d’ouest forcissant dans la journée avec jun parcours côtier et des bananes où les connaissances de Xavier nous ont permis de tier notre épingle du jeu.
Le bateau est sympa dans ces conditions, il est léger et vivant au près, il est bien dans le petit temps. On a pris beaucoup de plaisir lors de cette régate, c’était super avec du vent, de l’eau chaude et de beaux paysages. On va continuer de s’entrainer sur le L 30 mais aussi sur les autres supports comme les Figaros, Dehler les J Boats ou Sun fast. On va parfaire notre entente avec Marie afin d’avoir des automatismes quel que soit le support en vue de faire les JO ensemble, on pense que la concurrence va être féroce notamment en France, car le niveau est très élevé en course au large. »

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Class40. Banque du Léman bat le record du Tour des Îles Britanniques en équipage

Le Class 40 Banque du Léman et son équipage composé de Simon Koster, Justine Mettraux et Valentin Gautier ont bouclé le Tour des Îles Britanniques en 7 jours 6 heures 27 minutes et 25 secondes, et améliorent ainsi d’une dizaine d’heures le précédent record établi en solitaire par Ian Lipinski.

La Roesti Sailing Team a battu cette nuit le record du Tour des Îles Britanniques en équipage. Partie le 17 août de la ligne virtuelle au large de Cap Lizard à 15h42min26 sec UTC, elle a passé la même ligne cette nuit à 22h09min51’ UTC. Le temps de parcours du Class40 Banque du Léman est donc de 7 jours 6 heures 27 minutes et 25 secondes. Valentin Gautier, Simon Koster et Justine Mettraux établissent ainsi un nouveau record en équipage dans la catégorie des bateaux jusqu’à 40 pieds (sous réserve de ratification par le WSSRC). Le record précédent était détenu par Ian Lipinski en 7 jours, 17 heures, 50 minutes et 48 secondes, réalisé au moins de juillet en solitaire.

Après un début de parcours relativement lent, le trio suisse a saisi les opportunités les unes après les autres : enchaînant les transitions, les fronts et les dépressions, ils ont tiré le meilleur de la météo analysée avec leur routeur Julien Villon pour terminer avec une demi-journée d’avance sur le temps établi.

« J’ai l’impression que nous avons passé pas mal de temps dans du vent léger ou dans des transitions », confie le zürichois Simon Koster. « Finalement, nous arrivons quand même avec une dizaine d’heures d’avance. Heureusement que nous avons eu des phases très rapides ! Avec l’enchaînement de plusieurs systèmes météo, il a fallu vraiment batailler jusqu’au bout pour que cela puisse se faire. Nous n’avons jamais pu avoir la certitude que cela passerait « proprement ». Techniquement, cela s’est bien passé, nous avons juste eu un petit problème de hookage et de drisse, deux trois petites bricoles mais rien d’handicapant. C’est une belle récompense d’avoir réussi à battre le record, notre objectif principal, pour lequel nous avons dû travailler dur ! »

Mêmes réjouissances du côté du genevois Valentin Gautier : « C’est la grande forme à bord de Banque du Léman, le job est fait ! L’attente d’une fenêtre météo a été longue tout l’été, c’est une grande satisfaction d’avoir rempli l’objectif et d’avoir pu ainsi offrir un record à nos sponsors qui ont été fidèles à nos côtés cette année. C’est une manière pour nous de les remercier ! Ce qui a fait la différence est la même recette que pour tous les records : une bonne météo et la capacité d’exploiter le bateau à 100% de ses capacités sur la fenêtre choisie sont primordiaux. Humainement c’était génial, un bon mélange de concentration et de détente lorsque l’on pouvait se le permettre, une bonne recette ! »

Valentin et Simon ont été rejoints par la navigatrice genevoise expérimentée Justine Mettraux pour cette tentative de record. « Je suis super contente, c’était génial de pouvoir faire ce parcours avec Simon et Valentin sur ce super bateau. Il y a eu pas mal de pression sur la descente parce qu’au fil du temps, la météo se dégradait, nous avions moins de vent et donc plus de pression pour arriver à temps. Julien Villon qui faisait la météo et les routages à terre nous a beaucoup aidé, particulièrement sur la fin du parcours qui était compliquée. Merci à lui ! Nous nous sommes bien battus pour aller au plus vite. Battre le record avec cette avance est une satisfaction ! »

La vidéo ci-dessus a été filmée quelques heures avant leur arrivée, par la media woman Anne Beaugé qui a navigué avec eux sur ce record !
« C’était une expérience inoubliable de suivre les Roesti sur ce record ! Photographiquement, ce sont de supers modèles, intenses dans ce qu’ils font et ils ne font pas attention à mon objectif ! C’est une première expérience aussi longue pour moi, un bateau sous voiles, c’est mon bureau favori. Je navigue aussi en Class40, mais pas à ces vitesses ni à cette intensité. J’ai été étonnée par leur niveau de concentration. Ils sont soudés, solidaires toutes les décisions se prennent calmement ! C’était super. »

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Ultimes. Actual Leader se porte acquéreur du trimaran Macif100

C’est un peu la surprise de l’été. Le Team Actual Leader saisit l’opportunité d’acquérir l’Ultim Macif 100 pour porter un projet gagnant et décide de mettre en vente L’Ultim Actual Leader. C’est une option d’achat du trimaran de François Gabart qui est prise et qui devra être confirmée en septembre.

Cela fait maintenant 19 ans qu’Actual Leader est fidèle au sponsoring voile et à son skipper Yves Le Blevec. L’implication dans la course au large a grandi parallèlement à l’évolution de l’entreprise, du Mini 6.50 en 2001 à l’Ultim en 2015, en passant par le Figaro Beneteau et le Multi50. Plus rapide qu’envisagée, cette évolution permet aujourd’hui d’ambitionner un projet à la hauteur de l’entreprise et de son skipper.

Samuel Tual, Président d’Actual Leader group : « Notre projet en Ultim a aujourd’hui acquis de la maturité, comme l’entreprise. Nous avons besoin d’un projet gagnant, tout comme Yves qui bénéficie d’une expérience rare. L’acquisition de Macif 100 nous permet d’y accéder. »

Histoires d’Ultims
Ce projet gagnant s’est construit avec Actual Leader et Yves Le Blevec sur le circuit Ultim depuis 2015. Après un premier Ultim Actual Leader (ex Maxi Sodebo 3), acquis en 2015, Actual Leader a poursuivi son engagement en rachetant, en 2019, l’ex Sodebo Ultim 2. Dix mois plus tard, en décembre dernier, le Team Actual Leader terminait 3ème de Brest Atlantiques.

Ultim Actual Leader, une success story
Cet Ultim, mis à la vente aujourd’hui par Actual Leader et Yves Le Blevec, a démontré ses capacités depuis sa mise à l’eau. Détenteur des records du Tou r du monde en solitaire en 2016 et de la traversée de l’Atlantique en 2017, aux mains de Thomas Coville, l’Ultim prend les couleurs d’Actual Leader avec Yves Le Blevec en 2019. Durant Brest Atlantiques, Yves et son co-skipper Alex Pella ont pu montrer tout le potentiel de ce grand multicoque. Ils tiennent tête à la concurrence pendant 30 jours et décrochent une belle troisième place.

En mettant Actual Leader à la vente pour acquérir Macif 100, le Président d’Actual Leader group confirme son engagement dans la Classe Ultim 32 / 23 jusqu’en décembre 2023, départ de Brest Océans, première course autour du monde en solitaire en Ultim.

Les réactions

Yves Le Blevec, Skipper :
« Cette nouvelle étape dans notre projet est probablement la plus excitante de ma vie de skipper. Toujours en phase avec le Président Samuel Tual, j’ai construit avec le Team Actual Leader une base solide qui nous permet de tirer parti de toutes les situations. Avec l’acquisition de M100 au potentiel au top niveau, nos objectifs sont forcément revus à la hausse, c’est terriblement enthousiasmant. Maintenant, je dispose d’une machine pour gagner. »

Emmanuel Bachellerie, Délégué Général de la Classe Ultim 32 / 23 :
« L’acquisition de Macif 100 par Actual Leader est une excellente nouvelle. D’une part, parce qu’elle suit la courbe d’évolution du Groupe depuis son premier engagement auprès d’Yves en Mini 6.50 il y a presque 20 ans. D’autre part, parce que ce bateau très bien né a montré, depuis 2015, ses capacités à gagner mais aussi à évoluer. Enfin, parce que le groupe Macif et François Gabart pourront désormais se consacrer entièrement à l’avenir de Macif 100 jusqu’à sa mise à l’eau l’été procha in. Je suis ravi pour Samuel Tual, Yves Le Blevec, Sandrine Bertho et toutes leurs équipes de voir leurs ambitions récompensées par l’acquisition de cet oiseau performant et magnifique ».

Jean-Bernard le Boucher, Directeur des activités Mer du groupe Macif :
« En vendant Macif 100, l’un de nos objectifs est qu’il reste au sein de la Classe Ultim 32 / 23. Avec Actual Leader et Yves le Blevec, cela y répond parfaitement. »

Patricia Brochard, co Présidente de Sodebo :
« C’est une excellente nouvelle pour Actual Leader qui reprend un bateau très performant. C’est un choix très pertinent qui colle totalement au projet global d’entreprise. C’est aussi très courageux dans un contexte économique qui n’est pas simple, comme une forme de résilience pour l’entreprise. Actual Leader met sur le marché un bateau qui donne la possibilité à une entreprise et un skipper de rentrer dans la classe Ultim 32 / 23. Avec ce bateau très éprouvé, cela représent e une très belle opportunité. C’est une chaîne qui se met en place et qui constitue une marque de confiance si rare dans cette période, j’adresse un grand bravo à Actual Leader. »

Ultim Actual Leader, palmarès sous les couleurs d’Actual Leader

Drheam Cup 2020, 3è
Brest Atlantiques 2019, 3è
Rolex Fastnet race 2019, 4è
Armen Race Uship 2019, 3è
Mise à l’eau : mai 2019

Sous les couleurs de Sodebo, skippé par Thomas Coville
3ème de la Route du Rhum 2018
Vainqueur de la Nice Ultimed 2018
3ème de The Bridge 2017
Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2017
Recordman de l’Atlantique Nord en solitaire en 4 jours 11 heures 10 minutes 23 secondes – juillet 2017
Recordman du tour du monde en solitaire en 49jrs 3hrs 7min 38sec – déc. 2016 (amélioré en décembre 2017 par François Gabart)
2ème de The Transat 2016
2ème de la Transat Jacques Vabre 2015
Caractéristiques techniques

Architecte : VPLP
Chantier : Multiplast
Bureau d’étude : GSea Design
1ère Mise à l’eau : 2014
Longueur : 31 m
Largeur : 21 m
Longueur de mât : 35 m
Poids : 16t
Tirant d’eau max : 4,881 (dérive basse)
Tirant d’eau mini : 2,481 (safran coque centrale)
Tirant d’air : 37 m (sans l’électronique)
Surface voile au près : 240+160 = 440 m2
Surface voile au portant : 240+370 = 610 m2

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