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Journées nautiques au Musée de la Marine 29 et 30 novembre

Le Yacht Club de France et le musée national de la Marine réunissent les passionnés de mer au Trocadéro le temps d’un week-end pour leur 3e édition. Au programme : conférences, remises de trophées et salon du livre de mer. Le programme.

Samedi 29 novembre : Conférences et remises de trophées
14h00 – 14h45 : Le tour du monde en course est-il toujours aussi difficile ?
Depuis le Golden Globe Challenge en 1968 première course autour du monde, les temps ont bien changé et les bateaux aussi. Le tour de la planète est devenu un terrain de jeu mais ce n’est pas plus facile pour autant. Les pionniers n’avaient qu’un sextant, pas d’information météo et peu de liaisons radio. C’était une aventure, la performance venait ensuite. Aujourd’hui les bateaux sont équipés d’outils électroniques embarqués qui leur donnent beaucoup d’informations et ils sont en contact permanent avec la terre. La vitesse des bateaux a également considérablement évolué et la performance a souvent pris le pas sur l’aventure. Mais est-ce plus facile qu’avant ? Cette table ronde illustre comment on est passé de l’inconnu à l’inconfort.

Avec la participation de Lionel Péan et Dominique Dubois, navigateurs, membres du YCF. En connexion live avec Alexia Barrier et Guirec Soudée en mer respectivement pour le Trophée Jules Verne et le Tour du monde par l’ouest (sous réserve des départs et conditions météo).

15h00 : Remise de la Coupe de France du Yacht Club de France – 56e édition
Née en 1891, la Coupe de France est le plus ancien Trophée de voile européen encore en activité. Il est cette année remis à Christophe Babule, pour son 12 MJI South Australia qui remporte la 56e édition de la Coupe de France.

15h15 – 16h45 : De la course au large au transport maritime et retour
15h15 : Une logistique accélérée
La logistique maritime est plus qu’un simple service : elle permet de naviguer plus vite, plus loin, plus longtemps, plus propre. Avec des navires high tech, des routes maritimes optimisées et des acteurs experts et passionnés, elle répond aux enjeux globaux de la course au large : outre un impact environnemental raisonné grâce à la mutualisation et au routage météo, c’est un levier stratégique pour les organisateurs et les sponsors car cela permet la maximisation des programmes sportifs et de l’exposition médiatique. Matthieu Le Bihan, membre du YCF (Sevenstar Yacht Transport) échangera avec Thomas Revillon (CMA-CGM), Hervé Le Quilliec (logisticien) et Christian Dumard (Marine Weather Intelligence).

16h00 : Un transfert de technologies à l’œuvre
A l’instar du sport automobile, la course au large est un banc d’essai pour l’industrie de la plaisance mais aussi pour les navires marchands, en particulier pour réduire l’empreinte carbone : de la propulsion vélique au routage, les gains sont significatifs. Le leadership de la France dans la course océanique se traduit par une position de leader dans ces nouveaux développements. La table ronde présentera plusieurs solutions actuellement à l’épreuve. Avec la participation de Paul Le Bihan et Dominique Dubois, membres du YCF (Neoline), Marc Van Peteghem (Ayro-VPLP) et Michel Desjoyeaux (Wisamo Michelin).

17h00 : Remise des Trophées du Pôle course du Yacht Club de France
Le Trophée SEVENSTAR YACHT TRANSPORT, qui honore un coureur ayant brillé particulièrement dans une grande course au large amateur, est remis à Gian Marco Magrini (VITO 3.2).
Le Trophée VARUNA, qui reconnait un sponsor apportant soutien aux coureurs et à la course au large, est remis cette année à Sodebo.

17h00 – 18h15 : Vitesse et innovation, de l’Ultim de course à l’Ultim de plaisance
Kite, Moth, Wasp, Mini, Figaro, Imoca, Ultim, AC40 et AC75 de l’America’s Cup, dans toutes les classes, les foils se multiplient. Comment cela s’explique-t-il ? Pourquoi maintenant ? En quoi cela va changer la pratique de la voile ? Avec le premier Ultim de plaisance, il est possible de voyager à plus de 30 nœuds de moyenne à la voile. Nous découvrirons comment est née cette plateforme et la révolution qu’elle entraine. Avec la participation de Quentin Lucet (VPLP Design) et Denis Horeau (CDK Technologies).

Le Trophée SEVENSTAR YACHT TRANSPORT, qui honore un coureur ayant brillé particulièrement dans une grande course au large amateur, est remis à Gian Marco Magrini (VITO 3.2).
Le Trophée VARUNA, qui reconnait un sponsor apportant soutien aux coureurs et à la course au large, est remis cette année à Sodebo.

Dimanche 30 novembre : Le Salon du Livre de Mer du YCF
Le Salon du livre de mer du YCF réunira une vingtaine d’auteurs passionnés, des marins de différents univers : régatiers, tour-du-mondistes, ou simples plaisanciers, mais tous ayant raconté leur passion ou leurs aventures dans des ouvrages, certains en mots, d’autres en dessins ou en photos.

Le seul Salon du livre de mer de Paris, dans un endroit lui-même unique, est une occasion exceptionnelle de faire dédicacer des ouvrages de mer, pour des cadeaux personnalisés à quelques jours de Noël !

23 auteurs en dédicace de 11h à 18h
Anne Bolloré, Arnaud de la Grange, Guillaume de Monfreid, Marie Detrée, Vincent Guéquière, Bénédicte Héliès, José-Manuel Lamarque, Zoé Lamazou & Sébastien Roubinet, Olivier le Carrer, Ewan Le Bourdais, Dominique Le Brun, Pauline Marcel, Anthony Mellor, Laurence Paoli, Didier Ravon, Sabine Roux de Bézieux, Léopold Soublin, Bruno Troublé, François Trystram, Julie Verger & Maeva Ricci et Nicolas Vial.

Trois conférences et un café
14h00 : Café rencontre avec les auteurs
15h30 : En route vers l’Amérique
De la découverte par les Vikings à la guerre d’Indépendance des Etats-Unis, revivons les épiques traversées de l’Atlantique ainsi que les espoirs et découvertes des marins arrivant en Amérique. Avec Vincent Guéquière et Dominique Le Brun.

16h15 : Table ronde – Pôles et environnement
Pauline Marcel, Zoé Lamazou, Sébastien Roubinet et François Trystram ont voyagé dans les glaces arctiques et antarctiques. Ils partageront leurs expériences et découvertes lors de leurs navigations dans les eaux les plus périlleuses du monde.

17h00 : Pierre-Yves Lautrou – La bibliothèque du régatier
Météo, tactique, navigation, manœuvres, règles de courses… découvrez les ouvrages de référence par le co-fondateur de Sailorz.

Informations pratiques 3e Journées nautiques du YCF et Salon du Livre de mer
Samedi 29 novembre de 14h à 19h, dimanche 30 novembre de 11h à 18h
Musée national de la Marine, Palais de Chaillot, 17 Place du Trocadéro, 75016 Paris
Entrée libre sans réservation

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Transat Café l’Or. Avantage en Class40 pour Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau sur SEAFRIGO – SOGESTRAN

La bataille en Class40 se poursuit dont l’épilogue prévu dans la nuit du 17 au 18 se rapproche. A moins de 500 nm de l’arrivée, l’équipe de SEAFRIGO – SOGESTRAN a pris une option pour la victoire mais rien n’est encore joué. La victoire pourrait encore se décider à la minute près en Martinique. Le verdict final reste aussi incertain qu’explosif.

Depuis 24h, SEAFRIGO – SOGESTRAN a pris la tête du classement et compte 40 nm d’avance sans pour autant crier victoire. “Ça va se jouer vraiment dans les derniers jours“, expliquait ce matin Cédric Chateau à la vacation. “C’est difficile de savoir qui va passer devant car, selon les routages, on devrait recroiser 5 ou 10 milles devant eux.” Le souci pour Cédric, c’est que SNSM FAITES UN DON ! semble aller plus vite que les routages, “notre petit matelas d’avance est en train de fondre.” A cela s’ajoute une nuit assez mouvementée pour le duo qui a enchainé une dizaine d’empannages pour slalomer entre les grains jusqu’au petit matin.

Plus au nord, Corentin Douguet profite d’une orientation du vent plus favorable “La mer est plate. C’est plutôt de la glisse.” Le skipper de SNSM FAITES UN DON ! relativise la deuxième place provisoire au classement qu’il occupe avec Axel Tréhin. “A priori, on est sur une route un peu plus directe”, expliquait Corentin à la vacation. “Le paquet du sud est passé par les Canaries et a maintenant le vent un peu dans l’axe pour aller aux Antilles. Ils sont obligés de tirer des bords, alors que nous on a le vent avec un angle qui permet quasiment d’aller tout droit vers les Antilles.”

Si le finish s’annonce plus que serré, rappelons que SNSM FAITES UN DON ! Et SEAFRIGO – SOGESTRAN sont arrivés respectivement premier et deuxième à La Corogne lors de la première manche avec seulement 21 minutes d’écart. Quelques précieuses minutes qui pourraient fortement peser dans la balance dans la baie de Fort-de-France.

En 3e position, le Class40 Les Invincibles joue la carte du sud. Ils pointent à 80 nm du leader mais l’écart pourrait diminuer d’ici l’arrivée.

Deux invités surprises
Au-delà de la compétition, la vacation de ce matin a permis d’avoir également quelques éclaircissements quant à ce phénomène lumineux intriguant qu’Axel Tréhin et Corentin Douguet ont capturé cette nuit. Entre deux attaques de poissons volants, le duo a eu le temps d’admirer une pluie de petites boules de feu au loin et même d’immortaliser le moment. Trop lente pour être une étoile filante, Corentin pense davantage à une météorite, “il faudrait demander à la NASA”, plaisante le skipper avant d’avancer une autre théorie “à moins que ce soit des envahisseurs venus d’une autre planète. On le saura vite si c’est le cas.”

Et cette météorite n’est pas la seule invitée de la nuit, les sargasses ont également fait leur apparition. “Ces algues présentes dans le sud-ouest de l’Atlantique Nord sont maintenant visibles à perte de vue”, écrivait ce matin l’équipage de Vogue avec un Crohn. “Elles s’amassent en immenses plaques flottant à la surface de l’eau parfois sur des kilomètres. Elles se coincent dans la quille, les safrans et ralentissent notre progression déjà pénible avec ces vents instables. A défaut de pouvoir les éviter, nous scrutons en permanence la caméra de quille et essayons d’évaluer à partir de quelle densité il faut effectuer une marche arrière pour les retirer.”

La vie est loin d’être un long océan tranquille, excepté pour un équipage qui avait une énergie débordante au téléphone ce matin.

ENGIE branché sur 100 000 volts
“Avec le soleil on a plein d’énergie, nos panneaux solaires aussi ! On fait de supers surfs dans les alizés. Il y a un peu de sargasse mais franchement là c’est génial”, raconte Axelle Pillain avec un sourire qu’on devine bien au-delà des oreilles. Le duo 100 % féminin de Cap pour Elles savoure au-delà de leurs espérances cette TRANSAT CAFÉ L’OR et adore se mesurer aux concurrents qui les entourent. “On compare tout le temps nos routes, nos vitesses, si on se rapproche, si on s’éloigne” détaille Axelle. “Là, on regarde si on peut passer devant Pep ou pas (VSF). Le nord, le sud, je sais pas encore qui va réussir à passer devant. On fera les comptes à la fin en Martinique.”

Une chose est sûre, les filles ne veulent pas se mettre la pression. “Sur la route, qui nous fait le plus peur ? Personne ne nous fait peur. On navigue décomplexé. Notre but, c’est d’arriver avec la meilleure place possible. On n’a rien à perdre et tout à gagner.” Et d’ajouter ironiquement au sujet de Vincent Riou et Michel Desjoyeaux, deux vainqueurs du Vendée Globe, proches d’elles : “C’est nous qui leur mettons la pression. Il faudrait leur demander si on leur fait peur.”

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Transat Café l’Or. Fabrice Amedeo et Andreas Baden manquent de peu la dernière place en IMOCA

Le duo franco allemand sur l’IMOCA FDJ UNITED – Wewise est arrivé en Martinique terminant 16e. S’ils sont satisfaits de leur course – ils laissent deux bateaux à dérives derrière eux et en ont deux devant – les deux marins ont surtout accompli une nouvelle campagne ambitieuse de mesures océanographiques qui place cette traversée de l’Atlantique sous le signe de la Science et de la préservation des océans.

Et de 22 ! En franchissant la ligne d’arrivée de la TRANSAT CAFÉ L’OR dans la baie de Fort de France ce jeudi, Fabrice Amedeo a bouclé sa 22ème traversée de l’Atlantique. Malgré un départ et une sortie de Manche musclés, celle-ci ne fut pas la plus dure loin s’en vaut puisqu’il aura fallu 18 jours aux deux marins pour rallier la Martinique au départ du Havre. La satisfaction était de mise ce jeudi sur le ponton puisque FDJ UNITED termine avec deux bateaux à dérives devant lui et deux bateaux à dérives derrière lui.

« On pouvait difficilement espérer mieux avec notre vieux bateau de 2006, explique Fabrice Amedeo. Les bateaux à foils sont plus que jamais dans une autre dimension. Il y a eu des phases dans les Alizés où ils allaient quasiment deux fois plus vite que nous ».
Mais l’essentiel est ailleurs. Le voilier FDJ UNITED – Wewise, ambassadeur d’une autre manière de faire la course, a traversé l’Atlantique avec un laboratoire flottant à son bord : un capteur de CO2, salinité et température, données qui aident les scientifiques à mieux connaître les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan, un capteur de microplastiques pour mesurer les pollutions anthropiques et un capteur d’Adn environnemental pour mesurer la biodiversité des océans.

Avant le départ Fabrice Amédeo recevait la Fédération Française de la Lose pour une vidéo très drôle à prendre au 3e degré.


Les deux marins ont également pu déployer des bouées d’observation. Tout d’abord une bouée météo France peu après l’archipel des Canaries, dans une zone peu couverte par les dispositifs d’observation. Puis des bouées Eodyn dans le courant du Gyre Atlantique Nord. Ces bouées qui mesurent le courant et les vagues vont apporter des données précieuses sur le Gyre Atlantique Nord, le courant de convergence des microparticules anthropiques ainsi que sur les dynamiques d’éparpillement des microplastiques dans l’océan.
En franchissant la ligne d’arrivée de la TRANSAT CAFÉ L’OR, Fabrice et Andreas ont accompli la mission première de ce bateau aujourd’hui : être navire d’opportunité pour la Science, ramener des données inédites sur l’état des océans dans le cadre des courses auxquelles il participe.

Ils ont dit
Fabrice Amedeo : « Il y aurait beaucoup de choses à dire. Cette transat c’est le retour du plaisir d’être en mer après deux années difficiles. C’est retrouver le goût de régater et de chercher les meilleures trajectoires possibles. C’est ce chemin parcouru avec Andreas présent à mes côtés il y a deux ans lorsque le projet était en difficulté et à nouveau avec moi mais cette fois-ci pour une traversée vraiment fluide et engagée. C’est aussi l’amitié franco allemande dans laquelle j’ai grandi et le plaisir de partager cette aventure avec un navigateur allemand. Je remercie mon équipe qui avait réalisé un super travail de préparation du bateau et évidement l’ensemble de mes partenaires pour leur confiance et leur soutien »

Andreas Baden : « Je suis très heureux de cette nouvelle aventure à bord de FDJ UNITED – Wewise et je remercie Fabrice pour sa confiance. Nous avons pu pousser un peu le bateau, c’était un objectif, et tenter des trajectoires audacieuses. Nous nous sommes beaucoup amusés et nous avons beaucoup appris. Cette nouvelle course renforce mon ambition d’être un jour à la barre de mon propre projet et de prendre le départ du Vendée Globe »

Le bateau partira ce lundi de Martinique avec Andreas comme skipper, accompagné de Matthis Hello et Thibault Bailleul de l’équipe technique. Cap sur Lorient et le chantier d’hiver. Fabrice et son équipe sont d’ores et déjà tournés vers la saison 2026 et la mythique Route du Rhum.

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Transat Café l’Or. Seafrigo-Sogestran reprend la tête en Class40

À trois jours des premières arrivées, prévues dans la nuit du 17 au 18 novembre, le suspense demeure entier en Class40. La météo, très incertaine, devrait encore renforcer le match pour la victoire, qui pourrait se jouer entre plusieurs bateaux. Pour l’heure, le Class40 Seafrigo-Sogestran, en tête à 734 milles nautiques de l’arrivée, semble bien placé face à SNSM Faites un don, plus au nord. Mais le jeu pourrait également s’ouvrir avec Les Invincibles, Bleu Blanc Planète Location et Amarris, qui ont choisi une route plus au sud.

Les skippers Class40 pourraient faire sienne une maxime attribuée à Socrate : « ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». Car plus les jours passent, plus la ligne d’arrivée se rapproche et plus la bataille stratégique est incertaine chez les 40 pieds. Les premiers pourraient arriver lundi ou mardi prochains mais impossible encore de dire qui a l’avantage. En cause ? Un choix tactique majeur, réalisé en début de semaine dernière. D’un côté, les partisans d’une route Nord, menés par SNSM Faites un don ! et Solano, plus agité mais peut-être plus audacieuse et une route Sud, plus conservatrice mais aussi plus longue.

SNSM Faites un don ! creuse l’écart
Depuis, la traversée de l’Atlantique a affiné les positions. En latéral, il y a plus de 300 milles entre les tenants du Sud et du Nord mais il y a de nombreuses subtilités. Pour l’instant, ce sont toujours des « Nordistes », Corentin Douguet et Axel Tréhin (SNSM Faites un don !) qui mènent la danse. Le duo, qui faisait partie des favoris, a même réussi à creuser l’écart avec les partisans de la même option.

« Hier, Legallais, Alternative Sailing – Les Construction du Belon, Solano, Influence 2, ont été décrochés, analyse Amélie Juvien à la direction de course. Ils ont été empêtrés dans un grain ou une zone sans vent. On voit qu’ils tentent de faire du Sud pour revenir ». « Depuis deux jours, on se fait manger par l’anticyclone et on voit qu’on n’a pas trop d’échappatoire », confiait hier Fabien Delahaye (Legallais).

« Il faut choisir son camp et trouver le bon compromis »
De l’autre côté de l’échiquier, sur la route Sud, Seafrigo-Sogestran et Les Invincibles ont également une avance sur le reste de leur groupe qui s’établit à plus de 170 milles. « On barre toute la journée pour ne rien laisser passer, assure William Mathelin-Moreaux (Les Invincibles). Il faut rester lucide et en forme jusqu’à la fin ». Afin de tenir le rythme, leurs poursuivants avec Bleu Blanc Planète Location et Amarris, ont opté pour une route encore plus au sud. « On constate qu’il y a cette autre option qui s’est dessinée, analyse Amélie. Ils ont vu que suivre la même trace que les deux devant ne servait à rien. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont de la vitesse pour l’instant, qu’ils arrivent à garder le rythme dans les alizés ».

Achille Nebout (Amarris) explique que « l’alizé est un peu plus faible, il faut tâcher d’exploiter au mieux les bascules de vent qui peuvent faire gagner de la distance », précise Achille Nebout (Amarris). Lui qui souffrait d’une migraine assure « aller mieux » et évoque les enjeux pour la suite : « on a le vent pile dans l’axe donc on continue à tirer des bords. Il faut choisir son camp entre chercher une rotation de vent plus à l’ouest ou plus de pression et de vent au sud. On essaie de trouver le bon compromis entre les deux ! »

Le rush et la roulette russe
C’est là tout l’enjeu de ce sprint final. Car les alizés s’annoncent beaucoup plus capricieux qu’attendu, transformant la course en une sacrée roulette russe. « Une dépression qui passe au Nord va faire tomber les alizés, précise Amélie. La conséquence, c’est qu’il va y avoir des zones sans vent, des trous d’air sur le parcours ». Les plus chanceux et les plus malins parviendront à les éviter, d’autres pourraient en revanche être fortement retardés. Pour les Sudistes en revanche, les alizés sont plus établis mais ils auront toute une série d’empannages jusqu’à la Martinique.

En somme, le suspense est total. À cette guerre des nerfs de chaque instant s’ajoute une préoccupation sur la gestion de la nourriture, de l’eau et de l’énergie qu’il faut veiller à rationaliser jusqu’au bout. « Il ne faut pas oublier qu’il peut rester pour certains encore une semaine à dix jours de route », abonde Amélie. « Forcément, ça commence à être un peu long mais on en a l’habitude, sourit Achille. Nous, on ne manque de rien à bord ! » D’après les routages et les estimations, les premiers pourraient arriver dans la soirée du lundi 17 (locale, dans la nuit de lundi à mardi en métropole) et dans la journée suivante (mardi 18). Mais d’ici là, tout reste à faire !

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J80. Simon Moriceau, Simon Bertheau, Damien Fleury, Alice Bigot et Julien Augereau vainqueur du National

L’équipage vainqueur en action. Photos : Bruno Bouvry

49 équipages dont 3 belges se sont affrontés durant 3 jours à Pornichet sur le National J80. Simon Moriceau, Simon Bertheau, Damien Fleury, Alice Bigot et Julien Augereau sur Dental IAssist représentant l’APCC Voile Sportive gagnent le National J80 2025. En prenant la première place de la première manche du jour, l’équipage de l’APCC était sûr de sa victoire et n’avait pas besoin de prendre le départ de la dernière manche. Il laissait l’équipage de l’école navale de Pierre Laouénan, Damien Iehl, Jean Quéveau, Christian Ponthieu et Chlé Leroux gagner cette dernière manche et assurer leur deuxième place.

Victorien Eon, Mathieu Richard, Alexandre Declerck, Valérie Peltier, Maël Thomas (FCJ Pornic) sont 3èmes avec une belle régularité aux avant-postes. L’équipage féminin de l’APCC est 15ème et premier équipage 100% féminin. Enora Percheron, Eloïse Gouby, Lise Guegen, Chlé Goas, Camille Laget ont fait preuve d’une belle régularité pour cette première participation dans un championnat de ce niveau et ont porté les couleurs du centre de formation du club.

Enfin, c’est une belle victoire pour les organisateurs. Salariés, bénévoles ont relevé le défi de l’organisation de ce National J80 2025 et c’est une réussite. Bien servis par des conditions météorologiques de novembre soutenues, l’organisation est saluée par tous les participants.
L’année pour le club n’est pas terminée car dès jeudi débutera le championnat de match Racing espoir. Un objectif pour Tom Foucher de l’APCC et ses équipiers Benjamin Pajusco, Alexandre Declerck.

Les résultats

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Concours. Les 20 meilleures photos du Pantaenius Yacht Racing Image Award 2025

120 photographes de mer représentant 26 nations ont participé au concours photo Pantaenius Yacht Racing Image Award 2025. Aujourd’hui, nous dévoilons les 20 meilleures images sélectionnées par le jury international. Les vainqueurs seront célébrés le 21 novembre lors du Yacht Racing Forum à Amsterdam.

Vingt photographes de mer, représentant treize nations, ont atteint la phase finale du concours photo Pantaenius Yacht Racing Image Award. Sélectionnées par le jury international, les 20 meilleures photos seront exposées la semaine prochaine lors du plus grand salon mondial dédié à l’industrie maritime de loisirs : Metstrade, à Amsterdam.
Quatre photographes britanniques, trois français et trois italiens figurent parmi les finalistes. Le grand vainqueur figure parmi elles / eux.
Les gagnants du concours seront célébrés lors du Yacht Racing Forum, le vendredi 21 novembre à 12h30, en présence de certaines des personnalités les plus influentes de la voile de compétition.
Tous les photographes qui ont participé au concours sont cordialement invités à l’événement (voir ci-dessous pour les inscriptions). Les inscriptions de dernière minute sont par ailleurs encore ouvertes (https://www.yachtracingforum.com).
Deux prix seront décernés : le Pantaenius Yacht Racing Image Award (prix principal), sélectionné par le jury international, et le Public Award, basé sur le nombre de votes du public en ligne.

Les votes en ligne sont encore ouverts jusqu’à ce soir, et pas moins de 15’000 personnes ont déjà exprimé leur choix.

  • Le lauréat du Pantaenius Yacht Racing Image Award recevra une dotation de 1 500 €. Le deuxième recevra 750 €, et le troisième 250 €.
  • Le vainqueur du Prix du Public se verra remettre un prix de 500 €.
    Des cadeaux seront par ailleurs offerts par notre fournisseur officiel 727 Sailbags aux photographes présents lors de la remise des prix.
PANTAENIUS YACHT RACING IMAGE AWARD - TOP 20 

(Par ordre alphabétique)
-Eugenia Bakunova (RUS)
-Olivier Blanchet (FRA)
-Patrick Blom (FIN)
-Thomas Campion (FRA)
-Chris Clark (RSA)
-Patrick Condy (UK)
-Felix Diemer (DE)
-Daniel Forster (SUI)
-Sharon Green (USA)
-Robert Hajduk (POL)
-Jason Ludlow (UK)
-Mauro Melandri (ITA)
-Jonathan Nackstrand (SWE)
-Martina Orsini (ITA)
-Yann Riou (FRA)
-Giovanni Tesei (ITA)
-James Tomlinson (UK)
-Brigi Torok (HUN)
-Timothy Wright (UK)
-Sebastiaan Zoomers (NED)

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Maxi. Palm Beach Motor Yachts reprend la barre du célèbre Maxi Wild Oats XI et ajoute des foils

L’un des voiliers de course au large les plus célèbres au monde, le Wild Oats XI, naviguera désormais sous le nom de Palm Beach XI sous la houlette de son nouveau propriétaire, Palm Beach Motor Yachts, et sera remis à l’eau après avoir subi d’importantes modifications pour la 80e édition de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race en décembre 2025.

La société Palm Beach Motor Yachts, filiale de Grand Banks Yachts Ltd., a annoncé qu’elle était devenue la nouvelle propriétaire de l’un des voiliers de course au large les plus légendaires au monde, le Wild Oats XI, le Supermaxi Wild Oats XI de 100 pieds. Renaissant sous le nom de Palm Beach XI, ce neuf fois vainqueur de la Rolex Sydney Hobart servira à la fois de symbole de la passion de l’entreprise pour la technologie et l’innovation et de terrain d’essai pour l’excellence en matière de performances et de conception. Il deviendra également un catalyseur déterminant pour Palm Beach Motor Yachts, renforçant la présence mondiale de l’entreprise, amplifiant sa position concurrentielle et renforçant la réputation de la marque en matière d’ingénierie et de leadership en matière de performances.

La société a dévoile un nouvel ensemble d’appendices. Des améliorations importantes comprennent une nouvelle quille et un nouveau bulbe plus profonds, des dérives au vent et d’impressionnants foils en C, tous conçus pour optimiser la portance, minimiser la traînée et maintenir le Palm Beach XI à la pointe de la technologie marine et des courses océaniques internationales


Depuis plus de deux décennies, le fondateur et PDG de Palm Beach Motor Yachts Mark Richards entretient une relation extraordinaire et particulière avec la famille Oatley, qu’il a menée à de nombreuses victoires en course océanique à bord du Wild Oats XI, dont neuf victoires à la Rolex Sydney Hobart. Aujourd’hui, il prend la barre en tant que propriétaire et skipper, bouclant ainsi la boucle dans le monde des courses océaniques modernes. Le moment est particulièrement significatif, car il coïncide avec le 30e anniversaire de Palm Beach Motor Yachts, fondée par Richards il y a trois décennies en Australie, à partir de modestes débuts, et bâtie sur le même esprit de détermination, de précision et d’innovation qui a défini son succès en course.

Wild Oats XI dans la course Rolex Sydney Hobart

« C’est notre ADN et une orientation stratégique définie avec le conseil d’administration de cette grande entreprise pour renforcer la notoriété de la marque, améliorer le marketing, améliorer l’expérience client et stimuler l’innovation », a déclaré Richards. « Des opportunités comme celle-ci ne se présentent pas sans le soutien d’une équipe extraordinaire. Avec 1 200 personnes dans le monde entier – ventes, service, conception, ingénierie, production, gestion et actionnaires – nous sommes fiers de démontrer nos valeurs communes sur l’une des scènes les plus visibles au monde. Je suis profondément reconnaissant à la famille Oatley pour son soutien et son amitié incroyables au cours des deux dernières décennies et demie. Ensemble, nous avons fait de Wild Oats XI une référence dans la course océanique mondiale. C’est un honneur de perpétuer cet héritage sous le nom de Palm Beach Motor Yachts. Qu’il s’agisse d’un Supermaxi de 100 pieds ou d’un Palm Beach Motor Yacht, nos principes restent inchangés : maximiser la résistance, minimiser le poids et rechercher la performance sans compromis. Diriger un yacht de course, c’est comme diriger une entreprise : il faut constituer une équipe soudée, se concentrer sur un objectif, travailler ensemble avec discipline et précision.

Tout comme la Formule 1 sert l’industrie automobile, Palm Beach XI servira de plateforme technologique vivante pour Palm Beach Motor Yachts. Les conditions extrêmes des courses océaniques offrent l’environnement idéal pour tester des caractéristiques hydrodynamiques de pointe et des solutions d’ingénierie composite avancées. Pour Mark Richards et son équipe, c’est l’expression stratégique d’une passion de toujours pour la performance et l’innovation. Chaque enseignement tiré sur le circuit est directement répercuté sur la gamme de yachts à moteur de la société , garantissant ainsi que les Palm Beach Motor Yachts sont non seulement plus solides, plus rapides et plus économes en carburant, mais qu’ils perpétuent également l’esprit d’amélioration constante qui caractérise la marque.

« Notre investissement dans Palm Beach XI souligne la force de notre société et l’évolution continue de la marque Palm Beach Motor Yachts », a déclaré Basil Chan, président de Grand Banks Yachts Ltd. « Il relie le monde des courses océaniques d’élite à notre leadership en matière de conception et d’ingénierie, renforçant ainsi nos ambitions de croissance mondiale. »

Palm Beach XI n’est pas seulement une machine de course, c’est la pièce maîtresse d’une campagne mondiale de courses de deux ans qui permettra à Palm Beach Motor Yachts de faire connaître son esprit de compétition sur la scène mondiale. Les propriétaires de Palm Beach Motor Yachts bénéficieront d’un accès sans précédent au yacht et à son programme de course, et pourront découvrir par eux-mêmes l’innovation, le prestige et l’héritage qui caractérisent Palm Beach Motor Yachts. Grâce à des activations privées et des événements spéciaux, ils feront partie d’un héritage qui est encore en train de s’écrire. En faisant évoluer le Wild Oats XI vers le Palm Beach XI, Palm Beach Motor Yachts associe une icône légendaire de la course à un concepteur et constructeur réputé pour sa technologie, son savoir-faire et son luxe sans compromis. Ensemble, ils tracent une nouvelle voie, alliant un design intemporel à une innovation avant-gardiste et traduisant la précision de la course en des performances et une efficacité inégalées sur l’eau.

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Transat Café l’Or. les équipages en Class40 contraints de se rationner

Ils sont encore 35 Class40 en course, avec une ETA qui ne cesse de se décaler, obligeant certains équipages à commencer à se rationner en eau et en nourriture. La date de fermeture de la ligne d’arrivée a, elle aussi, été repoussée au 24 novembre.
Les premiers sont attendus entre lundi et mardi prochain à Fort-de-France, tandis que la course pourrait durer une semaine de plus que prévu pour le reste de la flotte. L’écart entre le leader SNSM – Faites un don, au nord, et Seafrigo – Sogestran ainsi que Les Invincibles, au sud, est désormais de 4 nm ce jeudi matin. L’option sud reprend des couleurs.

A date, sur les 35 concurrents en course chez les Class40, huit doivent encore parcourir plus de 12000 milles pour rallier Fort-de-France. Si le rationnement de la nourriture est sans danger, la question de l’eau ne prête pas à sourire, car tous les Class40 ne sont pas équipés de dessalinisateurs. Chaque bateau avait droit à 160 litres de contenant maximum au départ. À cela s’ajoute les 20 litres du bidon de survie ou encore les réserves contenues dans les radeaux en cas d’extrême limite. Le recours à ces réserves est évidemment soumis à pénalité, de 2 à 24 heures pour rupture volontaire d’un plomb… Les grains seront les bienvenus pour refaire de l’eau.

À quelques jours de l’arrivée, rien n’est joué. Lors de la vacation de ce matin, les leaders eux-mêmes se disaient incapables d’imaginer le dénouement de la course. Il reste difficile de se fier aux prévisions de vent, même si, sur le papier, la route sud semble plus favorable.
En revanche, à l’exception de l’équipage de Corentin Douguet et Axel Tréhin, les sept autres bateaux engagés au nord paraissent nettement ralentis par le centre anticyclonique qui les a happés, à l’image des équipages de Legallais, VSF Sports ou Trimcontrol.

Corentin Douguet (SNSM FAITES UN DON !) “En tête ou pas, on va se bagarrer jusqu’au bout pour faire le mieux possible. On sait que notre position au nord n’est pas forcément simple. On attaque les 24-36h cruciales pour voir comment on arrive à redescendre, à se placer vers le sud. Pour l’instant, les concurrents qui nous inquiètent le plus, ce sont forcément les leaders du sud : Seafrigo – Sogestran et Les Invincibles. Ils sont dans une belle position. C’est le jeu de la régate. D’un routage à l’autre, parfois c’est positif, parfois ça l’est moins. A quelques milles ou dizaines de milles près, les choses peuvent basculer fort. On a le schéma en tête, on sait ce qu’on veut faire, on espère que ça va se passer comme sur le plan. Les conditions sont quand même assez atypiques, il y a eu une belle rupture des alizés.

Cédric Chateau (SEAFRIGO – SOGESTRAN )
La température est bien montée ces derniers temps. Mais en dehors de ces considérations climatologiques, on est plutôt content de l’endroit où on se trouve avec Guillaume. On a eu une nuit un petit peu mouvementée la nuit dernière parce qu’on a eu pas mal de passages de grains, avec des gros changements de vent, en intensité et en direction. On s’en est pas trop mal sortis, mais on sent que les nuits vont devenir piégeantes. Cette nuit par exemple, on a eu quasiment 17 nœuds pendant 2h, et après pendant 3h seulement 12 ou 10 nœuds. Donc ça va supposer à ce qu’on soit vraiment sur la machine pour faire avancer le bateau au max de ce qu’on peut faire parce que les arrivées sur la Martinique pourraient être serrées finalement. SNSM Faites un Don !, ils ont remis un peu des milles au compteur avec une belle arrivée de flux de nord. Ils nous ont un petit peu redistancé. Ils sont toujours de gros prétendants à la victoire je pense.

Fabien Delahaye (LEGALLAIS)
“Depuis deux jours, on voit qu’on n’a pas trop d’échappatoire que de se faire manger par cet anticyclone. Ce qui a été le cas hier soir où les vitesses ont commencé à chuter et puis on a eu une nuit très compliquée. Là, on va au sud du centre anticyclonique avec du vent de sud, on fait du près, dans de tout petits temps en attendant que le vent revienne cette fois-ci d’est et qu’on puisse descendre vers la Martinique. Ce nouveau vent sans transition qui devrait nous emmener vers les alizés, faibles, mais vers les alizés.”

William Mathelin-Moreaux (LES INVINCIBLES)
“Le moral est bon, on est contents d’être là où on est et on sait que la fin va être intense, non pas par le vent, mais par la bataille avec les autres. On va essayer de garder notre position et de ne pas faire de bêtises. Les vents sont quand même assez légers, on a 10-11 nœuds. C’est des allures où ça ne va pas très vite, mais il suffit de 2-3 nœuds en plus pour que le bateau démarre vraiment. On barre toute la journée pour ne rien laisser passer, pas une vague. Il faut quand même rester lucide et en forme jusqu’à la fin.”

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Record. Antoine Albeau va tenter de battre les 100 km/h sur 500 m

Le Lüderitz Speed Challenge 2025 (Namibie) bat son plein tout au long du mois de novembre. C’est sur ce canal mythique, où s’écrivent les records du monde de vitesse en planche à voile, qu’Antoine Albeau, sportif français le plus titré – 27 fois champion du monde – et cofondateur de Zephir Project va tenter de franchir une nouvelle frontière : les 100 km/h sur 500 m. Son record officiel actuel est de 53,49 nœuds, soit 99,06 km/h.

Aux côtés d’Antoine, Marc Amerigo, cofondateur de Zephir Project, pilote depuis la France, durant ce mois de compétition, la coordination des équipes et l’analyse des données en temps réel. Ensemble, ils ont fédéré un collectif d’ingénieurs, de scientifiques et de partenaires — au premier plan desquels le groupe ALTEN, BPCE  Solutions informatiques et le groupe BECHTLE — pour concevoir les outils et les technologies de cette tentative hors norme.
Antoine bénéficie d’un matériel entièrement repensé : ailerons issus de calculs aéronautiques qui repoussent les phénomènes de cavitation, plusieurs modèles de planches et de voiles de vitesse développés pour optimiser chaque configuration, combinaisons aérodynamiques testées en conditions extrêmes, capteurs embarqués de haute précision pour analyser les performances et comprendre les phénomènes à très haute vitesse.

Ces dispositifs permettent de collecter une quantité inédite de données sur les interactions complexes entre air, eau et matériel, notamment le phénomène de cavitation, encore peu exploré dans la pratique du windsurf.
Au-delà du record : dessiner le futur de la haute performance durable
L’ambition de Zephir Project dépasse le seul exploit sportif. Cette tentative de record vise à repousser les limites de la performance tout en ouvrant la voie à une approche plus durable et écoresponsable. Les données collectées serviront à concevoir les futurs systèmes de glisse et de propulsion en mer, en s’inspirant du biomimétisme, de solutions matérielles durables et de la frugalité technologique.
Une aventure humaine et technologique à suivre
Période : novembre 2025, Lüderitz (Namibie) Objectif : dépasser les 100 km/h sur 500 m

Source CP

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Transat Café l’Or. Les écarts se resserrent en Class40 entre le nord et le sud

Au 15e jour de course, le rythme des Class40 pourrait être qualifié de lent voire de nonchalant. Mais les duos sont aux manœuvres et réglages pour arriver le plus vite possible de l’autre côté ! L’écart entre le nord et le sud se resserre. Corentin Douguet et Axel Tréhin profitent pleinement de leur option plus à l’ouest pour avancer à 11,4nds alors que Seafrigo-Sogestran et les Invincibles au sud doivent composer avec des alizés instables à 1000 nm de l’arrivée.

L’hémorragie se poursuit pour les Nordistes qui continuent de voir fondre leur avance comme neige sous l’alizé. SNSM Faites un don ! a réussi à se dépêtrer des hautes pressions qui l’accompagnent sur la route de Fort-de-France. Il n’a plus que 40 milles d’avance sur Seafrigo-Sogestran et sur Les Invincibles leaders au Sud, une avance qui a culminé à 378 milles le week-end dernier. La situation devrait évoluer ce mercredi où il restera encore 1000 milles pour s’expliquer. 1000 milles où l’alizé pourrait disparaitre des radars, ce qui laisse le match Nordistes-Sudistes très ouvert.
Ces conditions incertaines vont devenir franchement problématiques pour les retardataires. Si les premiers sont attendus entre lundi et mardi prochain à Fort-de-France, la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie pourrait durer une semaine de plus pour certains qui n’auront d’autre choix que de se rationner…



Nord ou Sud, toujours une histoire de pari
Ce n’est pas si vieux, c’était il y a deux ans. Souvenez-vous de cette Route du Café où dans la classe IMOCA, Team Snef – TeamWork partait sur la route Nord, abandonnant le troupeau avant Madère et créant la sensation. Culottée et engagée, l’option ne se révéla pas payante au final mais Justine Mettraux, associée à l’époque à Julien Villion signait une belle sixième place et gagnait le respect de tous

Ce n’est pas si vieux, c’était samedi dernier. Pendant que Fort de France fêtait les héros des trois autres catégories engagées, SNSM Faites un don détenait plus de 378 milles d’avance à 1800 milles de l’arrivée sur le leader du peloton parti au Sud. Mais on savait déjà que le tandem composé de Corentin Douguet et Axel Tréhin, emmenant avec lui sept autres bateaux ne resterait pas dans une situation aussi confortable, façon de parler pour ceux qui sortaient alors d’une semaine particulièrement rude dans le Nord avec trois passages de front. « Il va falloir sortir le pied de biche pour passer les hautes pressions » prévenait alors Axel Tréhin. Mais imaginait-il que l’effort à fournir pour récupérer l’alizé serait aussi soutenu et que la progression, directe certes, serait aussi lente. « Sur les modèles ensemblistes, 25% des routages donnaient quand même le Sud gagnant avant le départ, ce qui signifie que certains modèles prévoyaient bien le risque d’une route qui se referme en haut » explique Yann Château à la Direction de course. De leur côté, les leaders du Sud ont joué leur option à fond : « Quand ils ont plongé, ils n’y sont pas allés à moitié dit Francis Le Goff. Il fallait profiter de la queue du front, c’est là que les écarts se sont creusés au sein du peloton, pas tellement dans l’alizé où les vitesses sont très proches entre les bateaux »

Au pointage de dimanche dernier à 13 heures, William Mathelin-Moreaux et Pietro Luciani (Les Invincibles) venaient d’abattre 307 milles en 24 heures, plus de 100 de mieux que SNSM Faites un don. Au final, le plus prompt sur la route des Alizés a été Seafrigo-Sogestran des normands Guillaume Pirouelle et Cédric Château. À l’heure où nous bouclons ces lignes, il n’est plus qu’à 35 milles de SNSM Faites un don et pourrait s’emparer de la tête du classement dans les douze prochaines heures…

Les premiers ne seront pas les derniers !
Si tout ne se passe pas comme dans les livres pour les Nordistes et que les modèles ne sont pas parole d’évangile, les 1000 derniers milles de course devrait cependant nettement rebattre les cartes. Une dépression assez creuse va se former le week-end prochain au Sud des Bermudes et entraîner une rupture nette de l’alizé, envoyant même des vents de Nord-Ouest sur l’arc antillais. A ce jeu, la position « à droite du parcours » de SNSM Faites un don, sera favorable puisqu’ il n’aura pas de bord à tirer contrairement aux Sudistes : « Dans tous les routages qu’on lance, les leaders du Nord finissent sur le podium ou tout proche, avec une part d’incertitude importante puisqu’on n’est qu’à 6 jours au mieux de l’arrivée» confirme Yann Château. Le dernier chapitre de cette TRANSAT CAFÉ L’OR s’annonce donc aussi éprouvante que passionnante, avec un match Nord-Sud ouvert qui pourrait durer jusqu’au bout.

Un café allongé, limite americano pour certains…
Vu de son ordinateur, on pourrait croire à une Route du Café spécialement longue. C’est un peu vrai à cause de l’escale à La Corogne des Class40. Mais chiffres en main, elle devrait se terminer dans un timing pas si éloigné des dernières éditions. Les leaders avaient mis plus de 18 jours en 2021 sur une distance quasi équivalente et 21 jours en 2021 sur un parcours faisant doubler le Cap Vert. « Les autres classes sont allés très vite et c’est ça qui laisse penser à une course lente des Class40 » fait observer Francis Le Goff.

Reste que la direction de course surveille de près les retardataires qui ne pourront malheureusement pas arriver dans le temps de course, même si la fermeture de ligne a été repoussée pour la deuxième fois, fixée désormais au 24 novembre. A date, sur les 35 concurrents en course chez les Class40, huit doivent encore parcourir plus de 2000 milles pour rallier Fort-de-France. Si le rationnement de la nourriture est sans danger, la question de l’eau ne prête pas à sourire, car tous les Class40 ne sont pas équipés de dessalinisateurs. Chaque bateau avait droit à 160 litres de contenant maximum au départ. À cela s’ajoute les 20 litres du bidon de survie ou encore les réserves contenues dans les radeaux en cas d’extrême limite. Le recours à ces réserves est évidemment soumis à pénalité, de 2 à 24 heures pour rupture volontaire d’un plomb…

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