dimanche 30 novembre 2025
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Vendée Globe. Sébastien Simon qualifié !

©Yann Riou / polaRYSE / ARKÉA PAPREC

Sébastien Simon sur son Imoca ARKEA PAPREC s’est qualifié pour le Vendée Globe. Une bonne nouvelle pour lui. Il a validé le parcours de 2 000 milles qui finalise sa qualification pour le Vendée Globe. Parti le 23 août dans les petits airs, le skipper a navigué une semaine avec son monocoque équipé du foil tribord. Le Golfe de Gascogne a été le terrain de jeu de cette qualification. Depuis La Bretagne, le Sablais a mis le cap sur La Corogne et Les Açores avant de remonter vers Port La Forêt dans des conditions extrêmement variées. Qualification en poche, Sébastien Simon peut souffler un peu malgré le contre la montre qui se poursuit pour lui et son équipe technique avant d’attaquer la semaine prochaine, le Défi Azimut.

| RÉACTION DE SÉBASTIEN SIMON À L’ARRIVÉE
« Je suis super content ! J’ai passé sept jours en mer pour ce parcours qualificatif. Pour des raisons de timing, nous avons décidé que je ferais cette qualification avec un seul foil. J’ai adapté le parcours pour naviguer au maximum en bâbord amure, sur le foil. J’ai engrangé de l’expérience sur le bateau avec cette nouvelle forme de foils et cela m’a aussi permis de reprendre confiance après les avaries. J’ai rencontré toutes les conditions : 0 nœuds, 30 nœuds, portant, près. C’était très enrichissant.

Je suis forcément soulagé. Je n’avais pas une grosse qualification à effectuer mais il fallait le faire et prendre cette semaine de navigation au bon moment. On aurait aimé se qualifier pendant la Vendée Arctique mais cela s’est passé autrement donc on s’adapte. Et on est quand même très satisfaits. »

©Martin Viezzer / ARKEA PAPREC
« Ça fait du bien de voir toute l’équipe avec le sourire. Le bateau va bien, rien n’est cassé. Ils sont eux aussi soulagés. Je pense que ce n’est pas forcément simple de voir que tout ne se passe pas comme prévu. J’étais content qu’ils soient présents à mon arrivée ! »

| PLACE AU DÉFI AZIMUT
L’équipe d’ARKEA PAPREC a finalisé le foil bâbord qui sera remis en place ce jour. Parallèlement, en Italie chez Persico, se poursuit la construction d’une nouvelle paire de foils que Sébastien récupèrera avant le départ du Vendée Globe. D’ici là, ARKEA PAPREC va participer à la dernière course avant le Vendée Globe, le Défi Azimut. Cet événement incontournable qui se déroule la semaine prochaine réunira la plupart des Imoca du Vendée Globe. Les concurrents participeront à des runs de vitesses mercredi 9 puis les solitaires effectueront 48 heures au large entre jeudi et samedi. « J’ai hâte d’y être » confie Sébastien. « Pour renouer avec la compétition, prendre du plaisir et exploiter le potentiel de mon bateau. Nous repartons sur des notes positives jusqu’au départ du Vendée Globe. »

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Solitaire du Figaro. Macaire, Le Cleac’h et Duthill en tête au Fastnet

Xavier Macaire (Groupe Snef) au passage du Fastnet avec ARmle le Cleac'h non loin lors de la 1ere etape de la Solitaire du Figaro - le 01/09/2020 @ A. Courcoux

Cet aller vers le Fastnet aura réservé finalement quelques surprises. Si Xavier Macaire (Groupe SNEF) a parfaitement su lire le plan d’eau pour arriver en tête jusqu’au Fastnet, la trajectoire d’Armel Le Cleac’h et de Fred Duthill aura été remarquée. On a cru les deux vieux briscards de la Solitaire perdus en partant seuls dans une option nord dès le départ, accusant jusqu’à 20 milles de retard mais ils auront parfaitement joué leur option. Une prise de risque qui n’apporte pas de gain réel si ce n’est une bonne position pour le retour qui s’annonce comme un long sprint.

Après deux jours et un peu plus de six heures de mer, Xavier Macaire (Groupe SNEF) a franchi mardi, aux alentours de 19h30, le rocher du Fastnet, qui marque la mi-course de la première étape de La Solitaire du Figaro, devant Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et Frédéric Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali). Les écarts s’étant considérablement resserrés dans la journée, la seconde partie d’étape promet une régate à couteaux tirés.

Cette première étape de La Solitaire du Figaro, partie dimanche de la Baie de Saint-Brieuc, tient décidément toutes ses promesses. Après une entame de course dans le petit temps, qui a donné lieu à d’importants écarts selon les options suivies par les uns et les autres en Manche, la journée de mardi a redistribué les cartes, permettant à nombre de retardataires de combler leur handicap lors de la montée vers le Fastnet par la grâce d’un vent qui a peu à peu faibli à l’avant de la flotte.

Les retours les plus spectaculaires sont à mettre au crédit d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et de Frédéric Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali), qui, après avoir compté plus de 20 milles de retard sur les premiers lundi, sont revenus sur les talons du leader Xavier Macaire (Groupe SNEF) 24 heures plus tard. Ce que ce dernier confirmait à la mi-journée : « Je vois Armel sous mon vent, il a un angle plus favorable que moi, je ne sais pas si ça va durer. Je vais essayer de conserver ma petite avance sur les camarades qui sont derrière moi et je vais voir comment ça va croiser avec Armel au Fastnet ».

Quelques heures plus tard, le skipper de Groupe SNEF, leader sans discontinuer depuis la première nuit, conservait l’avantage, franchissant en tête le mythique phare irlandais, avec un demi-mille (900 mètres) d’avance sur le vainqueur du dernier Vendée Globe (et double lauréat de La Solitaire du Figaro). En faisant demi-tour vers la Baie de Saint-Brieuc, distante de 320 milles (515 kilomètres), les deux leaders ont pu apercevoir les voiles de leurs poursuivants, dans l’ordre Frédéric Duthil, Corentin Douguet (NF Habitat), Fabien Delahaye (Laboratoires Gilbert), Alexis Loison (Région Normandie), Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) et le local Tom Dolan (Smurfit Kappa), autant de skippers qui, à mi-course, gardent toutes leurs chances de jouer la victoire d’étape à Saint-Quay-Portrieux.

« Il y a de fortes chances qu’on assiste à une sorte de deuxième départ au Fastnet », confiait mardi à la mi-journée un observateur attentif de la course, Gildas Morvan, 22 participations à La Solitaire du Figaro (dont 4 podiums) au compteur. Autant dire que la seconde partie d’étape s’annonce à couteaux tirés, avec une haletante course de vitesse, la plupart du temps à vue, dans un bon flux de sud-ouest qui promet des surfs endiablés, des déferlantes sur le pont et des heures à la barre pour les 35 solitaires.

« Avec la fatigue qui s’accumule, il faut quand même qu’ils arrivent à faire des petites siestes pour négocier au mieux le retour vers la Bretagne. Mais qui dit sieste dit pilote automatique. Donc ceux qui sont capables d’aller vite et de bien régler le bateau sous pilote auront vraiment un gros plus », ajoutait Gildas Morvan. Soit ceux qui ont le plus d’entraînements et de navigations dans les pattes. C’est donc une fin d’étape pour costauds qui s’annonce, avec une arrivée toujours prévue dans la matinée de jeudi.

Appels du large :

Fabien Delahaye (Laboratoires Gilbert) : « Je fais un bon début de Solitaire, je suis dans le bon paquet, mais la route est encore très longue. Depuis le départ, nous avons eu des conditions propices à bien vivre à bord, du coup, je me sens prêt à attaquer la suite qui va certainement être moins confortable. »

Tanguy Le Turquais (Groupe Quéguiner-Innoveo) : « C’est vraiment un bord plaisir, dans de très belles conditions. Je suis dans le peloton, il reste la moitié de l’étape pour faire de belles choses, il va falloir garder de l’énergie pour la fin. J’essaie de ne pas me faire de nœuds au cerveau et de ne pas trop me préoccuper du classement. Physiquement, comme j’ai réussi à enchaîner pas mal de siestes et qu’on n’a pas eu des masses de manœuvres, je suis frais comme un gardon. »

Jack Bouttell (Fromagerie Gillot) : « La première nuit a été assez difficile avec des vents légers, j’ai fait du mieux possible, mais je n’ai sans doute pas bien compris ce qui se passait, parce que je n’étais pas au bon endroit. Le fait de me retrouver 17 milles derrière les leaders est assez décevant, j’espère rattraper mon retard d’ici la fin de l’étape. »​

L’ordre de passage au Fastnet :

1. Xavier Macaire (Groupe SNEF)
2. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire)
3. Frédéric Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali)
4. Corentin Douguet (NF Habitat)
5. Fabien Delahaye (Laboratoires Gilbert)
6. Alexis Loison (Région Normandie)
7. Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir)
8. Tom Dolan (Smurfit Kappa)

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François Hollande à bord du Multi50 Solidaires En Peloton – ARSEP

C’est un peu inédit. L’ancien Président de la République, François Hollande, a embarqué à bord du Multi50 Solidaires En Peloton – ARSEP, mené par Thibaut Vauchel-Camus, vendredi dernier, à Saint-Malo. A l’aise sur le trimaran, François Hollande a réglé les voiles pour Thibaut.  « Thibaut Vauchel-Camus m’a proposé de venir à bord de son trimaran pour quelques heures de navigation. J’ai répondu positivement à son invitation car j’ai trouvé que son défi aux couleurs de la Fondation ARSEP pour la recherche contre la Sclérose En Plaques, et qui propose des navigations aux patients atteints, plus de 100 000 en France, est exemplaire » a déclaré François Hollande. « Il est conforme aux valeurs de la Fondation que je préside, la France s’engage. Cette navigation a été agitée mais très instructive. Le trimaran Solidaires En Peloton – ARSEP procure de belles sensations. Je souhaite bon vent à Thibaut et son équipe. »
A noter que lors de la manœuvre de débarquement, l’ancien président a perdu l’équilibre et s’est occasionné une plaie importante au crâne. Blessé à la tête, l’ancien président de la République s’est rendu en urgence au cabinet médical le plus proche pour soigner sa blessure. Finalement, plus de peur que de mal puisque ce dernier est ressorti avec deux points de suture.

Thibaut Vauchel-Camus va maintenant enchaîner avec le Trophée de Brest Multi50 où 5 trimarans sont attendus du 4 au 6 septembre. Il sera accompagné de Jérémie Lagarrigue, Thomas Gavériaux et Antoine Joubert. Les marins vont alterner parcours côtiers et construits en rade de Brest durant trois jours.

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Mini Transat. Un pogo 3 tout neuf APRIL Marine pour Clément Machetel

clement machetel april marine @ V. Olivaud

C’est le 21 août dernier que Clément Machetel a mis à l’eau son nouveau mini 6.50, un Pogo 3 de série de l’architecte Guillaume verdier. Et c’est mardi 25 août que le 1010 s’est baladé au milieu de ses ainés pour sortir du port de Lorient et faire ses premiers runs en mer. Un moment stressant mais plein d’adrénaline pour Clément qui, après des mois de chantier, peut enfin sentir son bateau glisser sur l’eau.

C’est dans 10 – 15 nœuds de vent et un soleil au zénith que le mini APRIL Marine nous a dévoilé sa belle carène et ses allures en orange et bleu. « Le premier bord c’est toujours super ! J’avais surtout une appréhension de rayer le bateau en manœuvrant à la voile dans le port, il est tellement beau avec sa nouvelle robe à bulles ! La première navigation permet de valider et de vérifier beaucoup de point sur le bateau, tous les bouts pour les manœuvres et les premiers réglages. J’ai eu de bonnes sensations, j’ai trouvé le bateau véloce et bien équilibré. Enfin bref c’était super ! » nous dévoile Clément à l’issue de sa première sortie.

clement machetel april marine @ V. Olivaud

En route pour la Mini en Mai de septembre.
Les reports et annulations de certaines courses en raison du contexte sanitaire ont donné un peu plus de temps à Clément pour finir le chantier et programmer les derniers travaux de matelotage, de réglage, d’énergie, et bien d’autres… Essayer de raccourcir la job-list qui se réactualise sans cesse, c’est la vie d’un nouveau bateau, la vie de chantier…. La vie de marin finalement.
C’est donc à l’occasion de la Mini en Mai reportée au 8 septembre que nous attendons Clément pour sa première course : 500 milles en solitaire entre la mer d’Iroise et l’estuaire de la Gironde avec un départ et une arrivée à La Trinité sur Mer.

« Pour la première course je me fixe pour objectif de finir car c’est la priorité pour valider les milles en vue de la Mini Transat 2021. Cette première course permettra de valider que tout fonctionne bien et me donnera l’occasion de me mesurer aux autres bateaux de série pour me jauger et connaitre mes adversaires sur l’eau. À l’issue de cette course j’espère trouver ma place dans la flotte des bateaux de série. Avec la Covid-19, la préparation a été un peu retardé, il faudra m’approprier le 1010 APRIL Marine pour que le couple bateau skipper vogue comme il se doit, cette course permettra d’optimiser le bateau et le bonhomme pour prioriser les axes de travail à venir. Donc je ne me mets pas de pression particulière même si j’aimerais être dans le top 10 évidement. » confie un Clément motivé !

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Internationaux de France de Match Racing. 5e titre pour Pierre-Antoine Morvan

C’est une nouvelle fois PAM Pierre-Antoine Morvan (SR Vannes) qui s’est imposé à Pornichet pour ces internationaux organisés par l’APCC.

Un spectacle gigantesque sur la jetée du port, les amateurs et professionnels de voile étaient au rendez-vous pour suivre la fin de compétition des Internationaux de France de Match Racing.
Les conditions idéales aujourd’hui avec un peu moins de vent ont permis de clôturer cette belle et dernière journée.

Après s’être qualifié pour les demi-finales ce matin, Maxime Mesnil (YC Cherbourg), bien décidé à tout raffler, file tout droit en finale et écrase d’un coup de maître Paul Médinger (APCC Nantes) 3 à 0. S’enchaînent les matchs de finale très serrés entre les tricolores…
Le normand aura pourtant donné du fil à retordre à son grand concurrent Pierre-Antoine Morvan (SR Vannes), et laissé le public pornichétain en haleine jusqu’à égalité 2-2.
Tout comme l’édition précédente, la finale promettait d’être grandiose entre le numéro 3 mondial et le quadruple vainqueur des IFMR.
Mesnil ne parviendra pas à devancer son adversaire, et c’est donc après un grand dénouement que pour la cinquième fois PAM fera graver son nom sur le trophée des Championnats de France Elite de Match Race, de quoi être fier de ses deux doublés.

L’équipage de Simon Bertheau (APCC Nantes) se rattrape sur la petite finale et l’emporte face à son ami du même club Paul Médinger.

Pierre-Antoine Morvan et son équipage composé de Fréderic Guilmin, Eric Le Joliff et Olivier Herledant : “Nous avons joué une finale très serrée à 3-2 ! Pour les demi nous gagnons sur un petit coup de réussite, puis la finale tourne en notre faveur, mais cette année n’était pas des plus faciles avec un plateau de haut niveau. Très content de faire un deuxième doublé à Pornichet !

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Solitaire du Figaro. Xavier Macaire et Corentin Douguet bien inspirés

Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) lors de la 1ere etape de la Solitaire du Figaro - le 31/08/2020 Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) lors de la 1ere etape de la Solitaire du Figaro - le 31/08/2020 © COURCOUX Alexis

Alors que les skippers abordent les DST autour des Scilly, 24h après le départ, on peut déjà compter les points pour certains. Les mieux inspirés sont Xavier Macaire et Corentin Douguet qui pour l’instant mènent la flotte en ayant su jouer habillement dans la dorsale.

Premiers choix, premiers écarts…
Plus de 24 heures après le départ de la première étape de La Solitaire du Figaro, la flotte s’est éparpillée entre plusieurs groupes qui ont choisi lors de la première nuit des options différentes pour traverser la dorsale anticyclonique positionnée sur leur route. A ce jeu-là, les moins radicaux, emmenés par Xavier Macaire (Groupe SNEF), ont pris l’avantage, tandis que des têtes d’affiche ont perdu gros. Mais la route est encore bien longue…
Au moment de quitter le port d’Armor de Saint-Quay-Portrieux dimanche pour rejoindre la ligne de départ de la première étape de La Solitaire du Figaro, les 35 marins affichaient une mine concentrée, conscients que l’issue sportive de ce long parcours inaugural de 642 milles pouvait en partie se jouer lors de la première nuit. La raison ? Une dorsale anticyclonique (zone de vents faibles) positionnée en plein milieu de Manche, que les solitaires allaient être obligés de traverser pour faire route vers l’ouest.

A charge pour eux de trouver le meilleur endroit pour y rester le moins longtemps possible et toucher lundi à la mi-journée des vents de sud à même de les propulser sous spi vers les îles Scilly. Au jeu des options, ce sont les « anciens » qui ont frappé les premiers, à savoir Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), Frédéric Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali) et Yann Eliès (Quéguiner Matériaux-Leucémie Espoir), qui ont mis du nord dans leur route une fois la nuit tombée. A l’inverse, un petit groupe, mené par Eric Péron (French Touch), Achille Nebout (Be Green Ocean), Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019), Gildas Mahé (Breizh Cola) et Pierre Leboucher (Guyot Environnement), a pris le parti de rester au plus proche des côtes bretonnes. Et au milieu, le paquet le plus nombreux a misé sur une route médiane.

Le résultat des courses ? « Le groupe du milieu s’en est le mieux sorti, analysait à la mi-journée de lundi Nicolas Lunven, double vainqueur de La Solitaire du Figaro (2009 et 2017), toujours aussi accro à la carto. Et comme souvent dans pareil cas, les plus riches vont continuer à s’enrichir. » Ce qui s’est effectivement passé dans l’après-midi : en touchant les premiers le flux de sud, les « centristes » ont pu creuser encore davantage l’écart sur leurs rivaux.
A 17h, le duo de tête composé des expérimentés Xavier Macaire (Groupe SNEF) et Corentin Douguet (NF Habitat), parvenus à prendre 3 milles de marge sur les jeunes skippers de la Filière Bretagne CMB, Tom Laperche et Loïs Berrehar, comptaient ainsi une vingtaine de milles d’avance sur des prétendants à la victoire finale, tels que les anciens vainqueurs Yann Eliès et Armel Le Cléac’h, mais aussi Eric Péron, Pierre Quiroga, Gildas Mahé, Adrien Hardy ou Pierre Leboucher. Reste que comme le souligne Nicolas Lunven, « ce n’est pas pour autant terminé, il peut y avoir encore beaucoup de retournements de situation, particulièrement avec le Figaro Bénéteau 3 qui a un potentiel de vitesse beaucoup plus variable que le précédent, les écarts peuvent vite se faire, mais tout aussi vite se défaire. »
Adjoint de Francis Le Goff à la direction de course, Yann Chateau ajoute : « Nous sommes typiquement dans un cas où ça part par devant, mais ce n’est finalement pas si dramatique que ça pour les retardataires qui ont mis moins de temps que prévu à sortir de la dorsale. » La flotte devrait franchir les îles Scilly dans la nuit de lundi à mardi, avec des choix à faire pour négocier les trois DST (dispositifs de séparation du trafic interdits à la navigation) situés au sud-ouest de l’Angleterre, avant un bord tout droit de 150 milles vers le Fastnet que les premiers devraient enrouler mardi soir. Restera alors à faire le chemin du retour direction la Baie de Saint-Brieuc, l’arrivée étant prévue jeudi matin.

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America’s Cup. Le deuxième AC75 d’American Magic expédié par avion à Auckland

America's Cup Cuplegend
America's Cup Cuplegend

L’équipe américaine American Magic se donne les moyens de reconquérir le pichet d’argent. Elle reste dans un timing parfait. Après avoir été la première équipe à mettre à l’eau son AC75 à Newport, puis la première a naviguer à Auckland où sa base est achevée, elle a expédié ce week-end son deuxième AC75 par avion en affrétant le plus grand avion cargo du monde l’Antonov An-124. Celui-ci devrait être à l’eau dans les prochaines semaines. Dean Barker annonce qu’il sera différent du premier. On peut penser qu’il sera proche des lignes du bateau kiwi.

Les italiens devraient fermer leur base de Cagliari très bientôt et arriver prochaine à Auckland. Les Anglais devraient quant à eux être les derniers sur le plan d’eau.
La Prada Cup se jouera à 3. Stars & Stripes ayant été débouté de sa demande de pouvoir utiliser le premier AC75 kiwi.

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SYZ Translémanique en Solitaire. Victoire de Joshua Schopfer

Photo © SYZ Translémanique en Solitaire

Alors que la 51e édition de la Solitaire du Figaro partait ce week end en Bretagne, les Suisses avaient eux aussi leur solitaire avec la 47è édition de la SYZ Translémanique en Solitaire, l’une des grandes classiques lémaniques organisée par la Société Nautique de Genève. C’est le jeune genevois Joshua Schopfer, à la barre de Spirit Of…, qui s’est imposé au temps compensé face à 100 concurrents tandis que le vaudois François Thorens, skipper de Cellmen TBS, a remporté le classement en temps réel.

La course s’est disputée dans des conditions variées et complexes, sous un ciel bas et humide. Le vent est généralement resté modéré, mais il a soufflé quasiment sans discontinuer et certains concurrents ont relevé des pointes à 20 noeuds au coeur de la nuit noire. Arrivé 20è en temps réel à bord du Surprise Spirit Of… après 19 h 12’ de navigation, Joshua Schopfer, 21 ans, remporte la course en temps compensé. Déjà vainqueur en Surprises l’an passé, il devance Guillaume Girod (Mordicus) et Alain Widmann (Dorlotte).
« Je suis très heureux de cette victoire », a-t-il déclaré. « C’était une course très difficile mentalement et au niveau stratégique. Il a fallu rester très concentré jusqu’à la dernière minute afin d’éviter les pièges, qui étaient nombreux hier! »

Vainqueur de la course en temps réel, le vaudois François Thorens, skipper de Cellmen TBS, a franchi la ligne d’arrivée à minuit 40. Mal parti, il a ensuite bénéficié de la vitesse de pointe de son voilier ainsi que d’un retour gagnant, plus au sud que ses adversaires directs. « J’ai fait ma course sans trop me préoccuper des autres; j’ai bénéficié de la simplicité de mon voilier, et de sa vitesse pour prendre la tête », a-t-il expliqué. François Thorens devance le Psaros 33 Eole 7, skippé par Nicolas Baudu, et MSC, barré par Nicolas Groux, principal animateur du début de course avec Jacques Emery.

« La SYZ Translémanique en Solitaire est une course difficile, exigeante physiquement, compliquée au niveau stratégique, qui sacre les régatiers les plus complets et polyvalents», a déclaré Christophe Amberger, le nouveau président du Comité d’organisation. « Je suis heureux de voir qu’un jeune de 21 ans a remporté la course. Le nombre de concurrents demeure stable, puisqu’il est fixé à 100, mais la moyenne d’âge est très clairement en baisse et c’est une bonne chose. »

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ETF26. Billy Besson s’impose sur le premier rendez-vous à Carnac

ETF26

La saison des ETF26 a démarré ce week-end à Carnac. Au total, 13 manches ont été disputées sur l’ensemble de l’épreuve, et c’est Billy Besson avec Mathieu Vandamme et François Morvan qui se sont imposés largement devant l’équipe de Jean-Pierre Dick avec Moana Vaireaux à la barre complété par Valentin Bellet et celle de JC Mourniac, Team Pro avec Antoine Joubert et Matthieu Salomon. 6 bateaux avaient fait le déplacement pour ce premier rendez-vous de la classe qui aurait pu en compter 8 si les 2 équipes anglaises n’avaient pas été empêché de venir par la crise sanitaire.

Si la première journée a été annulée a cause de vent trop fort, la deuxième a donné lieu à des superbes courses engagées et un raid côtier où les bateaux ont filé à plus de 30 nds. Pas de quoi impressionner Billy Besson et son équipe habituée sur le SailGP avec Team France à voler à plus de 40 nds mais à bord de ce petit foiler les sensations sont toutes autres. ” Un juste mélange entre le Flying Phantom Elite et le GC32″ souligne Antoine Joubert qui maîtrise parfaitement ces supports à foils et leurs contraintes en course mais également logistique.


Pour Jean-Pierre Dick, initiateur du projet Easy To Fly et qui souhaite développer ce circuit de foilers, ce premier rendez-vous était exceptionnel. ” Le niveau était relevé. Billy a été impressionnant. On a réussi a gagné quelques courses. Les Danois qui prenaient en main le bateau devraient progresser sur les prochaines courses. Avec notre support, le circuit des ETF26 peut être l’antichambre du SailGP.
La prochaine étape du circuit se déroulera à la Rochelle avant le Spi Ouest France. Un circuit à suivre sur https://www.etf26.com/

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Solitaire du Figaro. Départ de la première étape. Tom Laperche en tête

Depart de la Solitaire du Figaro - Saint Quay Portrieux le 29/08/2020 @ Alexis Courcoux

La 51e édition de la Solitaire a démarré ce dimanche en Baie de St Brieuc avec le départ de la 1ère étape. Une première étape qui s’annonce longue et intense pendant 4 jours pour les 35 skippers qui, pour se mettre dans le bain, ont eu le droit à une quinzaine de noeuds de vent de nord et une mer bien formée. Le Team CMB-Bretagne s’est montré très présent avec Loïs Berrehar qui franchissait en tête la bouée de dégagement alors que Tom Laperche prenait les commandes quelques heures plus tard.
Les plus jeunes semblent être aux avants-postes en ce début de course avec Pierre Quiroga, le skipper Macif qui se montre également rapide. Gildas Mahé s’est fait une petite frayeur une heure après avoir quitter le port en déchirant sa GV. « Il a été obligé de faire un empannage en urgence pour éviter un concurrent qui a viré juste devant lui, la voile, qui était choquée, est passée très fort d’un côté à l’autre et s’est déchirée », commentait son frère et préparateur, Tangi Mahé. La solidarité des gens de mer n’étant pas un vain mot, Xavier Macaire proposait aussitôt de prêter l’ancienne grand-voile de Groupe SNEF au deuxième de La Solitaire 2019, qui, grâce à la mobilisation des préparateurs d’autres teams, était installée dans un temps record, permettant à Gildas Mahé de rejoindre la ligne de départ dans les temps !

Une ligne franchie à 13 heures précises par les 35 solitaires – un poil trop vite pour l’Anglais Phil Sharp (Oceans Lab), objet d’un rappel individuel (il a dû faire demi-tour pour repasser la ligne) – dans 15 nœuds de vent de nord-nord-est et un clapot d’1,5 mètre pas évident pour s’amariner. Premier objectif : une bouée de dégagement à laisser à bâbord, 3 milles au nord de la ligne, franchie en tête au bout d’environ 40 minutes par Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance) devant Marc Mallaret (CER Occitanie), et l’un des trois régionaux de l’étape, Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire).

Au programme des premières heures de course ? « On part sur une nuit un peu compliquée avec 24 heures très molles, ça peut être aléatoire et ce n’est pas forcément évident pour attaquer cette première étape. Il faudra être concentré et opportuniste », résumait le double vainqueur de La Solitaire du Figaro, Armel le Cléac’h (Banque Populaire), Eric Péron concluant : « Cette première nuit va nous cueillir à froid, ce sera d’entrée de jeu une belle foire, on verra bien demain matin ce qu’il en sera. »

Paroles de départ :
Robin Follin (Ville de Sainte-Maxime) : « Cette nuit, j’ai un peu fait des rêves prémonitoires, mais je ne vais pas les dévoiler ! Je me sens d’attaque, je n’ai pas trop eu le temps d’être stressé parce que j’ai eu beaucoup de choses à faire, j’essaie de prendre cette journée comme un jour départ de course classique. »

Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020) : « Je ressens un peu de stress, mais plus de ma première Solitaire que de cette étape, parce que c’est quand même un parcours qu’on a fait souvent. Les conditions de la première nuit ne sont pas mes phases préférées, mais tout ne va pas se jouer là. »

Martin Le Pape (Fondation Stargardt) : « Il faut gérer le stress du départ au mieux pour éviter que ça tétanise, mais quand on a déjà fait six fois La Solitaire comme moi, on sait à quoi s’attendre. Et une fois que la ligne est passée, il n’y a plus de stress, il n’y a que la compétition. »

Nils Palmieri (TeamWork) : « Même si c’est ma première Solitaire, je n’ai pas l’impression d’être dans l’inconnu total, parce que ça ressemble au Tour de France à la voile que j’ai fait par le passé, parce que le bateau ressemble beaucoup au Class40 d’où je viens, et parce que je suis déjà monté deux fois au Fastnet. »

Alberto Bona (Sebago) : « Le début d’étape ne sera pas très facile avec une grosse pétole après les Héaux de Bréhat, le jeu va être ouvert d’entrée, après, on sait bien que La Solitaire est très très longue, il peut se passer beaucoup de choses. Tout le monde a fait un boulot énorme pour qu’on puisse courir cette Solitaire, je voudrais vraiment les remercier, parce qu’on a de la chance d’être là. »

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