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La Trinité-Cherbourg by Actual 2021: Les vainqueurs sont…

Photo : Antoine Dujoncquoy

La flotte des 28 bateaux de La Trinité-Cherbourg by Actual est arrivée à bon port après moins de deux jours de course, hormis deux bateaux qui sont attendus dans la soirée. 320 milles rapidement avalés dans des conditions sportives, avec de 20 à 35 nœuds sur l’ensemble du parcours.

Le vainqueur au scratch est Eric de Turckheim sur Teasing Machine. Il remporte également la course dans sa catégorie IRC Equipage, où il est suivi de Laurent Charmy (SL Energies Groupe) et de Jacques Pelletier sur Qualiconsult.

Après sa deuxième place à la Duo Cat Amania, Olivier Burgaud (Contre Vents et Cancers Gustave Roussy) remporte la 3e édition de cette épreuve en temps compensé en IRC Double, après avoir coupé la ligne en tête de sa catégorie, avec plus de deux heures d’avance sur ses poursuivants. La deuxième place revient à Ludovic Menahes sur le JPK 10.10 Adeosys. Patrick Isoard (Santosha) complète le podium.

Du côté des Class40, Nicolas Jossier (La Manche #EvidenceNautique), deuxième en temps réel, se classe en première position devant Clara Fortin (#Surprise) qui est restée plusieurs heures coincée à quelques milles de la ligne, faute de vent.

Enfin, l’unique Figaro 3, Hope d’Eric Delamare a coupé la ligne au petit matin du lundi 5 juillet.

Didier Visbecq, président de la SNT : “Tout s’est bien passé, les coureurs sont ravis et nous aussi! Nous avons bien fait de décaler le départ, le temps se gâte ici à Cherbourg et les équipages n’auront pas à subir ces conditions difficiles. Nous avons fait la ligne d’arrivée depuis le fort, qui sera également la ligne de la Rolex Fastnet Race. C’est un poste de vigie superbe et une ligne bien claire. Nos coureurs ont donc pu la tester en avant-première!”.

Yves le Blevec, directeur de course : “Tout va très bien, le dernier devrait arriver vers 21h00 ce soir. C’était une belle course bien rapide, bien cadencée. C’est aussi l’occasion d’échanger avec nos collègues du Yacht Club de Cherbourg qui nous reçoivent super bien, ainsi qu’avec les coureurs. Le parcours a satisfait les marins ainsi que l’avancée du départ, donc tout le monde est content”.

Tour Voile. Vainqueur du raid du Havre, Groupe Atlantic recolle à un point des leaders au général

Tour Voile 2021, étape du Havre, le 05 juillet 2021. Photo © Jean-Marie LIOT #TourVoile

C’est au large du Havre que les dix Diam24 OD du Tour Voile 2021 ont disputé ce lundi 5 juillet un raid de 21 milles. Absent une bonne partie de la journée, le vent a fini par se lever et c’est finalement à 17h20 qu’un départ spectaculaire a pu être donné. À l’issue d’une très jolie bataille, Groupe Atlantic a remporté sa troisième victoire consécutive. Au classement général, l’équipage mené par Clément Cron revient à un petit point d’Helvetia Blue by Normandy Elite Team, deuxième aujourd’hui et toujours leader au général. Le podium provisoire est complété par Royan Atlantique, qui a décroché la troisième place du raid.

Ça valait le coup d’attendre ! Initialement prévu à 14h, le départ du raid du Havre a été repoussé en raison de conditions météo très légères. Le coup d’envoi a finalement été donné à 17h20, quand un vent d’une vingtaine de nœuds est soudainement rentré.

« Nous avons enfin pu décoller un peu, ça fait du bien d’accélérer »

Les Diam24 OD sont partis pleine balle, avec un ris dans la grand-voile, et le spectacle a été au rendez-vous au large du Havre. Après trois journées de vent faible à Dunkerque, les bateaux ont aujourd’hui navigué sur une coque et été beaucoup plus rapides, du moins sur le début de parcours. On a aussi pu observer quelques jolis plantés. Les marins étaient heureux d’afficher des vitesses plus élevées, à l’image de Noé Ackermann, skipper de Normandy Youth (7e aujourd’hui) : « Nous avons enfin pu décoller un peu, ça fait du bien d’accélérer par rapport aux conditions rencontrées à Dunkerque. Nous sommes un peu légers pour ces conditions de vent mais on aime bien, c’est plus fun. Nous avons fait pas mal de gennaker assez haut dans le vent, c’était sympa, et un peu de près pour la fin. C’était bien complet. »

Groupe Atlantic, la passe de trois

Le match en tête de flotte a été très intense et indécis jusqu’au bout. C’est finalement l’équipage de Groupe Atlantic qui a décroché sa troisième victoire consécutive, en franchissant la ligne d’arrivée à 19h50, après deux heures et demi de course. « Il a fallu rester concentré jusqu’au bout », raconte Clément Cron, le skipper de Groupe Atlantic. « À un moment, nos poursuivants sont repassés devant mais on ne s’est pas démoralisé. C’était super serré. On pensait que la manche se jouerait au départ mais en fait pas du tout, nous avons bataillé tout le long à quatre-cinq bateaux. C’était vraiment intéressant. On s’est vraiment tiré une belle balle dans le pied en terminant cinquième de la première journée à Dunkerque. On n’a toujours pas comblé notre retard au classement général mais on grappille petit à petit. »

Helvetia Blue by Normandy Elite Team conserve le leadership pour un petit point

L’équipage d’Helvetia Blue by Normandy Elite Team reste ce soir en tête du classement général grâce à une jolie deuxième place obtenue au prix d’une belle bataille face à Royan Atlantique et aux filles d’Helvetia Purple by Normandy Elite Team. Ces deux derniers équipages pointent respectivement en troisième et quatrième position. Demain mardi, des parcours construits sont au programme, si les conditions météo le permettent : un vent très soutenu est en effet attendu. Le créneau pour lancer des départs semble serré mais tout sera fait pour l’exploiter au mieux.

CLASSEMENT GÉNÉRAL (AVANT JURY)

  1. Helvetia Blue by Normandy Elite Team – Clément Michel : 7 pts
  2. Groupe Atlantic – Clément Cron : 8 pts
  3. Royan Atlantique – Gaultier Tallieu : 13 pts
  4. Helvetia Purple by Normandy Elite Team – Pauline Courtois : 15 pts
  5. Be Brussels – Kidibul powered by flying frogs – Arnaud Vasseur : 22 pts
  6. Dunkerque Voile – Louis Lengagne : 22 pts
  7. Normandy Youth – Noe Ackermann : 28 pts
  8. Team Jeune Sud – Oscar Pean : 31 pts
  9. Imagine For Margo – Margot Venin : 34 pts
  10. Emile – Benjamin Sternberg : 40 pts

Pro Sailing Tour. Leyton vainqueur à Las Palmas

Jacques Vapillon

L’épisode 3 du Pro Sailing Tour s’est terminé ce dimanche aux Canaries. L’Ocean Fifty Leyton s’est de nouveau imposé mais avec un niveau général qui s’est resserré.

si à la fin, comme à Brest et La Rochelle, c’est encore Leyton qui gagne, l’équipage de Sam Goodchild l’emporte de deux petits points devant Quentin Vlamynck et les siens. Quant à la troisième place du podium, elle revient à Erwan Le Roux et ses quatre équipiers à bord de Ciela Village, qui montent en puissance pour jouer plus souvent les trouble-fête en tête.


Sam Goodchild, skipper de Leyton* : « C’est chouette de gagner, alors que le match est encore plus serré. Notre petit plus, c’est peut-être de faire simple, même si c’était plus facile à dire qu’à faire. Il y avait beaucoup d’inconnus et d’appréhensions sur un plan d’eau qu’on ne connaît pas très bien. L’état de la mer nous a beaucoup surpris. Je pense que le noyau dur que nous formons tous les trois – Aymeric, François et moi – , depuis le début, nous permet de bien travailler ensemble. Mais ce week-end, on a vu qu’il ne faut pas ralentir, les autres progressent très vite. Aujourd’hui, on s’est fait un petit peu peur quand Arkema 4 est revenu à trois points. Heureusement la troisième manche nous a sauvés ! »

Quentin Vlamynck: « On termine la journée et cet épisode sur un carton presque plein. On a fait le maximum et moins d’erreurs. Et forcément, quand tu commences à gagner des manches, cela va tout de suite mieux ! On a eu un bonne lecture du plan d’eau qui nous a permis de bien nous placer. Au final, il nous manque deux points pour battre Leyton. Après les deux premières manches de la journée, on y croyait, mais le troisième départ nous a mis dedans complet. Là, on a perdu beaucoup de points. Mais on s’est rendu compte que Leyton aussi pouvait faire des erreurs et aller du mauvais coté du plan d’eau ; c’est rassurant ! »

Erwan Le Roux, skipper de Ciela Village : « On a essayé de naviguer simplement, la journée a bien commencé, avec une manche de deux sur le parcours construit. Je suis très content du bateau, que l’on commence à bien savoir utiliser. On gagne encore en vitesse par rapport aux autres épisodes. Il nous manque sûrement les navigations d’entraînement que Leyton a faites avant le début de saison. On n’a pas eu le temps de rattraper ces journées là, mais je remarque qu’on n’a jamais autant vu Leyton que depuis deux jours. On se rapproche… »

Jacques Vapillon

CLASSEMENT DE L’EPISODE 3

  1. Leyton – 69 points
  2. Arkema 4 – 67 points
  3. Ciela Village – 58 points
  4. Solidaires en Peloton – ARSEP – 55 points
  5. Primonial – 45 points
  6. The Arch – 40 points
  7. Groupe CGA – 1001 sourires – 32 points

DECLARATIONS

Sam Goodchild, skipper de l’Ocean Fifty Leyton
“ Nous naviguons sur ce bateau depuis seulement 6 mois. Nous apprenons constamment et d’autant plus dans des conditions difficiles comme ici. Chaque épisode est très différent depuis le début de la saison et la flotte progresse rapidement mais l’équipage a su s’adapter et très bien naviguer. C’est une belle victoire car elle était plus difficile que les autres, le match était serré, mais nous avons maintenant quelques points d’avance pour la Grande Finale !”

Elodie-Jane Mettraux, numéro 1
“J’ai appris énormément de choses, c’est une expérience très riche pour comprendre un peu mieux le fonctionnement d’un Ocean Fifty. L’équipe est top, c’est une véritable chance de pouvoir être ici. Maintenant je me réjouis de partir en convoyage direction la Méditerranée, une nouvelle navigation pour apprendre davantage. Merci à Leyton de laisser cette opportunité aux navigatrices”.

Caroline Villecroze, directrice marketing, communication et RSE du groupe Leyton
“Sam a su s’entourer d’une équipe performante et soudée. Une équipe qui nous offre une fois de plus une belle preuve de leur engagement sportif, ici à Las Palmas. A l’occasion des collaborateurs Leyton avaient fait le déplacement de Pologne et d’Italie, ils ont vécu une expérience unique et incroyable en navigant avec l’équipage vainqueur ! Ils repartent avec des souvenirs mémorables ! Nous avons pris beaucoup de plaisir à suivre l’équipage ces quatre derniers jours et nous sommes ravis de pouvoir partager cette victoire avec l’ensemble de nos collaborateurs“.

Pro Sailing Tour. Leyton vainqueur du Défi 24 Heures

Pro Sailing Tour 2021 Episode 3 Las Palmas Copyright : Pro Sailing Tour / Jacques Vapillon de Gran Canaria

L’Ocean Fifty Leyton mené par Sam Goodchild confirme qu’il reste encore bien difficile à battre même si son équipage du btiller ferme devant Arkema 4. Toujours très incisif, seule la perte de son gennaker, tombé dans l’eau, a freiné le trio du trimaran médocain dans son élan.

Auteur d’un début de course parfait et très inspiré à l’heure de déjouer les très redoutés évents de Maspalomas dans le Sud de Gran Canaria, l’équipage de Quentin Vlamynck (Arkema 4) n’a pas pu maintenir la cadence imposée par son coriace concurrent. Entre ces deux équipages qui avaient fait le break avant de boucler le tour de Gran Canaria, tout s’est donc joué dans l’obscurité de la nuit, au passage entre les îles de Lanzarote et de Fuerteventura. Dès lors, à l’heure de hisser le gennaker, Leyton, crédité d’une meilleure vitesse, prend l’ascendant, d’autant qu’Arkema 4 avait perdu cette précieuse voile d’avant taillée pour les allures portantes ! Le Britannique finit par s’imposer avec une heure et 45 secondes d’avance sur son tenace poursuivant au terme des 303 milles de ce parcours très technique, obligeant les équipages à user autant de leurs réflexes tactiques que de leur bon sens marin. Déjà en tête au classement général provisoire du Pro Sailing Tour après les deux premiers épisodes brestois et rochelais, l’équipe de Sam Goodchild, fort des points engrangés grâce à cette victoire offshore valant coefficient trois, confirme son leadership.

Un record « pimiento picante » pour Arkema 4

Au passage, l’équipage d’Arkema 4, qui s’entraine régulièrement à Gran Canaria, pulvérise son propre record en bouclant le tour de l’île en 7 h 55 contre 10 h 22 en 2019. Les Médocains, devenus Canariens d’adoption, ont su déjouer les pièges des dévents propres à l’archipel qui viennent ajouter un peu de « pimiento picante» dans chaque tentative de record.

Derrière ces deux premiers bateaux, c’est à l’équipage de Primonial mené par Sébastien Rogues que revient le droit de compléter le podium du Défi 24 Heures de Las Palmas de Gran Canaria après une bataille acharnée avec Erwan le Roux (Ciela Village). Rappelons que deux bateaux sur les sept engagés, The Arch (Armel Tripon-Benoît Marie) et Groupe GCA 1001 Sourires (Gilles Lamiré), ont dû abandonner en raison de problèmes techniques cette course offshore. Ils sont néanmoins tous les deux attendus dès demain pour les parcours construits et côtiers au grand spectacle garanti.

RDV demain et dimanche pour la suite des régates

Demain et samedi, la Direction de course a concocté quatre à cinq manches par jour. Un parcours côtier conduira la flotte des Ocean Fifty devant la plage de Las Canteras, au nord l’ouest de l’île, où ils devraient disputer deux à trois manches rapides et techniques, au contact, avant un dernier parcours côtier au nord de l’île. Deux journées qui s’annoncent intenses, dans un vent établi de 15 nœuds : les équipages devront se montrer engagés et endurants pour espérer décrocher la timbale canarienne. Le jeu reste ouvert !

Réactions au ponton du Club Maritimo Varadero :

Sam Goodchild, skipper de Leyton : « C’était sport ! On est tous bien trempés. De l’aéroport jusqu’au Nord de Fuerteventura, c’était très serré avec Arkema 4. On pouvait presque se parler d’un bateau à l’autre. Puis on s’est un peu détaché, on pense qu’ils ont eu un problème parce que ce n’est pas dans leur habitude de nous laisser partir aussi facilement. On a tout eu, de zéro à 36 nœuds de vent, on a sorti toute la garde robe avec des pointes à zéro nœuds et d’autres à 35 nœuds. Il faut rester très vigilant dans ces conditions très changeantes. Ces bateaux qui accélèrent brutalement sont vite dangereux. Dans ces moments, il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas là qu’on peut gagner, mais que c’est là qu’on peut facilement tout perdre. »

Quentin Vlamynck, skipper de Arkema 4 : « Tomber dans le dévent en premier, ce n’est jamais facile. On a toujours gardé du vent sur le tour de Gran Canaria. À un moment donné, on a vu qu’il y avait beaucoup plus d’air sur notre droite, on y est allé, ça a payé. Cela nous a permis d’être dans les temps pour battre notre propre record de vitesse autour de l’île. Mais notre gennaker est tombé dans l’eau. Les sangles se sont arrachées au passage d’une vague dans la remontée autour de Grand Canaria dans 25/30 nœuds de vent. La course était terminée, mais on n’a rien lâché, avec l’objectif de limiter les dégâts. On a essayé jusqu’au bout, jusque dans le dernier dévent, dans lequel Leyton est resté un peu plus longtemps. À présent, on va se reposer et trouver une solution pour se procurer un voile de secours et se battre aux maximum sur le reste du week-end. »

Classement du Défi 24 Heures de Las Palmas de Gran Canaria (arrivées en heure locale)
1 / Leyton (Sam Goodchild, Aymeric Chappellier, François Morvan), arrivé à 7h28mn40sec
2 / Arkema 4 (Quentin Vlamynck, Lalou Roucayrol, Raphaël Lutard), à 8h29mn25sec
3 / Primonial (Sébastien Rogues, Matthieu Souben, Julien Villion), à 10h00mn54sec
4 / Ciela Village (Erwan Le Roux, Xavier Macaire, Alan Pennaneac’h), à 10h20mn34sec
5 / Solidaires En Peloton – ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus, Corentin Douguet, Antoine Joubert), à 11h26mn30sec
Abandons :
Groupe GCA 1001 sourires (Gilles Lamiré, Phil Sharp, Pierre-Antoine Morvan) sur une série de pépins techniques
The Arch (Armel Tripon, Benoit Marie, Frédéric Moreau) en raison d’une grand-voile déchirée

Tour Voile. Helvetia Blue by Normandy Elite Team premier leader du Tour

Première journée de parcours construits, Tour Voile 2021, Dunkerque le 2 juillet 201, photo © Jean-Marie LIOT #TourVoile

Le Tour Voile a démarré ce vendredi à Dunkerque. Le public s’est déplacé en nombre pour encourager les dix équipages qui disputaient quatre parcours construits devant la plage de Malo-les-Bains. Dans un flux de moins de 10 nœuds, les marins ont dû naviguer finement et négocier au mieux le fort courant. À ce petit jeu, c’est l’équipage d’Helvetia Blue by Normandy Elite Team qui s’en est le mieux sorti et prend donc les commandes de l’épreuve ce soir, devant Royan Atlantique et l’équipage féminin d’Helvetia Purple by Normandy Elite Team. Demain samedi, les Diam24 OD prendront part à un raid, au départ et à l’arrivée de Dunkerque.

Grand soleil, petit vent et fort courant ce vendredi à Dunkerque pour la journée d’ouverture du Tour Voile 2021. C’est peu avant midi qu’a été donné le départ de la première manche. Les régates courtes, au contact, se sont enchainées dans l’après-midi. Après l’annulation de l’épreuve l’an dernier en raison du contexte sanitaire, les teams étaient impatients et très déterminés pour figurer au mieux.

Des Normands aux commandes

Les quatre courses du jour ont été remportées par Helvetia Blue by Normandy Elite Team (deux fois), Royan Atlantique et Dunkerque Voile. Au classement général, c’est le team normand d’Helvetia Blue qui est ce soir aux commandes. De quoi ravir Louise Acker : « Nous avons passé une très belle journée. Il a fallu jouer avec le courant et les rotations de vent, et faire parler la vitesse. Nous avons bien géré. C’est bien de commencer le Tour Voile de cette manière. Toutes les journées sont importantes, on lance une belle dynamique. Mais nous savons que l’épreuve est très longue. Nous espérons déjà faire aussi bien demain pour le raid. »

De l’importance d’enclencher une bonne dynamique

Vainqueur d’une manche et deuxième au classement général ce soir, l’équipage de Royan Atlantique termine également ce premier jour de régates avec le sourire. « Ça commence bien, nous sommes contents de notre vitesse et de nos choix tactiques », explique le skipper Gaultier Tallieu. « La météo était capricieuse et nous avons joué sur nos acquis. Notre équipage est jeune, c’est notre premier Tour Voile et on continue à apprendre à se connaître. Cette situation est plus simple à vivre quand on commence sur une bonne dynamique. Des journées comme celle-ci, on les prend volontiers ! »

Les filles devant les locaux

Régulier aux avant-postes, le team 100 % féminin d’Helvetia Purple by Normandy Elite Team complète le podium provisoire. « Nous n’avons pas remporté de manche mais nous étions toujours bien placées », résume Pauline Courtois. « On lance super bien notre Tour Voile mais ce n’est que le tout début. Nous n’avons pas pris des très bons départs aujourd’hui, il faut qu’on travaille cet aspect. En revanche, les choix tactiques ont été très bons. On a un peu de bricolage ce soir car notre grand-voile n’a pas voulu descendre. Il va falloir se pencher là-dessus. » On note enfin la belle performance des locaux de Dunkerque Voile. Vainqueurs d’une manche, ils pointent ce soir à la quatrième place au général, et sont en tête au classement étudiants.

CLASSEMENT GÉNÉRAL (AVANT JURY)

  1. Helvetia Blue by Normandy Elite Team – Clément Michel
  2. Royan Atlantique – Gaultier Tallieu
  3. Helvetia Purple by Normandy Elite Team – Pauline Courtois
  4. Dunkerque Voile – Louis Lengagne
  5. Groupe Atlantic – Clément Cron
  6. Normandy Youth – Noe Ackermann
  7. Be Brussels – Kidibul powered by frogs – Arnaud Vasseur
  8. Team Jeune Sud – Oscar Pean
  9. Imagine For Margo – Margot Venin
  10. Emile – Benjamin Sternberg

Naissance de la DMG MORI Sailing Academy, recherche d’un skipper pour participer à la Mini Transat 2023

Kojiro Shiraishi - Dmg Mori Global One - IMOCA
Kojiro Shiraishi - Dmg Mori Global One - IMOCA © Thomas Deregnieaux

Le DMG MORI Sailing Team lance une très belle initiative avec la création de la DMG MORI Sailing Academy, une structure dont le but est d’accueillir de jeunes talents ayant la volonté d’intégrer le milieu de la course au large tout en leur permettant d’améliorer leurs compétences techniques en collaboration étroite avec le DMG MORI Sailing Team.

Le transfert de compétences et la promotion de la jeunesse font parties de l’ADN de DMG MORI. C’est dans cette optique qu’un Mini 6,50 prototype (Plan David Raison), construit par le DMG MORI Sailing Team, sera mis à disposition d’un(e) skipper prometteur choisi(e) à l’issu d’une sélection rigoureuse, afin de participer aux entraînements et aux courses de la classe Mini 6,50 pour atteindre l’objectif fixé par le programme : participer à la Mini Transat 2023.
Le skipper stagiaire percevra une rémunération couvrant ses frais de vies. En contrepartie, lorsqu’il/elle ne sera pas en entraînement ou en course, il/elle travaillera au sein du DMG MORI Sailing Team en renfort de l’équipe technique en place.
C’est dans ce cadre que la DMG MORI Sailing Academy recherche un(e) skipper n’ayant jamais participé à la Mini Transat, possédant une solide formation technique (de préférence en ingénierie), très motivé(e) pour vivre cette aventure, doté(e) d’un bon esprit d‘équipe et ayant la volonté de se surpasser.
Nous recherchons également 1 à 2 co-skipper afin d’accompagner le/la skipper principal(e) lors des courses en double.
Le dépôt des candidatures peut se faire entre le 1 Juillet et le 31 Août 2021.
Les candidat(e)s devront démontrer leur motivation par écrit et si il/elle le souhaite via tout autre document qui pourrait être utile pour appuyer sa candidature.

Des interviews avec les candidat(e)s à l’issue de la première phase seront organisées en septembre/octobre.
A l’issu de ces interviews, les candidat(e)s toujours en lice seront invité(e)s à venir à Lorient (France) au cours de l’automne pour faire connaissance avec le DMG MORI Sailing Team, démontrer leurs compétences sur l’eau et ainsi permettre au jury de prendre sa décision finale.

Le programme démarrera officiellement en février 2022.
Pour toute question, n’hésitez pas à contacter :
DMG MORI Sailing Academy – Trainee Programme
Corentine LEMONNIER-LE TUAUD
E-mail: sailingacademy@dmgmori.com

Départ du Défi 24 Heures de Las Palmas de Gran Canaria

Pro Sailing Tour 2021 Episode 3 Las Palmas de Gran Canaria. Copyright : Pro Sailing Tour / Jacques Vapillon

C’est à 12H09 que le Défi 24h du Pro Sailing Tour a été donné dans un alizé d’une petite quinzaine de nœuds et une mer plutôt houleuse au large de la Pointe San Cristobal. Au programme une double circumnavigation canarienne de 303 milles aux détours de Gran Canaria dans le sens anti-horaire et de l’île voisine de Fuerteventura dans l’autre sens.

Ce jeudi matin, les conditions météo s’annonçaient en effet propices pour donner libre cours à un Défi 24 Heures qui tienne toutes ses promesses entre accélérations et sérieux coups de frein au gré des alizés et des canaux qui font la réputation de l’archipel canarien.

Un coup à toi, un coup à moi… Comme prévu, c’est avec de nombreux changements de leader et d’incessantes variations de vitesse qu’a débuté ce Défi 24 Heures autour de l’île volcanique de Gran Canaria parfois comparée à un continent en miniature en raison de la diversité de ses paysages et de ses climats. C’est en tout cas sur le registre de la diversité avec la seule certitude de voir le speedomètre faire le grand écart au gré des sautes d’intensité du vent que s’apprêtaient à en découdre les équipages sur les rangs. Pour l’heure, le scénario se déroule comme prévu avec des retournements de situation qui se succèdent avec une belle intensité. Seule ombre à ce tableau canarien ce jeudi après-midi : l’abandon de The Arch mené par la paire Armel Tripon et Benoît Marie. Les deux skippers ont déchiré leur grand-voile dans un empannage sur les coups de 14 heures au large du cap « La ldena San Nicolas » sur la côte Ouest, là où l’ensemble de la flotte lâchait les chevaux avec des pointes à 26/27 nœuds. L’équipage va bien et peut compter, en dépit de cette fortune de mer, sur une voile de secours pour espérer disputer la suite de ce 3è épisode du Pro Sailing Tour, samedi et dimanche.

Re-décollage à l’aéroport ?

Pour les six autres concurrents, la course continuait de plus belle, même si en approche de la côte Sud, l’alizé commençait à avoir du plomb dans l’aile. Au contact, Primonial (Sébastien Rogues) et Leyton (Sam Goodchild) n’avaient certainement pas fini de jouer des coudes en approche du sud de l’île et d’une zone aussi réputée que redoutée pour son insoutenable légèreté de l’air. Idem pour le trio – Ciela Village (Erwan Le Roux), Arkema 4 (Quentin Vlamynck) et Solidaires en Peloton – (Thibaut Vauchel-Camus) qui se tenait dans un mouchoir de moins de 0,2 mille aux abords de cette zone à haut risque. Aux yeux de Gilles Chiorri, le directeur de course, « le jeu de patience, de finesse et de choix pour aller parer la pointe Maspalomas, située dans la zone déventée commençait, avec le risque que la course se joue sur cette zone piégeuse. »

Mais pour tous, la promesse de changer de cadence l’emportait, alors qu’au même moment on mesurait 28 nœuds de vent au niveau de l’aéroport sur la côte Est, augurant un vrai coup d’accélérateur. La flotte était toujours attendue sur les coups de 21 heures ce soir à la bouée de Saint Cristobal. « De là, les bateaux mettront le cap au NE, vers le Nord de Fuerteventura, sur un bord de près océanique plutôt rapide dans 15 à 18 nœuds de vent et une mer qui se calmera un peu. Ils sont attendus en fin de nuit dans le passage entre Fuerteventura et Lanzarote, avant de redescendre le long de l’île. Au final, les premiers devraient couper la ligne d’arrivée sur les coups des 12h30 demain. » ajoutait celui qui suit au plus près la progression de ces six trimarans, tous susceptibles de l’emporter au terme de cette course offshore terriblement disputée.

Ils ont dit sur les pontons du Club Maritimo de Veradero

Matthieu Souben (Primonial) : « Le parcours est assez original. Il nous promet une navigation assez compliquée, avec des pannes de vent, beaucoup de regroupements. On y va en connaissance de cause avec pas mal d’envie. On sait aussi qu’on va aussi se faire cueillir par du vent assez fort, il va donc falloir rester très vigilant et naviguer en bon marin. Le vent fait le tour de l’île de Gran Canaria avec des grandes variations en intensité entre les côtés où il souffle fort et le dessous où il n’y a rien du tout. On s’attend à vivre des moments de pétole très sollicitants, où il faudra être sur les réglages. À bord, on espère rester dans la dynamique positive qui s’est mise en place après notre démâtage à Brest. On sait que pour mériter la victoire finale sur cet épisode, il faut aller chercher un podium sur le Défi de 24 Heures. L’objectif sera donc d’essayer d’être devant dès le début. »

Corentin Douguet (Solidaires en Peloton – ARSEP) : « On ne sait pas trop à quelle sauce on sera mangé sur ce tour de l’île, avec une zone de molle au Sud. Il faudra être malin à ce moment-là pour éviter que de gros écarts se fassent dans le mauvais sens pour nous. Quand on aborde les Canaries lors d’une transatlantique, on essaye d’éviter de passer dans ces parages, mais là on ne pourra pas éviter la côte Sud de Gran Canaria et pour la première fois on la verra de près. On s’attend à une chute brutale du vent qui pourra passer de 30 nœuds à rien, ou presque. Puis, quand on rejoindra Maspalomas, la variation se fera de manière aussi brutale dans le sens inverse. Il faudra rester attentif à bord de ce bateau ; Cela reste un multicoque, avec le risque de se retrouver dans une situation compliquée, voire définitive. »

Aymeric Chappellier (Leyton) : « Le parcours est sympa, même s’il ne s’annonce pas très évident pour les neurones avec une alternance entre des effets tampon et des accélérations dans des vents qui peuvent potentiellement atteindre les 30 nœuds. On sait que ce sera difficile de trouver son chemin dessous, avant que le vent remonte franchement en intensité dans le canal entre Gran Canaria et Fuerteventura, où on risque de prendre un bon coup de pied aux fesses. Tout ça nous promet beaucoup de manœuvres et de changements de voiles. Cette fois encore, cela s’annonce très serré avec des vitesses très proches entre les uns et les autres. On ne sous-estime aucun bateau. »

Equipages engagés sur le Défi 24 Heures de Las Palmas de Gran Canaria :
Groupe GCA 1001 sourires (Gilles Lamiré, Phil Sharp, Pierre-Antoine Morvan)
Solidaires En Peloton-ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus, Corentin Douguet, Antoine Joubert)
Primonial (Sébastien Rogues, Matthieu Souben, Julien Villion)
Arkema 4 (Quentin Vlamynck, Lalou Roucayrol, Raphaël Lutard)
Ciela Village (Erwan Le Roux, Xavier Macaire, Alan Pennaneac’h)
Leyton (Sam Goodchild, Aymeric Chappellier, François Morvan)
The Arch (Armel Tripon, Benoit Marie, Frédéric Moreau)

Drheam-Cup, le Grand Prix de France de course au large se tiendra du 13 u 23 juillet

Départ devant la ville de Cherbourg-en-Cotentin - Juillet 2020 Copyright : Thierry Martinez / Drheam Promotion

La course multi-classes, qui est née en 2016 de la volonté de Jacques Civilise, se tiendra dans un an, du 13 au 23 juillet 2022. Comme en 2018 pour l’arrivée de la 2ème édition et en 2020 pour le départ, la ville de Cherbourg-en-Cotentin accueillera de nouveau une flotte de haut vol avec 12 classes de bateaux invitées qui s’élanceront le dimanche 17 juillet en équipage, en double ou en solitaire.

Pour cette grande course, trois parcours innovants, adaptés aux différences de vitesse des bateaux, sont maintenus afin que la flotte arrive à La Trinité-sur-Mer dans un timing resserré, après environ 3 à 4 jours de mer.
Et comme en 2018, les organisateurs de la Route du Rhum Destination Guadeloupe ont retenu la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, comme épreuve qualificative à la transat en solitaire.

Tous les détails sont disponibles à compter d’aujourd’hui dans l’avis de course qui est publié sur le site officiel.

Créée en 2016 par Jacques Civilise, LA DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE a réussi en peu de temps à se positionner comme un rendez-vous estival incontournable de la course au large tous les deux ans, attirant sur chaque édition de plus en plus de concurrents, séduits par le triptyque compétition-partage-fête qui constitue véritablement son ADN.
Compétition, avec l’objectif affiché et assumé par son organisateur d’inscrire LA DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE dans la catégorie des grandes épreuves hauturières, comme la Rolex Fastnet Race, courue les années impaires, et qui partage désormais le même port de Cherbourg-en-Cotentin.

Partage, avec le principe d’une épreuve OPEN – d’où la labellisation GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE – c’est-à-dire ouverte à tous les bateaux, à tous les formats (solitaire, double et équipage) et à tous les publics, amateurs et professionnels, hommes et femmes, avec un accent particulier mis sur les jeunes via l’opération Rêves de Large.

Fête enfin, véritable ADN de cette épreuve estivale que ses terres d’accueil – Cherbourg-en-Cotentin, le Cotentin, la Manche et la Région Normandie d’un côté́, La Trinité-sur-Mer et le Morbihan de l’autre – se font une joie de recevoir dans un esprit de convivialité à même de rassembler le plus grand nombre. Cela avait été le cas en 2016 et 2018, avec notamment des dizaines de milliers de personnes lors de l’arrivée de la deuxième édition à Cherbourg-en-Cotentin, mais également, malgré́ les restrictions sanitaires, en 2020, avec de nombreux visiteurs venus admirer les bateaux depuis les quais de Port Chantereyne.

Une 4ème édition qualificative pour la Route du Rhum–Destination Guadeloupe et des parcours adaptés à chacune des classes invitées

Place désormais à la quatrième édition qui, comme en 2018, a été retenue par l’organisateur de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, OC Sport Pen Duick, comme course qualificative pour cette transat en solitaire qui s’élancera en novembre 2022. La DRHEAM-CUP sera ouverte aux solitaires pour toutes les classes de bateaux admises sur la Route du Rhum, à savoir Ultimes, IMOCA, Ocean Fifty, Class40, Rhum Monocoques et Rhum Multicoques (*). Ce qui promet un plateau sportif très relevé, beaucoup de solitaires faisant de LA DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE un passage obligé pour valider leur qualification et/ou se préparer en vue de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe.
Pour les classes invitées n’ayant pas pour objectif la transat en solitaire, la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE se court en équipage ou en double, comme à l’accoutumée.

Fidèles à l’esprit d’innovation qui caractérise l’épreuve depuis son lancement, Jacques Civilise et ses équipes proposeront trois parcours inédits, de 600, 1 000 et 1 500 milles.
Le parcours de 600 milles rejoint ainsi le club fermé des grandes courses, telles que la Fastnet Race, Sydney-Hobart, la Caribbean 600 et la Middle Sea Race, qui font toutes 600 milles nautiques.

Ces parcours, tous allongés et imaginés avec soin, mélangent côtier et océanique, ce qui fait le sel de ce genre de grandes épreuves multi-classes, ils garantissent également de naviguer à toutes les allures, quelle que soit la direction du vent :
Le parcours dit DC 600, de 600 milles nautiques (Figaro Bénéteau 3, Multi 2000, IRC, Osiris habitables, Rhum Monocoques et Multicoques, Open grands monocoques, yachts classiques), passera par le sud de l’Angleterre (West Shamble), les Scilly, Ouessant et le plateau de Rochebonne.
Le parcours dit DC 1000, de 1 000 milles nautiques (Ocean Fifty, Imoca, Class 40), ira quant à lui au Fastnet après les Scilly, avant de mettre le cap sur Ouessant et la bouée BXA (entrée de l’estuaire de la Gironde), puis sur la baie de Quiberon.
Le parcours dit DC 1500, de 1 500 milles nautiques (Ultimes) emmènera les plus grandes unités à l’île de Man puis au Fastnet, avant un passage par Ouessant, une traversée du Golfe de Gascogne direction Bilbao et un dernier grand bord vers La Trinité-sur-Mer.
Le départ de la grande course, prévu le dimanche 17 juillet, sera précédé le vendredi 15 juillet d’un prologue, le DRHEAM-TROPHY, qui donnera lieu à l’opération Rêves de Large lancée dès la première édition en 2016 : elle consiste à inviter des jeunes, en l’occurrence issus des territoires du Cotentin, à participer au prologue à bord de bateaux concurrents.

Rendez-vous du 13 au 23 juillet 2022 !


LES GRANDES DATES DE LA DRHEAM-CUP/GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE

Jeudi 1er juillet 2021 : Publication de l’avis de course sur le site officiel
Samedi 4 décembre 2021 : Ouverture des inscriptions (1er jour du Nautic de Paris) et lancement de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE 2022
Samedi 14 mai 2022 : Clôture des inscriptions
Mardi 12 juillet 2022 : Date limite d’arrivée des bateaux à Cherbourg-en-Cotentin
Mercredi 13 juillet 2022 : Contrôles bateaux ; Ouverture du village
Jeudi 14 juillet 2022 : Feu d’artifice
Vendredi 15 juillet 2022 : DRHEAM-TROPHY (prologue)
Dimanche 17 juillet 2022 : Départ de LA DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE devant la rade de Cherbourg-en-Cotentin
Mercredi 20 juillet 2022 : Arrivée estimée des premiers bateaux
Samedi 23 juillet 2022 : Remise des prix à La Trinité-sur-Mer
*L’avis de course de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe n’a à ce jour pas encore été publié, cette liste est donc susceptible d’être modifiée.

🔒 Reed Expositions France continuera d’organiser le Cannes Yachting Festival jusqu’en 2041

Reed Expositions France devenu Rx France continuera d’organiser le Cannes Yachting Festival jusqu’en 2041 en a décidé la Cour d’appel de Paris après environ cinq ans de procédures judiciaires engagées par la Fédération des Industries Nautiques (FIN) en 2016. La FIN contestait l’accord contractuel qu’elle avait passé avec RX France et qui octroyait à cette…

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Corsica Med : Tapis roulant et zone de tir activée sur la 1ère étape

©yohanbrandt

Après un parcours magnifique sous forme de glissade avec 15-20 nœuds de vent d’ouest pour la majorité de la flotte, les concurrents sont arrivés mardi à partir de 13h52, dans le sillage de HBF – Reforest’Action*, plus ou moins fourbus après une traversée, mais satisfaits : de la fatigue bien sûr, mais principalement beaucoup de plaisir. Pour les IRC et les OSIRIS, la nuit avait été à la fois très agréable en termes de navigation et plus surprenante en termes de réglementation. Conformément à la possibilité qui avait été évoquée au briefing, ils se sont trouvés au cœur de la nuit aux alentours de Porquerolles avec toutes les zones militaires activées en configuration de tir. Plusieurs bateaux ont ainsi dû se dérouter, et parfois remettre leurs choix tactiques en question. Le dernier bord, dans le petit temps sous le vent du Cap Corse jusqu’à la ligne d’arrivée, aura mis à vif les nerfs des navigateurs, mais laissé à la course un intérêt stratégique réel jusqu’au terme de cette première manche.

Les deux Mini 6.50 en course ont fait leur parcours quasiment toujours au contact avec la fin de la flotte IRC OSIRIS jusqu’au Cap Corse, point où les trajectoires se sont séparées puisque les premiers mettaient le clignotant à droite à la Giraglia, alors que les seconds continuaient tout droit jusqu’à Capraia, ouvrant à une séance sportive, voire même très sportive, avec un contact brutal avec un Libeccio violent – vent d’ouest bien connu dans la région, enregistré autour de 40 à 45 nœuds. Dans ces conditions très rudes, les deux concurrents espagnol et italien, tout deux encore en phase de découverte de leur support, ont finalement réussi à rejoindre la latitude de Macinaggio où leur course a été stoppée. Ils prendront demain la même route que le reste de la flotte, après une nuit au calme bienvenue.

Macinaggio en fête
« Ce n’était que du bonheur de les voir arriver ! C’était magique, vraiment magique… » commente Isabelle Murzilli, présidente du CNM, vice-présidente ligue Corse voile, qui, avec ses équipes et la complicité de celles de U Scalu, n’a pas ménagé sa peine tout au long de la journée et de la nuit dernière « Tout le monde est heureux. On a fait l’accueil qu’on souhaitait faire. On n’a pas fini parce que ce soir on leur réserve une très belle soirée après la remise des prix et le cochon sauvage à la broche. Voilà maintenant on a le Libecciu : ils ne pouvaient pas arriver dans le Cap Corse sans connaître cette Giraglia blanche. Comme on dit chez nous : le Cap Corse sans le vent, ce n’est pas le Cap Corse, voilà !
« Ici, tout le monde parle de la course et tout le village va sur les pontons, grâce à l’investissement permanent de la commune de Rogliano, de son maire Patrice Quilici, et de toute son équipe – c’est comme au Vendée Globe !… Sur l’eau il y avait du monde aussi : il y a des bateaux qui sont venus les accueillir, et je suis sûre qu’il y en aura demain aussi. Je crois que ça va faire le double de participants l’année prochaine parce que là, tout le monde est vraiment très satisfait. »

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