Accueil Blog Page 253

Eurocat 2022 : Un final en beauté

Photo : Readyprod

La 34e édition de l’Eurocat s’est terminée ce dimanche avec un temps parfait. Les 63 équipages ont pu naviguer dans la baie de Quiberon entre 10 et 15 nœuds sous un soleil éclatant.

Anne Mallédant a fait prendre un ris aux ETF 26 dès la première course, le vent étant un peu relevé pour eux, aux alentours de 17 nœuds. Après neuf manches, Jean-Christophe Mourniac, Benjamin Amiot et Pïerre-Yves Durand (Team Pro) remportent cette épreuve. En deuxième position, on retrouve l’équipage de Youth Foiling, composé de Charles Dorange, Swann Hayewski et Solune Robert. Matthieu Salomon, Gurvan Bontemps et Valentin Bellet (Entreprise du Morbihan).
Du côté des INC, Patrick Longuet a lancé cinq manches pendant l’épreuve, dont trois aujourd’hui.
Arthur Boc-Ho et Laetitia Lefevre remportent la régate en F18. Cédric et Laurent Bader prennent la deuxième place ex aequo en points avec les leaders. Enfin, Emeric Dary et David Fanouillere à la troisième place.
En Viper, Emmanuel le Chapelier et Eric le Bouedec réalisent un carton plein et remportent cette 34e édition de l’Eurocat devant Frédéric Léger et Stéphane Berranger. Hugo Lottin et Alexandre Gaborieau prennent la troisième place.
Sans surprise, Thierry et Christine Wibaux sortent vainqueurs de la catégorie Dart 18. L’unique solitaire de la flotte, Olivier Billard prend la deuxième place devant Vincent et Louise Bouvier.
Lorenzo Palazzi et Armand Clabon remportent l’Eurocat en C1. Sven Gal et François Sangiardi sont en deuxième position devant Erwan Briand, en solo sur cette épreuve.
Enfin, du côté des C3, Adel Laruelle et Marius Jaulard sortent vainqueurs en C3. Ils devancent le solitaire Bernard Bouzerand. Enfin, le duo Perceval et Pétronille Lescanne montent sur la troisième marche du podium.

Le prochain événement majeur au YC Carnac se tiendra du 3 au 6 juin avec l’Européen RS.

- Publicité -

Tour du Monde à l’Envers. La fin du Pacifique et l’Indien en solitaire pour Romain Pilliard

Le Tour du Monde à l’Envers contre les vents et les courants dominants se poursuit pour le trimaran de l’économie circulaire et de la protection de l’Océan, sur le trajet du Record du Tour du Monde à l’Envers (Est > Ouest). Hors record, après une étape Ushuaia-Tahiti en double, Romain Pilliard, le skipper de Use It Again ! by Extia s’est élancé en solitaire jeudi 28 avril (ce vendredi 29 avril à 4h45, heure de Paris) de Moorea direction Cape Town en Afrique du Sud, une navigation de 11.000 milles via le détroit de Torrès en Australie.

Belle journée de départ !

Après une navigation avec son équipe et sa famille entre Papeete et Moorea où l’attendait l’équipe de Coral Gardeners, Romain s’est officiellement élancé en solitaire à 16h45 sur cette nouvelle étape du Tour du Monde à l’Envers. Le skipper de Use It Again! by Extia établira ainsi un temps de référence entre Moorea et Cape Town via le détroit de Torrès, une route peu empruntée à la voile et encore moins en multicoque et en solitaire ! L’émotion était forte, les lumières sublimes en fin de journée, c’est parti pour 40 jours de mer entre le Pacifique et l’Océan Indien.

« Je me sens prêt »
C’est en solitaire que Romain Pilliard s’attaque donc au plus grand tronçon de la suite de ce Tour du Monde à l’Envers. Plus de 40 jours de navigation et un peu plus de 11.000 milles en route directe, un nouveau défi dans cette aventure décidément pleine de rebondissements pour le skipper de Use It Again! by Extia. « Après le chantier réalisé sur le trimaran à Ushuaia, je me posais déjà la question de partir en solitaire mais je crois que j’avais besoin de reprendre confiance en mon bateau, et c’était plus simple de naviguer en double à ce moment-là. À 7 mois de la Route du Rhum, ce sera un excellent entraînement de repartir en solitaire ! Je connais mon bateau par cœur, j’aime le solitaire et je me sens prêt à passer 40 jours seul en mer. C’est une sacrée étape dans ma vie de marin », admet le skipper de Use It Again! by Extia. Vérification du gréement, renforcement de certaines voiles, réparation de l’éolienne et du trampoline, l’équipe technique du Trimaran Use It Again! by Extia a réalisé un check-up complet du bateau à Papeete.

Le détroit de Torrès à la voile
Pour terminer sa traversée de l’Océan Pacifique, le navigateur passera par le détroit de Torrès découvert en 1605 par l’Espagnol Luiz Vaes de Torrès situé entre le Nord de l’Australie et le Sud de la Nouvelle-Guinée. Une route rarement empruntée à la voile parsemée de près de 300 îles, une navigation qui s’annonce des plus exigeantes. Après avoir contourné tout le Nord de l’Australie, il restera un océan à traverser, l’Indien pour rallier ensuite Cape Town en Afrique du Sud. « Le choix de cette route repose dans l’idée de bénéficier d’un maximum de vents portants et d’éviter les grosses dépressions qui balayent le Sud à cette époque de l’année. Cela va me rallonger sensiblement la route mais c’est déjà le choix que nous avions imaginé avec Christian Dumard quand nous étions en configuration record. », explique Romain Pilliard qui établira un temps de référence en multicoque et en solitaire entre Moorea et Cape Town..

Rencontres et activations en Polynésie française
Pendant cette escale en Polynésie, Romain Pilliard a multiplié les rencontres avec les associations locales et porteurs de projets. « Il y a une dynamique incroyable dans les îles. J’ai rencontré l’équipe de Coral Gardeners dont je suis le nouvel ambassadeur, c’est la référence en matière de protection et de préservation des récifs coralliens, nous sommes allés sur le terrain avec la start-up Ninamu Solutions qui équipe les écoles de Moorea avec des composts et qui crée des potagers avec des fruits et légumes locaux. Leur objectif est de sensibiliser les plus jeunes de l’importance d’une alimentation saine et locale notamment. J’ai échangé avec la fondatrice d’Oceania qui œuvre pour la préservation des baleines en Polynésie en limitant le risque de collision sur les routes maritimes entre les îles, j’ai pu la mettre en contact avec des acteurs d’Ushuaia impliqués aussi dans la sauvegarde des baleines. Ce Tour du Monde à l’Envers, c’est aussi de belles rencontres, créer du lien et mettre son réseau au profit des autres. C’est comme cela que nous participerons, tous ensemble à la sauvegarde de notre Planète Bleue ! », raconte le skipper de Use It Again! by Extia.
Suivez la progression de Use It Again! by Extia sur la cartographie :www.useitagain.earth

- Publicité -

Figaro. 12 duos pour partager leur expérience

Basile Bourgnon et Yann Elies - Edenred - Trophee Banque Populaire Grand Ouest-Les Iles du Ponant - Concarneau le 29/04/2022

Douze duos s’élanceront en Figaro ce dimanche pour une boucle de 800 milles au départ et à l’arrivée de Concarneau, avec 13 des 15 îles du Ponant à parer. Si, pour beaucoup, la recherche de performance sera évidemment un moteur, le maître-mot lors de cette deuxième épreuve de l’Académie Figaro Bénéteau pour l’ensemble des tandems engagés sera avant tout le partage. De très grands marins, tels que Yann Eliès, Pascal Bidégorry, Erwan Tabarly ou encore Boris Herrmann vont, en effet, profiter de l’occasion pour transmettre leurs connaissances et leurs savoirs théoriques, mais aussi et surtout leurs savoir-faire issus de l’expérience, aux nouveaux venus sur le circuit.

Faciliter l’accès aux jeunes qui veulent naviguer sur le circuit des Figaro Bénéteau et qui peuvent considérer que la marche à franchir est un peu haute entre la navigation en club et un circuit semi-professionnel : tel est le but affiché par la classe et les organisateurs du Trophée Banque Populaire Grand Ouest – Sur la Route des Iles du Ponant. « C’est un concept vraiment intéressant », relate Yann Eliès qui s’alignera au départ de la course au côté de Basile Bourgnon (Edenred), qui fêtera ses 20 ans en mer, le 3 mai prochain. « Basile est lancé à corps perdu dans son projet Figaro depuis le mois de janvier mais aujourd’hui, il arrive à un point où il a besoin de poser un peu son jeu. Il y a tellement de choses à apprendre lorsque l’on débarque sur un circuit tel que celui-ci ! Le champ des possibles est énorme. Il est donc essentiel de définir ce qui est important et ce qui ne l’est pas », détaille le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro aujourd’hui en reconversion pour devenir entraineur et qui va donc s’atteler à aider son jeune co-skipper à cadrer les priorités. « Ce qui est bien, c’est que les conditions annoncées pour la course ne sont pas trop engagées. On va donc pouvoir se parler. L’objectif, c’est que Basile apprenne des choses. C’est d’ailleurs pour moi une sacrée responsabilité car même s’il a le talent et que c’est déjà un coureur en soi, j’ai conscience que chaque mot prononcé est susceptible d’avoir une certaine influence sur son avenir », poursuit Yann.

La course au large, un sport d’expérience par essence
Un avis partagé par Pascal Bidégorry, vainqueur, entre autres, de la Transat Jacques Vabre 2015 en Ultime avec François Gabart mais aussi de la Volvo Ocean Race 2018 à bord de Dongfeng Race Team. « Les jeunes, aujourd’hui, sont de gros bosseurs. Ils ne se prennent pas pour des rock star et ont des têtes bien faites. Ce que des gens comme moi peuvent leur apporter, c’est naturellement l’expérience », détaille le Basque qui espère répondre aux attentes de Gaston Morvan, le skipper de Région Bretagne – CMB Espoir qui débute sa deuxième saison en Figaro Bénéteau. « Pascal navigue depuis des années sur différents bateaux comme les TF35, les Ultime, les IMOCA et d’autres. Il va pouvoir me transmettre cette culture multi-supports mais aussi une certaine approche. De sa part, je n’attends pas de conseils sur un réglage de mât ou de voile. J’espère, en revanche, qu’il m’aide à construire une méthode. L’idée, ce n’est évidemment pas de copier la sienne mais de prendre certaines idées, de réfléchir et d’adapter ma manière de fonctionner actuelle pour gagner en efficacité et, par ricochet, en performance », avance Gaston.

Un accompagnement des nouveaux par les plus expérimentés
Faire avancer et progresser les plus jeunes et les « petits nouveaux », mais aussi les accompagner font donc partie des prérogatives des marins les plus expérimentés lors de ce Trophée Banque Populaire Grand Ouest – Sur la Route des Iles du Ponant. « Quand on commence le Figaro, on a besoin de se former dans une multitude de domaines. C’est très enrichissant d’être épaulé par un skipper solide. Cela enlève une part énorme de stress et permet, en prime, de gagner beaucoup de temps dans son apprentissage », avance Chloé Le Bars (Région Bretagne – CMB Océane). « J’aurais adoré bénéficier de ce concept des courses de l’Académie Figaro Bénéteau lorsque j’ai débuté il y a 16 ans.. C’est un accompagnement important et clairement un accélérateur de carrière », confirme Alexis Loison (Quéguiner – La Vie en Rose), par ailleurs déjà pleinement concentré sur le parcours de la course. Un parcours qui s’annonce aussi complet que technique avec ses 800 milles entre l’île d’Aix et l’archipel de Chausey. « C’est un tracé semé d’embuches. On peut le qualifier d’étape de montagne avec non pas un mais deux tours de la Bretagne. Cela promet pas mal de retournements de situation mais aussi plein de petits coups à jouer, avec notamment des décalages, des choix de routes à opérer entre la côte et le large… Il faudra non seulement éviter de se faire surprendre par les courants mais aussi bien aviser les effets de sites. Ça s’annonce intense et fatigant mais on est là pour ça ! », a terminé le co-équipier d’Élodie Bonafous qui effectuera finalement le parcours dans le sens sud-nord, ainsi que l’a décidé la Direction de course ce samedi après-midi après analyse des derniers fichiers météo. De fait, les conditions s’annoncent nettement plus favorables dans le nord du golfe de Gascogne qu’en Manche ces prochains jours.

- Publicité -

Championnat Européen Nacra 15.

Photo : Readyprod

Européen Nacra 15


Le Championnat Européen Nacra 15 organisé par le Yacht Club de Carnac (YCC) a offert une belle semaine de régate, les équipages ont joué chaque manche, chaque point avec la même envie, rebattant les cartes à toutes les courses. C’est finalement Axel Grandjean et Noémie Fehlmann (SUI 270) qui remportent ce championnat. Ils devancent Clément Martineau et Lou Mourniac (FRA 223) qui sont donc vice-champions d’Europe. Camille Rigaud et Lorcan Johnson (FRA 207) montent sur la troisième marche du podium.

Du côté des coureurs du YC Carnac, Titouan Moreau et Tiphaine Rideau terminent à la 5e place du général et sont vice-champions d’Europe moins de 19 ans. Ce championnat étant une régate de référence pour la sélection au Youth ISAF qui regroupera un équipage mixte moins de 18 ans par nation, Titouan et Tiphaine ont toutes leurs chances d’être sélectionnés pour participer à cet événement après délibération d’un jury et du Directeur Technique National de la Fédération Française de Voile.
Timothée Lucas termine à la troisième place dans la catégorie moins de 16 ans. Enfin, Manolo Geslin Grimaud et Marion Declef sont au pied du podium du classement général avec une très belle quatrième place.

- Publicité -

53ème Semaine Olympique Française de Hyères. Un bilan positif

Faute de vent en baie de Hyères ce matin, les dix séries en lice pour les finales ont dû patienter à terre avant de prendre les départs des dernières courses de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. C’est un peu après 12h que les 49er FX, les kitefoil et les ILCA7 ont rejoint leur zone de départ pour les finales. Les départs se sont ensuite enchainés dans de petits airs, entre 5-7 nœuds de sud-est.
Du côté des iQFOiL, faute de vent, aucune course n’a pu être lancée aujourd’hui.

Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile : « Le bilan est très positif ! C’est un grand plaisir de se retrouver après deux éditions qui n’avaient pas eu lieu. Je crois qu’il y a également un grand plaisir des athlètes et des délégations étrangères. On a retrouvé l’organisation qu’on attend d’une grande épreuve internationale avec un grand nombre de volontaires, une implication comme d’habitude très forte de la Mairie de Hyères, de la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Toute la semaine, nous avons eu un temps magnifique, une belle participation… Ce n’est donc que du bonheur !
C’est une Semaine Olympique Française quasi historique en nombre de bateaux, cela va ouvrir aussi de belles perspectives on a encore deux SOF à organiser d’ici 2024, donc je pense que l’attractivité internationale va être très forte. Je félicite également l’Equipe de France pour sa belle performance également très encourageante.»

Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et Président délégué de Régions de France : « En région Sud, pour la Semaine Olympique Française de voile nous avons eu la chance d’assister à des régates de très haut niveau dans la magnifique rade de Hyères. Admirez les performances des athlètes qui s’entraînent depuis de longs mois avec le soutien du plan voile et nautisme de la Région Provence Alpes Côte d’Azur. Encourageons les, parmi eux se trouvent certainement les futurs champions des JO de voile 2024 que nous aurons l’honneur d’accueillir. »

La Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, monte sur la plus haute marche du podium devant la Polonaise Maja Dziarnowska et la Française Delphine Cousin.
Podium iQFOiL femmes
1ère – FRA – Hélène Noesmoen – 12 points
2ème – POL – Maja Dziarnowska – 36 points
3ème – FRA – Delphine Cousin – 53 points
Hélène Noesmoen : « Un quasi sans faute, c’était une belle semaine en tout cas j’ai réussi à gagner des courses dans toutes les conditions de vent donc ça c’est top ! On a bien marqué le coup avec l’ensemble des Françaises c’est une bonne chose qu’il y ait du monde en final aux avant-postes et ça fait plaisir à toute l’équipe. »

Le Français Nicolas Goyard, champion du monde a dominé cette semaine qu’il remporte devant le Français Clément Bourgeois et l’Allemand Sebastien Koerdel.
Podium iQFOiL hommes
1er – FRA – Nicolas Goyard – 15 points
2ème – FRA – Clément Bourgeois – 44 points
3ème – GER – Sebastian Koerdel – 46 points
Nicolas Goyard : « J’ai gagné 11 des 16 courses, c’est propre ! C’est une belle victoire et un bon échauffement pour le championnat d’Europe qui arrive. Je me sens prêt mais je dois encore peaufiner un peu mon matos. Je suis confiant pour la suite, c’est des bons points de validés. C’était la première fois que je régatais ici, c’était la découverte. »

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)
L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz remporte la 53ème Semaine Olympique de Hyères – TPM devant la Française Lauriane Nolot et Ellie Aldridge.
Podium Kitefoil femmes
1ère – USA – Daniela Moroz
2ème – FRA – Lauriane Nolot
3ème – GBR – Ellie Aldridge
Daniela Moroz : « C’était une semaine vraiment amusante avec beaucoup de conditions différentes, je pense que nous avons utilisé presque toutes les tailles d’ailes différentes. C’était super serré et nous avons eu de très belles batailles avec Lauriane. C’était vraiment cool d’être de retour à Hyères pour la Semaine Olympique Française.”

Le Singapourien Maximilian Maeder s’impose devant les Français Axel Mazella et Maxime Nocher.
Podium Kitefoil hommes
1er – SGP – Maximilian Maeder
2ème – FRA – Axel Mazella
3ème – FRA – Maxime Nocher
Maximilian Maeder : « Je suis en extrêmement heureux, c’est vraiment génial, on ne s’en lasse pas. Ça n’a pas été facile du tout. La compétition est tellement serrée. Quand un sport devient olympique, la compétition devient très serrée. »

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)
La Polonaise Agata Barwinka remporte la 53ème Semaine Olympique de Hyères – TPM. la Française Marie Barrue prend la deuxième place devant sa compatriote Louise Cervera remporte la Medal Race.
Podium ILCA 6
1ère – POL – Agata Barwinka – 86 points
2ème – FRA – Marie Barrue – 111 points
3ème –FRA – Louise Cervera – 113 points
Agata Barwinka : « Je suis super heureuse d’être sur le podium et en plus sur la plus haute marche. ».

En terminant deuxième de sa Medal Race, le Chypriote Pavlos Kontides monte sur la plus haute marche du podium devant les Anglais Eliott Hanson et Mickael Becket.
Podium ILCA 7
1er – CYP – Pavlos Kontides – 42 points
2ème – GBR – Elliot Hanson – 43 points
3ème – GBR – Michael Beckett – 50 points
Pavlos Kontides : « Je suis vraiment heureux de cette victoire. Ces deux dernières années ont été difficiles pour moi, surtout après Tokyo. Il y a eu beaucoup de virements de bord et d’empannages dans cette finale, j’ai réussi à rester dans un vent plus clair. Ensuite, c’était une bataille pour la première place avec Eliott. »

49er (dériveur double hommes et femmes)
Les Brésiliennes double championnes olympiques à Rio et Tokyo Martine Grael et Kahena Kunze remportent la médaille d’or devant les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea et les Norvégiennes Helen Noess et Marie Ronnigen.
Podium 49erFX
1ère – BRA – Martine Grael & Kahena Kunze – 68 points
2ème – USA – Stephanie Roble & Margaret Shea – 77 points
3ème – NOR – Helen Noess & Marie Ronningen – 79 points
Martine Grael : « Nous sommes soulagées. Nous avons eu une Medal Race très stressante et sans brise. Nous avons commencé avec 5-6 nœuds et ensuite ça a chuté à presque rien. Nous sommes super contentes parce que venir ici était un peu difficile, nous avons progressé toute la semaine et le temps a été très agréable à Hyères ! »

En tête de la flotte depuis le premier jour de course, le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki monte sur la plus haute marche du podium devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese et les Français Erwan Fisher et Clément Péquin.
Podium 49er
1er – POL – Dominik Buksak & Szymo Wierzbicki – 66 points
2ème – USA – Nevin Snow & Maximiliano Agnese – 93 points
3ème – FRA – Erwan Fisher & Clément Péquin – 94 points
Dominik Buksak : « C’est probablement l’une de nos plus grandes victoires ! C’était une belle course pour nous car environ deux minutes après le départ, nous étions sûrs d’avoir gagné car l’équipe française a été disqualifiée, elle était au-dessus de la ligne de départ et cela signifiait qu’il n’y avait pas assez de bateaux sur le parcours pour créer un écart suffisant entre nous et les Américains. »

Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson s’imposent devant les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz et les Allemands Luise Wanser et Philipp Antenrieth.
Podium 470
1er – SWE- Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson – 35 points
2ème – FRA – Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz – 42 points
3ème – GER – Luise Wanser et Philipp Antenrieth – 51 points
Anton Dahlberg : « Nous nous entendons bien, c’est notre premier événement ensemble et c’est superbe de finir de cette façon. Les régates ont été très serrées toute la semaine et même la Medal Race était super serrée, donc nous sommes vraiment heureux de commencer la campagne par cette victoire ».

Leader depuis le premier jour de course, les Italiens champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti remportent l’épreuve devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen.
Podium Nacra 17
1er – ITA – Ruggero Tita & Caterina Banti – 36 points
2ème – GBR – John Gimson & Anna Burnet – 54 points
3ème – FIN – Sinem Kurtey & Akseli Keskinen – 72 points
Ruggero Tita : « Nous avons eu une super bonne semaine de vent et malheureusement pour la Medal Race les conditions n’étaient pas si bonnes. Mais nous avons remporté la médaille d’or et nous sommes très heureux. »

Impressionnant ! Lors de la semaine olympique française, prestigieuse régate internationale qui a rassemblé 751 compétiteurs internationaux issus de 56 nations, les français se sont imposés en remportant 11 médailles dont 2 en or, 5 en argent et 4 en bronze. Après une semaine ensoleillée et des conditions variables, les tricolores sont montés sur les podiums de 9 des 10 disciplines olympiques. Une grande satisfaction pour l’équipe de France qui régatait à domicile.

Les Bleus ont brillé à domicile lors de cette 53ème Semaine Olympique Française avec 11 médailles dont 2 en or en iQFoil (nouvelle planche à voile olympique) pour Hélène Noesmoen et Nicolas Goyard. 5 médailles en argent pour Lauriane Nolot et Axel Mazela en Kitefoil, Marie Barrue en ILCA 6, l’équipage Hippolyte Machetti / Aloïse Retornaz en 470 et Clément Bourgeois en iQFoil. 4 médailles de bronze pour Maxime Nocher en Kitefoil, Louise Cervera en ILCA 6, le duo Erwan Fisher /Clément Péquin en 49er et Delphine Cousin en iQFoil .

La régate internationale rassemblait l’élite de la voile olympique dans des conditions variées avec un Mistal soutenu en début de semaine, et une brise plus légère ces derniers jours.

Philippe Mourniac, directeur de l’équipe de France : « La première satisfaction c’est que nous sommes très heureux de retrouver une belle semaine olympique ici à Hyères, c’est un peu notre Roland-Garros à nous ! La deuxième c’est le nombre de médailles qui est forcément très satisfaisante. L’équipe de France compte vraiment un potentiel de médailles dans les 10 séries olympique et la vraie richesse c’est que cela ne se réduit pas à une seule médaille pour chaque série, mais qu’il y a vraiment une densité partout. Le gratin mondial est là. Les athlètes ont la pêche et le sourire. Il y a une dynamique de la gagne qui est en train de se mettre en place. C’est notre moteur, il faut qu’on avance tous vers l’objectif de 2024. »

La Sablaise Hélène Noesmoen, championne d’iQfoil (nouvelle planche à voile olympique), a largement dominé ses adversaires en remportant 12 courses sur les 15 courues. Championne du monde en titre, elle monte sur la première marche du podium, devant la Polonaise Maja Dziarnowska et sa compatriote Delphine Cousin.

Hélène Noesmoen, médaillée d’Or en iQFoil : « C’est un quasi sans faute, c’était une belle semaine. J’ai réussi à gagner des courses dans toutes les conditions de vent donc ça c’est top ! On a bien marqué le coup avec l’ensemble des Françaises c’est une bonne chose qu’il y ait du monde aux avant-postes et ça fait plaisir à toute l’équipe. L’année dernière j’avais déjà ce statut de leader mais après l’hiver on ne savait pas ce que ça allait donner. C’est une bonne nouvelle de confirmer cette position une nouvelle fois. On a le championnat d’Europe, au Lac de Garde en Italie le 17 mai, ça va être dans l’enchainement et je vais essayer de faire aussi bien. Je sens que la flotte se densifie énormément. Tout va vite ! Les écarts de niveau peuvent se faire et se défaire. On a eu des conditions assez proches de ce qu’on peut avoir à Marseille que ce soit au niveau de l’état de mer et des effets de site. Ça nous met en jambes pour la suite !»

La semaine a commencé avec du vent assez fort avec le Mistral ce qui m’a assez bien réussit. Cette fin de semaine était plus difficile avec moins de vent mais j’ai réussi à conserver ma place sur le podium, je suis satisfaite de ça. C’était une belle épreuve avec 15 courses. Il manquait quelques têtes de séries mais le niveau était très haut. On a une super équipe française en iQfoil, garçons comme filles, clairement cela aide à monter le niveau vers le haut. Il y a une bonne émulation dans le groupe, tout le monde a encore envie de progresser. On est tous à fond, c’est génial ! »

Chez les hommes en iQFoil, Nicolas Goyard, champion du monde en titre, monte également sur la première marche du podium devant le Mayennais Clément Bourgeois.

Nicolas Goyard , médaillé d’Or en IQFoil : « J’ai gagné 11 des 16 courses, c’est propre ! C’est une belle victoire et un bon échauffement pour le championnat d’Europe qui arrive. Je suis confiant pour la suite. La vitesse est là, j’ai fait une belle régate. Il manquait des concurrents sérieux mais il y avait un quand même un très bon niveau. Clément qui est juste derrière confirme aussi son très beau niveau. L’équipe de France est dense. C’était la première fois que je régatais ici, c’était une découverte mais c’est agréable d’être à la maison. »

Médaillé d’or lors de l’étape de coupe du monde à Palma il y a quelques semaine, le duo de 49er composé d’Erwan Fischer et Clément Péquin confirme son beau potentiel en montant sur la 3e marche du podium ce samedi. L’équipage tricolore Lucas Rual et Emile Amoros se disqualifie pour départ prématuré lors de la course finale et termine finalement 5e au général.

Erwan Fischer et Clément Péquin, médaillés de bronze en 49er : « La semaine a été top avec des conditions variables qui ont prouvé que l’on pouvait régater à toutes les allures. C’est un beau début de saison, cela valide le très bon travail de cet hiver. Maintenant on va aller s’entrainer à Marseille sur le plan d’eau des Jeux : à nous de pousser encore le curseur plus haut. Mais c’est de bon augure pour la suite avec de gros rendez-vous à venir dans quelques semaines avec le championnat d’Europe au Danemark notamment. Marquer des points sur ces régates c’est très important, le regard des étrangers sur nous change un peu et cela nous met en confiance. C’était top, on a été bien accueilli à Hyères.»

En Kitefoil, les tricolores restent aux avant-postes, Axel Mazella termine 2e, suivi de très près par Maxime Nocher, 3e. Le solide Singapourien Maximilian Maeder remporte l’Or.

Axel Mazella, médaillé d’argent  en Kitefoil : « Je suis super content de cette place de 2e. Je visais un podium ici mais je savais que Maximilan allait venir très fort, c’était le cas. Je suis super satisfait de cette place. J’ai fait des qualifications qui se sont très bien passées mais la première journée de « gold » a été difficile dans du vent léger. Et depuis hier j’ai su rebondir et c’était pas évident à faire. Aujourd’hui la finale dans du vent léger n’étais pas forcément évidente mais j’ai gardé ma deuxième place. Il y avait toute la Fédération derrière nous aujourd’hui, ça met la pression mais c’est chouette aussi. »

Chez les filles, Lauriane Nolot remporte également l’argent derrière son amie Daniela Moroz. Poema Newland manque de peu le podium et se place en  4e position.

Lauriane Nolot , médaillée d’argent en Kitefoil : « Je me rapproche de la première place. Après Palma je voulais prendre ma revanche mais je n’ai pas réussi à l’avoir ! C’est une super compet’, très complète, on a eu toutes les conditions de vent, on a utilisé toutes les tailles d’ailes. Il me reste à aller gratter quelques points pour gagner la première place lors du championnat du monde dans quelques mois. J’ai de la vitesse, mais je dois encore travailler la tactique et la technique. Daniela a des années d’expériences de plus que moi, mais je m’entraine dur pour la rattraper.  Les Françaises ont montré un très bon niveau, ça nous pousse forcément. C’est génial de monter sur le podium à la maison. Je suis contente !»

Superbe entrée en matière pour le nouveau duo mixte de 470. Aloïse Retornaz et Hippolyte Machetti qui  après l’annonce de leur association termine à la 2e place pour leur toute première régate ensemble, 7 points derrière l’équipage suédois.

Aloïse Retornaz et Hippolyte Machetti, médaillés d’argent: « C’est une association qui démarre sur des « chapeaux de roues », on peut le dire ! Ça fait toujours plaisir de décrocher une médaille surtout quand c’est la première de la saison. Cette semaine, il y avait les meilleurs équipages mondiaux donc le niveau était élevé. C’était hyper intéressant de découvrir tous ces nouveaux équipages mixtes. Cette deuxième place est une grande satisfaction après n’avoir fait que 3/4 jours d’entraînements ensemble, on peut être fiers et contents. C’est un super début pour nous, c’est prometteur ! On a analysé ce qu’il fallait qu’on travaille, il va falloir qu’on en discute à froid après cette semaine de compétition. On a prévu des gros blocs d’entraînements à Marseille avant nos grosses échéances qui auront lieu après l’été sur les championnats d’Europe et du monde. »

Jolie surprise également pour les ILCA 6 (nouveau nom du Laser Radial) qui a vu briller Marie Barrue à domicile. La Hyéroise termine deuxième derrière la Polonaise Agata Barwinska, inatteignable ! La Mandolocienne Louise Cervera, complète le podium. Ce double podium français vient confirmer que la classe ILCA6 revient aux avant-postes sur la scène internationale.

Marie Barrue, médaillée d’argent en ILCA 6 : « Toute la semaine a été consistante avec une densité dans la flotte, mais pour moi c’était très confortable car je suis à la maison. La course finale a été très difficile mais j’ai tenu jusqu’au bout. Devant moi il y avait la Polonaise qui était inaccessible. Après la victoire de coupe du monde à Medemblick l’an dernier cela conforte que je peux m’imposer. C’est ma première médaille sur la SOF, elle a une saveur particulière et c’est génial de pouvoir partager cela avec mes proches. »

Louise Cervera, médaillée de bronze en ILCA 6 : « La saison est super bien lancée ! Je gagne la Medal Race aujourd’hui, c’est la première que je gagne, c’est aussi mon premier podium en sénior. Je ne peux pas rêver mieux ! »

Les féminines de 49er FX Lara Granier et Amelie Riou terminent à la 6e place alors que le duo Sarah Steyaert et Charline Picon s’inscrit 18e pour leur deuxième compétition internationale.

Déception en revanche pour en ILCA 7. Le varois Jean-Baptiste Bernaz, en tête du classement en début de semaine, a manqué le rendez-vous Varois et termine finalement 10e.

En Nacra 17, aucun duo tricolore n’a participé à la course finale. Tim Mourniac et Lou Berthomieu terminent 12e. Billy Besson et Noa Ancian  sont 16e.

Les résultats des principaux français :

iQFoil Femme (nouvelle planche à voile olympique)

  • Hélène NOESMOEN (SN Sablais / Armée de Champions) : 1ère·       
  • Delphine COUSIN (Saint Barth YC) : 3 ème
  • Manon PIANAZZA (CN ANGOULINS) : 6ème
  • Lucie BELBEOCH (Stade Français) : 7ème

iQFoil Homme (nouvelle planche à voile olympique)

  • Nicolas GOYARD (ACPV Noumea / Armée de Champions) : 1er
  • Clément BOURGEOIS ( CV MAYENNE) : 2 ème
  • Louis PIGNOLET (SNO NANTES) : 6 ème
  • Thomas GOYARD (ACPV Noumea/ Armée de Champions) : 9 ème
  • Pierre LE COQ (CMV ST Brieuc/ Armée de Champions) : 7 ème

470 (dériveur double mixte)

  • Hippolyte MACHETTI (YC Cannes) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) : 2 ème  

49er (dériveur double haute performance)

  • Erwan FISHER (CNBPP) et Clément PEQUIN (La Rochelle Nautique) : 3 ème   
  • Lucas RUAL (APCC/ Armée de Champions) et Emile AMOROS (CN Pornic/ Armée de Champions) : 5 ème  

49er FX (dériveur double haute performance)

  • Lara GRANIER (SR ANTIBES) et Amélie RIOU (CDV Bouche du Rhône) : 6ème
  • Sarah STEYAERT (CNCO St Trojan) et Charline PICON ( SR Rochelaises / Armée de Champions) : 18 ème

ILCA 7 (dériveur solitaire – anciennement Laser )

  • Jean-Baptiste BERNAZ (CN Sainte-Maxime/ Armée de Champions) : 10ème

ILCA 6 (dériveur solitaire – anciennement Laser Radial )

  • Marie BARRUE (C O Y C HYEROIS) : 2ème
  • Louise CERVERA (CN MANDELIEU) : 3ème 
  • Marie BOLOU (SR Douarnenez) : 22 ème

Nacra 17 (mixte catamaran à foil)
Entraineur national : Benjamin Bonnaud

  • Tim MOURNIAC (ASN Quiberon) et Lou BERTHOMIEU (S N O Nantes) : 12 ème
  • Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Noa ANCIAN (Catamaran C Noumea) : 16 ème

KiteFoil ( Kite Surf à foil) féminin

  • Lauriane NOLOT (HKA) : 2 ème
  • Poéma NEWLAND (KSL) : 4 ème
  • Alexia FANCELLI (HKA) :  5 ème
  • Jessie KAMPMAN (S R ANTIBES) : 13 ème

KiteFoil ( Kite Surf à foil) masculin

  • Axel MAZELLA (HKA/ Armée de Champions) : 2 ème
  • Maxime NOCHER ( YC MONACO) : 3ème
  • Théo DE RAMECOURT (CHES Cayteux) : 6 ème
  • Benoît GOMEZ (C V Arcachon) : 11 ème
- Publicité -

Cap Martinique. Une transat rapide au portant au programme

La Cap Martinique dans le port de la Trinité sur Mer, le 29/04/2022 Photo © Jean-Marie LIOT / Cap Martinique

Ciel bleu, températures estivales et musiques créoles. Il flotte déjà l’air des Antilles sur le village départ de la Cap-Martinique à la Trinité-sur-Mer. Il faut dire que Fort-de-France n’a jamais été aussi proche de la Martinique. Christian Dumard, météorologue, est formel, cette transat s’annonce très rapide avec du vent portant au départ et des alizés bien installés pour pousser les 38 bateaux vers les Antilles. « La flotte va envoyer les spis qu’elle ne pourrait affaler qu’à l’arrivée en Martinique » résume Dumard. « On n’est pas loin de la transat idéale avec un anticyclone bien installé qui protège la zone des dépressions circulant plus au Nord. La flotte sortira du golfe de Gascogne au portant, même s’il faut s’attendre à une forte accélération entre l’Espagne et le Portugal, après le cap Finisterre que les premiers devraient rejoindre mardi soir. Pendant une douzaine d’heures, le vent pourrait se renforcer jusqu’à 30-35 nœuds en rafales avec trois mètres de mer. Il faudra peut-être passer au petit spi ! Mais avec un alizé assez Nord, les concurrents pourront ensuite emprunter une route assez-directe pour un passage à Porto Santo dans la nuit du 7/8 mai, et une traversée en une vingtaine de jours » poursuit le spécialiste.

Sur le ponton de La Trinité-sur-Mer, flottent des drapeaux de toutes les nationalités. Car la Cap-Martinique séduit bien au-delà des frontières françaises. On y rencontre des Anglais, des Néerlandais et même un équipage venu de Cape Town en Afrique du Sud. A deux jours du départ, Adrian Kuttel et Gerry Hegie s’excusent pour le bazar à bord de leur JPK 10.30 flambant neuf. Il y a des bouts partout dans le cockpit mais le bateau est peut-être le plus près de la flotte. « Comme nous ne connaissions pas la Trinité-sur-Mer, nous avons voulu faire le maximum à Cape Town » explique Adrian qui a confié la préparation au méticuleux Gerry. Sans fausse modestie, les deux amis viennent pour la gagne mais reconnaissent que l’équation a encore pas mal d’inconnues à commencer par ce parcours en hémisphère nord, véritable Terra Incognita. « Lorsqu’on part de Cape Town, on a des repères mais ici, on ne sait pas ce qui nous attend. Il peut y avoir beaucoup de vent, ou pas du tout. Et l’on ne sait pas non plus comment va se passer l’arrivée en Martinique. On verra ! » Les deux Springbocks ne maîtrisent pas non plus les subtilités de l’IRC, cette règle qui permet de faire concourir des bateaux différents. Certains concurrents en ont fait une science, voire un art, mais les Sud Af’ ont une approche plus pragmatique : « Nous, on prend tout. On sait qu’on aura un mauvais rating mais on espère aller plus vite » sourit Adrian derrière sa barbe de Père Noël. A 72 heures du départ, il salue une organisation millimétrée, qui ne laisse rien au hasard. « C’est très professionnel, on a beaucoup d’aide et chaque point est vérifié avant le départ » apprécie ce marin qui a déjà participé aux plus grandes courses du monde.

Source : Cap Martinique

- Publicité -

SOF. 24 équipages français accèdent aux finales

The 53rd Semaine Olympique Française de Hyères - Toulon Provence Méditerranée, is back from April 23 to 30, 2022. Once again, the Olympic sailing elite will be in Hyères for one of the most anticipated events of the season. For the first time in France, the SOF will bring together on the Hyères field of play the 10 classes that will be present in Marseille for the Paris 2024 Olympic Games. © Sailing Energy / FFVOILE

La Semaine Olympique de Hyères est l’un des plus grands rassemblements mondiaux de voile olympique. Pour l’équipe de France, c’est le rendez-vous à domicile à ne pas manquer pour faire résonner la Marseillaise. Après 5 jours de courses, vingt-quatre équipages accèdent aux courses finales. Deux médailles sont d’ores et déjà assurées pour Hélène Noesmoen et Nicolas Goyard en iQFOiL. C’est également le cas pour l’un des deux équipages de 49er, Erwan Ficher / Clément Péquin et Lucas Rual / Emile Amoros.

Encore une belle journée pour les 751 concurrents en lice pour la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. Pour ce cinquième jour de course, les départs ont pu être donnés dans de bonnes conditions, avec un vent d’est de 10-12 nœuds.
Demain, samedi, les 10 premiers des 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX, iQFOiL, et les 14 premiers pour les Kitefoil en découdront pour déterminer les vainqueurs et podium de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM. De belles courses en perspectives.

Trois formats différents pour les finales
Format pour les 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX
Les 10 premiers de ces séries disputeront leur « Medal Race » sous le format « classique » : une ultime course où les points comptent double. Ces points s’additionnent aux points cumulés tout au long de la semaine. Le vainqueur est celui qui a le moins de point.
Format pour les iQFOiL
Tous les compteurs sont remis à zéro. Trois courses pour déterminer le vainqueur.
Le leader du classement général à l’issue de la semaine accède directement à la finale.
Les concurrents de la 4ème à 10ème places disputeront un quart de finale, une seule course, attribuant les places du 6ème au 10ème. Les deux premiers de ce quart de finale atteignent la demi-finale où ils affrontent le 2ème et le 3ème du classement général. Les deux premiers se qualifient pour la finale. Une troisième et dernière course, une finale à trois : l’ordre d’arrivée définit le podium.
Format pour les Kitefoil
Les 14 premiers du classement général sont qualifiés.
Le leader et le deuxième du classement général accèdent directement à la finale avec respectivement 2 et 1 points. Les concurrents de la 3ème à la 14ème place sont répartis en deux groupes de 6 en fonction de leur classement (Groupe A : 3-6-7-10-11-14 et Groupe B : 4-5-8-9-12-13) qui définit également leur bonus de point. Chaque groupe va disputer deux courses. Les vainqueurs des deux demi-finales entrent alors en finale avec 0 point. Le premier à trois points remporte la finale, chaque course en finale attribuant un point au vainqueur.

iQFOiL (femmes & hommes – windsurf à foil)
15 courses au compteur pour les filles après 4 jours de régate
Au programme du jour : 2 slaloms
En terminant en tête du classement général La Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, accède directement à la finale à trois et s’assure d’une place sur le podium.
16 courses au compteur pour les garçons après 4 jours de régate
Le Français Nicolas Goyard, champion du monde, termine premier à l’issue de cette journée, il accède donc directement à la finale à trois et s’assure ainsi d’une place sur le podium.

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)
20 courses au compteur après 5 jours de régate
L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz et la Française Lauriane Nolot terminent respectivement première et deuxième, elles accèdent donc directement à la finale à quatre. Elles partiront demain avec un bonus respectivement de 2 et 1 points.
En terminant premier du classement général, le Singapourien Maximilian accède directement à la finale tout comme le Français Axel Mazella, 2ème. Ils partiront demain avec un bonus respectivement de 2 et 1 points.

470 (dériveur double mixte)
8 courses après 5 jours de régate
Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson (25 points) sont en tête du classement général provisoire devant les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz (28 points) et les Autrichiens Lara Vadlau et Lukas Mahr (32 points).

Nacra 17 (catamaran à foil double mixte)
15 courses au compteur après 5 jours de régate
A l’issue des 3 courses du jour, les champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti (28 points) conservent les commandes devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet (42 points) et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen (58 points).
Ruggero Tita : « Nous avons fait quelques erreurs aujourd’hui sur les départs et bien sûr nous l’avons payé. La flotte des Nacra 17 est très compétitive, nous avons un petit avantage en vitesse mais cela va disparaître rapidement car tout le monde s’entraîne dur et va trouver sa vitesse. Demain, nous allons essayer de faire de notre mieux, de prendre un bon départ et d’être au top. »
Les 2 équipages français n’accèdent pas à la Medal Race. Lou Berthomieu et Tim Mourniac terminent à 12e place et Billy Besson et Noa Ancian à la 16e

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)
10 courses après 5 jours de régate
Avec 21 points d’avance sur sa première rivale à la veille de la Medal Race la Polonaise Agata Barwinka est assurée de remporter la 53ème Semaine Olympique de Hyères – TPM. Derrière, 7 points séparent la Française Marie Barrue 2ème et la Belge Emma Plasschaert.
Agata Barwinska : « C’était une journée moyenne en termes de résultats pour moi. Aujourd’hui, il s’agissait plutôt de garder un œil sur les autres parce que j’avais une bonne avance. Je suis très impatient d’être à demain. J’ai participé aux trois dernières Semaine Olympique de Hyères et j’étais toujours dans la Medal Race, mais je n’ai jamais été sur le podium. Donc, ça fait du bien d’être au top ! »
Marie Barrue : « Une 2ème place plutôt bien avec 7 points d’avance sur la Belge qui est derrière moi. On verra les conditions de vent demain. J’ai un avantage si les conditions sont du petit temps, je vais bien plus vite que les autres dans ces conditions-là. Mais là, cela risque d’être 0.»

Chez les garçons, rien n’est joué ! En tête du classement général, l’Allemand Philipp Bhul est à égalité de point avec le Chypriote Pavlos Konti (38 points), ils ont 2 points sur l’Anglais Mickael Becket.
Philipp Bhul : « Ce n’était pas une bonne journée, j’ai fait des erreurs sur les départs. Je pense que je fais globalement une bonne semaine et que je suis toujours dans le coup. »

49er (dériveur double hommes et femmes)
15 courses au compteur après 5 jours de régate
Les Brésiliennes double championnes olympiques à Rio et Tokyo Martine Grael et Kahena Kunze (56 points) prennent la tête du classement général devant les Suédoises Vila Bobeck et Rebecca Netzler (65 points) et les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea (67 points).
Les Françaises Lara Garnier et Amélie Riou sont 6ème.
Martin Grael : « Nous avons deux bateaux qui peuvent encore nous rattraper. C’est délicat, mais nous sommes très heureuses car aujourd’hui a été une très bonne journée. »
Le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki (58 points) conserve les commandes devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese (75 points) et les Français Erwan Fisher et Clément Péquin (78 points)
Des titres de champions de France Elite
Certaines séries profitent de la semaine olympique de Hyères pour décerner les titres de champion de France Elite : Kite femme et homme, Nacra 17, 470, 49er femme et homme, iQFOiL. Les titres seront remis demain aux athlètes français en fonction de leur classement.
Les ILCA 6 & 7 profiteront du championnat d’Europe du 14 au 21 novembre prochain à Hyères pour attribuer les titres de champions de France.


Les Français qui accèdent aux finales demain à partir de 11h :
iQFOiL Femme (nouvelle planche à voile olympique)

  • Hélène NOESMOEN (SN Sablais) : 1ère, médaille assurée
  • Delphine COUSIN (Saint Barth YC) : 3ème
  • Manon PIANAZZA (CN ANGOULINS) : 6ème
  • Lucie BELBEOCH (Stade Français) : 7ème
    iQFOiL Homme (nouvelle planche à voile olympique)
  • Nicolas GOYARD (ACPV Noumea) : 1er, médaille assurée
  • Clément BOURGEOIS ( CV MAYENNE) : 2ème
  • Louis PIGNOLET (SNO NANTES) : 6ème
  • Pierre LE COQ (CMV ST Brieuc) : 7ème
  • Thomas GOYARD (ACPV Noumea) : 9ème
    470 (dériveur double mixte)
  • Hippolyte MACHETTI (YC Cannes) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) : 2ème
    49er (dériveur double haute performance)
  • Erwan FISHER (CNBPP) et Clément PEQUIN (La Rochelle Nautique): 3ème
  • Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic) : 4ème
    49er FX (dériveur double haute performance)
  • Lara GRANIER (SR ANTIBES) et Amélie RIOU (CDV Bouche du Rhône) : 6ème
    ILCA 7 (dériveur solitaire – anciennement Laser )
  • Jean-Baptiste BERNAZ (CN Sainte-Maxime) : 10ème
    ILCA 6 (dériveur solitaire – anciennement Laser Radial )
  • Marie BARRUE (C O Y C HYEROIS) : 2ème
  • Louise CERVERA (CN MANDELIEU) : 6ème
    KiteFoil ( Kite Surf à foil) féminin
  • Lauriane NOLOT (HKA) : 2ème
  • Poema NEWLAND (KSL) : 3ème
  • Alexia FANCELLI (HKA) : 5ème
  • Jessie KAMPMAN (S R ANTIBES) : 14ème
    KiteFoil ( Kite Surf à foil) masculin
  • Axel MAZELLA (HKA) : 2ème
  • Maxime NOCHER ( YC MONACO) : 4ème
  • Benoît GOMEZ (C V Arcachon) : 5ème
  • Théo DE RAMECOURT (CHES Cayteux) : 6ème
- Publicité -

SOF. Journée décisive pour aller en Medal Race

The 53rd Semaine Olympique Française de Hyères - Toulon Provence Méditerranée, is back from April 23 to 30, 2022. Once again, the Olympic sailing elite will be in Hyères for one of the most anticipated events of the season. For the first time in France, the SOF will bring together on the Hyères field of play the 10 classes that will be present in Marseille for the Paris 2024 Olympic Games. © Sailing Energy / FFVOILE

Le quatrième jour de la 53ème Semaine Olympique Française de Hyères – TPM a offert de très belles conditions sur le plan d’eau hyérois avec un vent d’est d’une quinzaine de nœuds. A deux jours des grandes finales, la pression monte pour gagner sa place en finales (Medal Race) qui se dérouleront samedi. Seuls les 10 premiers des 470, ILCA 6 & 7, Nacra 17, 49er et 49er FX et les 14 premiers des Kitefoil et iQFOiL seront qualifiés pour y participer.

iQFOiL (femmes & hommes – windsurf à foil)
13 courses au compteur pour les filles après 4 jours de régate
Au programme du jour : 2 slaloms et 1 course racing. Le slalom commencé hier pour les garçons a pu être terminé avant d’attaquer les courses du jour.
Du côté des filles, pas de changement, la Française Hélène Noesmoen, championne du monde en titre, conserve donc la tête du classement général devant la Polonaise Maja Dziarnowska et la Française Delphine Cousin.
14 courses au compteur pour les garçons après 4 jours de régate
Pas de changement chez les garçons, en remportant les 3 slaloms et la course du jour, le Français, champion du monde, Nicolas Goyard conserve la tête du classement général provisoire devant l’Allemand Sebastian Koerdel et le Français Clément Bourgeois

Kitefoil (femmes & hommes – kiteboard à foil)

16 courses au compteur après 4 jours de régate
L’Américaine, championne du monde, Daniela Moroz (19 points) conforte son avance en remportant 2 des 4 courses du jour. Avec respectivement 31 et 35 points les Françaises Poema Newland et Lauriane Nolot complètent le podium.
Alexia Fancelli, 5ème au général : « Ça se passe bien, je suis montée crescendo au fil des jours. Le premier jour, j’étais 8ème et depuis le deuxième jour, je maintiens ma place de 5ème avec des courses de 2-4… »
A l’issue des 4 courses du jour le Singapourien Maximilian conforte son leadership avec 13 points d’avance sur les Français Axel Mazella et Théo de Ramecourt.

470 (dériveur double mixte)
8 courses après 4 jours de régate
Les Suédois Anton Dahlberg et Lovisa Karlsson prennent la tête du classement général provisoire avec 41 points devant les Allemands Luise Wanser & Philipp Autenrieth et les Français Hippolyte Machetti et Aloïse Retornaz qui sont à égalité de points – 26.

Nacra 17 (catamaran à foil double mixte)

12 courses au compteur après 4 jours de régate
A l’issue des 3 courses du jour et avec 3 victoires, les champions olympiques Ruggero Tita et Caterina Banti (18 points) conservent les commandes devant les Anglais John Gimson et Anna Burnet (33 points) et les Finlandais Sinem Kurtey et Akseli keskinen (38 points).
Lou Berthomieu, 11ème au classement général provisoire : «Beaucoup mieux ! Une journée positive par rapport au début des régates parce qu’on a retrouvé un peu d’énergie, des sensations qu’on n’avait pas eues depuis longtemps, plus de confiance en nous et du plaisir sur l’eau ! On sent qu’on a des progrès à faire tactiquement et techniquement mais on est sur la bonne voie ! Sur les 3 courses du jour, on a fait 8-12-5, ça nous met aux portes de la Medal Race, à la 11ème place et demain il y a encore 3 courses ! Il faut aller chercher les Danois qui sont à 6 points devant nous ! Tout peut y arriver, on peut les rattraper. On ne va rien lâcher jusqu’au bout ! »

ILCA (dériveur solitaire femmes et hommes)
8 courses après 4 jours de régate
Après les 2 courses du jour, la Polonaise Agata Barwinka conserve la pole position avec 41 points devant la Canadienne Sarah Douglas – 76 points et la Belge Emma Plasschaert – 79 points.
La Française Marie Barrue est 4ème avec 82 points.
L’Allemand Philipp Bhul (10 points) conserve la tête du classement général provisoire devant le Chypriote Pavlos Konti (21 points) et l’Australien champion olympique Matt Wearn (26 points).
Avec 42 points, le Français Jean-Baptiste Bernaz est à la 9 ème place.
Philipp Bhul : « Ce n’était pas facile aujourd’hui. C’était un peu surprenant de voir à quel point tout le monde était rapide, il n’y avait pas d’énormes différences de vitesse. Cela a rendu la tâche difficile pour tout le monde, car il fallait se battre et se battre c’était épuisant. C’est une semaine géniale, j’aime naviguer ici »

49er (dériveur double hommes et femmes)
12 courses au compteur après 4 jours de régate
En remportant 2 des 3 courses du jour, le duo norvégien Helene Naess et Marie Ronningen conserve son leadership avec un point d’avance sur les Américaines Stéphanie Roble et Margaret Shea et les Belges Isaura Maenhaut et Anouk Geurts.
Les Françaises Lara Garnier et Amélie Riou sont 5ème.
Amélie Riou : « On a bien attaqué la SOF. On a été régulières dans toutes les conditions ce qui nous permet d’être bien classées. On a fait des belles courses en tête, ce qui nous met dans de bonnes conditions pour attaquer les phases de finales. Aujourd’hui le niveau était plus dense, il fallait se battre. On n’a pas de frustrations, on fait ce qu’on sait faire et on est bien motivées pour regagner le podium dès demain. On sait qu’on est capable de gagner des courses, on est les plus rapides sur certaines allures, le jeu est de trouver les solutions pour grapiller le plus de points possibles. Notre force c’est qu’on a toutes les deux la même envie d’aller chercher des podiums. »

Le duo polonais Dominik Buksak et Szymo Wierzbicki conserve les commandes devant les Américains Nevin Snow et Maximiliano Agnese et les Danois Frederik Rask et Jakob Jensen Precht.
A l’issue de cette 4ème journée, les Français Erwan Fisher et Clément Péquin pointent en 4ème position.

Les bouées géostationnaires en test sur la SOF
Cinq bouées géostationnaires motorisées et autonomes sont actuellement en test sur la Semaine Olympique de Hyères – TPM. Ces bouées sont autopropulsées et utilisent la technologie GPS pour se fixer sur un point spécifique et maintenir leur position sans mouillage. Ce système permet donc la préservations des fonds marins évitant ainsi l’ancrage et le ragage des chaines. D’un point de vu sportif, cette évolution technologique permet aux comités de course de modifier et ajuster rapidement une ligne de départ ou un parcours.

Lionel Cottin, en charge de l’évaluation pour la FFVoile : « C’est très intéressant comme expérimentation, ça fonctionne bien. Il faut que tout le monde s’habitue à fonctionner avec, les comités comme les coureurs, c’est une autre façon de faire – c’est le 2.0 – tu positionnes la bouée sur le téléphone via une application et elle part toute seule. En mer, c’est assez surprenant de voir les bouées bouger, elles se déplacent à 4-5 nœuds. On a fait pas mal de tests avec des centrales inertielles pour évaluer les différences de comportements entre une bouée classique au mouillage et une géostationnaire, c’est quasiment la même chose. C’est très satisfaisant, on a pu les tester dans 30 nœuds de vent, il faudrait encore les tester avec un peu plus de mer. Avec encore quelques améliorations, je pense que c’est l’avenir. »

- Publicité -

Route du Rhum. Roland Jourdain inscrit avec son catamaran We Explore conçu en fibre de lin

Bonne nouvelle pour Roland Jourdain et son catamaran We Explore qui ont pu bénéficier d’une invitation pour participer à la Route du Rhum. Vainqueur deux fois de la Route du Rhum (2006, 2010) dans la catégorie IMOCA, il s’attaque à un autre défi avec son nouveau catamaran.

« La Route du Rhum me fait toujours autant rêver et c’est un grand privilège de bénéficier de cette invitation. C’est une course qui a vu naître les plus grandes innovations de la course au large et We Explore s’inscrit dans cette lignée. Je remercie l’organisateur OC Sport et je salue la mise en place de l’avenant environnemental. La question environnementale commence à prendre sa place, la route est longue encore entre incitations et législations, et cet avenant contient de vrais sujets d’inspiration. C’est le cœur de notre projet, ouvrir de nouvelles voies techniques et changer de regard sur nos usages, à terre comme en mer. Le parcours est plus long que celui de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, il n’y a pas de ligne d’arrivée pour améliorer constamment les choses ! Et plus l’équipage sera coordonné dans les manœuvres, plus on sera efficace » explique Roland Jourdain.

« La Route du Rhum me fait toujours autant rêver et c’est un grand privilège de bénéficier de cette invitation. C’est une course qui a vu naître les plus grandes innovations de la course au large et We Explore s’inscrit dans cette lignée. Je remercie l’organisateur OC Sport et je les salue de mettre en place un avenant environnemental.
Cette « Wild Card » officielle nous permet aussi de garantir à nos fidèles partenaires pionniers Bureau Vallée, Terre de Lin et Outremer que nous serons bien au départ, ainsi qu’à toutes les entreprises intéressées par le projet. Osez embarquer et venez explorer avec nous ! »
Cette édition s’annonce exceptionnelle et je suis très heureux de pouvoir y participer. Dans cette classe Rhum, il y a comme un parfum de légende car il y a beaucoup de diversité et des personnalités qui ont fait l’histoire de la course au large. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir courir un jour face à Pierre 1er ! Il y a cette année des bateaux très rapides et des coureurs de talent. On sait que cette classe va être très suivie. Ce qui ravive ma motivation, c’est de pouvoir courir sur un bateau comme We Explore qui ouvre de nouvelles voies. »

D’autres grands noms de la voile font partie de cette liste prestigieuse dans la classe Rhum Multi : « Heureux de retrouver dans les invités des coureurs comme Marc Guillemot, Philippe Poupon, Loïc Escoffier. Nous rejoignons les Halvard Mabire, Charlie Capelle, Gwen Chapalain pour ne citer qu’eux. Il y a comme un parfum de légende car il y a beaucoup de diversité et des personnalités qui ont fait l’histoire de la course au large. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir courir un jour face à Pierre 1er, surtout sur un champ de lin comme We Explore !

Mise à l’eau

Le skipper de We Explore est en ce moment à La Grande Motte pour mettre la dernière touche à son bateau. Le catamaran est en cours de finalisation au sein du chantier naval Outremer à La Grande Motte (34). Le bateau sera convoyé au mois de juillet vers son port d’attache, à Concarneau (29).

- Publicité -

Corsica Med. 55 bateaux au départ

Photo : yohanbrandt

Le départ de la Corsica Med sera donné à partir du Château d’If direction la Corse pour 55 bateaux de la classe Mini, IRC et Class40. 

« Les courses au large doivent être identifiables par des points très remarquables » explique Samuel Cartier, responsable des événements nautiques du Cntl-Marseille « Les équipages vont faire la Middle Sea Race parce qu’elle  fait le tour de la Sicile et du Stromboli, et parce qu’elle part avec un grand coup de canon dans le port de La Valette. Ça fait deux ans que nous faisons des lignes entre la cardinale Sourdaras et un bateau mouillé au pied de l’îlot, alors on s’est dit que ça aurait pas mal d’allure de faire un départ avec le comité de course sur le Château d’If. » La complicité de l’administratrice des monuments historique a fait le reste. L’histoire de la Corsica Med s’écrit dorénavant au son d’un coup de canon tiré du légendaire fort au trois tours, solidement défendu de hauts remparts munis de plates-formes d’artillerie.

…Au parfum des asphodèles
De la première édition, il reste un souvenir impérissable du côté de l’Ile de Beauté, comme le raconte Isabelle Murzilli, présidente du Club Nautique de Macinaggio, élue au conseil de gestion du Parc Marin, et indiscutable pilier fondateur de l’organisation et de la réussite de l’épreuve «  Je crois que personne ne peut s’imaginer le bonheur que nous avons eu l’an dernier. J’attendais cette épreuve depuis des années, et quand enfin les responsables du Cntl étaient venus en octobre, le Covid a annulé la course. Ce n’est pas possible de savoir l’émotion, quand le premier bateau est arrivé à la Giraglia… On croyait tous que c’était encore La Rolex Cup ! Et puis l’ambiance qu’il y a eu, et même s’il y a eu le Libeccio… et là je peux vous dire que d’ores et déjà il y a une surprise qui les attend de nouveau ! » L’idée d’origine de la Corsica Med est de proposer un rendez-vous hauturier à toutes les catégories d’habitables au départ de Marseille, mettant à l’honneur les rivages de la Métropole Aix-Marseille-Provence et ceux du parc naturel marin du cap Corse et de l’Agriate. La promesse d’une inoubliable étape insulaire en partenariat avec la commune de Rogliano Macinaggio en est une partie intégrante. Au rang des nouveautés, un décalage d’un mois puisque la première édition a eu lieu en juin au lieu de mai en 2022. « Cette année c’est encore mieux, parce c’est le printemps, ils auront les odeurs des asphodèles en plus de celles du maquis ».

Un plateau garni
L’étape insulaire est donc sur la feuille de route de la plupart des catégories, puisque la Corsica Med l’a mise au programme des OSIRIS, qui courent en équipage, des IRC, en solo, en double ou en équipage, comme des Class40.
Belles bagarres en vue parmi les 7 duos engagés, principalement des JPK1010 habitués du circuit, voire même revenu tout récemment de la Transquadra, espérant que le Figaro 2 If skippé par Christine Mora saura tirer parti d’un départ « à ses armes ».
Chez les solos, Eric Merlier, sur Telemaque 3, aura en tête de réitérer sa victoire de l’an dernier face à un redoutable concurrent : Michel Sastre sur Blue 007, vainqueur en titre de la toute première Mini Med en 2018 sur son Mni 6.50 Dame Argo.
Du côté des équipages, Erik Lacoste sur Delos, un Dehler 38 du pôle course du Cntl, vient défendre son titre. La météo pourrait jouer les juges de paix entre le plus grand des engagés, Jivaro le J113 de Yves Grosjean et Equinox le « petit » Dufour 334 Trophy de Christophe Delaporte.
Chez les Class40, quatre bateaux prendront le départ de cette édition – obligatoirement en double pour cette série – parmi lesquels deux qui viennent de boucler la Transat Jacques Vabre, HBF Reforestation de Kito de Pavant et FullSave de Jean-Pierre Balmes. Ils visent tous deux une participation à la Route du Rhum, tout comme Prendre la mer, Agir pour la Foret de Mathieu Claveau. On peut noter que la Corsica Med fait partie du tout jeune Trophée Méditerranée destiné aux bateaux de cette classe.

33 mini sur 500 milles
Grosse fréquentation des Ministes à cette deuxième édition de la Corsica Med, puisque pas moins de 33 bateaux y sont inscrits. Dans le viseur pour beaucoup d’entre eux, mettre une course de plus de 500 milles sans escale et en solitaire dans leur escarcelle pour se pré-qualifier pour les courses de niveau A. « J’espère que les conditions seront bonnes, parce qu’on a eu un début de saison très compliqué, en Méditerranée comme en Atlantique, avec des réductions de parcours des annulations pour cause de vent trop fort. » explique Annabelle Moreau, secrétaire de la Classe Mini. Deux courses de niveau A occupent les esprits : cette année, comme toutes les années paires, la course océanique les Sables-les Açores-Les Sables, et les années impaires, la Mini Transat.
Parmi les engagés, certains ont déjà eu l’occasion de faire la mythique traversée de l’Atlantique : Dorel Nacou sur son proto Vamonos (en 2017), Davide Lusso (qui avait pris le départ en 2013 avant d’abandonner) qui court à bord de Viper, et enfin Djemila Tassin, sur Antistene, qui a bouclé la traversée en 2021 et caracole cette année à la troisième position du classement provisoire Méditerranée. On attend avec intérêt quelques « habitués » comme Alpha Diakaté sur Shamrock.


Point météo :
Le début de course s’annonce avec des petits airs sur les deux premiers jours, suivi d’un petit flux de sud, sud-est basculant au nord-ouest le week-end du 7 et 8.


Programme prévisionnel
Jeudi 28 avril
Accueil des bateaux au Cntl-Marseille

Vendredi 29 avril
10h00 Début des contrôles de sécurité et confirmation des inscriptions (des contrôles de sécurité peuvent effectués avant le 29 avril en accord avec l’organisateur)

Samedi 30 avril
09h00 Suite des contrôles de sécurité et confirmation des inscriptions
12h00 Heure limite d’arrivée des bateaux au CNTL
14h00 Briefing sécurité et skipper en salle Bouveyron (présence obligatoire-émargement)
21h00 Contrôle des feux de navigation

Dimanche 1er mai 2022
19h30 Briefing Météo en salle Bouveyron (présence obligatoire-émargement)
Fin des contrôles de sécurité
20h30 Présentation des participants (présence obligatoire) – Apéritif dinatoire (CNTL)

Lundi 2 mai 2022
10h00 Ouverture de l’émargement
11h00 Bateau en configuration course
11h30 Clôture de l’émargement – Sortie du port pour les Mini 6.50

13h00 Départ Corsica Med
1)    Mini 6.50
2)    IRC, OSIRIS Marseille Macinaggio et Class40
Pour cette deuxième catégorie (les mini ne font pas escale) :
Temps de course approximatif étape 1, entre 24 et 35 heures : arrivées possibles à Macinaggio entre mardi 3 milieu de journée et mercredi 4 au matin en fonction des conditions météo

Mercredi 4 mai
19h Remise des prix de la Ville de Macinaggio, Réception Corsica Med.
Jour et heure confirmés à la fermeture de la ligne d’arrivée à Macinaggio.
Entre le 4 & 5

Jeudi 5 mai (ou autre date en fonction de la météo)
9h00 Émargement,
11h00 Départ Corsica Med Macinaggio-Marseille IRC et OSIRIS, ainsi que Class40
jour et heures confirmés par avenant.

Vendredi 6 & samedi 7mai
Arrivée à Marseille (temps de course entre 24 et 35 heures approximativement)
Palmarès et remise des prix au Cntl-Marseille dès que possible

 
Les parcours

3 parcours différents sont au programme des différentes catégorie
1) Pour les IRC, solo, duo ou équipage, comme pour les OSIRIS 440 milles
Etape 1 : Départ Marseille, jusqu’à Macinaggio
Etape 2 : départ Macinaggio, tour de Capraia retour Marseille
2) Pour les Class40 616 milles
Etape 1 : Marseille, marque virtuelle au nord Sardaigne, remontée le long de la Corse – escale à Macinaggio –
Etape 2 :  redépart vers le Cap Corse, tour de l’île d’Elbe par le sud, retour Marseille
3) Pour la classe Mini 6.50 (pas d’escale) 520 milles
Départ Marseille, les îles Sanguinaires (golfe Ajaccio), Cap Corse, tour de Capraia, tour de Gorgona, retour Marseille

- Publicité -
- Publicité -