dimanche 30 novembre 2025
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Eurolarge Innovation. Voile de compétition bretonne : +16% de CA entre 2018 et 2019

eurolarge

Eurolarge Innovation a dévoilé en marge du Défi Azimut les résultats de l’étude économique sur la voile de compétition en Bretagne qui montre le poids économique des écuries de course au large et la qualité de l’écosystème qui a été développé.

Une enquête menée cet été par Bretagne Développement Innovation auprès des 210 entreprises bretonnes de la filière. Objectif de l’étude : actualiser les données économiques publiées en 2018 et prendre le pouls des entreprises de la Bretagne Sailing Valley qui, après une période d’incertitude engendrée par la crise sanitaire, se tiennent prêtes à relever de nouveaux défis technologiques.
Architectes, constructeurs, fabricants de gréements et d’appendices et d’électronique embarquée…ont été interrogés sur leurs données économiques en termes de chiffres d’affaires et d’emplois, et aussi sur leurs marchés.
Les 118 entreprises répondantes ont également communiqué quelques informations sur l’impact du COVID-19 sur leurs activités.

Les chiffres actualisés :
– 210 entreprises (industries, commerces et services) ont été recensées.
– Les activités associées font appel à 28 métiers différents (architecture et construction navale, informatique, accastillage, appendices, voilerie…)
– Ces entreprises réalisent en 2019 un chiffre d’affaires de 348 millions d’euros dont 83,5 millions d’euros HT estimés, exclusivement pour la voile de compétition (+16% de progression estimée entre 2018 et 2019)
– 2 355 salariés y travaillent dont 980 dans le secteur de la compétition.

Autres marchés des entreprises (panel de 118 entreprises)
Les savoir-faire et les technologies de pointe développées pour la voile de compétition sont autant de leviers d’innovation pour d’autres filières : le nautisme, l’aéronautique, le naval, les matériaux composites, la défense, les navires à propulsion vélique…

Impact du COVID-19 sur les entreprises (panel de 118 répondants) :
– Une baisse du chiffre d’affaires de -20% est anticipée en 2020,
– Impact sur l’emploi en 2020 : estimé à -3%, principalement sur les emplois temporaires.

Les écuries et projets sportifs
+200 écuries et projets sportifs actifs en voile de compétition sont localisés en Bretagne (dont 21 en IMOCA)
– Leur budget global de fonctionnement annuel hors construction du bateau est estimé à 58M€.
– 85% de ce budget est dépensé sur le territoire breton
– Cette activité génère + de 320 emplois dont environ 120 temporaires

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Solitaire du Figaro. Départ d’une 3e étape de tous les dangers

Le village de la Solitaire du Figaro à Dunkerque - le 09/09/2020 @A. Courcoux

C’est à 16h devant l’entrée du port de Dunkerque que les skippers s’élanceront pour cette 3e étape longue de 492 milles des Flandres en Loire Atlantique. Une étape piégeuse tout du long du Cap Gris Nez à Portsall et jusqu’à Saint-Nazaire, en passant par la Baie de Somme, les falaises Dieppoises et le raz Blanchard, les solitaires vont en permanence jouer de la calculette et se torturer les neurones pour envisager, en fonction des vitesses intrinsèques de leurs montures, et d’un vent annoncé très aléatoire, le bon placement au moment de l’inversion des courants. Etape certes clémente sur le plan météorologique, mais de tous les dangers sur l’aspect sportif, de par sa configuration, et de par les enjeux relatifs à un classement général remarquable par les faibles écarts entre les concurrents.

De quoi rendre cette 51e edition un peu plus passionnante après deux étapes où il n’y aura pas eu beaucoup de suspens contrairement à ce qu’on a pu voir l’année dernière. Assurément Armel le Cleac’h, leader de la course au classement général part favori mais d’autres comme Yann Eliès, Sam Goodshild ou Tom Laperche restent en embuscade à moins que ne surgisse un autre skipper que l’on attendait pas.

Francis Le Goff, Directeur de course de La Solitaire du Figaro, se défend de toute malice dans l’accumulation des difficultés parsemées tout au long du parcours de l’étape majuscule programmée pour demain à 16 heures. « Le parcours pour relier Dunkerque à Saint-Nazaire passe en effet en revue toutes les difficultés naturelles de la Manche » décrit-il. « On s’attend à des conditions de vent très maniables. Le jeu est très ouvert et c’est la topologie, la physionomie de la Manche qui va arbitrer les débats. Il y a énormément de possibilités d’attaque. Après deux étapes, on trouve en lice des coureurs qui ont déjà perdu la course et qui voudront se refaire, et d’autres qui ont un classement à préserver… donc c’est l’étape de tous les dangers car longer les côtes des Hauts de France, de Normandie et de Bretagne recèle une immense variété de difficultés, et parce que la physionomie du classement général la rend absolument décisive. Certains vont « tirer dans les coins », pousser des options extrêmes, jouer leur va-tout. On a un premier passage délicat dès le départ, sous les falaises de la côte d’Opale, où ça va jouer physique, contre le vent et le courant, à tirer des bords et enchaîner les virements, dans le couloir le long du Dispositif de Séparation du Trafic du Pas-de-Calais. Puis on arrive très vite en Baie de Somme avec la bouée de Dieppe à négocier, à moins de 4 milles de la côte, et un risque de gros trou de vent, consécutif au passage de la dorsale où on va basculer d’un régime d’Ouest à du Sud Est, donc au portant. La traversée sous spi dans 10 à 15 nœuds de vent de la Baie de Seine verra les concurrents décider d’aller loin au large pour passer les rails du Cotentin, ou se placer sur une route plus Sud, avec le jeu des courants qui forcent à serrer la côte. Puis on remet ça à Portsall, avec un gros risque de pétole, dans les courants ! »

Les 33 solitaires, depuis les abandons de Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi) et de Corentin Douguet (NF Habitat), savent ce qui les attend et se préparent tous à jouer crânement leurs chances. De nombreuses interrogations planent au dessus du bassin de la marine à Dunkerque, home des Figaro Bénéteau 3 jusqu’à demain. Quelle sera l’attitude du leader Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), si déterminé à l’emporter et capable de tous les coups de force ? Quelle sera la posture de Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) ? Jouera-t-il la gagne ou placé ? Et quid de l’anglais Sam Goodchild (Leyton), en position d’entrer dans l’histoire comme le premier navigateur britannique à s’adjuger un podium sur La Solitaire du Figaro ? Autant de passionnantes questions dont les réponses ne tomberont qu’en milieu de semaine prochaine, mercredi probablement en Loire-Atlantique.

Une étape très cérébrale !

Alexis Loison (Région Normandie), qui arbore fièrement et jusqu’à son masque chirurgical, les Léopards des Plantagenêt, est, avec Fred Duthil (natif de Carentan) et Fabien Delahaye (né comme Alexis à Rouen), l’un des familiers de ces rivages Normands de toutes les chausse trappes. Il s’accorde comme beaucoup à qualifier cette troisième étape de décisive ! « On va partir en tirant des bords sous les falaises du Cap Gris Nez, dans du vent clair. On connait moins ces coins-là. Les falaises peuvent bloquer le vent. La Baie de Somme nous attend avec son trafic, ses courants, ses bancs de sable et ses algues. Il faudra laisser à tribord la bouée Daffodils à 4 milles devant Dieppe, et revenir à terre. Puis viendra la longue diagonale en travers de la Baie de Seine cette fois, en passant au large de Barfleur. On sera en capacité de s’en approcher si le courant est favorable au moment de notre passage. Le vent sera incertain et le bateau se comporte complètement différemment à trois ou quatre nœuds près. Le courant lui ne varie pas. L’heure c’est l’heure. Tout va être dans le timing. A une heure près, on pourra s’échapper, ou se prendre 6 heures dans la vue. Il faudra dès le passage à Dieppe réajuster le timing de passage à Blanchard, afin de se présenter dans les conditions de courant optimales. Le DST des Casquets nous empêche d’aller très loin au large. On va partir avec un schéma météo en tête, qui risque de beaucoup évoluer et de chambouler nos belles estimations. Il va falloir rester à l’affût, prêt à ajuster en permanence la stratégie de route. On retrouvera à Portsall le même schéma, courant contre vent. Dès l’Ile de Batz, on va trouver de forts courants, avec le choix d’aller jouer dans les cailloux ou de choisir le large.

C’est le parcours le plus difficile sur le papier ! On a déjà deux étapes dans les pattes et la fatigue se fait sentir. On va enchaîner tous les « cols » d’un seul coup. L’étape sera décisive car tout le monde se tient en quelques minutes au classement général. Même sans option, une renverse de marée peut faire le tri, à quelques milles près. Cette étape est très cérébrale. Il ne faut pas douter, à l’image d’un Armel qui est venu pour jouer la gagne, en franc tireur. Il ne faudra pas trop regarder les autres. Je connais peu les parages de l’estuaire de la Loire. C’est un coin piégeux. Jusqu’au bout il faudra demeurer en alerte maximale. »

Phil Sharp (Oceanslab) : La troisième étape sera décisive !

Le natif de Jersey Phil Sharp a dominé de la tête et des épaules ses années en Class40. Il revient en Figaro pour affronter les meilleurs navigateurs solitaires. De son propre aveu, il est servi !

« Le Figaro Bénéteau 3 représente un grand changement par rapport aux courses au très grand large, en Class40, que j’ai pratiquées ces dernières années. Il s’agit là de courses au contact, près des côtes, avec une flotte très compacte. La stratégie inshore, au plus près des rivages, est fondamentale, ainsi que la tactique sur l’eau, ce qui existe moins quand vous traversez l’Atlantique. Les courses sont plus courtes, mais tout le monde est à la limite de sa résistance. Le niveau est élevé et les différences entre les coureurs, minimes. Cela exige le meilleur de ce que vous avez dans le ventre. Cela vous pousse à être au maximum en permanence. J’apprends. J’apprends vite. Je ré-apprends beaucoup en définitive. C’est un vrai cours de décrassage. C’est vraiment le camp de formation, « boot camp », de la voile. J’aime l’idée de naviguer ainsi au plus haut niveau avec les meilleurs. C’est aussi pour cela que j’ai voulu refaire du Figaro, pour me frotter aux meilleurs et m’élever à leur niveau. C’est difficile d’arriver et de prétendre réussir tout de suite. Il y a beaucoup de préparations et d’entraînements à réaliser. Je n’ai pas eu beaucoup la possibilité de m’entraîner. J’ai l’impression de juste commencer à comprendre le bateau. C’est super de se frotter à de grands navigateurs et de les titiller. Il y a au moins 20 coureurs avec de grandes expériences. Je suis content de ma deuxième partie de course lors de la deuxième étape. J’étais bien concentré. J’ai repris quelques places. J’ai hâte d’être au départ de la troisième manche. Elle sera décisive. Tactique, longue, avec des écarts qui pourraient être énormes, à cause des phénomènes de côte, de courants, d’arrêt buffet et de mise à l’ancre pour ne pas reculer… »

Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi), retour sur un échouage

Il était 9 heures 40 lundi dernier, sous les côtes anglaises. Robin Marais alerte la direction de course de La Solitaire du Figaro. Il s’est endormi et son bateau s’est échoué. Récit :

« C’est un accident bête, un endormissement. Je venais de faire une petite sieste et je voulais en reprendre un peu. J’étais en charge moteur, et je n’ai pas entendu mon réveil. J’étais plongé dans un sommeil profond. Je suis réveillé par le choc de ma quille qui heurte un rocher. Je suis sous spi, à plus de 7 nœuds. C’est violent. Le bateau est monté sur le caillou et y est resté coincé. Peu de mer mais suffisamment de brassage pour abimer le bateau. J’ai tout de suite affalé le spi. Tout autour, il y a des cailloux, dont un gros qui affleure sur tribord, et beaucoup de roches à fleur d’eau. J’enclenche le moteur et je bourrine en marche arrière. Rien ne bouge. J’essaie de le faire pivoter en jouant avec la barre. Rien ne bouge. Je connais un petit moment de panique. J’envoie un message d’alerte à la direction de course via la VHF, car je vois que je ne vais pas m’en sortir seul. Je prends le temps de me calmer. Je regarde sur mon ordi l’état de la marée. Elle à 80% descendante. Tout s’accélère et je comprends qu’en quelques minutes, mon bateau va rester coincé par la marée. Les pires scenarii se dessinent dans ma tête, avec cette Angleterre proche mais interdite par le Covid. Je me dis qu’il faut méthodiquement tout tenter pour sortir le bateau au plus vite. Un anglais est arrivé sur zone avec un gros semi-rigide. Il a refusé de me tirer, de peur peut-être d’abimer son bateau ou le mien. Je regarde dans l’eau par l’arrière du bateau pour voir comment le bulbe est encarté dans le rocher, et définir une stratégie et un chemin de sortie de cette zone de roches. Une voie existe par l’avant gauche. Je tente de nouveau de sortir au moteur en tentant toutes les combinaisons de barre, puis avec l’aide de la grand voile et du foil tribord qui est appuyé sur les cailloux. En vain. Je suis impressionné par la solidité du foil. Je m’attends à ce qu’il se brise d’un instant à l’autre. Je décide alors de me jeter à l’eau, près du foil, en botte et guêtre. J’ai de l’eau jusqu’à la taille et j’essaie de pousser dans tous les sens. Rien ne marche et je me résous à rester là. C’est alors que j’avise mon gros pare battage du bord. Je pense qu’il faut que j’anticipe l’échouage à venir. Mais en glissant le pare bat entre la coque et les cailloux, je constate que le bateau bouge. Je rajoute un plus petit pare bat et je pousse de toutes mes forces sur le foil. Le bateau pivote de 90 degrés. Je saute à bord et je lance le bateau en marche avant. Un dernier choc et je sors de cette zone. Je suis demeuré longtemps sur la déception et la culpabilité. Je me suis assuré de l’état du bateau, avec Wilfrid Clerton de la direction de course venu vérifier la capacité du bateau à traverser. J’ai décidé de ramener le bateau à Dunkerque, persuadé alors que je serai en mesure de réparer et de poursuivre cette solitaire. Tanguy Le Turquais (Groupe Quéguiner – Innoveo), qui a connu une mésaventure similaire est arrivé sur zone. Nous avons beaucoup échangé et cela m’a aidé à stopper la gamberge et la culpabilité pour rallier Dunkerque. »

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Solitaire du Figaro. Corentin Douguet abandonne sur blessure

Corentin Douguet @ A. Courcoux

Le skipper de NF Habitat a du renoncer à La Solitaire après avoir détecté une fracture de l’apophyse transverse de la deuxième lombaire. Le diagnostic consécutif à la visite mercredi du skipper à l’hopital de Lille vient de tomber. La douleur qui handicape le skipper Nantais depuis le départ de La Solitaire porte désormais un nom. Poursuivre en l’état, avec la douleur et des moyens physiques diminués n’est plus du domaine du raisonnable, et Corentin, suivant en cela tous les avis autorisés, choisit de se retirer.

« Partir sous médoc ne serait pas un geste marin » explique t’il. « La navigation en solitaire et l’étape qui nous attend exigent une attention de tous les instants incompatible avec un traitement antidouleur efficace. Je dois me reposer, tout arrêter car ce type de blessure ne requiert aucun traitement autre que l’immobilisation totale. C’est une déception. La Solitaire est un investissement total, et il est très difficile de la quitter, même blessé. En 2010, après un podium d’étape, j’avais navigué malade, victime d’une pneumonie. Mais cette fracture est vraiment handicapante. »

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Mini en Mai. Ambrogio Beccaria vainqueur en proto, Léo Debiesse en série

Ambrogio Beccaria vainqueur de la Mini en Mai 2020. @ Jakez

L’italien Ambrogio Beccaria s’impose en proto sur cette Mini en Mai et réalise le doublé après s’être imposé l’année dernière en série. Il aura réalisé une très belle course sur ce Pogo Foiler de Tanguy Bouroullec qui domine la saison.

C’est à 14h05’51” vendredi 11 septembre qu’Ambrogio Beccaria a coupé la ligne d’arrivée de la Mini en Mai 2020. Après plus de 73h de navigation, l’Italien a remporté cette course incontournable du circuit Mini après avoir mené la flotte sur la quasi totalité des 500 milles. Vainqueur en 2018 en Série, il l’emporte cette année sur un bateau qu’il découvrait: le Proto de Tanguy Bouroullec #969 Cammellone cerca Sponsor.
C’est une sacrée machine et je suis ravi de naviguer dessus. Je ne suis pas sûr d’avoir été à la hauteur du bateau qui est par ailleurs une belle découverte,” explique Ambrogio. “Je navigue sur le bateau de Tanguy car il m’a demandé de l’aider à le développer. Je vais continuer le championnat, terminer la saison et nous allons travailler ensemble pour en découvrir toutes les subtilités car c’est une machine compliquée. Je suis content même si j’ai fait des erreurs de débutants. Je ne suis pas doué pour penser aux petits détails et j’ai même oublié des gants et de quoi me protéger du soleil! Je suis cramé! Du point de vue de la navigation aussi j’aurais pu mieux faire, par exemple j’aurais pu avoir une meilleure trajectoire et avoir plus d’avance à l’arrivée. En revanche, je suis très content du coup que j’ai fait au passage des Sœurs, entre Houat et Hoëdic, c’était risqué mais ça l’a fait ! Cette course a été une belle remise en jambes en solo, je n’avais pas navigué en solitaire depuis ma victoire à la Mini Transat 2019. Je suis tout de même content de ma navigation et je me rends compte qu’à chaque fois, on apprend des choses. La Mini en Mai est une course de fou, avec des passages incroyables. C’est très intense. Je suis très content de l’avoir remportée en Série et en Proto et je compte bien continuer comme ça !!“.

Marie Gendron prend la deuxième place de ce podium tant convoité. Pour la première fois dans l’histoire de la Mini en Mai, une femme monte sur le podium. Sur son Proto #930 Cassiopée SNCF, Marie a bataillé dur et a su s’imposer : “C’était une très belle course, un beau challenge contre Sébastien (Pebelier – 787 Decosail – 3e de la Mini en Mai) et Ambrogio. Il y a eu du suspense jusqu’au bout! Le match a été serré tout le temps, je n’ai rien lâché. C’est ma troisième Mini en Mai et sur les deux premières éditions, j’avais eu beaucoup de casse. Cette deuxième place prouve que l’expérience paye et que le bateau comme le skipper sont maintenant fiabilisés! Je suis très heureuse, c’est un cadeau que je fais à mon bateau et à moi-même. Le 930 est actuellement en vente mais j’ai souhaité en profiter encore un peu avant de faire une pause et de revenir avec de nouveaux projets!“.

La troisième place revient à Sébastien Pebelier sur le Proto #787 Decosail, qui lui aussi aura donné le meilleur de lui-même tout au long des 500 milles.

Du côté des Séries, Léo Debiesse (#966 AvelaSailing.com), grâce à une belle remontée depuis le passage du pont de l’île de Ré, s’adjuge la victoire dans sa catégorie. Il est suivi de Brieuc Lebec qui se sera bien défendu jusqu’au bout sur le #914 Maitri. La bataille pour la troisième place aura aussi été acharnée mais c’est finalement Guillaume Quilfen (#977 Clair’Ocean Sailing) qui complète le podium.

Les arrivées vont se succéder toute la nuit et dans la journée de samedi pour les Ministes toujours en course.

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Défi Azimut. 48 Heures bien engagées !

defi Azimut @ C. Favreau

Le Défi Azimut enchaînent les formats. Après les runs de vitesse spectaculaires, les IMOCA sont partis pour 48h de course bien engagée sur un parcours de 500 milles en solitaire. Une belle répétition pour les skippers. Grand soleil, mer plate, vent d’ouest pour 12 nœuds, cap vers le way point Azimut 1 distant de 140 milles, les conditions étaient parfaites. Time For Oceans (Stéphane Le Diraison), V and B – Mayenne (Maxime Sorel), Team OMIA Water Family (Benjamin Dutreux) et Apicil (Damien Seguin) ont été les premiers à franchir la ligne, rapidement rejoint pas Charal et LinkedOut en plein accélération.
A 20h, Armel Tripon sur L’Occitane était en tête suivi par Charlie Dalin sur APIVIA avec des moyennes supérieures à 24 nds promettant une belle course.

« Vues les conditions météo annoncées, du vent de nord-est parfois fort, entre 20 et 25 nœuds, des allures débridées puis du près et des virements de bord sur le dernier tronçon jusqu’à l’arrivée, ce sera une course en solitaire très tactique et stratégique. » annonce Gildas Morvan, directeur de course du Défi Azimut.

Ca va fumer sous les carènes et dans les têtes des skippers ! Très rapidement après le départ, les IMOCA vont accélérer pour rejoindre le point GPS Azimut 1 distant de 140 milles que les premiers devraient atteindre au milieu de la nuit. La brise thermique d’ouest pour 14 nœuds cet après-midi va au fur et à mesure se renforcer pour 20-25 nœuds en tournant au nord permettant aux solitaires de débouler très rapidement à 120° du vent. Il faudra alors soigner ses trajectoires et surveiller la conduite de son bateau car les vitesses, notamment pour les foilers, pourraient être vertigineuses…

Des arrivées à partir de samedi midi

Dès le premier point de passage Azimut 1, les écarts pourraient être conséquents entre les différentes générations de bateaux, d’autant qu’il faudra gérer quelques petites « bulles » moins ventées jusqu’au second waypoint Azimut 2 distant de 163 milles. Ralentissements, compressions de la flotte dans un vent de nord-nord-est irrégulier, le jeu s’annonce hyper tactique et les changements de voile nombreux. Les premiers concurrents pourraient doubler Azimut 2 demain vendredi 11 septembre en début d’après-midi.

Sur le dernier tronçon de 186 milles pour rejoindre la ligne d’arrivée devant l’île de Groix, ce sera du près avec des virements de bords à placer. Autant dire que les skippers vont être servis et les images (un media man/woman embarqué) promettent d’être belles !

Le premier IMOCA de ce parcours de 48h en solitaire devrait franchir la ligne d’arrivée samedi 12 septembre en milieu de journée. « Nous avons décidé de fermer la ligne dimanche 13 à 10h afin que tous les concurrents puissent valider ce parcours. A quelques semaines du Vendée Globe, cela nous paraissait évident que les 18 skippers terminent sereinement la grande course du Défi Azimut » ajoute Yvon Poutriquet, président du comité de course.

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Défi Azimut. L’Occitane fait le show

Les conditions étaient presque parfaites pour cette première journée du Défi Azimut avec les runs de vitesse. Un stade nautique baigné de soleil et des conditions de vent d’ouest très maniables prenant de la vigueur au fil de l’après-midi, des IMOCA toutes voiles dehors et des vols spectaculaires, les runs de ce premier jour du Défi Azimut ont été grandioses.
Après quatre tentatives, c’est Armel Tripon et son équipage, sur L’Occitane en Provence qui réalisent le meilleur temps de tout la flotte des IMOCA avec un chrono canon de 3,05 minutes suivi de LinkeOut et d’Arkea-Paprec, à 23,35 nœuds de vitesse moyenne !

Defi Azimut @ Anne Beaugé

Ils étaient 18 finalement cet après-midi, suite au retrait de Fabrice Amedeo en panne d’assurance de son IMOCA mais la qualité était là. 18 équipages qui ont tout donné pour décrocher le meilleur chrono sur un bord de 1,2 mille de 15h30 à 18h dans les coureaux de Groix. A bord des 5 IMOCA à dérive et des 13 foilers, il a fallu enchaîner les manœuvres et les réglages sans répit pour pousser au maximum de leur potentiel ces incroyables machines taillées pour le tour du monde en solitaire. Un exercice unique qui a permis aux journalistes et aux invités embarqués, tout comme aux nombreux plaisanciers présents sur le plan d’eau de découvrir en spectateurs privilégiés les garde-robes et les dessous de ces formidables engins de course.

Comme des avions…
Par ce vent d’Ouest forcissant, sous grand-voile haute, J2 et grand gennaker ou code O selon les configurations de voiles de chacun, il fallait voir les accélérations et les décollages ! Sébastien Simon sur Arkea-Paprec se libérait totalement sur les deux premiers runs réalisant le meilleur chrono et se cabrant, magnifique, à 2 mètres au-dessus de l’eau. Le tout nouveau bateau au nez rond d’Armel Tripon, dessiné par Sam Manuard, L’Occitane en Provence, réalisait un vol stable, bien calé sur son foil bâbord sous les yeux médusés du public venu en nombre autour de la zone de course. Lancés comme des balles alors que le vent continuait de grimper, Apivia et Initiatives-Cœur réalisent un ex-aequo pour la quatrième place : même temps (3,28 mn), même vitesse (20,77 nœuds) ! Idem pour MASCF (Isabelle Joschke) et PRB (Kévin Escoffier) qui terminent 8emes ex-aequo…
A noter que chez les bateaux à dérive, c’est V and B Mayenne qui décroche la timballe d’une courte devant Miranda Merron et Clarisse Cremer.
C’est dire si, à tous les étages, il va y avoir du sport sur le parcours de 48 h en solitaire donc le départ sera donné demain, jeudi 10 septembre, à 15h30.

CLASSEMENT :
1 – L’Occitane en Provence (Armel Tripon) 03 min 05 s (23,35 nds)
2- Linkedout (Thomas Ruyant) 03 min 20 s (21,60 nds)
3- Arkea Paprec (Sébastien Simon) 03 min 23 s (21,28 nds)
4- Apivia (Charlie Dalin) 03 min 28 s (20,77 nds)
4ème ex æquo Initiatives Cœur (Samantha Davies)
6- Charal (Jérémie Beyou) 03 min 34 s (20,19 nds)
7- Seaexplorer Yacht Club de Monaco ( Boris Herrmann) 03 min 49 s (18,86 nds)
8- MACSF (Isabelle Joschke) 03 min 51 s (18,70 nds)
8ème ex-aequo PRB (Kevin Escoffier)
10- Time for Oceans (Stéphane Le diraison) 03 min 59 s (18,08 nds)
11- Bureau Vallée II (Louis Burton) 04 min 22 s (16,49 nds)
12- V and B Mayenne (Maxime Sorel) 04 min 35 s (15,71 nds)
13- Campagne de France (Miranda Merron) 04 min 36 s (15,65 nds)
14- Banque Populaire X (Clarisse Cremer) 04 min 40 s (15,43 nds)
15- Groupe Apicil (Damien Seguin) 04 min 45 s (15,16 nds)
16- La Fabrique (Alan Roura) 05 min 02 s (14,30 nds)
17- Pure Best Western (Romain Attanasio) 05 min 06 s (14,12 nds)
18- Omia-Water Family (Benjamin Dutreux) 05 min 08 s (14, 03 nds)
Non partant : Newrest-Art et Fenêtres (Fabrice Amedeo)

ILS ONT DIT
Jérémie Beyou, Charal

« On ne cherche pas à défendre son titre sur le Défi Azimut. L’idée, c’est de ne pas être focalisé sur le résultat, faire attention au bateau et partager l’évènement avec toute l’équipe Charal. L’idée c’est aussi de montrer le bateau, qu’il soit visible car on ne sait pas comment ça va se passer au Sables d’Olonne. On va également en profiter pour tester tout le système média, tester les angles de vue des caméras, les logiciels, là on prendra du temps pour ça. Dans ces conditions de petit médium, tout le monde peut gagner, les bateaux à dérives vont aussi vite que les foilers. Ce ne seront pas forcément les favoris du Vendée Globe qui vont sortir en tête. Tout le monde à sa chance ! »

Miranda Merron, Campagne de France

« Je viens chercher un peu d’entraînement, de validation, de quoi faire la banque image du Vendée Globe et le plaisir de retrouver les autres équipes. La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne pour moi était indispensable, ce fut une course exceptionnelle. C’est difficile de beaucoup naviguer quand on un bateau à préparer. Je suis contente de partir 48h en solitaire. Le veilleur sera Halvard, qui est mon coach aussi, ce ne sera pas une partie entièrement de plaisir, car il va me surveiller. Mais peut-être qu’il fera le thé ou le café ! C’est bien, c’est de l’entraînement et c’est toujours bon à prendre. Aujourd’hui sur les runs, j’embarque des jeunes normands sur Campagne de France, de futurs coureurs au large. Ca va être très sympa. »

Clarisse Crémer, Banque Populaire X
« On va naviguer à 4 sur les runs avec deux journalistes en plus. Ce n’est pas ici que je vais révolutionner ma pratique mais je continue de naviguer, c’est une façon de se mettre dans le jus, de continuer à s’amariner et de se confronter à un parcours plus ramassé où on va manœuvrer pas mal. Bref, ça permet de naviguer en se mettant la rate au court bouillon ! Cette année Covid a été spéciale et le fait de voir qu’on peut nous retirer des courses rappelle que nous sommes des privilégiés. Et il faut donc se forcer dans les moments difficiles à en faire plus et prendre du plaisir, même si en solitaire sur un IMOCA, on en prend finalement assez peu. Plus je connais mon bateau, mieux je me sens à bord. Il y a eu un avant-après la Vendée Arctique. Je n’ai plus l’impression comme au début de débarquer sur un gros machin que je ne maîtrise pas ! Mais c’est souvent après le grand rendez-vous qu’on comprend tout ce qu’on a appris »

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Vendée Globe. Alex Thomson prêt avec son Hugo Boss

Alex Thomson se sera entraîné dans son coin plutôt que de venir se frotter aux autres foilers de son calibre à Port-la-Forêt. Un choix qu’il a toujours assumé,mélange de goût du secret mais aussi de contrainte logistique. Absent de la Vendée Arctique et du défi Azimut, Alex Thomson s’est qualifié récemment et a envoyé une vidéo a 2 ois du départ du Vendée.

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Défi Azimut. Ultime répétition avant le Vendée Glole

19 skippers sur les 33 du Vendée Globe 2020 ont répondu présents pour être au Défi Azimut à Lorient. Un rendez-vous incontournable de la Classe Imoca avec un programme varié : runs de vitesse, 500 milles en solitaire pour finir par le tour de l’île de Groix… Ce sera un évènement que tous vont vivre avec attention. Mais les conditions météo ne sont pas brutales, propices plutôt à se mettre dans le bain progressivement ! » confie Gildas Morvan, directeur de course de ce dixième Défi Azimut.
« La 10e édition promet de belles lumières. Et des régates disputées. Il y aura de la tactique et de la stratégie pour tous les skippers. » Gildas Morvan (22 Solitaire du Figaro à son actif) a pris les rênes cette année de la direction de course du Défi Azimut, en connaissance de cause : « C’est tout ce que j’aime. Définir un parcours avec les skippers, les écouter, régler la logistique en mer, faire en sorte que le Défi Azimut soit un magnifique prélude au Vendée Globe. »

Dès demain mercredi, à 15h30 très exactement, les 19 IMOCA vont prendre part aux runs de vitesse entre la rade de Lorient et l’île de Groix. Sur 1,5 mille, le chrono sera lancé avec 2 à 4 tentatives possibles. « Malgré ces conditions estivales, le vent de nord montera dans l’après-midi et la magie de la vitesse devrait opérer ! » promet le directeur de course du Défi Azimut. Les 48 heures dont le départ sera donné jeudi à 15h30 ne seront pas en reste avec une météo propice tour à tour à la stratégie et à la vitesse pure. « L’idée est d’aller faire virer aux skippers un premier point GPS situé dans l’Ouest du golfe de Gascogne pour ensuite piquer au Sud-Est vers un second point au large d’Arcachon avant leur retour plein Nord vers l’île de Groix. Soit 500 milles à parcourir en route directe » ajoute le marin de l’Aber Wrac’h. Ce grand triangle devrait conduire les solitaires à bon port dans la journée de samedi après deux nuits de mer.
Le traditionnel Tour de Groix Azimut dimanche, sorte de cérémonie de clôture, devrait se dérouler lui aussi dans de belles conditions. Un rendez-vous sportif et convivial, propice à montrer aux invités et journalistes présents à bord des IMOCA l’exigence et l’engagement que représente la navigation à bord de ces machines.

Armel Tripon, L’Occitane en Provence
« Le Défi Azimut représente beaucoup. Après la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne avortée pour moi, c’est une belle confrontation avec les autres IMOCA. Les 48h en solitaire vont être importantes pour me jauger, moi et mon bateau. Et puis, le côté relations partenaires est essentiel ! C’est la plus-value de notre sport et c’est nécessaire. Il faut montrer et expliquer notre sport. Je suis heureux de ma qualification pour le Vendée Globe, je prends énormément de plaisir sur mon bateau. Je me sens serein et j’ai hâte de naviguer ce week-end à Lorient ! »

Sébastien Simon, Arkea-Paprec
« Ce sera la dernière confrontation avant le Vendée Globe ! J’aime bien ce format assez chaud car nous serons nombreux sur les phases de départ. De la pure régate ! Et c’est ce que j’aime. Les 48h vont être indispensables pour moi. J’attends ce moment avec impatience car j’ai besoin de passer du temps sur mon bateau. J’aurai des foils, pas ceux que j’aurai sur le Vendée Globe. Peu importe, ce qui compte c’est de naviguer et de prendre du plaisir. J’ai une grosse envie de naviguer et de régater purement et simplement. »

Louis Burton, Bureau Vallée 2
« Je n’ai raté aucun Défi Azimut depuis sa création il y a dix ans. J’aime ce format varié et convivial. C’est toujours intéressant de se confronter à la concurrence à quelques semaines du départ du Vendée Globe. Je ne me mets aucune pression mais ces 48 heures en solitaire vont être importants pour engranger encore de l’expérience même si Bureau Vallée 2 est prêt techniquement pour le Vendée Globe. »

Samantha Davies, Initiatives-Cœur
« C’est la dernière échéance avant le Vendée Globe mais je ne me mets pas la pression. Le vrai grand test a été La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne qui s’est très bien passée. J’ai déjà fait mes preuves, je sais que je me sens bien à bord de mon bateau et que je peux performer. Le Défi Azimut va avant tout me permettre de continuer à progresser dans la connaissance du bateau, de valider, de faire une petite job-list si besoin. Je vais prendre du plaisir et je me connais : je suis une compétitrice donc je ne vais pas pouvoir m’empêcher de faire au mieux. »

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Solitaire du Figaro. Armel Le Cleac’h impérial signe sa 7e victoire d’étape et prend la tête au général

Armel Le Cleac'h (Banque Populaire) 1er de la 2e étape de La Solitaire du Figaro - Saint-Nazaire/Dunkerque @ A.Courcoux

Armel Le Cléac’h a été impérial sur cette deuxième étape. Il avait impressionné sur la première étape et confirme davantage sur la deuxième en montrant qu’il est au-dessus du lot dans tous les compartiment du jeu: stratégie, vitesse, météo en étant toujours le seul a faire les bons choix. Il remporte l’étape et prend la tête du général en comptant plus de 43 minutes sur son dauphin Xavier Macaire. La troisième étape s’annonce crucial mais avec son niveau de jeu, difficile d’aller le chercher mais tout reste ouvert en Figaro.

Le skipper de Banque Populaire aura mis 2 jours 5 heures 20 minutes et 34 secondes pour rallier Dunkerque depuis la Baie de Saint-Brieuc. Il décroche sa septième victoire d’étape sur La Solitaire et prend du même coup les commandes du classement général. Sept ans après sa sixième, entre Porto et Gijon, Armel Le Cléac’h a donc remporté ce mardi après-midi sa septième victoire d’étape sur La Solitaire du Figaro. Une victoire qui ne souffre aucune contestation, tant le skipper de Banque Populaire, apparu déjà offensif sur le parcours initial de cette 51e édition finalement terminé au quatrième rang, aura navigué en patron sur les 404 milles entre la Baie de Saint-Brieuc et Dunkerque, où La Solitaire fait escale pour la première fois de son histoire.

Dès la première traversée de la Manche menant les 35 solitaires vers le phare d’Eddystone, au sud-ouest de Plymouth, il est en effet allé chercher une petite bascule de vent sur la droite du plan d’eau, ce que n’ont pas osé faire ses concurrents. « Ce choix, plusieurs routages le donnaient, mais il y avait une part de risque de tomber dans une molle, Armel y est allé, pas les autres », admire Christian Le Pape, le patron du pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt, où le natif de Saint-Pol-de-Léon s’entraîne depuis ses débuts en Figaro Bénéteau il y a presque vingt ans.

Interrogé ce mardi matin au large de la Côte d’Opale sur cette option, ce dernier ajoutait, à propos de ce choix de route décisif : « J’étais déterminé, assez certain de mon coup, je voulais vraiment me positionner dans le nord de la flotte pour anticiper la bascule de vent. Ça s’est bien passé et ça m’a permis de passer Eddystone à la première place et, derrière, de m’échapper. Quand j’ai senti que ça commençait à partir un peu par devant après Start Point, j’en ai profité pour mettre du charbon, j’ai beaucoup barré, parce que je savais que ces mètres-là allaient compter double. »

Et effectivement, ces mètres ont compté double, puisque le vainqueur du dernier Vendée Globe ne va dès lors faire que creuser l’écart sur ses poursuivants, s’offrant un vrai cavalier seul sur la deuxième traversée de la Manche direction Antifer, puis lors de la remontée vers Dunkerque, sous le DST (dispositif de séparation du trafic) de Calais. C’est finalement à 16 heures 20 minutes et 34 secondes, après 2 jours 5 heures 20 minutes et 34 secondes que le skipper de Banque Populaire a pu laisser éclater sa joie de renouer avec la victoire sur La Solitaire du Figaro et de s’emparer des commandes du classement général. Xavier Macaire, le vainqueur de la première étape (avec 10 minutes et 20 secondes sur lui), se situait en effet alors à une bonne quarantaine de minutes de la ligne d’arrivée.

Avec ce septième succès d’étape, Armel Le Cléac’h devient le patron et le nouvel homme à battre de cette 51e édition et vu la détermination et la concentration affichées depuis le grand départ en Baie de Saint-Brieuc par celui qui peut entrer dans le cercle des cinq triples vainqueurs de la course, nul doute qu’il sera difficile à détrôner…

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Solitaire du Figaro. Sam Goodchild deuxième de l’étape

Sam Goodchild (Leyton) 2eme de la 2eme etape de la Solitaire du Figaro entre Saint-Quay-Portrieux et Dunkerque - le 08/09/2020 @ A. Courcoux

Sam Goodchild confirme sont très bon début de saison et montre qu’il est bien présent. Il termine 34 minutes derrière Armel Le Cléac’h sur cette deuxième étape en passant juste devant Yann Eliès. Le skipper de Leyton 4e ce matin a su saisir chaque bascule de vent et jouer avec les courants pour grappiller une puis deux places. Au coude à coude avec Yann Eliès à quelques encablures de la ligne d’arrivée, Sam est resté concentré jusqu’à la dernière seconde pour accrocher cette 2e place. C’est fatigué mais heureux que le skipper de Leyton est entré dans le port de Dunkerque.

Réaction de Sam à l’arrivée

« Je suis super content ! je ne m’y attendais pas même si j’ai travaillé pour ça depuis le début ! C’est chouette ! Et puis ça m’a fait du bien de doubler Yann (Eliès, 3e à quelques minutes de Sam ndlr) à la fin ! Je l’ai suivi pendant plusieurs heures et il a dû m’oublier ! J’en ai profité pour partir chercher les courants quand il ne s’y attendait pas. L’objectif ce matin, c’était de doubler Martin (Le Pape ndlr) et Yann c’était la cerise sur le gâteau.

Cette étape était plus courte que la première. Heureusement car j’ai beaucoup moins dormi. Ça doit faire 36 heures que je me dis qu’il faut que je dorme mais le vent était très instable alors c’était dur de trouver le bon moment pour aller dormir. Il fallait être dessus tout le temps, je n’ai pas eu une minute pour me reposer ou manger. Le vent n’arrêtait pas de changer. Il fallait toujours s’adapter par rapport aux conditions.

C’est la première fois que je suis 2e sur une étape de la Solitaire du Figaro, c’est top ! Maintenant il faut que j’arrive à dormir la nuit et que je ne me mette pas trop de pression d’ici la 3e étape ! »

Classement de la 2e étape avant jury :
1. Armel Le Cléac’h – Banque Populaire en 2 jours 5 h 20 min 34 sec
2. Sam Goodchild – Leyton en 2 jours 5 h 54 min 40 sec
3. Yann Eliès – Quéguiner Matériaux Leucémie Espoir en 2 jours 5 h 57 min 02 sec

Classement général avant jury :
1. Armel Le Cléac’h – Banque Populaire – 5 jours 22 h 48 min 49 sec
2. Xavier Macaire – Groupe SNEF – 5 jours 23 h 26 min 19 sec
3. Sam Goodchild – Leyton – 5 jours 23 h 32 min 48 sec

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