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Solitaire du Figaro. 12 bizuths au départ

Crédit photo : Alexis Courcoux - La Solitaire du Figaro 2021

Au nombre de douze sur les 34 partants, les candidats à leur toute première Solitaire du Figaro s’apprêtent à se jeter dans le grand bain. Venant de différents horizons, c’est tous armés de solides convictions que ces prétendants au titre de premier bizuth au classement Bénéteau – Trophée Éric Ingouf – se préparent à entrer dans l’arène. Petit tour d’horizon de ces troupes qui composent les rangs d’un fringant contingent parmi lequel pointent de jeunes talents, qui n’ont certainement pas fini de faire parler d’eux…

Les bizuths, ce sont sans nul doute les figaristes qui sont déjà passés par là qui en parlent le mieux. 2e du classement des premières fois en 2011, Xavier Macaire (Groupe SNEF) qui figure à l’aube de sa onzième participation parmi les incontestables favoris, constate avec plaisir que la relève est là. « La nouvelle génération – celle du renouvellement – est là ! Cela prouve qu’il y a toujours de l’attrait pour la Classe et que de nouveaux skippers n’ont pas peur de venir se frotter à un circuit qu’ils savent difficile. C’est un bon signal pour l’avenir », constate celui qui se souvient s’être bagarré il y a dix ans avec une belle brochette de « bleus » : des Charlie Dalin, Sam Goodchild et Morgan Lagravière, entre autres. Autant de nouveaux venus qui ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, tout comme Nicolas Lunven et François Gabart, premiers bizuths en 2007 et 2008.

Des filles à ne pas perdre de vue…
Quelques années plus tard, l’arrivée, en 2019, du nouveau support, le Figaro Bénéteau 3, participe sans nul doute à encourager ce débarquement en force de nouveaux visages au royaume de la monotypie. « C’est un bateau un peu plus fun, qui attire certainement un peu plus de monde que son prédécesseur. Au Pôle Vendée, je suis toujours agréablement surpris par la motivation dont ces bizuths font preuve pour apprendre à en maîtriser les réglages. Je connais surtout Charlotte (Yven), et je vois bien qu’elle a la tête sur les épaules, qu’elle va de l’avant. On a d’ailleurs vu sur le Tour de Bretagne qu’elle peut faire des super résultats. Et si ce n’est pas cette année, cela viendra sûrement plus tard, » ajoute Xavier Macaire.

Il avoue aussi être très impressionné par la jeune Violette Dorange (Devenir), qui du haut de ses vingt ans, fait preuve d’une étonnante maturité à l’approche de sa deuxième participation à la course. Cette jeune ex-bizuth, qui fait ses gammes sur le circuit des batailles à armes égales avec un rêve de Vendée Globe pour moteur, mérite incontestablement les compliments prometteurs de nombreux observateurs. À suivre également, Estelle Greck (Respimer) qui a engrangé une belle expérience cette année en participant à la Transat en double et compte parmi ces « rookies » affichant clairement des objectifs sportifs ambitieux, à la hauteur des heures et des efforts qu’ils et elles ont consacrés pour mériter leur présence au départ de cette 52e Solitaire du Figaro.

Parmi les nouvelles têtes, l’Américano-italienne Francesca Clapcich (Fearless – State Street Marathon Sailing) sort également du lot. À 33 ans, cette sportive accomplie se distingue par son parcours atypique qui cumule deux Olympiades et une participation à la Volvo Ocean Race en 2017-2018. Au cours de ce tour du monde en équipage, elle a croisé un certain Nicolas Lunven, figariste émérite qui lui a donné son lot de précieux conseils pour sortir son épingle du jeu. Abnégation et capacité à faire face à une redoutable concurrence, cette jeune femme, qui a aussi fait un petit détour du côté des forces aéronavales italiennes, ne manque visiblement pas d’atouts.

Crédit photo : Alexis Courcoux – La Solitaire du Figaro 2021

Des filières pour des espoirs…
Il en est de même pour Gaston Morvan (Bretagne CMB Espoir) qui possède de sérieux arguments pour figurer parmi les favoris à la victoire au classement Bénéteau des bizuths – Trophée Eric Ingouf. À commencer par le sang de figariste qui coule dans ses veines. Le fils ainé du grand Gildas, l’un des anciens cadors du circuit – 22 participations à La Solitaire au compteur ! – a grandi bercé par cette épreuve. Pas étonnant de voir débarquer aujourd’hui cette silhouette déjà connue sur la reine des courses en solitaire. Mais plus que son nom, c’est l’ensemble des premiers résultats décrochés pour mériter sa sélection au sein d’une filière d’excellence et ses entraînements assidus au sein de l’incontournable Pôle Finistère Course au Large, qui lui garantissent aujourd’hui de faire son baptême du feu sur La Solitaire du Figaro, 52e du nom, dans les meilleures dispositions possibles.

Paroles de bizuths
Estelle Greck (Respimer) : Au début de l’année, j’étais la seule bizuth à m’entraîner à Lorient Grand Large avec Tanguy Leglatin et Bertrand Pacé. Ils ont des approches très différentes, très complémentaires, c’était donc forcément très enrichissant, cela m’a permis de bien progresser. Ce circuit monotype est extrêmement formateur et je suis fière d’être au départ de cette Solitaire. Je pense que la pression va commencer doucement à monter, mais ce sera plus de l’adrénaline, du bon stress qui ne sera pas paralysant… Enfin, je l’espère ! Mon objectif, c’est de terminer première bizuth au terme de cette édition. C’est un beau challenge, il y a du niveau, mais il faut bien placer la barre haute pour avancer !

Gaston Morvan (Bretagne CMB Espoir) : La Solitaire reste une épreuve compliquée et il peut se passer plein, plein de choses. Autant les favoris du classement général, on les connaît très bien, on sait comment ils naviguent ; autant les bizuths, on ne sait pas trop. On n’est pas à l’abri qu’un nouveau venu se révèle très à l’aise sur ce format un peu atypique et crée la surprise. Je prends donc le statut de favori avec les pincettes qui s’imposent. L’un des souvenirs les plus forts que j’ai, c’est quand je suis allé au large de Portsall, en 2014, avec Jacques Caraës, ancien directeur de course, faire un pointage en semi-rigide au passage d’une bouée en pleine nuit. C’est là que je me suis dit que je voulais moi aussi disputer la course.

Francesca Clapcich (Fearless – State Street Marathon Sailing ) : Les expériences des JO et de la Volvo Ocean Race m’ont beaucoup apporté. Dans les deux cas, il s’agit de pousser les performances des bateaux à fond, en essayant toujours d’aller vite pour battre ceux qui sont proches de vous. C’est dans mon ADN maintenant. Et le Volvo apporte la mentalité du large, c’est différent, parce que vous avez un équipage autour de vous, avec dix personnes à bord, mais j’ai eu la chance de naviguer avec Dee Caffari, Nico Lunven et Brian Thompson ; et d’apprendre d’eux. J’aime beaucoup la navigation en solitaire que j’ai découvert en Laser à Londres en 2012. J’apprécie particulièrement le défi d’être seul. C’est un défi mental, tout dépend de vous pour surmonter les pensées négatives.

Charlotte Yven (Team Vendée Formation) : Après un cursus de voile légère au Pôle Olympique de Brest, j’ai toujours été attirée par la course au large. J’ai participé à des courses en Mini 6.50, j’ai engrangé un peu d’expérience petit à petit, puis j’ai sauté sur l’occasion de postuler à la sélection du Team Vendée La pression commence à monter doucement mais sûrement. J’étais encore assez relax jusqu’au premier briefing sécurité. Là, on sent qu’on rentre dans le vif du sujet… Et que c’est un peu sérieux ce qu’on va faire, même si on y va pour se faire plaisir ! Et que même si cela reste un jeu, il y a des enjeux !

Les douze bizuths de cette 52e édition de La Solitaire du Figaro
Francesca CLAPCICH (Fearless – State street marathon sailing)
Pep COSTA (CYBELE VACANCES TEAM PLAY TO B)
Jules DELPECH (ORCOM)
Jesse FIELDING (Opportunity – State street marathon sailing)
Maël GARNIER (Ageas team – Baie de Saint-Brieuc)
Estelle GRECK (Respimer)
Philippe HARTZ (Marine Nationale – fondation de la mer)
Arthur HUBERT (MonAtoutenergie.fr)
Gaston MORVAN (Bretagne – CMB Espoir)
David PAUL (Just a drop)
Alexis THOMAS (La Charente Maritime)
Charlotte YVEN (Team Vendée formation)

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Solitaire du Figaro. Tom Dolan : “J’ai la niaque !”

En terminant notamment 8e de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy en double avec Gildas Mahé en mai, et 5e de la Solo Guy Cotten – Concarneau en juillet, Tom Dolan a confirmé qu’il était en forme cette année. Fin prêt, donc, pour aborder au mieux sa quatrième Solitaire du Figaro.

« Je suis bien reposé et j’ai la niaque. J’ai vraiment hâte d’y aller !», annonce le skipper irlandais qui a fait le choix, contrairement à certains de ses concurrents, de faire l’impasse sur la Rolex Fastnet Race, en début de mois. « Faire l’impasse sur cette compétition était un bon choix. Je voulais être aussi frais que possible et, de fait, je suis en forme. Ces derniers jours ont été consacrés à en faire le moins possible, à dormir, à bien manger et à faire un peu de sport. C’est la première fois avant une Solitaire que j’arrive autant à me poser et à me détendre. Je n’ai jamais été aussi prêt. La tête est claire. Le bateau est en très bon état et équipé de voiles neuves, ce que je n’avais pas la dernière fois. Tous les voyants sont donc au vert, mais je ne m’emballe pas pour autant. Sur cette course, personne, même un archi favori, n’est à l’abri d’une bonne fessée, et c’est particulièrement vrai cette année », assure le skipper de Smurfit Kappa – Kingspan, bien conscient que ce qui les attend, lui et ses adversaires, est sacrément copieux. La preuve, avec des étapes de 689, 490, 624 et 685 milles – et seulement 48 heures de repos entre chaque -, cette 52e édition est assurément la plus longue et la plus difficile de ces dernières années. « Les étapes 1 et 3 sont typées hauturières et les manches 2 et 4 sont d’avantage côtières. Complet, riche et exigeant sont les trois mots qui résument le mieux le programme des trois semaines à venir », note Tom. Trouver le bon rythme, ne pas se mettre dans le rouge d’emblée et garder un minimum de lucidité jusqu’au bout feront parties des clés de la performance. Le mental aura donc, comme toujours sur cette épreuve, un rôle prépondérant.

Faire ce que l’on sait faire

« Après déjà trois années sur le circuit des Figaro Bénéteau, j’ai compris à quel point il important d’avoir confiance en soi et en ses décisions. C’est une chose avec laquelle j’avais du mal auparavant. Face aux « rockstars » de la course au large, j’avais du mal à ne pas me trouver influencé par eux. Aujourd’hui, j’ai davantage confiance en mes analyses, en ma vitesse et en mes prises de décision, et ce sont clairement des fondamentaux », explique le navigateur qui poursuit, depuis un an et demi, son travail avec son préparateur mental. Un travail qui lui avait permis, l’an passé, de se hisser dans le Top 5 de cette fameuse Solitaire, un résultat totalement inédit pour un navigateur irlandais. Pas question toutefois de se mettre la pression cette année. « J’ai arrêté de regarder ou de lire les médias, d’écouter ce que tout le monde dit. Je me déconnecte des réseaux sociaux et essaie de me centrer uniquement sur moi-même. Le fait d’être à l’isolement ces derniers jours avant le départ (en raison du contexte sanitaire, ndlr), finalement ça a du bon car cela permet de rester dans sa bulle et de se focaliser sur l’essentiel avant la course, en particulier la météo », détaille Tom Dolan, plutôt serein à trois jours du jour J. « Pour le moment, je n’ai pas encore le stress du départ. De plus, la tendance météo pour la première étape est, à première vue, relativement simple, sans cartouche ni truc un peu bizarre. Il reste du temps pour affiner tout ça, mais je suis déjà dans les starting-blocks, avec l’envie de bien faire ! ».

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Solitaire du Figaro : Éric Péron :«Tout est en ordre de marche»

Eric Peron sur le Figaro French Touch © Fafa.pic

Eric Péron après avoir mener de fronts plusieurs projets va pouvoir se focaliser sur la course. « A deux jours du départ, je me sens bien prêt. J’ai fait un bilan nutritionnel avec un spécialiste jeudi, et le point sur différentes choses que je vais pouvoir lâcher complètement pendant la course. J’ai autour de moi toute une équipe qui a conscience que la Solitaire est importante pour moi, et qui se mobilise pleinement pour m’aider. De plus, j’ai mûri. Auparavant, je stressais cinq jours avant le jour J, je me faisais du mouron si la météo s’annonçait incertaine. Aujourd’hui, tout est en ordre de marche. Je suis rassuré à tous les niveaux, et cela me permet de partir à la fois confiant et apaisé », explique Éric Péron qui, après de longs mois à jongler entre ses différentes casquettes de skipper, de chef de projet et d’entrepreneur, peut enfin complètement relâcher la pression et se focaliser sur sa course. Une course qui, cette année, va se jouer en quatre grosses étapes de 689, 490, 624 et 685 milles, rien de moins !

Ne pas avoir de regrets
« Cette 52e édition est effectivement un énorme morceau qui promet d’être complet et exigeant. Il y a cependant un bon équilibre entre course hauturière et régate côtière. Certaines manches seront peut-être un peu ajutées en fonction des conditions, mais il faudra clairement gérer l’effort dans la durée sachant que chaque acte sera susceptible de faire des dégâts. Je garde néanmoins en tête que sur mes neuf précédentes Solitaires, celles qui m’ont le mieux réussi ont été les plus dures », note le skipper de French Touch, 8e en 2019 et 4e en 2010. « Sur cette édition 2021, il n’y a pas d’ancien vainqueur, mais une grosse bande de favoris. Il y a, bien sûr, les valeurs sûres telles que Xavier Macaire, Gildas Mahé ou Alexis Loison, mais aussi quelques marins de la nouvelle garde comme Tom Laperche qui vont bien et qui sont capables de gagner », relate Éric dont l’expérience sera assurément un atout pour performer. « J’espère terminer l’épreuve en étant content de moi. C’est-à-dire si mon résultat est en corrélation avec ce que j’ai pu produire de mieux et sans regret sur ma façon de naviguer. On peut faire des erreurs sur des choix stratégiques, mais on ne doit pas avoir remords concernant son engagement ou sa gestion du matériel à la fin d’une telle épreuve. »

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Solitaire du Figaro : Envie de bien faire pour Tanguy Le Turquais

Tanguy Le Turquais et Corentin Douguet a bord du Figaro Queguiner-Innoveo en entrainement en vue de la Transat En Double Concarneau-Saint Barthelemy le 28/04/2021 Tanguy Le Turquais et Corentin Douguet à bord du Figaro Quéguiner - Innoveo © Alexis Courcoux

Comme le Groupe Quéguiner l’annonçait récemment, Tanguy Le Turquais participe cette année à sa troisième et dernière Solitaire du Figaro sous les couleurs de son partenaire. Une situation dont Tanguy souhaite tirer profit et qui lui permet d’aborder cette course complètement décomplexé.

Le parcours de la Solitaire du Figaro est costaud cette année ! Certes, les 34 concurrents au départ de la course n’iront pas à l’étranger. Mais ils auront déjà largement de quoi faire sur le littoral français… et près des côtes étrangères. Trois des quatre étapes font plus de 600 milles nautiques. A l’image de la première, au départ de Saint-Nazaire ce dimanche 22 août, qui arrivera à Lorient en milieu de semaine prochaine. 689 milles nautiques sont au programme, avec un détour par le Golfe de Gascogne et une marque de parcours à contourner devant la Corogne, au Nord de l’Espagne. Un parcours très orienté au large, qui convient bien au skipper de Quéguiner – Innoveo : « Je suis dans un bon état d’esprit ! J’ai hâte d’y aller, le parcours me plaît beaucoup. Ce sont de grands tronçons, qui vont nous faire partir au large. Ça me plaît ! » Les Figaristes devraient parcourir un total de 2.500 milles nautiques cette année, au terme des 4 étapes entre Saint-Nazaire, Lorient, Fécamp et la Baie de Morlaix.

Pour maîtriser ce parcours stratégique, Tanguy compte sur son expérience. Ce sera sa 5e Solitaire du Figaro. Et même s’il sait qu’il n’est pas à l’abri d’un aléa, il aimerait terminer ses trois années de partenariat avec Quéguiner – Innoveo de belle manière. Pour une fois, aucun ancien vainqueur de la course de sera au départ et, autre particularité du plateau, près d’un tiers de la flotte est constitué de bizuths (12 sur 34 concurrents) :« La flotte est très homogène cette année. Il y a forcément des gens qui sortent du lot, comme Xavier (Macaire) ou Tom (Laperche), qui font preuve d’une régularité incroyable depuis le début de la saison, mais le jeu sera très ouvert. Je pense qu’une dizaine de marins peuvent s’imposer cette année. »

De son côté, Tanguy est serein avant le départ : « Je suis parti me ressourcer en montagne, où je me suis bien reposé, avant de rejoindre Saint-Nazaire. Maintenant, je suis d’attaque ! » Sur l’eau aussi, le skipper de Quéguiner – Innoveo se sent bien : « Je trouve que je vais plutôt vite avec le bateau, donc j’ai hâte de me mesurer aux autres sur cette course, la plus importante de la saison. » Autre avantage, Tanguy aborde cette course sans pression : « Comme c’est ma dernière participation avec Quéguiner, je me mets un peu moins de pression de résultat. Du coup, je vais vraiment me faire plaisir et profiter de ce que la mer nous offre. » Et sportivement ? « Forcément, je vais essayer de continuer sur ma lancée. » Il faut dire que Tanguy a marqué les esprits depuis le début de la saison : 2e à Saint-Barthélemy à l’arrivée de la Transat en Double, 3e de la Solo Guy Cotten. Autant de bons résultats qui lui permettent de pointer à la 3eplace du classement provisoire du championnat de France Elite de course au large.

Tanguy Le Turquais espère donc confirmer ses bons résultats obtenus cette saison sur la Solitaire du Figaro. Et profiter de cette occasion pour refermer le chapitre de ses trois belles années sous les couleurs de Quéguiner – Innoveo de belle manière.

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Figaro. Objectif podium pour Pierre Leboucher

GUYOT environnement - Ruban Rose © Thomas Deregnieaux

Le skipper de GUYOT environnement – Ruban Rose, auteur d’une remarquable régularité dans le Top 5 des courses en avant-saison, dispose de toutes les armes pour se hisser sur le podium et même, pourquoi pas, aller chercher la victoire !

« Prêt, prêt, prêt, et même diablement impatient de partir ! », assure le Nantais qui se prépare donc à l’une des Solitaire du Figaro les plus longues et les plus complexes de l’histoire de la course, avec des points de passages à La Corogne, au mythique phare du Fastnet, mais aussi, et pour la première fois, à Saint-Gowan, au Pays de Galles.
« C’est un sacré morceau qui nous attend, avec des étapes de 689, 490, 624 et 685 milles, et seulement 48 heures de repos entre chaque ! Il va falloir être bon, et bon dans la durée », assure le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de GUYOT environnement – Ruban Rose. Quatrième de la Transat en Double – Concarneau – Saint-Barthélemy avec Thomas Rouxel, 4e de la Solo Guy Cotten – Concarneau puis 4e encore du Tour de Bretagne à la Voile avec Nicolas Andrieu cette saison, le double vice-champion du monde de 470, 9e de l’épreuve en 2019 puis 7e en 2020, fait naturellement des favoris de l’épreuve. « J’ai été très constant aux avant-postes lors des courses d’avant-saison et j’espère l’être tout autant lors des quatre étapes à venir, mais j’aimerais bien, cette fois, avoir mieux que la médaille en chocolat », relate Pierre, qui participe pour la cinquième fois cette année à l’épreuve (pour la troisième fois sous les couleurs de GUYOT environnement).

Un grand match annoncé
« Au fil du temps, j’ai naturellement gagné de l’expérience. Aujourd’hui, cela me permet d’aborder la course plus sereinement car je sais dans quoi je m’engage. Je suis prêt. J’espère être rapide et jouer les bons coups. Mon objectif, c’est le podium. Il est vrai que sur ce type d’exercice, on a vite fait de se prendre les pieds dans le tapis, mais chaque étape risque de relancer la donne. Les passages à niveaux s’annoncent nombreux. Il faudra donc ne rien lâcher jusqu’à la fin », détaille le navigateur qui se réjouit du bel équilibre entre course hauturière et régate côtière proposé cette année par la Direction de course. « Il faudra, comme toujours, réussir à trouver les bons moments pour se reposer. Lors de la première manche, entre Saint-Nazaire et Lorient, pour le moment on s’oriente avant tout sur une course de vitesse. Pas de front, pas de dorsale à traverser a priori. Ça risque d’être du tout schuss, sans grande prise de tête au niveau stratégique. C’est typiquement le genre de course où il faudra faire très attention de ne pas griller trop de cartouches d’entrée de jeu, même s’il sera tentant de rester rivé à la barre. On sait déjà que le match va être très serré, avec une dizaine de concurrents capables de gagner. Ça va être aussi passionnant à vivre qu’à suivre ! ».

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Solitaire du Figaro. Un plateau relevé

photo : Alexis Courcoux - La Solitaire du Figaro 2021

Pour sa 52e édition, la Solitaire du Figaro dont le coup d’envoi sera donné ce dimanche 22 août à St Nazaire ne déroge pas à la règle qui fait sa réputation. Plusieurs marins peuvent prétendre la gagner.

Durant près d’un mois, 34 marins, donneront le meilleur d’eux-mêmes pour tenter de succéder à Armel Le Cléac’h, le vainqueur en titre. Réussir à déjouer un maximum des pièges du parcours, savoir se montrer opportuniste mais aussi et surtout tenir l’effort dans la durée en parvenant à conserver un maximum de lucidité jusqu’au bout seront les clés du succès. Et pour cause, quatre très grosses étapes, pour un total de 2 500 milles à parcourir entre Saint-Nazaire, Lorient, Fécamp et la Baie de Morlaix, sont au programme. Cette 52e édition – la plus longue de ces dernières années – s’annonce donc particulièrement exigeante.

Cette année encore, l’épreuve rassemble un plateau de premier choix, qui se distingue néanmoins par sa jeunesse. Entre les cinq femmes aux palmarès prometteurs et les sept étrangers qui, de plus en plus, menacent de bousculer la norme au royaume des batailles à armes égales en solitaire, tous les talents et les ingrédients sont réunis pour donner lieu à de nombreux rebondissements. Petit tour d’horizon des forces en présence à 48 heures du lever de rideau sur le premier parcours entre Saint-Nazaire et Lorient.

« Comme tous les ans, s’aventurer à donner un pronostic, ce serait prendre un risque énorme. C’est un beau plateau qui est réuni ici. Je me méfie de tout le monde. Il faudra rester sur le qui-vive jusqu’à notre retour ici à Saint-Nazaire dans un mois », lance Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour L’Institut Curie), qui fait son grand retour sur le circuit après cinq ans d’absence. 2e au classement général en 2014, le skipper trinitain revient avec des ambitions renouvelées après s’être essayé à d’autres supports sous d’autres cieux, notamment à bord de trimarans Ultim lors de tentatives sur le Trophée Jules Verne. Pourtant, pas question de se départir de l’humilité de rigueur qui s’impose face à une concurrence toujours aussi redoutable : « Quand on se retrouve sur l’eau bord à bord, je ne regarde pas le nom écrit sur la grand-voile, je m’en fiche. J’essaye juste d’aller le plus vite possible pour doubler cet adversaire, quelle que soit son expérience. L’arrivée du Figaro Bénéteau 3 ouvre un peu le jeu. Les jeunes, qui débarquent, percutent tout de suite. Alors qu’avec son prédécesseur, c’était plus difficile de percer dès la première ou la deuxième année, » ajoute celui qui se réjouit de revenir dans la bataille avec l’objectif de reprendre vite ses marques aux avant-postes.

Jeunes anciens Vs jeune garde
De son côté, Gildas Mahé (Breizh Cola) constate aussi que la partie s’annonce encore terriblement disputée, notamment face à des jeunes talents, à l’image de Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance), qui a décroché un podium l’an passé au terme de sa deuxième participation. « Je suis le doyen, mais je ne me sens pas vieux ! La flotte a pris un sacré coup de jeune. Mais ce n’est pas pour ça qu’il n’y a pas de concurrence, bien au contraire. J’ai l’impression qu’il y a pas mal de petits jeunes qui tournent bien et qu’il y a beaucoup de monde capable de bons coups ! J’en fais partie. J’ai bien progressé dans la maîtrise du bateau », complète le concurrent le plus âgé qui s’est entraîné à Lorient. À 46 ans, fort de sa solide expérience, il figure légitimement – tout comme Alexis Loison (Région Normandie) et ses quinze participations au compteur -, parmi les têtes d’affiche de cette 52e édition.

Eric Peron (French Touch), vainqueur de la dernière étape en 2019 complète cette analyse : « pour moi, il y a trois groupes. Le premier est constitué d’anciens qui restent très constants dans leur façon de naviguer. Grosso modo, tous les vainqueurs d’étape. Le deuxième se compose de solitaires un peu plus suiveurs, mais qui restent toujours très performants et manœuvrent très bien leur bateau. Ils peuvent perturber le classement. Et puis, il y a la jeune garde qui bouscule la hiérarchie. Sans compter tous ceux qui progressent et menacent de jouer les trouble-fêtes : ils sont nombreux. Tout cela fait que le jeu est très ouvert », indique le skipper du monotype reconnaissable à sa livrée tricolore, réputé pour son audace et son côté joueur qui s’efforcera, sur sa dixième participation, de « ne pas perdre La Solitaire sur une option hasardeuse. »

La course dans la course des étrangers
L’une des autres constantes de ces dernières années reste la montée en puissance progressive des skippers étrangers engagés dans la course. Ils se mesurent les uns les autres dans les lignes du Trophée Vivi, inauguré en 2019 à l’arrivée du Figaro Bénéteau 3 pour valoriser celles et ceux qui franchissent le pas et viennent s’aventurer sur la plus « frenchy » des épreuves en solitaire. Ce classement a d’abord récompensé le Britannique Alan Roberts (Seacat Services), puis l’Irlandais Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan), qui, fort de sa 5e place au classement général au terme de sa deuxième participation, en est le vainqueur en titre. Cette année, la lutte pour ce prix international pourrait se jouer à trois, avec l’Helvète Nils Palmieri (TeamWork), vainqueur de la Transat en double Concarneau – Saint Barthélemy au printemps dernier. Qu’ils viennent des vertes vallées de l’Irlande ou des montagnes suisses, ces nouveaux visages, qui ne manquent pas de talent, n’ont certainement pas fini de jouer des coudes dans les rangs d’un classement général au temps, dont chaque place vaut cher.

Les cinq vainqueurs d’étapes et les podiums au classement général
Fabien Delahaye (Groupe Gilbert) : vainqueur de la première étape, 2e de La Solitaire du Figaro et Champion de France Elite de Course au large en 2011
Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) : 2e de La Solitaire du Figaro 2014
Tom Laperche (Bretagne – CMB Performance) : 3e de La Solitaire du Figaro en 2020
Alexis Loison (Région Normandie) : vainqueur de la première étape en 2014
Xavier Macaire (Groupe SNEF) : vainqueur de la 1ère étape en 2020, 3e de La Solitaire Bompard Le Figaro en 2015, 2e en 2013
Gildas Mahé (Breizh Cola) : vainqueur de la 3e étape en 2014, 2e de la Solitaire du Figaro en 2019
Eric Peron (French Touch) : vainqueur de la 4e étape en 2019

Les prétendants au trophée VIVI
Francesca Clapcich – Fearless – State street marathon sailing
Pep Costa – CYBELE VACANCES TEAM PLAY TO B
Tom Dolan – Smurfit Kappa – Kingspan
Jesse Fielding – Opportunity – State street marathon sailing
Nils Palmieri – TeamWork
David Paul – Just a drop
Alan Roberts – Seacat Services

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SailGP. Premier jour piégeux à Aarhus

Le circuit SailGP s’est arrêté à Aarhus au Danemark ce week-end. Après une journée d’entraînement dans une brise soutenue jeudi, c’est dans un vent faible et erratique que les 7 équipages se sont affrontés ce vendredi. A ce jeu, ce sont les Australiens qui s’en sont le mieux sorti, contrairement aux Français qui ont manqué de réussite et sont 7e à l’issue de ce premier jour de course. Les Anglais et les Néozélandais complètent le podium provisoire.

Alors que le vent était au rendez-vous à l’entraînement, permettant aux Anglais de Ben Ainslie d’atteindre le nouveau record de 98,3 km/h de vitesse, c’est dans les petits airs et sur une eau parfaitement lisse que les équipages ont régaté aujourd’hui. Situé au plus près de la côte danoise, le stade nautique d’Aarhus a été particulièrement piégeur avec de véritables trous d’airs aux abords de la porte au vent.

A domicile, Nicolai Sehested et ses hommes ont signé une belle victoire de la première course du jour devant les Australiens, les Néo-Zélandais et les Anglais qui sont passés de la première à la quatrième place en quelques secondes sur le dernier petit bord vers la ligne d’arrivée. Les Français de Billy Besson, légèrement en retrait au départ mais aux avant-postes au début de la manche, terminent 6e.

L’équipage tricolore s’est ressaisi pour la deuxième manche avec un beau départ au vent de la flotte. Troisième à la première marque de parcours, il a pris la tête au premier portant mais finit septième, au terme d’une manche très compliquée avec des vents aussi aléatoires en direction qu’en intensité. Jimmy Spithill (USA) remporte la course, suivi par Tom Slingsby (AUS) et Nathan Outteridge (JAP). Cette manche a aussi été marquée par la pénalité des Néo-Zélandais et de l’équipe tricolore. Billy Besson écope de 4 points, quand Peter Burling ne prend que deux points. Un jugement considéré comme injuste pour le barreur “Je n’ai pas vu le F50 NZL dans mon tableau arrière et au moment où je le vois, je lofe tout ce que je peux pour m’écarter le plus possible comme le veut la règle. C’est difficile d’estimer la bonne distance de sécurité. Puis j’arrête un peu de lofer, je ralentis car on vient de passer la bouée pour attaquer le portant. Donc j’imagine que les Néo-Zélandais vont abattre, et non, ils attaquent et reviennent encore plus fort et nous touchent. Donc j’essaie à nouveau d’éviter le contact mais je n’arrive pas à faire mieux, nous sommes trop proches. Je pense que nous avons été jugés trop sévèrement par les arbitres et ce n’est pas juste de prendre 4 points alors que les NZL n’en prennent que 2. Nous avons fait tout ce que nous avons pu pour nous écarter et les Néo-Zélandais ont été beaucoup trop attaquants.”

La troisième course du jour signe le grand retour de Sir Ben Ainslie aux commandes. Peter Burling et Blair Tuke, de retour des Jeux Olympiques de Tokyo avec une médaille d’argent en 49er (après l’or à Rio en 2016) terminent deuxièmes avec leur équipage néo-zélandais. Belle troisième manche des Français, troisièmes jusqu’à la dernière marque à laquelle les Américains de Jimmy Spithill arrivent avec plus de vitesse pour les doubler avant l’arrivée.

Un bilan mitigé donc après cette première journée de course où les nerfs de notre barreur français ont été mis à rude épreuve. “Quand tu vois que tu as bataillé toute la journée et que tu te retrouves plus proche en points du bateau (DNS) qui n’a pas navigué de la journée que de celui qui est avant dernier devant nous, c’est la honte. Il est où le spectacle là ? Je suis déçu et énervé. Demain on n’a plus rien à perdre, on grille toutes nos cartouches.”

Demain, les conditions météorologiques devraient être similaires. Si les trois premières équipes se tiennent à 1 et 2 points d’écart ce soir au classement général provisoire du Rockwool Denmark Sail Grand Prix, 6 points séparent les Français du podium. Ils n’auront donc pas le droit à l’erreur lors des deux courses en flotte, à suivre en direct à 13h sur Canal+ Décalé avec Hélène Cougoule et Franck Cammas aux commentaires.

Les Espagnols ont chaviré et subi des casses matériels lors de la journée d’entraînement, ils n’ont donc pas pu participer aux trois courses du jour.

CLASSEMENT PROVISOIRE DE L’ÉVÉNEMENT
1- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 18 points
2- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 17 points
3- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 16 points
4- DENMARK / Nicolai Sehested / 15 points
5- NEW ZEALAND / Peter Burling / 14 points
6- JAPAN Nathan / Outteridge / 13 points
7- FRANCE / Billy Besson / 6 points
8- SPAIN / Phil Robertson / 0 point

COURSE 1
1- DENMARK / Nicolai Sehested / 8 points
2- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 7 points
3- NEW ZEALAND / Peter Burling / 6 points
4- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 5 points
5- JAPAN Nathan / Outteridge / 4 points
6- FRANCE / Billy Besson / 3 points
7- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 2 points
8- SPAIN / Phil Robertson / 0 point

COURSE 2
1- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 8 points
2- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 7 points
3- JAPAN / Nathan Outteridge / 6 points
4- DENMARK / Nicolai Sehested / 5 points
5- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 4 points
6- NEW ZEALAND / Peter Burling / 3 points
7- FRANCE / Billy Besson / 2 points
8- SPAIN / Phil Robertson / 0 point

COURSE 3
1- GREAT BRITAIN / Ben Ainslie / 8 points
2- NEW ZEALAND / Peter Burling / 7 points
3- UNITED STATES / Jimmy Spithill / 6 points
4- FRANCE / Billy Besson / 5 points
5- AUSTRALIA / Tom Slingsby / 4 points
6- JAPAN / Nathan Outteridge / 3 points
7- DENMARK / Nicolai Sehested / 2 points
8- SPAIN / Phil Robertson / 0 point

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Tour de France Microplastiques : mission accomplie pour Fabrice Amedeo

Arrivé devant Menton ce vendredi, Fabrice Amedeo a mis un terme à un long périple tout au long des côtes françaises. Parti de Dunkerque le 27 juin à bord d’un voilier de 32 pieds, le skipper Nexans – Art & Fenêtres s’est employé à mesurer à intervalles réguliers le taux de microplatiques dans l’eau avant de transmettre l’ensemble de ces données à la communauté scientifique. Désormais, place à la préparation du grand rendez-vous de la saison : la Transat Jacques Vabre.

C’est un engagement qui lui tenait à cœur, qui prolonge cette volonté de donner du sens à sa vie de skipper professionnel. Fabrice Amedeo, qui a participé aux deux derniers Vendée Globe, s’est lancé depuis trois ans dans une démarche visant à aider la communauté scientifique pour la préservation de l’Océan. Alors, après avoir réalisé plusieurs séries de mesures (CO2, température, salinité, microplastiques) à bord de son IMOCA lors de ses dernières courses au large, il a décidé de reprendre la mer, cette fois-ci pour longer le littoral français. A bord de deux voiliers (un Ofcet 32 pour la Manche et l’Atlantique, un X362 pour la Méditerranée), ses deux capteurs océanographiques financés par Onet et Éléphant Bleu ont été installés par son équipe technique. Objectif : mesurer les taux de microplastiques à proximité des eaux côtières où la biodiversité sous-marine est très riche.

Un engagement partagé

Fabrice a réalisé la dernière partie de son voyage ce vendredi matin à Menton (Alpes-Maritimes) à l’issue d’une longue étape entamée depuis le port de Banyuls-sur-Mer, soit plus de 370 milles parcourus (600 km). « Je suis très content d’avoir achevé ce tour de France microplastiques et réalisé ce projet citoyen grâce au soutien de mes partenaires Nexans, Art & Fenêtres, Onet et Éléphant Bleu, confie le skipper. C’était important de poursuivre cette démarche qui nous tient particulièrement à cœur ».

Tout au long de son voyage, Fabrice a pu constater à quel point la teneur en microplastiques pouvait être problématique. Dans le Rhône par exemple, il n’a mis que 45 minutes pour obstruer les trois séries de filtres qu’il utilisait, alors que le protocole scientifique prévoyait trois heures ! « J’ai hâte d’avoir les résultats de ces relevés et des études réalisées par l’Ifremer, l’Université de Bordeaux et l’IRD d’ici quelques mois, poursuit le skipper qui a prélevé 33 précieux échantillons contenant des microplastiques de différentes tailles, capturés entre Dunkerque et Menton, en passant par Hendaye, à l’aide de filtres de 300, 100 et 10 microns. Cela a nécessité beaucoup d’engagement et d’investissement de la part de toute notre équipe que je remercie pour le travail accompli. C’était un véritable défi technique ! »

Désormais, une nouvelle séquence débute pour le navigateur. Après un retour au port à Marseille ce samedi, puis en Bretagne, il va continuer à préparer avec son équipe le grand rendez-vous sportif de la fin d’année : la Transat Jacques Vabre. Ces dernières semaines, son IMOCA Nexans – Art & Fenêtres poursuit sa phase de chantier. Dès sa mise à l’eau, Fabrice multipliera les navigations avec son co-skipper, le jeune Loïs Berrehar (27 ans) afin d’être prêt le Jour-J, le dimanche 7 novembre au Havre.

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Championnat de France Espoirs Glisse 2021 / Dernier Jour : Sacrés Espoirs !

E.Bellande / FFVoile

284 marins ont participé au Championnat de France Espoirs Glisse à Martigues sur l’Etang de Berre se sont affrontés durant une semaine éprouvante et riche en émotions dans 10 séries délivrant un titre de Champion de France Espoirs.

La semaine avait justement commencé par un coup de mistral qui avait mis tout le monde dans le bain avant d’offrir d’autres scénarios complétement différents aux marins en lice à Martigues pour cette édition. Au delà du talent c’est surtout la ténacité et la polyvalence qui ont été récompensé sur ce Championnat. Et dans chacune des 10 séries délivrant un titre de Champion de France Espoirs, les vainqueurs pourront être très fiers de la semaine qu’ils ont réalisé !

Nacra15 Open
Avec pas moins de 30 bateaux inscrits, les Nacra15 ont assuré un sacré spectacle tout au long de la semaine, avec des courses extrêmement accrochés et de nombreux vainqueurs de manches différents. Il y avait du très haut niveau dans cette série et à n’en pas douter on retrouvera un bon nombre des équipages en lice en Nacra17 dans les années à venir. Après une dernière journée parfaite ce sont les Rochelais, Champions d’Europe U19 de la série il y a quelques jours, Clément Martineau et Thomas Proust qui se sont imposés cette année, devant Manolo Geslin-Grimaud et Marion Declef. La lutte pour la 3e place aura été acharnée et ce sont Matteo Chaboud et Ambre Sebrechts qui montent finalement sur la dernière marche d’un podium de très haute volée !
Le podium final :
🥇 Clément MARTINEAU (EV Rochelaise) & Thomas PROUST (SR Rochelaises)
🥈 Manolo GESLIN-GRIMAUD (ASN Quiberon) & Marion DECLEF (ASN Quiberon)
🥉 Matteo CHABOUD (CV Sevrier) & Ambre SEBRECHTS (Club Var Mer)

29er Open
Quel suspense et quel spectacle toute cette semaine en 29er. Le niveau aura été incroyablement dense et élevé sur ce bateau, “petit frère” du 49er olympique. Avec autant de jeunes talents déjà brillants chez les Minimes, on pouvait s’attendre à une sacrée bataille et c’est exactement ce qu’on a eu, avec des histoires de familles en plus ! Hugo Revil et Karl Devaux n’ont pas eu beaucoup de respect pour le droit d’aînesse, le premier devançant sa grande sœur Chloé pour un petit point et le second empochant la victoire devant son grand frère Kéo. Très belle performance en tout cas de l’équipage 100% féminin Chloé Revil et Nell Castilla, vice-championne de France Open. Après Théo, sacré Champion du Monde de 29er en 2018, la relève des Revil est assurée !
Le podium final :
🥇 Hugo REVIL (CNBPP) & Karl DEVAUX (CVSQ)
🥈 Chloé REVIL (CNBPP) & Nell CASTILLA (CNBPP)
🥉 Kéo DEVAUX (CVSQ) & Enael RIO (SNO Nantes)
🏅 1er équipage féminin : Chloé Revil (CNBPP) & Nell Castilla (CNBPP)

SL16 Open
Seule duo 100% Féminin en lice en SL16, Eloïse Clabon et Maé Cottereau ont tout simplement remporté le titre Open de la catégorie ! Une belle récompense pour elles et pour leur club du CN Ares, situé au cœur du Bassin d’Arcachon. D’ailleurs dans cette série c’est tout simplement un 3/3 pour les équipages de la Ligue Nouvelle-Aquitaine car les Filles devancent deux duos représentants l’EV Rochelaise sur le podium final.
Le podium final :
🥇 Eloïse CLABON & Maé COTTEREAU (CN Ares)
🥈 Julian KERHUEL & Antoine MILHET (EV Rochelaise)
🥉 Gabriel ROUX-DESSARPS & Raphael BOIZUMAULT (EV Rochelaise)
🏅 1er équipage féminin : Eloïse CLABON & Maé COTTEREAU (CN Ares)

15.5 Open
En 15.5, on aurait pu aussi assister à un triplé néo-aquitain mais c’était sans compter sur le duo haut-savoyard Hugo Desmoulins – Timothée Borredon. Jamais hors du top 5 lors des 10 courses courues, ils ont surtout été très autoritaires lors de la dernière journée avec une place de 2e et une victoire lors de la dernière course du championnat pour valider définitivement leur titre de Champions de France Espoirs !
Le podium final :
🥇 Hugo DESMOULINS & Timothée BORREDON (BN de Sciez)
🥈 Thomas COUERON & Raphael GRAND (EV Rochelaise)
🥉 Adel LARUELLE & Eliott DAUBREE (CV Pyla-sur-Mer)
🏅 1er équipage féminin : Juliette ELAND & Ines TALLARON (CV Sevrier)

Hobie Cat 16 Spi Open
On s’attendait à beau duel dans la dernière ligne droite du Championnat dans cette série et on a pas été déçu. Devancés de quelques points hier par le duo Kio Dimetto – Charles Henon (EV Cagnes-sur-Mer), Champion de France Espoirs en titre, Louis Orain et Mateo Le Tallec (ASN Quiberon) ont réussi à inverser la tendance lors de la dernière course du jour, qu’ils ont remporté alors que leurs adversaires direct prenaient la 6e place.
Le podium final :
🥇 Louis ORAIN & Mateo LE TALLEC (ASN Quiberon
🥈 Kio DIMETTO & Charles HENON (EV Cagnes-sur-Mer)
🥉 Aurélien BELL & Quentin BERTRAMO (Cannes Jeunesse)
🏅 1er équipage féminin : Marine BELLALOUM & Valentina D’AMODIO (Cannes Jeunesse)

Techno 2.93 OD 7.8 Garçons
Ils n’aura pas quitté la première place du début jusqu’à la fin. Victor Gaubert (CMV St-Brieuc) a réalisé une semaine très solide pour aller chercher le titre pour sa première participation à un Championnat de France Espoirs. Derrière, Clément Picquet (SR Rochelaises) a tout donné pour essayer d’aller chercher le titre, à l’image de sa dernière journée et ses deux victoires en deux courses, mais cela n’a pas suffit.
Le podium final :
🥇 Victor GAUBERT (CMV St-Brieuc)
🥈 Clément PICQUET (SR Rochelaises)
🥉 Arthis ESPAGNON (CN Couardais Goisil)

Techno 2.93 OD 7.8 Filles
Elle avait déjà une belle avance avant le début de cette dernière journée de compétition mais Apolline Guédan a mis un point d’honneur a finir en beauté, en remportant les deux courses du jour ! Championne de France Minimes en 2019, la pensionnaire du WW Meyzieu confirme son potentiel en s’imposant cette semaine, avec la manière puisqu’elle a devancé sa dauphine Mathilde Le Henaff (Brest Bretagne Nautisme) de 17 points !
Le podium final :
🥇 Apolline GUEDAN (WW Meyzieu)
🥈 Mathilde LE HENAFF (Brest Bretagne Nautisme)
🥉 Gaelle PRIEUR (CN Couardais Goisil)

Techno 293+ Garçons
Il a tout simplement survolé sa série. Le ligérien Clément Destombes (Passagers du Vent) a failli réaliser la semaine parfaite en remportant toutes les courses du Championnat pour s’imposer mais un “accroc” lors de la 1ère manche le 1er jour le prive de cet exploit unique. C’est tout de même une performance exceptionnelle qu’il n’est pas prêt d’oublier, d’autant que c’est son premier titre de Champion de France !
Le podium final :
🥇 Clément DESTOMBES (Passagers du Vent)
🥈 Antoine POUPONNOT (CNPA Marennes)
🥉 Aurélien GILLES (Brest Bretagne Nautisme)

Techno 293+ Filles
De toutes les séries en Planche à Voile, les Techno 293+ Filles nous ont offert le plus de suspense, jusqu’au bout ! 2e avant la dernière journée, Margaux Arnoux (CNBPP) a chipé le titre à sa coéquipière Léa Philipperon (CNBPP) pour un petit point seulement ! A égalité de point avec Come Mercier (CN Couardais Goisil), Pauline Weckel (AS Gerardmer) prend elle la 3e place à la faveur d’une meilleur place sur sa “discard”, sa pire course de la semaine. Quand on vous disait que c’était serré !
Le podium final :
🥇 Margaux ARNOUX (CNBPP)
🥈 Léa PHILIPPERON (CNBPP)
🥉 Pauline WACKEL (AS Gerardmer)

Open 570 Open
Une très belle semaine pour les Open 570 à Martigues avec pas moins de 11 courses validées au total ! Du spectacle et du suspense avec les deux premiers équipages dans le même point au final ! A la faveur d’un plus grand nombre de 1ères places ce sont les Bretons de Voile Baie de Morlaix qui se sont imposés devant l’équipage Jeunes Sud One. Les tenants du titre du Loguivy Canot Club ont pris cette année la 3e place sur le podium.
Le podium final :
🥇 Voile Baie de Morlaix – Adrien KERVAGORET / Thomas JOURDREN / Joseph CLOAREC
🥈 Jeunes Sud One – Ian GARRETA / Yona BLACHER / Erwan FELIO
🥉 Loguivy Canot Club – Titouan GIANNANTONI / Malou LAJOUX / Théo MASSE

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Transquadra. La brise sera faible sur la route vers Gibraltar pour la flotte méditerranéenne

Les 16 duos de la flotte Méditerranéenne de la Transquadra Madère Martinique sont amarrés au ponton de la Société Nautique de Marseille. A 48h du coup d’envoi de leur étape vers Madère, l’ambiance est sereine, les derniers préparatifs sont à l’agenda des coureurs : contrôles de sécurité, vérification des balises, avitaillement… Seule ombre au tableau, la brise sera faible, voire très faible, cette semaine sur la route vers Gibraltar.

« Nous avons envie d’aventure ! Nous allons essayer d’être les plus performants possible, mais l’idée c’est de se faire plaisir » : Jean-François Ouillet, en duo avec Philippe Guyon sur le MMW33 (Cipango), résume parfaitement l’état d’esprit de la flotte Méditerranéenne de cette 10e édition de la Transquadra.
« L’envie de traverser l’Atlantique ? J’y ai pensé un matin en me rasant (rires) ! Ça s’est vraiment passé comme ça ! Je me suis dit qu’il me fallait un projet pour ma retraite. J’ai donc arrêté de travailler pour participer à la Transquadra ! », sourit Bruno Maerten, associé à Olivier Guillerot sur le Figaro 2 (Shamrock V).

Gibraltar : aussi redouté qu’attendu
Pour certains, cette traversée de l’Atlantique sera aussi synonyme d’une grande première : le passage de Gibraltar, aussi redouté qu’attendu.
« Gibraltar, ça peut être compliqué. C’est une navigation particulière qui requière énormément d’attention. Si on pouvait avoir 10 yeux chacun à ce moment-là ce ne serait encore pas assez… Ça peut être très chaud ! », détaille Paul Camps, en connaissance de cause puisqu’il a déjà participé à la Transquadra en 2014. Il sera cette année le co-skipper de Pierre-Yves Rollin sur le Sun Fast 3200 « A chacun son Everest ».

Grands calmes sur la belle bleue ?
A écouter les coureurs de cette flotte Méditerranéenne, l’humilité domine sincèrement concernant leurs ambitions sportives. Ils ont cependant tous la ferme intention de donner le meilleur : la Transquadra reste une compétition et lorsqu’un régatier franchit une ligne de départ, l’adrénaline de la course fait immanquablement son travail…
Les concurrents vont en revanche devoir composer avec un redoutable adversaire : le manque de vent. Les prévisions sont bien sûr encore à considérer avec prudence, mais la sortie de la Grande Bleue s’annonce longue et complexe. La flotte devrait s’élancer dans un flux contraire très léger, ensuite la brise, toujours légère, pourrait pousser les concurrents vers Gibraltar, tandis que la partie Atlantique devrait être plus tonique…

Le coup d’envoi de la première étape de la flotte Méditerranéenne de la Transquadra Madère Martinique sera donné ce vendredi 13 à 14h08 au large de la cité Phocéenne. Les premiers concurrents pourraient arriver à Madère 10 à 11 jours plus tard.

Jean-François Ouillet et Philippe Guyon – MMW33 (Cipango) : « Ce sera notre premier passage de Gibraltar pour tous les deux. Le plus gros challenge c’est le vent : les prévisions ne sont pas top et le passage de Gibraltar, avec potentiellement du vent faible, potentiellement contraire, du courant, ne sera pas facile. Nous sommes d’anciens collègues, nous naviguons ensemble depuis un an, nous avons pris notre décision en avril cette année. La préparation a donc été intense, mais nous sommes prêts ! L’objectif est de bien figurer, notre bateau marche bien, mais surtout quand il y a du vent : donc… on verra ! »

Bruno Maerten et Olivier Guillerot – Figaro 2 (Shamrock V) : « L’envie de traverser l’Atlantique ? J’y ai pensé un matin en me rasant (rires). Ça s’est vraiment passé comme ça ! Je me suis dit qu’il me fallait un projet pour ma retraite. J’ai donc arrêté de travailler pour participer à la Transquadra. Nous naviguons ensemble depuis 5 ans. Notre objectif est d’arriver au bout, de nous faire plaisir et, si possible, de faire un classement, mais sur la première étape, avec un Figaro 2 (que nous avons modifié pour répondre aux exigences de la course, mais son rating reste pénalisant au regard de ses performances possibles au près) ce sera compliqué. C’est un bateau pour la 2e étape ! Gibraltar, je l’ai franchi il y a longtemps en 1984 : c’est costaud. Mais là, déjà, il faut y arriver, car au début il n’y aura pas de vent, et ensuite passer… »

Tolga Ekrem Pamir et Sinan Sumer – Sun Fast 3300 (Challenge des Alizés) : « Nous sommes un équipage 100% turc, c’est une première sur une course transatlantique ! Je suis impliqué dans le développement de la course au large en Turquie. C’est l’une des motivations pour être au départ de cette course. Nous préparons un tour de Turquie. L’idée, c’est de montrer que c’est possible ! l’objectif est de finir, s’il y a un bon résultat ce sera la cerise sur le gâteau. Sinan est un régatier, moi j’ai surtout navigué en course au large : nous nous complétons. »

Paul Camps et Pierre-Yves Rollin – Sun Fast 3200 : « C’est la Transquadra qui est venue me chercher ! Mon skipper Pierre-Yves Rollin devait le faire avec son père, qui s’est désisté. J’ai déjà fait la Transquadra en solitaire en 2014… On vise le top 20, mais si on peut faire dans les 10, on ne va pas se gêner ! Gibraltar, ça peut être compliqué, c’est une navigation particulière qui requière énormément d’attention. Si on pouvait avoir 10 yeux chacun à ce moment-là ce ne serait encore pas assez… Ça peut être très chaud ! La première difficulté va être d’y arriver, ça risque d’être long… nous allons prévoir un avitaillement en conséquence. »

Eric Soubrier et Philippe Postel – A35R (Asap) :

« Notre rêve est de nous faire éjecter de la Méditerranée ! Nous avions envie de traverser l’Atlantique, l’opportunité de le faire dans le cadre d’une course ajoute du challenge ! Un jour on s’est lancé ! Il y a 3 ans de ça… Maintenant il faut y aller et faire une belle descente de la Méditerranée, ce qui ne sera pas simple. Nous espérerons passer Gibraltar de jour. Après c’est un autre jeu ! L’idée est d’arriver au bout et de se faire plaisir. Nous ne sommes pas les plus expérimentés, nous comptons sur la chance du débutant ! »


Les grandes dates de la Transquadra Madère – Martinique
Étape 1
13 août : départ de Marseille (flotte méditerranéenne)
18 août : départ de Lorient (flotte atlantique)
Du 22 au 27 août : arrivées à Madère

Étape 2
29 janvier 2022 : départ de Madère (les 2 flottes)
Février 2022 : arrivées au Marin en Martinique

3 classements : flotte méditerranéenne (double) et flotte atlantique (solo, double)

  • 1 classement scratch des deux flottes (solo, double) entre Madère et le Marin
    80 bateaux engagés au 10 aout 2021, dont 16 au départ de Marseille.

La Transquadra Madère – Martinique
Transat dédiée uniquement aux marins amateurs de plus de 40 ans
En double ou en solitaire
Course ouverte aux bateaux de série de 8,50 m à 12 m
10e édition (course créée en 1993)
3800 milles de course
2 flottes atlantique et méditerranéenne
2 étapes – Étape 1 : Lorient ou Marseille > Madère – Étape 2 : Madère > La Martinique

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