Coup de maître pour Axel Trehin qui est le dernier à avoir mis à l’eau son bateau et qui remporte avec Frédéric Denis la Normandy Channel Race après 4 jours 17 heures 49 minutes et 50 secondes de course.
La hiérarchie sera restée longtemps indécise sur cette édition 2021 tant la flotte aura été compacte et les leaders différents tout au long de ce parcours les menant jusqu’au mythique phare irlandais du Tuskar. Ce n’est qu’une fois la pointe de Barfleur enroulée, que Project Rescue Ocean (162) s’est échappé de quelques milles et a traversé la Baie de Seine sans faux pas, lui offrant la victoire finale à Ouistreham
« C’est une régate de folie ! Il y a eu match du début à la fin avec des rebondissements à tous les niveaux. La CIC Normandy Channel Race est une course engagée, intense, que nous sommes fiers d’avoir remporté. Plus personnellement, concrétiser dès la première course le début de notre projet en Class40, c’est génial. » déclarent Axel Trehin et Frédéric Denis à l’arrivée à Ouistreham.
Le suspens s’est poursuivie jusqu’à la toute fin pour connaître le nom des équipages qui complètent le podium. Seulement six petites minutes séparent le 2ème du 5ème. C’est finalement la Class40 Lamotte Module Création (153) qui décroche l’argent. « C’est super de finir 2ème de cette course, ça vient valider le gros chantier d’amélioration effectué sur notre Class40 cette hiver. Il y a une intensité folle. Pendant cinq jours tu ne peux pas te relâcher pour au final terminer sur un scénario de dingue, ultra serré. On peut féliciter tout le groupe des cinq premiers parce qu’il y a un niveau impressionnant. » raconte Luke Berry une fois amarré au ponton, avant qu’Achille Nebout issu de la Classe Figaro ne rajoute : « J’avais beaucoup entendu parler de cette course, tout le monde disait que c’était un truc de malade et c’est effectivement le cas, au même titre que la Solitaire du Figaro ».
C’est le duo franco-espagnol Antoine Carpentier et Pablo Santurde del Arco, à bord de Redman (161), qui complète le podium. Il est suivi de prêt par Crédit Mutuel (158) 4ème et Banque du Léman (158) 5ème.
Great Britain SailGP Team presented by INEOS helmed by Sir Ben Ainslie and France SailGP Team helmed by Billy Besson have a near miss as Spain SailGP Team co-helmed by Florian Trittel and Phil Robertson follow closely behind during Bermuda SailGP presented by Hamilton Princess, Event 1 Season 2 in Hamilton, Bermuda. 23 April 2021. Photo: Simon Bruty for SailGP. Handout image supplied by SailGP
La deuxième épreuve de la saison se déroule à Tarente ce week-end. Des retrouvailles très attendues après un lancement de saison spectaculaire aux Bermudes qui a vu les Français monter sur la 3e marche du podium.
Au-delà de ces vitesses qui semblaient inatteignables en bateau à voile quelques années auparavant, il y a la régate. Et le premier acte a prouvé que le jeu était très ouvert. Vainqueurs aux Bermudes, les Anglais menés par le multiple champion Sir Ben Ainslie n’ont remporté qu’une seule des cinq régates en flotte avant de rafler la mise en finale. Les Australiens de Tom Slingsby, déjà dominateurs sur la saison 1, ont été les meilleurs comptablement, mais terminent sur la deuxième marche. Les Espagnols, nouveaux venus cette saison, ont montré un très fort potentiel. Dans le haut du tableau, on attendait les Néo-zélandais récents vainqueurs de l’America’s Cup, nouveaux entrant eux-aussi. Mais les prodiges Peter Burling et Blair Tuke n’ont pas réussi à faire mieux que 5e. Quant aux Japonais et aux Américains, une collision a mis fin à leurs ambitions.
L’excellente surprise est venue du team tricolore de Billy Besson. Peu confiants avant de débuter car en mal de navigation à bord de leur bateau, ils ont exécuté des régates propres et solides, leur permettant de se hisser en finale pour prendre la 3e place. Ce qui a bien marché ? « C’est un tout, répond le barreur Billy Besson. On a eu des conditions assez dures avec du vent et on a vu que cela pouvait devenir dangereux avec deux équipes en plus sur l’eau. Notre stratégie était donc de rester concentrés… sur nous-mêmes. On a fait notre régate. Et puis un des points-clefs est que nous avons été capables de réaliser des « air race » soit la totalité de la régate en vol, ce que l’on n’avait jamais réussi à faire auparavant… »
Quelques changements au sein des équipages Le Grand Prix d’Italie qui inaugure 5 mois de compétitions en Europe est donc particulièrement attendu. Anglais, Américains, Australiens, Danois, Espagnols, Français, Japonais, et Néo-zélandais n’auront que quelques heures d’entraînement avant de renouer avec la compétition et les vitesses supersoniques de leur monotype. Six régates sont au programme samedi et dimanche après-midi, les cinq premières en flotte avant la finale à trois.
SailGP, c’est un plateau international inégalé, réunissant les meilleurs régatiers de la planète : 80 titres de champions du monde et 14 médaillés olympiques, dont certains sont dans la dernière ligne droite avant les épreuves de voile des JO de Tokyo qui débutent le 26 juillet. Ils laissent donc provisoirement SailGP pour partir à la conquête de leur rêve olympique. C’est le cas de Jason Waterhouse, contrôleur de vol sur le bateau australien, remplacé par Ed Powys. Déjà médaillé d’argent à Rio, Waterhouse représentera à nouveau son pays en Nacra17. Les Néo-zélandais Peter Burling et Blair Tuke qui iront chercher leur deuxième médaille d’or olympique en 49er, cèdent leur place respectivement à Arnaud Psarofaghis, spécialiste suisse des engins volant et à Jason Saunders (NZL) qui a disputé les JO en 470 et Nacra17. Retenu par d’autres engagements, Ben Ainslie sera remplacé à la barre par le médaillé olympique et double champion du monde de Moth à foil Paul Goodison.
Ces changements auront certainement un impact important sur le déroulement de ce deuxième acte. A moins que ce ne soit la météo qui pour l’instant annonce des vents faibles.
Les Français veulent rester consciencieux et garder la tête froide Côté français, pas de modification concernant la composition du bord *. L’équipe est arrivée en Italie hier. Place à 24 heures de quarantaine, le temps de recevoir le résultat de leur test PCR sur place, ils entreront dans leur bulle – au sens propre et figuré- . « Notre leitmotiv, notre objectif, est toujours le même : rester concentrés sur nous, sur notre bateau. Dans les autres teams, certains vont certainement commencer à s’énerver comme les Américains ou les Japonais qui ont une revanche à prendre. Il y a de la place pour tout le monde dans ces régates, tout le monde a envie de gagner et cela se joue à rien. Il n’y a que des champions sur la ligne de départ ! En fait, il faut vraiment être fort sur les bases à commencer par prendre de bons départs. Parce que passer en tête la première marque de reaching, ça simplifie quand même pas mal les choses ! Il ne faut surtout pas que nous nous enflammions ou que nous prenions pour acquis l’étape des Bermudes. On n’est pas encore dans la maîtrise totale. On a pour ambition de monter en gamme au fur et à mesure » poursuit Billy.
Du sport, mais pas que… SailGP, c’est du sport à l’état pur. Mais pas seulement. Avec Race for the Future, le circuit s’est engagé dans une vaste entreprise de développement pour l’environnement, la mixité et la jeunesse. Ces trois piliers sont fondés sur une liste d’actions concrètes que l’organisation et les équipes se sont engagées à réaliser. Opérer la transition vers une énergie propre d’ici 2025, multiplier les actions en faveur de l’environnement à l’échelle globale mais aussi locale sur le site des épreuves, inclure des athlètes féminines au sein des équipes et sensibiliser les jeunes régatiers. Dans cet esprit, une stratégie spécifique est déployée à Tarente. Des mesures concrètes sont adoptées par toutes les équipes autour de leur présence à Tarente pour réduire de manière significative leur impact. Sur l’eau une opération de surveillance des mammifères marins est mise en place pour observer, surveiller et protéger leur présence éventuelle sur la zone de course. Au niveau des sites techniques et sportifs, tous les générateurs seront alimentés par HVO (huile végétale hydrotraitée) qui émet 90% de carbone en moins qu’un carburant standard. Des générateurs hybrides seront également alimentés en partie par des panneaux solaires sur site. Enfin, plus largement, SailGP s’est associé à l’université de Bari et à l’institut italien de recherche marine pour planter des peupliers dans une zone proche du lagon. En effet, des années de déversement illégal de déchets par des processus industriels locaux ont entraîné une pollution importante du sol et des cours d’eau dans les terres entourant la lagune de Mar Piccolo à Tarente. La plantation de ces arbres aidera à absorber les toxines présentes dans le sol et les eaux souterraines en protégeant le milieu marin. Les arbres capteront également le dioxyde de carbone contribuant à la lutte contre le changement climatique.
Rappel du classement général provisoire après le Grand Prix des Bermudes :
Le dernier né de la Class40, Project Rescue Ocean est en tête à moins de 24h de l’arrivée après avoir bien négocié le passage au sud de Guernesey. Dénouement demain, vendredi 4 juin, en tout début de matinée.
Comme les prévisions l’annonçaient, à l’approche de Guernesey les vitesses du peloton de tête de la 12ème CIC Normandy Channel Race ont commencé à chuter, puis à littéralement s’effondrer au sud de l’île anglo-normande et ce malgré un courant favorable. C’est le dernier né de la Class40, Project Rescue Ocean (162), qui a le mieux négocié ce passage à niveau délicat, pour finalement s’extirper le premier du Grand Russel et toucher à nouveau un flux de nord-ouest d’une dizaine de nœuds.
Tandis que ses poursuivants que sont Crédit Mutuel (158) et Redman (161), subissent encore les dévents de l’île et progressent péniblement à une allure d’un ou deux nœuds, le duo Axel Trehin / Frédéric Denis est en train de s’échapper à 7 nœuds. Nous assistons là au probable tournant pour la victoire finale mais nous savons que sur cette grande classique normande rien n’est jamais joué d’avance.
Au fil des éditions, la CIC Normandy Channel Race s’est construit une réputation de course où rien n’est acquis d’avance, surtout tant que le Raz Blanchard n’est pas passé. Le passage au large du Cap de la Hague et de la pointe de Barfleur peut encore réserver quelques retournements de situation inattendus. Tout va définitivement se jouer avec la renverse de courant prévue en début de soirée à 19h. Si le leader arrive à passer avant la rotation du courant, l’issue de l’édition 2021 sera alors presque certaine. À contrario, si le Class40 numéroté 162 vient à buter contre un courant défavorable, il risque de voir fondre comme neige au soleil ses milles nautiques d’avance précieusement acquis. On assisterait alors à un nouveau resserrement de la flotte augurant un sprint final dantesque. Vent faible et courant fort vont pimenter la dernière nuit de course, à savoir qui l’aura dans un sens et qui l’aura dans l’autre. Une tension nerveuse extrême doit régner en ce moment à bord des Class40. Une fois Barfleur dans le tableau arrière, un flux d’une dizaine de nœuds devrait accompagner la tête de flotte en Baie de Seine jusqu’à l’arrivée prévue demain en début de matinée.
Ce matin pendant que les leaders progressant en Manche sous spi et mer plate, le groupe qui ferme la marche composé de Gustave Roussy (133), Eärwen (88) et Sec Hayai (44) s’est fait cueillir par un vent de sud atteignant 35 nœuds dans les rafales au moment d’enrouler le rocher du Fastnet. S’en est suivi une rapide traversée retour de la Mer Celtique qu’il ont dévalé à tout allure au reaching tribord amure. Dans le peloton du milieu, à l’instar de E. Leclerc Ville La Grand (160), Legallais Team Voile (145) et Le Choix Funéraire (139), ont décidé de tenter une option vers l’Est en passant par la baie de Penzance afin de contourner la dorsale anticyclonique par le nord. Ce choix sera-t-il payant et permettra-t-il de dépasser La Manche #EvidenceNautique (154) situé une quinzaine de milles devant.
Quelque soit le scénario qui va arriver, la fin de cette course s’annonce aussi excitante pour les passionnés de course au large, que tendue pour les marins à bord. Dénouement demain, vendredi 4 juin, en tout début de matinée. Restez connectés !
Bonne nouvelle pour Louis Duc qui signe un premier partenaire sur son projet Vendée Globe. Un 1er pas vers la Transat Jacques Vabre, sous réserve de l’engagement d’un 2e partenaire. Une transat qu’il pourrait faire avec Marie Tabarly.
« Ensemble, on est plus forts » est le leitmotiv des adhérents de l’association ALPE*, groupement de paysagistes co-fondé par Guillaume de Germay et 5 paysagistes. C’est l’ensemble de ce réseau qui s’engage aux côtés de Louis Duc pour partager une aventure humaine et responsable qui leur ressemble, mais aussi pour donner envie à de nombreux entrepreneurs du paysage de se joindre à eux… parce qu’ensemble, on est plus forts.
Porter une cause environnementale « Le programme IMOCA de Louis est une belle opportunité pour nous en termes de valeurs et de timing, avec une perspective de montée en puissance sur 4 ans. Cette Transat Jacques Vabre a en effet pour premier objectif de fédérer et élargir notre réseau d’entrepreneurs du paysage. Ensuite, l’idée serait de mettre ce formidable outil de communication au service d’une cause environnementale liée, par exemple, à la pollinisation, intimement liée à notre métier », détaille Guillaume de Germay.
Lantana Paysage avait déjà accompagné Louis en 2015 avec, à la clé, une belle 3e place en Class40 sur la Transat Jacques Vabre. « Depuis, nous le suivons… Nous avons grandi ensemble : il est passé de la Class40 à l’IMOCA et nous, nous avons créé le réseau ALPE. Nous abordons, au même moment, une nouvelle phase de développement. »
Tout a commencé à l’automne dernier : Louis Duc et ses associés, Marc Dewavrin et Jérôme Lepoutre achètent l’IMOCA de Clément Giraud, très endommagé suite à un incendie. L’objectif de Louis et son équipe est de redonner vie à ce bateau (sistership du « YesWeCam » de Jean Le Cam) en recyclant, réparant et optimisant tout ce qui peut l’être. Ce pari technique est en passe d’être gagné…
Ce programme de chantier circulaire a séduit Marie Tabarly, elle-même sensible à ces valeurs de développement durable. Par amitié pour Louis – les deux marins se suivent et s’apprécient depuis plusieurs années – elle lui a proposé de l’accompagner sur ce programme Vendée Globe. Et, au fil de leurs échanges, l’idée de disputer la Transat Jacques Vabre ensemble est venue compléter avec bonheur et cohérence ce beau projet.
« J’aime bien quand les choses se font naturellement… on a papoté avec Louis, et l’idée de faire la Transat Jacques Vabre est venue d’elle-même. C’est une chance incroyable d’avoir l’opportunité de faire cette course de cette façon ! », raconte Marie « Lorsque Marie a entendu parler de mon projet, ça lui a plu. Elle m’a proposé son aide pour la recherche de partenaires et, de fil en aiguille, est venue l’idée de courir ensemble ! », confirme Louis. A chacun son expertise
Pour Louis, c’est une chance d’avoir à son bord une équipière expérimentée, « elle a une grosse expérience des bateaux puissants, ce sera un atout précieux pour moi, car j’aborderai cette course en mode découverte de l’IMOCA. » Pour Marie, qui prépare l’Ocean Globe Race à bord de Pen Duick VI en 2023, « participer à une transat en IMOCA va m’apporter une précieuse expérience, notamment en stratégie, analyse météo, routage… »
La réparation et l’optimisation de l’IMOCA de Louis Duc vont bon train chez V1D2, à Caen. La partie composite de ce chantier sera terminée en juin, la mise à l’eau est prévue le 21 août. Dans l’hypothèse où le budget technique nécessaire à leur participation à la Transat Jacques Vabre serait réuni à temps, Louis et Marie auront alors quelques semaines pour prendre la mesure de leur monture et se qualifier. Le timing sera serré, mais l’objectif du skipper Normand comme de ses nouveaux partenaires sur ce qui serait leur toute première course en IMOCA sera, avant tout, la découverte !
Ils ont dit Guillaume de Germay, fondateur du réseau Lantana Paysage « Le monde de la course au large et du paysage sont très proches, nous sommes dans une relation forte entre la nature et l’homme. Et nous nous nourrissons au quotidien des valeurs de solidarité, d’esprit d’équipe et d’innovation chères aux marins et aux paysagistes. Comme Louis, nos adhérents sont des entrepreneurs qui, avant d’agir, étudient leur terrain, définissent une vision, se fixent des objectifs, font régulièrement le point et s’adaptent en fonction des aléas naturels pour construire la meilleure des routes. Et puis, qui n’est pas sensible à la personnalité de Louis ! Il est très attachant, on a envie de le suivre. Il sait fédérer et embarquer. C’est un vrai chef d’entreprise comme on les aime ! »
Louis Duc, skipper de l’IMOCA n°172 « Ça fait plaisir de retrouver Lantana Paysage sur le bateau ! Ils ont toujours suivi nos projets : c’est vraiment génial qu’ils soient nos premiers partenaires en IMOCA sur ce programme Vendée Globe. Avec Marie, on se connait et on se suit depuis 2003. J’ai beaucoup navigué en Class40, mais très peu en IMOCA. L’objectif de cette Transat Jacques Vabre serait donc avant tout de découvrir le bateau et d’appréhender la puissance d’un IMOCA. Je serais vraiment content de découvrir ça avec elle. C’est une course qui la fait rêver parce que c’est la dernière que son père ait courue en 1997. Il l’avait gagnée avec Yves Parlier. En plus, cette année, l e parcours nous emmène en Martinique, dont elle est en partie originaire. Et cette Transat est l’occasion pour Marie de se remettre dans le bain de la course au large, en perspective de son tour du monde à bord de Pen Duick VI. »
Marie Tabarly, co-skipper de l’IMOCA n°172 et skipper de Pen Duick VI « Avec Louis, on se suit depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’on s’apprécie mutuellement ainsi que nos parcours respectifs. C’est intéressant et agréable de pouvoir développer un tel projet avec lui : ce n’est pas rien de s’attaquer à un Vendée Globe ! Je suis vraiment contente de participer à cette aventure de cette façon ! Personnellement, je viens chercher de l’expérience en vue de l’Ocean Globe Race, pour travailler le routage, la stratégie, la météo. Je n’ai pas encore eu l’occasion de beaucoup développer ça, ce n’est pas la course mon métier… Louis est bon là-dedans et il est pédagogue. Et de mon côté, je suis une bonne équipière, je peux lui apporter ça. »
The finish of Leg One of The Ocean Race Europe from Lorient, France to Cascais, Portugal.
Louis Burton et son équipe ont pu commencer à apprivoiser leur nouveau bateau Bureau Vallée sur cette première étape.
Le départ de Lorient s’est fait dans des conditions très légères, qui ont offert à Bureau Vallée une première confrontation sous spi avec ses concurrents. Le vent a ensuite forci au fil du parcours. Louis Burton et son équipe n’ont pas pu s’empêcher de tirer un peu sur le bateau, pour tester son potentiel : « On a commencé à attaquer après le passage du cap Finisterre, au reaching. Avant, on n’avait pas trop osé parce qu’on est encore en phase d’observation et de découverte. Bureau Vallée est très puissant, beaucoup plus que le précédent, donc on ne sait pas encore où placer le curseur entre l’exploitation de tout son potentiel et les limites à ne pas dépasser. » Une fois le “waypoint” franchi, situé à 500 milles au large du Portugal, le bord retour vers Cascais s’est fait dans des conditions plus hostiles, avec des vents erratiques, de la pluie et une mer relativement violente pour le bateau. Il fallait ajouter à cela le manque de visibilité, le tout au milieu du trafic maritime plutôt dense à l’approche des côtes portugaises. Louis se réjouit du comportement de Bureau Vallée dans ces conditions délicates et aucune casse n’est à déplorer ! L’équipe a mené l’IMOCA dans une « super ambiance. » Servane Escoffier-Burton, Davy Beaudart, Christophe Bachmann et Thibault Hector naviguaient ensemble pour la première fois, mais ils n’ont pas tardé à trouver leur rythme : ils se remplaçaient à coup de quarts de deux marins, Louis, en tant que skipper, restant hors-quart.
Les conditions variées rencontrées tout au long de cette première étape auront également permis de passer en revue la garde-robe du bateau. Toutes les voiles embarquées ont pu être testées. L’objectif était que Louis puisse se faire une idée de ce qu’il souhaite utiliser comme profils de voiles lors de la prochaine Transat Jacques Vabre. Car la participation à The Ocean Race Europe doit aussi lui permettre de se préparer pour la prochaine échéance sportive, qui partira du Havre en fin d’année.
Côté sportif, Louis Burton et son équipe ont choisi de passer au Nord du DST de Lisbonne lors de la dernière nuit en mer, de mardi à mercredi : « On voulait éviter de rattraper un front qui nous empêchait de continuer à un bon rythme, mais finalement, comme les autres bateaux, on l’a rattrapé et on a tapé dedans. » Un choix qui se solde par une 5e place à l’arrivée à Cascais. The Ocean Race Europe étant une course à points, le jeu reste largement ouvert pour les deux prochaines étapes.
L’équipe va maintenant pouvoir profiter de quelques jours de repos, fêter l’anniversaire de Louis vendredi, et surtout préparer le bateau afin d’être d’attaque pour la suite de ce tour de l’Europe. Le départ de la deuxième étape, entre Cascais et Alicante, sera donné dimanche.
La 35ème édition du Tour du Finistère se déroulera du 25 juillet au 31 juillet. Elle est ouverte aux bateaux de 7 à 16 mètres sur un parcours de 190 milles au large des côtes du Finistère, de Morlaix à Port-La-Forêt. Piloté par Finistère 360° et le Comité départemental de voile, le comité d’organisation du Tour du Finistère à la voile 2021, a concocté un parcours original et riche de nouvelles étapes.
Lundi 26/07 Morlaix-Roscoff 20 milles environ Mardi 27/07 Roscoff – l’Aber Wrac’h 35 milles environ Mercredi 28/07 L’Aber Wrac’h- Camaret sur Mer 35 milles environ Jeudi 29/07 Camaret sur Mer -Douarnenez soit 22 milles environ Vendredi 30/07 Parcours construit en baie de Douarnenez puis départ étape de nuit Douarnenez→Port la Forêt soit 70 milles environ Samedi 31/07Arrivée à Port la Forêt Proclamation des résultats à 15h00
Cette année, le public pourra suivre la course au plus près, grâce à la cartographie en ligne. Les participants pourront télécharger une application pour être géolocalisés en temps réel et suivre leurs adversaires.
Afin de rendre accessible le Tourduf aux plaisanciers qui ne connaissent pas la régate, il sera possible de participer à 4 étapes de manière distincte. Le parcours sera identique à celui des concurrents avec un classement de l’étape. Le tarif est de 40€ par bateau hors licence. Des facilités seront proposées aux plaisanciers qui souhaitent s’inscrire à l’une de ces étapes pour obtenir une licence temporaire (14 euros).
Disposer d’une connaissance fine des prévisions météo est sans nul doute l’un des points primordiaux au bon déroulement d’une régate. Chaque matin à 8h00, le commissaire de Course Gaël Le Cleac’h présentera un briefing météo pour préparer au mieux les skippers, à l’étape du jour. A 18h00, « On refait la course », le debrief de la journée de mer retransmis via la page You Tube du Tourduf. Les participants pourront interagir avec le commissaire de course.
La bourse aux équipiers En partenariat avec le site internet VogavecMoi, un service de bourse aux équipiers est proposé gratuitement pour les propriétaires de bateaux inscrits au Tour du Finistère afin qu’ils puissent rechercher des équipiers pour la régate, mais aussi pour les convoyages aller et/ou retour des bateaux. Ce service sera gratuit à partir du 25 juin pour tous les équipiers qui recherchent un embarquement.
La restauration en « Click and collect » 4 repas seront inclus dans les frais d’inscription. Une attention particulière a été mise en place afin de mettre en valeur des produits locaux et de saison ainsi que spécialités locales terre et mer. Le retrait de ces repas se fera dans le respect des gestes barrière. Les repas seront réservés aux seuls participants de la régate. Aucun rassemblement ne sera possible pour les ports. Les concerts habituels ne pourront se tenir. Une prestation de paniers-repas locaux et de saison viendra compléter l’offre.
La « Conciergerie Nautique » Elle se présente comme un “guichet unique” destiné à satisfaire tous besoins exprimés à bord du bateau pendant la régate. Regroupant services aux navires et services aux personnes, la conciergerie se déclinera vers une offre très large de services via un canal de communication qui lui sera dédié.
De nombreuses démarches liées au développement durable Suite à la signature de la charte régionale des manifestations sportives en juillet dernier, le Comité Olympique et Sportif de Bretagne (CROS), accompagne le Tourduf vers une démarche Qualité. Parmi les actions prioritaires figurentv la gestion des déchets et l’organisation du tri sélectif, la réduction des bouteilles plastiques, une proposition de transports mutualisés pour les participants : covoiturage, navette PLF/Morlaix à l’issue de la course, Breizh Go… Parallèlement, l’objectif est de favoriser l’économie circulaire en faisant appel à l’atelier Océan Plus basé à Brest, qui emploie des personnes en insertion, pour la création et fabrication de sacs et pochettes, à partir d’anciennes bâches et banderoles du Tour du Finistère à la Voile. Elles seront commercialisées via la boutique en ligne du Tourduf. Enfin, afin de de réduire l’impact environnemental de l’évènement, une navette est ouverte aux participants pour retourner à Morlaix, à l’issue de la dernière étape de Port la Forêt, le samedi 31 juillet.
Les classements Le Tourduf récompensera plusieurs catégories :
« Voile entreprises » qui récompense les bateaux dont l’équipage est composé d’au moins 50% de membres d’une même entreprise, le vainqueur de ce classement gagne sa place au championnat de France entreprises
Le classements double
Les équipages Jeunes dont la moitié doivent avoir moins de de 26 ans
Les équipages mixtes et féminins. Les tarifs Les tarifs s’échelonnent de 460 euros (Double) à 850 euros pour les bateaux de plus de 14 mètres. Un tarif promotionnel est proposé aux écoles de croisière bretonne afin de renouveler les participants qui hésiteraient à se lancer seul sur une régate et développer la pratique auprès de nouveaux stagiaires
La première moitié de la flotte de la CIC Normandy Channel Race a maintenant enroulé le phare du Fastnet et fait route retour cap sur les Îles Scilly puis la marque de parcours de Guernesey. Cette édition 2021 qui jusqu’à présent se déroulait à haute vitesse, frisant parfois les 20 nœuds, a connu aujourd’hui un bel arrêt buffet. La dépression orageuse positionnée sur l’ensemble de la Mer Celtique a considérablement fait baisser les moyennes de l’ensemble des Class40, descendant parfois non loin des 3 nœuds de vitesse. Plus regroupés que jamais, les leaders devraient être les premiers à retrouver un flux de sud-ouest plus conséquent de 15-20 nœuds en tout début de soirée. Une opportunité de plus pour le top 5 de s’échapper encore d’avantage sur leurs poursuivants.
Chacun, dans ces vents faibles, est à l’affut de la moindre risée et suit avec attention ses adversaires pour tenter de grappiller le moindre mille et ainsi toucher en premier les nouveaux vents qui les pousseront vers les Scilly, îles tant attendues à l’entrée de la Manche, synonyme de dernière ligne droite et retour à la maison. A ce petit jeu, Redman (161) qui avait enroulé le phare sud-ouest irlandais en tête, perd provisoirement sa position de leader à l’avantage de Project Rescue Ocean (162). Mais clairement rien n’est joué d’avance tant ces deux là et Crédit Mutuel (158) se tiennent dans un mouchoir de poche d’un petit mille nautique. Et que dire de Lamotte Module Création (153) et Banque du Léman (159) en embuscade juste derrière et respectivement à cinq et huit milles nautiques du trio de tête. Ian Lipinski à la vacation de ce midi a parfaitement résumé l’affaire : « Ce n’est pas le premier regroupement et ce n’est sans doute pas le dernier, la météo est propice aux rebondissements. La course va certainement se jouer dans la dernière ligne droite entre Guernesey et Ouistreham… ». Ce groupe de cinq est attendu ce soir vers 22h aux îles Scilly.
Loin de favoriser le repos, ces petits airs demandent une vigilance de tous les instants. Les douze équipages encore situés au sud de l’Irlande et menés par Prisme (131), vont devoir composer avec ces conditions de navigation encore une bonne partie de la nuit, avant de retrouver des vitesses de vent et d’allure plus convenables et d’entamer à leur tour la traversée retour de la Mer Celtique.
The finish of Leg One of The Ocean Race Europe from Lorient, France to Cascais, Portugal.
L’IMOCA Corum L’Epargne skippé par Nicolas Troussel, Sébastien Josse, Marie Riou et Benjamin Schwartz s’est imposé dans la dernière ligne droite sur cette première étape Lorient Cascais après une belle remontée sur cette dernière journée de course. Il devance 11th Hour Racing Team. En VO65 The Austrian Ocean Race Project s’impose devant Ambersail.
C’est Corum à Nicolas Troussel qui est venu rafler la mise, au nez et à la barbe des deux grands animateurs de la régate, 11th hour Racing et LinkedOut. Un coup de mistoufle, comme appellent les marins des conditions illisibles sur l’eau, dans un faible souffle d’air irrégulier en force comme en direction, où le bon choix de plan d’eau relève d’un véritable coup de poker, aura décidé de la régate. A noter la collision entre AmberSail 2 et 11thHourTeam heureusement sans dégâts majeurs.
OOOOH… NO ! 😱
Les concurrents sont au contact… un peu trop sur ces images où AmberSail 2 et @11thHourTeam se touchent. Pas de dégâts majeurs, et aucun blessé. Nous en serons plus lorsque les bateaux seront arrivés. pic.twitter.com/lpfryRNbE6
— The Ocean Race FR 🇫🇷 (@theoceanraceFR) June 2, 2021
La première étape de The Ocean Race Europe s’est achevée sur un final haletant aujourd’hui à Cascais. Les vainqueurs des deux classes auront été décidés dans les derniers instants de cette étape de quatre jours, partie de Lorient samedi dernier. Cette arrivée a vu The Austrian Ocean Race Project skippé par Gerwin Jansen (NED) s’imposer sur un remarquable retour, pour coiffer le bateau lituanien AmberSail 2 de 6 petites secondes sur la ligne. « C’est dingue de gagner cette étape super intense, » lançait Gerwin Jansen depuis son poste de barre, après avoir franchi la ligne d’arrivée. « Vous avez vu ça ? Quatre bateaux d’un coup ! Quelle course ! Nous sommes vraiment heureux ! » Plus tard sur le ponton, il confiait : « Nous sommes les bizuths, la plus jeune équipe, avec peu d’expérience… les derniers 30 milles ont été si intenses, c’était incroyable. Nous avons simplement continué de nous battre et voilà le résultat ! » Seulement 15 secondes derrière les deux premiers, l’équipe néerlandaise Team Childhood I menée par Simeon Tienpont coupait à son tour la ligne d’arrivée. L’ensemble de la flotte des monotypes VO65 est arrivée en l’espace de 6 minutes. Dans la classe IMOCA, le bateau CORUM L’Épargne mené par le français Nicolas Troussel s’est adjugé la victoire, juste devant les américains de 11th Hour Racing et le bateau LinkedOut, du français Thomas Ruyant. “C’était une course très intense avec beaucoup d’écarts et de différences de vitesses entre les bateaux… on savait que c’était possible de revenir sur les premiers et cela s’est révélé être plus que possible parce qu’on l’a fait.. Tout pouvait se jouer ici, comme tout pourra se jouer à Alicante sur la prochaine étape et à Gênes sur la fin de course, » affirmait Nicolas Troussel sur le ponton. « En tout cas nous sommes très contents de cette victoire, nous nous sommes bagarrés jusqu’au bout et le final était magique pour nous. » Depuis hier matin et le passage du waypoint, les équipages naviguaient à fond, au reaching, mais depuis ce matin, nous avons assisté à une compression de toute la flotte. Le retour s’est fait par-derrière et un positionnement stratégique était à trouver pour les IMOCA et les VO65, avant de contourner le DST qui bloquait une éventuelle route directe vers Cascais et la ligne d’arrivée. En VO65, le bateau longtemps leader de la Mirpuri Foundation Racing Team était le seul à privilégier un passage au nord de ce DST, tandis que le reste de la flotte s’est précipité au sud, pour enrouler l’angle sud-ouest de cette zone interdite.
Les derniers 40 milles de l’étape ont vu les VO65 partis au sud prendre le contrôle du classement, avec de nombreux changements de leader dès que l’un d’entre eux touchait la moindre risée. Les choses se sont encore compliquées dans les 15 derniers milles, puisque toute la flotte a été ralentie par un front froid le long de la côte portugaise. Une séparation entre les six VO65 du sud a vu Sailing Poland, Team Childhood I et The Austrian Ocean Race Project naviguer plus haut qu’AkzoNobel Ocean Racing, Ambersail-2, et Viva Mexico, qui ont tous plongé un peu plus au sud pour tenter de trouver un angle plus favorable vers la ligne d’arrivée. Au final, c’est la nouvelle et jeune équipe de The Austrian Ocean Race Project qui a coupé la ligne en tête, juste devant Ambersail-2 et Team Childhood I qui complètent le podium, en VO65. La course entre les cinq IMOCA s’est également jouée sur le fil, avec chacune des équipes possiblement victorieuses à un moment de la journée. Mention spéciale à l’équipe d’Offshore Team Germany sur son IMOCA équipé de dérives droites (les quatre autres ayant des foils), mené par l’expérimenté Robert Stanjek, qui a réussi à combler un déficit de plus de 100 milles, pour prendre la tête de la flotte peu avant l’arrivée. Ils terminent finalement en quatrième position, à l’issue de cette première étape. La décision de contourner le DST par le nord ou le sud a été un facteur déterminant pour le classement final en catégorie IMOCA. Bureau Vallée, CORUM L’Épargne et 11th Hour Racing semblaient tous partis pour privilégier l’option nord, avant un changement de dernière minute, et un empannage placé par CORUM L’Épargne, suivi d’11th Hour Racing. Initialement, cette décision a semblé plus coûteuse qu’autre chose pour les deux équipes, mais cela aura fini par payer, puisqu’elles ont réussi à contourner le DST tout en rattrapant les allemands d’Offshore Team Germany ainsi que le foiler LinkedOut qui avait opté pour la route sud plus tôt aujourd’hui. Les équipes vont bénéficier d’un repos mérité jeudi et vendredi à Cascais, avant de prendre part à la régate côtière de samedi, le Mirpuri Foundation Sailing Trophy. Le départ de la seconde étape vers Alicante se tiendra dimanche.
Ci-dessous, les réactions des marins français : Benjamin Dutreux – Offshore Team Germany : « La course s’est super bien passée et nous nous sommes bien battus avec nos armes. Le début de course au portant a été assez serré puisque les foilers n’avaient pas assez de vent pour pouvoir décoller, donc il y a eu un beau match. Après forcément on s’est fait décoller, mais on n’a rien lâché tout en apprenant à se connaître à bord, car nous sommes très différents dans notre manière de naviguer. Ce finish de folie est la cerise sur le gâteau, et on s’est vraiment éclaté. C’est quand même un peu dur face aux foilers… » Pascal Bidégorry – 11th Hour Racing : « Je pense qu’on peut être super content, même si les arrivées ici sont toujours un peu particulières. Souvent, ce n’est pas bien d’être en tête. Ça a été confirmé avec CORUM L’Épargne qui arrive à gagner en nous doublant la politesse à 20 mètres de l’arrivée. Je suis content car on a vraiment bien navigué. En performance le bateau va bien, et au portant je me suis vraiment régalé. On a appuyé sur le champignon, un peu comme des brutes épaisses, et franchement, c’était super sympa. On a réussi à tenir des moyennes de multicoques avec le bateau sur plusieurs minutes, et je n’avais jamais fait ça jusqu’à maintenant. » Thomas Ruyant – LinkedOut : « Belle première étape sur ce tour de l’Europe, avec une super équipe. On a tous pris énormément de plaisir. Je continue de découvrir encore mon bateau donc c’est super en prévision de la suite de la saison. Une belle étape avec plein de conditions différentes et un retournement de situation en fin de parcours comme on aime en IMOCA. Un peu déçue de l’arrivée, mais c’est le jeu et il reste 2 manches. Il y a eu un front compliqué à passer… nous avons été les premiers à arriver en butée donc ça a recoller par derrière. Après ça a été un nouveau départ avec un peu de mistoufle à la fin. »
CLASSEMENT PROVISOIRE :
IMOCA
1 : CORUM L’Épargne 2 : 11th Hour Racing Team 3 : LinkedOut 4 : Offshore Team Germany 5 : Bureau Vallée
VO65 1 : The Austrian Ocean Race Project 2 : AMBERSAIL-2 3 : Team Childhood I 4 : Sailing Poland 5 : AkzoNobel Ocean Racing 6 : Viva México 7 : Mirpuri Foundation Racing Team
Thomas Ruyant : « Il va falloir que la chance joue un peu en notre faveur. On a été devant tout le temps, et le final est donc quelque peu décevant. Mais on ne peut que se satisfaire de l’ensemble de l’épreuve que l’on a animé quasiment de bout en bout. Le bateau, l’équipage et notre stratégie générale sont autant de satisfactions. Les conditions, sauf sur les tout derniers milles, étaient sympas, et propices à la performance. On a tenu des moyennes de 26 à 27 noeuds pendant des heures, avec des pointes à 36 noeuds. La bagarre avec 11th hour, de nuit, quasiment bord à bord à plus de 26 noeuds a été épique. Notre stratégie de route sur la fin, depuis le way point, a été conditionnée par ce front qui n’avançait pas et dans lequel nous venions buter. Cela a favorisé le retour de nos adversaires par l’arrière. On a eu jusqu’à 66 milles d’avance sur Corum après le waypoint. Mais ils ont pu terminer sur un bord tandis que nous multiplions les empannages. La fin était imprévisible. Un peu la roulette russe. On retiendra l’énorme plaisir de naviguer, ensemble, dans une super ambiance, sur un bateau magnifique et performant. On sait que la victoire nous tend les bras et on ne lâchera rien. »
La course « Au Large de Saint-Tropez » est partie ce mercredi 2 juin 2021 avec un vent d’est de 6/8 nœuds, et trente-deux voiliers répartis en deux groupes.
En lice, beaucoup de navigateurs amateurs, des habitués de courses transatlantiques, des champions en IRC et quelques marins professionnels comme Kito de Pavant ou encore le jeune espoir Robin Follin… vont se mesurer sur un parcours de 400 Nautiques (Saint-Tropez-Tour de Corse par Bonifacio et retour). Rien n’est joué d’avance dans une épreuve au large et au regard des conditions météorologiques de ces prochains jours qui annoncent un petit temps, chacun devra faire preuve de stratégie tant pour compenser son rating que pour optimiser sa navigation. Après le report et l’annulation de plusieurs courses, cette première épreuve de l’année pour la Société Nautique de Saint-Tropez – la première de la région- permet enfin aux concurrents de retrouver leurs marques et de s’entrainer en compétition. Pour ceux qui restent à quai, les balises embarquées à bord permettent de suivre la course en direct sur le lien suivant : http://yb.tl/les400_2021 Entrevues sur le ponton avant le départ au 2 juin 2021 Frédéric Ponsenard sur COCO (Dehler 30 OD) 4ème participation Pour plus de solos ! « Les raisons de ma participation c’est d’abord et avant tout de se retrouver tous ensemble à naviguer (bonheur décuplé par cette sortie de crise)Pour les projets, personnellement, c’est la transquadra en solo (cinquième participation) dont je prendrai le départ cette année de Lorient, par manque de concurrents en Méditerranée … Je participe avec un nouveau voilier que j’ai adapté au niveau de la voilure pour les alizés (il va participer à la prochaine Transquadra). Même si mon bateau a un rating élevé, je le trouve beau et agréable à naviguer. La course Au Large de Saint-Tropez est l’une des rares où l’on voit pas mal de solos ! ça fait plaisir. Habituellement la classe des solos est faible en Méditerranée, c’est dommage, il en faudrait plus qui participent aux courses ! La fragilité du navigateur en solitaire fait que les liens se resserrent entre nous. On se contacte pour évoquer nos expériences, se donner des infos … Il y a une telle ambiance entre nous sur les pontons, c’est sympa, on se retrouve entre potes Humainement, c’est plus chaleureux. »
Kito de Pavant et Gwenaël Gbick sur HBF REFOREST ACTION (Tizh 40) Petit déjeuner copieux ce matin avec Gwen avec les yeux rivés sur les derniers fichiers météo reçus . La zone de pluie s’éloigne dans l’est et nous laisse espérer un départ au sec… Et avec un peu de vent ,5 /10 noeuds de Nord-Est, voir plus pour les plus optimistes…Une fois dégagés de la baie de St Tropez nous devrions accélérer en direction des bouches de Bonifacio où nous attend un flux d’Est soutenu. Mais la 1ere nuit va être compliquée avec une zone de devent liée aux montagnes corses. Cette zone est plus ou moins étendue selon le timing et des écarts importants pourraient se créer dès cette 1ere difficulté. Après le passage des bouches, il va falloir accrocher le wagon de vent de Sud qui pourrait nous amener rapidement au Cap Corse si les cheminots ne se mettent pas en grève. Une fois le rocher de la Giraglia passé On pourra compter du du vent de Nord est irrégulier jusqu’à St Tropez Ça c’est la théorie… On vous racontera la version officielle au fur et à mesure
Ludovic Gérard sur SOLENN FOR PURE OCEAN (JPK10.80) Préserver les océans ! « Habitué de faire les courses en double, je me teste pour la première fois en solitaire. Je prépare la Transat Cap Martinique et ainsi cette épreuve me permettra de me qualifier et de voir si je peux la faire en solo… Depuis deux ans, je cours pour la Fondation Pure Océan pour promouvoir la préservation des océans. Nous sommes plusieurs coureurs à soutenir l’association et à en être les ambassadeurs. L’objectif étant bien entendu de lever des fonds et de trouver des mécènes pour cette cause. Une campagne de distribution de sacs « la goutte bleue » est en cours tout le mois de juin. Ce sac permet de ramasser les déchets dans la nature, la plage et en mer.
Eric Merlier sur TELEMAQUE 3 (JPK 10.30) A participé à toutes les éditions en solo depuis 2016Vainqueur de l’édition 2018 en solo « Enfin on va re naviguer ! courir avec les copains, se faire plaisir. C’est la plus belle course, la plus sympa et en même temps la plus dure ! Le parcours Saint-Tropez- Tour de Corse- Saint-Tropez est à la fois magique et compliqué mais on vient pour ça : se faire plaisir et se faire mal. Cette année, le report de la course de trois mois va changer la donne. La course devrait être plus facile car les journées sont rallongées et il fait beaucoup moins froid par rapport au mois de mars. Déjà qu’habituellement, la course n’est jamais la même chaque année mais cette année, ce sera encore différents avec les conditions. Il y a un niveau de folie à cette épreuve, une course à rebondissement où tout le monde est potentiellement un adversaire dangereux »
Facebook de l’épreuve : https://www.facebook.com/AuLargedeSaintTropez Lien du tracking de la course : http://yb.tl/les400_2021
LES SABLES D’OLONNE, FRANCE - 30 JANVIER: Skipper Maxime Sorel, VandB - Mayenne, est photographié au ponton lors de son arrivée du Vendee Globe, le 30 Janvier 2021. (Photo Vincent Curutchet/Alea)
Maxime Sorel a d’ores et déjà relancé un nouveau projet qui le conduira sur la ligne de départ du Vendée Globe 2024 – 2025. Un projet une nouvelle fois guidé par le goût du défi et de l’aventure, mais désormais aussi par celui de la performance. Toujours fort du soutien de V and B et du département de la Mayenne, Maxime est désormais accompagné par un nouveau partenaire mayennais, la chocolaterie Monbana, une entreprise familiale qui propose aujourd’hui une collection de plus de 250 spécialités*.
Ce nouveau partenaire confirme l’extraordinaire dynamisme de l’écosystème économique Mayennais et permet au skipper de lancer la construction d’un nouveau bateau, sistership du 60 pieds IMOCA Apivia de Charlie Dalin – premier sur la ligne d’arrivée et deuxième du dernier Vendée Globe.
La construction a démarré au chantier Multiplast avec comme maître d’œuvre l’écurie de course au large MerConcept, dont le gérant est François Gabart. La mise à l’eau de V and B – Monbana – Mayenne est prévue en juin 2022 et portera toujours la cause de l’association Vaincre la Mucoviscidose.
Le blason V and B – Monbana – Mayenne
Maxime, historiquement accompagné par V and B puis par le département de la Mayenne, c’est aujourd’hui au tour de Monbana de s’associer à ton projet. Est-ce une volonté de mettre en valeur l’écosystème économique Mayennais ?
Maxime Sorel : « Cette alliance entre V and B, la Mayenne et Monbana, c’est l’accord parfait. Les entreprises Mayennaises sont en force dans ce projet et je ne peux que m’en réjouir. L’arrivée de la chocolaterie à nos côtés s’est faite très naturellement et dans un timing idéal qui nous permet de lancer ce nouveau bateau. Comme avec V and B et le département, nous partageons des valeurs communes avec ce nouveau partenaire. Notre relation est basée avant tout sur l’humain, la proximité, la confiance et l’entrepreneuriat. C’est pourquoi partager un bateau est une réelle force dans notre projet. Cela promet la réalisation de grands défis et l’écriture de jolies aventures humaines et sportives. Nous nous unissons tous ensemble pour revendiquer haut et fort les couleurs de la Mayenne et de l’association Vaincre la Mucoviscidose. »
Aujourd’hui, tu lances la construction d’un nouveau bateau. Pourquoi avoir choisi de construire un sistership d’Apivia ?
« Après avoir réussi à terminer mon premier Vendée Globe, je souhaitais donner une nouvelle envergure à mon projet. Pas simplement repartir avec l’idée de boucler la boucle, mais bel et bien de rempiler avec un projet plus performant sur le plan sportif. Nous avons réfléchi avec nos partenaires à plusieurs scénarios. Au départ, nous avions plutôt envisagé le rachat d’un des bateaux dernière génération du dernier Vendée Globe, comme Charal ou L’Occitane en Provence. Mais cela n’a pas abouti, car nous n’avons pas trouvé d’offres adaptées à notre projet… Il a donc fallu penser à d’autres possibilités. Partir entièrement d’une feuille blanche me semblait compliqué. En IMOCA, les différents aspects techniques sont complexes et j’estimais ne pas encore avoir assez de recul pour assumer le développement d’un bateau neuf, sans parler de l’aspect financier, forcément plus important. La solution qui s’est donc avérée la meilleure a été de construire un sistership, celui d’Apivia avec MerConcept comme maître d’œuvre. En plus d’engager une réflexion pour réduire notre impact carbone, nous allons non seulement maîtriser les coûts, mais aussi bénéficier des deux années d’expérience du team de Charlie Dalin et de l’écurie de François Gabart. Pour moi, c’est l’assurance d’avoir un bateau prêt à naviguer dès sa mise à l’eau, mais aussi une opportunité d’apprendre énormément dans un laps de temps accéléré. J’ai eu la chance de construire un nouveau Class40 en 2015 et je sais ce que cela implique en gestion de projet… Mais c’est tout ce que j’aime ! »
Quatre mois se sont écoulés depuis la fin de ton premier tour du monde. Comment se passe l’après Vendée Globe ?
« Je n’ai pas vraiment eu le temps de me poser ou de me reposer. Déjà pendant la course, je pensais à « l’après ». Je n’avais pas encore posé le pied à terre que je voulais déjà y retourner ! Repartir sur un nouveau projet de quatre ans avec de nouveaux défis sportifs était important pour moi. L’histoire ne pouvait pas s’arrêter là, ni pour moi, ni pour mon équipe. On savait que l’on pouvait compter de nouveau sur les soutiens de V and B et du département de la Mayenne, mais il a fallu travailler pour leur proposer rapidement un projet cohérent. Ce projet Vendée Globe 2024-2025 va nous permettre à tous de vivre de nouvelles émotions à bord d’un bateau plus performant. Après une 10e place lors de la dernière édition, je vise cette fois un Top 5. ”
Quelles sont les prochaines échéances pour V and B – Monbana – Mayenne ?
“La construction du nouveau bateau a déjà commencé. Le moule de pont a été envoyé chez Multiplast, à Vannes, tandis que le moule de coque se trouve chez SMM Technologies, à Lorient, où il va être légèrement modifié au niveau de l’étrave. Fin juin, le drapage commencera pour les deux pièces et à la fin du mois d’octobre, elles seront livrées chez MerConcept qui gérera alors la structure et l’assemblage. La mise à l’eau, elle, est prévue en juin 2022. Nous serons ainsi au départ de la Vendée – Arctique – Les Sables dès juillet 2022, puis ensuite de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en novembre 2022 et de la Transat Jacques Vabre en novembre 2023. En 2024 on clôturera bien sûr par le Vendée Globe 2024 – 2025.”
Ils ont dit :
Jean-Pierre Derouet, Co-fondateur de V and B : “Notre engagement dans la voile auprès de Maxime Sorel est le reflet de notre projet d’entreprise autour de valeurs fortes comme l’audace, la détermination et l’envie d’entreprendre. Maxime a parfaitement su démontrer lors de son tour du monde la pertinence de ces valeurs et sa persévérance pour atteindre ses objectifs. C’est l’esprit que nous insufflons depuis 20 ans chez V and B et ce projet en est en quelque sorte le symbole : le souffle d’entreprendre.”
Olivier Richefou, Président du Conseil départemental de la Mayenne : “La Mayenne est un département, authentique, patrimonial, qui brille par son dynamisme économique et son esprit entrepreneur. C’est aussi un territoire de valeurs fortes que nous partageons avec l’ensemble des partenaires réunis autour de Maxime. À l’occasion du Vendée Globe et de la venue du bateau à Laval, les mayennais ont vraiment démontré leur attachement à ce projet fédérateur qui fait rayonner la Mayenne par delà les océans. Nous sommes particulièrement fiers de pouvoir poursuivre ce partenariat autour de Maxime, dans un projet sportivement ambitieux, mais qui conserve son enracinement et tout son attachement aux valeurs de la Mayenne.”
Christian Buton, Président du Groupe Buton : “C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous rejoignons cette formidable aventure aux côtés de V and B et du département de la Mayenne et bien sûr de Maxime Sorel. Outre les valeurs fortes qui nous réunissent et notre attachement historique à la Mayenne, ce projet à l’instar de V and B s’inscrit parfaitement dans notre projet d’entreprise et l’esprit d’entreprendre qui nous caractérise. C’est une fierté pour l’ensemble de nos collaborateurs et l’opportunité pour la marque Monbana de démontrer l’esprit qui l’anime : savoir-faire, générosité, joie de vivre, gourmandise et créativité”
Pierre Foucaud – Président de l’association Vaincre la Mucoviscidose : « Nous sommes très heureux que Maxime nous embarque avec lui dans ses nouvelles aventures. Autour de son Vendée Globe, Maxime a inspiré de nombreux patients et généré plus de 145 000 euros qui seront attribués à nos 4 missions prioritaires : guérir, soigner, vivre mieux et sensibiliser. Nous espérons annoncer prochainement la mise en service d’un nouveau médicament qui transformerait la qualité de vie des malades. Ce médicament est une véritable révolution pour nous mais reste extrêmement onéreux. Nous devons encore largement investir dans la recherche.”