Nicolas Troussel skipper de l’IMOCA Corum l’Epargne se raconte dans une web série de 6 épisodes. A 46 ans, il vivra en 2020 son tout premier Vendée Globe. Un rêve qui se réalise pour ce marin surdoué de Morlaix, double vainqueur de la Solitaire du Figaro, qui n’avait jamais pu avoir sa chance, faute de sponsor, et qui pensait cette opportunité envolée pour toujours.
Jusqu’à ce que CORUM L’Épargne lui fasse confiance en 2018. Commence alors à l’époque une course contre la montre pour construire un Imoca dernière génération avec l’aide de grands experts dont Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe.
« Tu Garderas ton Cap » raconte cette aventure technologique et humaine, avec ses espoirs, ses aléas et ses rebondissements, de la conception du bateau jusqu’au départ de cette neuvième édition du Vendée Globe qui s’élancera le 8 novembre des Sables d’Olonne.
Cette série documentaire, raconte surtout le destin attachant de Nicolas Troussel, dont la motivation et la personnalité font de lui l’un des grands outsiders de la compétition.
Boris Herrmann, le premier marin allemand dans l’histoire de cette épreuve naviguera sous les couleurs du Yacht Club de Monaco avec à ses côtés « virtuellement » Pierre Casiraghi, vice-président du Yacht Club de Monaco, à l’initiative de la création du Team Malizia.
« Le Vendée Globe constitue un rêve, et l’Everest dans toute carrière de coureur au large » explique Boris Herrmann, âgé de 39 ans, qui sillonne les océans depuis près de 20 ans. « Mes parents m’ont emmené en mer, le long des côtes allemandes, j’avais 6 semaines. Enfant, le Vendée Globe m’a fasciné quand j’avais 16 ans. Bernard Moitessier, Eric Tabarly…, je dévorais tous les livres dédiés à ces grands marins de l’extrême, véritables aventuriers, y compris ceux de Bernard Stamm avec qui j’ai eu le plaisir et le privilège de naviguer à bord d‘IDEC SPORT. Le Vendée Globe est un phare dans ma vie qui m’attire depuis toujours », commente celui qui a fait trois fois le tour de la planète, mais jamais en solitaire et sans escale.
Pierre Casiraghi Boris Herrmann @Riccardo Pinto Team Malizia
Après avoir fait ses armes sur la Mini Transat, puis remporté la Global Ocean Race 2008-2009, tour du monde en double (Class 40), il a enchainé les performances en IMOCA : 3e de la Fasnet Race 2017 (avec Pierre Casiraghi), 4e de la Transat Jacques Vabre 2017 (avec Thomas Ruyant) et 5e de la Route du Rhum 2018.
Un objectif qui a pu se concrétiser grâce à l’impulsion donnée par Pierre Casiraghi, qui a fondé la Team Malizia en 2016 : « Participer au Vendée Globe est l’objectif le plus élevé que nous pouvions nous fixer. Cela paraissait tellement fou, inatteignable… La Team Malizia a fait un travail fantastique. Quelle satisfaction d’avoir tenu notre engagement, d’être prêt pour le départ, avec un bateau qui bat pavillon du Yacht Club de Monaco et qui représente la Principauté de Monaco. » a déclaré celui qui « pour rien ne monde ne manquerait le départ » depuis les Sables-d’Olonne pour soutenir son ami.
Team Malizia @Jean-Marie Liot
Des ambitions affirmées
C’est sur Seaexplorer-Yacht Club de Monaco, l’ancien Gitana, plan VPLP-Verdier à foils, que Boris Herrmann va prendre le départ de son premier Vendée Globe. Un monocoque de 18 mètres, optimisé avec des foils de dernière génération, qu’il a appris à apprivoiser, ayant parcouru le plus de milles (55.000 milles nautiques, l’équivalent de 9 transats) tout au long de sa préparation.
« C’est un bateau très rapide et fiable, mais surtout équipé de panneaux solaires et de générateurs hydroélectriques pour ne pas utiliser de combustibles fossiles », précise Boris, qui avoue « se sentir en forme, bien préparé et quelque peu soulagé de retrouver bientôt la mer ».
Même s’il a conscience que « sur le Vendée Globe, tout peut arriver… La course existe depuis 30 ans et il ne faut surtout pas sous-estimer la signification de l’adage « finir la course » en conditions de régate. Lors des 9 dernières éditions, sur les 116 skippeurs à avoir pris le départ, seulement 67 l’ont terminé », Boris espère bien se classer dans le top 10 de la flotte. Ce serait une belle performance face à un plateau très relevé, avec de sérieux prétendants, tels que Jérémie Beyou (Charal), Charlie Dalin (Apivia), Thomas Ruyant (LinkedOut), sans oublier le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss), grand favori.
Une course qui permettra de récolter des données contre le réchauffement climatique
Amoureux de la mer et de son environnement, membre de la Commission Océanique Intergouvernementale de l’UNESCO, Boris n’envisage pas ses défis sportifs sans un engagement concret pour la protection des océans. Un engagement qu’il partage avec Pierre Casiraghi, co-fondateur du Projet Malizia Ocean Challenge, combinant la voile, la science et l’éducation.
Disposant d’un laboratoire automatisé, embarqué à bord, mesurant des données océanographiques, la température de la mer, la salinité, le pH et le CO2, Boris effectuera automatiquement des relevés d’échantillons d’eau dans les zones océaniques les plus reculées et les transmettra aux scientifiques des programmes de l’Institut Max Planck à Hambourg, Géomar, Kiel et l’Ifremer à Brest.
« Au-delà du sport, la Team Malizia II, c’est aussi une certaine « philosophie de la mer », notamment en termes d’engagement environnemental. Une cause à laquelle j’ai toujours été très sensible. Cela compte beaucoup. Il est essentiel de sensibiliser les gens autant que possible et notamment les enfants qui sont notre avenir » déclare Pierre Casiraghi, qui a souhaité que la Team Malizia lance également un programme éducatif, disponible en sept langues sur le site officiel du Team Malizia, afin d’impliquer les enfants du monde entier sur le changement climatique et l’océan, avec le soutien de la Fondation Prince Albert II et de Kuehne + Nagel. À noter qu’une rencontre avec Boris et la team, en français et en ligne dédiée aux enfants, sera organisée le mercredi 4 novembre 2020 à 11h00.
Plus racés, plus rapides, plus proches en terme de design malgré de nombreuses différences, les nouveaux AC75 promettent un incroyable spectacle pour les premières confrontations lors des ACWS en décembre puis sur la Prada Cup. L’équipe italienne nous rappelle combien l’espionnage reste important sur la Coupe.
ATLANTIC OCEAN, FRANCE - SEPTEMBER 2: French skipper Charlie Dalin is training with Francois Gabart and Pascal Bidegorry on APIVIA for the Vendee Globe sailing race on the Atlantic ocean, France, on September 2, 2020. (Photo by Vincent Curutchet/Alea)
Grand favori de ce Vendée Globe, Charlie Dalin le skipper d’Apivia a pu se préparer avec trois marins d’exception, Yann Eliès, Pascal Bidégorry et François Gabart: « Je n’aurai jamais atteint ce niveau de préparation pour ce tour du monde en solitaire sans cette équipe soudée derrière moi. » A eux trois, ils cumulent sept circumnavigations en mode compétition océanique. Des expériences complémentaires en équipage et en solitaire, qu’ils ont volontiers partagées avec le skipper d’APIVIA, bizuth des mers du Sud, augmentant ainsi ses chances d’enrouler pour la première fois la planète mer au meilleur niveau de performance sportive et humaine. Morceaux choisis…
Yann Eliès : « Un objectif numéro un de fiabilisation » « Ma collaboration avec Charlie et l’équipe Apivia Voile s’est concrétisée dès la mise à l’eau en août 2019. Il s’agissait surtout de configurer le bateau avec l’objectif que Charlie s’était fixé : faire un aller-retour en Atlantique, avec un retour en mode solo après la Transat Jacques Vabre 2019. Avec une telle équipe derrière Charlie, on a très vite vu qu’on pouvait aller un peu plus loin de son objectif de fiabilisation. On a cherché à exploiter l’Imoca APIVIA au maximum sans rien casser, tout en aidant Charlie à imaginer petit à petit sa manière de naviguer en solitaire et à bien appréhender les limites à ne pas dépasser. A chaque fois que l’on faisait une manœuvre, on s’assurait de bien la décomposer pour ne rien oublier, un peu comme en multicoque où une fois que la voile est établie tu t’enfermes à l’intérieur et c’est parti pour des runs à 25-30 nœuds ! Il est nécessaire alors de bien avoir tout anticipé dans l’utilisation de ses voiles. Avant le départ de la Transat Jacques Vabre 2019, avec le team APIVIA nous avions déjà pressenti qu’APIVIA allait être assez proche des meilleurs bateaux en termes de performance. Pour sa première course, nous avons été opportunistes et avons mis toutes les chances de notre côté pour gagner. (Ndlr : Yann était à bord lors de la Transat Jacques Vabre). Nous sommes parvenus à utiliser 80 % du potentiel du bateau. Aujourd’hui, Charlie et l’équipe APIVIA ont largement comblé les 20 % manquants. Au printemps dernier, nous avons fait une navigation très instructive qui a permis de bien visualiser les dernières optimisations et améliorations possibles en vue du Vendée Globe. C’est à ce moment-là que Pascal a apporté sa rigueur, sa recherche de précision, sa quête du millimètre. Je suis le remplaçant de Charlie à bord d’APIVIA pour ce tour du monde, comme il avait pu l’être pour moi il y a quatre ans. Aujourd’hui, je me prépare aussi à rentrer en phase de confinement. Je me projette un peu, même si cela me paraît totalement improbable qu’il ne puisse pas prendre le départ de ce premier Vendée Globe. »
Pascal Bidégorry : « le plaisir reste un facteur essentiel de performance » « J’ai embarqué sur, à peu près, toutes les navigations d’APIVIA depuis le mois de mai. L’essentiel de mon travail se concentrait effectivement pendant les entraînements sur l’eau. Quand j’arrivais à Port-La-Forêt, à peine sorti de ma voiture, j’enfilais mes bottes ! On a utilisé à bon escient le temps imparti avec de longues sessions au large. On a cumulé au total 40/50 jours d’entraînement effectif. Au regard de la durée d’un Vendée Globe, cela commence à compter ! Je me suis efforcé d’apporter un regard neuf et aussi extérieur, en observant d’abord la performance pure, à travers l’acquisition de data, suivie d’une phase d’analyse à tête reposée, dans un bureau derrière un ordinateur. Nous avons aussi beaucoup travaillé le « feeling ». Les chiffres, c’est bien, mais cela ne suffit pas. On ne recherche pas forcément la meilleure vitesse de pointe, il s’agit plus de trouver les bons repères et une palette de réglages, notamment dans l’usage des foils. On s’est inscrit dans une quête de la meilleure vitesse moyenne. Si Charlie en est là, c’est parce qu’il est talentueux, intelligent, clairvoyant ; et qu’il a une bonne analyse dans l’utilisation du bateau et une bonne stratégie météo… C’est un super régatier. Pour l’accompagner, je lui ai donc apporté un regard plus lié à l’envergure d’un tel projet, d’un tour du monde en solitaire. Le Vendée Globe, c’est avant tout une course d’endurance ; et cette dimension doit être prise en compte au plus haut niveau. On a eu des échanges de marin à marin. J’étais là aussi pour le questionner sur lui : son sommeil, ses repas, sa vie au jour le jour, avec l’idée de lui éviter un maximum d’erreurs. Il ne part pas qu’avec des plats lyophilisés : je ne l’ai pas lâché sur ce point : il a finalement accepté d’embarquer quelques bons petits plats, qui pèsent un peu sur le poids de son avitaillement, mais qui vont lui permettre de se faire du bien. Je suis convaincu que le plaisir reste un facteur essentiel de performance. En tout cas, je lui ai bien cassé les pieds avec ça ! »
François Gabart : « une approche globale et quelques clés » « Ma démarche auprès de Charlie relève d’une approche beaucoup plus globale, inscrite dans la durée et au long cours depuis le tout premier jour. Je n’ai pas eu le même niveau de précision et d’implication qu’a pu avoir Pascal Bidégorry : je suis intervenu avec plus de recul notamment pour apporter ma connaissance et mon expérience du Vendée Globe. L’objectif était plutôt de l’accompagner sur la philosophie générale à adopter et la façon d’appréhender une course aussi engageante que ce tour du monde en solitaire. L’interaction avec Charlie s’est située sur une approche technique transversale, et sur un plan plus humain avec pour premier objectif de lui donner des éléments pour créer son propre rythme dans cette compétition planétaire. Pour autant, je n’ai pas la prétention de lui avoir apporté des réponses toutes faites, qui marchent et fonctionnent à coup sûr. J’espère néanmoins qu’en partageant mon expérience, je l’aide à être dans la meilleure disposition possible pour qu’il prenne au fur et à mesure de sa course, les meilleures décisions. C’est dans cet état d’esprit que je lui ai transmis les notes que j’avais prises quotidiennement durant mon Vendée Globe en 2012/2013 avec des éléments techniques, mais aussi des indications concernant mes temps de repos… J’avais à cœur de transmettre et partager mon expérience à Charlie afin de lui donner quelques clés. »
Et quels conseils pour les mers du Sud ?
Y.E. : « Dans nos échanges, j’ai sensibilisé Charlie sur la sécurité. J’ai pu voir en course qu’il était parfois un peu exposé, je lui ai vivement conseillé le port du harnais pour certaines manœuvres ; et sur le rythme à avoir sur un tour du monde. On était tous d’accord pour dire à Charlie qu’il ne dormait pas assez, pour lui répéter qu’il faut toujours en garder un peu sous le pied. Il pourra y avoir des coups durs ; et sur cette partie du parcours, il faut avoir l’impression de ne pas être à 100 % pour, en cas d’imprévu, toujours garder une marge d’énergie pour bien solutionner les problèmes rencontrés. Globalement, Charlie, bien que novice, me semble aujourd’hui vraiment prêt pour la globalité du parcours. »
P.B. : « Pour moi, la première chose, c’est de dédramatiser. Les phénomènes sont amplifiés dans ces zones-là. Il faut donc avancer et naviguer normalement. Il faut que Charlie reste hyper concentré pour laisser un minimum de place au hasard en privilégiant l’anticipation. Dans mon parcours, cela m’est arrivé de prendre de mauvaises décisions parce que je ne vivais pas l’instant présent de manière totale. C’est la clé de la réussite pour rester en harmonie avec les éléments et son bateau. Charlie devra trouver cette harmonie avec APIVIA. »
F.G. : « Dans nos échanges, Charlie et moi discutions très souvent de cette partie du globe. Charlie a déjà une large expérience, connaît bien le golfe de Gascogne ou l’Atlantique Nord. Les mers du Sud seront une vraie découverte pour Charlie. Mais là encore, il n’y a pas de recette miracle pour aborder l’océan austral. J’y suis allé deux fois, c’est déjà beaucoup, mais cela ne permet certainement pas de prétendre savoir ce qui va se passer pour Charlie et ses concurrents. Bien sûr, il s’agit toujours de composer avec le vent et les vagues ; et grosso modo, dès lors que tu sais faire du bateau à voile, il n’y a pas de raison de changer ses bonnes habitudes. Il est néanmoins essentiel de ne pas perdre de vue que naviguer dans ces mers éloignées reste une expérience extraordinaire qu’il faut vivre à fond. Et ce d’autant plus sur ce Vendée Globe, le premier de Charlie. Je lui souhaite de ne pas se laisser impressionner par tout ça et que cet environnement ne devienne pas une source de pression, mais plutôt une source d’émerveillement. Il y a une magie inhérente à cette première fois qu’il vivra, je l’espère, pleinement.
Le classement final de la 41e Rolex Middle Sea Race est désormais complet. En IRC1, le VO70, I Love Poland, dirigée par Grzegorz Baranowski termine 3e après avoir remporté la course en temps réel. Lz Hongrois R / P60 Wild Joe de Marton Jozsa prend la deuxième place derrière le Dutch Marten 72, Aragon de l’équipage d’Andries Verder et d’Arco van Nieuwland et dirigé par Wouter Roos. “Il s’agit de notre première Rolex Middle Sea Race et nous avons été positivement surpris “, a déclaré Arco van Nieuwland, poursuivant: “Le paysage était magnifique. L’équipe Aragon est un mélange de famille, d’amis et de marins de classe mondiale, comme Thierry Fouchier, qui est un grand tacticien. »À son tour, Andries Verder a ajouté: « Nous avons eu un départ fantastique dans un environnement incroyable. Tout au long du parcours, vous deviez utiliser votre tête plus que toute autre chose.”
rolex middle sea race
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Tonnerre de Glen, Sail No: NED46, Model: Ker46
Balthasar; Sail n°: BEL 5012; Model: Swan 50; Entrant: Louis Balcaen; Country: BEL; Skipper: Louis Balcaen; Loa: 15,24; IRC: Class 2; ORC: undefined; MH:
passage Aeolian Island
Aragon; Sail n°: NED 8313; Model: Marten 72; Entrant: Andries Verder / Arco Van Nieuwland; Country: NED; Skipper: Wouter Roos; Loa: 22; IRC: Class 1; ORC: Class 1; MH:
passage Aeolian Island
IRC 2
Le ClubSwan 50 Balthasar engagé par le marin belge Louis Balcaen prend la première place. “Louis et toute l’équipe sont très heureux”, a commenté Rogier van Overveld de Balthasar. « Gagner la classe, contre les meilleurs designs IRC de compétition, est un excellent résultat car Balthasar est un design unique.” Le TP52 russe Freccia Rossa , ancien vainqueur de la Rolex Giraglia et propriété de Vadim Yakimenko, est arrivé deuxième. Teasing Machine le NMYD 54 d’Eric de Turkheim skippé par Laurent Pages termine troisième.
En IRC 3, le bateau français Tonnerre de Glen, skippé par Dominique Tian s’impose pour la troisième année consécutive et termine deuxième du classement général IRC . Olivier Kraus, le navigateur et vainqueur avec Spirit of Ad Hoc en 2008 : « Cette course a été vraiment difficile pour un navigateur. Les prévisions météorologiques n’étaient pas très faciles. C’était vraiment difficile de savoir quand virer de bord, quand empanner, quand continuer tout droit, où est le vent, où il n’y a pas de vent. Et c’était long!” . L’Aquila 45 de Carl Peter Forster, Katsu (GER), termine deuxième.
IRC 4
En participant à sa toute première course, Luigi Stoppani était été ravi de ramener en Italie le prix de la troisième place de sa catégorie avec le Swan 48 Mia. Deuxième en IRC 4 l’équipage en double Marco Paolucci et Andrea Fornaro avec le Comet 45s Libertine aura été impressionnant. En première place et vainqueur au classement général, Elusive 2 , le Beneteau First 45 maltais, engagé par Aaron, Christoph et Maya Podesta s’impose pour la deuxième année consécutive.
IRC 5
En troisième position, le yacht allemand Luffe 4004 Prettynama 2 engagé par le Dr Max Muller. La deuxième place a été assurée par le J / 122 Buran d’Alexey Moskvin , tandis que Jonathan Gambin, skipper du Dufour 44R Ton Ton Laferla, était ravi d’avoir remporté la classe et terminé la course à la troisième place du général. «Ce fut une course difficile, mais nous avons réussi à gagner notre classe», a commenté Jonathan Gambin. “Après un bon départ, nous avons perdu la brise à l’intérieur du détroit de Messine et n’avons rien pu faire d’autre que regarder les bateaux nous rattraper. Nous avons eu une belle bataille avec Elusive 2 sur l’eau, mais dans l’accalmie après Favignana, ils se sont mis à l’air libre et nos chances de gagner au général se sont vraiment arrêtées là. Nous sommes ravis de gagner notre classe et honorés de terminer troisième au classement général.
En IRC6, le JPK1010 Raging Bee de Jean Luc Hamon a terminé troisième derrière le J / 109 Chestress de Leonardo Petti. Le vainqueur de la classe était Timofey Zhbankov avec le JPK1080 Rossko de Russie: «C’est notre deuxième course avec ce bateau. », a expliqué le navigateur Alexandr Musikhin. «C’est la deuxième fois que nous gagnons notre classe, mais nous revenons chaque année parce que nous voulons gagner au général! C’est une course difficile physiquement mais aussi psychologiquement. Garder la concentration et aussi le bon équilibre entre le repos et le travail est vraiment difficile. La Rolex Middle Sea Race est probablement l’une des courses les plus difficiles au monde à cet égard, nous sommes donc heureux d’avoir si bien fait.
Le chantier naval Marsaudon Composites basé à Lorient a rebaptisé sa gamme de catamarans TS en “Ocean Rider Catamarans”. Depuis 2014, avec le lancement du premier TS42, suivi du TS5 en 2017 conçu par l’architecte Christophe Barreau, Marsaudon Composites s’est installé avec succès dans le paysage européen du catamaran de croisière performant. Ce changement de marque coïncide également avec le lancement d’un catamaran de 57 pieds, l’ORC57, conçu avec Marc Lombard Yacht Designs, qui vient compléter la gamme des 2 modèles existants, l’ORC42 ( ex TS42) et l’ORC 50 (ex TS5) sur le segment des catamarans de croisière performants.
I Love Poland, Sail No: POL 20180, Model: VO70
E1, Sail No: FRA 1953, Model: Volvo Open 70
Le départ de la 41e édition de la Rolex Middle Sea Race a été donné samedi 17 octobre. En raison de la crise sanitaire, seuls 50 bateaux sont venus prendre le départ de cette course mythique. Parmi les partants, 10 équipages français dont le Multi 50 Primonial, le Class 40 Made in Midi de Kito de Pavant, The Kid Mermaid, le JP54 de JP Dick, l’Ultim Emotion 2, les IRC Teasing Machine, Aminata, Hakuna Matata (SF3200), Jubilee (J109), RAGING BEE (JPK1010), et Tonnerre de Glen (Ker56). Il fallait également compter sur des équipiers française embarqués sur d’autres bateaux dont Benjamin Schwartz navigateur sur le VO70 I Love Poland et qui a fait des merveilles à bord avec la première place en temps réel en monocoque.
Un finish entre VOR70 polonais
I Love Poland le VO70, propriété de la Fondation nationale polonaise et skippé par Grzegorz Baranowski a remporté la course en temps réel juste devant E1 , l’autre VO70 polonais (ex Ericksson 1) après une course au contact qui s’est terminé avec 4 minutes d’écarts.
“Nous sommes très heureux. C’était une combinaison de travail d’équipage parfait, de navigation parfaite et d’un peu de chance », a déclaré un Grzegorz clairement fatigué, peu de temps après avoir débarqué. « C’était vraiment difficile depuis le début, avec beaucoup de virements à la fin.” Malgré une météo qui semblait favoriser les bateaux plus légers, Grzegorz et son équipe de jeunes marins, pour la plupart âgés de moins de 30 ans, étaient convaincus que s’ils faisaient de leur mieux, ils pourraient l’emporter. « Quand nous avons vu les prévisions, nous savions qu’il y aurait un ou deux véritables points clés», se souvient Grzegorz, membre de l’équipe vainqueur du Championnat du monde Match Race 2002 de Karol Jablonski. «Mais cela ne voulait pas dire pas de vent. Lorsque nous avons dépassé la première place, nous nous sommes dit “d’accord les gars, probablement un seul de plus”. Mais ensuite c’était un de plus, puis un autre de plus, et puis un autre… Nous l’avons fait, mais c’était vraiment frustrant d’être assis sans vent, beaucoup de vagues avec les voiles battant.”
Pour Johannes Schwarz, propriétaire de l’ E1, cela avait été un grand concours. « Je suis super content parce que nous sommes probablement la seule équipe pro-am parmi les bateaux de tête», a commenté Johannes. « Seuls trois professionnels à bord et le reste de l’équipage étaient membres du Yacht Club Sopot. Nous avions un super esprit et notre skipper, Zbigniew Gutkowski, est un tacticien brillant.”
C’est la première fois qu’un bateau polonais gagne l’une des courses classiques de 600 milles, qui incluent la Rolex Sydney Hobart, la Rolex Fastnet et Newport aux Bermudes. «Ce fut une journée incroyable pour la Pologne», s’est enthousiasmé Johannes. « Bien sûr, nous aimerions avoir remporté des honneurs en ligne, mais voir nos collègues gagner sur I Love Poland nous rend vraiment heureux. Nous ne nous attendions vraiment pas à ce genre de combat à la fin”, a poursuivi Grzegorz. « Notre bateau est un programme gouvernemental spécial permettant aux jeunes marins d’apprendre la voile au large. Pour eux, cela a été une expérience parfaite. Ils savent maintenant que vous devez vous battre jusqu’au bout. Ils s’en souviendront pour toujours.”
Le jeune équipage de I Love Poland avait une arme secrète en son sein, le talentueux marin français Benjamin Schwartz, récent vainqueur du Championnat d’Europe Mixte Offshore EUROSAF avec Marie Riou et membre de l’écurie Spindrift Racing. A bord en tant que navigateur, c’était sa troisième fois sur le parcours. Benjamin était clair que ce serait une course difficile. « Je savais que ce serait long avec beaucoup de portes, d’arrêts et de redémarrages avec regroupement de la flotte », a expliqué Benjamin. « Je savais que chaque fois que nous faisions des gains, nous ferions également des pertes. Ça allait être dur pour les nerfs. Cela rend encore plus beau de gagner. »
Il y avait un certain nombre de points clés dans la course. « Le premier était Messine», a fait remarquer Benjamin. «Nous avions le courant contre nous, nous n’avons donc pas pu franchir la porte. Ensuite, nous avons réussi à nous échapper grâce à un nuage qui en a épinglé d’autres au rivage. C’était un peu compliqué dans les îles Egadi. Nous avons fait un gros gain en contournant Pantelleria. Puis la nuit dernière a été horrible. Il n’y avait pas de vent pendant des heures. Nous étions en match racing avec Wild Joe, qui avait fait une course brillante jusqu’à là, puis E1 a fait un joli coup que nous ne pouvions pas contrôler. Mais ça s’est bien passé à la fin.”
Huit des 38 bateaux de la flotte IRC ont terminé le cours. Actuellement en tête du classement le yacht français Tonnerre de Glen, propriété de Dominique Tian a terminé à 1501 CEST, repoussant Freccia Rossa de la première place. Tonnerre semble imbattable dans sa catégorie, IRC 3, ce qui le place en bonne position pour la victoire au classement général. Cependant, avec autant de yachts encore en mer, et certains avec un potentiel clair pour les renverser,rien pour acquis.
Selon Eric Dahar, le capitaine du bateau, c’était une course fantastique. «C’est notre troisième Rolex Middle Sea Race», a-t- il expliqué. «Notre premier objectif était de continuer à performer, car nous avons remporté notre classe deux fois auparavant. Notre autre objectif était de saisir nos opportunités si le temps était bon pour nous. Nous l’avons fait et nous devons maintenant attendre.”
MOCRA
Tous les multicoques ont terminé la course. Le multi Mana (ITA) de Riccardo Pavoncelli s’impose en temps corrigé devant le Mod70 Maserati vainqueur en temps réel et devant Shockwave.
IRC 1
Quatre des cinq bateaux de cette classe ont terminé le cours. Sisi-The Austrian Ocean Race Project est le dernier en mer avec environ 35 nm à courir. Aragon, le Marten 72, engagé par Andries Verder et Arco van Nieuwland, mène la classe devant Wild Joe (HUN) et I Love Poland.
Inauguré ce samedi 17 octobre 2020 à 9h, Le village départ du Vendée Globe vient d’ouvrir ses portes pour trois semaines. Soumis à un protocole sanitaire strict, accessible uniquement sur inscription, il n’échappe pas à la crise sanitaire. Habituellement synonyme de fête pour le grand public et l’ensemble de la communauté voile, cet évènement sportif majeur avait généré beaucoup d’interrogations depuis le mois de Mars. Impressions, constats et points de vue d’organisateur, d’armateurs et de marins.
Vendredi matin, veille de l’ouverture des membres de team ou des suiveurs se pressaient pour réaliser un test Covid, obligatoire pour obtenir la précieuse accréditation indispensable pour les professionnels. Quant au grand public, il doit obligatoirement s’inscrire – gratuitement- sur le site Internet de l’organisation à l’instar des visites de musée. Ils sont là : les 33 bateaux inscrits qui avaient jusqu’à vendredi 19h pour rallier le port des Sables d’Olonne sont tous fièrement amarrés aux pontons : certains flambants neufs avec des lignes très innovantes (Corum, L’occitane), des bateaux dernière génération fiabilisés et ayant déjà fait leur preuves (Charal, Apivia, LinkedOut), d’autres multirécidiviste de la navigation autour du monde (septième tour et cinquième Vendée Globe pour TSE – 4myPlanet ) Pour tous ces marins être au départ est déjà une victoire. Louis Burton (Bureau-Vallée) se félicite de l’organisation de ce « village départ qui ressemble à un village normal »
Interrogés, les armateurs tel Charal et Apivia ne sont pas perturbés plus que cela par la moindre fréquentation prévisible au village : « On passe d’une centaine de milliers à quelques milliers de visiteurs mais nous espérons les mêmes retombées media, tout le monde est dans le même bateau » souligne Mathieu Bigard Directeur du groupe Bigard. De plus la visibilité grand public sera peut-être plus forte sur le Net : « Charlie Dalin sera là à distance et nous aurons plus de temps pour chacun. Nous faisons avec le contexte, nous sommes présents, la course aura lieu et c’est le plus important. Je suis convaincu que le grand public va suivre la course encore plus que d’habitude, comme une échappatoire en cette période de restrictions » pronostique Jean-Bernard Le Boucher Directeur des Activités Mer chez MACIF.
Village Vendée Globe
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La jauge de 5000 personnes sur le village est strictement contrôlée par un contrôle d’accès en entrée et en sortie. Avant d’arriver au plus près des bateaux- 600 personnes sont autorisées en simultané – le visiteur pourra notamment évoluer dans un espace immersif présentant la vie à bord d’un IMOCA. En dépit de toutes ces contraintes et un début poussif de fréquentation en matinée pour ce premier week-end, le grand public se pressait avec le sourire comme à l’habitude aux abords des pontons pour admirer les bateaux sous une météo clémente.
Pour le skipper, bien rentrer dans sa préparation mentale sera plus compliqué : en raison d’un confinement minimal de 7 jours avant le départ, souvent porté spontanément à 14 jours, il sera coupé de son bateau. Toujours souriant Maxime Sorel (V&B – Mayenne) est un peu contrarié : « ne pas avoir accès au bateau la dernière semaine me dérange, j’aime bien organiser moi-même mes affaires à bord ». Jérémie Beyou (Charal) lui se souvient de la Vendée Arctique Race 1ere course IMOCA post confinement courue en juillet : « J’appréhende, pour cette course nous avions respecté scrupuleusement les quelques jours d’isolement. J’étais complément coupé de mon bateau et du team. Le matin de la course j’étais perdu en débarquant sur le bateau, j’ai été cueilli à froid ! Nous avons dû nous réorganiser pour que cela ne se reproduise pas »
Certains skipper ont des remplaçants en cas d’accident – domestique par exemple – mais aussi d’empêchement lié à la pandémie. Pour ce dernier cas, deux options : se faire remplacer ou à l’instar de Thomas Ruyant (LinkedOut) tout faire pour être prêt à partir dans le délai de dix jours pour franchir la ligne de départ et être en course.
Différent mais pas pareil ! Néanmoins il convient de saluer l’exploit des organisateurs qui ont réussi à maintenir cet évènement sportif planétaire alors que l’Euro de football et les JO ont été reportés. Le mot de la fin pour Yves Auvinet Président de la SAEM Vendée et du Département de la Vendée qui a coupé le ruban inaugural : « C’était important de maintenir la flamme. C’est un Vendée Globe atypique. Nous avons tout fait pour que la course passe dans de bonnes conditions. Notre rôle est de protéger les skippers et d’un autre coté nous avons travaillé le village avec les instances nationales. Restons positif, cela peut apporter l’étincelle et un petit brin d’optimisme dans un mode perturbé. Il faut positiver, garder le cap et que cela reste une fête »
Christophe Nivelt
Le début des compétitions approchent à Auckland où toutes les équipes sont désormais en place dans leur base. Deux des trois challengers ont dévoilé leurs deuxième AC75.
American Magic a mis à l’eau Patriot et Inéos Uk, son bateau Britannia.
Les deux bateaux se sont sensiblement rapprochés du design de Luna Rosse et de Tnz en adoptant des formes plus en V au lieu de coque très plates et larges comme sur leur premier AC75. Les Anglais apparaissent comme les plus innovant avec une forme très appuyée sur l’étrave et aplatie à l’arrière.
Côte pont, American Magic a rapproché les postes de barre quand les Anglais les ont reculés. Les deux ont cherché à mieux protégé l’équipage.
L’ouverture officielle du village du Vendée Globe ce samedi 17 octobre marque encore une dernière étape pour les 33 skippers qui partiront le 8 novembre prochain.
Ils étaient tous là ce matin pour l’inauguration.
A noter les deux webcam disposés sur le Village et visible sur le site du Vendée Globe.